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	<title>La Lune Mauve &#187; Albums lancinants</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 13 Jun 2013 12:00:19 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Ez3kiel - The Naphtaline Orchestra</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 10:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[acoustique]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[Ez3kiel]]></category>
		<category><![CDATA[symphonie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/ez3kiel_naphtalineorchestra-206x187.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de The Napthaline Orchestra de Ez3kiel" /></div><div><strong>Ez3kiel</strong> est un groupe originaire de Tours qui se rit depuis toujours des étiquettes. Il a démarré avec un album orienté dub, puis a sévi avec de<strong> l'electro à tendance acoustique</strong>, ou pas, selon les opus. Avec <em>The Napthaline Orchestra</em>, Ez3kiel fait une de fois plus valser l'electro telle qu'on pourrait l'imaginer.

A Grenoble, les musiciens se lancent dans un projet fou : <strong>ré-orchestrer plusieurs de leurs morceaux</strong> (issus majoritairement de l'album <em>Naphtaline</em> mais aussi de <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/ez3kiel-battlefield/" target="_blank"><em lang="en">Battlefield</em></a> et <em>Barb4ry</em>) et les interpréter lors de concerts bien particuliers, puisqu'ils y seront accompagnés <strong>par un orchestre symphonique</strong> pour lequel ont justement été ré-orchestrés les titres. Et, devenu depuis longtemps groupe à succès, Ez3kiel n'a pas pour autant oublié ses racines.

C'est le concert qui eut lieu à Tours, joué avec l'orchestre symphonique de la ville, qui est immortalisé sur ce disque. Un concert mémorable, car le groupe a toujours eu l'habitude de mêler musique et images, Yann Nguema, son bassiste, créant les artworks mais aussi des animations imagées projetées sur écran lors des représentations. Les absents de la tournée de <em>The Napthaline Orchestra</em> pourront se consoler avec le DVD présent sur l'album.

<strong>L'artwork est une fois de plus très soigné.</strong> Les couleurs et les illustrations rappellent de loin celles de <em>Naphtaline</em>. Elles représentent des femmes, presque statues, où s'enroulent des serpents, où se dessinent des fissures. Des femmes mystérieuses autant qu'étranges qui invitent à écouter et à voir.

Quant au contenu de l'album… ah ! Si je n'y viens que maintenant, c'est que des frissons me parcourent encore la colonne vertébrale. Je n'ai pas eu loisir de découvrir ces ré-orchestrations en live, mais qu'elles sont magistrales rien qu'à l'écoute de la galette ! <strong>Les morceaux, même bien connus, gagnent de nouvelles dimensions</strong>.

Ils étaient déjà fort bien ciselés, mélancoliques ou explosifs selon les cas, mais là, avec toute la puissance et la qualité d'instruments classiques en plus, <strong>les émotions sont démultipliées</strong>. Les morceaux, re-découverts. Ré-inventés.

Il s'agit bel et bien d'une « ré-orchestration », non d'une simple adaptation. On aura beau reconnaître les mélodies bien connues du <em>Lac des signes</em> ou d'<em>Adamantium</em>, voilà que de nouveaux instruments font leur entrée et les modifient, changent la mélodie, la transforment tout en la respectant. Un véritable tour de force, une vague d'émotion musicale qui emporte tout sur son passage.

Il m'est difficile de détailler plus avant les nouveautés, de décrire avec précision quels instruments apparaissent, pour transformer tel titre. J'ai beau essayer, rien à faire : <strong>la musique m'emporte, balaie mes pensées, brouille mes idées et me percute en pleine poitrine</strong>.

Touchée à l'âme, me voilà partie en d'autres terres, portée par ces morceaux que je croyais connaître et qui me démontre que non.

C'est tellement fort que ce pourrait être la bande originale d'un film. À ceci près qu'il n'est nul besoin de film : la musique se suffit à elle-même. Elle transporte assez d'émotions pour vous faire vibrer. Profondément.
<h2>Découvrir un extrait de The Naphtaline Orchestra</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=AR2voYtGutA[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Ez3kiel</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ez3kiel.com/">Le site du groupe</a></li>
	<li><a href="http://www.facebook.com/ez3kiel.band">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.ez3kiel.com/web/naphtaline-orchestra/">La page consacrée à l'album sur le site d'Ez3kiel</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/ez3kiel_naphtalineorchestra-206x187.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de The Napthaline Orchestra de Ez3kiel" /></div><div><strong>Ez3kiel</strong> est un groupe originaire de Tours qui se rit depuis toujours des étiquettes. Il a démarré avec un album orienté dub, puis a sévi avec de<strong> l'electro à tendance acoustique</strong>, ou pas, selon les opus. Avec <em>The Napthaline Orchestra</em>, Ez3kiel fait une de fois plus valser l'electro telle qu'on pourrait l'imaginer.

A Grenoble, les musiciens se lancent dans un projet fou : <strong>ré-orchestrer plusieurs de leurs morceaux</strong> (issus majoritairement de l'album <em>Naphtaline</em> mais aussi de <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/ez3kiel-battlefield/" target="_blank"><em lang="en">Battlefield</em></a> et <em>Barb4ry</em>) et les interpréter lors de concerts bien particuliers, puisqu'ils y seront accompagnés <strong>par un orchestre symphonique</strong> pour lequel ont justement été ré-orchestrés les titres. Et, devenu depuis longtemps groupe à succès, Ez3kiel n'a pas pour autant oublié ses racines.

C'est le concert qui eut lieu à Tours, joué avec l'orchestre symphonique de la ville, qui est immortalisé sur ce disque. Un concert mémorable, car le groupe a toujours eu l'habitude de mêler musique et images, Yann Nguema, son bassiste, créant les artworks mais aussi des animations imagées projetées sur écran lors des représentations. Les absents de la tournée de <em>The Napthaline Orchestra</em> pourront se consoler avec le DVD présent sur l'album.

<strong>L'artwork est une fois de plus très soigné.</strong> Les couleurs et les illustrations rappellent de loin celles de <em>Naphtaline</em>. Elles représentent des femmes, presque statues, où s'enroulent des serpents, où se dessinent des fissures. Des femmes mystérieuses autant qu'étranges qui invitent à écouter et à voir.

Quant au contenu de l'album… ah ! Si je n'y viens que maintenant, c'est que des frissons me parcourent encore la colonne vertébrale. Je n'ai pas eu loisir de découvrir ces ré-orchestrations en live, mais qu'elles sont magistrales rien qu'à l'écoute de la galette ! <strong>Les morceaux, même bien connus, gagnent de nouvelles dimensions</strong>.

Ils étaient déjà fort bien ciselés, mélancoliques ou explosifs selon les cas, mais là, avec toute la puissance et la qualité d'instruments classiques en plus, <strong>les émotions sont démultipliées</strong>. Les morceaux, re-découverts. Ré-inventés.

Il s'agit bel et bien d'une « ré-orchestration », non d'une simple adaptation. On aura beau reconnaître les mélodies bien connues du <em>Lac des signes</em> ou d'<em>Adamantium</em>, voilà que de nouveaux instruments font leur entrée et les modifient, changent la mélodie, la transforment tout en la respectant. Un véritable tour de force, une vague d'émotion musicale qui emporte tout sur son passage.

Il m'est difficile de détailler plus avant les nouveautés, de décrire avec précision quels instruments apparaissent, pour transformer tel titre. J'ai beau essayer, rien à faire : <strong>la musique m'emporte, balaie mes pensées, brouille mes idées et me percute en pleine poitrine</strong>.

Touchée à l'âme, me voilà partie en d'autres terres, portée par ces morceaux que je croyais connaître et qui me démontre que non.

C'est tellement fort que ce pourrait être la bande originale d'un film. À ceci près qu'il n'est nul besoin de film : la musique se suffit à elle-même. Elle transporte assez d'émotions pour vous faire vibrer. Profondément.
<h2>Découvrir un extrait de The Naphtaline Orchestra</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=AR2voYtGutA[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Ez3kiel</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ez3kiel.com/">Le site du groupe</a></li>
	<li><a href="http://www.facebook.com/ez3kiel.band">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.ez3kiel.com/web/naphtaline-orchestra/">La page consacrée à l'album sur le site d'Ez3kiel</a></li>
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		<title>Mint Julep - Save Your Season</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/mint-julep-save-your-season/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/mint-julep-save-your-season/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jul 2012 09:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[mint julep]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[shoegaze]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/mint_julep_save_your_season-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Save your Season&quot; de Mint Julep" /></div><div><strong>Mint Julep</strong>, c'est le nom d'un alcool à base de menthe, de sucre, de bourbon et d’eau. C'est aussi le nom du duo américain formé par <strong>Keith Kenniff</strong> et sa femme<strong> Hollie</strong>. Keith Kennif est d'ailleurs connu aussi sous d'autres pseudonymes, pour d'autres compositions musicales de son cru.

Mais c'est le premier album de Mint Julep, <em>Save Your Season</em>, qui nous intéresse. La pochette, déjà, attire par sa mélancolique poésie, avec cette femme flottant dans l'onde obscure et trouble. Et il est vrai qu'à l'écoute de l'album, on se sent vite submergé, enveloppé d'une vague triste et douillette. L'<strong>électro shoegaze</strong> de Mint Julep fait son effet, accentué par la voix douce et monocorde de Hollie. De refrains entêtants en nappes réverbérées de guitares, <strong>nous voilà bercés, embrumés</strong>.

Entre <em>Days Gone By</em> et sa triste sérénité pleine d'espoir, les rythmiques prenantes de <em>To The Sea </em>où Hollie nous convie avec ardeur pour un voyage ressourçant, ou les envolées pop de <em>Cherry Radio</em>, les titres se ressemblent pourtant dans la façon dont les instruments finissent par tisser un véritable cocon de notes. La voix de la chanteuse, qui a malheureusement tendance à garder le même ton, achève de nous emmener au bord des bras de Morphée.

Ce n'est pas un mal cependant, puisque<em> Save Your Season</em> est parfait pour regarder la pluie tomber d'un ciel plombé le long des vitres, quand l'humeur est au diapason, et qu'on a juste envie de rester blotti sous la couette,<strong> entre rêve et <em>spleen</em></strong>.

Au fond, Mint Julep porte bien son nom. A la fois pastel et désenchanté, magique et désabusé, comme une bande-son adolescente. Et, à l'instar du cocktail dont il porte le nom, à écouter avec modération, quand l'envie de se replonger dans ces années troubles nos prend.
<h2>Regarder le clip de Why don't we</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5LxckeXA5tY[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Mint Julep</h2>
<ul>
	<li><a href="http://mintjulep.squarespace.com/">Le site du groupe</a></li>
	<li><a href="http://twitter.com/#!/_mintjulep">Suivre leurs tweets</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/mint_julep_save_your_season-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Save your Season&quot; de Mint Julep" /></div><div><strong>Mint Julep</strong>, c'est le nom d'un alcool à base de menthe, de sucre, de bourbon et d’eau. C'est aussi le nom du duo américain formé par <strong>Keith Kenniff</strong> et sa femme<strong> Hollie</strong>. Keith Kennif est d'ailleurs connu aussi sous d'autres pseudonymes, pour d'autres compositions musicales de son cru.

Mais c'est le premier album de Mint Julep, <em>Save Your Season</em>, qui nous intéresse. La pochette, déjà, attire par sa mélancolique poésie, avec cette femme flottant dans l'onde obscure et trouble. Et il est vrai qu'à l'écoute de l'album, on se sent vite submergé, enveloppé d'une vague triste et douillette. L'<strong>électro shoegaze</strong> de Mint Julep fait son effet, accentué par la voix douce et monocorde de Hollie. De refrains entêtants en nappes réverbérées de guitares, <strong>nous voilà bercés, embrumés</strong>.

Entre <em>Days Gone By</em> et sa triste sérénité pleine d'espoir, les rythmiques prenantes de <em>To The Sea </em>où Hollie nous convie avec ardeur pour un voyage ressourçant, ou les envolées pop de <em>Cherry Radio</em>, les titres se ressemblent pourtant dans la façon dont les instruments finissent par tisser un véritable cocon de notes. La voix de la chanteuse, qui a malheureusement tendance à garder le même ton, achève de nous emmener au bord des bras de Morphée.

Ce n'est pas un mal cependant, puisque<em> Save Your Season</em> est parfait pour regarder la pluie tomber d'un ciel plombé le long des vitres, quand l'humeur est au diapason, et qu'on a juste envie de rester blotti sous la couette,<strong> entre rêve et <em>spleen</em></strong>.

Au fond, Mint Julep porte bien son nom. A la fois pastel et désenchanté, magique et désabusé, comme une bande-son adolescente. Et, à l'instar du cocktail dont il porte le nom, à écouter avec modération, quand l'envie de se replonger dans ces années troubles nos prend.
<h2>Regarder le clip de Why don't we</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5LxckeXA5tY[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Mint Julep</h2>
<ul>
	<li><a href="http://mintjulep.squarespace.com/">Le site du groupe</a></li>
	<li><a href="http://twitter.com/#!/_mintjulep">Suivre leurs tweets</a></li>
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		<title>Chelsea Wolfe - Apokalypsis</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jul 2012 09:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[Chelsea Wolfe]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[post rock]]></category>
		<category><![CDATA[shoegaze]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/chelsea-wolfe-apokalypsis-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « Apokalypsis »" /></div><div>Ça fait du bien là où ça fait mal : <em lang="en">Apokalypsis</em> commence par vingt secondes de cris bizarroïdes, mi-humains, mi-animaux, d'une femme qui semble possédée.

Passée cette épreuve, on décolle avec <em lang="en">Mer</em> et <strong>son rythme de basse entêtant, sa voix spectrale et sa somptueuse lumière noire</strong>. Un rythme tribal patiné par des guitares léchées et une production toute en rondeur achève d'introduire cet album court mais intense.

<em>Apokalypsis</em>…

<em>Movie Screen</em> tombe là comme une faille spatio-temporelle fissurant l'album en deux parties. Post-rock en diable et éminemment cinématographique, ce titre rappelle le genre d'ambiance posée par Radiohead dans son <em lang="en">Talk Show Host</em>. Des morceaux de métal sont traînés par terre, le rythme lancine et hypnotise, tandis que <strong>Wolfe survole la scène avec sa voix d'oracle funèbre</strong>.

Et toujours les guitares, saturées, cinglantes, à la fois mélodies et cris, tandis que la bobine continue de se dérouler. <em>C'est comme un écran de cinéma</em>.

L'album est difficile à classer : <strong>post-rock</strong> oui, <strong>noise</strong>, <strong>witch house</strong>, <strong>shoegaze</strong> voire folk metal par moment, avec ce je ne sais quoi de magie noire, de philtres empoisonnés et de malaise tangent. Dix morceaux comme autant d'incantations minimalistes, dont émane pourtant <strong>une puissance émotionnelle qui foutrait presque mal à l'aise</strong>.

Niveau références, impossible de ne pas penser à P.J. Harvey pour la voix et le rock, à Sonic Youth et même un peu à Portishead. Mais <em lang="en">Apokalypsis</em> déroule sa propre histoire, et établit son propre dogme, à l'apogée duquel se trouve <em lang="en">Pale on Pale</em>, une litanie métallique et sinueuse, d'où émane le doux parfum de la fin du monde. Ce disque n'a rien d'éthéré. Ce disque est du plomb.

La musique elle-même est portée par des <strong>visuels obscurs et vintage</strong> : la musicienne raffole de l'imagerie gothique, des typographies grecques et autres symboles ésotériques.

Tout pour plaire, donc.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/20120705_chelsea-wolfe.jpeg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/20120705_chelsea-wolfe-420x280.jpeg" alt="Chelsea Wolfe" title="Chelsea Wolfe" class="aligncenter size-large wp-image-4581" /></a></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/chelsea-wolfe-apokalypsis-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « Apokalypsis »" /></div><div>Ça fait du bien là où ça fait mal : <em lang="en">Apokalypsis</em> commence par vingt secondes de cris bizarroïdes, mi-humains, mi-animaux, d'une femme qui semble possédée.

Passée cette épreuve, on décolle avec <em lang="en">Mer</em> et <strong>son rythme de basse entêtant, sa voix spectrale et sa somptueuse lumière noire</strong>. Un rythme tribal patiné par des guitares léchées et une production toute en rondeur achève d'introduire cet album court mais intense.

<em>Apokalypsis</em>…

<em>Movie Screen</em> tombe là comme une faille spatio-temporelle fissurant l'album en deux parties. Post-rock en diable et éminemment cinématographique, ce titre rappelle le genre d'ambiance posée par Radiohead dans son <em lang="en">Talk Show Host</em>. Des morceaux de métal sont traînés par terre, le rythme lancine et hypnotise, tandis que <strong>Wolfe survole la scène avec sa voix d'oracle funèbre</strong>.

Et toujours les guitares, saturées, cinglantes, à la fois mélodies et cris, tandis que la bobine continue de se dérouler. <em>C'est comme un écran de cinéma</em>.

L'album est difficile à classer : <strong>post-rock</strong> oui, <strong>noise</strong>, <strong>witch house</strong>, <strong>shoegaze</strong> voire folk metal par moment, avec ce je ne sais quoi de magie noire, de philtres empoisonnés et de malaise tangent. Dix morceaux comme autant d'incantations minimalistes, dont émane pourtant <strong>une puissance émotionnelle qui foutrait presque mal à l'aise</strong>.

Niveau références, impossible de ne pas penser à P.J. Harvey pour la voix et le rock, à Sonic Youth et même un peu à Portishead. Mais <em lang="en">Apokalypsis</em> déroule sa propre histoire, et établit son propre dogme, à l'apogée duquel se trouve <em lang="en">Pale on Pale</em>, une litanie métallique et sinueuse, d'où émane le doux parfum de la fin du monde. Ce disque n'a rien d'éthéré. Ce disque est du plomb.

La musique elle-même est portée par des <strong>visuels obscurs et vintage</strong> : la musicienne raffole de l'imagerie gothique, des typographies grecques et autres symboles ésotériques.

Tout pour plaire, donc.

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		<item>
		<title>Trespassers William - Different Stars</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/trespassers-william-different-stars/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 18:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[dream pop]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[rock alternatif]]></category>
		<category><![CDATA[shoegaze]]></category>
		<category><![CDATA[Trespassers William]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/trespassers-william-different-stars-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « Different stars »" /></div><div><em lang="en">Different Stars</em> est à ranger à côté de <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/warpaint-the-fool/"><span lang="en">The Fool</span> de Warpaint</a> : même mélancolie, même latence, même vulnérabilité. Et puis, même importance sur La Lune Mauve : <em>indispensable</em>, sur le mode <em>c'est exactement nous</em>.

Pas évident de décrire un tel album, tellement il ne ressemble à rien de populaire. 

Les 11 morceaux de <em lang="en">Differents Stars</em> sont de <strong>longues et lentes mélopées tristes</strong>, où des nappes de claviers, les lamentations d'une guitare et une batterie discrète laissent la place à la voix calme et cristalline de Anna-Lynne Williams, qui rappelle un peu celle de Hope Sandoval (Mazzy Star), en plus grave.

Down-tempo, l'album voit la chanteuse déclamer des <strong>paroles à briser le cœur, sur fond d'instrumentations éthérées</strong>.

<em lang="en">Different Stars</em> n'est pas facile d'accès. Même si, une fois arrivé au cœur de cette cathédrale sonique, tout semble couler de source – mise en musique de nos propres émois. C'est un album lancinant qui jouerait presque avec les nerfs de l'auditeur, tant sa composition fait voler en éclat les traditionnels schémas de la pop, du rock et autre post-rock. Ici, on se méfie de l'eau qui dort, par erreur : le suspense est entier d'un bout à l'autre de l'album.

Les rythmiques homogènes et régulières nous berceraient presque, si ce n'était ce chant hypnotique, résigné, comme <strong>un appel à l'aide persistant</strong>, mis en valeur par une production toute en rondeur. <em>Remue ta flèche dans mon cœur, je ne ressens plus rien.</em>

On salue l'incroyable perfection de ce disque, à tout point de vue. Le juste dosage entre déluge d'émotions, pudeur, narration et musicalité. <em lang="en">Vapour Trail</em> est en soi un petit chef d'œuvre d'amour contrarié, à déclencher des frissons et une chair de poule embarrassante dès les premières secondes. Et que dire de <em lang="en">Lie in the sound</em> ? <strong>Beauté indescriptible.</strong>

Ce n'est pas le type de disque médiatisé, ce n'est pas non plus le type de disque qu'on trouve facilement. <strong>C'est une merveille hypnotique, de la mélancolie liquide, un remède poétique à nos cicatrices.</strong> Profond, évanescent, émotionnellement lourd, <em lang="en">Different Stars</em> brille de mille feux dans la constellation de mes albums cultes.

<blockquote lang="en">I love you more than I should
So much more than is good for me
More than is good

Oh the timing is cruel
Oh I need and don't want to need
More than I should</blockquote>

<h2>Découvrez « <span lang="en">Lie in the sound</span> » live</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9JuSaiwSYE4[/youtube]

Trespassers William interprète <em lang="en">Lie in the sound</em> pendant le festival Les Femmes s'en mêlent, à Paris, en 2004.

<h2>En savoir plus sur Trespassers William</h2>

<ul>
	<li><a href="http://trespasserswilliam.com/">Site officiel de Trespassers William</a> : à notre grand regret, le duo s'est séparé cette année, mais son site continue de communiquer sur l'actualité musicale de Anna-Lynne Williams et de Matt Brown.</li>
	<li><a href="http://www.lieinthesound.fr/">Lie in the sound</a>, le site non officiel français dédié au groupe.</li>

	<li><a href="http://trespasserswilliam.bandcamp.com/album/anchor">Écouter leur premier album, Anchor, sur Bandcamp</a>. En effet, cet album est devenu totalement introuvable.</li>


</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/trespassers-william-different-stars-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « Different stars »" /></div><div><em lang="en">Different Stars</em> est à ranger à côté de <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/warpaint-the-fool/"><span lang="en">The Fool</span> de Warpaint</a> : même mélancolie, même latence, même vulnérabilité. Et puis, même importance sur La Lune Mauve : <em>indispensable</em>, sur le mode <em>c'est exactement nous</em>.

Pas évident de décrire un tel album, tellement il ne ressemble à rien de populaire. 

Les 11 morceaux de <em lang="en">Differents Stars</em> sont de <strong>longues et lentes mélopées tristes</strong>, où des nappes de claviers, les lamentations d'une guitare et une batterie discrète laissent la place à la voix calme et cristalline de Anna-Lynne Williams, qui rappelle un peu celle de Hope Sandoval (Mazzy Star), en plus grave.

Down-tempo, l'album voit la chanteuse déclamer des <strong>paroles à briser le cœur, sur fond d'instrumentations éthérées</strong>.

<em lang="en">Different Stars</em> n'est pas facile d'accès. Même si, une fois arrivé au cœur de cette cathédrale sonique, tout semble couler de source – mise en musique de nos propres émois. C'est un album lancinant qui jouerait presque avec les nerfs de l'auditeur, tant sa composition fait voler en éclat les traditionnels schémas de la pop, du rock et autre post-rock. Ici, on se méfie de l'eau qui dort, par erreur : le suspense est entier d'un bout à l'autre de l'album.

Les rythmiques homogènes et régulières nous berceraient presque, si ce n'était ce chant hypnotique, résigné, comme <strong>un appel à l'aide persistant</strong>, mis en valeur par une production toute en rondeur. <em>Remue ta flèche dans mon cœur, je ne ressens plus rien.</em>

On salue l'incroyable perfection de ce disque, à tout point de vue. Le juste dosage entre déluge d'émotions, pudeur, narration et musicalité. <em lang="en">Vapour Trail</em> est en soi un petit chef d'œuvre d'amour contrarié, à déclencher des frissons et une chair de poule embarrassante dès les premières secondes. Et que dire de <em lang="en">Lie in the sound</em> ? <strong>Beauté indescriptible.</strong>

Ce n'est pas le type de disque médiatisé, ce n'est pas non plus le type de disque qu'on trouve facilement. <strong>C'est une merveille hypnotique, de la mélancolie liquide, un remède poétique à nos cicatrices.</strong> Profond, évanescent, émotionnellement lourd, <em lang="en">Different Stars</em> brille de mille feux dans la constellation de mes albums cultes.

<blockquote lang="en">I love you more than I should
So much more than is good for me
More than is good

Oh the timing is cruel
Oh I need and don't want to need
More than I should</blockquote>

<h2>Découvrez « <span lang="en">Lie in the sound</span> » live</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9JuSaiwSYE4[/youtube]

Trespassers William interprète <em lang="en">Lie in the sound</em> pendant le festival Les Femmes s'en mêlent, à Paris, en 2004.

<h2>En savoir plus sur Trespassers William</h2>

<ul>
	<li><a href="http://trespasserswilliam.com/">Site officiel de Trespassers William</a> : à notre grand regret, le duo s'est séparé cette année, mais son site continue de communiquer sur l'actualité musicale de Anna-Lynne Williams et de Matt Brown.</li>
	<li><a href="http://www.lieinthesound.fr/">Lie in the sound</a>, le site non officiel français dédié au groupe.</li>

	<li><a href="http://trespasserswilliam.bandcamp.com/album/anchor">Écouter leur premier album, Anchor, sur Bandcamp</a>. En effet, cet album est devenu totalement introuvable.</li>


</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Warpaint - The Fool</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/warpaint-the-fool/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/warpaint-the-fool/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Jun 2012 18:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[cold wave]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[rock alternatif]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=4192</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/warpaint-the-fool-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « The Fool » de Warpaint" /></div><div>Chroniquer un disque que j'ai tellement, tellement écouté ces derniers mois me soulage et m'embarrasse. Un peu comme si je dévoilais publiquement une porte directe sur mon jardin secret, ou un petit plaisir musical rien qu'à moi.

Mais <em lang="en">The Fool</em> de Warpaint fait définitivement partie des albums lunemauviens : aussi sombre que lumineux, oscillant autour d'une mélancolie latente, et dont chacun des neuf morceaux se déroule telle <strong>une lamentation lointaine, bourrée d'étoiles</strong>. Je ne pouvais pas taire plus longtemps ce disque sublime.

Warpaint, ce quatuor féminin originaire de Los Angeles, prodigue un <strong>rock alternatif lancinant tendance cold wave shootée à la bile noire</strong>. Pas d'extravagance, pas de clavier, très peu de sons synthétiques : ici les voix de Emily Kokal et de Theresa Wayman, plaintives, entêtées, entêtantes, n'ont rien de lyrique et planent sur le decorum désertique de l'album comme deux spectres blancs.

La basse, omniprésente, enrichit son rôle rythmique grâce des arpèges chaleureux, qui participent pour beaucoup à <strong>la fascinante sensualité du disque</strong>, tandis que la guitare délivre des mélodies à tomber (le frissonnant <em lang="en">Baby</em>) et incisives (<em lang="en">Bees</em>, <em lang="en">Shadows</em>).

<em lang="en">The Fool</em> est <strong>un joli petit tourbillon émotionnel</strong> : commencer à l'écouter, c'est prendre le risque de devenir très vite accro. Hypotique, l'album est également très mélancolique. Les paroles évoquent douleurs, absences et torpeur.

Néanmoins, les morceaux sont relativement rythmés, mid-tempo cela va sans dire, et les riffs répétitifs, la production assez brut de pomme, et le chant éthéré font de l'album <strong>un rêve éveillé teinté de magie noire</strong>.

Quatre petites sorcières qui ont élégamment tissé leur majestueuse toile.

Quatre petites fées recouvrant la Terre d'un rock froid et désertique, qui réussit la prouesse d'allier subtilité à l'enivrement le plus complet.

À ce stade, vous en êtes déjà à la troisième écoute, et le piège se referme sur vous !

<q>Au sein de ce joyeux cauchemar, chaque chanson est un baiser ardent sur une peau froide comme la lune</q> dixit Samuel Cogrenne sur Discordance. Voilà. Vous m'en direz des nouvelles.

<h2>Écouter « Warpaint »</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=7wATcZvB6rs#![/youtube]

<h2>En savoir plus sur Warpaint</h2>

<ul>
	<li>La <a href="http://www.discordance.fr/warpaint-the-fool-22336">chronique lyrique de The Fool</a> sur Discordance.</li>
	<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Fool_(Warpaint_album)">L'article Wikipedia consacré à l'album</a>, avec un résumé intéressant des critiques qu'il a reçues.</li>
	<li>La <a href="http://pitchfork.com/reviews/albums/14801-the-fool/">chronique de <em lang="en">The Fool</em> sur Pitchfork</a>.</li>
	<li><a href="http://www.warpaintwarpaint.com/">Le site officiel de Warpaint</a>, avec news, bio, photos, clips et boutique !</li>

</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/warpaint-the-fool-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « The Fool » de Warpaint" /></div><div>Chroniquer un disque que j'ai tellement, tellement écouté ces derniers mois me soulage et m'embarrasse. Un peu comme si je dévoilais publiquement une porte directe sur mon jardin secret, ou un petit plaisir musical rien qu'à moi.

Mais <em lang="en">The Fool</em> de Warpaint fait définitivement partie des albums lunemauviens : aussi sombre que lumineux, oscillant autour d'une mélancolie latente, et dont chacun des neuf morceaux se déroule telle <strong>une lamentation lointaine, bourrée d'étoiles</strong>. Je ne pouvais pas taire plus longtemps ce disque sublime.

Warpaint, ce quatuor féminin originaire de Los Angeles, prodigue un <strong>rock alternatif lancinant tendance cold wave shootée à la bile noire</strong>. Pas d'extravagance, pas de clavier, très peu de sons synthétiques : ici les voix de Emily Kokal et de Theresa Wayman, plaintives, entêtées, entêtantes, n'ont rien de lyrique et planent sur le decorum désertique de l'album comme deux spectres blancs.

La basse, omniprésente, enrichit son rôle rythmique grâce des arpèges chaleureux, qui participent pour beaucoup à <strong>la fascinante sensualité du disque</strong>, tandis que la guitare délivre des mélodies à tomber (le frissonnant <em lang="en">Baby</em>) et incisives (<em lang="en">Bees</em>, <em lang="en">Shadows</em>).

<em lang="en">The Fool</em> est <strong>un joli petit tourbillon émotionnel</strong> : commencer à l'écouter, c'est prendre le risque de devenir très vite accro. Hypotique, l'album est également très mélancolique. Les paroles évoquent douleurs, absences et torpeur.

Néanmoins, les morceaux sont relativement rythmés, mid-tempo cela va sans dire, et les riffs répétitifs, la production assez brut de pomme, et le chant éthéré font de l'album <strong>un rêve éveillé teinté de magie noire</strong>.

Quatre petites sorcières qui ont élégamment tissé leur majestueuse toile.

Quatre petites fées recouvrant la Terre d'un rock froid et désertique, qui réussit la prouesse d'allier subtilité à l'enivrement le plus complet.

À ce stade, vous en êtes déjà à la troisième écoute, et le piège se referme sur vous !

<q>Au sein de ce joyeux cauchemar, chaque chanson est un baiser ardent sur une peau froide comme la lune</q> dixit Samuel Cogrenne sur Discordance. Voilà. Vous m'en direz des nouvelles.

<h2>Écouter « Warpaint »</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=7wATcZvB6rs#![/youtube]

<h2>En savoir plus sur Warpaint</h2>

<ul>
	<li>La <a href="http://www.discordance.fr/warpaint-the-fool-22336">chronique lyrique de The Fool</a> sur Discordance.</li>
	<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Fool_(Warpaint_album)">L'article Wikipedia consacré à l'album</a>, avec un résumé intéressant des critiques qu'il a reçues.</li>
	<li>La <a href="http://pitchfork.com/reviews/albums/14801-the-fool/">chronique de <em lang="en">The Fool</em> sur Pitchfork</a>.</li>
	<li><a href="http://www.warpaintwarpaint.com/">Le site officiel de Warpaint</a>, avec news, bio, photos, clips et boutique !</li>

</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sopor Aeternus &amp; The Ensemble of Shadows - La&#160;Chambre d&#039;Echo – Where the Dead Birds sing</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/sopor-aeternus-the-ensemble-of-shadows-la-chambre-decho-where-the-dead-birds-sing/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/sopor-aeternus-the-ensemble-of-shadows-la-chambre-decho-where-the-dead-birds-sing/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 09:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[Anna-Varney Cantodea]]></category>
		<category><![CDATA[dark wave]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>
		<category><![CDATA[neo-médiéval]]></category>
		<category><![CDATA[neoclassique]]></category>
		<category><![CDATA[Sopor Aeternus]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/sopor-aeternus-chambre-echo-206x291.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « La Chambre d&#039;Echo – Where the Dead Birds sing »" /></div><div><em lang="en">La Chambre d'Echo – Where the Dead Birds sing</em> est un concept album qui a particulièrement marqué les esprits.

C'est non seulement un très bon album, mais c'est surtout un album qui se distingue grâce à la direction artistique de Joachim Luetke, partenaire créatif de longue date de Anna Varney Cantodea, la créature blanchâtre qui a enfanté Sopor Aeternus.

La première édition de l'album n'était disponible que dans une <strong>édition limitée à 2000 exemplaires</strong>, très vite <span lang="en">sold out</span> : un coffret recouvert de tissu noir contenait une grande enveloppe cachetée par un sceau de cire noire, elle-même tamponnée du symbole de Sopor Aeternus. L'enveloppe contenait un livre de 128 pages dans lequel se trouvaient toutes les photos prises par Luetke, ainsi que des croquis et des textes.

Cartes postales, marque-pages et autres gadgets complétaient ce coffret collector, vendu au prix de 90 €, qui est aujourd'hui introuvable. Qu'on se rassure : <em>La Chambre d'Echo</em> a depuis été réédité en format CD simple, ainsi qu'en format CD + livre, mais sans tout le decorum initial.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=mNtZSc6_oQk[/youtube]

Revenons-en à la musique.

Anna Varney a composé un album qui détonne dans sa discographie. L'ambiance est toujours majoritairement <strong>néo-classique et néo-médiévale, mais avec une omniprésence de sonorités électroniques</strong> : nappes de claviers, <span lang="en">loops</span> et autre boîte à rythme.

Si ce melting pot musical surprend au premier abord, détonnant avec le son habituel de Sopor, on s'y fait très vite. Pis, les mélodies imbriquées les unes dans les autres se révèlent entêtantes et presque entraînantes ! C'est dire… Anna Varney a troqué pour l'occasion son chant aigrelet et bizarre au profit d'<strong>une voix claire et chantante</strong>, qui ajoute beaucoup de chaleur à ce disque définitivement hors norme.

Niveau thématique, <em>La Chambre d'Echo</em> a été largement inspiré par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Narrenturm_(hospital)" lang="de">Der Narrenturm</a> (« La Tour des Fous »), un vieil hôpital psychiatrique autrichien devenu depuis un musée dédié à l'anatomie et aux pathologies du corps humain.

À ce titre, les paroles de l'album se focalisent en particulier sur <strong>la folie</strong> et sur <strong>l'univers médical en général</strong>, à l'instar des visuels de l'album qui voient Anna-Varney emprisonné dans une camisole de force, avalant des tuyaux, mort, sur le point d'être autopsié, ou encore transformé en immonde ver géant… À travers toutes ces photos, c'est l'aboutissement de sa singularité, un mix entre beauté et terreur, monstruosité et esthétique, enfance et mort.

Avec le recul, la couleur était annoncée par le titre : « La Chambre d'Echo », un mix entre la musique de chambre néo-médiévale – violons, violoncelle, hautbois, basson, trompettes, trombone, tuba – et la musique électronique (une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_d'%C3%A9cho">chambre d'écho</a> est un effet musical qui retarde le son pour lui donner l'effet d'un écho), le tout évoquant la chambre capitonnée d'un asile, dans lequel les cris des suppliciés résonnent en vain…

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/anna-varney-joachim-luetke.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/anna-varney-joachim-luetke-420x318.jpg" alt="Anna-Varney photographiée par Joachim Luetke" title="Anna-Varney photographiée par Joachim Luetke" class="aligncenter size-large wp-image-3976" /></a>

<h2>En savoir plus sur « La Chambre d'Echo » de Sopor Aeternus</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.obskure.com/fr/kro_model.php?n_kro=2276">chronique de Obsküre</a></li>
	<li>La <a href="http://www.premonition.fr/premor.php3?lien=chro/chro.php3X1Xcid=236003X3X236003&ta=10">chronique de Premonition</a></li>
	<li>Un <a href="http://www.luetke.com/sopor/soporC.html">aperçu de l'artwork de Joachim Luetke</a></li>
	<li>Le <a href="http://soporaeternus.de/">site officiel de Sopor Aeternus</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/sopor-aeternus-chambre-echo-206x291.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « La Chambre d&#039;Echo – Where the Dead Birds sing »" /></div><div><em lang="en">La Chambre d'Echo – Where the Dead Birds sing</em> est un concept album qui a particulièrement marqué les esprits.

C'est non seulement un très bon album, mais c'est surtout un album qui se distingue grâce à la direction artistique de Joachim Luetke, partenaire créatif de longue date de Anna Varney Cantodea, la créature blanchâtre qui a enfanté Sopor Aeternus.

La première édition de l'album n'était disponible que dans une <strong>édition limitée à 2000 exemplaires</strong>, très vite <span lang="en">sold out</span> : un coffret recouvert de tissu noir contenait une grande enveloppe cachetée par un sceau de cire noire, elle-même tamponnée du symbole de Sopor Aeternus. L'enveloppe contenait un livre de 128 pages dans lequel se trouvaient toutes les photos prises par Luetke, ainsi que des croquis et des textes.

Cartes postales, marque-pages et autres gadgets complétaient ce coffret collector, vendu au prix de 90 €, qui est aujourd'hui introuvable. Qu'on se rassure : <em>La Chambre d'Echo</em> a depuis été réédité en format CD simple, ainsi qu'en format CD + livre, mais sans tout le decorum initial.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=mNtZSc6_oQk[/youtube]

Revenons-en à la musique.

Anna Varney a composé un album qui détonne dans sa discographie. L'ambiance est toujours majoritairement <strong>néo-classique et néo-médiévale, mais avec une omniprésence de sonorités électroniques</strong> : nappes de claviers, <span lang="en">loops</span> et autre boîte à rythme.

Si ce melting pot musical surprend au premier abord, détonnant avec le son habituel de Sopor, on s'y fait très vite. Pis, les mélodies imbriquées les unes dans les autres se révèlent entêtantes et presque entraînantes ! C'est dire… Anna Varney a troqué pour l'occasion son chant aigrelet et bizarre au profit d'<strong>une voix claire et chantante</strong>, qui ajoute beaucoup de chaleur à ce disque définitivement hors norme.

Niveau thématique, <em>La Chambre d'Echo</em> a été largement inspiré par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Narrenturm_(hospital)" lang="de">Der Narrenturm</a> (« La Tour des Fous »), un vieil hôpital psychiatrique autrichien devenu depuis un musée dédié à l'anatomie et aux pathologies du corps humain.

À ce titre, les paroles de l'album se focalisent en particulier sur <strong>la folie</strong> et sur <strong>l'univers médical en général</strong>, à l'instar des visuels de l'album qui voient Anna-Varney emprisonné dans une camisole de force, avalant des tuyaux, mort, sur le point d'être autopsié, ou encore transformé en immonde ver géant… À travers toutes ces photos, c'est l'aboutissement de sa singularité, un mix entre beauté et terreur, monstruosité et esthétique, enfance et mort.

Avec le recul, la couleur était annoncée par le titre : « La Chambre d'Echo », un mix entre la musique de chambre néo-médiévale – violons, violoncelle, hautbois, basson, trompettes, trombone, tuba – et la musique électronique (une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_d'%C3%A9cho">chambre d'écho</a> est un effet musical qui retarde le son pour lui donner l'effet d'un écho), le tout évoquant la chambre capitonnée d'un asile, dans lequel les cris des suppliciés résonnent en vain…

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/anna-varney-joachim-luetke.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/anna-varney-joachim-luetke-420x318.jpg" alt="Anna-Varney photographiée par Joachim Luetke" title="Anna-Varney photographiée par Joachim Luetke" class="aligncenter size-large wp-image-3976" /></a>

<h2>En savoir plus sur « La Chambre d'Echo » de Sopor Aeternus</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.obskure.com/fr/kro_model.php?n_kro=2276">chronique de Obsküre</a></li>
	<li>La <a href="http://www.premonition.fr/premor.php3?lien=chro/chro.php3X1Xcid=236003X3X236003&ta=10">chronique de Premonition</a></li>
	<li>Un <a href="http://www.luetke.com/sopor/soporC.html">aperçu de l'artwork de Joachim Luetke</a></li>
	<li>Le <a href="http://soporaeternus.de/">site officiel de Sopor Aeternus</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Florence + the Machine - Ceremonials</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/florence-the-machine-ceremonials/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/florence-the-machine-ceremonials/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 May 2012 09:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[art rock]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Florence + the Machine]]></category>
		<category><![CDATA[indie]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/04/florence_machine-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Ceremonials&quot; de Florence + the Machine" /></div><div>Après un premier album très remarqué, <em>Lungs</em>,<strong> Florence + the Machine</strong> revient avec <em>Ceremonials</em>. Plus lissé mais tout aussi foisonnant, <strong>plus emphatique</strong>, presque trop même, ce second album mêle allègrement la pop au baroque, le tempo dansant aux thèmes les plus sombres.

Florence, c'est Florence Welch. Cette anglaise excentrique est le moteur du groupe et l'auteur de tous les morceaux de <em>Ceremonials</em>, seule ou en collaboration. The Machine, ce sont les musiciens avec qui elle travaille. Florence, avec sa musique qui mélange divers instruments - choeurs, célesta, harpe, guitare, synthétiseurs, violon, percussions... - pourrait être la petite soeur de<a href="http://www.batforlashes.com/"> Bat For Lashes</a>. Mais une petite soeur étincelante, énergique, <strong>qui déploie toute sa voix et tous ses états d'âme avec violence et superbe</strong>, quitte à éclipser tous les autres artistes mouvant dans le même genre musical.

<em>Ceremonials, </em>comme son titre l'indique<em>, </em>invite l'auditeur à suivre la prêtresse Florence dans douze chansons. On débute en croisant le fantôme de la grand-mère de Florence, avec <em>Only if for a night</em>. Un titre solennel autant que fort qui ouvre les cérémonies à venir.

<em>What the water gave me</em> et <em>Never let me go</em> se suivent et évoquent tous deux la noyade. <em>What the water gave me</em> présente en filigrane l'image de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Virginia_Woolf">Virginia Woolf</a> se suicidant dans une rivière, les poches remplies de pierres.<strong> La chanson est sur le fil</strong> au début, oscillant entre le rythme et un déluge de musique, avant de plonger dans un maëlstrom d'instruments comme on se laisse submerger par le courant et la folie.<em> Never let me go</em> présente une noyée suppliant les vivants de ne pas l'oublier. Une chanson poignante et apaisée sur la difficile étape qu'est la mort.

<em>No light no light</em> est un message autant d'amour que de souffrance à l'être aimé, presque un chant de dévotion ; <em>Shake it out</em> porte sur la difficulté de composer avec ses propres démons, sur un rythme <em>punchy </em>et gai. Une contradiction que l'on retrouve avec <em>Breaking down, </em>où le thème de<strong> la dépression se mêle à une chanson joyeuse, comme une comptine</strong>. S<em>even devils</em><em>,</em> mise en garde d'un fantôme en devenir, hante de sa mélopée envoûtante et dangereuse. <em>Lover to lover</em>, aux allures de chant gospel, est l'amère constatation d'une personne qu'il n'y pas de rédemption pour elle.<em></em>

Des cérémonies, nous disions ? Entre l'accompagnement musical qui se déploie en flèches de cathédrales, imposant, les percussions qui se font tribales ici et là, les choeurs gospels, les évocations du péché, de la rédemption, des démons que l'on porte en soi, des lignes de la main (<em>Heartlines</em>) ou de la lecture de présages dans des entrailles d'animaux, on est pris du début à la fin par la voix enchanteresse et puissante de Florence, par <strong>ses incantations et ses chansons libératoires</strong>.

<em>Ceremonials</em>, c'est une ode à l'âme, à ses souffrances comme à ses espoirs. Une ode à la vie, en somme, où le coeur est touché, blessé et enjoué, où le corps est poussé tant à danser qu'à à être abandonné. Où la joie se mélange à la tristesse la plus profonde, dans <strong>un hymne à l'âme humaine</strong> dans son entier, dans toute la palette de ses sentiments.
<h2>Le clip de Never let me go</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=zMBTvuUlm98&amp;ob=av2e[/youtube]

<em lang="en">And it's peaceful in the deep,
Cause either way you cannot breathe,
No need to pray, no need to say
Now I am under.
And it's breaking over me,
A thousand miles down to the sea bed,
I found the place to rest my head.
Never let me go, never let me go.
Never let me go, never let me go.</em>
<h2>Le grain de sable</h2>
La chanson <em>Seven devils</em> a été choisie comme bande-son pour <a href="http://www.youtube.com/watch?v=UV3RflsNxak&amp;feature=player_embedded">l'une des bandes-annonces de la saison 2 de Game of Thrones</a>. Il est vrai qu'à se pencher sur les paroles, on note une étrange similitude entre celles-ci et l'univers décrit dans les livres de G.R.R. Martin.
<h2>En savoir plus sur Florence + the Machine</h2>
<ul>
	<li><a href="http://florenceandthemachine.net/">Le site de l'artiste</a></li>
	<li><a href="http://www.facebook.com/florenceandthemachine">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="https://twitter.com/#!/flo_tweet">Suivre ses tweets</a></li>
	<li>Et regarder ses vidéos sur<a href="http://www.youtube.com/user/florencemachine"> sa chaîne Youtube</a></li>
	<li>Ecouter <a href="http://www.youtube.com/watch?v=5OJa13Okm-A&amp;feature=related"><em>Breath Of Life</em></a>, son dernier titre, <a href="http://florenceandthemachine.net/news/0-6/breath-of-life-out-tomorrow/0-6/">composé pour le film <em>Blanche-Neige et le Chasseur</em></a> et inspiré par la méchante sorcière<em>
</em></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/04/florence_machine-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Ceremonials&quot; de Florence + the Machine" /></div><div>Après un premier album très remarqué, <em>Lungs</em>,<strong> Florence + the Machine</strong> revient avec <em>Ceremonials</em>. Plus lissé mais tout aussi foisonnant, <strong>plus emphatique</strong>, presque trop même, ce second album mêle allègrement la pop au baroque, le tempo dansant aux thèmes les plus sombres.

Florence, c'est Florence Welch. Cette anglaise excentrique est le moteur du groupe et l'auteur de tous les morceaux de <em>Ceremonials</em>, seule ou en collaboration. The Machine, ce sont les musiciens avec qui elle travaille. Florence, avec sa musique qui mélange divers instruments - choeurs, célesta, harpe, guitare, synthétiseurs, violon, percussions... - pourrait être la petite soeur de<a href="http://www.batforlashes.com/"> Bat For Lashes</a>. Mais une petite soeur étincelante, énergique, <strong>qui déploie toute sa voix et tous ses états d'âme avec violence et superbe</strong>, quitte à éclipser tous les autres artistes mouvant dans le même genre musical.

<em>Ceremonials, </em>comme son titre l'indique<em>, </em>invite l'auditeur à suivre la prêtresse Florence dans douze chansons. On débute en croisant le fantôme de la grand-mère de Florence, avec <em>Only if for a night</em>. Un titre solennel autant que fort qui ouvre les cérémonies à venir.

<em>What the water gave me</em> et <em>Never let me go</em> se suivent et évoquent tous deux la noyade. <em>What the water gave me</em> présente en filigrane l'image de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Virginia_Woolf">Virginia Woolf</a> se suicidant dans une rivière, les poches remplies de pierres.<strong> La chanson est sur le fil</strong> au début, oscillant entre le rythme et un déluge de musique, avant de plonger dans un maëlstrom d'instruments comme on se laisse submerger par le courant et la folie.<em> Never let me go</em> présente une noyée suppliant les vivants de ne pas l'oublier. Une chanson poignante et apaisée sur la difficile étape qu'est la mort.

<em>No light no light</em> est un message autant d'amour que de souffrance à l'être aimé, presque un chant de dévotion ; <em>Shake it out</em> porte sur la difficulté de composer avec ses propres démons, sur un rythme <em>punchy </em>et gai. Une contradiction que l'on retrouve avec <em>Breaking down, </em>où le thème de<strong> la dépression se mêle à une chanson joyeuse, comme une comptine</strong>. S<em>even devils</em><em>,</em> mise en garde d'un fantôme en devenir, hante de sa mélopée envoûtante et dangereuse. <em>Lover to lover</em>, aux allures de chant gospel, est l'amère constatation d'une personne qu'il n'y pas de rédemption pour elle.<em></em>

Des cérémonies, nous disions ? Entre l'accompagnement musical qui se déploie en flèches de cathédrales, imposant, les percussions qui se font tribales ici et là, les choeurs gospels, les évocations du péché, de la rédemption, des démons que l'on porte en soi, des lignes de la main (<em>Heartlines</em>) ou de la lecture de présages dans des entrailles d'animaux, on est pris du début à la fin par la voix enchanteresse et puissante de Florence, par <strong>ses incantations et ses chansons libératoires</strong>.

<em>Ceremonials</em>, c'est une ode à l'âme, à ses souffrances comme à ses espoirs. Une ode à la vie, en somme, où le coeur est touché, blessé et enjoué, où le corps est poussé tant à danser qu'à à être abandonné. Où la joie se mélange à la tristesse la plus profonde, dans <strong>un hymne à l'âme humaine</strong> dans son entier, dans toute la palette de ses sentiments.
<h2>Le clip de Never let me go</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=zMBTvuUlm98&amp;ob=av2e[/youtube]

<em lang="en">And it's peaceful in the deep,
Cause either way you cannot breathe,
No need to pray, no need to say
Now I am under.
And it's breaking over me,
A thousand miles down to the sea bed,
I found the place to rest my head.
Never let me go, never let me go.
Never let me go, never let me go.</em>
<h2>Le grain de sable</h2>
La chanson <em>Seven devils</em> a été choisie comme bande-son pour <a href="http://www.youtube.com/watch?v=UV3RflsNxak&amp;feature=player_embedded">l'une des bandes-annonces de la saison 2 de Game of Thrones</a>. Il est vrai qu'à se pencher sur les paroles, on note une étrange similitude entre celles-ci et l'univers décrit dans les livres de G.R.R. Martin.
<h2>En savoir plus sur Florence + the Machine</h2>
<ul>
	<li><a href="http://florenceandthemachine.net/">Le site de l'artiste</a></li>
	<li><a href="http://www.facebook.com/florenceandthemachine">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="https://twitter.com/#!/flo_tweet">Suivre ses tweets</a></li>
	<li>Et regarder ses vidéos sur<a href="http://www.youtube.com/user/florencemachine"> sa chaîne Youtube</a></li>
	<li>Ecouter <a href="http://www.youtube.com/watch?v=5OJa13Okm-A&amp;feature=related"><em>Breath Of Life</em></a>, son dernier titre, <a href="http://florenceandthemachine.net/news/0-6/breath-of-life-out-tomorrow/0-6/">composé pour le film <em>Blanche-Neige et le Chasseur</em></a> et inspiré par la méchante sorcière<em>
</em></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		<title>Dead Can Dance - Spleen and Ideal</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 07:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[brendan perry]]></category>
		<category><![CDATA[charles baudelaire]]></category>
		<category><![CDATA[Dead Can Dance]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>
		<category><![CDATA[heavenly voices]]></category>
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		<category><![CDATA[neoclassique]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/dead_can_dance_spleen_ideal-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Spleen and Ideal&quot; de Dead Can Dance" /></div><div>Deuxième album de <strong>Dead Can Dance</strong>, <em>Spleen and Ideal</em> s'inspire, comme son titre l'indique, des écrits de <strong>Charles Baudelaire</strong> et de<strong> Thomas de Quincey</strong>. deux poètes, l'un français l'autre britanniques, tous deux opiomanes. La couleur vert sombre qui encadre la photographie du livret n'est pas non plus sans évoquer l'absinthe, breuvage qui avait inspiré nombre d'artistes du XIXe siècle.

Et c'est bien un certain spleen qui s'abat sur nous lorsqu'on écoute ce disque. Dès l'ouverture, même. Le solennel <em>De Profundis (Out of the depths of sorrow)</em>, qui évoque le poème baudelairien <em>De profundis clamavi</em>, prend d'emblée dans ses filets, avec la voix de Lisa Gerrard qui y résonne de façon spectrale, comme <strong>une supplique venue du fond des âges</strong>.  Avant de se conclure sur des choeurs masculins presque religieux, quoique légers, accompagnés de cloches. Comme un glas.

On poursuit avec quelques titres tous aussi<strong> solennels</strong> (<em>Ascension </em>et ses tristes trompettes funèbres), des chansons chantées par Brendan Perry, dont le timbre grave fait pendant à la puissance féminine de la voix de Lisa Gerrard, et d'autres où des échos tribaux semblent résonner, entre percussions enlevées et<strong> chant ensorcelé</strong>.

Mais globalement, la note est la même : tantôt lourde, tantôt évanescente, tantôt lente, tantôt saccadée, tantôt appel de celui qui cherche la rédemption (<em>Enigma of the Absolute</em>), tantôt chant énigmatique, plein de force, d'une muse inquiétante (<em>Avatar</em>)...<strong> Le spleen est là</strong>, qui abat l'esprit sous son nuage sombre. Tandis que s'élève l'espoir d'un impossible idéal avec <em>Indoctrination (A design for living)</em>.

<em>Spleen and Ideal</em>. Deux mots qui suffisent à résumer cet album où Dead Can Dance a réussit, avec brio, à retranscrire l'atmosphère née des écrits de Baudelaire et de Quincey. <strong>Un mélange éthéré et pourtant pesant, tirant sur un néoclassique en proie aux tourments de l'âme</strong>. Parfaite traduction musicale du spleen.
<blockquote>"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
[...]"

Charles Baudelaire, début du poème Spleen (LXXVIII)</blockquote>
<h3>Le grain de sable</h3>
<em>Spleen et idéal</em> est aussi le titre d'un recueil de poèmes de Charles Baudelaire, où se trouvent plusieurs textes intitulés <em>Spleen</em>. Une lecture fortement recommandée lors de l'écoute de ce disque.
<blockquote>"Across the sea lies the fountain of renewal
Where you will see
The whole cause of your loneliness
Can be measured in dreams
That transcend all these lies"

Enigma of the Absolute</blockquote>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
	<li>Le site de <a href="http://deadcandance.com/">Dead Can Dance</a></li>
	<li>Un site consacré à<a href="http://baudelaire.litteratura.com/"> Charles Baudelaire</a>, comprenant biographie, oeuvres en ligne, articles, axes d'études de son oeuvre... en un mot, complet!</li>
	<li>La page Wikipédia consacrée à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_de_Quincey">Thomas de Quincey</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/dead_can_dance_spleen_ideal-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Spleen and Ideal&quot; de Dead Can Dance" /></div><div>Deuxième album de <strong>Dead Can Dance</strong>, <em>Spleen and Ideal</em> s'inspire, comme son titre l'indique, des écrits de <strong>Charles Baudelaire</strong> et de<strong> Thomas de Quincey</strong>. deux poètes, l'un français l'autre britanniques, tous deux opiomanes. La couleur vert sombre qui encadre la photographie du livret n'est pas non plus sans évoquer l'absinthe, breuvage qui avait inspiré nombre d'artistes du XIXe siècle.

Et c'est bien un certain spleen qui s'abat sur nous lorsqu'on écoute ce disque. Dès l'ouverture, même. Le solennel <em>De Profundis (Out of the depths of sorrow)</em>, qui évoque le poème baudelairien <em>De profundis clamavi</em>, prend d'emblée dans ses filets, avec la voix de Lisa Gerrard qui y résonne de façon spectrale, comme <strong>une supplique venue du fond des âges</strong>.  Avant de se conclure sur des choeurs masculins presque religieux, quoique légers, accompagnés de cloches. Comme un glas.

On poursuit avec quelques titres tous aussi<strong> solennels</strong> (<em>Ascension </em>et ses tristes trompettes funèbres), des chansons chantées par Brendan Perry, dont le timbre grave fait pendant à la puissance féminine de la voix de Lisa Gerrard, et d'autres où des échos tribaux semblent résonner, entre percussions enlevées et<strong> chant ensorcelé</strong>.

Mais globalement, la note est la même : tantôt lourde, tantôt évanescente, tantôt lente, tantôt saccadée, tantôt appel de celui qui cherche la rédemption (<em>Enigma of the Absolute</em>), tantôt chant énigmatique, plein de force, d'une muse inquiétante (<em>Avatar</em>)...<strong> Le spleen est là</strong>, qui abat l'esprit sous son nuage sombre. Tandis que s'élève l'espoir d'un impossible idéal avec <em>Indoctrination (A design for living)</em>.

<em>Spleen and Ideal</em>. Deux mots qui suffisent à résumer cet album où Dead Can Dance a réussit, avec brio, à retranscrire l'atmosphère née des écrits de Baudelaire et de Quincey. <strong>Un mélange éthéré et pourtant pesant, tirant sur un néoclassique en proie aux tourments de l'âme</strong>. Parfaite traduction musicale du spleen.
<blockquote>"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
[...]"

Charles Baudelaire, début du poème Spleen (LXXVIII)</blockquote>
<h3>Le grain de sable</h3>
<em>Spleen et idéal</em> est aussi le titre d'un recueil de poèmes de Charles Baudelaire, où se trouvent plusieurs textes intitulés <em>Spleen</em>. Une lecture fortement recommandée lors de l'écoute de ce disque.
<blockquote>"Across the sea lies the fountain of renewal
Where you will see
The whole cause of your loneliness
Can be measured in dreams
That transcend all these lies"

Enigma of the Absolute</blockquote>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
	<li>Le site de <a href="http://deadcandance.com/">Dead Can Dance</a></li>
	<li>Un site consacré à<a href="http://baudelaire.litteratura.com/"> Charles Baudelaire</a>, comprenant biographie, oeuvres en ligne, articles, axes d'études de son oeuvre... en un mot, complet!</li>
	<li>La page Wikipédia consacrée à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_de_Quincey">Thomas de Quincey</a></li>
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		<title>Brendan Perry - Ark</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/brendan-perry-ark/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/brendan-perry-ark/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 07:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[brendan perry]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[dark wave]]></category>
		<category><![CDATA[Dead Can Dance]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[etheral wave]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/brendanperry_ark-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Ark&quot; de Brendan Perry" /></div><div>Plus de dix ans après son premier album solo, <strong>Brendan Perry</strong>, ex-membre et fondateur du groupe <strong>Dead Can Dance</strong>, revient avec un nouvel opus dont la qualité est telle qu'elle éclipse ces longues années de silence. A l'image de la pochette, l'album apparaît comme <strong>une lumière au coeur de la nuit</strong>, un bijou musical qui éclaire l'âme enténébrée.

<strong>L'esprit de Dead Can Dance plane d'ailleurs sur deux titres</strong> qui ouvre et ferme respectivement l'album : <em>Babylon</em> et <em>Crescent</em> - ils ont d'ailleurs été composés pour les tournées d'adieux du groupe. Une façon de montrer que Brendan Perry, bien qu'officiant désormais en solo, était avec Lisa Gerrard une composante essentielle de Dead Can Dance.

<em>Babylon</em>, avec ses percussions et ses instruments <strong>aux sonorités tant orientales qu'antiques</strong>, est une merveilleuse évocation des douceurs naturelles du monde, hélas trop souvent oubliées pour suivre les instances guerrières du gouvernement américain, l'Amérique étant ici comparée à une Babylone encore en paix mais proche du chaos...

Une ouverture qui prévaut du contenu de l'album. Si <strong>la majorité des titres tient plus de l'electro et du dark wave que de la world music</strong>, comme <em>Babylon</em> l'aurait fait penser, le discours reste<strong> sans concession sur le monde actuel</strong>, tout en conservant <strong>une certaine poésie</strong>. Il y a le terrifiant <em>Inferno d</em>ont les notes glacées montrent la passivité du spectateur confronté quotidiennement, via la télévision, aux horreurs qui se déroulent partout sur le globe, le petit écran devenant l'antichambre de l'Enfer. <em>The Bogus Man</em>, au titre très clair (il signifie "L'homme de paille") dénonce l'aveugle ambition des hommes politiques, qui enfle au mépris de toute vie. <strong>Quelques trompettes aux résonances apocalyptiques</strong> y surgissent régulièrement, telles des trompettes de Jéricho. Et que dire de <em>The Devil and the Deep Blue Sea</em>, qui malgré ses sereines notes electro évoquant à merveille les profondeurs de l'océan décrit <strong>les interrogations sur le devenir de l'Homme</strong> quand la mer sera privée de vies et le monde parvenu à sa fin ?

Mais Brendan Perry n'oublie pas non plus<strong> l'introspection individuelle</strong>. Avec <em>Wintersun</em>, il évoque un homme souffrant de ne pas se sentir exister. Un titre poignant, déchirant, où la voix grave de Brendan Perry donne toute sa mesure à ce personnage qui ne trouve pas sa place dans l'Univers. Et cependant, malgré tous ces morceaux qui pointent de noires réalités, retentit <strong>une flamboyante note d'espoir</strong>. Ce phare dans la nuit, c'est <em>Utopia</em>, où un homme décrit son utopie rêvée, en harmonie avec la Nature et où lui-même et sa bien-aimée seraient libres d'être. Une mélodie sereine, pleine d'espérance, bouffée de rêve au sein de toutes ces prises de conscience.

L'album se clôt donc avec <em>Crescent</em>. La boucle est bouclée, <em>Ark</em> se ferme comme il s'était ouvert, sur un titre digne de Dead Can Dance. <strong>Puissant chant d'amour marqué de mélancolie</strong>, ce titre aux instruments orientaux mêlés d'une discrète touche electro hypnotise et apaise. <em></em>

<em>Ark</em>, c'est tout un voyage au coeur de notre monde actuel, ravagé mais non dénué de poésie. Un monde qui peut, peut-être, être encore sauvé. Ce n'est pas pour rien que la pochette s'illustre d'un phare, ni que le titre de l'album soit <em>Ark</em>...
<h3>Le grain de sable</h3>
Un court et fort passionnant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SKF20-EJVPE">documentaire</a> fait découvrir les coulisses de la création de l'album, tout en permettant d'en écouter quelques extraits.
<blockquote>"I feel greater than the sum of all my parts
A domestic beast with a hairy heart
Trapped within a walled suburbia
I've found my tastes are somewhat underground
Between the shadows and the cracks
I am building my utopia"
Utopia</blockquote>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
	<li>Le site de <a href="http://www.brendan-perry.com/">Brendan Perry</a></li>
	<li>Le site de <a href="http://www.deadcandance.com/">Dead Can Dance</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/brendanperry_ark-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Ark&quot; de Brendan Perry" /></div><div>Plus de dix ans après son premier album solo, <strong>Brendan Perry</strong>, ex-membre et fondateur du groupe <strong>Dead Can Dance</strong>, revient avec un nouvel opus dont la qualité est telle qu'elle éclipse ces longues années de silence. A l'image de la pochette, l'album apparaît comme <strong>une lumière au coeur de la nuit</strong>, un bijou musical qui éclaire l'âme enténébrée.

<strong>L'esprit de Dead Can Dance plane d'ailleurs sur deux titres</strong> qui ouvre et ferme respectivement l'album : <em>Babylon</em> et <em>Crescent</em> - ils ont d'ailleurs été composés pour les tournées d'adieux du groupe. Une façon de montrer que Brendan Perry, bien qu'officiant désormais en solo, était avec Lisa Gerrard une composante essentielle de Dead Can Dance.

<em>Babylon</em>, avec ses percussions et ses instruments <strong>aux sonorités tant orientales qu'antiques</strong>, est une merveilleuse évocation des douceurs naturelles du monde, hélas trop souvent oubliées pour suivre les instances guerrières du gouvernement américain, l'Amérique étant ici comparée à une Babylone encore en paix mais proche du chaos...

Une ouverture qui prévaut du contenu de l'album. Si <strong>la majorité des titres tient plus de l'electro et du dark wave que de la world music</strong>, comme <em>Babylon</em> l'aurait fait penser, le discours reste<strong> sans concession sur le monde actuel</strong>, tout en conservant <strong>une certaine poésie</strong>. Il y a le terrifiant <em>Inferno d</em>ont les notes glacées montrent la passivité du spectateur confronté quotidiennement, via la télévision, aux horreurs qui se déroulent partout sur le globe, le petit écran devenant l'antichambre de l'Enfer. <em>The Bogus Man</em>, au titre très clair (il signifie "L'homme de paille") dénonce l'aveugle ambition des hommes politiques, qui enfle au mépris de toute vie. <strong>Quelques trompettes aux résonances apocalyptiques</strong> y surgissent régulièrement, telles des trompettes de Jéricho. Et que dire de <em>The Devil and the Deep Blue Sea</em>, qui malgré ses sereines notes electro évoquant à merveille les profondeurs de l'océan décrit <strong>les interrogations sur le devenir de l'Homme</strong> quand la mer sera privée de vies et le monde parvenu à sa fin ?

Mais Brendan Perry n'oublie pas non plus<strong> l'introspection individuelle</strong>. Avec <em>Wintersun</em>, il évoque un homme souffrant de ne pas se sentir exister. Un titre poignant, déchirant, où la voix grave de Brendan Perry donne toute sa mesure à ce personnage qui ne trouve pas sa place dans l'Univers. Et cependant, malgré tous ces morceaux qui pointent de noires réalités, retentit <strong>une flamboyante note d'espoir</strong>. Ce phare dans la nuit, c'est <em>Utopia</em>, où un homme décrit son utopie rêvée, en harmonie avec la Nature et où lui-même et sa bien-aimée seraient libres d'être. Une mélodie sereine, pleine d'espérance, bouffée de rêve au sein de toutes ces prises de conscience.

L'album se clôt donc avec <em>Crescent</em>. La boucle est bouclée, <em>Ark</em> se ferme comme il s'était ouvert, sur un titre digne de Dead Can Dance. <strong>Puissant chant d'amour marqué de mélancolie</strong>, ce titre aux instruments orientaux mêlés d'une discrète touche electro hypnotise et apaise. <em></em>

<em>Ark</em>, c'est tout un voyage au coeur de notre monde actuel, ravagé mais non dénué de poésie. Un monde qui peut, peut-être, être encore sauvé. Ce n'est pas pour rien que la pochette s'illustre d'un phare, ni que le titre de l'album soit <em>Ark</em>...
<h3>Le grain de sable</h3>
Un court et fort passionnant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SKF20-EJVPE">documentaire</a> fait découvrir les coulisses de la création de l'album, tout en permettant d'en écouter quelques extraits.
<blockquote>"I feel greater than the sum of all my parts
A domestic beast with a hairy heart
Trapped within a walled suburbia
I've found my tastes are somewhat underground
Between the shadows and the cracks
I am building my utopia"
Utopia</blockquote>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
	<li>Le site de <a href="http://www.brendan-perry.com/">Brendan Perry</a></li>
	<li>Le site de <a href="http://www.deadcandance.com/">Dead Can Dance</a></li>
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		<item>
		<title>A Forest of Stars - Opportunistic Thieves of Spring</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/a-forest-of-stars-opportunistic-thieves-of-spring/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/a-forest-of-stars-opportunistic-thieves-of-spring/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 08:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[A Forest Of Stars]]></category>
		<category><![CDATA[baroque]]></category>
		<category><![CDATA[black metal]]></category>
		<category><![CDATA[dark ambient]]></category>
		<category><![CDATA[progressif]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/A-Forest-of-Stars_Opportunistic-Thieves-of-Spring-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="A-Forest-of-Stars_Opportunistic-Thieves-of-Spring" /></div><div>Cinq personnages sortis d’une Angleterre victorienne qui entament une séance obscure de spiritisme ; voilà la vidéo aux bandes vieillies qui illustre <em>Raven’s Eye View</em>, deuxième titre de l’album. Ces images offrent un bel aperçu de l’esprit des cinq anglais : <strong>occulte, victorien, obscur, fantastique et totalement baroque</strong>. Mis en musique, cela donne <em>Opportunistic Thieves of Spring</em>. Un deuxième album offrant six titres qui oscillent entre black métal, dark ambient et progressif, avec une touche d‘orientalisme.

<strong>Le Club des Gentlemen</strong> (c’est le nom qu’ils se sont donnés) maîtrise une variété d’instruments comme le violon, le piano-forte et la flûte. Ces derniers sont savamment mélangés pour obtenir des titres de huit à seize minutes. Certains sont totalement baroques, avec <strong>des passages tantôt black métal, tantôt ambient ou acoustique</strong>, comme l’extraordinaire <em>Raven’s Eye View</em>. D’autres sont plus proches du progressif comme<em> Summertide's Approach</em> (et son début « cabaret ») et <em>Delay's Progression</em>.

Le chant torturé de Mr Curse est parfaitement adéquat et sait se taire lorsqu’il le faut ; <strong>la plus grande partie du disque étant instrumentale</strong>. On retrouve aussi quelques vocalises de Katheryne Stone (qui a officié un temps dans My Dying Bride) sur le sombre et pluvieux <em>Starfire's Memory</em>, avec son long passage dark ambient.

<em>Opportunistic Thieves of Spring</em> est une perle musicale, tant en créativité qu’en richesse sonore. Toujours sombre et mystérieux, <strong>A Forest of Stars</strong> intrigue et réussi à captiver avec son univers décalé et singulier.
<blockquote>Our sky, she’s full of lights,
glinting through all that dark, uncaring.

The Rats on the Moon are shielding their eyes,
against the creeping, the crawling…
« Thunder’s Cannonade »</blockquote>
<h2>Pour aller plus loin</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.myspace.com/aforestofstars" target="_blank">MySpace de A Forest of Stars</a></li>
	<li><a href="http://www.aforestofstars.co.uk/" target="_blank">Site de A Forest of Stars</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/A-Forest-of-Stars_Opportunistic-Thieves-of-Spring-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="A-Forest-of-Stars_Opportunistic-Thieves-of-Spring" /></div><div>Cinq personnages sortis d’une Angleterre victorienne qui entament une séance obscure de spiritisme ; voilà la vidéo aux bandes vieillies qui illustre <em>Raven’s Eye View</em>, deuxième titre de l’album. Ces images offrent un bel aperçu de l’esprit des cinq anglais : <strong>occulte, victorien, obscur, fantastique et totalement baroque</strong>. Mis en musique, cela donne <em>Opportunistic Thieves of Spring</em>. Un deuxième album offrant six titres qui oscillent entre black métal, dark ambient et progressif, avec une touche d‘orientalisme.

<strong>Le Club des Gentlemen</strong> (c’est le nom qu’ils se sont donnés) maîtrise une variété d’instruments comme le violon, le piano-forte et la flûte. Ces derniers sont savamment mélangés pour obtenir des titres de huit à seize minutes. Certains sont totalement baroques, avec <strong>des passages tantôt black métal, tantôt ambient ou acoustique</strong>, comme l’extraordinaire <em>Raven’s Eye View</em>. D’autres sont plus proches du progressif comme<em> Summertide's Approach</em> (et son début « cabaret ») et <em>Delay's Progression</em>.

Le chant torturé de Mr Curse est parfaitement adéquat et sait se taire lorsqu’il le faut ; <strong>la plus grande partie du disque étant instrumentale</strong>. On retrouve aussi quelques vocalises de Katheryne Stone (qui a officié un temps dans My Dying Bride) sur le sombre et pluvieux <em>Starfire's Memory</em>, avec son long passage dark ambient.

<em>Opportunistic Thieves of Spring</em> est une perle musicale, tant en créativité qu’en richesse sonore. Toujours sombre et mystérieux, <strong>A Forest of Stars</strong> intrigue et réussi à captiver avec son univers décalé et singulier.
<blockquote>Our sky, she’s full of lights,
glinting through all that dark, uncaring.

The Rats on the Moon are shielding their eyes,
against the creeping, the crawling…
« Thunder’s Cannonade »</blockquote>
<h2>Pour aller plus loin</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.myspace.com/aforestofstars" target="_blank">MySpace de A Forest of Stars</a></li>
	<li><a href="http://www.aforestofstars.co.uk/" target="_blank">Site de A Forest of Stars</a></li>
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		</item>
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		<title>Johnny Hollow - Dirty Hands</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/johnny-hollow-dirty-hands/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 07:03:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hadre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[dark wave]]></category>
		<category><![CDATA[johnny hollow]]></category>
		<category><![CDATA[Orange records]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/johnny-hollow-dirty-hands-300x289.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="johnny-hollow-dirty-hands" /></div><div>Nous avions laissé Johnny Hollow sur ces terres étranges mouillées d’électro pop  : la lancinante petite musique a mûrie depuis, les racines ont grandi, et <strong>Johnny Hollow a planté ses griffes dans ce monde</strong> comme le curieux gentlemen poupin qui campe sur la pochette de <em>Dirty Hands</em>, environné de colibris, de fleurs maladives, de champignons nucléaires et de ciels d’apocalypse.

Depuis, le groupe canadien nous donne des nouvelles du monde, ce monde fantastique, fantasmagorique, étrange violent et pathétique qu’est le nôtre : <strong>les territoires obscures ont définitivement fusionnés avec notre réalité dans une symphonie mécanique</strong> _un orchestre vibrant comme la domestication des chuintements et grincements des insectes _ , la bande son d’un film d’anticipation aux tonalités oniriques, nostalgiques et fantastiques.

<em>Dirty Hands</em> cultive<strong> le goût de l’amertume et de la sucrerie</strong>. Du sucre avec les agaçantes petites comptines, les voix très douces, éthérées, les sons de la nature, la manie du chuchotement et des respirations ou l'étonnante nostalgie cristalline de <em>Stone Throwers</em>. De l’amertume avec ces cordes grinçantes, ces personnages féminins plus qu’inquiétants (la vengeresse de <em>Boogeyman</em>, la pyromane de <em>Worse Things</em>), ce goût pour le crescendo, le roulement de tambour et l’explosion finale.

<em>Dirty Hands</em><strong> fond sur la langue au choix comme cette poudre acide et sucrée qu’affectionnent les enfants ou comme un tampon d’acide</strong>, pour mieux nous dessiller les yeux : nous<strong>, nous partageons bien notre monde avec le Boogeyman et toutes ces créatures sœurs</strong>; nous en sommes.

<blockquote>« Once, when i was all alone, i coud no find the téléphone…so instead i burned your pretty home to the ground, to the ground, to the ground. » <em>Worse Things</em></blockquote>

<h3>Johnny Hollow ?</h3>
<ul>
	<li>Vous pouvez écouter <a title="Dirty Hands Johnny Hollow" href="http://www.thishollowworld.net/">l'intégralité de l'album en ligne</a>.</li>
	<li>Le site de <a title="Johnny Hollow" href="http://www.johnnyhollowmusic.com/">Johnny Hollow</a>.</li>
	<li>Le Myspace de <a title="Myspace Johnny Hllow" href="http://www.myspace.com/johnnyhollowmusic">Johnny Hollow</a>.</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/johnny-hollow-dirty-hands-300x289.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="johnny-hollow-dirty-hands" /></div><div>Nous avions laissé Johnny Hollow sur ces terres étranges mouillées d’électro pop  : la lancinante petite musique a mûrie depuis, les racines ont grandi, et <strong>Johnny Hollow a planté ses griffes dans ce monde</strong> comme le curieux gentlemen poupin qui campe sur la pochette de <em>Dirty Hands</em>, environné de colibris, de fleurs maladives, de champignons nucléaires et de ciels d’apocalypse.

Depuis, le groupe canadien nous donne des nouvelles du monde, ce monde fantastique, fantasmagorique, étrange violent et pathétique qu’est le nôtre : <strong>les territoires obscures ont définitivement fusionnés avec notre réalité dans une symphonie mécanique</strong> _un orchestre vibrant comme la domestication des chuintements et grincements des insectes _ , la bande son d’un film d’anticipation aux tonalités oniriques, nostalgiques et fantastiques.

<em>Dirty Hands</em> cultive<strong> le goût de l’amertume et de la sucrerie</strong>. Du sucre avec les agaçantes petites comptines, les voix très douces, éthérées, les sons de la nature, la manie du chuchotement et des respirations ou l'étonnante nostalgie cristalline de <em>Stone Throwers</em>. De l’amertume avec ces cordes grinçantes, ces personnages féminins plus qu’inquiétants (la vengeresse de <em>Boogeyman</em>, la pyromane de <em>Worse Things</em>), ce goût pour le crescendo, le roulement de tambour et l’explosion finale.

<em>Dirty Hands</em><strong> fond sur la langue au choix comme cette poudre acide et sucrée qu’affectionnent les enfants ou comme un tampon d’acide</strong>, pour mieux nous dessiller les yeux : nous<strong>, nous partageons bien notre monde avec le Boogeyman et toutes ces créatures sœurs</strong>; nous en sommes.

<blockquote>« Once, when i was all alone, i coud no find the téléphone…so instead i burned your pretty home to the ground, to the ground, to the ground. » <em>Worse Things</em></blockquote>

<h3>Johnny Hollow ?</h3>
<ul>
	<li>Vous pouvez écouter <a title="Dirty Hands Johnny Hollow" href="http://www.thishollowworld.net/">l'intégralité de l'album en ligne</a>.</li>
	<li>Le site de <a title="Johnny Hollow" href="http://www.johnnyhollowmusic.com/">Johnny Hollow</a>.</li>
	<li>Le Myspace de <a title="Myspace Johnny Hllow" href="http://www.myspace.com/johnnyhollowmusic">Johnny Hollow</a>.</li>
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		<title>Sens of Luna - Sens of Luna</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 07:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[Sens of Luna]]></category>
		<category><![CDATA[trip hop]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/sens-of-luna-206x207.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="sens-of-luna" /></div><div><strong>Sens of Luna</strong>... Le sens de la Lune. Ou plutôt <em>l'essence</em> de la Lune. Groupe de musique originaire d'Angers, Sens of Luna nous propose de voyager sur l'astre lunaire au travers de sa musique. De découvrir son âme, ainsi que les petits bouts de lune qui dorment en nous.

Leur premier maxi, au titre éponyme, se compose de cinq titres seulement. Mais <strong>cinq titres denses</strong>, cinq titres qui emportent. Entre <strong>electro douce et trip hop entêtant</strong>, où se glisse parfois une note jazzy ; entre mélodies hypnotiques, rêveuses, et rythmiques plus enfiévrées, on est happé dès la première note et on ressort tout ébloui de ce court disque. <strong>Le temps s'est distordu : on a cru voyager longtemps, hors de la réalité</strong>.

La voix de la chanteuse, à la fois douce et forte, se pose sur un <strong>mélange harmonieux</strong> de batterie, guitares, basses, piano électrique et autres sons électroniques, ethniques, ou plus classiques, quelques sonorités de violoncelles apparaissant ici et là. Le tout forme un<strong> sortilège musical</strong> qui accapare l'esprit et ne lâche plus.

Les textes en italien, français et anglais apportent une variété de tonalités qui souligne bien la variation autour <strong>des états d'âme lunaires.</strong> Sens of Luna, l'espace de cinq titres, nous a entraînés dans un ailleurs qui est aussi une part obscure, cachée en nous.

Un groupe dont la musique remue l'âme, changeante comme la face que nous présente la Lune. A moins que ce ne soit sa face cachée qui nous est offerte ainsi?
<h3>En savoir plus sur Sens of Luna</h3>
<ul>
	<li>Leur <a href="http://www.myspace.com/sensofluna">page Myspace,</a> pour écouter leurs titres</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/sens-of-luna-206x207.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="sens-of-luna" /></div><div><strong>Sens of Luna</strong>... Le sens de la Lune. Ou plutôt <em>l'essence</em> de la Lune. Groupe de musique originaire d'Angers, Sens of Luna nous propose de voyager sur l'astre lunaire au travers de sa musique. De découvrir son âme, ainsi que les petits bouts de lune qui dorment en nous.

Leur premier maxi, au titre éponyme, se compose de cinq titres seulement. Mais <strong>cinq titres denses</strong>, cinq titres qui emportent. Entre <strong>electro douce et trip hop entêtant</strong>, où se glisse parfois une note jazzy ; entre mélodies hypnotiques, rêveuses, et rythmiques plus enfiévrées, on est happé dès la première note et on ressort tout ébloui de ce court disque. <strong>Le temps s'est distordu : on a cru voyager longtemps, hors de la réalité</strong>.

La voix de la chanteuse, à la fois douce et forte, se pose sur un <strong>mélange harmonieux</strong> de batterie, guitares, basses, piano électrique et autres sons électroniques, ethniques, ou plus classiques, quelques sonorités de violoncelles apparaissant ici et là. Le tout forme un<strong> sortilège musical</strong> qui accapare l'esprit et ne lâche plus.

Les textes en italien, français et anglais apportent une variété de tonalités qui souligne bien la variation autour <strong>des états d'âme lunaires.</strong> Sens of Luna, l'espace de cinq titres, nous a entraînés dans un ailleurs qui est aussi une part obscure, cachée en nous.

Un groupe dont la musique remue l'âme, changeante comme la face que nous présente la Lune. A moins que ce ne soit sa face cachée qui nous est offerte ainsi?
<h3>En savoir plus sur Sens of Luna</h3>
<ul>
	<li>Leur <a href="http://www.myspace.com/sensofluna">page Myspace,</a> pour écouter leurs titres</li>
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		<title>Deleyaman - 3</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/deleyaman-3/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 07:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[dark wave]]></category>
		<category><![CDATA[Deleyaman]]></category>
		<category><![CDATA[heavenly voices]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[world music]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/deleyaman-3-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;3&quot; de Deleyaman" /></div><div><blockquote>Là, au loins, il y a un village, ce village est notre village, et même si nous n'y allons pas, même si nous n'y restons pas, ce village est notre village. (...) J'ai entendu une douce voix, celle de ma mère auprès de moi, une lueur... un éclat... le bonheur, hélas, ce n'était qu'un rêve.</blockquote>

<strong>Les paroles du morceau <em>Home</em> (traduites ici en français) pourraient, à elles seules, évoquer toute la mélancolie et la poésie douce-amère de <em>3</em>, cet album mystérieux et envoûtant.</strong>

Troisième opus du groupe Deleyaman, cette formation apatride dont le cœur est directement relié à l'Arménie, <em>3</em> pourrait faire figure de <strong>musique sacrée du 21e siècle</strong>, capable de nous exalter précisément parce que l'album tire ses racines d'une culture millénaire. L'utilisation d'un instrument à vent arménien, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Duduk">doudouk</a>, accentue encore cet autre monde sculpté par les treize morceaux de l'album.

Là où des groupes d'heavenly voices tels que <strong>Cocteau Twins</strong> ou <strong>Dead Can Dance</strong> ont pu marteler certains hymnes, <strong>Deleyaman pose un voile satiné sur notre esprit, et le laisse vagabonder aux quatre coins du monde</strong>. <em>3</em>, ou une invitation à un voyage spirituel et poétique - pierre précieuse ciselée au moyen d'une orchestration impeccable.

<a href="http://musique.fluctuat.net/deleyaman/3-alb15911/2556-chronique-voyage-immobile.html">Certains</a> rapproche le disque d'une possible musique de film, <a href="http://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=8586">d'autres</a> louent "<em>l'humanité terrible</em>" de cette œuvre magnifique. <em>3</em> est en effet jonché de secrets, protégés par l'utilisation de plusieurs langues. Ainsi, <em>Home</em>, réunit les langues arméniennes et turques pour la première fois depuis le génocide - piqûre de rappel que, même de l'horreur la plus absolue, l'espoir et la beauté subsistent.

3 est, en effet, un disque saisissant, impressionnant, même. <strong>C'est un bijou précieux hérité de l'histoire de notre humanité, un rituel profond et douloureux, une porte ouverte vers la contemplation la plus absolue.</strong>

<h3>En savoir plus sur <em>3</em></h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=8586">Une chronique parfaite de l'album 3 de Deleyaman</a>, sur Guts of Darkness</li>
	<li><a href="http://musique.fluctuat.net/deleyaman/3-alb15911/2556-chronique-voyage-immobile.html">L'avis de Fluctuat sur l'œuvre</a></li>
	<li><a href="http://deleyaman.bandcamp.com/album/3-entire-album-will-be-available-for-download-soon">Ecouter l'album 3 de Deleyaman gratuitement</a> sur Bandcamp</li>
	<li><a href="http://www.deleyaman.com/">Site officiel de Deleyaman</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/deleyaman-3-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;3&quot; de Deleyaman" /></div><div><blockquote>Là, au loins, il y a un village, ce village est notre village, et même si nous n'y allons pas, même si nous n'y restons pas, ce village est notre village. (...) J'ai entendu une douce voix, celle de ma mère auprès de moi, une lueur... un éclat... le bonheur, hélas, ce n'était qu'un rêve.</blockquote>

<strong>Les paroles du morceau <em>Home</em> (traduites ici en français) pourraient, à elles seules, évoquer toute la mélancolie et la poésie douce-amère de <em>3</em>, cet album mystérieux et envoûtant.</strong>

Troisième opus du groupe Deleyaman, cette formation apatride dont le cœur est directement relié à l'Arménie, <em>3</em> pourrait faire figure de <strong>musique sacrée du 21e siècle</strong>, capable de nous exalter précisément parce que l'album tire ses racines d'une culture millénaire. L'utilisation d'un instrument à vent arménien, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Duduk">doudouk</a>, accentue encore cet autre monde sculpté par les treize morceaux de l'album.

Là où des groupes d'heavenly voices tels que <strong>Cocteau Twins</strong> ou <strong>Dead Can Dance</strong> ont pu marteler certains hymnes, <strong>Deleyaman pose un voile satiné sur notre esprit, et le laisse vagabonder aux quatre coins du monde</strong>. <em>3</em>, ou une invitation à un voyage spirituel et poétique - pierre précieuse ciselée au moyen d'une orchestration impeccable.

<a href="http://musique.fluctuat.net/deleyaman/3-alb15911/2556-chronique-voyage-immobile.html">Certains</a> rapproche le disque d'une possible musique de film, <a href="http://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=8586">d'autres</a> louent "<em>l'humanité terrible</em>" de cette œuvre magnifique. <em>3</em> est en effet jonché de secrets, protégés par l'utilisation de plusieurs langues. Ainsi, <em>Home</em>, réunit les langues arméniennes et turques pour la première fois depuis le génocide - piqûre de rappel que, même de l'horreur la plus absolue, l'espoir et la beauté subsistent.

3 est, en effet, un disque saisissant, impressionnant, même. <strong>C'est un bijou précieux hérité de l'histoire de notre humanité, un rituel profond et douloureux, une porte ouverte vers la contemplation la plus absolue.</strong>

<h3>En savoir plus sur <em>3</em></h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=8586">Une chronique parfaite de l'album 3 de Deleyaman</a>, sur Guts of Darkness</li>
	<li><a href="http://musique.fluctuat.net/deleyaman/3-alb15911/2556-chronique-voyage-immobile.html">L'avis de Fluctuat sur l'œuvre</a></li>
	<li><a href="http://deleyaman.bandcamp.com/album/3-entire-album-will-be-available-for-download-soon">Ecouter l'album 3 de Deleyaman gratuitement</a> sur Bandcamp</li>
	<li><a href="http://www.deleyaman.com/">Site officiel de Deleyaman</a></li>
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		<title>Goblin - Musique du&#160;film Suspiria, de&#160;Dario Argento</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/goblin-musique-du-film-suspiria-de-dario-argento/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/goblin-musique-du-film-suspiria-de-dario-argento/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 12:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anaon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[bande originale de film]]></category>
		<category><![CDATA[Dario Argento]]></category>
		<category><![CDATA[Goblin]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Rock progressif]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/goblin-suspiria-206x205.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Bande originale de Suspiria, de Goblin" /></div><div><strong>Goblin, formation italienne, avait débuté sa carrière avec la bande originale du film de Dario Argento intitulé <a href="http://www.progtheater.fr/goblin-profondo-rosso/">Profondo Rosso</a></strong> (<em>Les Frissons de l'Angoisse</em>, 1975). Un très bon début dans cet exercice que le groupe réitère après leur excellent album <em>Roller</em>. C'est fois-ci pour <strong>le film <em>Suspiria</em> que le groupe collabore à nouveau avec le génial réalisateur italien</strong>.

<strong>La musique du groupe est toujours aussi particulière et propre aux ambiances mystérieuses du film</strong>. Dès les premières secondes de <em>Suspiria</em> qui ouvre l'album sur une douce mélodie presque enfantine, on plonge directement dans l'ambiance glauque propre à M. Argento. Ce premier titre est le parfait exemple de la musique des Goblin puisqu'il évolue vite, rappelle parfois le <strong>Pink Floyd</strong> de <em>Meddle</em>, en passant par une partie particulièrement pesante où une voix murmure "Witch!" de manière vicieuse et malveillante.

Et dans le genre glauque, le titre <em>Sighs</em> fait figure d'exemple tellement le groupe nous livre <strong>une musique qui semble possédée, cette ambiance démoniaque est d'ailleurs unique en son genre pour un groupe de rock progressif</strong>, qui fait de Goblin un groupe à part dans le courant prog italien (et international par la même) car il ne singe à aucun moment la musique de ses confrères de <strong>Le Orme</strong>, <strong>Premiata Forneria Marconi</strong> ou encore <strong>Banco Del Mutuo Soccorso</strong>. Avec cette deuxième bande originale de film d'horreur, le groupe est en train de passer maître dans cet art délicat et là où ils font très fort, c'est que ce troisième disque se suffit à lui-même, au-delà du film, l'intérêt de leur musique reste entier et l'on ne s'ennuie pas une seconde.

<strong>Nul besoin d'avoir vu le film donc</strong> (surtout qu'il s'agit d'une part d'un style particulier, l'épouvante, et d'autre part, d'un réalisateur encore plus particulier, Dario Argento, qui est loin de plaire à tout le monde), mais il est vrai que les images du film resurgissent très vite à l'écoute de cet album et lui donne encore une autre dimension très intéressante. Mais pour se faire une idée, un titre comme <em>Black Forest</em> (ou encore <em>Blind Concert</em> au groove implacable) se suffit à lui-même et ravira tout amateur de <strong>rock progressif old-school</strong>.

<strong>Ce <em>Suspiria</em> est certainement la plus grande réussite des Goblin en matière de musique de film et en matière de rock progressif</strong>, le groupe livre ici une œuvre à part, un univers globalement sombre, parfois même macabre, et un sens de l'occulte fascinant, passionnant et ce, rappelons-le, sans le moindre chant (si ce n'est les quelques voix d'ambiances du début). En résumé, une oeuvre unique!

<em>Chronique initialement publiée sur le webzine Progtheater, le Refuge des Musiques sincères.</em></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/goblin-suspiria-206x205.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Bande originale de Suspiria, de Goblin" /></div><div><strong>Goblin, formation italienne, avait débuté sa carrière avec la bande originale du film de Dario Argento intitulé <a href="http://www.progtheater.fr/goblin-profondo-rosso/">Profondo Rosso</a></strong> (<em>Les Frissons de l'Angoisse</em>, 1975). Un très bon début dans cet exercice que le groupe réitère après leur excellent album <em>Roller</em>. C'est fois-ci pour <strong>le film <em>Suspiria</em> que le groupe collabore à nouveau avec le génial réalisateur italien</strong>.

<strong>La musique du groupe est toujours aussi particulière et propre aux ambiances mystérieuses du film</strong>. Dès les premières secondes de <em>Suspiria</em> qui ouvre l'album sur une douce mélodie presque enfantine, on plonge directement dans l'ambiance glauque propre à M. Argento. Ce premier titre est le parfait exemple de la musique des Goblin puisqu'il évolue vite, rappelle parfois le <strong>Pink Floyd</strong> de <em>Meddle</em>, en passant par une partie particulièrement pesante où une voix murmure "Witch!" de manière vicieuse et malveillante.

Et dans le genre glauque, le titre <em>Sighs</em> fait figure d'exemple tellement le groupe nous livre <strong>une musique qui semble possédée, cette ambiance démoniaque est d'ailleurs unique en son genre pour un groupe de rock progressif</strong>, qui fait de Goblin un groupe à part dans le courant prog italien (et international par la même) car il ne singe à aucun moment la musique de ses confrères de <strong>Le Orme</strong>, <strong>Premiata Forneria Marconi</strong> ou encore <strong>Banco Del Mutuo Soccorso</strong>. Avec cette deuxième bande originale de film d'horreur, le groupe est en train de passer maître dans cet art délicat et là où ils font très fort, c'est que ce troisième disque se suffit à lui-même, au-delà du film, l'intérêt de leur musique reste entier et l'on ne s'ennuie pas une seconde.

<strong>Nul besoin d'avoir vu le film donc</strong> (surtout qu'il s'agit d'une part d'un style particulier, l'épouvante, et d'autre part, d'un réalisateur encore plus particulier, Dario Argento, qui est loin de plaire à tout le monde), mais il est vrai que les images du film resurgissent très vite à l'écoute de cet album et lui donne encore une autre dimension très intéressante. Mais pour se faire une idée, un titre comme <em>Black Forest</em> (ou encore <em>Blind Concert</em> au groove implacable) se suffit à lui-même et ravira tout amateur de <strong>rock progressif old-school</strong>.

<strong>Ce <em>Suspiria</em> est certainement la plus grande réussite des Goblin en matière de musique de film et en matière de rock progressif</strong>, le groupe livre ici une œuvre à part, un univers globalement sombre, parfois même macabre, et un sens de l'occulte fascinant, passionnant et ce, rappelons-le, sans le moindre chant (si ce n'est les quelques voix d'ambiances du début). En résumé, une oeuvre unique!

<em>Chronique initialement publiée sur le webzine Progtheater, le Refuge des Musiques sincères.</em></div>]]></content:encoded>
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		<title>nÄo - Picture This If You Will</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 06:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[electronica]]></category>
		<category><![CDATA[Näo]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/09/2009-09-20-nao-300x271.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de Picture This If You Will de nÄo" /></div><div>Petit interlude parmi les chroniques de disques lunemauviens. Là où, d'ordinaire, nous fonctionnons au coup de coeur, nous souhaitons aussi <strong>mettre en lumière des groupes et des projets musicaux encore inconnus du grand public</strong> et qui, d'une façon un peu mystérieuse, ont croisé notre route à un moment ou à un autre, sans que nous les ayons vus venir.

Näo n'est certes pas un <a href="http://www.aldebaran-robotics.com/pageProjetsNao.php">robot</a>, mais fait partie de ces rencontres du troisième type, agrandissant la brèche <strong><a title="Tous nos articles liés à l'electronica" href="/tag/electronica/">electronica</a></strong> sur l'Astre pourpre.

Originaire de Chrysopolis (alias Besançon), nÄo est un projet solo né en 2002, « <em>un ordinateur au bout des doigts et des idées plein la tête</em> ». Ce projet excellemment bien produit pour un premier album est <strong>un melting pot downtempo, electronica et abstract hip hop</strong>, fondamentalement lunatique et lancinant.

On est frappé par la nature quasi-cinématographique de l'album - rien d'étonnant à cela puisque nÄo est attiré par le cinémix au point d'avoir déjà <a href="http://www.dailymotion.com/video/x2n7vr_lebisontinfr-cinemix-besancon_events">recomposé la musique du film <em>Metropolis</em></a>.

<strong>Inspiré par Amon Tobin, Aphex Twin, ou Boards of Canada</strong>, nÄo livre ici onze morceaux délicatement mélancoliques et néanmoins rythmés, comme autant d'envolées digitales.

Le premier album de nÄo met en appétit, mais pourrait laisser sur sa faim l'amateur de mélodies franches et de musiques lumineuses. Tout ici est finement ciselé, discret, empruntant à une relative obscurité et se détachant totalement de la branche la plus répétitive de l'electro. <strong>On se trouve dans <em>Picture This If You Will</em> comme en plein milieu d'un rêve absurde, mais réellement fascinant.</strong>

<h3>Sur la piste de nÄo</h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.myspace.com/naosound">Le Myspace de nÄo</a></li>
	<li><a href="http://www.lecitronvert.org/mp3_download/Promonao.rar">2 titres de l'album <em>Picture This If You Will</em> à télécharger gratuitement</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/09/2009-09-20-nao-300x271.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de Picture This If You Will de nÄo" /></div><div>Petit interlude parmi les chroniques de disques lunemauviens. Là où, d'ordinaire, nous fonctionnons au coup de coeur, nous souhaitons aussi <strong>mettre en lumière des groupes et des projets musicaux encore inconnus du grand public</strong> et qui, d'une façon un peu mystérieuse, ont croisé notre route à un moment ou à un autre, sans que nous les ayons vus venir.

Näo n'est certes pas un <a href="http://www.aldebaran-robotics.com/pageProjetsNao.php">robot</a>, mais fait partie de ces rencontres du troisième type, agrandissant la brèche <strong><a title="Tous nos articles liés à l'electronica" href="/tag/electronica/">electronica</a></strong> sur l'Astre pourpre.

Originaire de Chrysopolis (alias Besançon), nÄo est un projet solo né en 2002, « <em>un ordinateur au bout des doigts et des idées plein la tête</em> ». Ce projet excellemment bien produit pour un premier album est <strong>un melting pot downtempo, electronica et abstract hip hop</strong>, fondamentalement lunatique et lancinant.

On est frappé par la nature quasi-cinématographique de l'album - rien d'étonnant à cela puisque nÄo est attiré par le cinémix au point d'avoir déjà <a href="http://www.dailymotion.com/video/x2n7vr_lebisontinfr-cinemix-besancon_events">recomposé la musique du film <em>Metropolis</em></a>.

<strong>Inspiré par Amon Tobin, Aphex Twin, ou Boards of Canada</strong>, nÄo livre ici onze morceaux délicatement mélancoliques et néanmoins rythmés, comme autant d'envolées digitales.

Le premier album de nÄo met en appétit, mais pourrait laisser sur sa faim l'amateur de mélodies franches et de musiques lumineuses. Tout ici est finement ciselé, discret, empruntant à une relative obscurité et se détachant totalement de la branche la plus répétitive de l'electro. <strong>On se trouve dans <em>Picture This If You Will</em> comme en plein milieu d'un rêve absurde, mais réellement fascinant.</strong>

<h3>Sur la piste de nÄo</h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.myspace.com/naosound">Le Myspace de nÄo</a></li>
	<li><a href="http://www.lecitronvert.org/mp3_download/Promonao.rar">2 titres de l'album <em>Picture This If You Will</em> à télécharger gratuitement</a></li>
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