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	<title>La Lune Mauve &#187; Albums doux-amers</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>Daphné &#8211; L&#8217;Emeraude</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 08:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[chanson française]]></category>
		<category><![CDATA[daphne]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[salsa]]></category>
		<category><![CDATA[trip hop]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne veux pas vivre à bord d&#8217;une montgolfière Saluant le vide au royaume des airs Je veux vivre sur terre, je ne veux l&#8217;éviter, Là où le rire prolifère, insoumise aux regrets. L&#8217;Insoumise Daphné. Un simple prénom pour présentation, comme le font nombre de chanteuses francophones . Mais Daphné se démarque de cette foule [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2406" title="daphne_emeraude" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/04/daphne_emeraude-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></p>
<blockquote><p>Je ne veux pas vivre à bord d&#8217;une montgolfière</p>
<p>Saluant le vide au royaume des airs</p>
<p>Je veux vivre sur terre, je ne veux l&#8217;éviter,</p>
<p>Là où le rire prolifère, insoumise aux regrets.</p>
<p>L&#8217;Insoumise</p></blockquote>
<p>Daphné. Un simple prénom pour présentation, comme le font nombre de chanteuses francophones . Mais <strong>Daphné se démarque</strong> de cette foule car avec <em>L&#8217;Emeraude</em>, son premier album, elle livre tout <strong>un univers profondément personnel</strong> et, surtout, empli d&#8217;images symboliques et d&#8217;influences musicales diverses. Le résultat est <strong>un petit bijou inclassable</strong>!</p>
<p><em>L&#8217;Emeraude</em>, gemme dont la teinte verte pare l&#8217;artwork de ce disque, présente <strong>de multiples facettes</strong>. Il en est de même pour la musique. L&#8217;auditeur découvre tour à tour <em>Ton Coeur</em>, ballade amoureuse susurrée sensuellement ; <em>Il Viaggio</em>, chant d&#8217;une louve solitaire en italien, débutant <em>a capella</em> ; <em>Théo Soleil</em>, comptine folle sur le désir ou <em>Anna</em>, regret de l&#8217;enfance qui se meurt&#8230; le tout<strong> enrobé de mélodies mêlant pop, electro, classique, salsa, jazz ou trip hop</strong>. Inclassable, je vous dis.</p>
<p>La voix de Daphné a <strong>une tessiture particulière</strong>, reconnaissable entre mille. Elle séduit ou elle rebute, c&#8217;est selon. Elle est rauque, plutôt grave, mais monte parfois dans de doux aigus. Elle peut se casser au détour d&#8217;une note ou se parer d&#8217;espièglerie,<strong> épousant les émotions qui naissent de chaque morceau</strong>.</p>
<p>Les textes sont d<strong>e véritables poèmes</strong>. Des images estivales et délurée de <em>Théo Soleil</em> à celles, plus mélancoliques, de <em>La Nuit des fous</em>, <strong>on tente de percer le mystère qu&#8217;est Daphné</strong>. On se laisse prendre au vent de révolte qui souffle dans <em>L&#8217;Insoumise</em>, on sourit devant le double sens de <em>La Danse au loup</em> et on se surprend à sentir la main de l&#8217;amertume et du regret nous saisir le coeur à l&#8217;écoute d&#8217;<em>Un Homme sous influence</em>.</p>
<p>En douze chansons, <strong>Daphné nous prend par la main et nous emmène tout droit dans son pays des Merveilles personnel</strong>. Un pays dont on ressort tout étourdi, ne désirant qu&#8217;une chose : y retourner.</p>
<h3>Pour aller plus loin</h3>
<ul>
<li>La <a href="http://www.myspace.com/luniversdedaphne">page Myspace</a> de Daphné</li>
<li>Le <a href="http://daphne.artistes.universalmusic.fr/">site officiel</a> de Daphné</li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Antimatter &#8211; Leaving Eden</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 07:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[antimatter]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[progressif]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[All the faces on the photographs have changed To not confuse it all, the names remain the same Should I wait or let the past just fall ? The whispers are veiled « Ghosts » Il s’agit là du 4ème album d’Antimatter et 1er album sans Duncan Patterson (ex-Anathema). &#171;&#160;Leaving Eden&#160;&#187; est un véritable chef d’œuvre et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2222" title="Antimatter - Leaving Eden" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/12/Antimatter_Leaving-eden-300x300.jpg" alt="Antimatter - Leaving Eden" width="300" height="300" /></p>
<blockquote><p>All the faces on the photographs have changed<br />
To not confuse it all, the names remain the same<br />
Should I wait or let the past just fall ?<br />
The whispers are veiled<br />
« Ghosts »</p></blockquote>
<p>Il s’agit là du 4ème album d’Antimatter et 1er album sans Duncan Patterson (ex-Anathema). &laquo;&nbsp;Leaving Eden&nbsp;&raquo; est un véritable chef d’œuvre et fait partie des meilleurs disques de ma discothèque. Ici, il n’est plus question de sonorités électro ; la place est laissée aux guitares acoustiques, mais aussi électriques, et aux claviers 70s. De cet album, <strong>il se dégage quelque chose de l’ordre du génial</strong>, comme si chaque note, chaque instrument créaient quelque chose d’absolu. Là, on se dit que Mick Moss a tout compris à la musique.</p>
<p><strong>Les sonorités utilisées, que ce soit pour les claviers, les guitares ou la batterie, créent un ensemble incroyablement parfait</strong>. &laquo;&nbsp;Another face in the window&nbsp;&raquo;, en est un bon exemple, avec son solo de claviers somptueux sur fond de guitares résonnantes et de cymbales cristallines. L’apothéose vient avec le titre éponyme, le fabuleux &laquo;&nbsp;Leaving Eden&nbsp;&raquo;, dans lequel tout est en résonnance : les claviers, gris comme un ciel triste, les guitares qui semblent s’envoler, même les cymbales ont quelque chose de magique.</p>
<p><strong>Très 70s dans sa globalité, la mélancolie est l‘autre clé de l&#8217;album</strong>. &laquo;&nbsp;Leaving Eden&nbsp;&raquo; longe une abîme que l’on se plaît à contempler. &laquo;&nbsp;Landlocked&nbsp;&raquo;, titre sur lequel intervient Danny Cavanagh  (Anathema), est sombre au possible, sans issue, et pourtant on ne se lasse pas de l’écouter.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Leaving Eden&nbsp;&raquo; fait partie de ces albums qui transcendent et nous permettent de voir un au-delà, dont la lumière n’a d’égal que sa noirceur absolue</strong>.<div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
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		</item>
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		<title>Somadaya &#8211; My lady of pain</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 07:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deedlot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[Somadaya]]></category>
		<category><![CDATA[trip hop]]></category>

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		<description><![CDATA[Me and my angels&#8230; My ghost, my ghost, my ghost&#8230; Somadaya&#8230; Derrière ce nom se cache 6 artistes, 6 musiciens qui nous offrent une musique à mi chemin entre éléctro et rock, entre légèreté et profondeur ; aux accents trip-hop et pop. En bref, un agréable melting pot de genre. Leur premier album, My lady [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2206" title="somadaya-my-lady-of-pain" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/12/somadaya-my-lady-of-pain.jpg" alt="somadaya-my-lady-of-pain" width="230" height="226" /></p>
<blockquote><p>Me and my angels&#8230;<br />
My ghost, my ghost, my ghost&#8230;</p></blockquote>
<p>Somadaya&#8230; Derrière ce nom se cache 6 artistes, 6 musiciens qui nous offrent une musique à mi chemin entre éléctro et rock, entre légèreté et profondeur ; aux accents trip-hop et pop. En bref, <strong>un agréable melting pot de genre</strong>.</p>
<p>Leur premier album, <strong><em>My lady of pain</em> est une sympathique palette de 10 titres puissants</strong>, énergiques et envoutants. La voix de la chanteuse, cristalline et chatoyante, se mélange habillement avec une mélodie plus énervée et rapide. Les titres nous transportent entre fragilité, tendresse, folie et rage, à la recherche d&#8217;un équilibre en perpétuel évolution.</p>
<p>On regrettera cependant le côté répétitif de certains titres, <em>My ghost</em> par exemple, qui finit par devenir lassant alors que l&#8217;impression de départ était excellente, ainsi que des arrangements parfois très (trop) léchés.</p>
<p>Mention très spéciale pour <em>Desert</em>, la chanson qui clôture l&#8217;album qui prend vraiment à la gorge, et pour <em>Dots</em>, qui donne furieusement envie de bouger !</p>
<p><strong>Somodaya a réussit à créer un univers musical tout en contraste</strong>, qui donne autant envie de rêver que de remuer à l&#8217;ambiance tantôt hypnotique, tantôt plus violente.</p>
<h3>En savoir plus sur Somadaya</h3>
<ul>
<li>La <a href="http://www.myspace.com/somadaya">page Myspace de Somadaya</a>, avec des extraits musicaux à écouter</li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />3.5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Bat For Lashes &#8211; Two Suns</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 18:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[bat for lashes]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[indie]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>

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		<description><![CDATA[To be made of glass When two suns are shining The battle becomes blinding To be made of glass But we ride tonight, tonight, tonight, we ride &#171;&#160;Glass&#160;&#187; Bat For Lashes, c&#8217;est une femme : Natasha Khan. D&#8217;origine anglo-pakistanaise, titulaire d&#8217;un diplôme de musique et arts visuels, cette institutrice de maternelle qui écrivait des chansons finit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2054" title="Bat for lashes - Two suns" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/bat_for_lashes-300x300.jpg" alt="Bat for lashes - Two suns" width="300" height="300" /></p>
<blockquote><p>To be made of glass<br />
When two suns are shining<br />
The battle becomes blinding<br />
To be made of glass<br />
But we ride tonight, tonight, tonight, we ride</p>
<p>&laquo;&nbsp;Glass&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bat For Lashes</strong>, c&#8217;est une femme : <strong>Natasha Khan</strong>. D&#8217;origine anglo-pakistanaise, titulaire d&#8217;un diplôme de musique et arts visuels, cette institutrice de maternelle qui écrivait des chansons finit par se lancer et livre avec<strong>Two Suns</strong> son deuxième album.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Two Suns</em> s&#8217;annonce comme la continuité logique de <strong>Fur and Gold</strong>, l&#8217;album précédent. <strong>Bat For Lashes</strong> a dès le départ ouvert son monde intérieur au public. Elle renouvelle ce dévoilement avec <strong>Two Suns</strong>. Mais ce second album recèle <strong>une profondeur, une maturité</strong> qui étaient absentes de <strong>Fur and Gold</strong>. On y rencontre <strong>le double de Natasha</strong>, Pearl, un double né de l&#8217;expérience de Natasha de ses tournées et de ses séjours dans de grandes villes.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux femmes en une, deux planètes, deux soleils : <strong>Two Suns</strong> balance entre les deux dans <strong>un mouvement qui berce</strong>. &laquo;&nbsp;Moon and Moon&nbsp;&raquo; reflète à merveille ce lent balancement. Le titre d&#8217;ouverture, &laquo;&nbsp;Glass&nbsp;&raquo;, embarque l&#8217;auditeur avec son début tout en douceur qui évolue lentement grâce ses percussions et entraîne vers<strong> un univers de conte de fée</strong>. Embarqué, on le reste jusqu&#8217;à la fin! <strong>Two Suns est un disque qui capture l&#8217;attention</strong>, un cocon douillet et coloré qu&#8217;on ne veut pas quitter.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque titre a son histoire à raconter, de &laquo;&nbsp;Daniel&nbsp;&raquo;, né d&#8217;un rêve de Natasha, à &laquo;&nbsp;Siren Song&nbsp;&raquo;, magnifique chanson douce au refrain fort et violent qui exprime la dualité de la chanteuse, avec ses envolées de piano qui nous emportent. &laquo;&nbsp;Sleep Alone&nbsp;&raquo; est un déchirant appel pour contrer la solitude et &laquo;&nbsp;The Big Sleep&nbsp;&raquo; évoque les vieilles chansons d&#8217;autrefois.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Two Suns est un voyage musical au pays intérieur de Natasha Khan</strong>, un monde qui trouve ses échos dans le nôtre, une musique inclassable et toute personnelle, qui ne colle vraiment pas à l&#8217;étiquette pop même si son influence est présente. Le tout livré dans un artwork  à la fois <em>kitsch</em>, étincelant et plein de rêve. Ecouter <strong>Two Suns</strong>, c&#8217;est être capturé dans ses filets et ne plus vouloir en arrêter la petite musique ensorcelante!</p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
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		<title>Regina Spektor &#8211; Soviet Kitsch</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2009 07:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[anti-folk]]></category>
		<category><![CDATA[communisme]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[piano]]></category>
		<category><![CDATA[Regina Spektor]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[Soviet Kitsch est le troisième album de Regina Spektor, sorti en 2004 sur une major. Et pourtant, ce qui frappe d&#8217;emblée, c&#8217;est la tonalité intimiste et honnête de l&#8217;oeuvre. Un peu comme s&#8217;il s&#8217;agissait du premier album d&#8217;une surdouée encore inconnue. Seulement, si elle est effectivement surdouée, la Spektor n&#8217;en était alors pas à son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Regina_Spektor-Soviet_Kitsch.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Regina_Spektor-Soviet_Kitsch-300x293.jpg" alt="Regina Spektor - Pochette de Soviet Kitsch" title="Regina Spektor - Pochette de Soviet Kitsch" width="300" height="293" class="aligncenter size-medium wp-image-1927" /></a></p>
<p><strong><em>Soviet Kitsch</em> est le troisième album de Regina Spektor</strong>, sorti en 2004 sur une major. Et pourtant, ce qui frappe d&#8217;emblée, c&#8217;est la tonalité intimiste et honnête de l&#8217;oeuvre. Un peu comme s&#8217;il s&#8217;agissait du premier album d&#8217;une surdouée encore inconnue. Seulement, si elle est effectivement surdouée, la Spektor n&#8217;en était alors pas à son premier coup d&#8217;essai.</p>
<p><strong>Regina Spektor</strong> enregistre ses premières chansons en 1999, et sortira une démo et deux albums avant d&#8217;être repérée par <strong>Gordon Raphael, le producteur des Strokes</strong>: elle assurera la première partie de leurs concerts en 2003, et enregistrera le duo <a href="http://www.deezer.com/fr/music/the-strokes-regina-spektor#music/the-strokes-regina-spektor">Modern Girls &amp; Old Fashion Men</a>. </p>
<p>Cette expérience, qui permet à l&#8217;artiste de sortir de l&#8217;ombre, lui permettra de sortir <strong><em>Soviet Kitsch</em></strong> sur une major. Une chose en entraînant une autre, plusieurs des morceaux de l&#8217;album seront utilisés par le cinéma ou la publicité, participant à faire de Regina une musicienne célèbre et&#8230; <em>bankable</em>.</p>
<p>Mais revenons-en à <strong><em>Soviet Kitsch</em></strong>: comme son nom l&#8217;indique, <strong>l&#8217;album s&#8217;ancre directement dans l&#8217;héritage culturel russe de l&#8217;artiste</strong>. En effet, née dans les années 1980 en Russie, Regina Spektor suivra sa famille dans le Bronx, à New York, à l&#8217;âge de neuf ans. Où son accent à couper au couteau a sûrement dû lui valoir quelques quolibets, et, donc, la convaincre de le scander bien fort sur ses albums. Le titre <em>Soviet Kitsch</em> quant à lui est directement inspiré d&#8217;une expression de <strong>Milan Kundera</strong> pour qualifier l&#8217;esthétique vide du communisme, dans son célèbre ouvrage <em>L&#8217;insoutenable légèreté de l&#8217;être</em>. </p>
<p>Spontanément, on est tenté de rapprocher la musique de Regina Spektor de célèbres <em>singers/songwriters</em> : on pense à Fiona Apple, parfois à Tori Amos, mais aussi à Amanda Palmer pour la façon de chanter assez rentre-dedans. Néanmoins, Regina a son univers bien à elle. <strong>L&#8217;album est composé de 11 petites histoires personnelles</strong>, qui ont à voir tantôt avec l&#8217;amour (<em>Us</em>, <em>Ode to Divorce</em>), l&#8217;enfance que la maladie (<em>Chemo Limo</em>). Truffée de détails intimistes, ces morceaux dessinent <strong>l&#8217;univers de Regina Spektor, entre introspection, observation mais aussi second degré</strong>: l&#8217;artiste est souvent joueuse, et son attitude vocale, ainsi que certains phrasés de piano, sont éminemment mutins.</p>
<p>Toujours, c&#8217;est le minimalisme de <em>Soviet Kitsch</em> qui fascine, tant le duo piano/voix coule de source. <strong>La voix de Regina Spektor oscille entre de douces mélopées et des a coups plus rauques &#8211; voire carrément punk</strong> dans l&#8217;O.M.N.I <em>Your Honor</em>. </p>
<p><em>Chemo Limo</em> est un véritable coup de coeur. La tonalité y est globalement mineure, survolée par le chant poignant de Regina Spektor &#8211; à l&#8217;exception des refrains qui, soudain, repassent en mode majeur et voient le chant de Regina se saccader pour mieux scander une sorte de gouaille rapesque surprenante mais ô combien rafraîchissante. <strong>Là où certaines songwriteuses auraient tendance à rester dans des schémas musicaux plus classiques</strong> (on pense par exemple à <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-doux-amers/charlotte-martin-on-your-shore/">Charlotte Martin</a>), <strong>Regina Spektor a trop de tempérament pour se contenter de chansonnettes qui ne seraient que jolies.</strong> Il y a tellement de profondeur d&#8217;âme dans ce morceau, mais aussi tant de burlesque (la narratrice, atteinte d&#8217;un cancer, préfère acheter une limousine plutôt que de payer sa chimiothérapie, qu&#8217;elle trouve trop chère), qu&#8217;on se prend d&#8217;une immense sympathie à l&#8217;égard du personnage.</p>
<p>Qualifiée d&#8217;<strong>anti-folk</strong> par les critiques musicaux américains, <strong>la musique de Regina Spektor est la rencontre réussie entre un piano brut, une voix charmeuse et joueuse, et des compositions tantôt primesautières, tantôt plus mélancoliques</strong>, l&#8217;ensemble produit avec justesse et doigté. Regina Spektor est non seulement une pianiste intéressante (peut-être moins virtuose qu&#8217;une <strong><a href="http://www.lalunemauve.fr/tag/tori-amos/">Tori Amos</a></strong>, mais toute aussi passionnée qu&#8217;une <strong>Fiona Apple</strong>), mais c&#8217;est surtout sa voix qui laisse des traces dans notre esprit, une fois ses disques terminés. Passant des graves aux aigus les plus stridents, capable de puissance tout en expérimentant avec ce qui ressemble souvent à des chuchotements, <strong>la voix de Regina Spektor possède une originalité intrinsèque que renforce encore ses compositions.</strong></p>
<h3>Pour rester dans l&#8217;univers de Regina Spektor</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.deezer.com/fr/music/regina-spektor#music/regina-spektor/soviet-kitsch-92197">Ecouter gratuitement Soviet Kitsch de Regina Spektor</a> sur Deezer</li>
<li>Une très bonne <a href="http://savemybrain.net/v2/2009/06/26/regina-spektor/">biographie et discographie de Regina Spektor</a> sur Save Your Brain</li>
<li><a href="http://www.inside-rock.fr/Soviet-Kitsch.html">Chronique de <em>Soviet Kitsch</em> de Regina Spektor</a> sur InsideRock</li>
<li><a href="http://reginasplash.warnerreprise.com/">Site officiel de Regina Spektor</a></li>
</ul>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
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		<item>
		<title>Stephanie Dosen &#8211; A Lily For The Spectre</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jul 2009 09:58:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[cocteau twins]]></category>
		<category><![CDATA[folk]]></category>
		<category><![CDATA[massive attack]]></category>
		<category><![CDATA[stephanie dosen]]></category>

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		<description><![CDATA[Years and years of silence Feathers on the ground Now a dusty ghost is stirring And I wonder where you are&#8230; Owl In The Dark C&#8217;est du Wisconsin que nous est venue Stephanie Dosen. Il est dit qu&#8217;elle découvrit un jour une guitare poussiéreuse dans une grange et que le déclic musical se fit à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1734" title="a_lily_for_the_spectre" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/05/a_lily_for_the_spectre.jpg" alt="a_lily_for_the_spectre" width="240" height="240" /></p>
<blockquote><p>Years and years of silence<br />
Feathers on the ground<br />
Now a dusty ghost is stirring<br />
And I wonder where you are&#8230;<br />
<em>Owl In The Dark</em></p></blockquote>
<p>C&#8217;est du Wisconsin que nous est venue <strong>Stephanie Dosen</strong>. Il est dit qu&#8217;elle découvrit un jour une guitare poussiéreuse dans une grange et que le déclic musical se fit à ce moment-là. C&#8217;est lorsqu&#8217;elle fait ses premiers pas musicaux que <strong>Simon Raymonde</strong>, ancien membre des <strong>Cocteau Twins</strong>, la remarque.  C&#8217;est lui qui donne les lignes de basse à l&#8217;album <strong>A Lily For The Spectre</strong>, qui paraît en 2007.</p>
<p><strong>Cet album est à l&#8217;image de son titre : empli d&#8217;une douce mélancolie.</strong> Les fantômes y glissent à pas feutrés pour se voir offrir des fleurs, les hiboux s&#8217;y cherchent dans le noir, et les étoiles parsèment le cœur pour un hymne à la joie.</p>
<p>Avec sa guitare principalement, et quelques autres instruments qui se font discrets, <strong>Stephanie Dosen brode des morceaux simples, sans fioritures, mais qui font mouche.</strong> Elle nous prend dans sa toile de nostalgie.</p>
<p>La voix de la chanteuse est la constante de tout l&#8217;album. Elle le hante comme un doux spectre, <strong>charmant l&#8217;auditeur pour le bercer dans un lit de coton, de tendresse rieuse et de larmes</strong>.  Et on s&#8217;y laisse prendre, sans résistance. On accueille à bras ouverts ce fantôme qui réclame des lis blancs.</p>
<p><strong>Massive Attack</strong> ne s&#8217;y est pas trompé, puisque le groupe a accueilli Stephanie comme chanteuse en 2008. Entrer dans l&#8217;univers de <strong>Stephanie Dosen</strong>, <strong>c&#8217;est entrer dans un lieu vaporeux et mélancolique</strong>, où la douceur du rêve n&#8217;est jamais loin.</p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />4 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		<title>The Gathering &#8211; How to Measure a Planet</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 08:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>
		<category><![CDATA[progressif]]></category>
		<category><![CDATA[the gathering]]></category>

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		<description><![CDATA[Deprivation of my sleep is so bad I need to weep myself into a coma And drift far, far away From reality - The Big Sleep - Ce 5ème album des hollandais est un tournant dans la carrière du groupe, le passage d’une musique métal atmosphérique à une musique plus ambiante, planante, envoûtante. Centrée autour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1810" title="The gathering - How to Measure a Planet" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/06/gathering1-300x299.jpg" alt="The gathering - How to Measure a Planet" width="300" height="299" /> </p>
<blockquote><p>Deprivation of my sleep<br />
is so bad<br />
I need to weep<br />
myself into a coma<br />
And drift far, far away<br />
From reality<br />
- The Big Sleep -</p></blockquote>
<p>Ce 5ème album des hollandais est un tournant dans la carrière du groupe, le passage d’une musique métal atmosphérique à <strong>une musique plus ambiante, planante, envoûtante. Centrée autour de l’émotion</strong> ; et d’une voix. Celle d’<strong>Anneke Van Giersbergen</strong> ; et quelle voix…</p>
<p><strong>How to Measure a Planet</strong> est un double album, dont le 1er disque s’affiche comme un album à part entière, tandis que le second est comme un supplément, <strong>parfois expérimental, presque progressif</strong>. Un plus, comme pour laisser le rêve se poursuivre et se perdre dans les nappes de claviers du très long titre final, éponyme de l’album.</p>
<p>Le 1er disque s’ouvre sur &laquo;&nbsp;Frail (You Might As Well Be Me)&nbsp;&raquo;, et donne le ton d’un voyage, sinon spatial, en tout cas aérien, planant, apaisant. Au rythme de la voix d’<strong>Anneke</strong>, qui accompagne les notes, lentement, toujours plus haut. Les titres s’enchaînent, avec des pics d’intensité, comme &laquo;&nbsp;Great Ocean Road&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Travel&nbsp;&raquo;, et leurs <strong>envolées lyriques tout simplement majestueuses</strong>. Tout au long du disque, des ballades mélancoliques croisent des titres planants. On notera aussi le très bon titre rock, &laquo;&nbsp;Liberty Bell&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Même si la voix d’<strong>Anneke</strong> reste un élément central, cet album ne serait rien sans <strong>la grande qualité des compositions et la beauté des instruments</strong>. Tout particulièrement les effets de guitares et de claviers, qui contribuent à donner ce côté aérien à l’album. Ce <strong>How to Measure a Planet</strong> reste jusqu’à aujourd’hui un album majeur dans le carrière de <strong>The Gathering</strong>. Il aura montré que la magie du groupe va au-delà de sa musique elle-même et d&#8217;un style musical, mais qu’elle réside dans une dimension émotionnelle, dont la beauté est le maître mot.</p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Tori Amos &#8211; From the Choirgirl Hotel</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Mar 2009 07:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>
		<category><![CDATA[piano]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[sensualité]]></category>
		<category><![CDATA[tori amos]]></category>

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		<description><![CDATA[Things are getting desperate When all the boys can&#8217;t be men (Raspberry Swirl) Choisir un album de Tori Amos comme unique représentant de sa discographie dans nos albums cultes relève de l&#8217;exploit. Parce que Little Earthquakes, parce que Boys for Pele. Et pourtant, une fois le choix effectué, expliquer pourquoi From the Choirgirl Hotel est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1573" title="Tori Amos - From the Choirgirl Hotel" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/20090303_choirgirl.jpg" alt="Tori Amos - From the Choirgirl Hotel" width="300" height="300" /></p>
<blockquote><p>Things are getting desperate<br />
When all the boys can&#8217;t be men<br />
(Raspberry Swirl)</p></blockquote>
<p>Choisir un album de <strong>Tori Amos</strong> comme unique représentant de sa discographie dans nos <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/sillons-sonores/">albums cultes</a> relève de l&#8217;exploit. Parce que <em>Little Earthquakes</em>, parce que <em>Boys for Pele</em>. Et pourtant, une fois le choix effectué, expliquer pourquoi <em>From the Choirgirl Hotel</em> est &laquo;&nbsp;the&nbsp;&raquo; album à retenir en priorité se révèle moins compliqué qu&#8217;on ne l&#8217;aurait pensé.</p>
<p>Déjà, parce que <strong><em>From the Choirgirl Hotel</em> est un album qui fait la synthèse entre les sons presque acoustiques</strong> qui ont révélé Tori Amos au public (où l&#8217;on peut dresser un lien sonique entre <em>Pandora&#8217;s Aquarium</em> et <em>Bells for Her</em>), <strong>et des sons carrément electro</strong> (<em>Raspberry Swirl</em>), style musical où l&#8217;on n&#8217;attendait pas la musicienne, mais qu&#8217;elle poussera à son paroxysme sur l&#8217;album suivant, <em>To Venus and back</em>. <em>From the Choirgirl Hotel</em> comme rite de passage du passé vers l&#8217;avenir ; et qui dit passage, dit forcément bilan.</p>
<p>Or, à bien y écouter et à y lire, les paroles de <em>From the Choirgirl Hotel</em> marquent une apothéose dans le style lyrique propre à Tori Amos, sur le mode d&#8217;un &laquo;&nbsp;ok, je fais le bilan et je vous dis tout&#8230; mais à vous de déchiffrer&nbsp;&raquo;. Et ce que l&#8217;artiste nous confesse n&#8217;a rien de léger ou de facile, pour ceux que la rencontre piano-voix-Américaine rebuterait. Oui, un disque pop peut être profond, même si le génie de Tori Amos est trop grand pour resté confiné au seul genre pop. <strong>On enlèverait la musique et on ne retiendrait que les paroles, <em>From the Choirgirl Hotel</em> serait déjà un immense album.</strong> Tori Amos y parle d&#8217;une fausse couche &#8211; une de plus -, de l&#8217;enfant qui n&#8217;a pas voulu d&#8217;elle comme mère (<em>Playboy Mommy</em>, <em>Pandora&#8217;s Aquarium</em>), de relations addictives (<em>She&#8217;s your cocaine</em>), de l&#8217;absence de notre ange gardien quand on aurait <em>vraiment</em> besoin de lui (<em>Cruel</em>, <em>iieee</em>), ou encore d&#8217;abus sexuels (<em>Black Dove</em>) &#8211; le tout de cette façon si poétique, cryptée et mélodieuse propre à l&#8217;artiste.</p>
<p><strong>Amos aborde ces thèmes difficiles de manière incroyablement dynamique.</strong> S&#8217;il peut falloir une bonne minute pour véritablement entrer dans <em>Spark</em> (la faute à la production de la guitare?), il est ensuite impossible de s&#8217;extraire du disque jusqu&#8217;à ce que la note ultime ait résonné. Cet album en appelle à quelque chose de plus grand que nous, à quelque chose dont on ne pourrait peut-être pas parler de façon &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo;, mais que la musique permet justement d&#8217;exprimer. L&#8217;intelligence de l&#8217;écriture textuelle et musicale de Tori Amos, ainsi que son chant si caractéristique, sensuel, aussi troublant que troublé, permet à tout auditeur de retrouver une partie de lui dans l&#8217;œuvre jouée, d&#8217;en être touché, bouleversé même.</p>
<p><em>Choirgirl</em> n&#8217;a, de fait, que peu à voir avec un &laquo;&nbsp;disque pop&nbsp;&raquo; : <strong>c&#8217;est un aller simple pour une autre dimension émotionnelle</strong>, un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Moyens_de_transport_dans_Harry_Potter#Portoloin">portoloin</a> menant à l&#8217;intime et au refoulé. Rien de moins.</p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />5 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Peter Gabriel &#8211; Up</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Feb 2009 13:11:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ubix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[experimental]]></category>
		<category><![CDATA[genesis]]></category>
		<category><![CDATA[peter gabriel]]></category>
		<category><![CDATA[progressif]]></category>

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		<description><![CDATA[You know the way that things go When what you fight for starts to fall And in that fuzzy picture He writing stands out on the wall So clearly on the wall &#171;&#160;Signal to Noise&#160;&#187; Après 10 ans sans sortir d&#8217;album le retour d&#8217;un grand musicien attise toujours l&#8217;intérêt, surtout si ce dernier a écrit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/petergabrielup-300x300.jpg" alt="Peter Gabriel - Up" title="Peter Gabriel - Up" width="300" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1417" /></p>
<blockquote><p>You know the way that things go<br />
When what you fight for starts to fall<br />
And in that fuzzy picture<br />
He writing stands out on the wall<br />
So clearly on the wall</p>
<p>&laquo;&nbsp;Signal to Noise&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>Après 10 ans sans sortir d&#8217;album <strong>le retour d&#8217;un grand musicien attise toujours l&#8217;intérêt</strong>, surtout si ce dernier a écrit une grande page de l&#8217;histoire de la musique avec le groupe mythique qu&#8217;est <strong>Genesis</strong>.</p>
<p>Cet album est d&#8217;une précision et d&#8217;une densité étourdissantes. L&#8217;impression est celle d&#8217;<strong>un soin extrême apporté sur chaque note</strong>. Même lorsque les sons se superposent on sent le perfectionnisme des arrangements planer par-dessus l&#8217;ensemble. </p>
<p><strong>Up est un album dans le prolongement du passé</strong>, évoquant tantôt <strong>Genesis</strong> ou ses premiers albums solo. De légères influences que l&#8217;on a plaisir à retrouver sans pour autant devoir les subir avec lourdeur car le renouveau est bien là. Et <strong>la technique n&#8217;altère pas les émotions mais les fait naître</strong>. L&#8217;artiste y aborde des thèmes plus personnels ou des sujets qui lui tiennent à cœur. La mort, la nature ou les peurs s&#8217;expriment avec justesse face à une vision détestable d&#8217;un monde où le superflu est de rigueur.</p>
<p><strong>Peter Gabriel</strong> n&#8217;est pas uniquement l&#8217;artiste pop dont on retient quelques tubes mais <strong>un musicien toujours en quête de découverte et d&#8217;expérimentations</strong>, creusant dans des terrains aussi divers que l&#8217;indus ou les musiques électroniques pour servir sa démarche de recherche musicale.</p>
<p><div class='my-rating'>Note personnelle:<br />3 out of 5 stars</div></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Antony &amp; The Johnsons &#8211; I Am A Bird Now</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Feb 2009 17:19:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ivy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[Antony and the Johnsons]]></category>
		<category><![CDATA[antony hegarty]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>

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		<description><![CDATA[I Am A Bird Now, grâce à son orchestration jazzy épurée, construite en grande partie autour d&#8217;un piano mélancolique, est la bande-son idéale d&#8217;une soirée en tête à tête avec soi-même, les yeux collés au plafond, et l&#8217;esprit en plein vagabondage. A réserver aux soirs de solitude choisie, pour un effet salvateur garantie. La voix [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/02/covers_002233-300x300.jpg" alt="Antony &amp; The Johnsons - I Am A Bird Now" title="Antony &amp; The Johnsons - I Am A Bird Now" width="300" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1366" /></p>
<p><strong>I Am A Bird Now</strong>, grâce à son orchestration jazzy épurée, construite en grande partie autour d&#8217;un piano mélancolique, est <strong>la bande-son idéale d&#8217;une soirée en tête à tête avec soi-même</strong>, les yeux collés au plafond, et l&#8217;esprit en plein vagabondage. A réserver aux soirs de solitude choisie, pour un effet salvateur garantie.</p>
<p>La voix d&#8217;<strong>Antony</strong>, suave et profondément émotive, est le fil d&#8217;Ariane de cet album ; à elle seule, elle invite l&#8217;auditeur à s&#8217;interroger sur l&#8217;identité de son détenteur : Homme ? Femme ? Blanc ? Noir ? Par-delà tout clivage, <strong>Antony a une voix d&#8217;ange, assurément</strong> ; douce comme du miel mais aussi tendrement triste qu&#8217;un matin pluvieux, elle porte le clair-obscur à son apogée.</p>
<p>Les paroles, <strong>d&#8217;une sincérité touchante</strong>, exposent le constat extrêmement personnel du chanteur vis-à-vis de sa sexualité et de son genre ; quiconque se penche de façon approfondie sur cet album en vient à s&#8217;interroger sur ces questions, et, plus globalement, sur sa propre identité, sur son rapport au monde, aux autres&#8230; Et à lui-même. </p>
<p>Sur quelques titres sont venus se glisser à pas de loup des invités de marque qui, à eux seuls, témoignent de la qualité de <strong>I Am A Bird Now</strong> ; on y croise ainsi <strong>Lou Reed</strong>, <strong>Rufus Wainwright</strong>, <strong>Devendra Banhart</strong>, l&#8217;un à la guitare, les autres à la voix ; et même l&#8217;ombre furtive de <strong>Boy George</strong>, laissant son costume de pacotille 80&#8242;s au placard pour endosser ici celui de chanteur à la voix pleine d&#8217;émotions. Qui a dit que les miracles n&#8217;existaient pas ?  </p>
<p>Enfin, une pochette sublime justifie à elle-seule la possession de cet album  : <strong>Candy Darling</strong>, icône travestie des années 70, y attend la mort sur son lit d&#8217;hôpital. <strong>Vision pleine de tristesse, mais aussi de beauté et de sérénité, à l&#8217;image du disque qu&#8217;elle illustre</strong>, 30 ans après avoir été immortalisée par le photographe <strong>Peter Hujar</strong>.</p>
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