N.B. : ce texte est une archive de mon blog personnel. Il a été initialement publié le 13 juillet 2006.
Six ans plus tard, il résonne comme si c'était hier…La tentative – non pas désespérée mais, au contraire, pleine d’espoir empathique – de partager, par écrit, et qui plus est sur un site web non exhaustif, individualiste, passionné et romantique, la douceur sucrée, et parfumée par l’herbe fraîchement coupée, de cet instant dont je me souviendrai à jamais puisque strictement parfait, me trotte dans la tête depuis que, sur ce sable doré, j’allongeais mes jambes blanches et laissais mon esprit divaguer, bercé par le roulement de vagues lointaines.
Vois, je me suis mise à ton niveau et essaie de te comprendre…
Me lasserai-je un jour de cette observation silencieuse d’un panthéon d’étoiles qui ne m’appartient pas ? Ne puis-je donc me résoudre à enterrer cette inspiration perverse que ton aura mâle aura marquée au fer rouge (en forme d’étoiles), à même la distance qui nous sépare ?
Ce n’est qu’une question de chair et de peau, de texture et de marquage, de sensation, de goût, d’amer et d’opprobre.
Fascinée par l’antinomie incarnée de tout ce en quoi je crois, de tout ce à quoi je permets de traverser ma trachée (exit Ms Nicotine, travestie !), je ressors du placard mon piano imaginaire, m’installe confortablement, le corps détendu et l’esprit, pareil, me déhanche sur cette musique néo-spirituelle, délicate, infinie. Mes cheveux frôlent, en riant, mes épaules recouvertes de noir, tout en battant la mesure d’un coeur qui ne respire déjà plus de la même façon.
J’ai parfois envie de remercier mes ennemis pour avoir fait de moi qui je suis.
Transformée, subjuguée, médusée, oui, par le reflet fantasmé d’un toi tout droit sorti de ma fertile imagination. La perception d’autrui, toujours fantasmée, aux relents d’empathie, me semble toute oubliée, et puisque, laisse-moi, vois-tu.
Plus victime que bourreau, tu danseras continuellement sur ce refrain mâché, archi répété (et moi de brûler ces mots et lèvres de toi qui ne me toucheront plus jamais).
Responsable, erreur, regret, comment dire l’indicible, ou comment supporter de garder pour soi ce qui doit se partager ? Je n’ai rien à me reprocher, j’avance, sereine, distante, confiante, ou : aimant, amante, aimante.
Libérée de tes faux-semblants, de tes moues boudeuses, dédaigneuses, écoeurantes d’humeur mijorée, c’est sur le groove et sur l’été que je me trémousse, cette fois fascinée par les petites mains d’enfants, par le déchaînement du Fender Rhodes, et par la sensualité d’une bise fraîche effleurant mes épaules cette fois dénudées.
Je n’ai plus besoin d’aucune ordalie, puisque c’est moi qui, désormais, bats la mesure. Je me repais à nouveau des rires cyniques provoqués par les catins, les absorbeurs de rêves, les parasites, les inconstants et les lâches ; j’en ris encore en faisant mes gammes, fiole de laudanum et cyanure poudré à la main.
Emplir valves et corps perdus.
it seems in vogue
to be a closet
misogynist homophobe


