
« I was a teenage werewolf
Braces on my fangs
I was a teenage werewolf
And no one even said thanks
And no one made me stop »
« I Was A Teenage Werewolf »
Les Cramps ont ressucité dans cet album tout ce que la sous-culture rock’n'roll des origines, née dans les années 50 et largement édulcorée depuis, a pu engendrer de meilleur – ou de pire, c’est selon : rythmiques soutenues, guitares cradingues, voix possédée. Le rock est la musique du Diable, on avait tendance à l’oublier ; heureusement, les Cramps sont là pour nous rafraîchir la mémoire.
Dès les premières mesures de « TV Set », des symptômes étranges apparaitront chez l’auditeur qui se laisse happer par la musique : ses pieds s’agitent, son bassin se déhanche, ses épaules ondulent ; qu’il n’essaye pas de résister, c’est chose impossible. D’autres ont tenté avant lui, et ne s’en sont pas encore remis.
Poison Ivy et Lux Interior, malgré leurs 35 années de carrière au compteur, forment l’un des couples les plus sexy de la scène musicale, usant et abusant avec délectation du kitsch, du mauvais goût et d’une provocation sexuelle presque primale ; tout cela avec un génie certain qui fait d’eux de véritables icônes de la scène musicale underground.
Amateurs de films gore et autres séries B ? Ne cherchez plus. Les Cramps ont concocté des paroles à faire frémir d’horreur Freddy Kruger et à faire rougir de plaisir la fiancée de Frankenstein ; l’humour noir du groupe est à consommer sans modération ! Shake your bones, baby…
Le groupe a été, et est toujours une grande source d’inspiration pour bon nombre d’artistes des scènes gothiques, psychobilly et horror punk, pour ne citer que les descendants directs. Pour cette seule raison, Songs The Lord Taught Us doit être considéré comme un jalon de la musique alternative et un indispensable pour tous ceux qui s’en revendiquent. Il reste, à beaucoup d’égards, inégalé et inégalable.



Lu la semaine dernière dans un journal, la mort de Lux Interior. Bien triste nouvelle.Tellement que je ferais bien ma pleureuse.
Il y avait une anecdote de rien du tout qui m’a marqué : Lux Interior ne parlait jamais de rock. Que de ce sacré rock’n'roll qui tient tout le monde en éveil. Les Cramps même mort ça rougne encore.
QUOI?! Lux Interior est mort?! o_O
Pitain mais j’étais même pas au courant.
Quelle triste si triste nouvelle.