N’y allons pas par quatre chemins : Lake of Sorrow est un de nos albums cultes.
Si The Sins of Thy Beloved (ex-Purgatory) a moins marqué les esprits que leurs principaux challengers, Tristania ou Theatre of Tragedy, Lake of Sorrow, leur premier album sorti en 1998, synthétise toute la puissance émotionnelle du metal dit « gothique », et caractérise à lui seul le style dit « de la belle et la bête », associant une voix masculine grunt/death, et une ou plusieurs voix féminines de tessiture soprano.
Ainsi, à la voix caverneuse de Glenn Nordbø répond, diaphane, celle de Anita Auglend. La sensualité morbide qui émane de leurs échanges lyriques flanque des frissons, en particulier sur All alone, avant-dernier titre en forme d’apothéose.
Mais ce qui distingue véritablement Lake of Sorrow, ce sont les sublimes lignes de violon de Pete Johansen qui parcourent l’album de bout en bout, sorte de troisième personnage narratif, qui accentue l’histoire de l’amour défunt qui nous est conté là. Les nappes des deux claviers du groupe ajoutent eux aussi au bagage émotionnel du disque.
Dans le genre amour gothique, on n’a, à ma connaissance, pas fait mieux ! D’aucuns disent même que Lake of Sorrow est un tantinet caricatural… Laissons-les médire, et apprécions.
Ce premier album, glacial, torturé et puissant, ne laisse pas indemne, et s’écoute toujours avec autant de plaisir 14 ans plus tard. Il a en effet beaucoup mieux vieilli qu’un Within Temptation, par exemple, et constitue à lui seul une muse malade et terriblement attirante.
Hear me my love
Remember me as I was
Time will come
When we will meet again
I’m still with you
In your mind, in your thoughts
We will meet again my love




Quel plaisir de voir que tout le monde n’a pas oublié the Sins of Thy Beloved et ce merveilleux Lake of Sorrow ! Bien qu’étant aussi fan de Theatre of Tragedy, j’ai toujours trouvé que TSOTB avait son propre style et avait su créer une atmosphère unique et magique dans cet album. Et c’est vrai que le violon n’y est pas étranger… Bien que sombre, je trouve que cet album fait rêver et est bien moins plombant que le second. Il aurait mérité à l’époque une plus grande reconnaissance. Et que dire de la pochette, sublime elle aussi…
Merci pour cet hommage !
Salut Spark ! Merci pour ton commentaire enthousiaste, qui fait bien plaisir à lire :-)
En effet, je n’ai pas mentionné la très belle pochette de l’album, très envoûtante et qui colle très bien à leur musique.
Comme toi, je préfère largement « Lake of Sorrow » à « Perpetual Desolation », qui a d’ailleurs marqué la fin du groupe (bien qu’il ne se soit jamais séparé, il n’a plus rien fait depuis).
Cet album est vraiment différent du son de Theatre of Tragedy je trouve. Là où ToT a un son assez évanescent, dû notamment à la voix diaphane de Liv Kristine, TSOTB a un son lourd et plus organique. Le violon y est pour beaucoup, ainsi que le mixage qui ne fait pas dans la dentelle (noire, la dentelle).
Bref, c’est vraiment un de mes albums cultes, une véritable Madeleine de Proust gothique, qui me procure toujours le même plaisir à chaque écoute (là où d’autres albums du même style et de la même époque ont atrocement mal vieilli).
Je cherchais des chroniques sur ce fantastique groupe et Je suis arrive ici! Perso j aime bcp perpetual desolation. Sinon Je trouve que la mise en page du site a de la geule et du style meme si jsuis plus axe hardcore et metal extreme.
Quelle invitation à un rêve fantastique que cet album.J’apprécie le fait qu’il n’y ait pas trop de voix « growl »(et pourtant j’écoute beaucoup de death metal,mais c’est autrechose…)et que la voix de Anita soit la plus présente.
Le violon est indispensable sur cet opus,et les nappes de claviers sont fantastiques.
Je suis un « black-metalleux »,et ne verse pas du tout dans ce style à la base(les autres groupes du genre me laissant assez indifférent),mais là j’ai eu un vrai coup de coeur.Probablement parce que la voix féminine n’est pas « pompante »,elle n’en fais pas trop malgré son timbre magnifique,et l’atmosphère générale est délicieusement sombre.
A écouter seul avec ses pensées et son imagination.