Le rêve d'une autre nuit

« Opulent death » de Nita Collins

N.B. : ce texte est une archive de mon blog personnel. Il a été initialement publié le 28 août 2010.

Le rêve d’une autre nuit s’est déroulé cette nuit, mettant en scène plusieurs personnages chers à mon cœur, ou disons plutôt importants à mes yeux.

Tout semblait si limpide, et en même temps aussi étouffant que les piscines visqueuses dans lesquelles je décidai de me baigner. Seules des poules (dont une morte) n’avaient rien à faire dans le décor de vacances, où ce qui jadis était une ferme rénovée devenait soudain une villa monstrueuse à cinq piscines. Everybody was there…

Soudain, je me retrouvai à Venise, où tout un chacun portait des masques en papier mâché grossier, genre art naïf. Pourquoi fut-elle, elle en particulier, recouverte d’un masque de cochon ? La simple question me plonge dans un trouble immense.

Reste qu’au beau milieu de la foule bigarrée, ma Muse malade fit son apparition, majestueuse, comme souvent, et étonnamment dénuée de perfidie. Ce fut juste la joie de se retrouver, le tourbillon d’un instant déjà achevé, et le même amour – simplement dépassionné. Un sentiment intense et ancien, quelque chose qui a toujours été là, s’est affadi avec le temps mais n’a jamais réellement disparu.

De là se sont enchaînés un tas d’évènements méchants, des bruits de couloir, des photos compromettantes qui n’avaient en fait jamais existé. Je courus, courus, dans les couloirs interminables de ma pensée.

Le visage de ma Muse émaciée, bien que doux et rassurant, fut en lui seul le signe qu’il fallait que je m’extirpe de là. Je m’arrachai donc au sommeil, les yeux boursoufflés et la bouche sèche, et ne retrouvai, sur mon oreiller, que mon propre masque en papier mâché.

Ôde aux deux Muses du neuf inversé…