<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>La Lune Mauve &#187; coups de coeur</title>
	<atom:link href="http://www.lalunemauve.fr/tag/coups-de-coeur/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.lalunemauve.fr</link>
	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 13 Feb 2012 21:05:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Elisabeth Ebory &#8211; Novae</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/elisabeth-ebory-chronique-de-novae/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/elisabeth-ebory-chronique-de-novae/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 May 2011 07:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[elisabeth ebory]]></category>
		<category><![CDATA[griffe d'encre]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>
		<category><![CDATA[onirisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2794</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;argument Alwaïd est une petite fille que sa mère et le mystérieux Charles tiennent cloîtrée, sur ordre de son père. Celui-ci, vivant à l&#8217;étranger pour les affaires familiales, craint en effet pour elle et cherche par-dessus tout à la protéger. Aphélie, beauté à la peau cuivrée et aux cheveux clairs, ne parle pas, car sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2795" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/elisabeth-ebory-chronique-de-novae/attachment/novae_couv/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2795" title="novae_couv" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/novae_couv-194x300.jpg" alt="" width="194" height="300" /></a></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Alwaïd est une petite fille que sa mère et le mystérieux Charles tiennent cloîtrée, sur ordre de son père. Celui-ci, vivant à l&#8217;étranger pour les affaires familiales, craint en effet pour elle et cherche par-dessus tout à la protéger.</p>
<p>Aphélie, beauté à la peau cuivrée et aux cheveux clairs, ne parle pas, car sa voix peut détruire le monde. Elle arrive dans un village en bord de mer, après des années d&#8217;errance.</p>
<p>Deux femmes solitaires, mises à l&#8217;écart de quelque chose de mystérieux. De quoi protège-t-on Alwaïd et que fuit Aphélie ?</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Roman onirique, de visions et de ténèbres.</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Tourne.</p>
<p>Au bord de la flamme.</p>
<p>Danse.</p>
<p>La flamme qui danse.</p>
<p>Je viens de cracher du feu.</p>
<p>Je viens de souffler des flammes, dans les étoiles grises de la plage.</p>
<p>Un géant en justaucorps rouge, au bord du cirque, guide ma respiration, pour cracher, comme un dragon, le feu, sur l&#8217;horizon.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je suis venue au cirque, sur la plage sauvage. Pour une petite fille qui ne sort jamais &#8211; une fleur de neige, une porcelaine, prisonnière -, c&#8217;est plus qu&#8217;une aventure.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>D&#8217;entrée, je l&#8217;avoue : Elisabeth Ebory fait partie de<strong> mon panthéon d&#8217;écrivains favoris</strong>. Elle y est entrée à pas feutrés d&#8217;abord, au fil des nouvelles égrenées en anthologies, avant d&#8217;y asseoir sa place avec un recueil. <em>Novae</em> ne fait pas exception, comme les autres parutions ce court roman conforte la position d&#8217;Elisabeth Ebory dans ce petit panthéon personnel.</p>
<p>Car parler d&#8217;Elisabeth Ebory, c&#8217;est évoquer d&#8217;abord<strong> son écriture</strong>. Elle lui est propre et se retrouve ainsi dans chacun de ses textes. C&#8217;est une écriture qui ensorcelle, <strong>une écriture qui happe le lecteur</strong>, tout entier, et ne le relâche qu&#8217;une fois arrivé à la dernière ligne de l&#8217;histoire. Et encore&#8230; car les mots d&#8217;encre lus tournent encore quelque temps dans la tête, <strong>murmures de poésie et de magie</strong> qui ne nous quittent plus. Et lorsqu&#8217;on tente de les garder à tout jamais en mémoire, ils s&#8217;envolent, évanescents. Nous voilà condamnés à relire l&#8217;histoire, pour entendre de nouveau leurs chuchotis.</p>
<p><em>Novae</em> n&#8217;est pas de ces romans fleuves, et c&#8217;est fort heureux. Car une fois commencé, il m&#8217;a été impossible de le lâcher. Il me fallait le terminer. Plonger dedans a été <strong>comme plonger dans un rêve</strong> et, la dernière page tournée, j&#8217;en ai émergé comme on émerge du sommeil,<strong> les yeux encore piquetés de visions fugaces</strong>, étranges, et du sable du Marchand. Et, on le sait bien, un rêve qui dure trop longtemps peut parfois tourner au cauchemar tout comme un sommeil trop longtemps prolongé n&#8217;apporte pas de bienfaits.</p>
<p>L&#8217;écheveau de <strong>l&#8217;histoire se déroule avec fluidité</strong>, nous emmenant dans de lointaines contrées désertiques tout autant que dans un village en bord de mer et dans une maison bourgeoise. L&#8217;époque, quoique non définie avec exactitude, est vite située : au début du XXe siècle, très probablement. De même que les lieux qui, bien que jamais nommés, peuvent être situés, plus ou moins bien, sur la carte du monde. <strong>Un flou qui accentue l&#8217;onirisme du roman</strong>. Car dès le début, tout est dit : l&#8217;étrange s&#8217;avance dévoilé, des visions de ténèbres se dissimulent au coeur des flammes, une femme se tait pour ne pas détruire le monde de sa voix, le tout mêlé à un décor planté avec assez de détails pour se le représenter et assez de flou pour laisser place à l&#8217;imagination. Comme dans un rêve.</p>
<p><strong>Onirisme induit par le chant de l&#8217;écrit d&#8217;Elisabeth Ebory, onirisme de l&#8217;histoire, donc</strong>. L&#8217;intrigue poursuit en ce sens, les visions d&#8217;Alwaïd, dans ses rêves, interférant avec sa réalité. Les souvenirs d&#8217;Aphélie affluant dans le présent, par son regard de miroir. Et la fin, enfin, laisse quelques questions en suspens. Mais Elisabeth Ebory a du talent et se paie le luxe de <strong>réussir le délicat exercice d&#8217;une fin qui ne laisse pas le lecteur sur sa faim tout en laissant quelques questions ouvertes</strong>. Présage d&#8217;une suite à venir, peut-être, un jour ? Ou simplement espace libre laissé aux bons soins de l&#8217;imagination du lecteur ? On se réveille toujours alors que le rêve s&#8217;approche de sa fin, sans pour autant aller jusqu&#8217;au bout&#8230;</p>
<p><strong>Poésie, rêve, mais tragédie aussi.</strong> Tragédie de ces deux femmes. L&#8217;une se cherche, l&#8217;autre se fuit. Iront-elles jusqu&#8217;au bout de leurs chemins ? Ne se perdront-elles pas en cours de route, basculant dans ces ténèbres qui guettent et brasillent ? Ou trouveront-elles une étoile pour les guider ?</p>
<p>La réponse se trouve au coeur de ce roman, qui décidément n&#8217;est pas facile à chroniquer, car<strong> comme pour un songe, on ne peut décrire avec des mots ce que l&#8217;on a ressenti pendant sa lecture</strong>. Il faut le rêver pour le savoir. Il faut le lire.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p><em>Novae</em>, titre du roman, est aussi le pluriel de nova, terme qui désigne un phénomène stellaire. L&#8217;effet en est une très forte et soudaine augmentation de l&#8217;éclat de l&#8217;étoile concernée.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p><em>Invocatio </em>d&#8217;Irfan</p>
<p><em> </em></p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2797" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/elisabeth-ebory-chronique-de-novae/attachment/oryx_sam_weber/"><img class="size-medium wp-image-2797 alignright" title="oryx_sam_weber" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/oryx_sam_weber-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><em>Oryx </em>de <a title="http://sampaints.com/" href="http://sampaints.com/">Sam Weber</a>.</p>
<p>Cette illustration évoque l&#8217;onirisme de <em>Novae</em> par son réalisme saisissant où quelques détails, irréels, indiquent que nous sommes un pas en dehors du réel en question. En train de rêver, peut-être.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Difficile de trouver des ouvrages dont l&#8217;impression est similaire aux sorts d&#8217;encre d&#8217;Elisabeth Ebory, car sa voix est unique (comme celle de tout écrivain, d&#8217;ailleurs!). Mais, outre ses autres textes que je vous recommande chaudement, et si <em>Novae</em> vous a plu, je vous conseille la lecture de l&#8217;anthologie <em>Rêves</em> dirigée par Natacha Giordano (<em>Emblèmes</em> n°4, L&#8217;Oxymore, 2001) ainsi que celle d&#8217;<em>Irlanda</em> d&#8217;Espido Freire (J&#8217;ai Lu, 1999).</p>
<h3>A propos d&#8217;Elisabeth Ebory</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2796" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/elisabeth-ebory-chronique-de-novae/attachment/elisabeth_ebory/"><img class="size-full wp-image-2796 alignleft" title="elisabeth_ebory" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/elisabeth_ebory.jpg" alt="" width="154" height="180" /></a>On sait très peu de choses sur Elisabeth Ebory, et cela est peut-être mieux ainsi -  savoir de quelle manière elle forge ses sorts d&#8217;encre leur ferait perdre leurs charmes, assurément ! On a pu lire ses premiers écrits au gré de diverses anthologies : <em>Traverses </em>(L&#8217;Oxymore, 2002), <em>Mythophages </em>(L&#8217;Oxymore, 2004), <em>Aube &amp; Crépuscule </em>(Griffe d&#8217;Encre, 2008), &#8230; Elle a publié un premier recueil, <em>A l&#8217;Orée sombre</em>, chez Griffe d&#8217;Encre en 2009 et continue de parsemer certaines anthologies et revues de sa prose, la dernière parue étant une nouvelle dans le numéro 4 de <em>Fées Divers</em>.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Editions Griffe d&#8217;Encre, 2011, 121 pages.</p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/elisabeth-ebory-chronique-de-novae/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Juan Diaz Canales, Juanjo Guarnido – Chronique de Blacksad</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Apr 2011 07:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[anthropomorphie]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[canales]]></category>
		<category><![CDATA[chats]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[guarnido]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2752</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;argument Dans le New-York des années 1950, John Blacksad, détective privé félin, tout en muscles et en poils, mène ses enquêtes d&#8217;une main de fer dans une patte de velours. Il est parfois aidé par un renard journaliste aussi jovial que le chat est sombre. Genre littéraire Bande dessinée policière et animale (mais sans aucun [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2754" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/blacksad_couv/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2754" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/blacksad_couv.jpg" alt="" width="194" height="266" /></a></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Dans le New-York des années 1950, John Blacksad, détective privé félin, tout en muscles et en poils, mène ses enquêtes d&#8217;une main de fer dans une patte de velours. Il est parfois aidé par un renard journaliste aussi jovial que le chat est sombre.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Bande dessinée policière et animale (mais sans aucun rapport avec Rintintin)</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2758" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/blacksad1-234x325/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2758" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/blacksad1-234x325.jpg" alt="" width="234" height="325" /></a><em>&laquo;&nbsp;Voix off: Il y a des matins où l&#8217;on a du mal à digérer son petit déjeuner&#8230; </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Surtout si on se retrouve devant le cadavre d&#8217;un ancien amour&#8230;</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>&#8230;les dépouilles d&#8217;un beau rêve.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Commissaire Smirnov: La reconnaissez-vous?</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Blacksad: Oui. Avez-vous déjà des indices?</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Commissaire Smirnov: Absolument rien. Pas d&#8217;arme, pas de mobile, pas de suspect.&nbsp;&raquo;<br />
</em></p>
<h3>Avis personnel</h3>
<p><em>Blacksad </em>est une sorte de compromis entre les dessins animés qu&#8217;on regardait plus jeunes, ceux où les personnages étaient des <strong>animaux anthropomorphes</strong> (<em>Sherlock Holmes</em>, <em>Renard</em> chenapan, &#8230;) et les<strong> films noirs</strong> qu&#8217;on a découvert bien des années plus tard.</p>
<p>Étonnamment, le mélange de corps animal et humain ne choque jamais. On s&#8217;attendrait à ce qu&#8217;une tête de chat sur un torse d&#8217;homme, ou une patte au bout d&#8217;un bras, soit visuellement dérangeant, pourtant le talent de Guarnido en fait quelque chose de tout à fait naturel. A tel point que si jusqu&#8217;ici mon idéal masculin était représenté par une publicité pour une marque de sport sur laquelle on voyait un homme à tête de puma, celui-ci a été détrôné par le charme et le sex-appeal (n&#8217;ayons pas peur des mots) de John Blacksad. <strong>Même les expressions  typiquement humaines des visages sont parfaitement adaptées aux museaux des différents personnages.</strong></p>
<p>On retrouve les codes des films noirs tout au long des albums, non seulement grâce aux <strong>dessins sombres et sobres</strong>, mais aussi à l&#8217;aide d&#8217;un<strong> jeu de voix off</strong>, permettant &laquo;&nbsp;d&#8217;entendre&nbsp;&raquo; les pensées de notre enquêteur. Des moments de silence, des images de héros marchant sous la pluie nocturne dans une ruelle désaffectée, combats de boxe, passages en prisons, souvenirs pesants,  drogue, racisme et bagarres de rues, renforcent un peu plus la conviction que l&#8217;on est tombé <strong>en plein polar</strong>.</p>
<p>John Blacksad a un petit quelque chose d&#8217;un James Bond, non pas dans sa manière de résoudre les enquêtes ou à cause de répliques stéréotypées, mais parce que certains personnages féminins assez sensuels pour émoustiller les hormones du héros ressemblent bien à des James Bond girls. Mais bien heureusement, le côté &laquo;&nbsp;drague&nbsp;&raquo; ou<strong> les histoires de cœur de Blacksad n&#8217;écrasent jamais l&#8217;intrigue</strong> principale.</p>
<p>De plus, des éléments du passé de John Blacksad sont disséminés au fil des enquêtes, qui ne sont donc pas que des histoires que l&#8217;on suit puis qu&#8217;on oublie&#8230; Au contraire, elles sont<strong> autant d&#8217;occasions de mieux cerner notre héros</strong>, d&#8217;apprendre à le connaître. Blacksad n&#8217;est pas un super héros, il donne des coups mais en reçoit aussi, mais dire que ce n&#8217;est qu&#8217;un être humain serait peut être légèrement à côté de la plaque&#8230;</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Il existe plusieurs hors-série de <em>Blacksad</em>, dont plusieurs tomes de<em> L&#8217;histoire des aquarelles</em>, <em>Les dessous de l&#8217;enquête</em>, <em>L&#8217;atelier de Juanjo Guarnido</em> et <em>Blacksad: Si c&#8217;était un film</em>.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Quoi de meilleur pour accompagner John Blacksad que la musique qu&#8217;il doit lui-même entendre au cours de ses enquêtes: de <strong>la musique américaine des années 1950</strong>, autrement dit un bon vieux rythm and blues, que tu ne confondras pas, bien sûr, cher lecteur, avec l&#8217;abominable &laquo;&nbsp;rnb&nbsp;&raquo; des temps modernes&#8230; Non, tu ne feras pas ça, car tu as des oreilles sensibles qui s&#8217;accommoderont bien mieux d&#8217;un Huey &laquo;&nbsp;Piano&nbsp;&raquo; Smith (album <em>Young blood</em> par exemple) ou d&#8217;un Ike Turner (<em>The Resurrection &#8211; Live at Montreux Jazz festival</em>). Et si en prime tu les écoutes sur un vieux tourne-disque, alors tu es déjà en immersion dans l&#8217;univers de <em>Blacksad</em>.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2755" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/sueursfroides/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2755" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/sueursfroides.jpg" alt="" width="184" height="274" /></a></p>
<p>Une affiche de film des années 1950: <em>Sueurs froides</em>, d&#8217;Alfred Hitchcock</p>
<p>&#8230;ou une aquarelle de Blacksad par Guarnido, évidemment.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Si vous avez aimé l&#8217;ambiance sombre de <em>Blacksad</em>, vous apprécierez sans doute certaines bandes dessinées de la collection Rivages/Casterman/Noirs des éditions Casterman, qui adaptent en format bd des classiques de la littérature policière. Leur version de <em>Shutter Island</em> (roman de Dennis Lehane) est particulièrement réussie.</p>
<h3>A propos de Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido</h3>
<p>Juanjo Guarnido et Juan Diaz Canales sont tous deux nés en Espagne, le premier à Grenade en 1967 et le second à Madrid en 1972. Ils se passionnent chacun de leur côté pour le dessin et Guarnido obtient son diplôme des Beaux-Arts de Grenade alors que Canales entre dans une école d&#8217;animation. C&#8217;est en 1990, aux studios d&#8217;animation<em> Lapiz Azul</em> de Madrid qu&#8217;ils font connaissance et que naît le duo qui donnera vie à John Blacksad, Canales en tant que scénariste, Guarnido au dessin. Ils travaillent sur ce projet sur leur temps libre et il faudra de longues années pour que sorte le premier tome des aventures de l&#8217;enquêteur qui retombe toujours sur ses pattes.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2756" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/canalesguarnido/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2756" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/canalesguarnido.jpg" alt="" width="320" height="199" /></a></p>
<h3>Références de l&#8217;ouvrage</h3>
<p>Éditions Dargaud, série en cours, 4 tomes parus (Quelque part entre les ombres/Arctic-nation/Âme rouge/L&#8217;Enfer, le silence)</p>
<h3>Sources</h3>
<p>Deux sites en français: <a href="http://www.blacksad.com/">blacksad.com</a> et <a href="http://www.blacksadmania.com/">blacksadmania.com</a><br />
<div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Brendan Perry &#8211; Ark</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/brendan-perry-ark/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/brendan-perry-ark/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 07:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[brendan perry]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[dark wave]]></category>
		<category><![CDATA[dead can dance]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[etheral wave]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2714</guid>
		<description><![CDATA[&#171;&#160;I feel greater than the sum of all my parts A domestic beast with a hairy heart Trapped within a walled suburbia I&#8217;ve found my tastes are somewhat underground Between the shadows and the cracks I am building my utopia&#160;&#187; Utopia Plus de dix ans après son premier album solo, Brendan Perry, ex-membre et fondateur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2715" href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/brendan-perry-ark/attachment/brendanperry_ark/"><img class="size-full wp-image-2715 aligncenter" title="brendanperry_ark" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/02/brendanperry_ark.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;I feel greater than the sum of all my parts<br />
A domestic beast with a hairy heart<br />
Trapped within a walled suburbia<br />
I&#8217;ve found my tastes are somewhat underground<br />
Between the shadows and the cracks<br />
I am building my utopia&nbsp;&raquo;<br />
Utopia</p></blockquote>
<p>Plus de dix ans après son premier album solo, <strong>Brendan Perry</strong>, ex-membre et fondateur du groupe <strong>Dead Can Dance</strong>, revient avec un nouvel opus dont la qualité est telle qu&#8217;elle éclipse ces longues années de silence. A l&#8217;image de la pochette, l&#8217;album apparaît comme<strong> une lumière au coeur de la nuit</strong>, un bijou musical qui éclaire l&#8217;âme enténébrée.</p>
<p><strong>L&#8217;esprit de Dead Can Dance plane d&#8217;ailleurs sur deux titres</strong> qui ouvre et ferme respectivement l&#8217;album :  <em>Babylon</em> et <em>Crescent</em> &#8211; ils ont d&#8217;ailleurs été composés pour les tournées d&#8217;adieux du groupe.  Une façon de montrer que Brendan Perry, bien qu&#8217;officiant désormais en solo, était avec Lisa Gerrard une composante essentielle de Dead Can Dance. <em></em></p>
<p><em>Babylon</em>, avec ses percussions et ses instruments <strong>aux sonorités tant orientales qu&#8217;antiques</strong>, est une merveilleuse évocation des douceurs naturelles du monde, hélas trop souvent oubliées pour suivre les instances guerrières du gouvernement américain, l&#8217;Amérique étant ici comparée à une Babylone encore en paix mais proche du chaos&#8230;</p>
<p>Une ouverture qui prévaut du contenu de l&#8217;album. Si <strong>la majorité des titres tient plus de l&#8217;electro et du dark wave que de la world music</strong>, comme <em>Babylon</em> l&#8217;aurait fait penser, le discours reste<strong> sans concession sur le monde actuel</strong>, tout en conservant <strong>une certaine poésie</strong>. Il y a le terrifiant <em>Inferno d</em>ont les notes glacées montrent la passivité du spectateur confronté quotidiennement, via la télévision, aux horreurs qui se déroulent partout sur le globe, le petit écran devenant l&#8217;antichambre de l&#8217;Enfer. <em>The Bogus Man</em>, au titre très clair (il signifie &laquo;&nbsp;L&#8217;homme de paille&nbsp;&raquo;) dénonce l&#8217;aveugle ambition des hommes politiques, qui enfle au mépris de toute vie. <strong>Quelques trompettes aux résonances apocalyptiques</strong> y surgissent régulièrement, telles des trompettes de Jéricho. Et que dire de <em>The Devil and the Deep Blue Sea</em>, qui malgré ses sereines notes electro évoquant à merveille les profondeurs de l&#8217;océan décrit <strong>les interrogations sur le devenir de l&#8217;Homme</strong> quand la mer sera privée de vies et le monde parvenu à sa fin ?</p>
<p>Mais Brendan Perry n&#8217;oublie pas non plus<strong> l&#8217;introspection individuelle</strong>. Avec <em>Wintersun</em>, il évoque un homme souffrant de ne pas se sentir exister. Un titre poignant, déchirant, où la voix grave de Brendan Perry donne toute sa mesure à ce personnage qui ne trouve pas sa place dans l&#8217;Univers. Et cependant, malgré tous ces morceaux qui pointent de noires réalités, retentit <strong>une flamboyante note d&#8217;espoir</strong>. Ce phare dans la nuit, c&#8217;est <em>Utopia</em>, où un homme décrit son utopie rêvée, en harmonie avec la Nature et où lui-même et sa bien-aimée seraient libres d&#8217;être. Une mélodie sereine, pleine d&#8217;espérance, bouffée de rêve au sein de toutes ces prises de conscience.</p>
<p>L&#8217;album se clôt donc avec <em>Crescent</em>. La boucle est bouclée, <em>Ark</em> se ferme comme il s&#8217;était ouvert, sur un titre digne de Dead Can Dance. <strong>Puissant chant d&#8217;amour marqué de mélancolie</strong>, ce titre aux instruments orientaux mêlés d&#8217;une discrète touche electro hypnotise et apaise. <em></em></p>
<p><em>Ark</em>, c&#8217;est tout un voyage au coeur de notre monde actuel, ravagé mais non dénué de poésie. Un monde qui peut, peut-être, être encore sauvé. Ce n&#8217;est pas pour rien que la pochette s&#8217;illustre d&#8217;un phare, ni que le titre de l&#8217;album soit <em>Ark</em>&#8230;</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Un court et fort passionnant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SKF20-EJVPE">documentaire</a> fait découvrir les coulisses de la création de l&#8217;album, tout en permettant d&#8217;en écouter quelques extraits.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Le site de <a href="http://www.brendan-perry.com/">Brendan Perry</a></li>
<li>Le site de <a href="http://www.deadcandance.com/">Dead Can Dance</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/brendan-perry-ark/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dark Crystal de Jim Henson et Frank Oz</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/dark-crystal-de-jim-henson-et-frank-oz/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/dark-crystal-de-jim-henson-et-frank-oz/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2011 08:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques films]]></category>
		<category><![CDATA[brian froud]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[frank oz]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>
		<category><![CDATA[jim henson]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2626</guid>
		<description><![CDATA[Synopsis Dans un autre monde, à une époque hors de notre temps, va se jouer le destin du monde. Jen, un gelfling, est envoyé par les sages Mystics pour redonner son unité au Cristal. Ceci doit empêcher les Skeksès, opposés des Mystics, de dominer le monde lors de la grande conjonction des trois soleils. Jen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2657" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/12/Dark-Crystal-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></p>
<h3>Synopsis</h3>
<p>Dans un autre monde, à une époque hors de notre temps, va se jouer le destin du monde. Jen, un gelfling, est envoyé par les sages Mystics pour redonner son unité au Cristal. Ceci doit empêcher les Skeksès, opposés des Mystics, de dominer le monde lors de la grande conjonction des trois soleils. Jen part alors dans une aventure dans laquelle il fera la rencontre de Kira, elle aussi gelfling.</p>
<h3>Critique personnelle</h3>
<p>Les années passent mais ce film conserve toute sa magie. Les décors sont enchanteurs et raffinés, tout comme l’imagination qui les a rêvés, à savoir celle de Jim Henson. Marionnettiste et créateur du célèbre Muppet Show, <strong>il coproduit le film avec Frank Oz et fait appel à Brian Froud pour concevoir les décors</strong>. On peut en retrouver le parcours créatif dans le livre <em>The World of The Dark Crystal</em> (références à la fin de l‘article). Le mélange de ces imaginations crée un univers merveilleux où ce mot prend toute sa signification.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2659" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/12/Mystic-300x177.jpg" alt="" width="300" height="177" /></p>
<p>La vie et la magie sont partout. D’abord dans ces peuples différents : les Skeksès, des sortes de reptiles squelettiques et sophistiqués qui vivent dans le château du cristal ; les Mystics, les opposés des Skeksès, des sages qui vivent en toute simplicité et qui sont proches de la nature ; les Podlings, peuple de petits êtres paisibles et sachant parler aux animaux ; puis les Gelflings, Jen et Kira, voués à sauver le cristal. La nature aussi est imprégnée de vie et de magie, comme Jen peut en témoigner lorsqu’il quitte la vallée des Mystics. <strong>La nature luxuriante qu’il traverse après son échappée du domaine d’Aughra regorge de plantes et d’insectes fabuleux aux sons étranges</strong>. Il croisera aussi des animaux étonnants comme les étranges Échassiers du vent ou le Nébri du marais.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-2660 aligncenter" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/12/Kira-300x193.jpg" alt="" width="300" height="193" /></p>
<p>La richesse des décors mérite plusieurs visionnages. <strong>Brian Froud a crée toute une faune et une flore incroyablement riche</strong>, comme on peut s’en rendre compte dans le livre <em>The World of The Dark Crystal</em>. Il en est de même pour les parures de chacun des personnages tels les magnifiques motifs à l’empreinte celte des Mystics. <strong>Le film n’offre en fait qu’une parcelle restreinte de l’univers construit en amont</strong>. Nous pouvons en apprendre davantage sur le site de Brian Froud, dans le livre cité plus bas, ou encore dans le livret de la version collector DVD du film. Par exemple, chaque Skeksès et chaque Mystic possède un nom et des traits de caractères propres et bien définis. Ceci n’est que peu ou pas abordé dans le film.</p>
<p>Pour animer cette féerie, il y eut des marionnettistes et aussi, mais en moindre mesure, des acteurs. On les devine derrière les Échassiers du vent ou les Garthims à la carapace lourde. Des effets de lumière permirent aussi aux réalisateurs d’obtenir un ensemble plus proche des dessins de Brian Froud.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2661" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/12/Aughra-300x157.jpg" alt="" width="300" height="157" /></p>
<p>La magie du film réside aussi dans son message et la quête des deux Gelflings. L’unité rendue au cristal permet de rétablir l’équilibre du monde. Les Skeksès et les Mystics ne font qu’un, chacun étant une partie de l’autre, et ne pouvant vivre l’un sans l’autre (lorsqu’un Skeksès meurt, son égal Mystic le suit dans la mort). Leur union redonne vie aux UrSkeks, créatures entières et accomplies. Une unité qui permet au cristal de retrouver son éclat et au monde de perdurer dans sa beauté.</p>
<p>Si Dark Crystal n’eut qu’un succès modéré à sa sortie,<strong> il est aujourd’hui un film culte dans le monde de la fantasy et de la féerie</strong>. Ses marionnettes et ses décors n’ont rien perdu de leurs enchantements, preuve du travail formidable et colossal mené dans la conception et la réalisation.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>C’est en travaillant sur ce film que Brian Froud rencontre Wendy, créatrice de poupées et aujourd’hui sa femme.</p>
<h3>Références</h3>
<ul>
<li>Conception des décors et des personnages : Brian Froud</li>
<li> Année : 1982</li>
<li> Durée : 1h30</li>
<li> Genre : Fantasy</li>
<li> Pays : États-Unis</li>
</ul>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.worldoffroud.com/www/films/dc/darkcrystal.cfm" target="_blank">Page du site de Brian Froud dédiée au film</a> dans laquelle il livre des informations sur le making-of du film.</li>
<li> Livre de Brian Froud et JJ Llewellyn :<em> The World of The Dark Crystal</em>, Harry N. Abrams, 2003, 132 pages.</li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/dark-crystal-de-jim-henson-et-frank-oz/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jonathan Dayton et Valerie Faris &#8211; Little Miss Sunshine</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/little-miss-sunshine-de-jonathan-dayton-et-valerie-faris/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/little-miss-sunshine-de-jonathan-dayton-et-valerie-faris/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 07:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[greg kinnear]]></category>
		<category><![CDATA[jonathan dayton]]></category>
		<category><![CDATA[steve carell]]></category>
		<category><![CDATA[toni collette]]></category>
		<category><![CDATA[valerie faris]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2135</guid>
		<description><![CDATA[Synopsis Olive Hoover, fillette pétrie de dynamisme et de bonne humeur, est sélectionnée pour le concours de beauté Little Miss Sunshine qui prend place en Californie, à des kilomètres de chez elle.  Elle n&#8217;a pas le physique des autres concurrentes mais a une totale confiance en ses capacités. Sa famille est composée d&#8217;une mère divorcée préoccupée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2137" title="little_miss_sunshine" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/little_miss_sunshine-224x300.jpg" alt="little_miss_sunshine" width="224" height="300" /></p>
<h3>Synopsis</h3>
<p><strong>Olive Hoover, </strong>fillette pétrie de dynamisme et de bonne humeur<strong>, est sélectionnée pour le concours de beauté Little Miss Sunshine</strong> qui prend place en Californie, à des kilomètres de chez elle.  Elle n&#8217;a pas le physique des autres concurrentes mais a une totale confiance en ses capacités. Sa famille est composée d&#8217;une mère divorcée préoccupée, d&#8217;un père obsédé par son programme de gagnant, d&#8217;un oncle homosexuel suicidaire et spécialiste de Proust, d&#8217;un grand-père amateur de sexe et de cocaïne et d&#8217;un frère admirateur de Nietzsche ayant fait voeu de silence.<strong> Tout le monde est au bord de la crise de nerfs mais s&#8217;embarque tout de même dans le mini-bus familial pour le fameux concours de beauté</strong>. Et c&#8217;est parti pour un road-movie endiablé où la famille Hoover ne s&#8217;ennuiera pas une minute, entre mésaventures diverses et moments de tendresse.</p>
<h3>Critique personnelle</h3>
<p>En 2006 est apparu sur les grands écrans <strong>un étrange road-movie pétillant d&#8217;émotions</strong>.  Premier long-métrage du couple formé par Jonathan Dayton et Valerie Faris, il crée la surprise et séduit spectateurs comme critiques, <strong>raflant de multiples prix et l&#8217;attachement du public</strong>. <em>Little Miss Sunshine</em> remporte ainsi deux Oscars en 2007 (meilleur second rôle masculin pour Alan Arkin et meilleur scénario original), le César du meilleur film étranger, le Grand prix du Jury du festival de Deauville, entre autres. Abigail Breslin, la petite fille jouant Olive Hoover, a reçu aussi plusieurs récompenses et le jeu des acteurs dans leur ensemble a également été salué et récompensé par des prix.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2554" href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/little-miss-sunshine-de-jonathan-dayton-et-valerie-faris/attachment/little_miss_sunshine1/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2554" title="little_miss_sunshine_extrait1" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/little_miss_sunshine1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Des prix amplement mérités, car en visionnant <em>Little Miss Sunshine</em>, on ne peut que s&#8217;attacher à cette famille un peu déjantée, avec ses failles et ses manies, ses rêves et ses joies. Une famille somme toute des plus humaines, jouée à la perfection par des acteurs qui portent leurs personnages avec <strong>une véracité et un naturel des plus désarmants</strong>.</p>
<p>Le film tient du<strong> road-movie initiatique</strong> : tout au long des diverses péripéties qui jalonnent la route de la famille Hoover vers le lieu du concours de beauté, <strong>chacun apprend à composer avec ses fêlures et ses obsessions, mais aussi à composer avec les autres</strong>. Si, au départ, crises et conflits sont là, chacun vivant dans sa bulle, tous se rapprochent au fil des kilomètres et des épreuves. Cela ne va pas sans heurts, mais à mesure que le bus se déglingue, voilà la famille Hoover qui se découvre de nouveaux liens.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2555" href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/little-miss-sunshine-de-jonathan-dayton-et-valerie-faris/attachment/little_miss_sunshine2/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2555" title="little_miss_sunshine_extrait2" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/little_miss_sunshine2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p><em>Little Miss Sunshine</em>, c&#8217;est une véritable aventure humaine centrée sur la petite cellule familiale. Une aventure où l&#8217;on pourra se reconnaître sans peine, qui reflète la tragi-comédie que la vie quotidienne peut parfois être, avec ses hauts et ses bas, ses drames et ses bonheurs. Le tout porté par une bande originale dynamique et enthousiasmante.</p>
<p><strong>Et il y a le final jouissif</strong>. La dernière demi-heure où les Hoover, étant plus proches que jamais, soutiennent la petite Olive lors du fameux concours. On aperçoit d&#8217;abord les autres candidates, parodies d&#8217;adultes maquillées à outrance, telles des poupées Barbie vivantes. Cette utilisation des fillettes écoeure, <strong>tant est grand le contraste entre leurs bouilles si jeunes et le maquillage et les vêtements si adultes, trop adultes, dont elles sont affublées</strong>. Mais voilà que débarque Olive. Olive et ses quelques rondeurs, Olive et son innocence&#8230;</p>
<p>Et là, le spectacle d&#8217;Olive (que lui a enseigné son grand-père) est un pur régal! La fillette imite un strip-tease sur une musique entraînante, caricaturant les autres candidates qui jouent aux adultes. Véritable pied de nez aux organisateurs du concours, pointant ironiquement du doigt cette industrie des concours de mini-Miss si en vogue aux Etats-Unis, <strong>la prestation d&#8217;Olive possède à la fois fraîcheur et raillerie mordante.</strong> Et la famille Hoover, loin de vouloir l&#8217;arrêter, se joindra à sa joyeuse danse. Voilà une critique bien sentie du dictat de l&#8217;apparence imposé aux plus jeunes dans notre société d&#8217;aujourd&#8217;hui, mêlé au retour à une valeur plus importante que jamais : le lien familial dans ce qu&#8217;il a de plus profond.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2556" href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/little-miss-sunshine-de-jonathan-dayton-et-valerie-faris/attachment/little_miss_sunshine3/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2556" title="little_miss_sunshine_extrait3" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/little_miss_sunshine3-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p><strong><em>Little Miss Sunshine</em> porte bien son nom</strong> : s&#8217;il fait référence au nom du concours de beauté, il évoque aussi la petite Olive et son dynamisme joyeux qui contamine tout son entourage. Surtout, il évoque l&#8217;effet que produit le film sur nous, spectateurs. A savoir que malgré les larmes et les crises, <strong>on en sort avec le sourire et une énergie folle, positive</strong>. La famille Hoover nous aura aussi emporté dans son périple!</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Le film, que ce soit par son titre, ses personnages ou son ambiance, rappelle la série de livres des <a href="http://www.mrmen.com/"><em>Monsieur</em> et <em>Madame</em></a> (<em>Mr. Men </em>et <em>Little Miss</em> en version originale) créée et dessinée par Roger Hargreaves : l&#8217;un des volumes s&#8217;intitule en effet <em>Little Miss Sunshine </em>(<em>Madame Bonheur</em> en version française).</p>
<h3>Références</h3>
<ul>
<li>Acteurs : Greg Kinnear, Steve Carell, Toni Collette</li>
<li>Année : 2006</li>
<li>Durée : 1h38</li>
<li>Genre : Comédie dramatique déjantée</li>
<li>Pays : Etats-Unis</li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/little-miss-sunshine-de-jonathan-dayton-et-valerie-faris/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Silence interstellaire et bouffée d&#8217;oxygène</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/planete/blog/news/silence-interstellaire-et-bouffee-doxygene/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/planete/blog/news/silence-interstellaire-et-bouffee-doxygene/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 21:14:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[la lune mauve]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2447</guid>
		<description><![CDATA[Tempus fugit. Ce n&#8217;est rien de dire que le rythme des mises à jour lunemauviennes s&#8217;est considérablement ralenti depuis quelques mois. Les emails de propositions de partenariat, d&#8217;inscription à la newsletter, et d&#8217;invitations diverses s&#8217;accumulent en silence dans notre boîte aux lettres. Quelque chose se trame&#8230; on dirait bien. Où nos ambitions se heurtent à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/syncro/2133559686/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2177/2133559686_f391b1656c.jpg" alt="" class="aligncenter" /></a></p>
<p><em lang="lat">Tempus fugit.</em> Ce n&#8217;est rien de dire que le rythme des mises à jour lunemauviennes s&#8217;est considérablement ralenti depuis quelques mois. Les emails de propositions de partenariat, d&#8217;inscription à la newsletter, et d&#8217;invitations diverses s&#8217;accumulent en silence dans notre boîte aux lettres. Quelque chose se trame&#8230; on dirait bien.</p>
<p>Où nos ambitions se heurtent à un moment donné aux moyens du bord, au planning rétréci de la vie vraie, et au contenu incontrôlable de nos quotidiens. La Lune Mauve a toujours été une planète exigeante, et la tâche ne s&#8217;est pas simplifiée avec le mélange des plumes, loin de là.</p>
<p>Et puis, il y a des instants qui durent, plus ou moins; des rendez-vous à ne pas manquer, des convocations dont on se serait bien passé. Souvent, l&#8217;ombre empourprée de notre astre fétiche s&#8217;affadit, il arrive même que nous le perdions de vue, oui &#8211; mais cela ne dure jamais bien longtemps.</p>
<p>Nous recevons tous vos courriers, nous continuons à rêver, à découvrir, et à se dire qu&#8217;on pourrait&#8230; qu&#8217;on pourra ! Tandis que <a href="http://forum.lalunemauve.fr/">le Forum</a> &#8211; increvable &#8211; continue son brave petit bonhomme de chemin.</p>
<p>La communauté lunemauvienne telle qu&#8217;on l&#8217;a connue s&#8217;est lentement étiolée ; de façon passagère ou affirmée, nul ne sait et c&#8217;est tant mieux. Pensait-on pouvoir faire du neuf avec du vieux ? Peut-être était-ce là une erreur. La Lune Mauve a toujours été une planète instable et éphémère &#8211; ne la croise-t-on pas certains soirs, selon son bon vouloir ? Peut-être avons-nous simplement besoin de quelques belles volontés de plus, de quelques paires de bras supplémentaires, et de bonnes marmites remplies de dynamisme.</p>
<p>Reste qu&#8217;à l&#8217;heure actuelle, cette éclipse et ce silence se sont imposés tels un gros chat borné, réclamant un bout de couette. Laissons ronronner ce moment dans l&#8217;éternité, retrouvons-nous une nuit ou un jour la tête pleine de nouvelles envies. La Lune scintillera probablement sous un nouveau dessin, quelle que soit la forme de celui-ci ; et elle abritera forcément de nouvelles synergies.</p>
<p>Tout est possible ici, il ne tient qu&#8217;à vous : <strong>et si vous nous fassiez part de votre vision de ce que pourrait devenir La Lune Mauve ?</strong></p>
<p>Un site plus simple ?<br />
Un rythme plus régulier ?<br />
Des évènements concrets ?<br />
Des découvertes plus atypiques ?<br />
Un univers encore plus graphique ?<br />
Des rêves incarnés et des Lunemauviens bien éveillés ? !</p>
<p>Amour et lumière, toujours ! A vous lire ;-)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/planete/blog/news/silence-interstellaire-et-bouffee-doxygene/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Edgar Allan Poe et Benjamin Lacombe – Chronique des Contes macabres</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/edgar-allan-poe-et-benjamin-lacombe-chronique-des-contes-macabres/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/edgar-allan-poe-et-benjamin-lacombe-chronique-des-contes-macabres/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 07:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[19e siècle]]></category>
		<category><![CDATA[benjamin lacombe]]></category>
		<category><![CDATA[charles baudelaire]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[edgar poe]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[terreur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2375</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;argument Ce magnifique livre-album contient sept nouvelles d’Edgar Poe traduites par Charles Baudelaire : Bérénice, Le chat noir, L’Ile de la fée, Le cœur révélateur, La chute de la maison Usher, Le portrait ovale et Morella. Ces contes sont suivis d’Edgar Poe, sa vie, ses œuvres par Charles Baudelaire. Pour conclure ce beau volume, on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2376" title="Contes macabres" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/03/Contes-macabres-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Ce magnifique livre-album contient sept nouvelles d’Edgar Poe traduites par Charles Baudelaire : <strong><em>Bérénice</em>, <em>Le chat noir</em>, <em>L’Ile de la fée</em>, <em>Le cœur révélateur</em>, <em>La chute de la maison Usher</em>, <em>Le portrait oval</em>e </strong>et<strong> <em>Morella</em></strong>. Ces contes sont suivis d’<em>Edgar Poe, sa vie, ses œuvres</em> par Charles Baudelaire. Pour conclure ce beau volume, on trouve des biographies synthétiques et des bibliographies des deux auteurs et de l’illustrateur <strong>Benjamin Lacombe</strong>. Ses superbes dessins agrémentent le livre du début à la fin.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Nouvelles macabres et fantastiques du 19ème siècle.</p>
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Le malheur est divers. La misère sur terre est multiforme. Dominant le vaste horizon comme l’arc-en-ciel, ses couleurs sont aussi variées, &#8211; aussi distinctes, et toutefois aussi intimement fondues. Dominant le vaste horizon comme l’arc-en-ciel ! Comment d’un exemple de beauté ai-je pu tirer un type de laideur ? Du signe d’alliance et de paix une similitude de la douleur ? Mais, comme, en éthique, le mal est la conséquence du bien, de même, dans la réalité, c’est de la joie qu’est né le chagrin ; soit que le souvenir du bonheur passé fasse l’angoisse d’aujourd’hui, soit que les agonies qui sont tirent leur origine des extases qui peuvent avoir été.<br />
J’ai à raconter une histoire dont l’essence est pleine d’horreur. Je la supprimerais volontiers, si elle n’était pas une chronique de sensations plutôt que de faits.</p>
<p>- Bérénice -</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p><strong>Ce livre est un tout ; un ensemble qui forme une unité parfaite</strong>. Une couverture d’abord, avec un design qui attire l’œil, irrémédiablement. Un magnifique dessin orne la couverture, entouré d’impressions en reliefs de la tête de Poe, de têtes de morts, d’un sourire, d’un squelette de chat. Un livre que l’on a envie de découvrir.</p>
<p>Lorsque l’on ouvre les pages, <strong>on découvre des dessins magnifiques, emprunts d’une douce mélancolie</strong>. Le choix des contes est adéquat ; il permet de former un ensemble d’une grande étrangeté où se mêlent folie, mort, obsession, et toujours, la beauté. Les dessins sont alors comme des miroirs ; ils offrent des fenêtres sur la beauté étrange des histoires de Poe.</p>
<p>A la suite des contes, on retrouve le texte hommage <em>Edgar Poe, sa vie, ses œuvres</em> de Charles Baudelaire. Hommage passionné, il nous offre ce regard de l’époque, celle où Poe fut dénigré par certains. Un hommage avec des mots qui sont parfois comme de la magie.</p>
<p><strong>Un livre magnifique, tant pour le contenu que le contenant</strong>.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Les dessins du livre ont fait partis de l’exposition « Métamophose », consacrée à la très belle collection de l’éditeur Soleil Productions. Cette exposition a eu lieu à la galerie <a href="http://www.arludik.com/" target="_blank">Artludik</a> à Paris début 2010.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p><a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/empyrium-weiland/"><em>Weiland</em> d&#8217;Empyrium</a>, ou la musique tourmentée d&#8217;Elend.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2381" title="Benjamin Lacombe - Le chat noir" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/03/Benjamin-Lacombe-Le-chat-noir-245x300.jpg" alt="" width="245" height="300" />L&#8217;illustration du <em>Chat noir</em> de Benjamin Lacombe.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p><em>La Mandragore</em> de Jean Lorrain (Éditions du Chat rouge, 2005) et <em>Chat siamois</em> de Guillaume Bianco illustré par Ciou (Soleil productions, 2009).</p>
<h3>À propos d’Edgar Allan Poe et de Benjamin Lacombe</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="size-medium wp-image-2382  alignleft" title="EA Poe" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/EA-Poe-239x300.jpg" alt="" width="164" height="206" /></p>
<p><strong>Edgar Poe</strong> est né à Boston en 1809. Orphelin à l’âge de deux ans, il est recueilli par la famille Allan (d’où lui vient son deuxième prénom). Après des études en Angleterre, il rejoint l’armée suite à une dispute avec sa famille adoptive. Il publie son premier recueil de poésie, <em>Tamerlan et autres poèmes</em> en 1827. Il quitte l’armée et s’installe en 1829 chez une tante dont il épouse la fille alors que celle-ci est âgée de quatorze ans. Il se consacre alors à sa carrière littéraire et travaille pour divers journaux. C’est en 1845 qu’il connaît son premier grand succès, avec son poème <em>Le corbeau</em>. Sa femme décède en 1847, ce dont il ne se remettra pas. Il meurt en 1849 d’une crise de delirium tremens.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2396" title="Benjamin-Lacombe" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/Benjamin-Lacombe.jpg" alt="" width="187" height="260" /><strong>Benjamin Lacombe</strong> naît en 1982, à Paris. Il n’est pas seulement illustrateur, mais aussi auteur, surtout dans le domaine jeunesse. On lui doit notamment <em>Généalogie d’une sorcière</em>, <em>Les amants papillons</em> et <em>Cerise Griotte</em> ; ce dernier a été nommé l’un des dix meilleurs livres jeunesse de l’année 2007 aux États-Unis par le Time Magazine. En effet, plusieurs de ses livres sont publiés à l’étranger, preuve d’un succès et d’un talent reconnu.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Soleil Productions, collection Métamorphose, 2009, 186 pages.</p>
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.soleilprod.com/public/extraits/ContesMacabres.pdf" target="_blank">Quelques pages sont visibles sur le site de l’éditeur</a></li>
<li><a href="http://www.bibliboom.com/rubrique,poe-edgar-allan,327683.html" target="_blank">Quelques nouvelles de Poe à écouter ou à lire sur Bibliboom</a></li>
<li><a href="http://www.benjaminlacombe.com/" target="_blank">Site de Benjamin Lacombe</a></li>
<li><a href="http://benjaminlacombe.hautetfort.com/" target="_blank">Blog de Benjamin Lacombe</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/edgar-allan-poe-et-benjamin-lacombe-chronique-des-contes-macabres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sens of Luna &#8211; Sens of Luna</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/sens-of-luna-sens-of-luna/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/sens-of-luna-sens-of-luna/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 07:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[Sens of Luna]]></category>
		<category><![CDATA[trip hop]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2352</guid>
		<description><![CDATA[Sens of Luna&#8230; Le sens de la Lune. Ou plutôt l&#8217;essence de la Lune. Groupe de musique originaire d&#8217;Angers, Sens of Luna nous propose de voyager sur l&#8217;astre lunaire au travers de sa musique. De découvrir son âme, ainsi que les petits bouts de lune qui dorment en nous. Leur premier maxi, au titre éponyme, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2353" title="sensofluna" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/03/sensofluna-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></p>
<p><strong>Sens of Luna</strong>&#8230; Le sens de la Lune. Ou plutôt <em>l&#8217;essence</em> de la Lune. Groupe de musique originaire d&#8217;Angers, Sens of Luna nous propose de voyager sur l&#8217;astre lunaire au travers de sa musique. De découvrir son âme, ainsi que les petits bouts de lune qui dorment en nous.</p>
<p>Leur premier maxi, au titre éponyme, se compose de cinq titres seulement. Mais <strong>cinq titres denses</strong>, cinq titres qui emportent. Entre <strong>electro douce et trip hop entêtant</strong>, où se glisse parfois une note jazzy ; entre mélodies hypnotiques, rêveuses, et rythmiques plus enfiévrées, on est happé dès la première note et on ressort tout ébloui de ce court disque. <strong>Le temps s&#8217;est distordu : on a cru voyager longtemps, hors de la réalité</strong>.</p>
<p>La voix de la chanteuse, à la fois douce et forte, se pose sur un <strong>mélange harmonieux</strong> de batterie, guitares, basses, piano électrique et autres sons électroniques, ethniques, ou plus classiques, quelques sonorités de violoncelles apparaissant ici et là. Le tout forme un<strong> sortilège musical</strong> qui accapare l&#8217;esprit et ne lâche plus.</p>
<p>Les textes en italien, français et anglais apportent une variété de tonalités qui souligne bien la variation autour <strong>des états d&#8217;âme lunaires.</strong> Sens of Luna, l&#8217;espace de cinq titres, nous a entraînés dans un ailleurs qui est aussi une part obscure, cachée en nous.</p>
<p>Un groupe dont la musique remue l&#8217;âme, changeante comme la face que nous présente la Lune. A moins que ce ne soit sa face cachée qui nous est offerte ainsi?</p>
<h3>En savoir plus sur Sens of Luna</h3>
<ul>
<li>Leur <a href="http://www.myspace.com/sensofluna">page Myspace,</a> pour écouter leurs titres</li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/sens-of-luna-sens-of-luna/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Makoto Yukimura &#8211; Planètes</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/makoto-yukimura-chronique-de-planetes/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/makoto-yukimura-chronique-de-planetes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 09:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[espace]]></category>
		<category><![CDATA[humanite]]></category>
		<category><![CDATA[makoto yukimura]]></category>
		<category><![CDATA[manga]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=1814</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;argument Hashimaki, Yuri et Fee sont des &#171;&#160;nettoyeurs&#160;&#187; de l&#8217;espace : leur travail consiste à récupérer les débris flottants qui sont un grave danger pour les stations en orbite et les navettes spatiales. Chacun d&#8217;entre eux poursuit un but, un rêve bien différent : Yuri, hanté par la mort accidentelle de sa femme, cherche dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1840" title="planetes_1_makoto_yukimura" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/06/planetes_1.jpg" alt="planetes_1_makoto_yukimura" width="218" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Hashimaki, Yuri et Fee sont <strong>des &laquo;&nbsp;nettoyeurs&nbsp;&raquo; de l&#8217;espace :</strong> leur travail consiste à récupérer les débris flottants qui sont un grave danger pour les stations en orbite et les navettes spatiales. <strong>Chacun d&#8217;entre eux poursuit un but, un rêve bien différent</strong> : Yuri, hanté par la mort accidentelle de sa femme, cherche dans ces débris un objet lui ayant appartenu. Fee pense à son fils resté sur Terre. Et Hashimaki désire plus que tout posséder sa propre navette&#8230;</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Manga spatial et humaniste</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1841" title="planetes_extrait" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/06/planetes_extrait-300x221.jpg" alt="planetes_extrait" width="300" height="221" /></p>
<p>Planche extraite du vol. 1</p>
<h3>Avis personnel</h3>
<p><em>Planetes</em> est un manga court : quatre volumes seulement là où certaines séries se prolongent des tomes durant. Mais ce sont <strong>quatre volumes denses, emplis d&#8217;une histoire forte</strong> qui laisse des traces dans l&#8217;esprit du lecteur bien après en avoir refermé les pages.</p>
<p>Les trois personnages principaux de la série sont des êtres humains avec leur caractère propre, leurs failles et leurs rêves. Ils sont introduits de telle manière qu&#8217;<strong>on s&#8217;y attache et qu&#8217;on suit leur évolution avec intérêt et émotion</strong>. On comprend leurs réactions, on ne reste pas indifférent lorsque le malheur les accable ou lorsqu&#8217;ils se battent pour réaliser leur plus grand rêve.</p>
<p>Et il y a l&#8217;espace&#8230; c&#8217;est avant tout cet élément qui m&#8217;a fait lire <em>Planetes</em>. L&#8217;espace, la couverture du premier volume où l&#8217;on voit Hachimaki flotter seul, la Terre en arrière-plan. L&#8217;espace qui m&#8217;a toujours attirée et fascinée. Alors cette<strong> série se déroulant dans un futur proche et réaliste</strong> m&#8217;a immédiatement conquise! Elle m&#8217;a davantage séduite au fur et à mesure de ma lecture. <strong>Car ce n&#8217;est pas qu&#8217;une aventure spatiale, c&#8217;est véritablement une aventure humaine</strong> qui se déroule là, sous nos yeux. L&#8217;aventure d&#8217;hommes et de femmes qui doivent concilier rêves d&#8217;espace et vie personnelle, qui doivent composer avec cet environnement hostile qui les entoure.</p>
<p>La série avance de <strong>nombreuses réflexions autour de la conquête spatiale</strong>, de ce qui peut pousser l&#8217;Homme à regarder les étoiles en désirant si fort aller là-haut. Il y a aussi des interrogations sur <strong>les sacrifices et la volonté que demande la réalisation de certains rêves</strong>, des questionnements sur <strong>les relations humaines</strong>, sur des choses aussi simples et essentielles que notre<strong> rapport à la Nature </strong>ou encore notre place dans l&#8217;Univers.</p>
<p><em>Planetes</em>, c&#8217;est un<strong> grand manga plein de sensibilité et de réalisme</strong>, qui livre un regard lucide sur l&#8217;espace et sur l&#8217;humanité. Mais un regard qui, malgré toutes les épreuves, garde le même <strong>émerveillement</strong> que celui de l&#8217;enfant contemplant le ciel étoilé et déclarant : &laquo;&nbsp;Plus tard, je serai astronaute!&nbsp;&raquo;</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Une série d&#8217;animation en 26 épisodes a été tirée du manga en 2003 et 2004.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Le morceau <em>Grasp the earth </em>de <a href="http://www.jackorjive.com/">Jack or Jive</a> s&#8217;accorde à merveille à l&#8217;esprit de ce manga et aux vastes étendues spatiales.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1864" title="orbit_gary_tonge" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/orbitbig2-300x213.jpg" alt="orbit_gary_tonge" width="300" height="213" /></p>
<p><em>Orbit </em>de <a href="http://visionafar.spaceart.org/">Gary Tonge</a></p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Pour poursuivre l&#8217;odyssée spatiale mêlée à l&#8217;aventure humaine, je vous suggère les bandes dessinées<em><strong> Le complexe du chimpanzé</strong> </em>de Richard Marazano et Jean-Michel Ponzio (Dargaud, 2007-2008, 3 vol.) et <em><strong>Les mondes d&#8217;Aldébaran</strong> </em>de Leo (3 cycles parus depuis 1994 : <em>Aldébaran</em> (5 vol.)<em>, Bételgeuse</em> (5 vol.) et<em> Antarès </em>(3 vol. parus, cycle en cours), Dargaud).</p>
<p>Côté roman, je vous recommande la lecture de <em><strong>2001 odyssée de l&#8217;espace</strong> </em>d&#8217;Arthur C. Clarke (J&#8217;ai Lu, 2001).</p>
<h3>A propos de Makoto Yukimura</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2308" title="MakotoYukimura" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/MakotoYukimura.jpg" alt="" width="276" height="245" />Makoto Yukimura est né en 1976 au Japon. Il a fait ses études à l&#8217;université d&#8217;art Tama. C&#8217;est suite à la lecture du manga <em>Ken le survivant</em> (de Tetsuo Hara et Buronson, J&#8217;ai Lu, 1999-2001, 27 vol.) qu&#8217;il décide de devenir lui aussi auteur de mangas. Il débute par la série <em>Planètes</em> et travaille actuellement sur une autre série, <em>Vinland Saga</em> (Kurokawa, 5 vol. parus depuis 2009, série en cours). <em>Vinland Saga</em> prend place au XIe siècle et conte l&#8217;invasion de l&#8217;Angleterre par les danois.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Editions Panini Manga, 2005, 4 vol.</p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/makoto-yukimura-chronique-de-planetes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mute, le premier artbook d&#8217;Akiza</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-artbooks-musique/mute-le-premier-artbook-d-akiza/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-artbooks-musique/mute-le-premier-artbook-d-akiza/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 09:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Artbooks et Musique]]></category>
		<category><![CDATA[akiza]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[artbook]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[pop art]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[typographie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=1406</guid>
		<description><![CDATA[Akiza. Akiza&#8230; Akiza, kézako? Akiza, voyons! Vous avez forcément croisé cet énigmatique prénom au détour de vos promenades sur la Toile. Akiza est une effigie moderne, faite de câbles, de tissu et d&#8217;illustrations vectorielles. &#171;&#160;Histoire sans parole&#160;&#187;, &#171;&#160;propos graphique&#160;&#187; pour son créateur, Akiza est une fée-tish créée et constamment réinventée par Robinson Deschamps. L&#8217;artbook Mute, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_akiza-mute-206x300.jpg" alt="Mute, artbook d&#039;Akiza" title="Mute, artbook d&#039;Akiza" width="206" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-2315" /></p>
<p>Akiza. Akiza&#8230; Akiza, kézako? Akiza, voyons! Vous avez forcément croisé cet énigmatique prénom au détour de vos promenades sur la Toile. <strong>Akiza est une effigie moderne, faite de câbles, de tissu et d&#8217;illustrations vectorielles.</strong> &laquo;&nbsp;Histoire sans parole&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;propos graphique&nbsp;&raquo; pour son créateur, <strong>Akiza est une fée-<em>tish</em> créée et constamment réinventée par Robinson Deschamps</strong>. </p>
<p><strong>L&#8217;artbook <em>Mute</em>, magnifiquement imprimé sur un beau papier épais, fait non seulement office de bilan des 5 premières années d&#8217;Akiza &#8211; mais sert aussi de manifeste.</strong> La conception de cette étrange poupée graphique aux os métalliques est détaillée avec force détails et anecdotes : où l&#8217;on verra même la photo qui servira de base pour le visage de la poupée, où l&#8217;on connaîtra l&#8217;emplacement de ses divers piercings, et où l&#8217;on apprendra que sa coiffure est composée des ouvertures, en négatif, d&#8217;un siège de tracteur en fonte !</p>
<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_akiza-whale.jpg" alt="" title="" width="576" height="270" class="aligncenter size-full wp-image-2332" /></p>
<p><strong>Des jeux crypto-graphiques des tout débuts</strong>, de la première Akiza dédiée (à Loulady), des jeux d&#8217;Akiza avec l&#8217;alphabet maya ou avec la légende du Styx, en passant par la première expo Akiza au Katabar à l&#8217;été 2005, jusqu&#8217;à l&#8217;emploi des symboles warholiens de la consommation de masse (objets de la vie courante où sont sérigraphiés des centaines de fois le même visage), <em>Mute</em> recense les mille et une créations akiziennes issues de l&#8217;esprit de Robinson au fil des ans.</p>
<blockquote><p>C&#8217;est un dialogue entre le blanc et le noir, le compliqué et le simple, l&#8217;innocence et l&#8217;indécence, l&#8217;un et le multiple, la variation et la copie. (Robinson, interview dans Elegy n°36)</p></blockquote>
<p><strong>Née créature virtuelle, Akiza a rapidement dépassé la simple silhouette de glace et d&#8217;ébène.</strong> <em>Mute</em> détaille ainsi les multiples métamorphoses de l&#8217;effigie <em>so dark, so cute</em> qui, telle un vaste champ magnétique dopé à la dark wave et à l&#8217;encre de Chine, recouvre de son design unique vêtements (imprimés <em>à la main</em>), bijoux, sacs, toiles, lithographies, plaques émaillées, galeries d&#8217;art et même restaurant &#8211; tel le Cosy Box, à Cannes, où Akiza a envahi les lieux pendant l&#8217;été 2009 :</p>
<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_mamatoro.jpg" alt="Scénographie akizienne au Cosy Box, à Cannes" title="Scénographie akizienne au Cosy Box, à Cannes" width="498" height="506" class="aligncenter size-full wp-image-2321" /></p>
<p>C&#8217;est là <strong>le résultat d&#8217;un travail de design acharné et passionné &#8211; d&#8217;aucuns diraient visionnaire -, échappant aux aléas des effets de mode tout en étant très <em>fashion</em> lui-même.</strong></p>
<p>Finalement, c&#8217;est peut-être cette pluridisciplinarité, elle-même issue du parcours atypique de Robinson, qui constitue le code génétique de l&#8217;énigme Akiza : ce n&#8217;est pas un logotype mais <strong>un symbole de ralliement, à la croisée du design, du pop art de la typographie, une déclinaison infinie de possibles, vus à travers un miroir bien singulier</strong>. Sans couleur, rendue muette par un baillon SM, Akiza ne fait pas sens tant que le spectateur n&#8217;y projette pas sa propre culture et ses propres fantasmes. Universelle, atemporelle, voilà bien une figure de la modernité, synthétisant à la fois la culture millénaire du trait et du pinceau, et celle des musiques obscures et des esthétiques <em>underground</em>.</p>
<p><a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_akiza-rorschach.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_akiza-rorschach-156x300.jpg" alt="Akiza, test de Rorschach moderne ?" title="Akiza, test de Rorschach moderne ?" width="156" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-2322" /></a>Les câbles, les lignes et les aplats noirs, mais aussi les clins d&#8217;œils visuels plus ou moins explicites, tantôt à des têtes connues de la scène dark francophone, tantôt à des symboles hérités de diverses mythologies, nous rappellent intrinsèquement notre place dans un univers virtuel où se mélangent sensuellement cultures, origines, goûts et couleurs. <strong>La forme, ramenée à une manifestation très pure</strong> (du blanc et du noir par seaux entiers, des rythmes graphiques et des silhouettes multipliées), ne dévoile sa toute puissance que lorsqu&#8217;elle se mélange aux couleurs chatoyantes de l&#8217;imagination.</p>
<p>Oh! Akiza! Attention, addiction : Akiza est une Métamorphe comme on les aime, aussi sexy qu&#8217;asexuée, aussi énigmatique que facile à aborder &#8211; et à arborer. En sortant son héroïne de l&#8217;univers strictement numérique et en en recouvrant t-shirts, sacs et autres badges insolites, Robinson a fait d&#8217;Akiza <strong>un symbole muet mais reconnaissable entre mille de l&#8217;insoumission plus ou moins marquée de ceux qui s&#8217;en habillent</strong>.</p>
<p><a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/03/20090219_akiza-verdier.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/03/20090219_akiza-verdier-300x225.jpg" alt="Expo Akiza à la galerie Nadine et Tom Verdier, en 2008" title="Expo Akiza à la galerie Nadine et Tom Verdier, en 2008" width="300" height="225" class="alignright size-medium wp-image-2858" /></a>Star de nombreuses expositions et installations (dont une <a href="http://www.touslesanges.com/akiza/3_228_34_1_ALaGalerieNadineEtTomVerdierJuinEtJuillet2008.htm">exposition incroyable</a> à la Galerie Nadine et Tom Verdier), le petit personnage en noir et blanc continue son petit bonhomme de chemin en apparaissant, impromptu, au détour des soirées et autres festivités teintées de noir. Ainsi, unis à notre insu par cette amie commune, nous participons ensemble, <a href="http://www.flickr.com/photos/kreestal/3800526494/">Lunemauviens akizés</a>, au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tude_du_petit_monde">phénomène du petit monde</a>.</p>
<h3>A propos de Robinson Deschamps</h3>
<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_robinson.jpg" alt="Robinson Deschamps (photo : Quentin Deschamps)" title="Robinson Deschamps (photo : Quentin Deschamps)" width="174" height="260" class="alignleft size-full wp-image-2319" /><strong>Robinson Deschamps est un graphiste et typographe français, dont l&#8217;imagination n&#8217;a d&#8217;égale que la très grande rigueur.</strong> Issu d&#8217;un milieu graphique à côté duquel il pensait être passé, il se lance d&#8217;abord dans des études de biologie, avec le modeste objectif de devenir &laquo;&nbsp;savant fou&nbsp;&raquo;. Il rejoint ensuite l&#8217;école le Scriptorium, à Toulouse,  où il acquiert la maîtrise du dessin calligraphique. Sa police d&#8217;écriture &laquo;&nbsp;La Mounira&nbsp;&raquo; est d&#8217;ailleurs primée par la Fonderie japonaise Morisawa.</p>
<p>Co-fondateur de feu le collectif Tous Les Anges, réunissant graphistes et photographes, Robinson (dés)articule désormais sa poupée de fer et de son avec son amie Yoshii, qui lui donne un sérieux coup de main pour la gestion de son empire, tout en taillant la route en bohème pour faire connaître ses créations, et en continuant à réaliser des travaux sur commande pour les domaines culturels et musicaux.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Calligraphe et typographe, Robinson Deschamps est le créateur des logos de Prikosnovénie, de La Nuit des Fées, de Pinkruby, de MissTrip et bien d&#8217;autres !</p>
<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_misstrip.jpg" alt="Logo de Miss Trip" title="Logo de Miss Trip" width="275" height="124" class="aligncenter size-full wp-image-2316" /></p>
<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_nuitdesfees.jpg" alt="Logo de La Nuit des Fées" title="Logo de La Nuit des Fées" width="153" height="157" class="aligncenter size-full wp-image-2317" /></p>
<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_prikos.jpg" alt="Logo de Prikosnovenie" title="Logo de Prikosnovenie" width="276" height="58" class="aligncenter size-full wp-image-2318" /></p>
<h3>Pique et pique et colégram</h3>
<p>Autour de la sphère en noir et blanc d&#8217;Akiza, on trouve et imagine trouver :</p>
<p class="aligncenter"><strong>Aubrey Breadsley</strong></p>
<div class="aligncenter"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_aubrey-beardsley.jpg" alt="Aubrey Beardsley" title="Aubrey Beardsley" width="155" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2323" />&nbsp;<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_aubrey-beardsley2.jpg" alt="Aubrey Beardsley" title="Aubrey Beardsley" width="226" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2324" />&nbsp;<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_aubrey-beardsley3.jpg" alt="Aubrey Beardsley" title="Aubrey Beardsley" width="194" height="300" class="alignnone size-full wp-image-2325" /></div>
<p class="aligncenter"><strong>agnès b.</strong></p>
<div class="aligncenter"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_agnesb.jpg" alt="Portrait d&#039;agnès b." title="Portrait d&#039;agnès b." width="137" height="190" class="alignnone size-full wp-image-2326" />&nbsp;<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_agnesb2.jpg" alt="Veste agnès b." title="Veste agnès b." width="220" height="190" class="alignnone size-full wp-image-2327" />&nbsp;<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_agnesb3.jpg" alt="Skin pour ordinateur agnès b." title="Skin pour ordinateur agnès b." width="252" height="190" class="alignnone size-full wp-image-2328" /></div>
<p class="aligncenter"><strong>Le Japon, Joy Division et l&#8217;esthétique fetish</strong></p>
<div class="aligncenter"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_japon.jpg" alt="Idéogramme japonais" title="Idéogramme japonais" width="161" height="216" class="alignnone size-full wp-image-2329" />&nbsp;<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_joydivision.jpg" alt="Joy Division" title="Joy Division" width="144" height="216" class="alignnone size-full wp-image-2330" />&nbsp;<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/20100228_fetish.jpg" alt="Fetish" title="Fetish" width="161" height="216" class="alignnone size-full wp-image-2331" /></div>
<h3>En savoir plus sur <strong>Akiza</strong></h3>
<ul>
<li><a href="http://www.akiza.net/">Le site officiel d&#8217;Akiza</a>: retrouvez les Akizas spéciales, les expos et bien plus encore ;</li>
<li><a href="http://akizashop.net/">La boutique d&#8217;Akiza</a>, ou la tentation (dés)incarnée ;</li>
<li>Retrouvez également Akiza sur <a href="https://www.facebook.com/Akiza.pageofficielle">Facebook</a> !</li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-artbooks-musique/mute-le-premier-artbook-d-akiza/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

