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	<title>La Lune Mauve &#187; mélancolie</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>Peter Bjärgö – A Wave of Bitterness</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 08:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums oniriques]]></category>
		<category><![CDATA[dark ambient]]></category>
		<category><![CDATA[dark atmosphérique]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[peter bjärgö]]></category>

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		<description><![CDATA[I’m drawn into silence I’m drawn back inside Because silence means safety So I crawl back inside « Withdrawal » Peter Bjärgö nous offre ici un disque solo qui ne dépayse pas d’Arcana, un des projets qu’il dirige. Car on retrouve là un univers sonore plein de rêverie amère, d’exotisme et d’éternité. Il rappelle Arcana par ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2588" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/11/Peter-Bjargo-A-wave-of-bitterness-298x300.jpg" alt="" width="298" height="300" /></p>
<blockquote><p>I’m drawn into silence<br />
I’m drawn back inside<br />
Because silence means safety<br />
So I crawl back inside<br />
« Withdrawal »</p></blockquote>
<p>Peter Bjärgö nous offre ici un disque solo qui ne dépayse pas d’<strong>Arcana</strong>, un des projets qu’il dirige. Car on retrouve là un univers sonore plein de rêverie amère, d’exotisme et d’éternité. Il rappelle Arcana par ses plus beaux aspects. Ces voix brumeuses, ces claviers étranges, ces percussions envoûtantes, ces touches de piano pleines de larmes. <strong><em>A Wave of Bitterness</em> est une œuvre d’une beauté noire qui nous enveloppe de son charme</strong>.</p>
<p>L’ouverture se fait avec <em>Ianua</em>, un titre fantomatique, fait uniquement de piano lointain et de claviers venteux. Un titre automnal plein de mélancolie qui évoque un rêve oublié. Un présage d’une œuvre envoûtante. <strong>Les neuf titres se mêlent en alternant mondes orientaux, avec leurs percussions cérémonielles, et rêveries atmosphériques</strong>. Parmi les plus belles compositions, je citerais <em>A Choice of Silence</em>, à la rythmique entêtante et au chant magique ; <em>Insomnia</em>, titre doux qui apporte un souffle calme et lumineux au milieu du disque ; <em>Imprisonment of Mind</em> aux percussions magiques ; ou encore le triste <em>Withdrawal</em> qui clôt magnifiquement l’album.</p>
<p>Peter Bjärgö est un magicien. <strong>Il distille une musique précieuse pour qui aime les ombres et la rêverie</strong>. Artiste aux talents multiples, il a composé, écrit, enregistré et joué tout à lui seul. Son projet solo est une nouvelle preuve de son talent.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/mrbjargo" target="_blank">MySpace de Peter Bjärgö</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Arnaud Luphenz &#8211; L&#8217;Errance des échos</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 07:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[arnaud luphenz]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[onirisme]]></category>
		<category><![CDATA[surréalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Le narrateur se voit léguer une maison, où il découvre deux tableaux. Séduit par ces toiles, notamment celle représentant une fée, il se lance dans un voyage qui le mène en Nephandia, ville étrange, afin d&#8217;en retrouver le peintre mais aussi, peut-être, se trouver une destinée. Entre rêve et réalité, il avance, enquête, rencontre, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2534" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/arnaud-luphenz-chronique-de-lerrance-des-echos/attachment/errance_des_echos_luphenz_couv/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2534" title="L'errance_des_echos_luphenz_couv" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/errance_des_echos_luphenz_couv-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Le narrateur se voit léguer une maison, où il découvre deux tableaux. Séduit par ces toiles, notamment celle représentant une fée, il se lance dans un voyage qui le mène en Nephandia, ville étrange, afin d&#8217;en retrouver le peintre mais aussi, peut-être, se trouver une destinée. Entre rêve et réalité, il avance, enquête, rencontre, vibre, songe, s&#8217;émeut&#8230;</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Errance poétique dans un labyrinthe obscur</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Médusa et ses canaux de pierre aspirèrent bien plus que ma jeunesse,  après m&#8217;avoir trop donné et sans aucune distinction. Comme un souffle-tentacule ou des lèvres-brisures aux baisers passionnés. Les ombres de ses venelles italiennes avaient su rendre ma peau blême et mon esprit des plus secrets. Mes méninges en proie aux nuées avaient édifié des alcôves et des refuges aussi salutaire qu&#8217;inaccessibles. Des archipels de brouillards et de vapeurs dorées au coeur d&#8217;une mer déchaînée. Mais la cité avait ses séides, toujours prêts à pétrifier la moindre velléité de sécession.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>Dès le début de <em>L&#8217;Errance des échos</em>, le ton est donné : Arnaud Luphenz nous liste les personnages que l&#8217;on rencontrera au cours de notre lecture, et leur brève description, en une phrase voire deux mots, laisse augurer une plongée dans <strong>un univers surréaliste</strong> des plus séduisants.</p>
<p>Et c&#8217;est bel et bien le cas! Oubliez tout vos repères, vos habitudes de romans linéaires et bien structurés. Ici, si l&#8217;histoire se tient, on peine à la suivre. Non parce qu&#8217;elle est mal construite ou ennuyeuse. Mais parce que chaque phrase tient de la poésie surréaliste. Toutes très courtes, séparées par des points, comme autant de balles tirées vers le lecteur pour mieux briser ses défenses, elles envoûtent de leur chant de sirène. Tissent un filet qui capture.</p>
<p><em>L&#8217;Errance des échos</em>, c&#8217;est <strong>une plongée dans un labyrinthe de rues</strong>, de lieux. On a l&#8217;impression de se promener dans une ville aux contours flous, aux ramifications étranges et tordues, peuplée de <strong>personnages tous plus bizarres les uns que les autres</strong>, mais animés d&#8217;une poésie noire et surprenante.</p>
<p>On se laisse porter par les phrases d&#8217;Arnaud Luphenz, abandonnant toute tentative de compréhension. Amateur d&#8217;ambiances surréalistes, mélancoliques, oniriques et surtout pas transparentes de netteté, plongez vite dans ce roman!</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Certains passages du roman laissent transparaître une certaine ironie vis-à-vis de notre société actuelle.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Le sifflement du vent et des spectres passant à travers des murs en ruines.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2550" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/arnaud-luphenz-chronique-de-lerrance-des-echos/attachment/sevrette_jerome/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2550" title="sevrette_jerome" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/sevrette_jerome-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a></p>
<p><em>L&#8217;Asile des mouches</em> de <a href="http://www.photographique.fr/">Jérôme Sevrette</a></p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Si <em>L&#8217;Errance des échos</em> vous a plus, vous aimerez <em>Ubik</em> de Philip K. Dick (éditions 10/18, 1999) : un autre genre d&#8217;errance, dans un monde futur, entre réalité et virtuel. Egalement la nouvelle <em>Mère-géode</em> de Jérôme Noirez (in <em>Trésors</em>, Emblèmes n° 15, dirigé par Estelle Valls de Gomis, éd. de L&#8217;Oxymore, 2005).</p>
<h3>A propos d&#8217;Arnaud Luphenz</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2535" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/arnaud-luphenz-chronique-de-lerrance-des-echos/attachment/arnaud_luphenz/"><img class="alignleft size-full wp-image-2535" title="arnaud_luphenz" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/arnaud_luphenz.jpg" alt="" width="200" height="151" /></a>On sait très peu de choses  d’Arnaud Luphenz. Il rédigea ses premiers écrits à l&#8217;âge de dix ans, puis il connut une longue période de non-écriture. Il est revenu par la suite à l’écriture et a publié le recueil de nouvelles <em>Beau temps pour un poison</em> et un recueil de poésie, <em>Crépusculaires</em>, en 2009 chez Edifree. Parmi ses influences, il cite Baudelaire, Mallarmé, Bashung ou encore René Char.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Edifree, 2010, 314 pages<br />
<div class='my-rating'>Note personnelle:<br />3.5 out of 5 stars</div></p>
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		<item>
		<title>Swallow The Sun &#8211; New Moon</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-glaces/swallow-the-sun-new-moon/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 07:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums glacés]]></category>
		<category><![CDATA[doom]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[metal]]></category>
		<category><![CDATA[swallow the sun]]></category>

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		<description><![CDATA[Waiting, silence, burning touch of air. Eyes, frozen, Orion, the map of sky is quiet. November sang us songs of goodbye, But foolish hearts hailed the wait. &#171;&#160;Sleepless Swans&#160;&#187; Cette magnifique pochette, façon gravure du 19ème siècle, révèle un univers double. La rêverie, d’abord, avec cette lune bientôt nouvelle, comme l’indique le titre de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2418" title="Swallow The Sun - New Moon" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/05/Swallow-The-Sun-New-Moon-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></p>
<blockquote><p>Waiting, silence, burning touch of air.<br />
Eyes, frozen, Orion, the map of sky is quiet.<br />
November sang us songs of goodbye,<br />
But foolish hearts hailed the wait.<br />
&laquo;&nbsp;Sleepless Swans&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Cette magnifique pochette, façon gravure du 19ème siècle, révèle un univers double. La rêverie, d’abord, avec cette lune bientôt nouvelle, comme l’indique le titre de la l’album, puis avec ce logo raffiné, orné d’un papillon. Mais on sent aussi la menace, d’une nuit sans lune à venir, et des serpents qui s’éveillent, prêts à mordre. En ce sens, <strong>la pochette révèle très bien la musique de <em>New Moon</em></strong>, le quatrième opus des finlandais.</p>
<p>Sur cet album, le doom de Swallow the Sun flirte avec le death, par la rythmique de certains passages, et le black métal, par le chant. <em>These Woods Breathe Evil</em>, qui ouvre l’album, montre le tournant annoncé. Le titre dévoile une majesté, par sa puissance, sa noirceur et sa mélancolie. Sur les titres suivants, on retourne vers ce doom plus lent, empreint de fatalité. <strong>Mais malgré le côté sombre, une innocence perce les notes et illumine la beauté des titres</strong>.</p>
<p><strong>L’album entier est un univers glacé</strong>. En écoutant le final du très beau <em>Sleepless Swans</em>, on peut presque apercevoir la neige tomber. Chaque titre apporte sa différence et ses émotions propres. <strong>Les huit chansons nous content chacune une histoire, avec des mots toujours beaux, où la folie rencontre la tristesse et le désespoir</strong>. Dans le livret, de très belles vignettes ornent chaque titre : une chouette géante menaçante, un personnage face à la mort, des cygnes à la tête courbée, un oiseau mort… Des images qui illustrent une rêverie faite de glace et d’espoir mort.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.swallowthesun.net/site/">Le site officiel de Swallow The Sun</a></li>
<li><a href="http://www.myspace.com/swallowthesundoom">La page MySpace de Swallow The Sun</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Nicolas Liau &#8211; Chronique de Quand je serai grand je serai mort</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 07:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[nicolas liau]]></category>

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		<description><![CDATA[L’argument Ce recueil propose 16 nouvelles à l’accent 19ème siècle et au goût de mort. Certaines ont déjà vu le jour dans diverses revues (La salamandre, Éclats de rêves, Monk…). Une petite fille qui converse avec un pendu, une fontaine qui piège dans la glace les tourterelles, des âmes torturées prisonnières des arbres, une mourante [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2437" title="Nicolas Liau - Quand je serai grand je serai mort" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/06/Nicolas-Liau-Quand-je-serai-grand-je-serai-mort-198x300.jpg" alt="" width="198" height="300" /></p>
<h3>L’argument</h3>
<p><strong>Ce recueil propose 16 nouvelles à l’accent 19ème siècle et au goût de mort</strong>. Certaines ont déjà vu le jour dans diverses revues (<em>La salamandre, Éclats de rêves, Monk</em>…). Une petite fille qui converse avec un pendu, une fontaine qui piège dans la glace les tourterelles, des âmes torturées prisonnières des arbres, une mourante qui joue de la viole dans les ruines d’un couvent, etc. <strong>Autant d’histoires singulières dont la mort est le thème central.</strong></p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Nouvelles fantastiques et macabres</p>
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Elle me rend la monnaie. Je la lui arrache presque des mains, puis tourne les talons. Pas le temps de lui faire les yeux doux. Si j’avais eu un œil, là, au creux de la nuque, j’aurais pu surprendre son ricanement sournois. Mais le Très-Haut a choisi d’aveugler le verso de sa créature.<br />
&laquo;&nbsp;Les rêveries du promeneur suicidaire&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>Le titre et la couverture laissent présager quelque chose d’étrange, d’ancré dans le macabre, mais plus encore. Après la lecture, je constate que cela est vrai ; qu’un plus donne au recueil une note spéciale. Peut-être est-ce ce côté « conte », avec ses «<em> il était une fois</em> » qui entament les récits, donnant un côté atemporel aux histoires. Ou bien est-ce la poésie qui s’échappe des mots et des images. <strong>Une poésie mélancolique, dans son sens le plus romantique</strong> (voir la préface à ce sujet). Une des plus belles images reste pour moi <em>Le mouroir aux tourterelles</em> et ses oiseaux pris au piège dans la glace, avec comme témoin un amour brisé.</p>
<p>Que vous le vouliez ou non, la mort vous rattrape inexorablement. Elle peut-être un geste voulu, d’amour et de désespoir. Ainsi, dans <em>Et si tu m’aimes, tombes avec moi</em>, deux jeunes femmes amoureuses décident de se donner la mort pour ne pas être séparées ; ou encore dans <em>Trois petites goulées de mort pure</em>, un jeune homme vivant avec un masque décide de retirer ce dernier et de mourir asphyxié par amour. Mais <strong>il y a aussi, par-delà la mort, une fatalité qui condamne les personnages</strong>. Dans <em>La complainte des Xylanthropes</em>, un homme qui part à la recherche de sa femme disparue, sombre dans la folie et l’horreur. Dans <em>Le martyre des cendres</em>, une femme parcourt le monde à la recherche désespérée des cendres vives de ses fils tombés malades suite à une chute dans des orties.</p>
<p>Une autre touche d’originalité de ce recueil est la nouvelle <em>Les rêveries du promeneur suicidaire</em>. Elle est disséminée en petits bouts à la fin de chaque nouvelle et offre une fin surprenante. Aussi, les titres des histoires sont des clins d’œil à d’autres œuvres. <em>Quand je serai grand je serai mort</em> est <strong>un très beau recueil à l&#8217;écriture riche et raffinée, pour des contes proches du 19ème siècle d’un Edgar Allan Poe</strong>.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>C’est Claude Seignolle qui a poussé Nicolas Liau &laquo;&nbsp;<em>à persévérer dans l’écriture et à rechercher un éditeur</em>&nbsp;&raquo; (préface).</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Chaostar pour le côté décadent de certains passages, et Anathema pour la mélancolie toujours présente.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2438" title="Caspar David Friedrich - Abtei im Eichenwald" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/06/Friedrich-300x191.jpg" alt="" width="355" height="229" /><br />
Ce tableau de Caspar David Friedrich intitulé <em>Abtei im Eichenwald</em> (Abbaye dans un bois de chêne) (vers 1809). Friedrich est un artiste bien apprécié de Nicolas Liau.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Les écrivains fantastiques du 19ème siècle.</p>
<h3>A propos de Nicolas Liau</h3>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2439" title="Nicolas Liau" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/06/Nicolas-Liau-225x300.jpg" alt="" width="159" height="211" />Né en 1982 dans le Berry, terre de légende, Nicolas Liau s’éprend du monde fantastique après la lecture de <em>Bazaar </em>de Stephen King. Il fait des études de Lettres Modernes et consacre son mémoire de maîtrise au vertige de l’espace chez Tolkien et Lovecraft dont vous trouverez la synthèse <a href="http://indexfantastique.phpnet.org/essai/ficheessai.php3?key=21&amp;LstCle=&amp;itemNb=" target="_blank">ici</a>. Parmi ses influences, on citera Le Fanu et Maupassant, entre autres, et… les chats.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Préface de David Dunais, éditions Les 2 Encres, 2008, 149 pages.</p>
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/nicolasliau " target="_blank">MySpace de Nicolas Liau</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Edgar Allan Poe et Benjamin Lacombe – Chronique des Contes macabres</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 07:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[19e siècle]]></category>
		<category><![CDATA[benjamin lacombe]]></category>
		<category><![CDATA[charles baudelaire]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[edgar poe]]></category>
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		<category><![CDATA[illustration]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Ce magnifique livre-album contient sept nouvelles d’Edgar Poe traduites par Charles Baudelaire : Bérénice, Le chat noir, L’Ile de la fée, Le cœur révélateur, La chute de la maison Usher, Le portrait ovale et Morella. Ces contes sont suivis d’Edgar Poe, sa vie, ses œuvres par Charles Baudelaire. Pour conclure ce beau volume, on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2376" title="Contes macabres" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/03/Contes-macabres-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Ce magnifique livre-album contient sept nouvelles d’Edgar Poe traduites par Charles Baudelaire : <strong><em>Bérénice</em>, <em>Le chat noir</em>, <em>L’Ile de la fée</em>, <em>Le cœur révélateur</em>, <em>La chute de la maison Usher</em>, <em>Le portrait oval</em>e </strong>et<strong> <em>Morella</em></strong>. Ces contes sont suivis d’<em>Edgar Poe, sa vie, ses œuvres</em> par Charles Baudelaire. Pour conclure ce beau volume, on trouve des biographies synthétiques et des bibliographies des deux auteurs et de l’illustrateur <strong>Benjamin Lacombe</strong>. Ses superbes dessins agrémentent le livre du début à la fin.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Nouvelles macabres et fantastiques du 19ème siècle.</p>
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Le malheur est divers. La misère sur terre est multiforme. Dominant le vaste horizon comme l’arc-en-ciel, ses couleurs sont aussi variées, &#8211; aussi distinctes, et toutefois aussi intimement fondues. Dominant le vaste horizon comme l’arc-en-ciel ! Comment d’un exemple de beauté ai-je pu tirer un type de laideur ? Du signe d’alliance et de paix une similitude de la douleur ? Mais, comme, en éthique, le mal est la conséquence du bien, de même, dans la réalité, c’est de la joie qu’est né le chagrin ; soit que le souvenir du bonheur passé fasse l’angoisse d’aujourd’hui, soit que les agonies qui sont tirent leur origine des extases qui peuvent avoir été.<br />
J’ai à raconter une histoire dont l’essence est pleine d’horreur. Je la supprimerais volontiers, si elle n’était pas une chronique de sensations plutôt que de faits.</p>
<p>- Bérénice -</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p><strong>Ce livre est un tout ; un ensemble qui forme une unité parfaite</strong>. Une couverture d’abord, avec un design qui attire l’œil, irrémédiablement. Un magnifique dessin orne la couverture, entouré d’impressions en reliefs de la tête de Poe, de têtes de morts, d’un sourire, d’un squelette de chat. Un livre que l’on a envie de découvrir.</p>
<p>Lorsque l’on ouvre les pages, <strong>on découvre des dessins magnifiques, emprunts d’une douce mélancolie</strong>. Le choix des contes est adéquat ; il permet de former un ensemble d’une grande étrangeté où se mêlent folie, mort, obsession, et toujours, la beauté. Les dessins sont alors comme des miroirs ; ils offrent des fenêtres sur la beauté étrange des histoires de Poe.</p>
<p>A la suite des contes, on retrouve le texte hommage <em>Edgar Poe, sa vie, ses œuvres</em> de Charles Baudelaire. Hommage passionné, il nous offre ce regard de l’époque, celle où Poe fut dénigré par certains. Un hommage avec des mots qui sont parfois comme de la magie.</p>
<p><strong>Un livre magnifique, tant pour le contenu que le contenant</strong>.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Les dessins du livre ont fait partis de l’exposition « Métamophose », consacrée à la très belle collection de l’éditeur Soleil Productions. Cette exposition a eu lieu à la galerie <a href="http://www.arludik.com/" target="_blank">Artludik</a> à Paris début 2010.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p><a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/empyrium-weiland/"><em>Weiland</em> d&#8217;Empyrium</a>, ou la musique tourmentée d&#8217;Elend.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2381" title="Benjamin Lacombe - Le chat noir" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/03/Benjamin-Lacombe-Le-chat-noir-245x300.jpg" alt="" width="245" height="300" />L&#8217;illustration du <em>Chat noir</em> de Benjamin Lacombe.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p><em>La Mandragore</em> de Jean Lorrain (Éditions du Chat rouge, 2005) et <em>Chat siamois</em> de Guillaume Bianco illustré par Ciou (Soleil productions, 2009).</p>
<h3>À propos d’Edgar Allan Poe et de Benjamin Lacombe</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="size-medium wp-image-2382  alignleft" title="EA Poe" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/EA-Poe-239x300.jpg" alt="" width="164" height="206" /></p>
<p><strong>Edgar Poe</strong> est né à Boston en 1809. Orphelin à l’âge de deux ans, il est recueilli par la famille Allan (d’où lui vient son deuxième prénom). Après des études en Angleterre, il rejoint l’armée suite à une dispute avec sa famille adoptive. Il publie son premier recueil de poésie, <em>Tamerlan et autres poèmes</em> en 1827. Il quitte l’armée et s’installe en 1829 chez une tante dont il épouse la fille alors que celle-ci est âgée de quatorze ans. Il se consacre alors à sa carrière littéraire et travaille pour divers journaux. C’est en 1845 qu’il connaît son premier grand succès, avec son poème <em>Le corbeau</em>. Sa femme décède en 1847, ce dont il ne se remettra pas. Il meurt en 1849 d’une crise de delirium tremens.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2396" title="Benjamin-Lacombe" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/Benjamin-Lacombe.jpg" alt="" width="187" height="260" /><strong>Benjamin Lacombe</strong> naît en 1982, à Paris. Il n’est pas seulement illustrateur, mais aussi auteur, surtout dans le domaine jeunesse. On lui doit notamment <em>Généalogie d’une sorcière</em>, <em>Les amants papillons</em> et <em>Cerise Griotte</em> ; ce dernier a été nommé l’un des dix meilleurs livres jeunesse de l’année 2007 aux États-Unis par le Time Magazine. En effet, plusieurs de ses livres sont publiés à l’étranger, preuve d’un succès et d’un talent reconnu.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Soleil Productions, collection Métamorphose, 2009, 186 pages.</p>
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.soleilprod.com/public/extraits/ContesMacabres.pdf" target="_blank">Quelques pages sont visibles sur le site de l’éditeur</a></li>
<li><a href="http://www.bibliboom.com/rubrique,poe-edgar-allan,327683.html" target="_blank">Quelques nouvelles de Poe à écouter ou à lire sur Bibliboom</a></li>
<li><a href="http://www.benjaminlacombe.com/" target="_blank">Site de Benjamin Lacombe</a></li>
<li><a href="http://benjaminlacombe.hautetfort.com/" target="_blank">Blog de Benjamin Lacombe</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Antimatter &#8211; Leaving Eden</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 07:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[antimatter]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[progressif]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[All the faces on the photographs have changed To not confuse it all, the names remain the same Should I wait or let the past just fall ? The whispers are veiled « Ghosts » Il s’agit là du 4ème album d’Antimatter et 1er album sans Duncan Patterson (ex-Anathema). &#171;&#160;Leaving Eden&#160;&#187; est un véritable chef d’œuvre et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2222" title="Antimatter - Leaving Eden" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/12/Antimatter_Leaving-eden-300x300.jpg" alt="Antimatter - Leaving Eden" width="300" height="300" /></p>
<blockquote><p>All the faces on the photographs have changed<br />
To not confuse it all, the names remain the same<br />
Should I wait or let the past just fall ?<br />
The whispers are veiled<br />
« Ghosts »</p></blockquote>
<p>Il s’agit là du 4ème album d’Antimatter et 1er album sans Duncan Patterson (ex-Anathema). &laquo;&nbsp;Leaving Eden&nbsp;&raquo; est un véritable chef d’œuvre et fait partie des meilleurs disques de ma discothèque. Ici, il n’est plus question de sonorités électro ; la place est laissée aux guitares acoustiques, mais aussi électriques, et aux claviers 70s. De cet album, <strong>il se dégage quelque chose de l’ordre du génial</strong>, comme si chaque note, chaque instrument créaient quelque chose d’absolu. Là, on se dit que Mick Moss a tout compris à la musique.</p>
<p><strong>Les sonorités utilisées, que ce soit pour les claviers, les guitares ou la batterie, créent un ensemble incroyablement parfait</strong>. &laquo;&nbsp;Another face in the window&nbsp;&raquo;, en est un bon exemple, avec son solo de claviers somptueux sur fond de guitares résonnantes et de cymbales cristallines. L’apothéose vient avec le titre éponyme, le fabuleux &laquo;&nbsp;Leaving Eden&nbsp;&raquo;, dans lequel tout est en résonnance : les claviers, gris comme un ciel triste, les guitares qui semblent s’envoler, même les cymbales ont quelque chose de magique.</p>
<p><strong>Très 70s dans sa globalité, la mélancolie est l‘autre clé de l&#8217;album</strong>. &laquo;&nbsp;Leaving Eden&nbsp;&raquo; longe une abîme que l’on se plaît à contempler. &laquo;&nbsp;Landlocked&nbsp;&raquo;, titre sur lequel intervient Danny Cavanagh  (Anathema), est sombre au possible, sans issue, et pourtant on ne se lasse pas de l’écouter.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Leaving Eden&nbsp;&raquo; fait partie de ces albums qui transcendent et nous permettent de voir un au-delà, dont la lumière n’a d’égal que sa noirceur absolue</strong>.<div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Biographie de Katatonia</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/biographies-groupes-musiciens/biographie-de-katatonia/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 15:04:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographies groupes et musiciens]]></category>
		<category><![CDATA[katatonia]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[metal]]></category>

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		<description><![CDATA[Katatonia est un groupe suédois de métal mélancolique. Au départ orienté doom/death, le groupe se dirige peu à peu vers un métal aux accents très rock. Il délaisse alors les growls pour le chant clair et voit sa musique se doter de claviers et de sons électroniques discrets. Parmi les influences du groupe, outre la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2151" title="Katatonia" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/Katatonia-nb-1-240x300.jpg" alt="Katatonia" width="240" height="300" /></p>
<p><strong>Katatonia est un groupe suédois de métal mélancolique</strong>. Au départ orienté doom/death, le groupe se dirige peu à peu vers un métal aux accents très rock. Il délaisse alors les growls pour le chant clair et voit sa musique se doter de claviers et de sons électroniques discrets. Parmi les influences du groupe, outre la scène métal extrême, on compte entre autres <strong>The Cure</strong>, <strong>Fields of the Nephilim</strong> et <strong>16 Horsepower</strong>, groupes dont les empreintes ont laissé leurs traces dans toute la discographie du groupe.</p>
<h3>Extrait</h3>
<blockquote><p>You there<br />
Bringer of my despair<br />
You are stagnation of hope and will<br />
O you personify loss and remorse<br />
And you hide until my fears reappear</p>
<p>&laquo;&nbsp;Idle Blood&nbsp;&raquo;, issu de Night Is The New Day</p></blockquote>
<h3>Membres du groupe</h3>
<ul>
<li>Jonas Renkse (1991 &#8211; ) : chant / (1991 &#8211; 1999) batterie</li>
</ul>
<ul>
<li> Anders Nyström(1991 &#8211; ) : guitares, backing vocals, claviers</li>
</ul>
<ul>
<li> Fredrik Norrman (1994 &#8211; ) : guitares</li>
</ul>
<ul>
<li> Mattias Norrman (1999 &#8211; ) : basse</li>
</ul>
<ul>
<li> Daniel Liljekvist (1999 &#8211; ) : batterie</li>
</ul>
<h3>Membres passés du groupe</h3>
<ul>
<li>Guillaume Le Huche (1992 &#8211; 1994) : basse</li>
</ul>
<ul>
<li> Mikael Oretoft (1996 &#8211; 1997 ) : basse</li>
</ul>
<ul>
<li>Mikael Åkerfeldt (1996 &#8211; 1997) : chant</li>
</ul>
<ul>
<li> Dan Swanö (1992 &#8211; 1993 ) : claviers / (1999) : batterie</li>
</ul>
<h3>Discographie</h3>
<ul>
<li>Dance of December Souls, album studio, 1993, No Fashion</li>
</ul>
<ul>
<li> Brave Murder Day, album studio, 1996, Avantgarde Music</li>
</ul>
<ul>
<li> Discouraged Ones, album studio, 1998, Avantgarde Music</li>
</ul>
<ul>
<li> Tonight&#8217;s Decision, album studio, 1999, Peaceville</li>
</ul>
<ul>
<li> <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-oniriques/katatonia-last-fair-deal-gone-down/" target="_self">Last Fair Deal Gone Down</a>, album studio, 2001, Peaceville</li>
</ul>
<ul>
<li> Viva Emptiness, album studio, 2003, Peaceville</li>
</ul>
<ul>
<li> Brave Yester Days, 2004, compilation, Avantgarde Music</li>
</ul>
<ul>
<li> The Black Sessions, compilation et DVD, 2005, Peaceville</li>
</ul>
<ul>
<li> The Great Cold Distance, album studio, 2006, Peaceville</li>
</ul>
<ul>
<li> <a href="http://www.nightisthenewday.com" target="_blank">Night Is The New Day</a>, album studio, 2009, Peaceville</li>
</ul>
<h3>Filmographie</h3>
<ul>
<li>The Black Sessions (contient deux CD reprenant des titres d’albums précédents et un DVD d’un live à Krakow, en Pologne, en avril 2003), 2005, Peaceville</li>
</ul>
<ul>
<li> Live Consternation (live enregistré au festival Summerbreeze Open Air, en Allemagne, le 17 août 2006), 2007, Peaceville</li>
</ul>
<h3>Projets parallèles actuels</h3>
<ul>
<li>Jonas Renkse : Bloodbath : basse (1999 &#8211; )</li>
</ul>
<ul>
<li> Anders Nyström : Bloodbath : guitares (1999 &#8211; )</li>
</ul>
<h3>A propos du nom du groupe</h3>
<p>Katatonia est tiré du mot anglo-saxon <em>catatonia</em>, catatonie en français. Il s’agit d’un état pathologique de la motricité dont les principaux symptômes sont le négativisme, la passivité et une perte de l’initiative et de la spontanéité motrice (l’individu reste figé, notamment).</p>
<h3>Biographie</h3>
<p><strong>C’est en 1991 que deux amis de longue date, Jonas Renkse (alias Lord Seth) et Anders Nyström (alias Blakkheim) créent Katatonia, à Stockholm</strong>. Ils sont alors âgés de 16 ans. Anders s’occupe des guitares tandis que Jonas assure le chant (hurlé à l’époque) et la batterie. Quelques mois plus tard, sort une démo intitulée <strong>Jhva Elohim Meth</strong>, qui signifie « Dieu est mort » . Le succès rencontré par cette démo dans le milieu underground pousse les deux amis à recruter d’autres membres pour former un groupe prêt à aller plus loin. C’est ainsi qu’est recruté <strong>Guillaume Le Huche</strong> comme bassiste, leur permettant d’effectuer leurs premiers concerts. Continuant sur leur lancée, <strong>le groupe enregistre un premier album en 1993 chez No Fashion Records, intitulé Dance of December Souls</strong>. Ce dernier est produit par le groupe et par <strong>Dan Swanö</strong>, musicien et producteur renommé dans le monde du métal scandinave. Comme la démo, l’album reçoit un très bon accueil. Moins extrême, l’album est plus mélancolique et très doom. Une fois encore, le succès est au rendez-vous et les encourage dans cette nouvelle voie.</p>
<p>Fort de ce succès, il<img class="alignleft size-medium wp-image-2152" title="Katatonia - Période Brave Murder Day" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/Katatonia-brave-300x239.jpg" alt="Katatonia - Période Brave Murder Day" width="212" height="171" />s décident d’enregistrer, peu de temps après, leur désormais classique <strong>Scarlet Heavens</strong>, qui sort finalement sous forme de split-cd avec <strong>Primordial</strong> en 1996. <strong>En 1994, le groupe est approché par le label Avantgarde Music, sur lequel Katatonia sort, l’année suivante, un EP intitulé For Funeral To Come </strong>.<br />
Après ces sorties successives, le groupe décide de faire une petite pause, choix en partie du à la difficulté à garder un line-up stable. <strong>Pendant un temps, Katatonia est remis en question</strong>. Les deux créateurs du groupe en profitent pour se consacrer à leurs projets parallèles. <strong>Jonas Renkse</strong> se consacre à <strong>October Tide</strong>, tandis qu’<strong>Anders Nyström</strong> s’occupe de <strong>Diabolical Masquerade</strong> et <strong>Bewitched</strong>.</p>
<p>Mais au final, <strong>Jonas et Anders refusent l’idée d’abandonner Katatonia</strong> et reviennent avec de nouvelles approches musicales en 1996. Cette fois-ci, le groupe a trouvé un troisième membre permanent en la personne de <strong>Fredrik Norrman</strong>, guitariste d’<strong>October Tide</strong>. <strong>Sans aucune composition d’avance, le groupe entre en studio et parvient, au bout de deux semaines, à créer leur prochain album Brave Murder Day</strong>. A cause de problèmes de voix de Jonas, c’est <strong>Mikael Åkerfeldt</strong>, leader d’<strong>Opeth</strong> et ami du groupe, qui pose sa voix sur certains titres (growls). Mais les quelques titres où Jonas intervient sont avec un chant clair. L’album est une étape en avant dans l’esprit musical du groupe. Plus épique, le jeu de guitares d’Anders commence à se définir tel qu’il sera par la suite. S’en suit la première tournée européenne de <strong>Katatonia</strong>.</p>
<p>Lorsqu’ils entrent à nouveau en studio en 1997, le groupe est impatient d’exprimer sa créativité. En ressort le mini album <strong>Sounds of Decay</strong>, dont les vocaux furent de nouveau assurés par <strong>Mikael Åkerfeldt</strong>. Accompagnés d’un nouveau bassiste (<strong>Mikael Oretoft</strong>), <strong>le groupe est au pic de sa créativité et entre en studio, toujours la même année, pour enregistrer leur troisième album, Discouraged Ones</strong>. Cette fois-ci, les vocaux de Jonas, produits par <strong>Mikael Åkerfeldt</strong>, sont clairs et la musique du groupe se dirige vers quelque chose de plus moderne, mais avec toujours cet esprit mélancolique. Une nouvelle étape est donc franchie avec ce 3ème album.</p>
<p>La modernité et la qualité manifestées par <strong>Katatonia</strong> poussent le célèbre label <strong>Peaceville</strong> à leur proposer un contrat <img class="alignright size-medium wp-image-2153" title="Katatonia - Période Tonight's Decision" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/Katatonia-tonight-300x199.jpg" alt="Katatonia - Période Tonight's Decision" width="300" height="199" />pour 5 albums. Le trio entre alors en studio pour enregistrer leur 4ème album, <strong>Tonight’s Decision</strong>. Les vocaux sont toujours produits par <strong>Mikael Åkerfeldt</strong>; quant à la batterie, elle est cette fois-ci assurée par <strong>Dan Swanö</strong>, permettant ainsi à Jonas de se concentrer sur le chant. Naviguant entre métal, rock, gothique et new wave, <strong>Tonight’s Decision dévoile une nouvelle facette du groupe, montrant que les suédois sont en constante évolution</strong>. L’album sort en 1999 et, grâce à l’importance du label, est distribué de façon internationale. L’impact sur la popularité du groupe s’en ressent fortement. Ceci leur permet de partir en tournée en première partie des légendaires <strong>Paradise Lost</strong>. Justement, <strong>Katatonia</strong> est maintenant un groupe complet, avec <strong>Mattias Norrman</strong> à la basse (le frère de Fredrik) et <strong>Daniel Liljekvist</strong> à la batterie. Le line-up actuel est en place.</p>
<p>L’année suivante est consacrée aux tournées et à l’enregistrement de l’album suivant, et non des moindres, <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-oniriques/katatonia-last-fair-deal-gone-down/" target="_self"><strong>Last Fair Deal Gone Down</strong></a>. Produit par le groupe et avec une aisance au niveau du temps, <strong>le résultat est étonnant de qualité et de nouveauté</strong>. Toujours créatifs, les deux compositeurs (Jonas et Anders) ont su élargir les frontières de leur univers mélancolique. Un part plus grande est faite aux ambiances grâce aux claviers de plus en plus présents et aux sons de guitares aériens. Le chant évolue lui aussi et est de plus en plus touchant au fil des albums. Ce 5ème album sort en 2001 et est suivi d’une tournée pendant laquelle le groupe aura l’occasion d’être en tête d’affiche. S’en suit une tournée plus longue en première partie d’<strong>Opeth</strong>.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-2154" title="Katatonia - Période Viva Emptiness" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/Katatonia-viva-300x262.jpg" alt="Katatonia - Période Viva Emptiness" width="242" height="212" />Fort de ce succès, le groupe profite de l’année suivante pour se reposer et composer l’album suivant <strong>Viva Emptiness</strong>. <strong>Ce 6ème disque sort en 2003 et s’avère plus métal que ces deux prédécesseurs</strong>. On retrouve cependant ce fil conducteur mélancolique qui fait l’identité du groupe. En témoigne le fabuleux titre final &laquo;&nbsp;Inside The City Of Glass&nbsp;&raquo; à l’ambiance apocalyptique et magistrale. Ayant maintenant acquis une image bien fondée dans la scène métal, le groupe part en tournée en tête d’affiche et dans divers festivals durant les années 2003 et 2004. A côté de ça, l’idée de l’album suivant se profile dans les esprits des membres…</p>
<p><strong>2005 voit la sortie de deux compilations</strong>. <strong>Brave Yester Days</strong> reprend les morceaux de l’époque Avantgarde Music, dont des démos et singles. <strong>The Black Sessions</strong> contient des morceaux cultes de l’époque Peaceville ainsi qu’un DVD, le premier du groupe, d’un live filmé en Pologne sur la tournée de <strong>Viva Emptiness</strong>. Après cela, le groupe repart pour quelques concerts puis est de retour pour s’atteler au prochain album.</p>
<p><strong>C’est début 2006 que sort The Great Cold Distance, le 7ème album de Katatonia</strong>. Dans la continuité de <strong>Viva Emptiness</strong>,<img class="alignright size-medium wp-image-2155" title="Katatonia - Période The Great Cold Distance" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/Katatonia-great-199x300.jpg" alt="Katatonia - Période The Great Cold Distance" width="199" height="300" /> l’album reste très métal mais est plus sombre et plus urbain, comme en témoigne le single &laquo;&nbsp;My Twin&nbsp;&raquo;. Cet album acquiert un succès commercial et est soutenu par les critiques. De ce fait, 4 singles seront extraits de l’album. Le groupe part ensuite en tournée en Europe et aux Etats-Unis et dans divers festivals. C’est à cette occasion que ce sera tourné le DVD <strong>Live Consternation</strong>. On peut notamment y voir <strong>un Jonas très discret et toujours en retrait, et un Anders au jeu de guitare puissant ayant plutôt la posture de frontman du groupe</strong>.</p>
<p>C’est en revenant de leur tournée américaine que les suédois se concentrent sur le successeur de <strong>The Great Cold Distance</strong>. En novembre 2009 sort le 8ème album du groupe, <strong><a href="http://www.nightisthenewday.com" target="_blank">Night Is The New Day</a></strong>&laquo;&nbsp;. Prouvant à nouveau leur envie d’aller de l’avant, <strong>l’album est d’une richesse incroyable, tant au niveau des textures que des ambiances</strong>. Aidé cette fois-ci par <strong>Frank Default</strong> pour les parties de claviers, le groupe va plus loin et offre des compositions à la mélancolie distillée en sons électroniques et guitares puissantes. Une nouvelle étape est franchie et est plus que bien accueillie par les premières critiques.</p>
<p>La discographie des suédois nous montre un groupe en évolution constante. Au-delà d’un genre,<strong> la musique de Katatonia ne doit être définie que par son essence, à savoir cette mélancolie sombre et lumineuse à la fois</strong>. La variété de leurs influences musicales est peut-être la source de cette diversité sonore peu commune au sein de la scène métal. <strong>The Cure</strong> côtoie <strong>Morbid Angel</strong> parmi les groupes préférés des deux comparses, Jonas Renkse et Anders Nyström. Ces derniers, créateurs et âme de <strong>Katatonia</strong>, composent en ambiances plutôt qu’en notes, comme en témoigne <strong>Jonas Renkse</strong> dans <strong>Rock Hard n°93</strong> : <em>Plutôt que de dire &laquo;&nbsp;essaye plutôt un si bémol sur le deuxième couplet&nbsp;&raquo;, nous nous lancions &laquo;&nbsp;donne-moi l&#8217;impression d&#8217;être seul au monde et de voir les ponts défiler au-dessus de ma tête!&nbsp;&raquo;. </em>(p.59). Un groupe hors normes, dont la note principale de leur musique reste cette sensibilité à l&#8217;empreinte mélancolique.</p>
<h3>Liens</h3>
<ul>
<li><a href="http://katatonia.com/" target="_blank">Site officiel</a></li>
</ul>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/katatonia" target="_blank">MySpace</a></li>
</ul>
<ul>
<li><a href="http://www.facebook.com/katatonia" target="_blank">Facebook</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Joy Division &#8211; Closer</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-glaces/joy-division-closer/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2009 07:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pheno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums glacés]]></category>
		<category><![CDATA[halloween 2009]]></category>
		<category><![CDATA[ian curtis]]></category>
		<category><![CDATA[joy division]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[post punk]]></category>

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		<description><![CDATA[Oh how I realised how I wanted time, Put into perspective, tried so hard to find, Just for one moment, thought Id found my way. Destiny unfolded, I watched it slip away. - 24 Hours &#8211; Closer fait partie de ces disques, tellement intenses que lorsqu’on les écoute, c’est toujours le cœur au bord des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/joy-division-closer.jpg" alt="" title="Pochette de Closer de Joy Division" width="300" height="300" class="aligncenter size-full wp-image-2237" /></p>
<blockquote><p>Oh how I realised how I wanted time,<br />
Put into perspective, tried so hard to find,<br />
Just for one moment, thought Id found my way.<br />
Destiny unfolded, I watched it slip away.<br />
- 24 Hours &#8211; </p></blockquote>
<p><strong>Closer</strong> fait partie de ces disques, tellement intenses que lorsqu’on les écoute, c’est toujours le cœur au bord des lèvres et les yeux brillants. <strong>Joy Division</strong> a toujours menti. Il n’y a rien de joyeux de leur musique. <strong>Et cet album n’est pas plus près, il est de l’autre côté</strong>. En fait, il est même quasiment au fond de la tombe. <strong>Ian Curtis</strong> se suicide quelques jours après l’enregistrement et est déjà mort lorsque sort cet album. Et l’écouter, c’est toujours, quelque part, se le rappeler.<br />
Et ce n’est pas le monstrueux morceau d’ouverture, « Atrocity Exhibition », dont le titre n’aurait pu être mieux choisi (il s’agit d’une référence au livre du même nom de <strong>J. G. Ballard</strong>), qui fera reculer cette image qui, malgré vous, s’imprime dans votre cerveau. <em>Atrocity Exhibition</em>. Un corps qui se balance. Un homme mort. Et ce même homme qui chante là. <strong>Il est mort et il est là, et il a toujours cette voix d’outre-tombe, grave et solennelle.</strong> Cette voix qui vous fait vous dire que peut-être il n’avait jamais été vraiment là, jamais vraiment parmi nous. Et ce morceau est tellement grinçant, porte qui s’ouvre sur l’exhibition atroce. Et le corps est là. Tout cela résonne si étrangement, si douloureusement.<br />
Ce ne sont pas les morceaux suivants qui atténueront cette impression. « Isolation » et sa voix profonde mais si loin, son rythme presque sautillant. « Passover » ralentit le tempo, la mélodie se fait suave mais la voix. Elle prend plus d’ampleur, et mieux vaut ne pas prendre gare à ce qu’elle raconte.<br />
Les guitares se font plus présentes sur « Colony », la batterie martèle le rythme, puissante. Il y a chez <strong>Joy Division</strong>, cette raideur qui caractérise les groupes issus de l’after-punk (ou post-punk). Sauf que contrairement à <strong>Gang Of Four</strong> ou même <strong>Wire</strong>, <strong>Joy Division ne vous fera jamais danser</strong>. Le rythme aura beau être très marqué, il y a trop de retenue, trop de douleur, trop de sous-entendu dans cette musique là.<br />
« A Means To An End » pourrait me faire mentir, le morceau commence d’un air presque joyeux délibérément rock, vous vous surprenez à marquer le rythme mais dès que la voix arrive, on s’arrête net, on y peut rien. Et pourtant, il s’agit peut-être là du morceau le plus positif de l’album. « Heart And Soul » vient enfoncer le clou, nappe presque planante, voix mixée à peine reconnaissable, nous sommes maintenant en eaux profondes. L’atmosphère est étrange, menaçante. « <em>Heart and soul, one will burn</em> ». Puis vient le clou du disque, « 24 Hours ». <strong>Spirale ascendante qui emmène de plus en plus haut et de plus en plus vite, tourbillonnante, stagnant quelquefois dans des interzones d’un calme inquiétant.</strong> La mélancolie y est quasi insoutenable.<br />
La lenteur langoureuse de « The Eternal » ne vient rien arranger. Ses discrètes notes de piano sont pourtant élégantes et un instant, on pense qu’on peut s’imaginer un Curtis crooner. Peine perdue, <strong>le chagrin imprègne chaque son, chacune de ses intonations</strong>. C’est une ballade, dans la collection des belles, mais dans la vallée de la mort. On ne la quitte pas.<br />
Le disque se termine avec « Decades », sa touche un peu datée et <strong>le poids du monde dans la voix.</strong> Il cherche quelque chose mais demeure résigné.<br />
On ne pourra pas dire qu’il n’avait pas prévenu.</p>
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		<title>Damien Saez &#8211; Jours Étranges</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jul 2009 10:17:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sethen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[saez]]></category>

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		<description><![CDATA[Le nouveau millénaire approche à grand pas, la jeunesse a peur pour son avenir, elle n'a plus de rêves et se sent mal à l'aise dans un monde régi par l'argent et la haine. Il lui faut un porte-parole, une voix représentant cette génération. Damien Saez jouera ce rôle à merveille avec la sortie, en 1999, de son album Jours Étranges...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Jours Étranges" src="http://i635.photobucket.com/albums/uu76/Sethen22/JoursEtranges.jpg" alt="" width="303" height="300" /><em></em></p>
<blockquote><p>
Et l&#8217;injustice court toujours,<br />
A pleine rue ça crie les appels au secours,<br />
Mais aujourd&#8217;hui le peuple est bien soumis.<br />
- Sauver cette étoile -</p>
<p>Et moi qui rêve juste de rêver,<br />
Juste de quoi rêver encore&#8230;<br />
- J &#8216;veux m&#8217;en aller -</p></blockquote>
<p><strong>Le nouveau millénaire approche à grand pas, la jeunesse a peur pour son avenir, elle n&#8217;a plus de rêves et se sent mal à l&#8217;aise dans un monde régi par l&#8217;argent et la haine. Il lui faut un porte-parole, une voix représentant cette génération. Damien Saez jouera ce rôle à merveille avec la sortie, en 1999, de son album Jours Étranges&#8230;</strong></p>
<p>En tant que premier album, <strong>Jours Étranges</strong> se devait de marquer les esprits et ainsi rester gravé dans les mémoires. Objectif atteint pour <strong>Saez</strong> qui s&#8217;impose comme le représentant de la jeunesse et crie à la face du monde ce qu&#8217;elle ne veut pas entendre à travers des chansons comme &laquo;&nbsp;Sauver cette étoile&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Jeune et con&nbsp;&raquo;.<br />
Mais cet album est bien plus qu&#8217;un message politique, c&#8217;est le récit de la vie d&#8217;un adolescent. C&#8217;est précisément de là que provient <strong>l&#8217;identification de la jeunesse</strong> au paroles de <strong>Saez, </strong>en particulier avec la chanson &laquo;&nbsp;J&#8217;veux m&#8217;en aller&nbsp;&raquo; qui traduit une émotion de détresse familière à n&#8217;importe quel ado : la perte de ses illusions.</p>
<p>Ce qui apparaît comme la véritable force de <strong>Saez</strong> est sans aucun doute <strong>sa voix et ses textes poétiques</strong>. Les paroles de ses chansons traduisent chacune une émotion différente. De la colère (&laquo;&nbsp;Sauver cette étoile&nbsp;&raquo;) à la souffrance (&laquo;&nbsp;Montée là-haut&nbsp;&raquo;), en passant par la dérision (&laquo;&nbsp;Rock&#8217;n'Roll Star&nbsp;&raquo;) ou encore la passion (&laquo;&nbsp;Amandine II&nbsp;&raquo;), <strong>Saez</strong> sait toucher l&#8217;auditeur et mettre le doigt sur ses sentiments les plus enfouis.<br />
Quant à sa voix : <strong>sincère, lancinante et inimitable</strong>, elle passe de l&#8217;agressivité à la vulnérabilité en un tiers de seconde. Elle joue ainsi le rôle d&#8217;un instrument à part entière et c&#8217;est pourquoi elle prime parfois sur la musique.</p>
<p>Véritable mélange des genres, <strong>Jours Étranges</strong> passe en effet du rock engagé (&laquo;&nbsp;Jeune et con&nbsp;&raquo;) aux arpèges acoustiques (&laquo;&nbsp;Montée là-haut&nbsp;&raquo;) avec en prime une reprise du jazzman <strong>Chet Baker</strong> : &laquo;&nbsp;My Funny Valentine&nbsp;&raquo;.<br />
Néanmoins, étant considéré comme un journal intime d&#8217;adolescent par <strong>Damien Saez</strong> lui-même, <strong>Jours Étranges</strong> pourra en rebuter certains, notamment à cause de sa naïveté. Mais la voix émouvante de <strong>Saez</strong> et ses textes tantôt provocateurs, tantôt déprimants compenseront cet aspect de l&#8217;album et vous entraîneront dans un monde noir et désespéré dont vous ne sortirez sûrement pas indemnes&#8230;</p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />3.5 out of 5 stars</div></p>
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		<title>Qntal &#8211; IV : ozymandias</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 18:57:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums oniriques]]></category>
		<category><![CDATA[allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[baroque]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[qntal]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;My name is Ozymandias, king of kings; look on my works, ye Mighty, and despair!&#160;&#187; &#171;&#160;Ozymandias&#160;&#187; (paroles tirées du poème éponyme de Percy Bysshe Shelley) 4ème album des allemands, Ozymandias se veut être un bijou d’électro et de musique ancienne. Savant mélange crée par Michael Popp et Phillipp Groth dans lequel on retrouve fidel, ud, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/qntal-ozymandias.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1888" title="Qntal IV : Ozymandias" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/qntal-ozymandias-300x297.jpg" alt="Qntal IV : Ozymandias" width="300" height="297" /></a></p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;My name is Ozymandias, king of kings; look on my works, ye Mighty, and despair!&nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ozymandias&nbsp;&raquo; (paroles tirées du poème éponyme de Percy Bysshe Shelley)</p></blockquote>
<p>4ème album des allemands, <strong>Ozymandias</strong> se veut être un <strong>bijou d’électro et de musique ancienne</strong>. Savant mélange crée par <strong>Michael Popp</strong> et <strong>Phillipp Groth</strong> dans lequel on retrouve fidel, ud, saz… (instruments orientaux) mêlés aux sons électroniques puissants.</p>
<p>La puissance, un maître mot qui qualifie cet album et qui le démarque de ses prédécesseurs : l’amplitude sonore, la profondeur des sons électro et la résonance confèrent à <strong>Ozymandias</strong> un son puissant avec <strong>des basses bien présentes</strong>.</p>
<p>Quant à la voix de <strong>Syrah</strong>, sublime, elle s’accorde parfaitement aux éléments de musique ancienne et amplifie le <strong>caractère sacré des titres</strong>.</p>
<p>Parmi les perles de l’album, on notera, dans un registre renaissance anglaise, &laquo;&nbsp;Flow&nbsp;&raquo;, reprise du &laquo;&nbsp;Flow My Tears&nbsp;&raquo; de <strong>John Dowland</strong>, et &laquo;&nbsp;Remember me&nbsp;&raquo;, tirée de Dido and Aeneas d’<strong>Henri Purcell</strong> ; 2 perles de <strong>mélancolie absolue</strong> sublimées par les sons électro. A noter aussi &#8216;All for one&#8217;, titre qui ouvre l’album, dont la beauté et la pureté sont tout simplement sublimes.</p>
<p>Il serait long de faire l’éloge de tous ces titres car <strong>Ozymandias</strong>, c’est une variété d’ambiances sonores : du folklorique (&laquo;&nbsp;Dulcis Amor&nbsp;&raquo;) à la new wave (&laquo;&nbsp;Amor Volat&nbsp;&raquo;) en passant par la pop (&laquo;&nbsp;Blac&nbsp;&raquo;) et bien d’autres, cet album est d’<strong>une richesse incroyable</strong> et promet de satisfaire les humeurs de chacun.</p>
<p>Un <strong>album baroque</strong> qui se démarque de toutes les productions antérieures et postérieures du groupe.<div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
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