Doch in der Höh des Walds kann ich schon sehen, Geliebte Dammerzeit – musst gehn Musst weichen schon dem kalten Mondeslicht, Das sich bald schaurig in den Wipfeln bricht… « Waldpoesie » Sur les hauteurs du bois je peux déjà voir, Crépuscule adoré, tu dois partir. Et déjà céder la place à la froide lune, Dont le [...]

Doch in der Höh des Walds kann ich schon sehen,
Geliebte Dammerzeit – musst gehn
Musst weichen schon dem kalten Mondeslicht,
Das sich bald schaurig in den Wipfeln bricht…
« Waldpoesie »Sur les hauteurs du bois je peux déjà voir,
Crépuscule adoré, tu dois partir.
Et déjà céder la place à la froide lune,
Dont le reflet effroyable apparaît bientôt dans les cimes.
(Traduction issue du livre Looking for Europe : néofolk & underground Tome 1, Camion Noir, 2008, p.393)
Weiland est le sixième et dernier album du groupe allemand de néofolk, Empyrium, avant que Schwadorf ne crée son autre groupe, The Vision Bleak. Cet album reste particulier dans la discographie du groupe pour plusieurs raisons : il est chanté entièrement en allemand et il est le plus néofolk de tous leurs albums, contrastant ainsi avec les débuts black métal du groupe et témoignant une volonté de créer autre chose, qui se trouve totalement abouti avec ce disque. La nature, le romantisme, telles sont les inspirations de Schwadorf, le compositeur d’Empyrium.
Weiland se découpe en trois chapitres thématiques. L’album commence par « Heidestimmung » (ambiance païenne), qui comprend six titres plutôt lumineux qui dévoilent la voix du fabuleux ténor Thomas Helm, avec notamment un titre a cappella. Le deuxième chapitre s’intitule « Waldpoesie » (poésie de la forêt), dédié à la beauté de la forêt nocturne puis ensoleillée. Enfin, « Weissergeister » (les esprits de l’eau) est plus sombre, plus mystérieux mais non moins beau !
Weiland est dédiée à la beauté effrayante et fascinante de la nature, celle que l’on retrouve dans les forêts noires de sapin, dans les nuages sombres et chargés ou dans le crépuscule naissant promettant une nuit sombre. Le souffle du vent et les hennissements de chevaux (« Heimwärts »), les sons cristallins de l’eau (« Um Wasserfall »), les oiseaux et le bruit du torrent (« Die Schwäne in Schilf ») contribuent à créer cette ambiance dédiée à la nature.
Piano, flûte, guitares acoustiques, violon, violoncelle, basson, mellotron et batterie sont les principaux instruments qui composent ce fabuleux album. Quant aux voix, on retrouve le chant aux rémanences black metal, parfois menaçant, de Schwadorf , ainsi que la voix ténor de Thomas Helm dont les chœurs créent des ambiances majestueuses ! Un album tout à l’image de la nature à laquelle il rend hommage.
2 commentaires (ajoutez le vôtre)
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doomyflo
24.01.10 #
je confirme : cet album est à posséder d’urgence pour tous ceux qui se sentent proches de la Nature… une belle ambiance sereine mais glaciale et certains chuchotements de Helm font froid dans le dos.
Ecouter Weiland d’Empyrium sur Grooveshark
kReEsTaL
24.01.10 #
Merci Carine pour cette belle chronique ; j’avoue, la pochette à elle seule m’a incitée à écouter l’album sur Spotify. Et en effet, c’est un petit bijou !