Rune, c’est un seul homme aux manettes. Instruments et chant, mais aussi enregistrement, production et artwork sont du fait de ce seul homme, Aurélien B.. Résultat, un premier disque auto-produit aux compositions intéressantes pleines d’imagination et de rêverie. Auto-produit, c’est dans ce contexte que l’on doit aborder ce disque. Notamment par ces claviers qui prennent l’apparat d’une harpe, une cornemuse, une flûte… C’est le grand dommage de ces Chroniques. Toutes fois, les compositions sont là, et leur qualité sait nous faire apprécier ce disque à l‘accent neigeux.
Claviers, guitares, percussions, chant, l’univers folk de Rune nous invite dans un voyage, celui de Wonar. Les douze titres nous content les chroniques de ce voyageur troubadour magicien. Durant ces 33 minutes s’alternent titres instrumentaux, ceux chantés en français, en anglais, et ceux chantés dans une langue mystérieuse et inconnue. Un choix fait pour nous porter en avant vers l’imaginaire concédé par le disque.
Durant ce voyage, j’ai noté quelques titres particulièrement intéressants. The Unspoken Tongue propose une ligne mélodique prenante, sur une simple guitare acoustique et quelques percussions. Une simplicité qui fonctionne agréablement bien. Flika Lia, avec son chant lointain en langue inconnue possède un côté féerique puis celtique sur la fin. À noter aussi, Galactica, qui clôt l’album de façon mystérieuse. Diverses sonorités se superposent pour offrir une mélodie de qualité avec une tonalité brumeuse.
Il est cependant bien dommage, comme je l’ai dit plus haut, que des instruments authentiques n’aient pu être inclus. Ceci fait d’ailleurs perdre à certains titres leur intérêt, comme l’Introduction ou encore Le Secret des Runes ou bien La Chevauchée fagnarde dont le côté épique se trouve affaibli voire annihilé.
Au final, Les Chroniques de Wonar est donc à aborder comme une ballade dans un univers personnel de bout en bout. Et à travers elle, son auteur nous communique son amour de la nature et de la féerie glacée.
« Men of my world live from the earth
Woods are covering the fields
When the moon is frozen during a fall of snow
Water is pure slowly falling asleep by coldI am the white you can see by a winter day
I am the scald telling you about my valley
A tender bed in a nestle village in fairy lights
I am the first flowers blossoming »« Mister Ice »



