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	<title>La Lune Mauve &#187; arnaud luphenz</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>Arnaud Luphenz &#8211; L&#8217;Errance des échos</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 07:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[arnaud luphenz]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[onirisme]]></category>
		<category><![CDATA[surréalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Le narrateur se voit léguer une maison, où il découvre deux tableaux. Séduit par ces toiles, notamment celle représentant une fée, il se lance dans un voyage qui le mène en Nephandia, ville étrange, afin d&#8217;en retrouver le peintre mais aussi, peut-être, se trouver une destinée. Entre rêve et réalité, il avance, enquête, rencontre, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2534" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/arnaud-luphenz-chronique-de-lerrance-des-echos/attachment/errance_des_echos_luphenz_couv/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2534" title="L'errance_des_echos_luphenz_couv" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/errance_des_echos_luphenz_couv-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p>Le narrateur se voit léguer une maison, où il découvre deux tableaux. Séduit par ces toiles, notamment celle représentant une fée, il se lance dans un voyage qui le mène en Nephandia, ville étrange, afin d&#8217;en retrouver le peintre mais aussi, peut-être, se trouver une destinée. Entre rêve et réalité, il avance, enquête, rencontre, vibre, songe, s&#8217;émeut&#8230;</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Errance poétique dans un labyrinthe obscur</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p>Médusa et ses canaux de pierre aspirèrent bien plus que ma jeunesse,  après m&#8217;avoir trop donné et sans aucune distinction. Comme un souffle-tentacule ou des lèvres-brisures aux baisers passionnés. Les ombres de ses venelles italiennes avaient su rendre ma peau blême et mon esprit des plus secrets. Mes méninges en proie aux nuées avaient édifié des alcôves et des refuges aussi salutaire qu&#8217;inaccessibles. Des archipels de brouillards et de vapeurs dorées au coeur d&#8217;une mer déchaînée. Mais la cité avait ses séides, toujours prêts à pétrifier la moindre velléité de sécession.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p>Dès le début de <em>L&#8217;Errance des échos</em>, le ton est donné : Arnaud Luphenz nous liste les personnages que l&#8217;on rencontrera au cours de notre lecture, et leur brève description, en une phrase voire deux mots, laisse augurer une plongée dans <strong>un univers surréaliste</strong> des plus séduisants.</p>
<p>Et c&#8217;est bel et bien le cas! Oubliez tout vos repères, vos habitudes de romans linéaires et bien structurés. Ici, si l&#8217;histoire se tient, on peine à la suivre. Non parce qu&#8217;elle est mal construite ou ennuyeuse. Mais parce que chaque phrase tient de la poésie surréaliste. Toutes très courtes, séparées par des points, comme autant de balles tirées vers le lecteur pour mieux briser ses défenses, elles envoûtent de leur chant de sirène. Tissent un filet qui capture.</p>
<p><em>L&#8217;Errance des échos</em>, c&#8217;est <strong>une plongée dans un labyrinthe de rues</strong>, de lieux. On a l&#8217;impression de se promener dans une ville aux contours flous, aux ramifications étranges et tordues, peuplée de <strong>personnages tous plus bizarres les uns que les autres</strong>, mais animés d&#8217;une poésie noire et surprenante.</p>
<p>On se laisse porter par les phrases d&#8217;Arnaud Luphenz, abandonnant toute tentative de compréhension. Amateur d&#8217;ambiances surréalistes, mélancoliques, oniriques et surtout pas transparentes de netteté, plongez vite dans ce roman!</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Certains passages du roman laissent transparaître une certaine ironie vis-à-vis de notre société actuelle.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>Le sifflement du vent et des spectres passant à travers des murs en ruines.</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2550" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/arnaud-luphenz-chronique-de-lerrance-des-echos/attachment/sevrette_jerome/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2550" title="sevrette_jerome" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/sevrette_jerome-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a></p>
<p><em>L&#8217;Asile des mouches</em> de <a href="http://www.photographique.fr/">Jérôme Sevrette</a></p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p>Si <em>L&#8217;Errance des échos</em> vous a plus, vous aimerez <em>Ubik</em> de Philip K. Dick (éditions 10/18, 1999) : un autre genre d&#8217;errance, dans un monde futur, entre réalité et virtuel. Egalement la nouvelle <em>Mère-géode</em> de Jérôme Noirez (in <em>Trésors</em>, Emblèmes n° 15, dirigé par Estelle Valls de Gomis, éd. de L&#8217;Oxymore, 2005).</p>
<h3>A propos d&#8217;Arnaud Luphenz</h3>
<p><a rel="attachment wp-att-2535" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/arnaud-luphenz-chronique-de-lerrance-des-echos/attachment/arnaud_luphenz/"><img class="alignleft size-full wp-image-2535" title="arnaud_luphenz" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/arnaud_luphenz.jpg" alt="" width="200" height="151" /></a>On sait très peu de choses  d’Arnaud Luphenz. Il rédigea ses premiers écrits à l&#8217;âge de dix ans, puis il connut une longue période de non-écriture. Il est revenu par la suite à l’écriture et a publié le recueil de nouvelles <em>Beau temps pour un poison</em> et un recueil de poésie, <em>Crépusculaires</em>, en 2009 chez Edifree. Parmi ses influences, il cite Baudelaire, Mallarmé, Bashung ou encore René Char.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Edifree, 2010, 314 pages<br />
<div class='my-rating'>Note personnelle:<br />3.5 out of 5 stars</div></p>
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		<title>Arnaud Luphenz &#8211; Les Crépusculaires</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 07:10:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Recueils de poésie]]></category>
		<category><![CDATA[arnaud luphenz]]></category>
		<category><![CDATA[edifree]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;argument Cent poèmes en demi-teintes, ni tout à fait noirs, ni tout à fait lumineux. Cent poèmes en vers et en prose aux couleurs  du crépuscule, avant que la nuit tombe, avant que les ténèbres ne prennent possession du monde. Genre littéraire Poèmes à l&#8217;obscure clarté ça commence comme ça Abat-jour (2008) De la cathédrale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2134" title="crepusculaires_couv" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/crepusculaires_couv-183x300.jpg" alt="crepusculaires_couv" width="183" height="300" /></p>
<h3>L&#8217;argument</h3>
<p style="text-align: justify;">Cent poèmes en demi-teintes, ni tout à fait noirs, ni tout à fait lumineux. Cent poèmes en vers et en prose aux couleurs  du crépuscule, avant que la nuit tombe, avant que les ténèbres ne prennent possession du monde.</p>
<h3>Genre littéraire</h3>
<p>Poèmes à l&#8217;obscure clarté</p>
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><p><em>Abat-jour (2008)</em></p>
<p>De la cathédrale à l&#8217;abattoir,<br />
Les bestiaux s&#8217;obstinent à croire<br />
Aux voeux de leur étoile filante,<br />
A la bougie cramée des évidences.</p>
<p>Il serait malvenu et pathétique<br />
De disserter sur les raisons<br />
De l&#8217;aboulie des continents,<br />
Sur l&#8217;ivresse de nos friches.</p>
<p>Le calice entre des mains ridées,<br />
Le jour du seigneur en longue-vue,<br />
Il est inutile d&#8217;insister, belle Vacuité,<br />
Sur les racines et les ailes de parvenus.</p>
<p>Si la morgue est le miroir du salut,<br />
Les certitudes sont le reflet des anges;<br />
Leur baiser devrait rendre silencieux<br />
Et la lumière transcender les sceptiques.</p></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Crépusculaires</em> rassemble cent poèmes, en vers et en prose. Le titre exprime la couleur du recueil : <strong>des poèmes enténébrés, au contenu triste et violent.</strong> Pourtant, de temps en temps, un poème lumineux éclaire cette obscurité. Ce n&#8217;est pas la nuit complète, c&#8217;est bel et bien le crépuscule, et quelques rayons de soleil s&#8217;attardent encore.  Il en est ainsi de <em>Danse stellaire</em>, d&#8217;<em>En déshérence</em> et de <em>La Nymphe des étoiles</em>, qui forment <strong>des petites parcelles lumineuses dans l&#8217;atmosphère sombre du recueil.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Certains poèmes se montrent simplement doux-amer, tels <em>La cinquième saison</em> ou <em>La cité des reflets</em>. Les mots sont agencés de telle manière qu&#8217;il semble que <strong>c&#8217;est une musique des ténèbres qui s&#8217;écoule</strong>, tout au long du recueil. Parfois même, on peut distinguer une <strong>critique de notre société contemporaine</strong>, comme dans <em>L&#8217;homme de paille</em> ou <em>Le sacre</em>. D&#8217;autres poèmes se déroulent dans une sorte d&#8217;<strong>atemporalité</strong>, ou dans un univers médiéval imaginaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Variété des époques, mais pas de variété des atmosphères : mélancolie, amertume, tristesse, violence, folie douce&#8230; sont majoritaires. Ici et là, <strong>une touche d&#8217;ironie</strong>, comme dans <em>L&#8217;Ogre du Morvan</em>, permet de ne pas se sentir oppressé. <em>Crépusculaires</em> est un recueil <strong>à lire à petites doses</strong>, pour ne pas se laisser empoisonner par l&#8217;atmosphère délétère distillée mais aussi pour mieux savourer la musicalité des mots.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p style="text-align: justify;">Chaque poème est accompagnée de sa date de création ainsi que, dans certains cas, d&#8217;une note expliquant ce qui l&#8217;a inspiré ou ce qu&#8217;il inspire. Une intéressante façon de suivre le processus créatif de l&#8217;auteur.</p>
<h3>Gramophone</h3>
<p>L&#8217;<em>Adagio pour cordes</em> de Samuel Barber</p>
<h3>Sur le mur</h3>
<p>Un objet : une pierre d&#8217;un noir profond, aux arêtes coupantes.</p>
<h3>Dans la même veine</h3>
<p style="text-align: justify;">Le recueil de nouvelles <em>Beau temps pour un poison</em>, du même auteur (Edifree, 2009), où l&#8217;on retrouve des nouvelles à la prose musicale et à l&#8217;atmosphère ténébreuse. Le recueil de poèmes <em>Les Fleurs du mal</em> de Baudelaire (Folio, 2004) vous plaira également, car ses ambiances douces-amères, délétères et lumineuses, tiennent aussi du crépuscule.</p>
<h3>A propos d&#8217;Arnaud Luphenz</h3>
<p style="text-align: justify;">On sait peu de choses à propos d&#8217;Arnaud Luphenz. Il avait dix ans lors de ses premiers écrits, avant de connaître une longue période de non-écriture. Il est revenu par la suite à l&#8217;écriture et a publié le recueil de nouvelles <em>Beau temps pour un poison</em> en 2009 chez Edifree. Parmi ses influences, il cite Baudelaire, Mallamré, Bashung ou encore René Char.</p>
<h3>Références de l&#8217;ouvrage</h3>
<p><em>Crépusculaires</em>, Edifree, 2009, 128 pages.</p>
<h3>Liens et sources :</h3>
<p><a href="http://www.edifree.fr/doc">Le site de la librairie en ligne Edifree</a>, où se procurer l&#8217;ouvrage.</p>
<p><a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/news-litteraires/beau-temps-pour-un-poison-recueil-darnaud-luphenz/">La critique de <em>Beau temps pour un poison</em> sur La Lune Mauve</a></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/luphenz">La page Myspace d&#8217;Arnaud Luphenz</a></p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
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		<title>Arnaud Luphenz &#8211; Beau temps pour un poison</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/contes-nouvelles/beau-temps-pour-un-poison-recueil-darnaud-luphenz/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 15:33:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[arnaud luphenz]]></category>
		<category><![CDATA[edifree]]></category>

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		<description><![CDATA[Paru aux éditions Edifree en mars 2009, Beau temps pour un poison est un recueil de soixante-six courtes (très courtes) nouvelles signées Arnaud Luphenz. Soixante-six nouvelles. Soixante-six poisons, égrenés au fil des pages. Poisons de l&#8217;âme humaine, de sa folie et de ses multiples teintes de ténèbres. L&#8217;auteur nous prend par la main et nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-1667 alignleft" title="beautempspoison Luphenz" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/04/beautempspoison.jpg" alt="beautempspoison Luphenz" width="164" height="250" />Paru aux éditions <strong>Edifree</strong> en mars 2009, <strong>Beau temps pour un poison</strong> est un recueil de soixante-six courtes (très courtes) nouvelles signées<strong> Arnaud Luphenz</strong>.</p>
<p>Soixante-six nouvelles. Soixante-six poisons, égrenés au fil des pages. <strong>Poisons de l&#8217;âme humaine, de sa folie et de ses multiples teintes de ténèbres. </strong>L&#8217;auteur nous prend par la main et nous emmène nous perdre dans les méandres tortueux des cerveaux fous. Son style, fait de phrases courtes comme autant de pics acérés, composées de mots surréalistes, donne à l&#8217;ensemble une étrange poésie noire.</p>
<p>Ce langage métaphorique, <strong>où la sonorité des mots séduit de façon étrange malgré la noirceur du propos,</strong> rend quelquefois l&#8217;histoire absconse.  Je suis restée perplexe, parfois, me heurtant à ces mots comme contre un mur.</p>
<p>La violence contenue dans certains textes, physique comme psychologique, bien que de temps en temps mise à distance par ces phrases tournées de façon si spéciale (ou peut-être à cause de cela), a heurté ma sensibilité. J&#8217;ai du abandonner ma lecture, nauséeuse. Déroutée. Dégoûtée. <strong>Sans doute faut-il avoir le coeur mieux accroché que le mien pour parfaitement goûter à ces histoires perfides qui exsudent leur poison tout au long du recueil.</strong></p>
<p>A ne pas recommander aux âmes sensibles, donc, mais si vous vous sentez le courage d&#8217;arpenter les sentiers poisseux et viciés des pans les plus noirs de l&#8217;humanité, alors cet ouvrage est fait pour vous.</p>
<p>Editions Edifree, 314 pages, mars 2009.<div class='my-rating'>Note personnelle:<br />3 out of 5 stars</div></p>
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