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	<title>La Lune Mauve &#187; vampire</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>Léa Silhol (dir.) &#8211; Vampire, portraits d’une ombre</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 07:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2721" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/lea-silhol-dir-%e2%80%93-chronique-de-vampire-portraits-d%e2%80%99une-ombre/attachment/couv_vampire_portrait_ombre/"></a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2721" title="couv_vampire_portrait_ombre" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/couv_vampire_portrait_ombre.jpg" alt="" width="160" height="204" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Le vampire, depuis sa consécration avec le <em>Dracula</em> de Bram Stoker, est devenu un archétype du fantastique. Mais c&#8217;est une figure complexe, aux visages multiples.  A l&#8217;occasion du centenaire de la publication du célèbre roman de Stoker, des spécialistes du vampire se sont penchés sur la question en donnant plusieurs conférences. Leurs productions sont réunies dans cet ouvrage, où l&#8217;on découvre les origines du vampire, la genèse de l&#8217;oeuvre de Stoker, la présence du vampire dans la littérature moderne et au cinéma, l&#8217;analyses de l&#8217;une de ses particularités (son absence de reflet), et même la présence d&#8217;autres suceurs de sang dans les lointaines terres orientales ou dans la publicité.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Recueil d&#8217;essais vampiriques</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p><em>Avant propos</em></p>
<p><em>De l’étoffe dont nos ténèbres sont faites par Léa Silhol</em></p>
<p><em>En 1997 le monde a fêté le centenaire de la publication du </em>Dracula<em> de Bram Stoker et deux aspects frappants qui embrassent le mythe du vampire en entier se présentent à cette occasion à nos yeux. D’abord l’universalité de l’engouement que la figure du vampire exerce : tout l’occident, de l’Allemagne aux Etats-Unis a pris part à cette célébration. D’autre part la diversité de formes d’expression que le thème lui-même peut assumer. Aujourd’hui parler de vampire c’est lier ensemble, par une même chaîne, l’anthropologie, la mythologie, la littérature, la sociologie, les arts plastiques, le cinéma, la musique et la médecine. C’est écouter dans la même foulée le cinéaste underground et l’universitaire, poser nos yeux sur un tableau préraphaélite ou des prothèses de crocs en résine.</em></p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>Je ne suis pas, de base, une fanatique de la figure du vampire. Mais en tant que grande amatrice du genre fantastique, je m&#8217;étais bien entendu déjà penchée sur quelques livres et films où le vampire avait la part belle. Et cet attrait pour le fantastique se doublant d&#8217;un intérêt pour <strong>l&#8217;analyse et la symbolique</strong>, c&#8217;est avec enthousiasme que j&#8217;ai ouvert <em>Vampire, portraits d&#8217;une ombre</em> dont la 4e de couverture promettait des analyses par des spécialistes sous divers angles d&#8217;approche.</p>
<p>Et l&#8217;ouvrage tient ses promesses ! Raymond McNally et Alain Pozzuoli nous parlent de<strong> la genèse de Dracula</strong>, le plus célèbre des vampires. Le premier évoque les racines historiques du personnage et le second replace sa création dans le parcours de son auteur, Bram Stoker. Deux fort intéressants articles qui se rejoignent. Greg Silhol nous parle des suceurs de sang orientaux, promenade aussi terrifiante qu&#8217;originale.  Katherine Ramsland et Léa Silhol décortiquent<strong> l&#8217;oeuvre d&#8217;écrivaines féminines</strong> et la symbolique de leurs créatures aux dents longues, dans des articles qui retracent à merveille les apports de ces écrivaines, <strong>analysés avec grande finesse</strong>. Laurence Coumes étudie<strong> la place de la femme</strong> dans le mythe vampirique &#8211; un article passionnant et édifiant ! Et ce ne sont là que des exemples.</p>
<p><strong> Véritable mine d&#8217;informations</strong>, <em>Vampire, portraits d&#8217;une ombre</em> est aussi un régal pour les yeux : beauté des rares illustrations,<strong> langage à la fois érudit et abordable</strong>, très agréable, et parfois même doté d&#8217;une pointe d&#8217;humour.</p>
<p>Bien sûr, pour les lecteurs d&#8217;aujourd&#8217;hui, il paraîtra incomplet : paru en 1999, soit des années avant l&#8217;essor de la <em>bit-lit</em> et autres dérivés de <em>Twilight</em>, avant même la parution de ce dernier, <em>Vampire, portraits d&#8217;une ombre</em> ne traite donc pas de cette nouvelle vague.</p>
<p>Malgré tout, il reste <strong>un ouvrage encyclopédique essentiel</strong>, riche en éléments pertinents et rédigé par des sommités du genre (tel Jean Marigny, par exemple). Idéal pour les novices en vampirisme, il sera tout autant apprécié par les férus de vampires par ses nombreuses qualités.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Cet ouvrage fut le premier publié par les éditions de L&#8217;Oxymore. Bien qu&#8217;orientée vers l&#8217;imaginaire en général, la maison d&#8217;édition (qui a fermé depuis) a publié divers autres ouvrages sur les vampires, fictions comme essais.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p><em>Terribillis </em>de <a href="http://www.rosacrux.org/news/">Rosa Crux</a></p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2778" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/lea-silhol-dir-%e2%80%93-chronique-de-vampire-portraits-d%e2%80%99une-ombre/attachment/nosferatu/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2778" title="nosferatu" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/nosferatu.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a></p>
<p>Cette image extraite du film <em>Nosferatu </em>de Murnau (1922), où l&#8217;on voit l&#8217;ombre de la créature se découper sur le mur&#8230;</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Si cet ouvrage vous a plu, vous aimerez <em>Dracula : le lexique du vampire </em>d&#8217;Alain Pozzuoli (L&#8217;Oxymore, 2005), consacré au célèbre comte. Egalement, <em>Bit-Lit ! L&#8217;amour des vampires</em> (Les Moutons électriques, 2010, dirigé par Sophie Dabat) sur le courant moderne de la bit-lit. Deux autres essais sur le thème du vampire vous intéresseront aussi très certainement : <em>La fascination des vampires</em> de Jean Marigny (Klincksieck, 2009)et <em>Histoire des vampires </em>de Claude Lecouteux (Imago, 2009).</p>
<h3>A propos de Léa Silhol</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-782" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/silhol-lea-la-tisseuse-contes-de-fees-contes-de-failles-chronique/attachment/lea_photo/"><img class="alignleft size-medium wp-image-782" title="Léa Silhol" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/lea_photo-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" /></a>Léa Silhol est née à Casablanca en 1967 et arrive en France âgée de 6 mois.  A 9 ans, elle lit <em>Le Lion</em> de Joseph Kessel et cette lecture est une révélation : elle sera écrivain. Dès lors, elle ne cesse de griffonner dans des cahiers. Après des études d’Arts plastiques et de Lettres, elle fonde avec des amis le Cercle d’Etudes Vampiriques en 1995, association qu’elle dirigera pendant 5 ans et qui édite le fanzine <em>Requiem.</em> C&#8217;est dans ce dernier que paraît en 1997 sa première nouvelle. D’autres textes suivent dans divers supports puis, en 2000, son premier recueil de nouvelles : <em>Contes de la Tisseuse</em> (Nestiveqnen). Léa Silhol contribue à créer les Editions de L’Oxymore, au sein de laquelle elle officie en tant que directrice littéraire. Son premier roman, <em>La Sève et le Givre</em> (L’Oxymore, 2002) a reçu le Prix Merlin du meilleur roman Fantasy en 2003. Léa Silhol a aussi publié d’autres recueils de nouvelles : <em>Conversations avec la Mort</em> (L’Oxymore, 2003), <em>La Tisseuse</em> (L’Oxymore, 2004), <em>Musiques de la Frontière</em> (L’Oxymore, 2004, Prix Imaginales 2005, catégorie Nouvelle), <em>Fo/véa</em> (Le Calepin Jaune, 2007) et deux autres romans faisant suite à <em>La Sève et le Givre</em>, <em>La Glace et la Nuit : Opus 1 Nigredo</em> (2007) et <em>Avant l’Hiver</em> (2008), tous deux chez les éditions Les Moutons Electriques.</p>
<p>(crédit photographique : Mad Youri)</p>
<h3>Références</h3>
<p>Editions de L&#8217;Oxymore, 1999, 234 pages</p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
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		<title>Estelle Valls de Gomis &#8211; Chronique des Gentlemen de l&#8217;étrange</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Dec 2010 08:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
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		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2642" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/12/Estelle-Valls-de-Gomis-Les-gentlemen-de-letrange-193x300.png" alt="" width="193" height="300" /></p>
<h3>L’argument</h3>
<p>Ce recueil contient dix nouvelles mettant en scène quatre protagonistes dans un Londres au crépuscule du 19ème siècle : Manfred Gladstone, psychiatre, son ami dandy Wolfgang Bloodpint, l’étrange jeune gouvernante de ce dernier, Wilhelmine, et Ernest, un souriceau de cinquante centimètres féru de livres. Le goût pour l’étrange du petit groupe les mènera dans des aventures sombres mais non sans humour et légèreté.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Nouvelles d’aventures fantastiques à l&#8217;accent 19ème siècle.</p>
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Cela se passait à Londres, durant l’avancée de la construction du métropolitain. Préparer la naissance du train souterrain était une entreprise titanesque et les chantiers tenaient des forges de Vulcain : on y respirait fort mal et il s’en dégageait une lumière sourde vaguement teintée de feu qui aurait suffi à rendre claustrophobe n’importe quel rat d’égout. Cette nuit-là, Manfred Gladstone et son ami Wolfgang Bloodpint, deux charmants jeunes hommes d’une trentaine d’années, furetaient dans les galeries à peine esquissées à la recherche d’un pensionnaire évadé de l’asile psychiatrique.<br />
« Un cigare pour Manfred »</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>Ces nouvelles se lisent avec plaisir et aisance ; elles sont ainsi fort divertissantes. <strong>Bien que le contexte général soit un Londres victorien, les héros ne tiennent pas en place et voyagent souvent</strong>. Ceci contribue à rendre la lecture davantage vivante. Mais c’est aussi un bon prétexte pour aborder de nouveaux faits surnaturels. Aux États-Unis, nos héros pourchassent le Wendigo, créature issue du folklore amérindien (<em>Wendigo</em>); sur les côtes françaises ils lutteront contre un Kraken (<em>Lueurs sur l’océan</em>) ; en Italie ils enquêteront sur des loups-garous et des morts-vivants (<em>Ils burent un verre à Venise</em>).</p>
<p>Mais Londres n’est pas non plus sans repos. <strong>On y rencontre un vampire, thème de prédilection de l’auteure</strong> (<em>Le Zburator</em>), et même un lutin arrivé dans notre monde via une faille causée par les travaux du métropolitain (<em>Un cigare pour Manfred</em>). Cette variété de thèmes et d’aventures courtes et vite bouclées (parfois trop vite comme dans <em>Lueurs sur l’océan</em>) donne au recueil une impression de série TV captivante et divertissante.</p>
<p>Les nouvelles sont en effet abordées avec légèreté et simplicité. Ceci pourrait créer un détachement de la part du lecteur, un manque d’intérêt ; mais il n’en est rien. Et ceci est principalement dû aux personnages centraux, à savoir Manfred, Wolfgang, Wilhelmine et Ernest. <strong>Le petit groupe devient vite attachant et se voit enrichi par les traits de caractères variés de chacun</strong>.</p>
<p>Un denier point vient enrichir ces nouvelles :<strong> l’inclusion dans le récit de personnages célèbres comme Aleister Crowley et la Golden Dawn ou Bram Stocker</strong> dont l’ombre plane en continu sur le recueil. Ce sont tous ces éléments réunis qui donnent une force et une cohésion au recueil qui, sans cela, perdrait beaucoup de son intérêt.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>La nouvelle <em>Redmond Silverglade</em> faisant office d’annexe fut initialement publiée dans le recueil <em>Des Roses et des Monstres</em> (Nuit d’Avril, 2007).</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Un album de Chaostar.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p>Une carafe d&#8217;absinthe.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Quelque chose à mi-chemin entre fantastique et policier comme les œuvres de Sheridan Le Fanu.</p>
<h3>À propos d’Estelle Valls de Gomis</h3>
<p>Écrivain, traductrice, illustratrice et webdesigner font partie des profils sous lesquels Estelle Valls de Gomis est référencée. On la connaît beaucoup pour ses connaissances vampiriques, notamment avec la publication de sa thèse <em>Le vampire au fil des siècles</em> (Éditions Cheminements, 2005), mais aussi pour son goût prononcé pour le 19ème siècle et une certaine fée verte. Elle dirigea les Éditions du Calepin Jaune et dirige toujours la revue du même nom.</p>
<h3>Références</h3>
<ul>
<li>Black Book Éditions, 2010, 313 pages.</li>
<li>Réédition enrichie de l’édition de 2007 chez le Calepin Jaune Éditions.</li>
<li> Couverture de <a href="http://www.fablyrr.com/" target="_blank">Fabien Fernandez</a>.</li>
</ul>
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.kingdomsofestel.com/" target="_blank">Site officiel d’Estelle Valls de Gomis</a>.</li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />3.5 out of 5 stars</div></p>
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		<title>Stéphane Soutoul &#8211; Le Mal en la Demeure</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 07:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2513" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/stephane-soutoul-chronique-du-mal-en-la-demeure/attachment/mal_en_la_demeure_couv/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2513" title="soutoul_mal_en_la_demeure_couv" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/08/mal_en_la_demeure_couv-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" /></a></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Un homme réclame de l&#8217;aide à un ancien ami, Edmond de Lacarme, car il redoute les menaces mystérieuses qui pèsent sur sa famille. Mais au lieu de l&#8217;ami expert en surnaturel, c&#8217;est son fils Gérald qui se déplace pour enquêter. Il rencontre l&#8217;un des membres de la famille, la charmante Marion, à la beauté peu commune&#8230;</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Roman gothique classique</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Prologue</p>
<p>Lettre de Hans Kraemer à son vieil ami Edmond de Lacarme.</p>
<p>Domaine de Kreuzburg, le 25 novembre 1898</p>
<p>Mon cher Edmond,</p>
<p>Plus de trente années se sont écoulées depuis que l&#8217;on s&#8217;est vu. Je me souviens comme si c&#8217;était hier de notre dernière rencontre ; des conditions dans lesquelles nous nous sommes séparés également. J&#8217;espère qu&#8217;après tout ce temps, tu ne me tiendras pas rigueur de cette dispute aussi futile qu&#8217;irraisonnée qui est parvenue à nous brouiller à l&#8217;époque.</p>
<p>D&#8217;importants problèmes m&#8217;amènent à quérir ton assistance par la présente.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>Après avoir lu et apprécié la nouvelle <em>Confessions nocturnes</em> de Stéphane Soutoul dans l&#8217;anthologie <em>Sang et or</em> (Le Petit Caveau, 2009), j&#8217;ai pu jauger son travail sous la forme de ce premier roman.</p>
<p>Très court, il se lit vite mais avec plaisir, et l&#8217;écriture de l&#8217;auteur y est pour beaucoup : les phrases sont poétiques, presque ciselées, agréables. Ce style pêche parfois lors des scènes d&#8217;action (j&#8217;ai alors eu l&#8217;impression de voir se dérouler la scène au ralenti), mais renforce le romantisme de l&#8217;histoire. Car <em>Le Mal en la demeure</em> est un roman dans la plus pure lignée des ouvrages gothiquo-romantiques : des vampires beaux et désespérés, de la romance, de la noirceur&#8230; Bref, les ingrédients classiques.</p>
<p>Classique, certes, mais un régal tout de même, car l&#8217;auteur a su s&#8217;approprier les codes et les restituer sans faute (à l&#8217;exception, donc, de ce style un peu trop chargé parfois). Les amateurs de romans vampiriques ou de gothisme romantique adoreront sûrement ce petit roman, et y seront certainement beaucoup plus sensibles que moi, qui, hélas n&#8217;ait malheureusement pas cette passion. Un premier roman qui mérite le détour!</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Il s&#8217;agit du premier volume d&#8217;un cycle, mais <em>Le Mal en la demeure</em> se suffit à lui-même et ne laisse pas le lecteur sur sa faim.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Un chant fantomatique sifflant avec le vent.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2516" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/stephane-soutoul-chronique-du-mal-en-la-demeure/attachment/victoria_frances_huida/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2516" title="victoria_frances_huida" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/victoria_frances_huida-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><br />
<em>Huida</em> de Victoria Francès, illustration extraite de <em>Favole t. 1</em> (Norma, 2004).</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Si <em>Le Mal en la demeure</em> vous a plu, vous aimerez très certainement <em>Favole </em>de Victoria Francès (3 t., Norma, 2004-2006), ainsi que <em>De notre sang</em> d&#8217;Adeline Debreuve-Théresette (Le Petit Caveau, 2009) et <em>Carmilla</em> de Joseph Sheridan Le Fanu (Le Livre de Poche, 2004).</p>
<h3>A propos de Stéphane Soutoul</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2514" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/stephane-soutoul-chronique-du-mal-en-la-demeure/attachment/stephane_soutoul/"><img class="size-full wp-image-2514 alignleft" title="stephane_soutoul" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/08/stephane_soutoul.jpg" alt="" width="134" height="155" /></a> Stéphane Soutoul est né en 1977 et s&#8217;est très tôt passionné pour ce qui relevait de l&#8217;imaginaire. Il a fini par prendre la plume pour produire ses propres récits. On a pu le lire dans les anthologies <em>Or et sang</em> (Le Petit Caveau, 2009), <em>Sorcières et sortilèges </em>(Les Enfants de Walpurgis, 2010) et dans le webzine <em>Le Royaume des fées</em>.</p>
<h3>Références</h3>
<p><em>Le Mal en la Demeure</em> : <em>le Cycle des âmes déchues </em>tome 1, éditions du Petit Caveau, 2010, 137 pages.</p>
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
<li>Le site de Stéphane Soutoul : <a href="http://www.stephanesoutoul.com/topic/index.html">www.stephanesoutoul.com</a></li>
<li>Le site des éditions du Petit Caveau : <a href="http://www.editionsdupetitcaveau.com/">www.editionsdupetitcaveau.com</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
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		<title>Lydie Blaizot &#8211; La Maison de Londres</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 07:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[le petit caveau]]></category>
		<category><![CDATA[lydie blaizot]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Rupert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, vampires de leur état et surnommés &#171;&#160;les trois mousquetaires&#160;&#187; par leur chef, dirigeant de la Maison de Londres, sont chargés d&#8217;éduquer un jeune vampire, Donald Crump, créé illégalement. Mais celui-ci provoque de multiples catastrophes alors que la Maison de Cardiff, ennemie de la Maison de Londres, se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2425" title="couv_maison_de_londres_blaizot" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/05/couv_maison_de_londres_blaizot-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p><strong>Rupert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, </strong><strong>vampires de leur état</strong> et surnommés &laquo;&nbsp;les trois mousquetaires&nbsp;&raquo; par leur chef, dirigeant de la Maison de Londres,<strong> sont chargés d&#8217;éduquer un jeune vampire</strong>, Donald Crump, créé illégalement. Mais celui-ci provoque de multiples catastrophes alors que la Maison de Cardiff, ennemie de la Maison de Londres, se lance dans une nouvelle attaque. <strong>Les ennuis ne font que commencer&#8230;</strong></p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Parodie vampirique sérieuse</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Mardi 23 Juillet 1895, au Nord de Londres</p>
<p>Arthur Ruterford était agenouillé au sol et contemplait son oeuvre avec circonspection. Les cinq bâtons de dynamite, attachés ensemble et placés dans un petit trou au pied de la paroi rocheuse, lui semblaient tout à coup un peu chiches pour valider son expérience. S&#8217;il se référait aux documentations compulsées sur le sujet, cette quantité était suffisante. Il décida donc de la maintenir, malgré son appréhension.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>La quatrième de couverture promettait un roman humoristique. Et c&#8217;est en effet le cas! Mais ne vous attendez pas à du délire à tout crin. Car ce que j&#8217;ai particulièrement aimé dans ce roman que j&#8217;ai dévoré d&#8217;une traite, <strong>c&#8217;est que l&#8217;auteur a su doser à merveille l&#8217;humour dans son intrigue</strong>, offrant ainsi un ouvrage où rire et  suspense se succèdent en toute harmonie.</p>
<p>Les trois personnages principaux sont présentés dès le départ et très vite attachants. Chacun a ses petites manies et son caractère, chacun a aussi, comme on le découvre plus tard, ses failles. L&#8217;irruption de Donald Crump donne lieu à toute une série de catastrophes, parfois drôles, parfois plus graves. Mais, surtout,<strong> l&#8217;auteur a pris particulièrement plaisir à démonter les codes habituels du mythe vampirique</strong> au travers de cet énergumène. Chez Lydie Blaizot, les vampires ne sont pas des accros au sang, ni des créatures au romantisme exacerbé. Certains vivent même comme M. et Mme Tout-le-monde. <strong>Une vision agréable, drôle et rafraîchissante!</strong></p>
<p>L&nbsp;&raquo;intrigue ne se concentre pas uniquement sur Donald Crump et n&#8217;est pas qu&#8217;humoristique : la suite du roman s&#8217;avère riche en péripéties plus ou moins drôles, plus ou moins effrayantes, le contexte de la guerre entre les deux Maisons menaçant la vie paisible de nos trois protagonistes. <strong>Un soupçon de mystère, du suspense, de l&#8217;action et une dose d&#8217;humour, Lydie Blaizot a trouvé là un cocktail gagnant</strong>. Je me suis régalée de la première à la dernière page!</p>
<p>Voilà donc un roman qui, s&#8217;il ne prête pas à réflexion, bénéficie d&#8217;une écriture très maîtrisée et offre <strong>une lecture des plus divertissantes</strong>.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>L&#8217;un des personnages du roman ne cesse de citer des répliques tirées des oeuvres de William Shakespeare.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>La <em>Danse macabre</em> de Saint-Saëns sied parfaitement à ce récit qui mêle humour, vampire et action.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2431" title="affiche_Bal_des_vampires" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/05/affiche_Bal_des_vampires-202x300.jpg" alt="" width="202" height="300" /></p>
<p>L&#8217;affiche du film <em>Le Bal des vampires </em>(Roman Polanski, 1967)</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>D&#8217;autres textes ont ajouté une pointe d&#8217;humour, tout en restant sérieux, au mythe du vampire. Je vous recommande ainsi la lecture des nouvelles <em>La Petite fille qui mordait ses poupées </em>de Gudule et <em>Espèce en voie de disparition </em>de Niel Straum, toutes situées dans l&#8217;anthologie <em>La solitude du vampire</em> dirigée par Barbara Sadoul (Librio, 2003). Egalement, la lecture de <em>Du sang!</em> de Fredric Brown, texte aussi court que délectable contenu dans l&#8217;anthologie <em>La Dimension fantastique 3</em> (dirigée par Barbara Sadoul, Librio, 2006)</p>
<h3>A propos de Lydie Blaizot</h3>
<p><img class="size-full wp-image-2432 alignleft" title="lydie_blaizot" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/05/lydie_blaizot.jpg" alt="" width="153" height="191" />Née en 1973, Lydie Blaizot s’est très tôt intéressée aux genres de l’Imaginaire. Après avoir caressé le rêve de devenir professeur d’histoire médiévale, elle est actuellement conseillère municipale et en recherche d’emploi. Elle a pris la plume sous l’impulsion de son mari. Son écriture porte l’influence de ses auteurs favoris, Pratchett et Blaylock, et <em>La Maison de Londres</em> est son premier roman.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Editions Le Petit Caveau, 2010, 354 pages</p>
<h3>Liens</h3>
<ul>
<li>Le site de <a href="http://www.lydie-blaizot.fr/">Lydie Blaizot</a></li>
<li>Le site des éditions <a href="http://www.editionsdupetitcaveau.com/index.php">Le Petit Caveau</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
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		<item>
		<title>Alexis Lorens &#8211; Les Loups de Kharkov</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/alexis-lorens-chronique-des-loups-de-kharkov/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 07:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Lorens]]></category>
		<category><![CDATA[le petit caveau]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;argument 1936. Une jeune femme est retrouvée morte à Paris, mutilée et vidée de son sang. Il s&#8217;agit d&#8217;une danseuse, la première victime d&#8217;une série de meurtres sanglants. L&#8217;inspecteur Xavier Kerlann aura fort à faire pour identifier, et surtout capturer, le meurtrier. Genre littéraire Polar mouvementé ça commence comme ça Prologue Paris, dimanche 22 novembre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2408" title="couv_alexis_lorens_loups_de_kharkov" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/05/couv_alexis_lorens_loups_de_kharkov-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>1936. Une jeune femme est retrouvée morte à Paris, mutilée et vidée de son sang. Il s&#8217;agit d&#8217;une danseuse, la première victime d&#8217;une série de meurtres sanglants. L&#8217;inspecteur Xavier Kerlann aura fort à faire pour identifier, et surtout capturer, le meurtrier.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Polar mouvementé</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Prologue</p>
<p>Paris, dimanche 22 novembre 1936</p>
<p>Il était cinq heure trente lorsque Paul Le Tellier arriva à la gare du Nord afin de prendre son service. Il accrocha sa bicyclette avec une chaînette autour du poteau central du vestiaire des employés. Malgré de nombreuses années d&#8217;utilisation, l&#8217;engin était dans un état irréprochable grâce aux soins que lui prodiguait Paul quotidiennement. C&#8217;est qu&#8217;il y tenait comme à la prunelle de ses yeux, à cette brave bicyclette. Chaque fois qu&#8217;on le complimentait à son sujet, il ressentait une certaine joie.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>La couverture et le résumé des <em>Loups de Kharkov</em> sont des plus alléchants et, une fois le livre ouvert, je suis aussitôt emportée avec délices dans l&#8217;histoire. <strong>L&#8217;action démarre sur les chapeaux de roue</strong>, l&#8217;écriture d&#8217;Alexis Lorens nous dépeint des personnages intéressants&#8230; je m&#8217;attends à dévorer l&#8217;ouvrage d&#8217;un seul coup mais, hélas, cela se gâte par la suite.</p>
<p>Je n&#8217;ai rien à redire à l&#8217;histoire en elle-même, le déroulement des événements se partage habilement avec des flash-backs pour mieux faire durer le suspense et l&#8217;action s&#8217;accélère en emportant avec elle le lecteur. <strong>Le tout offre un polar très bien mené</strong>. Par ailleurs, l&#8217;auteur s&#8217;est soigneusement documenté sur l&#8217;époque où se déroule son récit, le rendant d&#8217;autant plus <strong>réaliste</strong>.</p>
<p>Là où le bat blesse, c&#8217;est au niveau de l&#8217;écriture. Le début m&#8217;avait pourtant bien accrochée, mais la suite du récit contient parfois des tournures de phrases qui m&#8217;ont semblé plus brouillonnes, des dialogues qui me paraissaient parfois un peu trop surfaits. La typographie m&#8217;a également gênée :  était-il si nécessaire de mettre en italique chaque nom de bâtiment d&#8217;époque ou chaque mention des Loups de Kharkov? <strong>Ce style variable et cette typographie ont contribué à me laisser détachée</strong> du sort qui pouvait bien arriver aux personnages, et donc à me laisser en dehors du récit. Ce que je regrette beaucoup, <strong>l&#8217;histoire en elle-même ne comportant aucune faille</strong> et ayant beaucoup d&#8217;intérêt. <strong><br />
</strong></p>
<p>A réserver, donc,  <strong>aux amateurs de polar et d&#8217;ambiances d&#8217;époque </strong>qui se délecteront sans doute plus que moi de cet ouvrage.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>La pathologie dont souffre certains personnages est réelle et aurait alimenté le mythe du vampire : l&#8217;auteur a glissé une note à ce sujet en fin d&#8217;ouvrage.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Des chansons des années 30-40, pour se mettre dans l&#8217;ambiance du récit.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2410" title="paris_commissariat_brassai" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/05/paris_commissariat_brassai-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" /></p>
<p>Commissariat de police, Paris, 1933 par <a href="http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CDocT.aspx?V=CDocT&amp;E=2C6NU0TLWVQM&amp;DT=ALB">Brassaï</a></p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Le tout dernier opus de Fred Vargas, <em>Un lieu incertain </em>(Editions Viviane Hamy, 2008), mêle lui aussi étrange, polar et mythe du vampire, le tout avec la plume talentueuse de cette écrivaine inclassable.</p>
<h3>A propos d&#8217;Alexis Lorens</h3>
<p><img class="size-medium wp-image-2413 alignleft" title="alexis_lorens" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/05/alexis_lorens-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" />Né en 1970, Alexis Lorens s&#8217;est engagé à 19 ans dans la Marine nationale et réside actuellement en Bretagne. Il a publié son premier roman, <em>Le Long des sentiers obscurs</em>, aux éditions Nuit d&#8217;Avril en 2006.  Il est éditeur aux éditions du Riez.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Edition Le Petit Caveau, 2010, 199 pages</p>
<h3>Liens</h3>
<ul>
<li>Le site des <a href="http://www.editionsdupetitcaveau.com/">éditions du Petit Caveau</a></li>
<li>Le site d&#8217;<a href="http://www.alexislorens.fr/">Alexis Lorens</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />2.5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Stephen King &#8211; Salem</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/stephen-king-chronique-de-salem/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/stephen-king-chronique-de-salem/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Apr 2010 07:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[stephen king]]></category>
		<category><![CDATA[terreur]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Ben Mears revient à Jerusalem&#8217;s Lot, dite Salem. C&#8217;est une petite ville où il passa quelque temps quand il était enfant, et où il fut marqué par un étrange événement alors qu&#8217;il était entré dans Marsten House suite à un défi, la maison étant réputée hantée depuis qu&#8217;un drame s&#8217;y fut produit. Or, son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2386 aligncenter" title="couv_stephen_king_salem" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/couv_stephen_king_salem.jpg" alt="" width="178" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Ben Mears revient à Jerusalem&#8217;s Lot, dite Salem. C&#8217;est une petite ville où il passa quelque temps quand il était enfant, et où il fut marqué par un étrange événement alors qu&#8217;il était entré dans Marsten House suite à un défi,<strong> la maison étant réputée hantée</strong> depuis qu&#8217;un drame s&#8217;y fut produit. Or, son retour coïncide avec le rachat de cette maison par deux étrangers. Alors que Ben noue une idylle avec Susan Norton, un enfant disparaît.<strong> L&#8217;horreur commence</strong> tout juste d&#8217;étendre son voile sur Salem&#8230;</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Epouvante psychologique</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>C&#8217;est le père et le fils, se disait-on en les voyant.</p>
<p>Ils traversaient le pays en diagonale, nord-est &#8211; sud-ouest, dans une vieille Citroën. Ils ne se hâtaient pas, faisant halte ici ou là pendant un jour ou une semaine et empruntant de préférence les routes secondaires.</p>
<p>Partout où ils s&#8217;arrêtaient, l&#8217;homme achetait un journal du Maine, <em>&laquo;&nbsp;Le Courrier de Portland</em>&laquo;&nbsp;, et regardait s&#8217;il s&#8217;y trouvait quelque nouvelle d&#8217;une petite ville du nom de Jerusalem&#8217;s Lot. Cela arrivait de temps en temps.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>J&#8217;ai fait mes premiers pas dans la littérature fantastique avec les oeuvres de Stephen King. Et <em>Salem </em>a marqué mon incursion dans le domaine des écrits vampiriques. Je devais avoir dans les douze ans, et j&#8217;étais facilement impressionnable. La lecture de <em>Salem</em>, la plume de Stephen King, tout a concouru pour que je me retrouve à passer<strong> quelques nuits blanches</strong>, tant le roman m&#8217;avait effrayée.</p>
<p>Stephen King a <strong>un don pour faire vivre ses personnages</strong> dès les phrases où il les introduit. Il sait comment leur donner de la profondeur, connaît tout des personnalités des M. et Mme Tout-Le-Monde, avec leurs qualités, leurs défauts, et les sombres secrets qu&#8217;ils dissimulent. Pas de héros sans peur et sans reproche, <strong>ceux qui luttent pour leur survie le font comme nous le ferions, nous, face à pareille situation</strong>. Qui, avec lâcheté, qui, avec courage, qui, faisant une crise cardiaque. Des gens ordinaires, face à une créature qui ne l&#8217;est pas. Un vampire.</p>
<p>C&#8217;est cela qui fait surtout <strong>la force du roman</strong>. Cela, ainsi que la <strong>description très réaliste du quotidien d&#8217;une petite ville du Maine</strong>.  On s&#8217;imagine sans peine se promenant dans ces rues, faisant partie de ces habitants, saluant un tel et méprisant tel autre. Et, quand l&#8217;horreur arrive, on réagit comme les personnages dont nous lisons l&#8217;évolution. D&#8217;abord le doute, avant d&#8217;être convaincu.</p>
<p>Stephen King aborde le thème du vampire sans trop y apporter d&#8217;originalité. <strong>La créature est ici un objet de peur, de terreur</strong>. C&#8217;est par elle que l&#8217;horreur s&#8217;abat sur cette ville si paisible en apparence. L&#8217;intérêt réel du roman réside dans tous ces portraits d&#8217;hommes et de femmes, dans le portrait de cette ville, <strong>véritable tableau de l&#8217;<em>American Way of Life</em> dans tous ses aspects &#8211; dont les moins reluisants</strong>. Et, avec le recul, l&#8217;apparition du redoutable vampire et le cortège d&#8217;événements funestes qui l&#8217;accompagne m&#8217;apparaît comme une façon pour l&#8217;auteur de nous révéler les plus noirs aspects de ces petites villes trop tranquilles.</p>
<p>Par ailleurs, <strong>Stephen King n&#8217;a pas volé son titre de maître de l&#8217;épouvante</strong>. Le roman commence normalement, puis lentement l&#8217;angoisse monte. Quand le danger est enfin identifié et reconnu, il est presque trop tard et alors commence la véritable lutte pour la survie, et <strong>on tremble devant cette lutte à l&#8217;issue incertaine</strong>, tant l&#8217;épidémie vampirique a pris de l&#8217;ampleur et tant est redoutable le vampire qui est à l&#8217;origine de cette déferlante d&#8217;angoisse.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p><em>Salem</em> a été adapté trois fois à l&#8217;écran : le téléfilm <em>Les Vampires de Salem</em> en 1979, le film <em>Les Enfants de Salem</em> en 1987, puis un nouveau téléfilm en 2004, <em>Salem&#8217;s Lot</em>.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p><em>Love song for a vampire</em> d&#8217;Annie Lennox, qui accompagne la B.O. du film <em>Dracula </em>de Francis Ford Coppola, et qui pourrait très bien accompagner aussi les états d&#8217;âme de Ben Mears.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p>De quoi se prémunir contre les vampires : un crucifix, de l&#8217;ail, un pieu&#8230;</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Après la lecture de <em>Salem,</em> je vous recommande vivement celle de deux nouvelles parues dans <em>Danse macabre</em> ( J&#8217;ai Lu, 2000), du même auteur<em>. </em>Dans la première,<em> Un dernier pour la route, </em>on retrouve Salem après les événements décrits dans le roman. La deuxième, <em>Celui qui garde le ver</em>, présente Salem au XIXe siècle, et le mal y rôdait déjà sous une autre forme&#8230;</p>
<p>Vous apprécierez également <em>Entretien avec un vampire</em> d&#8217;Anne Rice (Pocket, 2001) et <em>Dracula</em> de Bram Stoker (J&#8217;ai Lu, 2005).</p>
<h3>A propos de Stephen King</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="size-medium wp-image-2385 aligncenter" title="stephen_king" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/stephen_king-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" />Stephen King est né en 1947 dans le Maine, aux Etats-Unis. Il commence à écrire ses propres textes dès l&#8217;adolescence. En 1971, alors qu&#8217;il étudie la littérature anglaise à l&#8217;université du Maine, il épouse Tabitha Jane Spruce, avec qui il aura trois enfants. Son diplôme obtenu,<strong> il devient enseignant</strong> à l&#8217;école secondaire de Hampden. Il écrit plusieurs nouvelles et les vends à des magazines pour joindre les deux bouts, tout en prenant un travail supplémentaire. Il connaît des problèmes de boisson. En 1973, il publie son premier roman : <em>Carrie</em> (Le Livre de Poche, 2010). <strong>Le roman est un succès, permettant à Stephen King de quitter ses emplois pour se consacrer à l&#8217;écriture</strong>. Suivront plusieurs romans et recueils qui donnent à Stephen King le titre de <strong>maître de l&#8217;horreur et de l&#8217;épouvante</strong>, comme <em>Shining</em>, <em>Dead Zone</em>, <em>Différentes saisons</em> (tous disponibles chez Le Livre de Poche) ou encore le cycle <em>La Tour sombre</em> (J&#8217;ai Lu). Stephen King a également publié quelques ouvrages sous<strong> le pseudonyme de Richard Bachman</strong> et la plupart de ses oeuvres ont connu une adaptation télévisée ou cinématographique, les deux plus célèbres étant <em>Carrie</em> par Brian De Palma (1976) et <em>The Shining</em> par Stanley Kubrick (1980). Bien qu&#8217;ayant annoncé en 2002 qu&#8217;il songeait à prendre sa retraite, il livre chaque année de nouvelles productions, la dernière traduite en date étant le recueil de nouvelles <em>Juste avant le crépuscule</em> (Albin Michel, 2010).</p>
<h3>Références</h3>
<p>Edition Pocket, 1995, 387 pages.</p>
<p>Réédité chez le Livre de Poche, 2009, 827 pages, avec l&#8217;ajout de scènes coupées et des deux nouvelles relatives à Salem.</p>
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
<li>Le site officiel de<a href="http://www.stephenking.com/index.html"> Stephen King</a> (en anglais)</li>
<li>Un <a href="http://www.stephenking-fr.net/">site français </a>consacré au maître de l&#8217;horreur</li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ambre Dubois &#8211; Le Sang d&#8217;Hécate</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/ambre-dubois-chronique-du-sang-dhecate/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 08:05:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[ambre dubois]]></category>
		<category><![CDATA[le petit caveau]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Une statue représentant la déesse Hécate est dérobée dans un musée et le gardien tué. Soupçonnant là l&#8217;acte d&#8217;un autre immortel, le prince Rodrigue charge Stella de l&#8217;enquête. Ses soupçons se portent très vite sur le docteur Mortepierre, leur ancien ennemi. Genre littéraire Policier vampirique &#38; victorien ça commence comme ça Prologue La petite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2310" title="couv_sang_hecate" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/02/couv_sang_hecate-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Une statue représentant la déesse Hécate est dérobée dans un musée et le gardien tué. Soupçonnant là l&#8217;acte d&#8217;un autre immortel, le prince Rodrigue charge Stella de l&#8217;enquête. Ses soupçons se portent très vite sur le docteur Mortepierre, leur ancien ennemi.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Policier vampirique &amp; victorien</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Prologue</p>
<p>La petite statue dormait dans l&#8217;ombre du musée. Hautaine et arrogante, elle regardait la créature qui s&#8217;approchait d&#8217;elle avec condescendance. Elle sentait la magie qui l&#8217;entourait. Elle percevait que cet homme était quelqu&#8217;un de particulier, différent de tous ces humains qui passaient sans cesse à côté d&#8217;elle pendant la journée sans frôler sa puissance, sans éprouver son écrasante présence, sans réveiller les anciennes magies ancestrales.</p>
<p>Dans l&#8217;obscurité d&#8217;un pilier, un autre individu apparut.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p><em>Le Sang d&#8217;Hécate</em> est présenté comme étant la suite du <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/ambre-dubois-chronique-du-manoir-des-immortels/"><em>Manoir des immortels</em></a> mais <strong>il peut se lire indépendamment</strong>, l&#8217;auteur replaçant les éléments du précédent volume de telle façon qu&#8217;un lecteur ne l&#8217;ayant pas lu ne se sentirait pas perdu le moins du monde, ce que l&#8217;absence de tomaison ne fait que confirmer.</p>
<p>La narratrice, Stella, ainsi que les autres personnages sont tous dépeints avec finesse et forment <strong>des vampires à la personnalité étoffée et réaliste</strong>, pour notre plus grand régal.</p>
<p><strong>Le roman démarre sur les chapeaux de roue</strong>, avec le vol dans le musée. Le mystère est là et on suit avec intérêt le début de l&#8217;enquête menée par Stella. Les événements se précipitent durant la première partie mais, hélas, <strong>l&#8217;intrigue se dilue par la suite</strong>. Ce ralentissement de la progression de l&#8217;histoire a été pour moi une déception. Quant aux fausses pistes, il n&#8217;y en a qu&#8217;une, que Stella suit jusqu&#8217;au bout, jusqu&#8217;à la dernière partie de l&#8217;histoire où <strong>un retournement de situation permet de redonner du rythme au roman</strong>.</p>
<p>Malgré tout, <em>Le sang d&#8217;Hécate</em> a ses qualités : <strong>l&#8217;écriture est très maîtrisée</strong>, rendant à merveille l&#8217;atmosphère victorienne de l&#8217;histoire, et les personnages bien campés. Seule l&#8217;intrigue, bien qu&#8217;intéressante, connaît des faiblesses dues à des longueurs et à un manque de rebondissements qui contraste avec une première et une dernière partie riche en événements. <strong>Un troisième roman est prévu </strong>avec les mêmes personnages : espérons qu&#8217;il reprendra toute la vivacité du premier!</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Il est possible de lire le <a href="http://www.ambredubois.com/lsh01.php">premier chapitre</a> du roman en ligne.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Le silence oppressant d&#8217;une nuit d&#8217;hiver.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p>Un objet : une statuette représentant Hécate.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Si <em>Le sang d&#8217;Hécate</em> vous a plu, vous apprécierez très certainement <em><a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/ambre-dubois-chronique-du-manoir-des-immortels/">Le Manoir des immortels</a> </em> du même auteur (Le Petit Caveau, 2009).</p>
<h3>A propos d&#8217;Ambre Dubois</h3>
<p>Née en 1979, Ambre Du<img class="alignleft size-full wp-image-2309" title="ambre_dubois" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/02/ambre_dubois.jpg" alt="" width="200" height="200" />bois est belge et  a toujours été passionnée par la littérature fantastique et les vampires. Elle suit des études de psychologie après avoir été diplômée en kinésithérapie. Son premier roman, <em>Le Manoir des Immortels,</em> est paru aux éditions Nuit d’Avril en 2007. On a également pu lire ses nouvelles dans les fanzines <em>Le Calepin Jaune</em> et <em>Une Ode et des soupirs</em> ainsi que dans divers webzines. Dernièrement, l’un de ses textes est paru dans l’anthologie <em>L</em> (éditions CDS, 2009), consacrée aux femmes et dont les droits sont reversés à l’association Aurore et La maison Coeur de femme.</p>
<h3>Références</h3>
<p><em>Le Sang d&#8217;Hécate : les Soupirs de Londres, </em>Editions Le Petit Caveau, 2010, 288 pages</p>
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
<li>Le site d&#8217;<a href="http://www.ambredubois.com/">Ambre Dubois</a></li>
<li>Le site des éditions <a href="http://www.editionsdupetitcaveau.com/">Le Petit Caveau</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />3 out of 5 stars</div></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Collectif &#8211; Or et sang</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/chronique-dor-et-sang/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/chronique-dor-et-sang/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 08:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[anthologie]]></category>
		<category><![CDATA[elie darco]]></category>
		<category><![CDATA[franck ferric]]></category>
		<category><![CDATA[le petit caveau]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Un homme monnaye à des vampires ses nectars de sang humain (Commersang d&#8217;André Samie), un vampire orgueilleux demande la fabrication d&#8217;un orbe en or afin d&#8217;obtenir un faux soleil (L&#8217;Orbe d&#8217;or d&#8217;Elie Darco), un autre recherche le souvenir des trois femmes qui ont marqué sa vie via leurs pendentifs (Trois ors d&#8217;Audrey Herreman), un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2200" title="couv_antho_or_et_sang" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/12/couv_antho_or_et_sang-211x300.jpg" alt="couv_antho_or_et_sang" width="211" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p style="text-align: justify;">Un homme monnaye à des vampires ses nectars de sang humain (<em>Commersang</em> d&#8217;André Samie), un vampire orgueilleux demande la fabrication d&#8217;un orbe en or afin d&#8217;obtenir un faux soleil (<em>L&#8217;Orbe d&#8217;or</em> d&#8217;Elie Darco), un autre recherche le souvenir des trois femmes qui ont marqué sa vie via leurs pendentifs (<em>Trois ors</em> d&#8217;Audrey Herreman), un vampire obsédé par l&#8217;or engage un mercenaire pour récupérer une statuette d&#8217;or dérobée par son ex-petite amie (<em>Mercenaires, larmes divines et ex-petites amies rancunières</em> de Lucile Garrigoux)&#8230; Seize auteurs mêlent le vampirisme à l&#8217;or.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Nouvelles vampiriques précieuses</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Sacrifice de sang de Bettina Nordet</p>
<p style="text-align: justify;">Paris, 1770</p>
<p style="text-align: justify;">Une gerbe de sang éclaboussa les murs et le plafond voûté de la sinistre cave ; l&#8217;homme se pencha en ricanant au-dessus de la créature effondrée sur les dalles de pierre.<br />
- Je constate que tu es plus docile que tout à l&#8217;heure.<br />
- Allez vous faire foutre&#8230;<br />
La voix profonde et hypnotique n&#8217;était plus qu&#8217;un souffle. Zacharia eut un gloussement satisfait ; grâce au sort sur le poignard, il avait pu le saigner sans qu&#8217;il y ait régénération.<br />
- Tuez-moi, maudit sorcier&#8230; Qu&#8217;on en finisse.<br />
- Oh non, ce n&#8217;est pas du tout ce que j&#8217;ai en tête!<br />
Le visage exsangue de l&#8217;être étendu au milieu d&#8217;une mare de son propre sang se leva péniblement vers lui. Sous le feu argenté de son fascinant regard, Zacharia sentit un frisson glacé le traverser comme une lame.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p style="text-align: justify;">Les éditions du Petit Caveau, spécialisées dans l&#8217;édition de textes vampiriques, nous livrent <strong>une anthologie sur le thème de l&#8217;or et du sang</strong>, du métal précieux et des vampires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat est une réussite! Les seize textes proposés varient dans leur ton, leur ambiance, le lieu et l&#8217;époque de l&#8217;action tout en tournant toujours autour du thème donné. La plupart sont signés d&#8217;auteurs qui m&#8217;étaient inconnus, mais la découverte de ces plumes fut agréable. J&#8217;ai savouré le <strong>romantisme</strong> de <em>Trois ors</em> d&#8217;Audrey Herreman ou celui de <em>Confessions nocturnes</em> de Stéphane Soutoul. Je me suis amusée à la lecture de <em>Mercenaires, larmes divines et ex-petites amies rancunières</em> de Lucile Garrigoux qui est <strong>un petit bijou d&#8217;humour</strong>. Un autre texte, <em>Les deux orfèvres</em> de Cécile Duquenne, m&#8217;a beaucoup plu par son <strong>atmosphère florentine</strong>, son sujet (les vampires ont-ils une âme?),  ses personnages et son écriture. Parmi les auteurs, Franck Ferric, bien connu pour avoir déjà fait paraître plusieurs nouvelles et roman, nous livre un texte, <em>Le Transformateur</em>, où le personnage principal se voit infliger une bien cruelle (mais méritée!) leçon.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Or et sang</em> est <strong>une excellente anthologie</strong> dont les textes tantôt reprennent le mythe du vampire de façon classique mais réussie, tantôt s&#8217;en éloignent pour livrer des histoires originales, et toujours mêlés à l&#8217;or.</p>
<p style="text-align: justify;">Seuls bémols : le texte d&#8217;introduction, un peu faible, et celui de Lia Vilorë qui à mes yeux ressemblait beaucoup à l&#8217;épisode d&#8217;une quelconque série télévisée américaine couchée sur papier, sans grand succès. Mais ce ne sont que deux points mineurs face <strong>aux nombreuses et délicieuses pépites d&#8217;or qui parsèment cette anthologie</strong>!</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs auteurs de cette anthologie  sont également au sommaire de l&#8217;anthologie <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/cyril-carau-dir-chronique-de-pouvoir-et-puissance/">Pouvoir et puissance</a> des éditions Sombres Rets. Un effet secondaire de l&#8217;or serait-il le pouvoir?</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Le tintement des pièces de monnaie.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p>Un objet : une bourse de cuir.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez aimé cette anthologie, vous aimerez sans doute ces autres anthologies vampiriques que sont <em>Vampyres </em>(dirigée par Léa Silhol, Editions de L&#8217;Oxymore, 2001) ou <em>La Solitude du vampire</em> (dirigée par Barbara Sadoul, Editions Librio, 2003) ainsi que le recueil <em>Ecrit avec du sang </em>de Tanith Lee (Editions de L&#8217;Oxymore, 2002).</p>
<h3>Références</h3>
<p>Editions Le Petit Caveau, 2009, 276 pages.</p>
<h3>Liens et sources</h3>
<p><a href="http://www.editionsdupetitcaveau.com/">Le site des éditions du Petit Caveau</a></p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
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		<title>Ambre Dubois &#8211; Le Manoir des Immortels</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/ambre-dubois-chronique-du-manoir-des-immortels/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 07:25:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[ambre dubois]]></category>
		<category><![CDATA[le petit caveau]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Dans les rues de Londres, Jack l&#8217;Eventreur fait son office. Inquiets des répercussions que ces crimes pourraient avoir sur leur communauté, les vampires londoniens tentent de déterminer si le tueur est humain&#8230; ou immortel, comme eux. Stella est chargée d&#8217;enquêter sur la famille Heartavy, où l&#8217;héritier de la famille est dit-on frappé d&#8217;une étrange [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-2131 aligncenter" title="manoir_immortels_ambredubois_couv" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/manoire_immortels_couv-218x300.jpg" alt="manoir_immortels_ambredubois_couv" width="218" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p><strong>Dans les rues de Londres, Jack l&#8217;Eventreur fait son office.</strong> Inquiets des répercussions que ces crimes pourraient avoir sur leur communauté, les vampires londoniens tentent de déterminer si le tueur est humain&#8230; ou immortel, comme eux. Stella est chargée d&#8217;enquêter sur la famille Heartavy, où l&#8217;héritier de la famille est dit-on frappé d&#8217;une étrange maladie&#8230;</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Polar victorien et vampirique</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Le brouillard s&#8217;intensifiait dans les ruelles de Whitechapel. Il recouvrait peu à peu chaque mur et chaque pierre d&#8217;une étrange pellicule grisâtre. Aucune lumière, aucune lueur, pas même la déesse lune, souveraine des nuits, ne parvenait à traverser cette brume épaisse. La rue, avec ses tristes pavés humides, ressemblait à un cauchemar. L&#8217;air était froid et tranchant, meurtrissant la gorge à la moindre respiration.</p>
<p>Une femme déambulait seule dans ce lieu obscur, sa tête dodelinait avec lenteur sur ses épaules. Elle avait sans doute bu une ou deux bières, offertes par un docker, pour réchauffer son triste corps.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>Jack l&#8217;Eventreur, des vampires, de la magie, du victorien, du suspense et des mystères&#8230;. tel est le cocktail détonnant du <em>Manoir des Immortels</em>, sous-titré <em>Les soupirs de Londres.</em></p>
<p><strong>Et c&#8217;est un cocktail qui fonctionne!</strong> Dès le départ, on est vite happé par le roman. Nous suivons Stella, vampire et narratrice de l&#8217;histoire, dans son enquête. Le style d&#8217;Ambre Dubois, <strong>précis et limpide</strong>, ne s&#8217;embarrasse pas de fioritures. Et c&#8217;est ainsi qu&#8217;il fait mouche! Par ailleurs, <strong>le mystère est savamment entretenu</strong>. J&#8217;ai cru parfois deviner à l&#8217;avance la résolution des mystères, j&#8217;ai entretenu des soupçons envers certains personnages. Certes ces soupçons se sont parfois avérés fondés, mais le mobile, lui m&#8217;est demeuré inconnu jusqu&#8217;à ce que l&#8217;auteur le dévoile!</p>
<p>D&#8217;autre part,<strong> l&#8217;intrigue ne connaît pas de temps morts.</strong> Ambre Dubois a su distiller indices, fausses pistes et rebondissements avec soin.<strong> On est captivé par le récit</strong>, avide de connaître la résolution de tous ces mystères, on frémit quand les personnages sont confrontés à des difficultés&#8230; Et, pour ne rien gâcher, <strong>l&#8217;univers victorien dans lequel se déroule l&#8217;histoire est tout à fait plaisant!</strong> Saupoudré d&#8217;une once de gothique, de sorcellerie et mêlé au vampirisme, cela donne un mélange qui rend le roman encore plus séduisant.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Le Manoir des immortels</em> a fait l&#8217;objet d&#8217;une précédente publication aux éditions Nuit d&#8217;Avril en 2007.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Le sifflement du vent qui passe entre les toits, mêlés au son de la pluie et à celui d&#8217;une lame crissant sur un mur.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2132" title="from_hell_affiche" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/from_hell_affiche-209x300.jpg" alt="from_hell_affiche" width="209" height="300" /></p>
<p>L&#8217;affiche du film <em>From Hell</em>.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p style="text-align: justify;">Si <em>Le Manoir des Immortels</em> vous a plu, vous aimerez très certainement <em>Anno Dracula</em> de Kim Newman (J&#8217;ai Lu, 1999), qui mêle lui aussi le mythe du vampire au mystérieux Jack l&#8217;Eventreur. Egalement, je vous recommande la lecture des <em>Nombreuses morts de Jack l&#8217;Eventreur</em> d&#8217;André-François Ruaud et Julien Bétan (Les Moutons électriques, 2008), qui vous permettra de prolonger les frissons et le mystère entourant le célèbre tueur.</p>
<h3>A propos d&#8217;Ambre Dubois</h3>
<p style="text-align: justify;">Née en 1979, Ambre Dubois est belge et  a toujours été passionnée par la littérature fantastique et les vampires. Elle suit des études de psychologie après avoir été diplômée en kinésithérapie. Son premier roman, <em>Le Manoir des Immortels,</em> est paru aux éditions Nuit d&#8217;Avril en 2007. On a également pu lire ses nouvelles dans les fanzines <em>Le Calepin Jaune</em> et <em>Une Ode et des soupirs</em> ainsi que dans divers webzines. Dernièrement, l&#8217;un de ses textes est paru dans l&#8217;anthologie <em>L</em> (éditions CDS, 2009), consacrée aux femmes et dont les droits sont reversés à l&#8217;association Aurore et La maison Coeur de femme.</p>
<h3>Références de l&#8217;ouvrage</h3>
<p><em>Le Manoir des Immortels : les Soupirs de Londres</em>, Editions du Petit Caveau, 2009, 259 pages</p>
<h3>Liens et sources :</h3>
<p><a href="http://www.ambredubois.com/">Le site officiel de l&#8217;auteur</a></p>
<p><a href="http://www.editionsdupetitcaveau.com/">Le site des éditions du Petit Caveau</a></p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
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		<title>Adeline Debreuve-Theresette &#8211; De notre sang</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/adeline-debreuve-theresette-chronique-de-de-notre-sang/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/adeline-debreuve-theresette-chronique-de-de-notre-sang/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 07:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Adeline Debreuve-Theresette]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[le petit caveau]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Dracula craint pour l&#8217;avenir de sa race. Son seul salut est d&#8217;avoir un enfant avec une humaine bien particulière, désignée par une prophétie. En France, Marie Iscariel est effrayée par un cauchemar récurrent. Les destins de ces deux êtres vont bientôt se lier. Genre littéraire Romance vampirique ça commence comme ça - Si je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-2072 aligncenter" title="De notre sang - Debreuve-Theresette" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/denotresangcouv-215x300.jpg" alt="De notre sang - Debreuve-Theresette" width="215" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p style="text-align: justify;">Dracula craint pour l&#8217;avenir de sa race. Son seul salut est d&#8217;avoir un enfant avec une humaine bien particulière, désignée par une prophétie. En France, Marie Iscariel est effrayée par un cauchemar récurrent. Les destins de ces deux êtres vont bientôt se lier.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Romance vampirique</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p><em>- Si je meurs, ils meurent tous&#8230; Si je meurs, ils meurent tous&#8230;<br />
Le comte Dracula, égal à lui-même, superbe, majestueux, faisait les cent pas devant un miroir désespérément vide de reflet.<br />
De haute stature, longiligne sans être efflanqué, toute sa personne respirait la noblesse. Son front large, son nez fin, sa bouche mince évoquaient d&#8217;abord une grande beauté. Mais un observateur attentif, s&#8217;il en avait eu la possibilité, n&#8217;aurait pas manqué de noter la peau diaphane et les yeux trop sombres. Reflet d&#8217;une santé précaire ou expression d&#8217;une réserve glaciale?<br />
Dracula était simplement marqué par ses siècles de non-existence.</em></p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p style="text-align: justify;">De nos jours, la romance vampirique est à la mode. <strong><em>De notre sang</em> appartient à ce genre où l&#8217;on voit un être humain s&#8217;éprendre d&#8217;un vampire, et vice-versa.</strong> C&#8217;est pourquoi je l&#8217;ai ouvert avec suspicion. Allait-on y retrouver les défauts d&#8217;autres romances vampiriques, qui pèchent en affadissant trop les vampires pour les rendre plus proches de l&#8217;humain et qui approfondissent le côté romantique au point de sombrer dans la mièvrerie?</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse est, assurément, négative! Dès le départ mes craintes se sont envolées.  <strong>Adeline Debreuve-Theresette a un style fluide, qui nous emporte aisément</strong>, et, surtout, elle a su donner à ses personnages une profondeur psychologique appréciable!<strong> Dracula</strong> est un vampire sanguinaire, qui sert ses propres objectifs sans se soucier de la vie d&#8217;autrui. Bien qu&#8217;étant la créature redoutable que l&#8217;on connaît, <strong>il possède aussi ses failles</strong>. Crainte de voir sa race disparaître, colère lorsqu&#8217;un obstacle se présente, vide émotionnel&#8230; on le déteste autant que <strong>Marie</strong> lorsqu&#8217;elle le rencontre. Cette dernière est loin d&#8217;être une oie blanche ingénue et elle a même <strong>une certaine force de caractère</strong>. Elle comprend bien vite à quel destin elle risque d&#8217;être vouée, quand tous les autres personnages secondaires se sont laissés prendre à la mascarade orchestrée par Dracula.</p>
<p style="text-align: justify;">Et la romance, me direz-vous? Elle est bel et bien là! Et je salue l&#8217;auteur pour avoir <strong>évité avec succès l&#8217;écueil de la mièvrerie.</strong> Car Marie et Dracula ne tombent pas amoureux l&#8217;un de l&#8217;autre au premier regard, loin de là! Comme je l&#8217;ai souligné plus haut, <strong>les deux personnages ont une profondeur psychologique indéniable</strong>. Leurs sentiments, d&#8217;abord loin d&#8217;être amoureux et forts violents, changeront graduellement au fil des évènements que je vous laisserai découvrir, ce qui rend l&#8217;histoire d&#8217;autant plus plaisante et fine.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>De notre sang</em> s&#8217;est avéré être une excellente surprise, <strong>c&#8217;est une romance vampirique comme on aimerait en lire plus souvent</strong>, rafraîchissante et intelligente, où les vampires restent des vampires et où les sentiments restent aussi complexes qu&#8217;ils le sont dans la réalité.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p style="text-align: justify;">Adeline Debreuve-Theresette a souhaité que ses droits d&#8217;auteur soit intégralement reversés à la Société Protectrice des Animaux.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p><em>La danse sur la corde</em> de Persephone</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-2127 aligncenter" title="pierrot_victoria_frances" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/pierrot_frances-300x227.jpg" alt="pierrot_victoria_frances" width="300" height="227" /></p>
<p><em>Pierrot</em> de Victoria Francès</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p style="text-align: justify;">Si <em>De notre sang</em> vous a plu, vous aimerez <em>Ecrit avec du sang</em> de Tanith Lee (L&#8217;Oxymore, 2002), recueil d&#8217;admirables textes vampiriques où le romantisme affleure parfois<em>, Carmilla</em> de Joseph Sheridan Le Fanu (Le Livre de Poche, 2004), premier ouvrage décrivant une relation saphique entre une vampire et une humaine, ainsi qu&#8217;<em>Enterrer l&#8217;ombre </em>et <em>Exhumer l&#8217;ombre</em> de Storm Constantine (L&#8217;Oxymore, 2001), où l&#8217;écriture ensorcelante de Storm Constantine conte une histoire de vampires située dans un monde étrange, baroque, et qui fait la part belle à la passion romanesque.</p>
<h3>A propos d&#8217;Adeline Debreuve-Theresette</h3>
<p style="text-align: justify;">Adeline Debreuve-Theresette est étudiante en médecine à Reims.  Elle est passionnée de littérature, ce qui l&#8217;a menée à l&#8217;écriture. Après avoir publié en ligne, sur Internet, des nouvelles sentimentales, <em>De notre sang</em> est son premier roman.</p>
<h3>Références de l&#8217;ouvrage</h3>
<p>Editions du Petit Caveau, 2009, 152 pages</p>
<h3>Liens et sources :</h3>
<p><a href="http://www.editionsdupetitcaveau.com/">Le site des éditions du Petit Caveau</a></p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
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