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	<title>La Lune Mauve &#187; Albums bruts</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>Ladyhawke - Anxiety</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 09:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[grunge]]></category>
		<category><![CDATA[indie]]></category>
		<category><![CDATA[Ladyhawke]]></category>
		<category><![CDATA[new wave]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/ladyhawke_anxiety-206x207.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette d&#039;Anxiety de Ladyhawke" /></div><div><strong>Ladyhawke</strong>, pour beaucoup, c'est <a href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/richard-donner-ladyhawke/" target="_blank">le titre d'un film</a>. Mais c'est aussi le pseudonyme (en hommage au dit-film) de Philippa Brown, une néo-zélandaise à la musique pleine d'énergie. Ladyhawke - la chanteuse, donc - a connu une enfance marquée par des problèmes médicaux et a été diagnostiquée récemment comme atteinte légèrement du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme). On peut comprendre, donc, le titre de l'album.

<em>Anxiety</em> est son second album, le premier ayant été assez bien accueilli - <a href="http://peachesrocks.com/" target="_blank">Peaches</a> a d'ailleurs remixé l'un des titres de ce premier opus. Dans <em>Anxiety</em>, on retrouve la patte pétillante de Philippa Brown, bourrée d'énergie, avec <strong>ce rock où se retrouvent les influences tant du grunge que du <em>new wave</em></strong>. Le titre de l'album fait référence à l'état d'angoisse dans lequel se trouvait la chanteuse pendant l'enregistrement, l'album ayant été écrit et produit alors qu'elle sortait très fatiguée des tournées réalisées à l'issue du premier album.

D'ailleurs, dans <em>Anxiety</em>, si les paroles témoignent d'angoisses, d'<strong>états d'âme mélancoliques</strong>, tristes ou coléreux, les mélodies, elles, sont emplies d'<strong>un punch incroyable</strong>. Ainsi de <em>Girl like Me</em>, où une femme surprend son petit ami en train de danser dans les bras d'une autre qui lui ressemble, le tout sur une rythmique qui donne furieusement envie de se déhancher. Il y a <em>Vaccine,</em> où elle tente de rejeter ses angoisses de la nuit en se plongeant dans ses rêves et en se confiant à son compagnon. Et que dire de <em>The Quick and the Dead</em>, qui évoque la folie d'une personne autant que l'arrivée d'un zombie avide de chair fraîche ? Et toujours, <strong>ces guitares pleines d'ardeur</strong>, ces percussions entraînantes, ces synthés qui aspirent et vous font vous lever de votre siège avant même que vous vous en rendiez compte.

Écouter <em>Anxiety</em> revient à<strong> teinter de couleurs flashy son spleen</strong>, à écarter ses idées noires par une infusion d'énergie - ou à danser avec, c'est selon. Écouter Ladyhawke, c'est se retrouver infusé d'une pêche d'enfer tout en retrouvant, dans ses chansons, les angoisses, les peurs et les rancoeurs qui nous hantent. En un mot, <em>Anxiety</em> est <strong>un album jubilatoire</strong>.
<h2>Regarder le clip de Blue Eyes</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=p1Pucpi8cvo[/youtube]
<blockquote><em>Leave behind all the mess that you’ve made
And never ever do it again
Balance out all the love that you saved
You will need it to the bitter end</em></blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
L'artwork est réalisé par<a href="http://sarahlarnach.blogspot.fr/" target="_blank"> Sarah Larnach</a>, une artiste néo-zélandaise avec laquelle Ladyhawke avait déjà travaillé pour son opus précédent ainsi que pour le clip du titre <a href="http://www.youtube.com/watch?v=X_bFO1SNRZg"><em>My delirium</em></a> (issu du premier album).
<h2>En savoir plus sur Ladyhawke</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ladyhawkemusic.com/" target="_blank">Son site</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/ladyhawke_anxiety-206x207.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette d&#039;Anxiety de Ladyhawke" /></div><div><strong>Ladyhawke</strong>, pour beaucoup, c'est <a href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/richard-donner-ladyhawke/" target="_blank">le titre d'un film</a>. Mais c'est aussi le pseudonyme (en hommage au dit-film) de Philippa Brown, une néo-zélandaise à la musique pleine d'énergie. Ladyhawke - la chanteuse, donc - a connu une enfance marquée par des problèmes médicaux et a été diagnostiquée récemment comme atteinte légèrement du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme). On peut comprendre, donc, le titre de l'album.

<em>Anxiety</em> est son second album, le premier ayant été assez bien accueilli - <a href="http://peachesrocks.com/" target="_blank">Peaches</a> a d'ailleurs remixé l'un des titres de ce premier opus. Dans <em>Anxiety</em>, on retrouve la patte pétillante de Philippa Brown, bourrée d'énergie, avec <strong>ce rock où se retrouvent les influences tant du grunge que du <em>new wave</em></strong>. Le titre de l'album fait référence à l'état d'angoisse dans lequel se trouvait la chanteuse pendant l'enregistrement, l'album ayant été écrit et produit alors qu'elle sortait très fatiguée des tournées réalisées à l'issue du premier album.

D'ailleurs, dans <em>Anxiety</em>, si les paroles témoignent d'angoisses, d'<strong>états d'âme mélancoliques</strong>, tristes ou coléreux, les mélodies, elles, sont emplies d'<strong>un punch incroyable</strong>. Ainsi de <em>Girl like Me</em>, où une femme surprend son petit ami en train de danser dans les bras d'une autre qui lui ressemble, le tout sur une rythmique qui donne furieusement envie de se déhancher. Il y a <em>Vaccine,</em> où elle tente de rejeter ses angoisses de la nuit en se plongeant dans ses rêves et en se confiant à son compagnon. Et que dire de <em>The Quick and the Dead</em>, qui évoque la folie d'une personne autant que l'arrivée d'un zombie avide de chair fraîche ? Et toujours, <strong>ces guitares pleines d'ardeur</strong>, ces percussions entraînantes, ces synthés qui aspirent et vous font vous lever de votre siège avant même que vous vous en rendiez compte.

Écouter <em>Anxiety</em> revient à<strong> teinter de couleurs flashy son spleen</strong>, à écarter ses idées noires par une infusion d'énergie - ou à danser avec, c'est selon. Écouter Ladyhawke, c'est se retrouver infusé d'une pêche d'enfer tout en retrouvant, dans ses chansons, les angoisses, les peurs et les rancoeurs qui nous hantent. En un mot, <em>Anxiety</em> est <strong>un album jubilatoire</strong>.
<h2>Regarder le clip de Blue Eyes</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=p1Pucpi8cvo[/youtube]
<blockquote><em>Leave behind all the mess that you’ve made
And never ever do it again
Balance out all the love that you saved
You will need it to the bitter end</em></blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
L'artwork est réalisé par<a href="http://sarahlarnach.blogspot.fr/" target="_blank"> Sarah Larnach</a>, une artiste néo-zélandaise avec laquelle Ladyhawke avait déjà travaillé pour son opus précédent ainsi que pour le clip du titre <a href="http://www.youtube.com/watch?v=X_bFO1SNRZg"><em>My delirium</em></a> (issu du premier album).
<h2>En savoir plus sur Ladyhawke</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ladyhawkemusic.com/" target="_blank">Son site</a></li>
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		</item>
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		<title>My Dying Bride&#160;- The Barghest O’ Whitby</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/my-dying-bride-the-barghest-o-whitby/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/my-dying-bride-the-barghest-o-whitby/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Jun 2012 09:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[doom]]></category>
		<category><![CDATA[my dying bride]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/my-dying-bride_the-barghest-o-whitby-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « The Barghest O&#039; Whitby »" /></div><div>Avec son ambiance horrifique et lancinante, cet EP composé d’un titre unique de 27 minutes révèle un <strong>un doom brut à l’état pur</strong>.

Aaron Stainthorpe nous conte <strong>l’histoire du Barghest, créature issue du folklore du nord de l’Angleterre</strong>, contrée d’où est originaire le groupe. Le Barghest est un chien noir muni de griffes et crocs effrayants. Dans cet EP, il est question de la vengeance de la créature envers ceux qui l’ont fait souffrir.

Et cette histoire en deux parties est diablement bien mise en musique. Tout commence par un orage. Puis les guitares s’éveillent et envoient <strong>un doom lent et brut</strong>, vite rejoint par le <strong>violon</strong> de Shaun Macgowan. L’ambiance est prenante et terriblement nocturne.

<strong>Un sentiment oppressant s'installe</strong> à mesure que les minutes défilent ; le violon accompagne les guitares dans une lamentation. Après une accalmie qui fait office de transition entre les deux parties qui composent le morceau, la noirceur s’accentue et l’ambiance est à son paroxysme.

La fin approche et<strong> le doom prend des allures de death</strong> : la vengeance arrive. Pendant plus de 6 minutes, le chant devient cris rauques et les guitares ne sont plus que riffs acérés. Le son brut presque live est en parfaite adéquation avec l’ambiance !

<em lang="en">The Barghest O’ Whitby</em> est un beau retour à l’essentiel où l’ambiance dégagée s’en trouve sublimée. <strong>L’esprit doom</strong> est là, dans sa totalité. Le conte du Barghest a terriblement bien fonctionné.

<blockquote lang="en">My form is bloody and it is true
It is the night I wear around me
From lies I grew a spit of untruth
I help the frail sky to its sleep
Nameless, I come and without end
Within the moor and without end.</blockquote>

<h2>Pour en savoir plus</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.mydyingbride.net/" target="_blank">Site officiel de My Dying Bride</a></li>
	<li><a href="http://www.obskuremag.net/articles/my-dying-bride-interview-bonus-obskure-mag-7/" target="_blank">Interview bonus d'Aaron Stainthorpe</a> au sujet de l'EP sur ObskureMag</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/my-dying-bride_the-barghest-o-whitby-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « The Barghest O&#039; Whitby »" /></div><div>Avec son ambiance horrifique et lancinante, cet EP composé d’un titre unique de 27 minutes révèle un <strong>un doom brut à l’état pur</strong>.

Aaron Stainthorpe nous conte <strong>l’histoire du Barghest, créature issue du folklore du nord de l’Angleterre</strong>, contrée d’où est originaire le groupe. Le Barghest est un chien noir muni de griffes et crocs effrayants. Dans cet EP, il est question de la vengeance de la créature envers ceux qui l’ont fait souffrir.

Et cette histoire en deux parties est diablement bien mise en musique. Tout commence par un orage. Puis les guitares s’éveillent et envoient <strong>un doom lent et brut</strong>, vite rejoint par le <strong>violon</strong> de Shaun Macgowan. L’ambiance est prenante et terriblement nocturne.

<strong>Un sentiment oppressant s'installe</strong> à mesure que les minutes défilent ; le violon accompagne les guitares dans une lamentation. Après une accalmie qui fait office de transition entre les deux parties qui composent le morceau, la noirceur s’accentue et l’ambiance est à son paroxysme.

La fin approche et<strong> le doom prend des allures de death</strong> : la vengeance arrive. Pendant plus de 6 minutes, le chant devient cris rauques et les guitares ne sont plus que riffs acérés. Le son brut presque live est en parfaite adéquation avec l’ambiance !

<em lang="en">The Barghest O’ Whitby</em> est un beau retour à l’essentiel où l’ambiance dégagée s’en trouve sublimée. <strong>L’esprit doom</strong> est là, dans sa totalité. Le conte du Barghest a terriblement bien fonctionné.

<blockquote lang="en">My form is bloody and it is true
It is the night I wear around me
From lies I grew a spit of untruth
I help the frail sky to its sleep
Nameless, I come and without end
Within the moor and without end.</blockquote>

<h2>Pour en savoir plus</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.mydyingbride.net/" target="_blank">Site officiel de My Dying Bride</a></li>
	<li><a href="http://www.obskuremag.net/articles/my-dying-bride-interview-bonus-obskure-mag-7/" target="_blank">Interview bonus d'Aaron Stainthorpe</a> au sujet de l'EP sur ObskureMag</li>
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		<item>
		<title>Rosa+Crvx - Lvx In Tenebris Lvcet</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/rosa-crvx-lvx-in-tenebris-lvcet/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 09:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[dark folk]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>
		<category><![CDATA[paganisme]]></category>
		<category><![CDATA[rosa+crvx]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/rosa_crux-206x186.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Lvx Tenebris Lvcet&quot; de Rosa+Crvx" /></div><div>Originaire de Rouen, <strong>Rosa+Crvx</strong> est un groupe qui hante la musique <strong>dark folk</strong> depuis 1984. Et, après trois albums autoproduits difficilement trouvables aujourd'hui, ce groupe atypique revient en 2008 avec un <em>best-of</em> : <em>Lvx In Tenebris Lvcet</em>.

Les titres présents ont bénéficié pour certains d'un remix et trois d'entre eux sont inédits. Parmi ces derniers, on notera la performance <em>a capella</em> des morceaux <em>Elielo</em> et <em>Hel+Hel</em> (également disponibles sur ce même disque).

Mais qu'est-ce que Rosa+Crvx ? C'est un mélange de <strong>guitares électriques stridentes et de cloches résonnantes</strong>, de choeurs liturgiques et de percussions tribales. Pour ma part, c'est avec ce <em>best of</em> que je les ai découverts. L'effet fut une claque, pas moins ! Il m'a fallu plusieurs écoutes avant d'apprivoiser pleinement la musique des rouennais, de me laisser transporter par <strong>la martialité et la noirceur de ces chants latins portés avec tant de fougue</strong>.

Les paroles latines sont toutes issues de textes anciens, liturgiques ou ésotériques. Une langue qui donne plus de poids aux morceaux, accentuant <strong>l'aspect de magie ancienne et de musique de guerre</strong> sortie tout droit du Moyen-Age que revêt la production de Rosa+Crvx.

Se réclamant clairement du courant <em>dark ritual</em>, Rosa+Crvx ne se contente pas de créer de la musique mais également des performances, voire même ses propres innovations. Olivier Tarabo a ainsi conçu en 1995 la Batterie Automate Midi.

Quant aux <strong>performances scéniques, qu'il s'agisse de la Cage ou de la Danse de la Terre,</strong> elles reflètent à merveille l'esprit de la musique du groupe : rituelle, sombre, moyenâgeuse, mêlant l'humain aux instruments, où la sueur de l'effort coule à flots. Un rappel de la souffrance que l'Homme se crée dans son monde de machines et de métal. Tous ces Jeux de fers sont présents dans le DVD proposé avec ce <em>best of</em>.

En écoutant Rosa+Crvx, on s'imagine sans peine <strong>dans les rangs d'une armée en route pour combattre quelque monstre des ténèbres</strong>, aux côtés d'un magicien occupé à former des sorts ; ou encore au milieu d'un rassemblement de personnes se préparant à quelque rituel ancien, païen.

Pourtant, toute sombre et martiale qu'elle est, la musique est infusée d'<strong>une énergie forte, positive</strong>. Véritablement celle du guerrier en partance vers le combat, le sang bouillonnant, l'épée brandie, prêt à en découdre avec les monstres. Avec ses monstres. Avant d'accepter la part sombre en lui. <em>Notre</em> part sombre.

Rosa+Crvx, c'est curieusement<strong> la musique ténébreuse visant à transcender ces mêmes ténèbres</strong>. Une musique unique, inoubliable. Et bon sang, quelle claque !

<h2>Le grain de sable</h2>

Le vidéo clip du morceau <em>Omnis Qvi Descendvnt</em> offre un bon aperçu de l'esprit Rosa+Crvx.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=gKWaeTM4TnY[/youtube]

Il est aussi disponible sur le DVD du <em>best of</em>, avec des interview et des reportages sur le groupe, ses éléments symboliques, ses performances scéniques, sa démarche…

<blockquote>"Lavdate evm de terra
Dracones omnes abyssi
Lavdate sol et luna
Stellae lvmen ignis."
Terribillis</blockquote>

<h2>En savoir plus sur Rosa+Crvx</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.rosacrux.org/">Site web de Rosa+Crvx</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/rosa_crux-206x186.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Lvx Tenebris Lvcet&quot; de Rosa+Crvx" /></div><div>Originaire de Rouen, <strong>Rosa+Crvx</strong> est un groupe qui hante la musique <strong>dark folk</strong> depuis 1984. Et, après trois albums autoproduits difficilement trouvables aujourd'hui, ce groupe atypique revient en 2008 avec un <em>best-of</em> : <em>Lvx In Tenebris Lvcet</em>.

Les titres présents ont bénéficié pour certains d'un remix et trois d'entre eux sont inédits. Parmi ces derniers, on notera la performance <em>a capella</em> des morceaux <em>Elielo</em> et <em>Hel+Hel</em> (également disponibles sur ce même disque).

Mais qu'est-ce que Rosa+Crvx ? C'est un mélange de <strong>guitares électriques stridentes et de cloches résonnantes</strong>, de choeurs liturgiques et de percussions tribales. Pour ma part, c'est avec ce <em>best of</em> que je les ai découverts. L'effet fut une claque, pas moins ! Il m'a fallu plusieurs écoutes avant d'apprivoiser pleinement la musique des rouennais, de me laisser transporter par <strong>la martialité et la noirceur de ces chants latins portés avec tant de fougue</strong>.

Les paroles latines sont toutes issues de textes anciens, liturgiques ou ésotériques. Une langue qui donne plus de poids aux morceaux, accentuant <strong>l'aspect de magie ancienne et de musique de guerre</strong> sortie tout droit du Moyen-Age que revêt la production de Rosa+Crvx.

Se réclamant clairement du courant <em>dark ritual</em>, Rosa+Crvx ne se contente pas de créer de la musique mais également des performances, voire même ses propres innovations. Olivier Tarabo a ainsi conçu en 1995 la Batterie Automate Midi.

Quant aux <strong>performances scéniques, qu'il s'agisse de la Cage ou de la Danse de la Terre,</strong> elles reflètent à merveille l'esprit de la musique du groupe : rituelle, sombre, moyenâgeuse, mêlant l'humain aux instruments, où la sueur de l'effort coule à flots. Un rappel de la souffrance que l'Homme se crée dans son monde de machines et de métal. Tous ces Jeux de fers sont présents dans le DVD proposé avec ce <em>best of</em>.

En écoutant Rosa+Crvx, on s'imagine sans peine <strong>dans les rangs d'une armée en route pour combattre quelque monstre des ténèbres</strong>, aux côtés d'un magicien occupé à former des sorts ; ou encore au milieu d'un rassemblement de personnes se préparant à quelque rituel ancien, païen.

Pourtant, toute sombre et martiale qu'elle est, la musique est infusée d'<strong>une énergie forte, positive</strong>. Véritablement celle du guerrier en partance vers le combat, le sang bouillonnant, l'épée brandie, prêt à en découdre avec les monstres. Avec ses monstres. Avant d'accepter la part sombre en lui. <em>Notre</em> part sombre.

Rosa+Crvx, c'est curieusement<strong> la musique ténébreuse visant à transcender ces mêmes ténèbres</strong>. Une musique unique, inoubliable. Et bon sang, quelle claque !

<h2>Le grain de sable</h2>

Le vidéo clip du morceau <em>Omnis Qvi Descendvnt</em> offre un bon aperçu de l'esprit Rosa+Crvx.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=gKWaeTM4TnY[/youtube]

Il est aussi disponible sur le DVD du <em>best of</em>, avec des interview et des reportages sur le groupe, ses éléments symboliques, ses performances scéniques, sa démarche…

<blockquote>"Lavdate evm de terra
Dracones omnes abyssi
Lavdate sol et luna
Stellae lvmen ignis."
Terribillis</blockquote>

<h2>En savoir plus sur Rosa+Crvx</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.rosacrux.org/">Site web de Rosa+Crvx</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Jakalope - It dreams</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/jakalope-it-dreams/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/jakalope-it-dreams/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 17:43:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[indus]]></category>
		<category><![CDATA[Jakalope]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[Trent Reznor]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/02/jakalope-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;It dreams&quot; de Jakalope" /></div><div><strong>Jakalope</strong>? C'est le nom d'une <strong>créature imaginaire</strong> issu du folklore nord-américain, croisement d'un lièvre et d'une antilope. On le retrouve dans l'artwork de cet album. Et il a été judicieusement choisi comme nom par ce groupe atypique. Car <strong>ce n'est pas vraiment un groupe</strong>, plutôt le rassemblement de différents musiciens (une quarantaine!) qui ont travaillé conjointement sur l'album.

<em>It Dreams</em> est le premier opus issu de ce projet musical. Il a bénéficié de la collaboration de pointures comme <strong>Trent Reznor</strong> (de Nine Inch Nails) et <strong>Kat Bjellant</strong> (de Sloan, Monster Magnet et Malhavoc). La patte de Trent Reznor est un<strong> atout majeur</strong>, on la reconnaît particulièrement sur "Bad dream", seul titre par ailleurs où le chanteur est masculin, ainsi que sur "House of Trepidition".

L'album comporte 12 titres, 12 morceaux de rock indus où la<strong> voix perchée</strong> de la chanteuse tranche singulièrement avec la <strong>musique pleine de violence</strong>. Un contraste qui fait tout le charme de <strong>Jakalope</strong>! Beats électroniques, nappes de synthé et guitares portent l'empreinte plus ou moins nette de <strong>Nine Inch Nails</strong>, un petit côté pop en plus.

<strong>Jakalope</strong> est <strong>un séjour au pays des chimères</strong>, un lieu inquiétant où la musique est à l'image de la galerie de créatures présentées dans le livret : chimérique, sombre, inquiétante, poisseuse, étonnante. <strong>Un mélange des genres au résultat bizarre mais, d'une étrange façon, séduisant.</strong>
<blockquote>"Oh I'm playing you for a fool
You fell for every broken rule
I'm doing what I owe to you
It's been a long time coming
And I'm coming for you"
<em>Creeper</em></blockquote></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/02/jakalope-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;It dreams&quot; de Jakalope" /></div><div><strong>Jakalope</strong>? C'est le nom d'une <strong>créature imaginaire</strong> issu du folklore nord-américain, croisement d'un lièvre et d'une antilope. On le retrouve dans l'artwork de cet album. Et il a été judicieusement choisi comme nom par ce groupe atypique. Car <strong>ce n'est pas vraiment un groupe</strong>, plutôt le rassemblement de différents musiciens (une quarantaine!) qui ont travaillé conjointement sur l'album.

<em>It Dreams</em> est le premier opus issu de ce projet musical. Il a bénéficié de la collaboration de pointures comme <strong>Trent Reznor</strong> (de Nine Inch Nails) et <strong>Kat Bjellant</strong> (de Sloan, Monster Magnet et Malhavoc). La patte de Trent Reznor est un<strong> atout majeur</strong>, on la reconnaît particulièrement sur "Bad dream", seul titre par ailleurs où le chanteur est masculin, ainsi que sur "House of Trepidition".

L'album comporte 12 titres, 12 morceaux de rock indus où la<strong> voix perchée</strong> de la chanteuse tranche singulièrement avec la <strong>musique pleine de violence</strong>. Un contraste qui fait tout le charme de <strong>Jakalope</strong>! Beats électroniques, nappes de synthé et guitares portent l'empreinte plus ou moins nette de <strong>Nine Inch Nails</strong>, un petit côté pop en plus.

<strong>Jakalope</strong> est <strong>un séjour au pays des chimères</strong>, un lieu inquiétant où la musique est à l'image de la galerie de créatures présentées dans le livret : chimérique, sombre, inquiétante, poisseuse, étonnante. <strong>Un mélange des genres au résultat bizarre mais, d'une étrange façon, séduisant.</strong>
<blockquote>"Oh I'm playing you for a fool
You fell for every broken rule
I'm doing what I owe to you
It's been a long time coming
And I'm coming for you"
<em>Creeper</em></blockquote></div>]]></content:encoded>
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		<title>CyLeW - Not so sleeping, not so beauty</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/cylew-not-so-sleeping-not-so-beauty/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 07:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[CyLeW]]></category>
		<category><![CDATA[noisy pop]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/20091128_cylew-300x281.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de Not so sleeping, not so beauty" /></div><div><em>Not so sleeping, not so beauty</em> est le premier album de Clara Djihanian, aussi douée au chant qu'à la guitare. Derrière le pseudonyme CyLeW, <strong>la musicienne distille un rock noisy, tantôt rageur tantôt désabusé, qui pourra rappeler Dolly, Jen h.ka. ou encore PJ Harvey</strong>.

<strong><em>Not so sleeping, not so beauty</em> - un album moins pop qu'il n'y paraît à la première écoute :</strong> si c'est sur un chant lancinant et envoûteur que s'ouvre l'album, la voix puissante et claire de Clara se dévoile très vite, non sans rappeler une certaine Dolores O'Riordan (surtout sur <em>Dying</em>, l'ultime morceau). L'ambiance est <em lang="fr">heavy</em>, et <strong>les mélodies au rythme nerveux semblent tantôt porter une angoisse, tantôt évacuer quelques blessures fondatrices</strong>. Les paroles quant à elles laissent penser que la narratrice devait régler quelques comptes sentimentaux, rendre hommage à un défunt - qui sait ? - sans jamais trop en dévoiler...

Techniquement, <strong>l'album est très bien produit</strong>, masterisé par Raphael Jonin (qui a notamment collaboré avec Indochine et les Rita Mitsoukos) , et impose d'emblée la maîtrise des musiciens entourant CyLew : Arnaud Bascunana à la basse, aux claviers, se chargeant également des arrangements, Tass à la guitare ainsi que Nicolas Tinel, chargé de la batterie et des percussions. 

<strong>On regrettera pourtant l'absence d'une trame de fond marquante, de réel concept derrière l'album.</strong> Et ce ne sont pas les supports officiels en ligne de CyLeW qui répondront aux questions que l'auditeur se pose à l'écoute de l'album : un flou artistique irrégulier remplace un univers qui mériterait pourtant d'être mieux illustré et défendu.

Hormis une biographie succincte à lire sur le site officiel, votre dévouée aura bataillé pour déceler l'histoire aboutissant à ce premier opus. S'agit-il d'une volonté de brouiller les pistes, ou est-ce juste le signe de la naissance récente d'une entité musicale encore expérimentale ?

Quoi qu'il en soit, <strong><em>Not so sleeping, not so beauty</em> colle à la peau</strong>, grâce à son entêtante atmosphère et au chant de Clara. On appréciera la régularité de l'album, la qualité de son mastering ainsi que les visuels l'accompagnant, qui offrent une belle promesse pour la suite !

<h3>Pour découvrir CyLeW</h3>
<ul>
	<li>Le <a href="http://www.cylew.com/">site officiel de CyLeW</a>: paroles, bio, l'album en écoute, visuels...</li>
	<li>Une <a href="http://www.freezeec.com/cylew-not-so-sleeping-not-so-beauty.html">chronique de <em lang="fr">Not so sleeping, not so beauty</em></a>, chez Freezeec</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/20091128_cylew-300x281.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de Not so sleeping, not so beauty" /></div><div><em>Not so sleeping, not so beauty</em> est le premier album de Clara Djihanian, aussi douée au chant qu'à la guitare. Derrière le pseudonyme CyLeW, <strong>la musicienne distille un rock noisy, tantôt rageur tantôt désabusé, qui pourra rappeler Dolly, Jen h.ka. ou encore PJ Harvey</strong>.

<strong><em>Not so sleeping, not so beauty</em> - un album moins pop qu'il n'y paraît à la première écoute :</strong> si c'est sur un chant lancinant et envoûteur que s'ouvre l'album, la voix puissante et claire de Clara se dévoile très vite, non sans rappeler une certaine Dolores O'Riordan (surtout sur <em>Dying</em>, l'ultime morceau). L'ambiance est <em lang="fr">heavy</em>, et <strong>les mélodies au rythme nerveux semblent tantôt porter une angoisse, tantôt évacuer quelques blessures fondatrices</strong>. Les paroles quant à elles laissent penser que la narratrice devait régler quelques comptes sentimentaux, rendre hommage à un défunt - qui sait ? - sans jamais trop en dévoiler...

Techniquement, <strong>l'album est très bien produit</strong>, masterisé par Raphael Jonin (qui a notamment collaboré avec Indochine et les Rita Mitsoukos) , et impose d'emblée la maîtrise des musiciens entourant CyLew : Arnaud Bascunana à la basse, aux claviers, se chargeant également des arrangements, Tass à la guitare ainsi que Nicolas Tinel, chargé de la batterie et des percussions. 

<strong>On regrettera pourtant l'absence d'une trame de fond marquante, de réel concept derrière l'album.</strong> Et ce ne sont pas les supports officiels en ligne de CyLeW qui répondront aux questions que l'auditeur se pose à l'écoute de l'album : un flou artistique irrégulier remplace un univers qui mériterait pourtant d'être mieux illustré et défendu.

Hormis une biographie succincte à lire sur le site officiel, votre dévouée aura bataillé pour déceler l'histoire aboutissant à ce premier opus. S'agit-il d'une volonté de brouiller les pistes, ou est-ce juste le signe de la naissance récente d'une entité musicale encore expérimentale ?

Quoi qu'il en soit, <strong><em>Not so sleeping, not so beauty</em> colle à la peau</strong>, grâce à son entêtante atmosphère et au chant de Clara. On appréciera la régularité de l'album, la qualité de son mastering ainsi que les visuels l'accompagnant, qui offrent une belle promesse pour la suite !

<h3>Pour découvrir CyLeW</h3>
<ul>
	<li>Le <a href="http://www.cylew.com/">site officiel de CyLeW</a>: paroles, bio, l'album en écoute, visuels...</li>
	<li>Une <a href="http://www.freezeec.com/cylew-not-so-sleeping-not-so-beauty.html">chronique de <em lang="fr">Not so sleeping, not so beauty</em></a>, chez Freezeec</li>
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		<title>Emilie Autumn - Opheliac</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 12:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[emilie autumn]]></category>
		<category><![CDATA[Halloween]]></category>
		<category><![CDATA[indus]]></category>
		<category><![CDATA[violon]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/emilie_autumn-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Opheliac&quot; d&#039;Emilie Autumn" /></div><div><blockquote>Dead is the new alive
Life's only living rival
A casket built for two
Give in, give in, give in, give in
You play the game
You never win
<em>"Dead is the new alive"</em></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le second album d'Emilie Autumn, <em><strong>Opheliac</strong></em>, nous révèle dans tout son éclat<strong> l'univers gothico-victorien</strong> de cette <strong>violoniste anti-conformiste</strong>. Violon classique et électrique, clavecin... tels sont les principaux instruments, mêlés à des beats électroniques. <strong>Le tout possède un charme à la fois désuet et moderne!</strong> Et la voix d'Emilie achève de donner une véritable vie à ses chansons. Auditeurs, soyez avertis : <strong>Emilie Autumn ne se contente pas de chanter, elle prête sa voix au personnage qui s'exprime à travers la chanson</strong>. Sa voix  peut donc se faire douce et mélodieuse sur certains titres... et se muer brutalement en hurlement de rage au détour d'un morceau.</p>
<p style="text-align: justify;">D'<em>Opheliac</em>, chanson qui donne son titre à l'album où une jeune femme est atteinte du <strong>trouble psychologique éponyme</strong>, à <em>I want my innocence back</em> où une autre exige que son ex-petit ami lui rende son innocence et ses illusions perdues, en passant par le rageur <em>Liar</em> (cette fois ce sont les <em>boyfriends</em> aux fausses promesses d'amour qui sont visés!), en passant par le vengeur <em>Gothic Lolita</em> où le fantôme d'une fillette violée souhaite à son agresseur d'être assassiné par une armée de petites filles, <strong>c'est toute une galerie de personnages (féminins pour la plupart) qui exprime leur part de folie et d'émotion extrême</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Emilie Autumn sait aussi faire preuve  d'humour en <strong>jouant avec les codes du mouvement gothique</strong> dans le titre <em>The Art of suicide</em>, à prendre au second degré! Le surprenant <em>Shalott</em>, sur le thème de la dame de Shalott, touche profondément par sa nervosité, tristesse et espoir mêlés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Opheliac</em> est <strong>un double CD</strong> : après le premier disque qui vous malmène et vous emmène dans de <strong>véritables montagnes russes émotionnelles</strong>, le second disque se fait apaisant avec ses huit titres dont trois sont des poèmes de et récités par l'artiste. De <em>Dominant</em>, avec ses envolées de violon fortement teintées de musique classique, à l'amusant <em>Thank God I'm pretty</em>, ce second disque se veut plus doux, plus harmonieux. Mais <strong>le tempérament d'Emilie affleure sous la trompeuse douceur...</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Opheliac</em>, c'est un <strong>univers de folie et d'émotions multiples mais extrêmes.</strong> Un double disque qui <strong>mérite d'être apprivoisé</strong> et qui invite à laisser s'exprimer notre propre part de folie douce!</p></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/emilie_autumn-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Opheliac&quot; d&#039;Emilie Autumn" /></div><div><blockquote>Dead is the new alive
Life's only living rival
A casket built for two
Give in, give in, give in, give in
You play the game
You never win
<em>"Dead is the new alive"</em></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le second album d'Emilie Autumn, <em><strong>Opheliac</strong></em>, nous révèle dans tout son éclat<strong> l'univers gothico-victorien</strong> de cette <strong>violoniste anti-conformiste</strong>. Violon classique et électrique, clavecin... tels sont les principaux instruments, mêlés à des beats électroniques. <strong>Le tout possède un charme à la fois désuet et moderne!</strong> Et la voix d'Emilie achève de donner une véritable vie à ses chansons. Auditeurs, soyez avertis : <strong>Emilie Autumn ne se contente pas de chanter, elle prête sa voix au personnage qui s'exprime à travers la chanson</strong>. Sa voix  peut donc se faire douce et mélodieuse sur certains titres... et se muer brutalement en hurlement de rage au détour d'un morceau.</p>
<p style="text-align: justify;">D'<em>Opheliac</em>, chanson qui donne son titre à l'album où une jeune femme est atteinte du <strong>trouble psychologique éponyme</strong>, à <em>I want my innocence back</em> où une autre exige que son ex-petit ami lui rende son innocence et ses illusions perdues, en passant par le rageur <em>Liar</em> (cette fois ce sont les <em>boyfriends</em> aux fausses promesses d'amour qui sont visés!), en passant par le vengeur <em>Gothic Lolita</em> où le fantôme d'une fillette violée souhaite à son agresseur d'être assassiné par une armée de petites filles, <strong>c'est toute une galerie de personnages (féminins pour la plupart) qui exprime leur part de folie et d'émotion extrême</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Emilie Autumn sait aussi faire preuve  d'humour en <strong>jouant avec les codes du mouvement gothique</strong> dans le titre <em>The Art of suicide</em>, à prendre au second degré! Le surprenant <em>Shalott</em>, sur le thème de la dame de Shalott, touche profondément par sa nervosité, tristesse et espoir mêlés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Opheliac</em> est <strong>un double CD</strong> : après le premier disque qui vous malmène et vous emmène dans de <strong>véritables montagnes russes émotionnelles</strong>, le second disque se fait apaisant avec ses huit titres dont trois sont des poèmes de et récités par l'artiste. De <em>Dominant</em>, avec ses envolées de violon fortement teintées de musique classique, à l'amusant <em>Thank God I'm pretty</em>, ce second disque se veut plus doux, plus harmonieux. Mais <strong>le tempérament d'Emilie affleure sous la trompeuse douceur...</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Opheliac</em>, c'est un <strong>univers de folie et d'émotions multiples mais extrêmes.</strong> Un double disque qui <strong>mérite d'être apprivoisé</strong> et qui invite à laisser s'exprimer notre propre part de folie douce!</p></div>]]></content:encoded>
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		<title>Cradle of Filth - Cruelty and the Beast</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/cradle-of-filth-cruelty-and-the-beast/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 12:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[black metal]]></category>
		<category><![CDATA[Cradle of Filth]]></category>
		<category><![CDATA[Erzsébet Bathory]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>
		<category><![CDATA[vampires]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/cradle-filth-cruelty-beast-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de Cruelty and the Beast, de Cradle of Filth" /></div><div>Si d'aventure, vous souhaitez vous lancer à la découverte de <strong><em>Cruelty and the Beast</em> de Cradle of Filth</strong>, oubliez tout de suite la subtilité, la finesse et le romantisme. N'essayez même pas de lire cette chronique si vous êtes à la recherche d'un album qui vous permettra de vous la raconter en soirée : non seulement Cradle of Filth est un groupe de black metal symphonique sujet, depuis quelques années, à un mépris plus ou moins profond de la part des amateurs de "vrai" black metal (où l'on pourrait disserter longtemps sur cette fameuse-fumeuse notion de "vrai" - "vraie" musique, "vraie" littérature, "vrai" cinéma, <em>ad lib.</em>), mais admettre publiquement qu'on puisse hisser un ou deux de leurs albums au sein de ses albums préférés relèverait presque de l'hérésie. Dont acte.

<strong>Cradle of Filth</strong>, ou comment jeter un pavé dans la marre dans le cycle parfois un peu calme de La Lune Mauve.

Le truc, c'est qu'en dépit de l'énorme stéréotype sur pattes qu'est devenu ce groupe au fil des années, <strong>Cradle a pondu, avec <em>Cruelty and the Beast</em>, un monument nocturne et violent, dont le chant démoniaque de Dani Filth n'a d'égal que la poésie sadique et sexuelle des paroles</strong> de l'opus.

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/20091024-elisabeth-bathory.jpg" alt="Elisabeth Bathory" title="Elisabeth Bathory" width="231" height="300" class="alignright size-full wp-image-2109" />Et pour cause : pendant près d'une heure, <strong><em>Cruelty</em> dresse le portrait d'<strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Erzs%C3%A9bet_B%C3%A1thory">Élisabeth Báthory</a></strong>, cette aristocrate hongroise du XVIe siècle que l'on a surnommé la « <em>comtesse sanglante</em> »</strong> ou encore « <em>dame sanglante de ?achtice</em> ». En effet, la Báthory fait partie des plus célèbres meurtriers de l’histoire hongroise et slovaque. A la mort de son mari, celle-ci fut accusée de torture et de meurtre de plusieurs centaines de jeunes-femmes, dans le sang desquelles on raconte que la Comtesse prit ses bains pour conserver la jeunesse et la beauté de sa peau. Bien que ces légendes aient été écartées par les historiens, elles subsistent de façon vivace dans l'imaginaire collectif, au point que la culture populaire les ait régulièrement <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Erzs%C3%A9bet_B%C3%A1thory#Folklore_et_culture_populaire">réinterprétés</a>, notamment par le biais de la musique extrême (où l'on croise <strong>Venom</strong>, <strong>Bathory</strong>, ou encore <strong>Kamelot</strong>).

Mais revenons-en à nos moutons noirs. D'aucuns diraient que le chef d'oeuvre de Cradle of Filth est <em>Dusk... and her embrace</em>, l'album précédant <em>Cruelty and the Beast</em>. A mes yeux cependant, le propos du groupe dans <em>Cruelty</em> s'est durci, et l'ensemble est un peu mieux tenu, au niveau de la production, que dans <em>Dusk</em>. <strong>Le disque s'est d'ailleurs très bien vendu</strong> (200,000 exemplaires) et a valu au groupe <strong>une reconnaissance qui a dépassé le seul cercle des amateurs de musique extrême</strong>, mais a aussi entaché leur crédibilité auprès des « true ».

<strong><em>Cruelty and the Beast</em> réussit, dès les premières secondes, à instaurer une ambiance lugubre, pesante et symphonique unique</strong> (et ce en dépit du son synthétique des claviers et de la batterie utilisés sur l'album), <strong>tel un véritable livre d'images soniques</strong>. En particulier, le fantastique <em>Lustmord and Wargasm</em> évoque la chevauchée rapide à travers les routes enneigées de l'Europe de l'est d'un personnage emmitouflé dans de sombres atours... <strong>Le chant de <strong>Dani Filth</strong>, tour à tour crispant, menaçant ou séducteur</strong> (<em>Bathory Aria</em>) <strong>scande des paroles ciselées et évocatrices</strong>, dans un anglais impeccable, qui interprètent à leur façon le mythe de la Comtesse sanglante. Celle-ci est par ailleurs représentée de manière très sexy dans le livret de l'album, au moyen de photographies très travaillées. A noter également, dans les crédits de l'album, la présence de Ingrid Pitt, dont la voix campe le rôle de Báthory à plusieurs reprises, en référence au rôle de la comtesse qu'elle avait tenu dans le film <em>Comtesse Dracula</em>.

<strong>La présence de voix féminines, le travail sur les introductions de chaque morceau et les interludes fantômatiques</strong> adoucissent un peu les guitares distordues et les rythmes infernaux de cet album que l'on peut moins qualifier de black metal pur et dur que de <strong>heavy symphonique et gothique</strong>.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/cradle-filth-cruelty-beast-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de Cruelty and the Beast, de Cradle of Filth" /></div><div>Si d'aventure, vous souhaitez vous lancer à la découverte de <strong><em>Cruelty and the Beast</em> de Cradle of Filth</strong>, oubliez tout de suite la subtilité, la finesse et le romantisme. N'essayez même pas de lire cette chronique si vous êtes à la recherche d'un album qui vous permettra de vous la raconter en soirée : non seulement Cradle of Filth est un groupe de black metal symphonique sujet, depuis quelques années, à un mépris plus ou moins profond de la part des amateurs de "vrai" black metal (où l'on pourrait disserter longtemps sur cette fameuse-fumeuse notion de "vrai" - "vraie" musique, "vraie" littérature, "vrai" cinéma, <em>ad lib.</em>), mais admettre publiquement qu'on puisse hisser un ou deux de leurs albums au sein de ses albums préférés relèverait presque de l'hérésie. Dont acte.

<strong>Cradle of Filth</strong>, ou comment jeter un pavé dans la marre dans le cycle parfois un peu calme de La Lune Mauve.

Le truc, c'est qu'en dépit de l'énorme stéréotype sur pattes qu'est devenu ce groupe au fil des années, <strong>Cradle a pondu, avec <em>Cruelty and the Beast</em>, un monument nocturne et violent, dont le chant démoniaque de Dani Filth n'a d'égal que la poésie sadique et sexuelle des paroles</strong> de l'opus.

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/20091024-elisabeth-bathory.jpg" alt="Elisabeth Bathory" title="Elisabeth Bathory" width="231" height="300" class="alignright size-full wp-image-2109" />Et pour cause : pendant près d'une heure, <strong><em>Cruelty</em> dresse le portrait d'<strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Erzs%C3%A9bet_B%C3%A1thory">Élisabeth Báthory</a></strong>, cette aristocrate hongroise du XVIe siècle que l'on a surnommé la « <em>comtesse sanglante</em> »</strong> ou encore « <em>dame sanglante de ?achtice</em> ». En effet, la Báthory fait partie des plus célèbres meurtriers de l’histoire hongroise et slovaque. A la mort de son mari, celle-ci fut accusée de torture et de meurtre de plusieurs centaines de jeunes-femmes, dans le sang desquelles on raconte que la Comtesse prit ses bains pour conserver la jeunesse et la beauté de sa peau. Bien que ces légendes aient été écartées par les historiens, elles subsistent de façon vivace dans l'imaginaire collectif, au point que la culture populaire les ait régulièrement <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Erzs%C3%A9bet_B%C3%A1thory#Folklore_et_culture_populaire">réinterprétés</a>, notamment par le biais de la musique extrême (où l'on croise <strong>Venom</strong>, <strong>Bathory</strong>, ou encore <strong>Kamelot</strong>).

Mais revenons-en à nos moutons noirs. D'aucuns diraient que le chef d'oeuvre de Cradle of Filth est <em>Dusk... and her embrace</em>, l'album précédant <em>Cruelty and the Beast</em>. A mes yeux cependant, le propos du groupe dans <em>Cruelty</em> s'est durci, et l'ensemble est un peu mieux tenu, au niveau de la production, que dans <em>Dusk</em>. <strong>Le disque s'est d'ailleurs très bien vendu</strong> (200,000 exemplaires) et a valu au groupe <strong>une reconnaissance qui a dépassé le seul cercle des amateurs de musique extrême</strong>, mais a aussi entaché leur crédibilité auprès des « true ».

<strong><em>Cruelty and the Beast</em> réussit, dès les premières secondes, à instaurer une ambiance lugubre, pesante et symphonique unique</strong> (et ce en dépit du son synthétique des claviers et de la batterie utilisés sur l'album), <strong>tel un véritable livre d'images soniques</strong>. En particulier, le fantastique <em>Lustmord and Wargasm</em> évoque la chevauchée rapide à travers les routes enneigées de l'Europe de l'est d'un personnage emmitouflé dans de sombres atours... <strong>Le chant de <strong>Dani Filth</strong>, tour à tour crispant, menaçant ou séducteur</strong> (<em>Bathory Aria</em>) <strong>scande des paroles ciselées et évocatrices</strong>, dans un anglais impeccable, qui interprètent à leur façon le mythe de la Comtesse sanglante. Celle-ci est par ailleurs représentée de manière très sexy dans le livret de l'album, au moyen de photographies très travaillées. A noter également, dans les crédits de l'album, la présence de Ingrid Pitt, dont la voix campe le rôle de Báthory à plusieurs reprises, en référence au rôle de la comtesse qu'elle avait tenu dans le film <em>Comtesse Dracula</em>.

<strong>La présence de voix féminines, le travail sur les introductions de chaque morceau et les interludes fantômatiques</strong> adoucissent un peu les guitares distordues et les rythmes infernaux de cet album que l'on peut moins qualifier de black metal pur et dur que de <strong>heavy symphonique et gothique</strong>.</div>]]></content:encoded>
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		<title>Hamé, Casey et Zone Libre - L&#039;Angle Mort</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/langle-mort-par-hame-casey-et-zone-libre/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 08:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Qimen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[casey]]></category>
		<category><![CDATA[hamé]]></category>
		<category><![CDATA[hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[la rumeur]]></category>
		<category><![CDATA[rap]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/05/" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Hamé, Casey, Zone Libre - L&#039;Angle Mort - pochetteCD" /></div><div><strong>L’angle mort</strong>, sorti le 16 février 2009, est un album terrible.
<blockquote>"Ici la périphérie est au centre / Et des territoires libérés s'inventent"</blockquote>
D’abord, il faut présenter les artistes : <strong>Casey</strong> est une rappeuse qui a déjà un sacré parcours derrière elle, même si elle n’a sorti pour le moment qu’un seul album solo <em>Tragédie d’une Trajectoire</em>, et qui fait partie du groupe Anfalsh ; <strong>Hamé</strong> est l’un des rappeurs du célèbre groupe La Rumeur ; quant au groupe instrumental <strong>Zone Libre</strong>, il est composé de Serge Teyssot-Gay (guitariste de Noir Désir), Marc Sens et Cyril Bilbeaud. La musique est de Zone Libre, et les textes sont de Casey et Hamé.

Cet album est pleinement et magnifiquement<strong> <em>hardcore</em>.</strong> On sent les influences du metal. <strong>Guitares lourdes, atmosphère sombre, et rap politique radical.</strong> <strong>Les textes sont soignés et forts</strong>, parfaitement alliés aux <strong>instrus brutes et complexes</strong>, servis par le flow de Hamé et Casey. <strong>Les voix</strong> <strong>aussi</strong> servent l'atmosphère : celle de Hamé est nettement <strong>plus rauque</strong> et celle de Casey <strong>plus dure, plus heurtée que d’habitude</strong>.

Il se dégage de l'album une tension que certain-e-s jugeront probablement déprimante, mais qui colle à l'univers des artistes. Le seul point négatif que je retiendrai concerne les textes, tous écrits d'un point de vue masculin, ce qui m'a surprise : ceux de Casey sont assez critiques sur ce sujet (le masculin/féminin en banlieue et dans la société), et l'entendre dire sans sourciller des textes qui ne laissent presque aucune place aux femmes a été un choc.

Mais bref, c’est un petit bijou qui nous est offert, dont on retiendra les titres « L’angle mort » (un <a title="clip" href="http://www.dailymotion.com/video/x8e73f_langle-mort-zone-libre-vs-casey-ham_music" target="_blank">clip</a> a été réalisé) et « La chanson du mort-vivant », avec une mention spéciale pour « Les mains noires » et « E.L.S.A ».

Il est possible d'écouter l'album en ligne sur le site du groupe :<a title="http://langlemort.la-rumeur.com/" href="http://langlemort.la-rumeur.com/" target="_blank">http://langlemort.la-rumeur.com/</a>.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/05/" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Hamé, Casey, Zone Libre - L&#039;Angle Mort - pochetteCD" /></div><div><strong>L’angle mort</strong>, sorti le 16 février 2009, est un album terrible.
<blockquote>"Ici la périphérie est au centre / Et des territoires libérés s'inventent"</blockquote>
D’abord, il faut présenter les artistes : <strong>Casey</strong> est une rappeuse qui a déjà un sacré parcours derrière elle, même si elle n’a sorti pour le moment qu’un seul album solo <em>Tragédie d’une Trajectoire</em>, et qui fait partie du groupe Anfalsh ; <strong>Hamé</strong> est l’un des rappeurs du célèbre groupe La Rumeur ; quant au groupe instrumental <strong>Zone Libre</strong>, il est composé de Serge Teyssot-Gay (guitariste de Noir Désir), Marc Sens et Cyril Bilbeaud. La musique est de Zone Libre, et les textes sont de Casey et Hamé.

Cet album est pleinement et magnifiquement<strong> <em>hardcore</em>.</strong> On sent les influences du metal. <strong>Guitares lourdes, atmosphère sombre, et rap politique radical.</strong> <strong>Les textes sont soignés et forts</strong>, parfaitement alliés aux <strong>instrus brutes et complexes</strong>, servis par le flow de Hamé et Casey. <strong>Les voix</strong> <strong>aussi</strong> servent l'atmosphère : celle de Hamé est nettement <strong>plus rauque</strong> et celle de Casey <strong>plus dure, plus heurtée que d’habitude</strong>.

Il se dégage de l'album une tension que certain-e-s jugeront probablement déprimante, mais qui colle à l'univers des artistes. Le seul point négatif que je retiendrai concerne les textes, tous écrits d'un point de vue masculin, ce qui m'a surprise : ceux de Casey sont assez critiques sur ce sujet (le masculin/féminin en banlieue et dans la société), et l'entendre dire sans sourciller des textes qui ne laissent presque aucune place aux femmes a été un choc.

Mais bref, c’est un petit bijou qui nous est offert, dont on retiendra les titres « L’angle mort » (un <a title="clip" href="http://www.dailymotion.com/video/x8e73f_langle-mort-zone-libre-vs-casey-ham_music" target="_blank">clip</a> a été réalisé) et « La chanson du mort-vivant », avec une mention spéciale pour « Les mains noires » et « E.L.S.A ».

Il est possible d'écouter l'album en ligne sur le site du groupe :<a title="http://langlemort.la-rumeur.com/" href="http://langlemort.la-rumeur.com/" target="_blank">http://langlemort.la-rumeur.com/</a>.</div>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>The Vision Bleak - Carpathia&#160;: A Dramatic Poem</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/the-vision-bleak-carpathia-a-dramatic-poem/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 08:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
		<category><![CDATA[metal]]></category>
		<category><![CDATA[the vision bleak]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/04/The-Vision-Bleak-Carpathia-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="The Vision Bleak - Carpathia" /></div><div>Ceci est le 2ème album du groupe composé de <strong>Schwadorf</strong>, membre de feu <strong>Empyrium</strong>, et de <strong>Konstanz</strong>. En feuilletant simplement le livret, on sait de suite que l’on entre là dans un univers étrange, empreint du 19<sup>e</sup> siècle, fait de forêts sombres où sorcières et démons sont susceptibles de se cacher. <strong>Un hommage aux terribles Carpates sous la forme d’un mélange de métal et de musique classique.</strong>

L’album s’ouvre magistralement avec "The Drama of the Wicked", <strong>complainte soprano</strong> sur fond de tambours battant, de violons, de claviers brumeux et autres instruments du <strong>Shadow Philharmonics</strong>. Un titre mystérieux qui en dit long sur la suite de l’album.

Viennent ensuite une série de titres épiques aux guitares puissantes et aux <strong>lignes mélodiques remarquables</strong>. La voix de <strong>Konstanz</strong> (qui assure aussi la batterie), grave et profonde, est parfaitement appropriée à l’ambiance et aux textes. Durant les 8 titres qui composent l‘album, il nous conte le périple d’un voyageur au sein des Carpates. On notera les très belles descriptions de paysages et le lyrisme poétique des textes.

<strong>Les éléments de musique classique se mêlent parfaitement aux guitares métal</strong>, sans jamais être lourds ni pompeux. En témoignent les touches de piano mystérieuses qui ouvrent "Sister Najade" ou encore la voix Ténor de <strong>Thomas Helm</strong> sur l’arabisant et très bon "The Curse of Arabia". Et comment mieux clore l’album que ne le font, entre autres, les somptueux violons sur les dernières minutes de "The charm is done" ?

Les 2 allemands nous offrent là une mise en scène magistrale à l’ambiance gothique et, comme cela est indiquée sur la 2<sup>ème</sup> page du livret, <strong>dédiée « au grand HP Lovecraft »</strong>.

<blockquote>Titan woods and haunted hill, vales in which the wolf doth kill… Wisps that in the morass glow mounts with diadems of snow… Fog that swirls o’er moor and heath, the tawny owl sings from the trees…
-Secrecies in Darkness-</blockquote></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/04/The-Vision-Bleak-Carpathia-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="The Vision Bleak - Carpathia" /></div><div>Ceci est le 2ème album du groupe composé de <strong>Schwadorf</strong>, membre de feu <strong>Empyrium</strong>, et de <strong>Konstanz</strong>. En feuilletant simplement le livret, on sait de suite que l’on entre là dans un univers étrange, empreint du 19<sup>e</sup> siècle, fait de forêts sombres où sorcières et démons sont susceptibles de se cacher. <strong>Un hommage aux terribles Carpates sous la forme d’un mélange de métal et de musique classique.</strong>

L’album s’ouvre magistralement avec "The Drama of the Wicked", <strong>complainte soprano</strong> sur fond de tambours battant, de violons, de claviers brumeux et autres instruments du <strong>Shadow Philharmonics</strong>. Un titre mystérieux qui en dit long sur la suite de l’album.

Viennent ensuite une série de titres épiques aux guitares puissantes et aux <strong>lignes mélodiques remarquables</strong>. La voix de <strong>Konstanz</strong> (qui assure aussi la batterie), grave et profonde, est parfaitement appropriée à l’ambiance et aux textes. Durant les 8 titres qui composent l‘album, il nous conte le périple d’un voyageur au sein des Carpates. On notera les très belles descriptions de paysages et le lyrisme poétique des textes.

<strong>Les éléments de musique classique se mêlent parfaitement aux guitares métal</strong>, sans jamais être lourds ni pompeux. En témoignent les touches de piano mystérieuses qui ouvrent "Sister Najade" ou encore la voix Ténor de <strong>Thomas Helm</strong> sur l’arabisant et très bon "The Curse of Arabia". Et comment mieux clore l’album que ne le font, entre autres, les somptueux violons sur les dernières minutes de "The charm is done" ?

Les 2 allemands nous offrent là une mise en scène magistrale à l’ambiance gothique et, comme cela est indiquée sur la 2<sup>ème</sup> page du livret, <strong>dédiée « au grand HP Lovecraft »</strong>.

<blockquote>Titan woods and haunted hill, vales in which the wolf doth kill… Wisps that in the morass glow mounts with diadems of snow… Fog that swirls o’er moor and heath, the tawny owl sings from the trees…
-Secrecies in Darkness-</blockquote></div>]]></content:encoded>
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		<title>Cult of Luna - Eternal Kingdom</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Mar 2009 18:14:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vladkergan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[cult of luna]]></category>
		<category><![CDATA[post-hardcore]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/cult-of-luna-eternal-kingdom-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « Eternal Kingdom »" /></div><div><strong>Cult of Luna</strong> est un des fers de lance du genre musical connu sous le nom de post-hardcore, né de l'influence de <strong>Neurosis</strong>, et dont les garants actuels sont connus sous les noms d'<strong>Isis</strong>, <strong>Pelican</strong>, <strong>Mouth of the Architect</strong> et autre <strong>Rosetta</strong>. Mais <strong>Cult of Luna</strong> a quelque chose de plus que la plupart des groupes du genre, quelque chose qui a finit de faire d'eux les maîtres, se partageant le trône avec les non moins excellents <strong>Isis</strong> (<strong>Panopticon</strong> mérite bien une chronique).

Mais revenons à cet <strong>Eternal Kingdom</strong>, et aux sources de sa naissance. Car il s'agit là d'un album concept aussi sombre qu'original. Suite à un nettoyage effectué dans les locaux de répétitions du groupe (un asile psychiatrique des années 20 réaménagé), les musiciens découvrent le journal intime d'un des internés, accusé d'avoir tué sa femme. Dans son journal, celui-ci explique le meurtre de sa femme, en se présentant sous l'influence d'une entité démoniaque nommée Näcken. <strong>L'album va donc pénétrer les tréfonds de l'âme du meurtrier, et nous emmener dans le monde fantastique qui existe dans son esprit.</strong>

Passé cette accroche pour le moins alléchante, force est d'avouer que, musicalement, <strong>le groupe se paie le luxe de sortir une galette aussi intense qu'abrasive.</strong> Bien moins post-rock que le précédent <strong>Somewhere Along The Highway</strong> et ses longues plages atmosphériques, <strong>Eternal Kingdom</strong> se vit comme une éruption volcanique de 10 morceaux, au rythme lourd, parcouru par une voix hurlée aussi désespérée qu'intense.

L'inventivité de ces musiciens ne fait plus de doute. Les riffs de guitares sont impressionnants de maîtrise et de richesse, coulent d'eux-même et sont à la fois des véritables pièces d'orfèvrerie. La partie rythmique martèle avec une puissance incroyable la folie qui suinte de ces titres. Aucun morceau ne ressort vraiment plus qu'un autre, mais <strong>l'ensemble est d'une richesse incroyable</strong>, à écouter avec une vraie bonne installation sonore, et pas via un malheureux casque de baladeur mp3. C'est aussi bien pensé que totalement hypnotique, pour peu que les vocaux hurlés ne vous rebutent pas.

Si leur album <strong>Salvation</strong> est pour moins la pierre de faîte de leur discographie, <strong>Eternal Kingdom</strong> n'en est pas moins leur album le plus travaillé. Et les avoir vu récemment en concert n'a fait que confirmer tout le bien que je pense de leurs compos.

<blockquote lang="en">Beyond time I traveled. No space has bound me. Followed the will to know.</blockquote></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/cult-of-luna-eternal-kingdom-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de « Eternal Kingdom »" /></div><div><strong>Cult of Luna</strong> est un des fers de lance du genre musical connu sous le nom de post-hardcore, né de l'influence de <strong>Neurosis</strong>, et dont les garants actuels sont connus sous les noms d'<strong>Isis</strong>, <strong>Pelican</strong>, <strong>Mouth of the Architect</strong> et autre <strong>Rosetta</strong>. Mais <strong>Cult of Luna</strong> a quelque chose de plus que la plupart des groupes du genre, quelque chose qui a finit de faire d'eux les maîtres, se partageant le trône avec les non moins excellents <strong>Isis</strong> (<strong>Panopticon</strong> mérite bien une chronique).

Mais revenons à cet <strong>Eternal Kingdom</strong>, et aux sources de sa naissance. Car il s'agit là d'un album concept aussi sombre qu'original. Suite à un nettoyage effectué dans les locaux de répétitions du groupe (un asile psychiatrique des années 20 réaménagé), les musiciens découvrent le journal intime d'un des internés, accusé d'avoir tué sa femme. Dans son journal, celui-ci explique le meurtre de sa femme, en se présentant sous l'influence d'une entité démoniaque nommée Näcken. <strong>L'album va donc pénétrer les tréfonds de l'âme du meurtrier, et nous emmener dans le monde fantastique qui existe dans son esprit.</strong>

Passé cette accroche pour le moins alléchante, force est d'avouer que, musicalement, <strong>le groupe se paie le luxe de sortir une galette aussi intense qu'abrasive.</strong> Bien moins post-rock que le précédent <strong>Somewhere Along The Highway</strong> et ses longues plages atmosphériques, <strong>Eternal Kingdom</strong> se vit comme une éruption volcanique de 10 morceaux, au rythme lourd, parcouru par une voix hurlée aussi désespérée qu'intense.

L'inventivité de ces musiciens ne fait plus de doute. Les riffs de guitares sont impressionnants de maîtrise et de richesse, coulent d'eux-même et sont à la fois des véritables pièces d'orfèvrerie. La partie rythmique martèle avec une puissance incroyable la folie qui suinte de ces titres. Aucun morceau ne ressort vraiment plus qu'un autre, mais <strong>l'ensemble est d'une richesse incroyable</strong>, à écouter avec une vraie bonne installation sonore, et pas via un malheureux casque de baladeur mp3. C'est aussi bien pensé que totalement hypnotique, pour peu que les vocaux hurlés ne vous rebutent pas.

Si leur album <strong>Salvation</strong> est pour moins la pierre de faîte de leur discographie, <strong>Eternal Kingdom</strong> n'en est pas moins leur album le plus travaillé. Et les avoir vu récemment en concert n'a fait que confirmer tout le bien que je pense de leurs compos.

<blockquote lang="en">Beyond time I traveled. No space has bound me. Followed the will to know.</blockquote></div>]]></content:encoded>
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		<title>Android Lust - Devour, Rise, And Take Flight</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jan 2009 10:15:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[android lust]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[indus]]></category>
		<category><![CDATA[shikhee]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/01/android-lust-devour-206x205.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de l&#039;album « Devour, Rise and Take Flight » de Android Lust" /></div><div>Derrière <strong>Android Lust </strong>se cache une femme : <strong>Shikhee</strong>, originaire du Bangladesh et ayant grandi en Angleterre avant de s'installer à New York.  Avec Android Lust, elle mêle rock, musique industrielle, gothique, voire même classique pour livrer un son brut et émotionnellement puissant.

Le titre <em>Hole Solution</em> est apparu dans la bande-son d'un des épisodes de la série <em>NCIS</em>, lorsque l'un des agents est soupçonné dans une affaire. Les paroles de la chanson collent tout à fait à cet épisode où règne la tension.

<strong>Android Lust</strong> donne le ton dès son nom : <strong>l'électronique et le pulsonniel liés</strong>, le froid et le feu mêlés. Sa musique est glacée et agressive, électronique et pourtant elle touche en plein coeur comme un poing lancé sans prévenir dans l'estomac. Rage, désir, peine, jalousie, tout est ici poussé à pleine puissance et jeté brut de décoffrage, sans prendre de gants.

Le clip "Dragonfly" est l'essence même d'<strong>Android Lust</strong> : <strong>un mélange entre l'univers froid et électronique des robots, et celui, organique et pulsionnel, du vivant</strong>. On y voit un être étrange, mi-humain, mi-insecte, mi-androïde, enfermé dans une pièce sombre. Cet être tente de voir au-delà de sa prison, de s'en échapper, avant de comprendre que les câbles sortant de sa taille sont ses propres chaînes. Mais s'en libérer risque aussi de signer son arrêt de mort.

<blockquote>"You need a hole in your head
I want to see it come oozing out
All your pride and your scheming
All your lies and deceiving
You need a hole in your head"

<em>"Hole Solution"</em></blockquote></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/01/android-lust-devour-206x205.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de l&#039;album « Devour, Rise and Take Flight » de Android Lust" /></div><div>Derrière <strong>Android Lust </strong>se cache une femme : <strong>Shikhee</strong>, originaire du Bangladesh et ayant grandi en Angleterre avant de s'installer à New York.  Avec Android Lust, elle mêle rock, musique industrielle, gothique, voire même classique pour livrer un son brut et émotionnellement puissant.

Le titre <em>Hole Solution</em> est apparu dans la bande-son d'un des épisodes de la série <em>NCIS</em>, lorsque l'un des agents est soupçonné dans une affaire. Les paroles de la chanson collent tout à fait à cet épisode où règne la tension.

<strong>Android Lust</strong> donne le ton dès son nom : <strong>l'électronique et le pulsonniel liés</strong>, le froid et le feu mêlés. Sa musique est glacée et agressive, électronique et pourtant elle touche en plein coeur comme un poing lancé sans prévenir dans l'estomac. Rage, désir, peine, jalousie, tout est ici poussé à pleine puissance et jeté brut de décoffrage, sans prendre de gants.

Le clip "Dragonfly" est l'essence même d'<strong>Android Lust</strong> : <strong>un mélange entre l'univers froid et électronique des robots, et celui, organique et pulsionnel, du vivant</strong>. On y voit un être étrange, mi-humain, mi-insecte, mi-androïde, enfermé dans une pièce sombre. Cet être tente de voir au-delà de sa prison, de s'en échapper, avant de comprendre que les câbles sortant de sa taille sont ses propres chaînes. Mais s'en libérer risque aussi de signer son arrêt de mort.

<blockquote>"You need a hole in your head
I want to see it come oozing out
All your pride and your scheming
All your lies and deceiving
You need a hole in your head"

<em>"Hole Solution"</em></blockquote></div>]]></content:encoded>
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		<title>Hole - Live Through This</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 22:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pheno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[courtney love]]></category>
		<category><![CDATA[hole]]></category>
		<category><![CDATA[punk]]></category>
		<category><![CDATA[riot grrls]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/holelivethroughthis1qc1-300x299.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Hole - Live Through This" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/holelivethroughthis1qc1-300x299.jpg" alt="Hole - Live Through This" title="Hole - Live Through This" width="300" height="299" class="aligncenter size-medium wp-image-715" />

<em>You should learn when to go,
You should learn when to say no.</em>

On parle beaucoup de <strong>Courtney Love</strong> et bien peu de sa musique. Et cet album constitue une parfaite entrée en matière pour découvrir ce que « cette-pauvre-folle-de-Courtney-sale-droguée-mère-indigne-il-faut-l'enfermer » sait faire lorsqu’on lui colle une guitare entre les mains. Cet album-là, le deuxième de <strong>Hole</strong>, est celui de la consécration pour le groupe. Spin, à l’époque, déclarait qu’il était : « le premier grand manifeste de la compromission Riot Grrrls ».
Riot Grrrls donc. Parce qu’on y retrouve la furie <strong>Love</strong> et sa voix douloureuse, rauque à l’envi. Cette voie de camionneuse énervée, lèvres bardées de rouge écarlate. Il y a le féminisme latent, s’échappant par bouffées capiteuses. Les mots bravaches. Et l’énergie punk, toutes guitares dehors, marquée par la vague grunge alors à son apogée.
Compromission, oui, aussi. <strong>Miss Love</strong> s’est mise à écrire de belles mélodies avec de vrais morceaux de sucre candy dedans. Alors, on est encore loin de <em>Celebrity Skin</em> (l’album suivant - 1997) ou même de <em>America’s Sweetheart</em> (le récent effort solo – 2004). Mais on est encore plus loin du rugueux <em>Pretty On The Inside</em> (1er album – 1991) et de ses ruades punk mal dégrossies.

Tout entier, <em>Live Through This</em> repose sur la contradiction. De sa pochette éloquente aux thèmes abordés. <strong>Courtney</strong> parle de poupées démembrées, de pilules rose bonbon, d’amour maladif, de lait tourné. Doux et amer. Punk et mélodique. Cet album EST <strong>Courtney Love</strong>. La petite fille aux cheveux fillasses (4ème de couverture), la folle furieuse, la femme fatale, la petite amie trompée, l'épouse aimante, l’ado mal dans sa peau, la maman comblée. Tout cela à la fois. Et même bien plus. Multiple et indispensable. En un mot : brillant.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/holelivethroughthis1qc1-300x299.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Hole - Live Through This" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/holelivethroughthis1qc1-300x299.jpg" alt="Hole - Live Through This" title="Hole - Live Through This" width="300" height="299" class="aligncenter size-medium wp-image-715" />

<em>You should learn when to go,
You should learn when to say no.</em>

On parle beaucoup de <strong>Courtney Love</strong> et bien peu de sa musique. Et cet album constitue une parfaite entrée en matière pour découvrir ce que « cette-pauvre-folle-de-Courtney-sale-droguée-mère-indigne-il-faut-l'enfermer » sait faire lorsqu’on lui colle une guitare entre les mains. Cet album-là, le deuxième de <strong>Hole</strong>, est celui de la consécration pour le groupe. Spin, à l’époque, déclarait qu’il était : « le premier grand manifeste de la compromission Riot Grrrls ».
Riot Grrrls donc. Parce qu’on y retrouve la furie <strong>Love</strong> et sa voix douloureuse, rauque à l’envi. Cette voie de camionneuse énervée, lèvres bardées de rouge écarlate. Il y a le féminisme latent, s’échappant par bouffées capiteuses. Les mots bravaches. Et l’énergie punk, toutes guitares dehors, marquée par la vague grunge alors à son apogée.
Compromission, oui, aussi. <strong>Miss Love</strong> s’est mise à écrire de belles mélodies avec de vrais morceaux de sucre candy dedans. Alors, on est encore loin de <em>Celebrity Skin</em> (l’album suivant - 1997) ou même de <em>America’s Sweetheart</em> (le récent effort solo – 2004). Mais on est encore plus loin du rugueux <em>Pretty On The Inside</em> (1er album – 1991) et de ses ruades punk mal dégrossies.

Tout entier, <em>Live Through This</em> repose sur la contradiction. De sa pochette éloquente aux thèmes abordés. <strong>Courtney</strong> parle de poupées démembrées, de pilules rose bonbon, d’amour maladif, de lait tourné. Doux et amer. Punk et mélodique. Cet album EST <strong>Courtney Love</strong>. La petite fille aux cheveux fillasses (4ème de couverture), la folle furieuse, la femme fatale, la petite amie trompée, l'épouse aimante, l’ado mal dans sa peau, la maman comblée. Tout cela à la fois. Et même bien plus. Multiple et indispensable. En un mot : brillant.</div>]]></content:encoded>
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		<title>The Libertines - The Libertines</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/the-libertines-the-libertines/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 21:33:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pheno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[carl barat]]></category>
		<category><![CDATA[pete doherty]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[the libertines]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/" class="attachment-medium wp-post-image" alt="The Libertines - The Libertines" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/covers_03091.jpg" alt="The Libertines - The Libertines" title="The Libertines - The Libertines" width="300" height="300" class="aligncenter size-full wp-image-717" />

<blockquote>Oh what became of the Likely Lads ?
What became of the dreams we had ?
Oh what became of forever ?
We’ll never know.</blockquote>

<strong>Les Libertines sont LA réplique anglaise au mouvement revival rock impulsé par les américains de The Strokes</strong>. D’une sincérité et d’une simplicité rafraîchissantes, ils s’imposent rapidement comme une référence incontournable du genre, emportant avec eux des centaines de kids subjugués. L’idée est simple et fait rapidement son chemin : « If you get tired of hanging around, pick up a guitar and spin a web of sound ». Des douzaines de groupes se fondent dans leur sillage. 

<strong>Lorsque sort cet album (leur deuxième et semble t-il ultime), le groupe est en pleine déliquescence.</strong> La mythologie <strong>Libertines</strong> est alors à son apogée. Et le groupe, bravache, décide de tout raconter. Vider son sac, faire fi des critiques et peut-être… garder la tête hors de l’eau. Comme une plaie béante, cet album expose tout : trahison, amour, drogue, désespoir, pardon. Rancoeurs et passions, chevillées au corps, tripes à l’air libre. Rock’n roll et autobiographique.

Sur cet album, de manière bien plus flagrante que sur <strong>Up The Bracket</strong>, l’alchimie entre <strong>Peter Doherty</strong> et <strong>Carl Barât</strong> (les deux front-men du groupe) fonctionne à merveille. Duels de guitares furieux et voix entremêlées, le dialogue, pourtant rompu depuis plusieurs mois, s’installe de nouveau entre les deux hommes. En résultent des compositions d’une élégance rare, pleines de vie et de sentiments contradictoires, habilement captées par <strong>Mick Jones</strong>, producteur du disque. De la bluette désenchantée au punk furibard, <strong>The Libertines</strong> est bien plus qu’une saga, c’est aussi un grand album, avec de vrais morceaux de rock et de poésie dedans.
Et il faut bien le dire, des types capables de fonder des couplets entiers sur l’unique palabre « shoop shoop, shoop de-lang de-lang » sans être ridicule, c’est la classe internationale.

On connaît désormais la fin de l’histoire, on sait de quelle manière s’achève « What Became Of The Likely Lads ? ». Leur quête a échoué. Pourtant ce disque, véritable ode à l’espoir, à l’amour et à la musique (à… l’<em>Arcadie</em>), prouve à quel point ils y ont mis toutes leurs forces. L’absolu. Le paradis perdu. Ne jamais renoncer, c’était ça l’idée. Ecouter ce disque, c’est se le rappeler. 
</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/" class="attachment-medium wp-post-image" alt="The Libertines - The Libertines" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/covers_03091.jpg" alt="The Libertines - The Libertines" title="The Libertines - The Libertines" width="300" height="300" class="aligncenter size-full wp-image-717" />

<blockquote>Oh what became of the Likely Lads ?
What became of the dreams we had ?
Oh what became of forever ?
We’ll never know.</blockquote>

<strong>Les Libertines sont LA réplique anglaise au mouvement revival rock impulsé par les américains de The Strokes</strong>. D’une sincérité et d’une simplicité rafraîchissantes, ils s’imposent rapidement comme une référence incontournable du genre, emportant avec eux des centaines de kids subjugués. L’idée est simple et fait rapidement son chemin : « If you get tired of hanging around, pick up a guitar and spin a web of sound ». Des douzaines de groupes se fondent dans leur sillage. 

<strong>Lorsque sort cet album (leur deuxième et semble t-il ultime), le groupe est en pleine déliquescence.</strong> La mythologie <strong>Libertines</strong> est alors à son apogée. Et le groupe, bravache, décide de tout raconter. Vider son sac, faire fi des critiques et peut-être… garder la tête hors de l’eau. Comme une plaie béante, cet album expose tout : trahison, amour, drogue, désespoir, pardon. Rancoeurs et passions, chevillées au corps, tripes à l’air libre. Rock’n roll et autobiographique.

Sur cet album, de manière bien plus flagrante que sur <strong>Up The Bracket</strong>, l’alchimie entre <strong>Peter Doherty</strong> et <strong>Carl Barât</strong> (les deux front-men du groupe) fonctionne à merveille. Duels de guitares furieux et voix entremêlées, le dialogue, pourtant rompu depuis plusieurs mois, s’installe de nouveau entre les deux hommes. En résultent des compositions d’une élégance rare, pleines de vie et de sentiments contradictoires, habilement captées par <strong>Mick Jones</strong>, producteur du disque. De la bluette désenchantée au punk furibard, <strong>The Libertines</strong> est bien plus qu’une saga, c’est aussi un grand album, avec de vrais morceaux de rock et de poésie dedans.
Et il faut bien le dire, des types capables de fonder des couplets entiers sur l’unique palabre « shoop shoop, shoop de-lang de-lang » sans être ridicule, c’est la classe internationale.

On connaît désormais la fin de l’histoire, on sait de quelle manière s’achève « What Became Of The Likely Lads ? ». Leur quête a échoué. Pourtant ce disque, véritable ode à l’espoir, à l’amour et à la musique (à… l’<em>Arcadie</em>), prouve à quel point ils y ont mis toutes leurs forces. L’absolu. Le paradis perdu. Ne jamais renoncer, c’était ça l’idée. Ecouter ce disque, c’est se le rappeler. 
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		<title>Ministry - The Land Of Rape And Honey</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 22:27:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pheno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[Al Jourgensen]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>
		<category><![CDATA[indus]]></category>
		<category><![CDATA[ministry]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/0000060539_350-300x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ministry - The Land Of Rape And Honey" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/0000060539_350-300x300.jpg" alt="Ministry - The Land Of Rape And Honey" title="Ministry - The Land Of Rape And Honey" width="300" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-685" />

<em>Head to head
Chest to chest
Which country is the very best ?
And in the land of rape and honey
You prey.</em>

<em>Land Of Rape And Honey</em>, sorti en 1988, est considéré comme le disque fondateur du métal-industriel. Il est également le premier album du <strong>Ministry</strong> nouvelle mouture, <strong>Al Jourgensen</strong> s’est en effet adjoint les services d’une vieille connaissance : <strong>Paul Barker</strong> qui devient un membre permanent du groupe. 
Ecouter ce disque, c’est voyager à bord d’un train fantôme lancé à pleine vitesse et conduit par un illuminé texan complètement défoncé. Multitude de pièces effrayantes, hurlements à vous glacer le sang et surtout… une profusion de bruits d’une violence terrifiante. Sang et chaos. Apocalypse sonore. « Destruction ! Destruction ! Destruction ! »
Il y a du blasphème dans l’air… une présence maléfique, incarné par la voix d’<strong>Al Jourgensen</strong>. Le type n’est déjà pas bien net (non, ce n’est pas tous les jours Halloween) mais là, il dépasse l’entendement… le Malin semble s’être glissé sous l’éternel stetson. Voix parasitée, sèche et abrupte. Glacée. Mélange de psalmodies funestes et d’injonctions foudroyantes. Diabolique, assurément.

Ce disque est l’un des plus violents jamais sortis. Tant dans le fond que dans la forme. On parle de métal-industriel, c’est certain. Et les thématiques abordées ne dépareillent pas. Finesse absolue.

S'il ne fallait en retenir qu'un : « Hizbollah ». Hallucinant.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/0000060539_350-300x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ministry - The Land Of Rape And Honey" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/0000060539_350-300x300.jpg" alt="Ministry - The Land Of Rape And Honey" title="Ministry - The Land Of Rape And Honey" width="300" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-685" />

<em>Head to head
Chest to chest
Which country is the very best ?
And in the land of rape and honey
You prey.</em>

<em>Land Of Rape And Honey</em>, sorti en 1988, est considéré comme le disque fondateur du métal-industriel. Il est également le premier album du <strong>Ministry</strong> nouvelle mouture, <strong>Al Jourgensen</strong> s’est en effet adjoint les services d’une vieille connaissance : <strong>Paul Barker</strong> qui devient un membre permanent du groupe. 
Ecouter ce disque, c’est voyager à bord d’un train fantôme lancé à pleine vitesse et conduit par un illuminé texan complètement défoncé. Multitude de pièces effrayantes, hurlements à vous glacer le sang et surtout… une profusion de bruits d’une violence terrifiante. Sang et chaos. Apocalypse sonore. « Destruction ! Destruction ! Destruction ! »
Il y a du blasphème dans l’air… une présence maléfique, incarné par la voix d’<strong>Al Jourgensen</strong>. Le type n’est déjà pas bien net (non, ce n’est pas tous les jours Halloween) mais là, il dépasse l’entendement… le Malin semble s’être glissé sous l’éternel stetson. Voix parasitée, sèche et abrupte. Glacée. Mélange de psalmodies funestes et d’injonctions foudroyantes. Diabolique, assurément.

Ce disque est l’un des plus violents jamais sortis. Tant dans le fond que dans la forme. On parle de métal-industriel, c’est certain. Et les thématiques abordées ne dépareillent pas. Finesse absolue.

S'il ne fallait en retenir qu'un : « Hizbollah ». Hallucinant.</div>]]></content:encoded>
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		<title>The Stooges - The Stooges</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 21:16:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pheno</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[iggy pop]]></category>
		<category><![CDATA[punk]]></category>
		<category><![CDATA[the stooges]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/iggy-and-the-stooges1-300x299.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="The Stooges - The Stooges" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/iggy-and-the-stooges1-300x299.jpg" alt="The Stooges - The Stooges" title="The Stooges - The Stooges" width="300" height="299" class="aligncenter size-medium wp-image-722" />

<em>Well it’s 1969 okay
All accross the USA
It’s another year
For me and you
Another year
With nothing to do.</em>

Si le punk a explosé en 1976, c’est bien en 1969 avec cet album précisément qu’il est né. Detroit, Michigan. Les <strong>Stooges</strong>, combo chaotique mené par deux frangins teigneux et un iguane défoncé, pondent ce manifeste du punk à l’état primitif.
<strong>The Stooges</strong> est donc le groupe qui a vu éclore l’icône rock connue par la suite sous le nom d’<strong>Iggy Pop</strong>, superstar incontournable, fantasme vivant de générations de groupies mâles et femelles, et auteur de quelques uns des meilleurs albums jamais sortis. Et c’est précisément dans cet album que le fougueux <strong>Pop</strong> montre toute l’étendue de son savoir-faire : transgressif, visionnaire et totally fucked up.

Ecouter « I Wanna Be Your Dog » aujourd’hui, à plus de 35 ans d’intervalles, procure toujours le même effet. Ce titre demeure une tuerie monstrueuse et subversive, supportant avec une ferveur le credo ultime : sex, drugs and rock’n roll.
« No Fun » et « 1969 » restent des hymnes punk aussi incontournables que le « God Save The Queen » des <strong>Sex Pistols</strong> ou le « Blizkrieg Bop » des <strong>Ramones</strong>.

Quant à cette rythmique-là, celle des frères <strong>Asheton</strong>, complètement folle, lancée à pleine vitesse et hyper-crasseuse, soutenu par la voix sensuelle et braillarde du jeune <strong>Iggy</strong>, font de ce disque un essentiel dans toute discographie rock que se respecte.
</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/iggy-and-the-stooges1-300x299.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="The Stooges - The Stooges" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/iggy-and-the-stooges1-300x299.jpg" alt="The Stooges - The Stooges" title="The Stooges - The Stooges" width="300" height="299" class="aligncenter size-medium wp-image-722" />

<em>Well it’s 1969 okay
All accross the USA
It’s another year
For me and you
Another year
With nothing to do.</em>

Si le punk a explosé en 1976, c’est bien en 1969 avec cet album précisément qu’il est né. Detroit, Michigan. Les <strong>Stooges</strong>, combo chaotique mené par deux frangins teigneux et un iguane défoncé, pondent ce manifeste du punk à l’état primitif.
<strong>The Stooges</strong> est donc le groupe qui a vu éclore l’icône rock connue par la suite sous le nom d’<strong>Iggy Pop</strong>, superstar incontournable, fantasme vivant de générations de groupies mâles et femelles, et auteur de quelques uns des meilleurs albums jamais sortis. Et c’est précisément dans cet album que le fougueux <strong>Pop</strong> montre toute l’étendue de son savoir-faire : transgressif, visionnaire et totally fucked up.

Ecouter « I Wanna Be Your Dog » aujourd’hui, à plus de 35 ans d’intervalles, procure toujours le même effet. Ce titre demeure une tuerie monstrueuse et subversive, supportant avec une ferveur le credo ultime : sex, drugs and rock’n roll.
« No Fun » et « 1969 » restent des hymnes punk aussi incontournables que le « God Save The Queen » des <strong>Sex Pistols</strong> ou le « Blizkrieg Bop » des <strong>Ramones</strong>.

Quant à cette rythmique-là, celle des frères <strong>Asheton</strong>, complètement folle, lancée à pleine vitesse et hyper-crasseuse, soutenu par la voix sensuelle et braillarde du jeune <strong>Iggy</strong>, font de ce disque un essentiel dans toute discographie rock que se respecte.
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