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	<title>La Lune Mauve &#187; Chroniques albums</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<item>
		<title>Dornenreich &#8211; Hexenwind</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 08:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums glacés]]></category>
		<category><![CDATA[dornenreich]]></category>
		<category><![CDATA[folk metal]]></category>
		<category><![CDATA[neo-folk]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8230; Hör&#8217; gut zu und lausche hin .. &#8230; Getarnt mit Ruh&#8217; &#8211; geheimer Sinn &#8230; &#8230; Fühle es, ja spür&#8217; wie nah &#8230; &#8230; Zauber regt sich &#8211; sonderbar &#8230; « Zu Träumen wecke sich, wer kann » &#8230; Listen closely, hearken &#8230; &#8230; Camouflaged in stillness &#8211; a secret sense &#8230; &#8230; Feel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-2912 aligncenter" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/10/Dornenreich-Hexenwind-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></p>
<p style="text-align: left">
<blockquote><p>&#8230; Hör&#8217; gut zu und lausche hin ..<br />
&#8230; Getarnt mit Ruh&#8217; &#8211; geheimer Sinn &#8230;<br />
&#8230; Fühle es, ja spür&#8217; wie nah &#8230;<br />
&#8230; Zauber regt sich &#8211; sonderbar &#8230;<br />
« Zu Träumen wecke sich, wer kann »</p>
<p>&#8230; Listen closely, hearken &#8230;<br />
&#8230; Camouflaged in stillness &#8211; a secret sense &#8230;<br />
&#8230; Feel it, sense its closeness &#8230;<br />
&#8230; Magic is stirring &#8211; strangely &#8230;<br />
« Awake to dreams if you might »<br />
(Traduction en anglais issue du site du groupe)</p></blockquote>
<p style="text-align: left">La forêt immergée dans la brume de la pochette annonce quelque chose de sombre et de mystérieux pour ce quatrième album des allemands de Dornenreich. Et c’est exactement ce qu’offre <em>Hexenwind </em>et son <strong>métal minimaliste très néofolk</strong>, qui s’éloigne donc de leur black métal de départ.</p>
<p><em>Von der Quelle</em>, l’introduction, donne le ton avec ses claviers oniriques aux notes cristallines. <strong>Le vent, thème de l’album, accompagne cette introduction et nous plonge davantage dans cette forêt que l’on trouvera tout au long des cinq titres</strong>.</p>
<p>Vient ensuite <em>Der Hexe flammend’ Blick</em> et son riff à la sonorité minimaliste, presque punk. Un riff très efficace que le groupe a choisi d’utiliser à l’abus puisqu’il se répète sur les onze minutes que durent le titre ! Des claviers éthérés aèrent l’ensemble et de petites parties acoustiques entrecoupent tout de même le morceau. Le titre suivant <em>Der Hexe nächtlich’ Ritt</em> est beaucoup plus riche et possède <strong>un refrain folk à l’accent mélancolique</strong>. Les cymbales évoquent le vent, tout comme la voix susurrée de Valnes.</p>
<p><em>Aus längst verhalltem Lied</em> offre une pause purement acoustique. S’ensuit la pièce maîtresse de l’album, selon moi, <em>Zu Träumen wecke sich, wer kann</em>, qui est aussi le dernier titre de l‘album. Il débute de façon lancinante avec le souffle du vent, toujours. <strong>Des mélodies folk acoustiques et électriques viennent alors s’immiscer en créant un tout surprenant et plein d’émotions !</strong></p>
<p><strong><em>Hexenwind </em>est un voyage introspectif qui doit nous guider vers le monde des rêves, qui est aussi celui de la liberté</strong>. Il nous invite à voir au-delà, à lever le voile, et nous laisser guider par le vent et la magie. Telles sont les paroles de cet album certes minimaliste, mais d’une richesse insoupçonnée à la première écoute.</p>
<p style="text-align: left">
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.flammentriebe.com" target="_blank">Site Web de Dornenreich</a></li>
<li><a href="http://www.myspace.com/mehralsdasein" target="_blank">MySpace de Dornenreich</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Alcest &#8211; Écailles De Lune</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/alcest-ecailles-de-lune/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/alcest-ecailles-de-lune/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 08:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums féériques]]></category>
		<category><![CDATA[alcest]]></category>
		<category><![CDATA[black metal]]></category>
		<category><![CDATA[post rock]]></category>

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		<description><![CDATA[Leur tenant la main, lentement, Je voudrais sombrer dans des eaux noires M&#8217;accueillant silencieusement. Dire adieu aux lueurs du matin, Laisser les courants froids Purifier mes pensées, statufier mes chairs, Pour trouver le sommeil Tout au fond de l&#8217;océan. « Écailles De Lune &#8211; part 2 » Écailles De Lune est le deuxième album d’Alcest, groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2868" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/06/Alcest-Ecailles-de-lune-300x300.jpg" alt="Alcest - Ecailles de lune" width="300" height="300" /></p>
<blockquote><p>Leur tenant la main, lentement,<br />
Je voudrais sombrer dans des eaux noires<br />
M&#8217;accueillant silencieusement.<br />
Dire adieu aux lueurs du matin,<br />
Laisser les courants froids<br />
Purifier mes pensées, statufier mes chairs,<br />
Pour trouver le sommeil<br />
Tout au fond de l&#8217;océan.<br />
« Écailles De Lune &#8211; part 2 »</p></blockquote>
<p><em>Écailles De Lune</em> est le deuxième album d’Alcest, groupe français composé de Neige et de Winterhalter. <strong>L’album propose un mélange subtil de black metal et de post rock, le tout avec une ambiance onirique d’une rare beauté</strong>. La magnifique pochette réalisée par <a href="http://www.lesdiscrets.com/" target="_blank">Fursy Teyssier</a> (Les Discrets) ne ment pas : la beauté qui s’en dégage se retrouve entièrement dans <em>Écailles De Lune</em>. Et dans ce titre on retrouve les deux éléments porteurs de ce disque : la mer (écailles) et la rêverie (lune).</p>
<p>L’album commence par le titre éponyme de l’album, scindé en deux parties. La première est une ballade très post rock portée par une mélancolie colorée. <strong>Une espèce d’innocence enveloppe le morceau dont les paroles magnifiques appellent à la rêverie</strong>. Le voyage se poursuit avec la deuxième partie du titre qui débute par des vagues apaisantes. Puis survient, tel une tempête, un black metal toujours aussi empreint de rêverie. Le titre est fabuleux et le chant emporté de Neige magnifie l’ensemble.</p>
<p>Le titre suivant, <em>Percées De Lumière</em>, constitue l’apogée de l’album. <strong>Plutôt orienté black metal, il recèle toutes fois de nombreux passages plus atmosphériques</strong>, ce qui rend le titre riche au niveau de la composition comme au niveau des émotions. La reprise au milieu du titre est fabuleuse et porte une tristesse hurlée par Neige. Les paroles parlent d’une transcendance vers un ailleurs loin de ce monde.</p>
<p>S’en suit le court ambiant <em>Abysses</em>, parfaitement mis en musique par <a href="http://www.lesdiscrets.com/" target="_blank">Fursy Teyssier</a>. Après les ténèbres vient la lumière, avec <em>Solar Song</em>, une magnifique ballade lumineuse. L’album de clôt lentement avec <em>Sur L&#8217;Océan Couleur De Fer</em> dont les paroles sont un poème de Jean-Paul Toulet (poète français 19/20ème siècles). Un morceau acoustique et atmosphérique, où <strong>la lumière semble s’éteindre lentement, sur des mélodies pleine de tristesse</strong>.</p>
<p>Ainsi, <em>Écailles de lune</em> est comme un voyage en mer, où la lumière dorée du soleil peut se substituer aux abysses sombres recelant des mystères, à l’image de ces passages atmosphériques et de ce black metal déchaîné. Mais où que cela nous mène, <strong>la beauté, qu’elle soit sombre ou lumineuse, fait partie intégrante de ce voyage</strong>.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/alcestmusic" target="_blank">MySpace</a></li>
<li><a href="http://www.alcest-music.com/" target="_blank">Site officiel</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>October Tide &#8211; A Thin Shell</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-glaces/october-tide-a-thin-shell/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-glaces/october-tide-a-thin-shell/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Jun 2011 08:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums glacés]]></category>
		<category><![CDATA[doom]]></category>
		<category><![CDATA[october tide]]></category>

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		<description><![CDATA[Small steps Closer to the mirror The shame is in the deep Slipping through a vast form feeling fragile With hollow heart, a thin shell, a reflecting art Still searching for hope « Fragile » Il a fallu attendre onze ans avant que les suédois d’October Tide sortent A Thin Shell ! Le leader Fredrik Norrman ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2863" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/06/October-Tide-A-Thin-Shell-300x300.jpg" alt="October Tide - A Thin Shell" width="300" height="300" /></p>
<blockquote><p>Small steps<br />
Closer to the mirror<br />
The shame is in the deep<br />
Slipping through a vast form feeling fragile<br />
With hollow heart, a thin shell, a reflecting art<br />
Still searching for hope<br />
« Fragile »</p></blockquote>
<p>Il a fallu attendre onze ans avant que les suédois d’October Tide sortent <em>A Thin Shell</em> ! Le leader Fredrik Norrman ne faisant plus partie de Katatonia, il a donc pu se concentrer sur<strong> ce troisième album mélangeant doom et death</strong>. Et à propos de Katatonia, l’ombre de ce géant n’est pas loin, prouvant l’importance de Norrman dans les compositions du groupe. Cela se ressent dans la mélancolie de certains passages et dans ces sonorités de guitares.</p>
<p>Dès les premières notes, October Tide impressionne : <em>The Custodian Of Science</em> s’ouvre magistralement sur des lignes de guitares d’une fabuleuse mélancolie. Et des riffs de la sorte, l’album en foisonne, comme sur le refrain de <em>Blackness Devours</em> ou le grandiose <em>The Dividing Line</em>, ou encore sur le début de <em>The Fragile</em>. En somme, <strong>une indéniable qualité de composition enveloppe <em>A Thin Shell</em></strong>.</p>
<p>La diversité des sonorités de guitares pose une multitude de passages différents. Des refrains acérés aux accalmies cristallines ; des envolées électriques aux notes posées, la richesse de chaque titre fait de l’album un ensemble certes court (7 titres pour quelques 40 minutes), mais bon du début à la fin. <strong>Un album dont il est difficile de se lasser et qui s’écoute aisément en boucle</strong>.</p>
<p>Seule ombre qui plane légèrement sur ce disque, le chant death de Tobias Netzell, pas toujours approprié à mon goût. Bien qu&#8217;il soit très bien maîtrisé, <strong>du chant clair aurait convenu davantage sur certains passages</strong>.</p>
<p><em>A Thin Shell</em> est donc un excellent disque dont les compositions aux couleurs automnales sont mises en valeur par<strong> l’artwork plus que réussi de Travis Smith</strong>. Une volonté d’atteindre de sombres rivages qui se clôt dans une mélancolie absolue sur le très noir <em>Scorned</em>.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://octobertide.net" target="_blank">Site officiel</a></li>
<li><a href="http://www.myspace.com/octobertideband" target="_blank">MySpace</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Dead Can Dance &#8211; Spleen and Ideal</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/dead-can-dance-spleen-and-ideal/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/dead-can-dance-spleen-and-ideal/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 May 2011 07:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[brendan perry]]></category>
		<category><![CDATA[charles baudelaire]]></category>
		<category><![CDATA[dead can dance]]></category>
		<category><![CDATA[etheral wave]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>
		<category><![CDATA[lisa gerrard]]></category>
		<category><![CDATA[neoclassique]]></category>
		<category><![CDATA[thomas de quincey]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Across the sea lies the fountain of renewal Where you will see The whole cause of your loneliness Can be measured in dreams That transcend all these lies&#160;&#187; Enigma of the Absolute Deuxième album de Dead Can Dance, Spleen and Ideal s&#8217;inspire, comme son titre l&#8217;indique, des écrits de Charles Baudelaire et de Thomas de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2805" href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/dead-can-dance-spleen-and-ideal/attachment/dead_can_dance_spleen_ideal-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2805" title="dead_can_dance_spleen_ideal" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/dead_can_dance_spleen_ideal1.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Across the sea lies the fountain of renewal<br />
Where you will see<br />
The whole cause of your loneliness<br />
Can be measured in dreams<br />
That transcend all these lies&nbsp;&raquo;</p>
<p>Enigma of the Absolute</p></blockquote>
<p>Deuxième album de <strong>Dead Can Dance</strong>, <em>Spleen and Ideal</em> s&#8217;inspire, comme son titre l&#8217;indique, des écrits de <strong>Charles Baudelaire</strong> et de<strong> Thomas de Quincey</strong>. deux poètes, l&#8217;un français l&#8217;autre britanniques, tous deux opiomanes. La couleur vert sombre qui encadre la photographie du livret n&#8217;est pas non plus sans évoquer l&#8217;absinthe, breuvage qui avait inspiré nombre d&#8217;artistes du XIXe siècle.</p>
<p>Et c&#8217;est bien un certain spleen qui s&#8217;abat sur nous lorsqu&#8217;on écoute ce disque. Dès l&#8217;ouverture, même. Le solennel <em>De Profundis (Out of the depths of sorrow)</em>, qui évoque le poème baudelairien <em>De profundis clamavi</em>, prend d&#8217;emblée dans ses filets, avec la voix de Lisa Gerrard qui y résonne de façon spectrale, comme <strong>une supplique venue du fond des âges</strong>.  Avant de se conclure sur des choeurs masculins presque religieux, quoique légers, accompagnés de cloches. Comme un glas.</p>
<p>On poursuit avec quelques titres tous aussi<strong> solennels</strong> (<em>Ascension </em>et ses tristes trompettes funèbres), des chansons chantées par Brendan Perry, dont le timbre grave fait pendant à la puissance féminine de la voix de Lisa Gerrard, et d&#8217;autres où des échos tribaux semblent résonner, entre percussions enlevées et<strong> chant ensorcelé</strong>.</p>
<p>Mais globalement, la note est la même : tantôt lourde, tantôt évanescente, tantôt lente, tantôt saccadée, tantôt appel de celui qui cherche la rédemption (<em>Enigma of the Absolute</em>), tantôt chant énigmatique, plein de force, d&#8217;une muse inquiétante (<em>Avatar</em>)&#8230;<strong> Le spleen est là</strong>, qui abat l&#8217;esprit sous son nuage sombre. Tandis que s&#8217;élève l&#8217;espoir d&#8217;un impossible idéal avec <em>Indoctrination (A design for living)</em>.</p>
<p><em>Spleen and Ideal</em>. Deux mots qui suffisent à résumer cet album où Dead Can Dance a réussit, avec brio, à retranscrire l&#8217;atmosphère née des écrits de Baudelaire et de Quincey. <strong>Un mélange éthéré et pourtant pesant, tirant sur un néoclassique en proie aux tourments de l&#8217;âme</strong>. Parfaite traduction musicale du spleen.</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle<br />
Sur l&#8217;esprit gémissant en proie aux longs ennuis,<br />
Et que de l&#8217;horizon embrassant tout le cercle<br />
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;<br />
[...]&nbsp;&raquo;</p>
<p>Charles Baudelaire, début du poème Spleen (LXXVIII)</p></blockquote>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p><em>Spleen et idéal</em> est aussi le titre d&#8217;un recueil de poèmes de Charles Baudelaire, où se trouvent plusieurs textes intitulés <em>Spleen</em>. Une lecture fortement recommandée lors de l&#8217;écoute de ce disque.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Le site de <a href="http://deadcandance.com/">Dead Can Dance</a></li>
<li>Un site consacré à<a href="http://baudelaire.litteratura.com/"> Charles Baudelaire</a>, comprenant biographie, oeuvres en ligne, articles, axes d&#8217;études de son oeuvre&#8230; en un mot, complet!</li>
<li>La page Wikipédia consacrée à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_de_Quincey">Thomas de Quincey</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Various Artists &#8211; Whom the Moon a Nightsong Sings</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/various-artists-whom-the-moon-a-nightsong-sings/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 08:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums féériques]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[neo-folk]]></category>

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		<description><![CDATA[Il s’agit là d’une compilation néofolk que nous devons au label Prophecy Productions. Les deux disques qu’elle contient réunissent des grands noms de la scène néofolk, mais aussi des formations moins connues. Le point commun qui réunit ces artistes ici est illustré par la superbe pochette, dont on doit l’artwork à Fursy Teyssier (Les Discrets) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2735" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/Whom-the-moon-a-nightsong-sings-268x300.jpg" alt="" width="268" height="300" /></p>
<p>Il s’agit là d’une compilation néofolk que nous devons au label Prophecy Productions. <strong>Les deux disques qu’elle contient réunissent des grands noms de la scène néofolk, mais aussi des formations moins connues</strong>. Le point commun qui réunit ces artistes ici est illustré par la superbe pochette, dont on doit l’artwork à <strong>Fursy Teyssier</strong> (Les Discrets) : à savoir la nature et ce que sa contemplation peut apporter.</p>
<p>Parmi les artistes affirmés, on trouve <strong>Empyrium </strong>(qui signe là son retour après le magnifique <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/empyrium-weiland/"><em>Weiland</em></a>), <strong>Dornenreich</strong>, <strong>Ulver </strong>ou <strong>Tenhi</strong>. Au-delà de présenter une thématique attrayante et d’offrir une grande variété d’artistes, <strong>l’intérêt de cette compilation réside aussi dans l’aspect inédit ou rare des titres qu&#8217;elle propose</strong>.</p>
<p>Et cette compilation s’avère être à l’image de ce qu’elle présente :<strong> un contenant magnifique offrant un contenu plein de rêverie, d’atmosphères nocturnes et mélancoliques</strong>. Chaque titre distille sa magie propre ; ils s’alternent de façon judicieuse pour créer des atmosphères toujours nouvelles. Des titres épurés à ceux possédant plus d’arrangements ; des mélodies douces et apaisantes à celles mélancoliques et troublantes, la rêverie prend ici des teintes toujours différentes.</p>
<p>Certains titres m’ont particulièrement happée. <em>Summer Storm</em> de <strong>Nest </strong>avec ses notes cristallines de kantele (sorte de cithare finlandaise) nous plonge dans un paysage sombre et glacé. <em>5 Montée Des Épies</em> et <em>Après L’Ombre</em> des <strong>Discrets </strong>sont deux titres magiques et d’une grande beauté triste. <em>Upon the Wind Its Wings Beat Sorrow Into the Stars</em> de <strong>Nhor </strong>distille une tristesse aux notes lointaines, comme perdues à jamais. <em>Kausienranta </em>de <strong>Tenhi </strong>est mystérieux et troublant, tout comme <em>How Fare the Gods?</em> de <strong>Syven</strong>, aux tonalités tribales.</p>
<p><strong>Cette compilation que nous offre le label Prophecy Productions est un petit joyau</strong>. La qualité et la diversité des artistes présents en témoignent, tout comme le caractère unique de cette comiplation.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.prophecyproductions.de" target="_blank">Site du label Prophecy Productions</a></li>
<li><a href="http://www.myspace.com/autumnlandscapes" target="_blank">MySpace de Fursy Teyssier</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4.5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Brendan Perry &#8211; Ark</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/brendan-perry-ark/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 07:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[brendan perry]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[dark wave]]></category>
		<category><![CDATA[dead can dance]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[etheral wave]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;I feel greater than the sum of all my parts A domestic beast with a hairy heart Trapped within a walled suburbia I&#8217;ve found my tastes are somewhat underground Between the shadows and the cracks I am building my utopia&#160;&#187; Utopia Plus de dix ans après son premier album solo, Brendan Perry, ex-membre et fondateur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2715" href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/brendan-perry-ark/attachment/brendanperry_ark/"><img class="size-full wp-image-2715 aligncenter" title="brendanperry_ark" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/02/brendanperry_ark.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;I feel greater than the sum of all my parts<br />
A domestic beast with a hairy heart<br />
Trapped within a walled suburbia<br />
I&#8217;ve found my tastes are somewhat underground<br />
Between the shadows and the cracks<br />
I am building my utopia&nbsp;&raquo;<br />
Utopia</p></blockquote>
<p>Plus de dix ans après son premier album solo, <strong>Brendan Perry</strong>, ex-membre et fondateur du groupe <strong>Dead Can Dance</strong>, revient avec un nouvel opus dont la qualité est telle qu&#8217;elle éclipse ces longues années de silence. A l&#8217;image de la pochette, l&#8217;album apparaît comme<strong> une lumière au coeur de la nuit</strong>, un bijou musical qui éclaire l&#8217;âme enténébrée.</p>
<p><strong>L&#8217;esprit de Dead Can Dance plane d&#8217;ailleurs sur deux titres</strong> qui ouvre et ferme respectivement l&#8217;album :  <em>Babylon</em> et <em>Crescent</em> &#8211; ils ont d&#8217;ailleurs été composés pour les tournées d&#8217;adieux du groupe.  Une façon de montrer que Brendan Perry, bien qu&#8217;officiant désormais en solo, était avec Lisa Gerrard une composante essentielle de Dead Can Dance. <em></em></p>
<p><em>Babylon</em>, avec ses percussions et ses instruments <strong>aux sonorités tant orientales qu&#8217;antiques</strong>, est une merveilleuse évocation des douceurs naturelles du monde, hélas trop souvent oubliées pour suivre les instances guerrières du gouvernement américain, l&#8217;Amérique étant ici comparée à une Babylone encore en paix mais proche du chaos&#8230;</p>
<p>Une ouverture qui prévaut du contenu de l&#8217;album. Si <strong>la majorité des titres tient plus de l&#8217;electro et du dark wave que de la world music</strong>, comme <em>Babylon</em> l&#8217;aurait fait penser, le discours reste<strong> sans concession sur le monde actuel</strong>, tout en conservant <strong>une certaine poésie</strong>. Il y a le terrifiant <em>Inferno d</em>ont les notes glacées montrent la passivité du spectateur confronté quotidiennement, via la télévision, aux horreurs qui se déroulent partout sur le globe, le petit écran devenant l&#8217;antichambre de l&#8217;Enfer. <em>The Bogus Man</em>, au titre très clair (il signifie &laquo;&nbsp;L&#8217;homme de paille&nbsp;&raquo;) dénonce l&#8217;aveugle ambition des hommes politiques, qui enfle au mépris de toute vie. <strong>Quelques trompettes aux résonances apocalyptiques</strong> y surgissent régulièrement, telles des trompettes de Jéricho. Et que dire de <em>The Devil and the Deep Blue Sea</em>, qui malgré ses sereines notes electro évoquant à merveille les profondeurs de l&#8217;océan décrit <strong>les interrogations sur le devenir de l&#8217;Homme</strong> quand la mer sera privée de vies et le monde parvenu à sa fin ?</p>
<p>Mais Brendan Perry n&#8217;oublie pas non plus<strong> l&#8217;introspection individuelle</strong>. Avec <em>Wintersun</em>, il évoque un homme souffrant de ne pas se sentir exister. Un titre poignant, déchirant, où la voix grave de Brendan Perry donne toute sa mesure à ce personnage qui ne trouve pas sa place dans l&#8217;Univers. Et cependant, malgré tous ces morceaux qui pointent de noires réalités, retentit <strong>une flamboyante note d&#8217;espoir</strong>. Ce phare dans la nuit, c&#8217;est <em>Utopia</em>, où un homme décrit son utopie rêvée, en harmonie avec la Nature et où lui-même et sa bien-aimée seraient libres d&#8217;être. Une mélodie sereine, pleine d&#8217;espérance, bouffée de rêve au sein de toutes ces prises de conscience.</p>
<p>L&#8217;album se clôt donc avec <em>Crescent</em>. La boucle est bouclée, <em>Ark</em> se ferme comme il s&#8217;était ouvert, sur un titre digne de Dead Can Dance. <strong>Puissant chant d&#8217;amour marqué de mélancolie</strong>, ce titre aux instruments orientaux mêlés d&#8217;une discrète touche electro hypnotise et apaise. <em></em></p>
<p><em>Ark</em>, c&#8217;est tout un voyage au coeur de notre monde actuel, ravagé mais non dénué de poésie. Un monde qui peut, peut-être, être encore sauvé. Ce n&#8217;est pas pour rien que la pochette s&#8217;illustre d&#8217;un phare, ni que le titre de l&#8217;album soit <em>Ark</em>&#8230;</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p>Un court et fort passionnant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SKF20-EJVPE">documentaire</a> fait découvrir les coulisses de la création de l&#8217;album, tout en permettant d&#8217;en écouter quelques extraits.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Le site de <a href="http://www.brendan-perry.com/">Brendan Perry</a></li>
<li>Le site de <a href="http://www.deadcandance.com/">Dead Can Dance</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Artesia &#8211; Llydaw</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/artesia-llydaw/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/artesia-llydaw/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2011 08:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums féériques]]></category>
		<category><![CDATA[artesia]]></category>
		<category><![CDATA[bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[heavenly voices]]></category>

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		<description><![CDATA[Les nuits de pleine lune, une forme livide, Rôde en ces lieux maudits, en chantant tristement. Elle cause la terreur de tous les habitants, Et leur fascination, car les cachots humides De son sombre château, recèlent un trésor. Et quiconque s’en approche rencontrera la mort. « Y Ladi Wen » Llydaw, qui signifie « Bretagne » en gallois, est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2701" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/02/Artesia-Llydaw-300x272.jpg" alt="" width="300" height="272" /></p>
<blockquote><p>Les nuits de pleine lune, une forme livide,<br />
Rôde en ces lieux maudits,<br />
en chantant tristement.<br />
Elle cause la terreur de tous les habitants,<br />
Et leur fascination, car les cachots humides<br />
De son sombre château, recèlent un trésor.<br />
Et quiconque s’en approche<br />
rencontrera la mort.<br />
« Y Ladi Wen »</p></blockquote>
<p>Llydaw, qui signifie « Bretagne » en gallois, est le troisième opus d’Artesia. Son titre annonce la couleur, ici, la rêverie sera celte. Dans un registre heavenly, le trio évolue lentement tout au long de ces huit titres. <strong>Mélancolie, lamentation et rêverie, voici des mots qui représentent l’esprit du disque</strong>.</p>
<p>Les violons résonnent comme des plaintes qu’accompagne un piano languissant. Les voix d’Agathe et de Loïc sont comme des souffles dont les mots se dispersent au fil des chansons. <strong>Quelque chose d’ancestral envahit l’album, ce qui ajoute à la mélancolie des mélodies</strong>.</p>
<p>Malgré la beauté lointaine qui s’échappe de Llydaw, une idée de langueur s’installe au fil des titres. Car les chansons se ressemblent un peu trop, finalement ; ce qui n’enlève rien à leur beauté. Je regrette pour ma part la trop grande présence des claviers qui, n’apportant pas grand-chose mélodiquement, étouffent un peu trop les autres instruments.</p>
<p>Mais <strong>la guitare acoustique de Loïc (du groupe de black metal Belenos)</strong><strong> apporte un souffle vivifiant à l’album</strong>. La sonorité du disque lui donne un son cristallin, comme sur le très beau<em> Sous la pierre brisée</em> ou sur <em>Lande sauvage</em>, où tous les instruments accompagnent à merveille la guitare.</p>
<p>Malgré une certaine langueur, Llydaw reste un bel appel à la rêverie féerique, comme l’illustre la pochette réalisée par <strong>ScarletGothica</strong>.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/artesia1983" target="_blank">MySpace d&#8217;Artesia</a></li>
<li><a href="http://www.artesia-music.com/" target="_blank">Site d&#8217;Artesia</a></li>
<li><a href="http://www.scarletgothica.com" target="_blank">Site de ScarletGothica</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>A Forest of Stars &#8211; Opportunistic Thieves of Spring</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/a-forest-of-stars-opportunistic-thieves-of-spring/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/a-forest-of-stars-opportunistic-thieves-of-spring/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 08:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[a forest of stars]]></category>
		<category><![CDATA[baroque]]></category>
		<category><![CDATA[black metal]]></category>
		<category><![CDATA[dark ambient]]></category>
		<category><![CDATA[progressif]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

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		<description><![CDATA[Our sky, she’s full of lights, glinting through all that dark, uncaring. The Rats on the Moon are shielding their eyes, against the creeping, the crawling… « Thunder’s Cannonade » Cinq personnages sortis d’une Angleterre victorienne qui entament une séance obscure de spiritisme ; voilà la vidéo aux bandes vieillies qui illustre Raven’s Eye View, deuxième titre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2703" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/02/A-Forest-of-Stars-Opportunistic-Thieves-of-Spring-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></p>
<blockquote><p>Our sky, she’s full of lights,<br />
glinting through all that dark, uncaring.</p>
<p>The Rats on the Moon are shielding their eyes,<br />
against the creeping, the crawling…<br />
« Thunder’s Cannonade »</p></blockquote>
<p>Cinq personnages sortis d’une Angleterre victorienne qui entament une séance obscure de spiritisme ; voilà la vidéo aux bandes vieillies qui illustre <em>Raven’s Eye View</em>, deuxième titre de l’album. Ces images offrent un bel aperçu de l’esprit des cinq anglais : <strong>occulte, victorien, obscur, fantastique et totalement baroque</strong>. Mis en musique, cela donne <em>Opportunistic Thieves of Spring</em>. Un deuxième album offrant six titres qui oscillent entre black métal, dark ambient et progressif, avec une touche d‘orientalisme.</p>
<p><strong>Le Club des Gentlemen</strong> (c’est le nom qu’ils se sont donnés) maîtrise une variété d’instruments comme le violon, le piano-forte et la flûte. Ces derniers sont savamment mélangés pour obtenir des titres de huit à seize minutes. Certains sont totalement baroques, avec <strong>des passages tantôt black métal, tantôt ambient ou acoustique</strong>, comme l’extraordinaire <em>Raven’s Eye View</em>. D’autres sont plus proches du progressif comme<em> Summertide&#8217;s Approach</em> (et son début « cabaret ») et <em>Delay&#8217;s Progression</em>.</p>
<p>Le chant torturé de Mr Curse est parfaitement adéquat et sait se taire lorsqu’il le faut ; <strong>la plus grande partie du disque étant instrumentale</strong>. On retrouve aussi quelques vocalises de Katheryne Stone (qui a officié un temps dans My Dying Bride) sur le sombre et pluvieux <em>Starfire&#8217;s Memory</em>, avec son long passage dark ambient.</p>
<p><em>Opportunistic Thieves of Spring</em> est une perle musicale, tant en créativité qu’en richesse sonore. Toujours sombre et mystérieux, <strong>A Forest of Stars</strong> intrigue et réussi à captiver avec son univers décalé et singulier.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/aforestofstars" target="_blank">MySpace de A Forest of Stars</a></li>
<li><a href="http://www.aforestofstars.co.uk/" target="_blank">Site de A Forest of Stars</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Persephone – Mera sangeet kho gaya</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-oniriques/persephone-%e2%80%93-mera-sangeet-kho-gaya/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 07:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums oniriques]]></category>
		<category><![CDATA[dark wave]]></category>
		<category><![CDATA[heavenly voices]]></category>
		<category><![CDATA[neoclassique]]></category>
		<category><![CDATA[persephone]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;I dream of darkness Whilst I awake in life And I don&#8217;t fear That my death is near Once I&#8217;m gone, I truely hope That sometime you&#8217;ll miss me And think of what I spoke&#160;&#187; Realm of Silence Dans la mythologie grecque, Persephone est le nom de l&#8217;épouse d&#8217;Hadès, dieu des Morts. Elle est aussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2692" href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-oniriques/persephone-%e2%80%93-mera-sangeet-kho-gaya/attachment/persephone_merasangeetkhogaya/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2692" title="persephone_merasangeetkhogaya" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/02/persephone_merasangeetkhogaya-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;I dream of darkness<br />
Whilst I awake in life<br />
And I don&#8217;t fear<br />
That my death is near<br />
Once I&#8217;m gone, I truely hope<br />
That sometime you&#8217;ll miss me<br />
And think of what I spoke&nbsp;&raquo;<br />
Realm of Silence</p></blockquote>
<p>Dans la mythologie grecque, <strong>Persephone</strong> est le nom de l&#8217;épouse d&#8217;Hadès, dieu des Morts. Elle est aussi la fille de Démeter, déesse de l&#8217;Agriculture et des Moissons, mais son union avec Hadès a fait d&#8217;elle une <strong>déesse des Enfers et des Morts</strong>. Et à l&#8217;écoute de <em>Mera sangeet kho gaya</em>, troisième opus du groupe, on comprend aussitôt qu&#8217;il porte bien son nom.</p>
<p>Persephone, c&#8217;est avant tout la voix de <strong>Sonja Kraushofer</strong> (chanteuse du groupe autrichien <strong>L&#8217;Ame immortelle</strong>). Sa flamboyante chevelure rouge orne d&#8217;ailleurs la pochette de sa présence, véritable incarnation de l&#8217;épouse d&#8217;Hadès qui, alors qu&#8217;elle cueille des fleurs, entend l&#8217;appel de son époux. Porté par une musique qui tient de la<strong> symphonie</strong> tant elle contient d&#8217;emphase et d&#8217;émotion, le chant de Sonja exprime une<strong> telle gamme de sentiments déchirants</strong> qu&#8217;il nous happe comme le chant d&#8217;une sirène.</p>
<p>L&#8217;ouverture, <em>The Labyrinth of Longings</em>, nous prévient d&#8217;ores et déjà de la tonalité de l&#8217;album :<strong> une mélodie orientale</strong> nous capture dans ses filets avant de se taire pour laisser Sonja nous conter son errance dans un labyrinthe de langueur. Ces notes orientales apparaissent régulièrement au fil des morceaux mais ceux-ci peuvent aussi se faire plus<strong> intimistes</strong>, que ce soit avec <em>Waiting</em>, où le tic-tac d&#8217;une horloge s&#8217;y mêle tandis que le filet de voix de Sonja devient presque murmure, ou encore dans <em>The Drowning Theme</em>, poignante chanson où le piano résonne comme une <strong>oraison funèbre</strong> pour celle qui, folle de chagrin après avoir été rejetée par son amant, se jette à l&#8217;eau telle l&#8217;<strong>Ophélie de Shakespeare</strong>.</p>
<p>Tous les morceaux de <em>Mera sangeet kho gaya</em> sont comme autant de <strong>contes tristes</strong>, évoquant divers personnages aux prises avec l&#8217;attente vaine, l&#8217;espoir déçu, la mort d&#8217;êtres proches, le chagrin d&#8217;amour ou la mélancolie. <em>Magic Mirror</em> semble être la chanson de la sorcière de Blanche Neige et les inflexions de voix de Sonja y reflètent à la perfection son<strong> obsession maladive</strong> et sa <strong>folie latente</strong>. <em>Nightingales Lament</em> est un titre parlé où l&#8217;on écoute la<strong> tragique histoire</strong> d&#8217;une jeune fille au coeur de verre et d&#8217;un rossignol. Quant à <em>La Danse de la corde</em>, titre chanté en français, c&#8217;est l&#8217;air entêtant d&#8217;une femme qui craint que son <strong>bonheur fragile</strong> ne se brise.</p>
<p>Persephone, dans cet album, nous livre <strong>des chansons magistrales</strong> où l&#8217;émotion à l&#8217;état pur touche notre corde sensible. Impossible de rester de glace, impossible de ne pas sentir son coeur se serrer, son âme vibrer à l&#8217;écoute de toutes ces histoires. Comme <strong>un voyage au royaume d&#8217;Hadès</strong>, sur les traces de la fille de Démeter.</p>
<h3>Le grain de sable</h3>
<p><em>Mera sangeet kho gaya</em> vient de l&#8217;hindi et signifie <em>My music is gone</em>, qui est par ailleurs le titre d&#8217;ouverture de l&#8217;album précédent, <em>Atma gyan</em>.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li>Le site de <a href="http://www.persephone-home.de/">Persephone</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>The Victim’s Shudder – Terror Romance</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-oniriques/the-victims-shudder-terror-romance/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-oniriques/the-victims-shudder-terror-romance/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 07:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums oniriques]]></category>
		<category><![CDATA[dark ambient]]></category>
		<category><![CDATA[the victim's shudder]]></category>

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		<description><![CDATA[Les californiens de The Victim’s Shudder ont sorti en 2008 un étrange album, Terror Romance ; une musique ambiante faussement apaisante. Les premières notes accompagnant une voix cristalline féminine nous font croire à un rêve doux et apaisant. Mais il n’en est rien. Très vite, mais avec discrétion, les notes prennent une tournure bizarre ; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2688" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/01/The-Victims-Shudder-Terror-Romance-230x300.jpg" alt="" width="230" height="300" /></p>
<p>Les californiens de The Victim’s Shudder ont sorti en 2008 un étrange album, <em>Terror Romance</em> ;<strong> </strong>une musique ambiante faussement apaisante. Les premières notes accompagnant une voix cristalline féminine nous font croire à un rêve doux et apaisant. Mais il n’en est rien. Très vite, mais avec discrétion, <strong>les notes prennent une tournure bizarre ; nous signalant que quelque chose ne va pas</strong>. Cela prend la forme d’un cri très lointain ou de bruitages trop urbains pour faire partie de cet univers là.</p>
<p>Et dès le deuxième titre (<em>Enchanting Spiral Gears</em>), on comprend que l’on est pas en terrain sûr. <strong>Les mélodies deviennent inquiétantes, la voix se fait fantomatique</strong>, les violons se font crissants, et toujours, ces bruits urbains, qui évoquent une respiration mécanique, se font entendre dans le lointain.</p>
<p>Hélas, l’ambiance retombe et l’on rencontre quelques titres moins intéressants. L’inquiétude fait place à une lamentation sans réelle contenance. Le côté dark ambient est minimisé et l’on à presque à faire à des titres heavenly (<em>The Machine Bleeds</em>, <em>The Sick Muse</em>, <em>For Francesca</em>). Ces titres se laissent toutes fois écouter ; seulement, ils ne sont plus dans la lignée du début angoissant.</p>
<p>Fort heureusement, la fin du disque s’avère beaucoup plus prenante. Sur <em>A Godless Serene</em>, <strong>le côté dark ambient devient beaucoup plus présent, avec des bruitages mystérieux</strong> (gouttes d’eau, grincements métalliques). La voix douce, toujours faussement apaisante, se voit parfois doublée d’une autre voix étrange et angoissante. Le contraste douceur/angoisse est flagrant lorsque cette voix cristalline continue de chanter sur un fond de hurlements lointains. Non, rien ne va dans cet univers.</p>
<p>L’album se termine avec <em>One Last Fatal Suite</em>, une suite de bruits étranges qui n’évoquent rien de connu ou de normal. Et toujours, cette voix douce qui, cette fois, se voit petit à petit masquée par ces sons qui finissent par envahir tout l’espace sonore, comme pour mieux nous noyer dans cette rêverie.</p>
<p>Une rêverie entre inconfort, angoisse et lamentations, voilà ce que nous offre ce <em>Terror Romance</em>, car<strong> dans ce disque </strong><strong>rien </strong><strong> n’appartient au monde tangible qui nous entoure</strong>.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/thevictimsshudder" target="_blank">MySpace de The Victim&#8217;s Shudder</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />3.5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
	</channel>
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