Wilt c’est James P Keeler et Dan Hall. Avec Cemetery Road, ils nous emmènent sur des sentiers peu sûrs, plein de questions et de vertiges. Entre dark ambient et new age fantomatique, cet album est un petit bijou de mélancolie tranquille, qui suit le cours d’un temps étrange, incompréhensible. Boucles sonores sans fins, étranges bruits en fond, impression brumeuse, les notes des onze titres questionnent, perdent, mais jamais n’inquiètent.
Parmi les perles étranges de cet album, on trouve Red Bird, Black Sky, qui ouvre l’album. Très planant, ce titre est une ballade tranquille et étrange, avec un côté très onirique. À noter aussi le titre qui suit, The Weight of Headstones. Ici, les instruments acoustiques résonnent comme une horloge sans heures, affublée d’un côté drone avec ces longues sonorités électriques. Le dernier morceau To an End possède quelques grains de magie. Il débute par de douces sonorités apaisantes que quelques sons obscurs viennent assombrir. Cela se termine par des sons vaporeux évoquant quelques spectres.
Cemetery Road est accompagné de Dead Electroniks, un album de remix. L’ensemble fête les dix ans du groupe. Ces remix proposent un univers beaucoup plus noir que Cemetery Road. Avec un côté drone bien plus présent, il offre des titres oppressant d’une noirceur absolue.
A l’image de l’artwork, Cemetery Road est fait de poussière d’autrefois, de mort et de sommeil tranquille. Ici, même les émotions semblent endormies. Quelque chose d’étonnamment gris résonne dans l‘album, lui faisant bien porter son nom.



