Il a fallu attendre onze ans avant que les suédois d’October Tide sortent A Thin Shell ! Le leader Fredrik Norrman ne faisant plus partie de Katatonia, il a donc pu se concentrer sur ce troisième album mélangeant doom et death. Et à propos de Katatonia, l’ombre de ce géant n’est pas loin dans la mélancolie de certains passages et dans les sonorités de guitares.
Dès les premières notes, October Tide impressionne : The Custodian Of Science s’ouvre magistralement sur des lignes de guitares d’une fabuleuse mélancolie. Et des riffs de la sorte, l’album en foisonne, comme sur le refrain de Blackness Devours ou le grandiose The Dividing Line, ou encore sur le début de The Fragile. En somme, une indéniable qualité de composition enveloppe A Thin Shell.
Malgré une homogénéité pouvant provoquer l’ennui, au fil de l’écoute on découvre une multitude de passages différents. Des refrains acérés aux accalmies cristallines ; des envolées électriques aux notes posées, la richesse de chaque titre fait de l’album un ensemble certes court (7 titres pour quelques 40 minutes), mais bon du début à la fin.
Seule ombre qui plane légèrement sur ce disque, le chant death de Tobias Netzell, pas toujours approprié à mon goût. Bien qu’il soit très bien maîtrisé, du chant clair aurait convenu davantage sur certains passages.
A Thin Shell est donc un excellent disque dont les compositions aux couleurs automnales sont mises en valeur par l’artwork plus que réussi de Travis Smith. Une volonté d’atteindre de sombres rivages qui se clôt dans une mélancolie absolue sur le très noir Scorned.
Small steps
Closer to the mirror
The shame is in the deep
Slipping through a vast form feeling fragile
With hollow heart, a thin shell, a reflecting art
Still searching for hope
« Fragile »



