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	<title>La Lune Mauve</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 09:00:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>The Parlour Trick - A Blessed Unrest</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-oniriques/the-parlour-trick-a-blessed-unrest/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 09:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums oniriques]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
		<category><![CDATA[dark ambient]]></category>
		<category><![CDATA[the parlour trick]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/a-blessed-unrest-206x205.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="a-blessed-unrest" /></div><div>Imaginez un phonographe, jouant un air oublié, plein de poussière d’autrefois… Petit à petit, la poussière s’envole, emportée par des notes de piano… Nous voilà entrés dans l’univers de The Parlour Trick : une ballade dans <strong>un 19ème siècle hanté</strong>.

Le piano pluvieux de<a href="http://www.bellowhead.com/" target="_blank"> Dan Cantrell</a> se mêle avec le violon de<a href="http://about.me/theremina" target="_blank"> Meredith Yayanos</a>. Quelques fantômes se dessinent entre les brumes, nés d’un curieux instrument : la scie musicale. Elle nous évoque immanquablement <strong>ces ambiances hantées, douces</strong>, dans lesquelles on se sent bien, comme dans un rêve… Les titres<em> Half Sick of Shadows</em>, <em>Mare Desiderii</em> et <em>Planchette</em> en sont l’idéale représentation.

Mais le duo insinue ci et là des éléments expérimentaux. Au fil de l'album, ils nous mènent vers <strong>un dark ambient où le rêve nous perd dans un labyrinthe hanté</strong>. A chaque tournant peut apparaître un doux cauchemar. Cela commence avec<em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Yellow_Wallpaper" target="_blank"> The Yellow Wallpaper</a></em>. Derrière la berceuse qui ouvre le titre, se profile un mauvais songe… Les fantômes entament un bien étrange ballet.

Le titre <em>Sheol</em> est uniquement composé de scie musicale. Il nous prépare à écouter <em>Scryer</em>, petite scénette inquiétante avec des voix chuchotées. Tout se termine avec le titre <em>Laudanum</em>.<strong> Une ode aux rêves flous et brumeux</strong>. Les toutes dernières notes deviennent lumineuses et nous ramènent peu à peu à la surface. Les brumes se dissipent, le vent s’engouffre… Une gorgée d’air frais bienfaitrice et apaisante.

Parmi les influences musicales du groupe, on trouve Erik Satie, Bela Bartok, et J.S. Bach. Des influences littéraires et artistiques contribuent à créer cette ambiance mystérieuse : Charlotte Perkins Gilman, Martha Graham et Mary Shelley entre autres. <strong>Mélancolie, décadence, spiritisme, folie et excès de laudanum</strong> : voici quelques ingrédients clés qui, d’après le groupe (et c'est confirmé), composent la recette alchimique réussie de<em> A Blessed Unrest</em>. Un album en écoute sur <a href="http://theparlourtrick.bandcamp.com/album/a-blessed-unrest" target="_blank">Bandcamp</a>.

[caption id="attachment_5756" align="alignleft" width="420"]<img class="size-large wp-image-5756" alt="the-parlour-trick-phonographe" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-parlour-trick-phonographe-420x279.jpg" width="420" height="279" /> Photo et pochette d'Audrey Penven[/caption]
<h2>Le grain de sable</h2>
La<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Scie_musicale" target="_blank"><strong> scie musicale</strong></a> est un instrument de musique qui produit des vibrations lorsqu’on la frotte avec un archet. Les modulations sont créées en courbant la scie.
<h2>En savoir plus sur The Parlour Trick</h2>
<ul>
	<li><a href="http://theparlourtrick.com/" target="_blank">Leur site</a> avec<em> A Blessed Unrest</em> en écoute</li>
	<li>Aussi sur <a href="http://theparlourtrick.bandcamp.com/album/a-blessed-unrest" target="_blank">Bandcamp</a></li>
	<li>Leur page <a href="https://www.facebook.com/TheParlourTrick" target="_blank">Facebook</a></li>
	<li>Leur<a href="http://www.kickstarter.com/projects/theremina/the-parlour-trick-a-blessed-unrest" target="_blank"> page Kickstarter</a>, riche en informations sur le groupe, avec possibilité d’acquérir des versions vinyles et cd, et d’autres objets thématiquement liés à leur musique.</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/a-blessed-unrest-206x205.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="a-blessed-unrest" /></div><div>Imaginez un phonographe, jouant un air oublié, plein de poussière d’autrefois… Petit à petit, la poussière s’envole, emportée par des notes de piano… Nous voilà entrés dans l’univers de The Parlour Trick : une ballade dans <strong>un 19ème siècle hanté</strong>.

Le piano pluvieux de<a href="http://www.bellowhead.com/" target="_blank"> Dan Cantrell</a> se mêle avec le violon de<a href="http://about.me/theremina" target="_blank"> Meredith Yayanos</a>. Quelques fantômes se dessinent entre les brumes, nés d’un curieux instrument : la scie musicale. Elle nous évoque immanquablement <strong>ces ambiances hantées, douces</strong>, dans lesquelles on se sent bien, comme dans un rêve… Les titres<em> Half Sick of Shadows</em>, <em>Mare Desiderii</em> et <em>Planchette</em> en sont l’idéale représentation.

Mais le duo insinue ci et là des éléments expérimentaux. Au fil de l'album, ils nous mènent vers <strong>un dark ambient où le rêve nous perd dans un labyrinthe hanté</strong>. A chaque tournant peut apparaître un doux cauchemar. Cela commence avec<em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Yellow_Wallpaper" target="_blank"> The Yellow Wallpaper</a></em>. Derrière la berceuse qui ouvre le titre, se profile un mauvais songe… Les fantômes entament un bien étrange ballet.

Le titre <em>Sheol</em> est uniquement composé de scie musicale. Il nous prépare à écouter <em>Scryer</em>, petite scénette inquiétante avec des voix chuchotées. Tout se termine avec le titre <em>Laudanum</em>.<strong> Une ode aux rêves flous et brumeux</strong>. Les toutes dernières notes deviennent lumineuses et nous ramènent peu à peu à la surface. Les brumes se dissipent, le vent s’engouffre… Une gorgée d’air frais bienfaitrice et apaisante.

Parmi les influences musicales du groupe, on trouve Erik Satie, Bela Bartok, et J.S. Bach. Des influences littéraires et artistiques contribuent à créer cette ambiance mystérieuse : Charlotte Perkins Gilman, Martha Graham et Mary Shelley entre autres. <strong>Mélancolie, décadence, spiritisme, folie et excès de laudanum</strong> : voici quelques ingrédients clés qui, d’après le groupe (et c'est confirmé), composent la recette alchimique réussie de<em> A Blessed Unrest</em>. Un album en écoute sur <a href="http://theparlourtrick.bandcamp.com/album/a-blessed-unrest" target="_blank">Bandcamp</a>.

[caption id="attachment_5756" align="alignleft" width="420"]<img class="size-large wp-image-5756" alt="the-parlour-trick-phonographe" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-parlour-trick-phonographe-420x279.jpg" width="420" height="279" /> Photo et pochette d'Audrey Penven[/caption]
<h2>Le grain de sable</h2>
La<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Scie_musicale" target="_blank"><strong> scie musicale</strong></a> est un instrument de musique qui produit des vibrations lorsqu’on la frotte avec un archet. Les modulations sont créées en courbant la scie.
<h2>En savoir plus sur The Parlour Trick</h2>
<ul>
	<li><a href="http://theparlourtrick.com/" target="_blank">Leur site</a> avec<em> A Blessed Unrest</em> en écoute</li>
	<li>Aussi sur <a href="http://theparlourtrick.bandcamp.com/album/a-blessed-unrest" target="_blank">Bandcamp</a></li>
	<li>Leur page <a href="https://www.facebook.com/TheParlourTrick" target="_blank">Facebook</a></li>
	<li>Leur<a href="http://www.kickstarter.com/projects/theremina/the-parlour-trick-a-blessed-unrest" target="_blank"> page Kickstarter</a>, riche en informations sur le groupe, avec possibilité d’acquérir des versions vinyles et cd, et d’autres objets thématiquement liés à leur musique.</li>
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		<title>Amour de&#160;l&#039;Entre-Deux</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/dark-inspiration/amour-de-lentre-deux/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/dark-inspiration/amour-de-lentre-deux/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 May 2013 09:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dark inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[cristaux]]></category>
		<category><![CDATA[gravure]]></category>
		<category><![CDATA[inspiration]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/20130509_love-sacred-heart-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ex-voto" /></div><div>Parfois le rythme ralentit : que ça soit à bon ou à mauvais escient, on y trouve toujours le matériau originel qui permet de rebondir et de rester inspiré. Trouver une idée, puis la voir se métamorphoser et se décupler au fur et à mesure que passent les heures, c'est un sentiment extraordinaire. 

La Lune Mauve est mon laboratoire, mon grand alambic fou, il s'y consume constamment des idées et des émotions ; toutefois, comme toute recette, cette formule magique dépend de l'air du temps, des aléas de l'esprit et du cœur. Rien n'est, et ne sera jamais, automatique. Chaque labeur exige du temps pour qu'on soit en mesure de partager un site de qualité.

Parfois le rythme ralentit : par ici, c'est toujours un signe avant-coureur que quelque chose se prépare.

Dans l'Entre-Deux, je partage de <a href="https://www.facebook.com/lalunemauve">belles images chamarrées</a> sur notre page Facebook, des <a href="http://tumblr.lalunemauve.fr/">visions très lunemauviennes</a> sur notre Tumblr, et des <a href="https://twitter.com/LaLuneMauve">citations intrigantes</a> sur notre compte Twitter. Rejoignez-nous ! ♥

<blockquote>Clos ton œil physique afin de voir d'abord avec ton œil de l'esprit. Ensuite fais monter au jour ce que tu as vu dans ta nuit.
<footer>Caspar-David Friedrich</footer></blockquote>

[gallery columns="1" ids="5740,5743,5749,5745,5744,5752,5747,5753,5746,5754,5742,5741,5748,5751"]</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/20130509_love-sacred-heart-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ex-voto" /></div><div>Parfois le rythme ralentit : que ça soit à bon ou à mauvais escient, on y trouve toujours le matériau originel qui permet de rebondir et de rester inspiré. Trouver une idée, puis la voir se métamorphoser et se décupler au fur et à mesure que passent les heures, c'est un sentiment extraordinaire. 

La Lune Mauve est mon laboratoire, mon grand alambic fou, il s'y consume constamment des idées et des émotions ; toutefois, comme toute recette, cette formule magique dépend de l'air du temps, des aléas de l'esprit et du cœur. Rien n'est, et ne sera jamais, automatique. Chaque labeur exige du temps pour qu'on soit en mesure de partager un site de qualité.

Parfois le rythme ralentit : par ici, c'est toujours un signe avant-coureur que quelque chose se prépare.

Dans l'Entre-Deux, je partage de <a href="https://www.facebook.com/lalunemauve">belles images chamarrées</a> sur notre page Facebook, des <a href="http://tumblr.lalunemauve.fr/">visions très lunemauviennes</a> sur notre Tumblr, et des <a href="https://twitter.com/LaLuneMauve">citations intrigantes</a> sur notre compte Twitter. Rejoignez-nous ! ♥

<blockquote>Clos ton œil physique afin de voir d'abord avec ton œil de l'esprit. Ensuite fais monter au jour ce que tu as vu dans ta nuit.
<footer>Caspar-David Friedrich</footer></blockquote>

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		<item>
		<title>Peaches - I feel cream</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-decadents/peaches-i-feel-cream/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-decadents/peaches-i-feel-cream/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 May 2013 12:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums décadents]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[electroclash]]></category>
		<category><![CDATA[hip hop]]></category>
		<category><![CDATA[peaches]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/peaches_ifeelcream-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de l&#039;album &quot;I feel cream&quot; de Peaches" /></div><div><strong>Merrill Beth Nisker</strong>, plus connue sous son nom de scène <strong>Peaches</strong>, nous revient avec un nouvel album qui pourrait laisser penser de prime abord que la Canadienne s'est assagie. C'est mal connaître Peaches...

Dans ses précédents opus, la chanteuse nous présentait de<strong> l'electroclash mâtiné de rock</strong> où les chansons évoquaient le sexe avec crudité, pour mieux brouiller les genres et prôner l'égalité homme/femme. <strong>Provocante</strong> tant dans sa musique que sur scène, Peaches fait aussi preuve de <strong>second degré</strong>. Avec <em>I feel cream</em>, surprise : l'electro est léchée, la voix de la Canadienne se fait harmonieuse sur certains titres alors qu'elle nous avait habitué à son timbre rocailleux, le sexe n'est plus le sujet principal des textes. Peaches, qui a désormais franchi la barre de la quarantaine, se serait-elle rangée ?

Eh non ! Elle s'est simplement entourée d'autres artistes, a fait évolué sa musique. Partie d'une batterie d'instruments limitée, Peaches offre cette fois une vaste gamme de rythmes et de sonorités. Quand aux sujets abordés, si la provocation se fait moindre, elle est toujours là et <strong>Peaches balaye de la main les éventuelles remarques acides sur son âge avec des titres comme <em>Show Stopper</em></strong>. Par ailleurs, le titre <em>I feel cream</em> qui a donné son nom à l'album est des plus explicites... Quant aux autres titres, il y a de quoi dire ! Musicalement et textuellement.

<em>Serpentine</em> nous présente une Peaches telle qu'on la connaît. Rythmique basique, voix basse et provocante. Avec <em>Talk to me</em>, qui prend des accents rock, la chanteuse se demande d'un ton rageur pourquoi on ne lui adresse pas la parole. <strong><em>Lose You </em>surprend</strong>. Peaches y supplie quelqu'un de ne pas partir, parce qu'elle ne veut pas le perdre. Sa voix prend des accents désespérés et l'auditeur est surpris d'entendre ainsi chanter la bête de scène si indépendante et provocante ! On retrouve d'ailleurs cet aspect du personnage avec <em>Billionaire</em> - qui pour le coup prend des teintes hip-hop assez marquées. Dans <em>Mud</em>, Peaches évoque ceux qui sont traînés dans la boue, salis par les rumeurs.

<em>I feel cream</em>, c'est<strong> une étape de plus dans l'évolution musicale de Peaches</strong>. Loin de se défaire de ses instruments des débuts, elle y ajoute d'autres sons pour former des harmonies. Loin aussi de quitter ses habitudes provocatrices et féministes, elle infuse de nouveaux sujets (l'âge, la perte, la réputation qui peut nuire, etc), révèle d'autres facettes du personnage. Oui, il y a de quoi être surpris. Mais être déçu ? Non. <strong>Peaches reste Peaches</strong>, peut-être plus nuancée, avec des sons plus léchés qu'à l'ordinaire, mais elle est - et sera toujours - cette Peaches des débuts, celle qui ose dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas. Avec second degré, toujours, et cette voix forte et provocante. En un mot : jouissif !
<h2>Regarder le clip de "Mud"</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=4ydMrFpNZVc[/youtube]
<blockquote>hand in the tub of opportunities
get caught your taught to run
stand in the thrill of all immunity
the fix its quick for some
slammed to grill of all the scrutiny
too late for fate it comes
brand to be feelin all the infamy
it be and quit its done</blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Fuck the pain away</em>, présent sur son premier album, a été utilisé par Sofia Coppola dans la bande son du film <em>Lost in Translation.</em>
<h2>En savoir plus sur Peaches</h2>
<ul>
	<li><a href="http://peachesrocks.com/">Le site de l'artiste</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/peaches_ifeelcream-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de l&#039;album &quot;I feel cream&quot; de Peaches" /></div><div><strong>Merrill Beth Nisker</strong>, plus connue sous son nom de scène <strong>Peaches</strong>, nous revient avec un nouvel album qui pourrait laisser penser de prime abord que la Canadienne s'est assagie. C'est mal connaître Peaches...

Dans ses précédents opus, la chanteuse nous présentait de<strong> l'electroclash mâtiné de rock</strong> où les chansons évoquaient le sexe avec crudité, pour mieux brouiller les genres et prôner l'égalité homme/femme. <strong>Provocante</strong> tant dans sa musique que sur scène, Peaches fait aussi preuve de <strong>second degré</strong>. Avec <em>I feel cream</em>, surprise : l'electro est léchée, la voix de la Canadienne se fait harmonieuse sur certains titres alors qu'elle nous avait habitué à son timbre rocailleux, le sexe n'est plus le sujet principal des textes. Peaches, qui a désormais franchi la barre de la quarantaine, se serait-elle rangée ?

Eh non ! Elle s'est simplement entourée d'autres artistes, a fait évolué sa musique. Partie d'une batterie d'instruments limitée, Peaches offre cette fois une vaste gamme de rythmes et de sonorités. Quand aux sujets abordés, si la provocation se fait moindre, elle est toujours là et <strong>Peaches balaye de la main les éventuelles remarques acides sur son âge avec des titres comme <em>Show Stopper</em></strong>. Par ailleurs, le titre <em>I feel cream</em> qui a donné son nom à l'album est des plus explicites... Quant aux autres titres, il y a de quoi dire ! Musicalement et textuellement.

<em>Serpentine</em> nous présente une Peaches telle qu'on la connaît. Rythmique basique, voix basse et provocante. Avec <em>Talk to me</em>, qui prend des accents rock, la chanteuse se demande d'un ton rageur pourquoi on ne lui adresse pas la parole. <strong><em>Lose You </em>surprend</strong>. Peaches y supplie quelqu'un de ne pas partir, parce qu'elle ne veut pas le perdre. Sa voix prend des accents désespérés et l'auditeur est surpris d'entendre ainsi chanter la bête de scène si indépendante et provocante ! On retrouve d'ailleurs cet aspect du personnage avec <em>Billionaire</em> - qui pour le coup prend des teintes hip-hop assez marquées. Dans <em>Mud</em>, Peaches évoque ceux qui sont traînés dans la boue, salis par les rumeurs.

<em>I feel cream</em>, c'est<strong> une étape de plus dans l'évolution musicale de Peaches</strong>. Loin de se défaire de ses instruments des débuts, elle y ajoute d'autres sons pour former des harmonies. Loin aussi de quitter ses habitudes provocatrices et féministes, elle infuse de nouveaux sujets (l'âge, la perte, la réputation qui peut nuire, etc), révèle d'autres facettes du personnage. Oui, il y a de quoi être surpris. Mais être déçu ? Non. <strong>Peaches reste Peaches</strong>, peut-être plus nuancée, avec des sons plus léchés qu'à l'ordinaire, mais elle est - et sera toujours - cette Peaches des débuts, celle qui ose dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas. Avec second degré, toujours, et cette voix forte et provocante. En un mot : jouissif !
<h2>Regarder le clip de "Mud"</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=4ydMrFpNZVc[/youtube]
<blockquote>hand in the tub of opportunities
get caught your taught to run
stand in the thrill of all immunity
the fix its quick for some
slammed to grill of all the scrutiny
too late for fate it comes
brand to be feelin all the infamy
it be and quit its done</blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Fuck the pain away</em>, présent sur son premier album, a été utilisé par Sofia Coppola dans la bande son du film <em>Lost in Translation.</em>
<h2>En savoir plus sur Peaches</h2>
<ul>
	<li><a href="http://peachesrocks.com/">Le site de l'artiste</a></li>
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		<title>William H. Hodgson - Les Canots du&#160;Glen Carrig</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/william-h-hodgson-les-canots-du-glen-carrig/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/william-h-hodgson-les-canots-du-glen-carrig/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 May 2013 12:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>
		<category><![CDATA[william hope hodgson]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/les-canots-du-glen-carrig_couv-206x358.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Les Canots du Glen Carrig" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Au XVIIIème siècle, l’équipage naufragé du Glen Carrig se retrouve pris dans les mystères et la tourmente de la Mer des Sargasses. Les algues, formant un fantastique herbier, recèle des poulpes géants et d’autres créatures bien plus étranges. Et ce n’est pas sur les îlots tout près que l’équipage trouvera le repos…
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Cela faisait à présent cinq jours que nous nous trouvions à bord de ces canots et que nous n’apercevions aucune terre. Et puis, le matin du sixième jour, on entendit le maître d’équipage, qui commandait la chaloupe de sauvetage, crier qu’il y avait au loin, à bâbord, quelque chose qui aurait pu être une terre, mais c’était très bas sur l’horizon et il était impossible de dire si c’était une terre ou un nuage du matin.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
L’auteur a su créer <strong>un univers fantastique prenant et atypique</strong>. Pour cela, il réussit à perdre le lecteur en le privant de repères géographiques et chronologiques : il n’y a pas de noms de lieux, ni de date. Le lecteur renseigné peut s’y retrouver à un certain moment, mais les informations sont surtout dévoilées par la quatrième de couverture. On ne sait pas vraiment qui sont les personnages, et très peu de noms sont cités.

Ensuite, <strong>le décor posé par l’auteur est très loin de ce que l’on connait</strong>. En témoigne la 1ère île visitée par l’équipage où les arbres saignent et le crépuscule fait naître des cris lugubre suivis de grognements effrayants. En reprenant la mer, l’équipage approche un herbier qui renferme un univers non moins rassurant car on y trouve des poulpes et des crabes géants menaçants. Quant à la 2ème île visitée, elle recèle des monstres dont l’horreur est encore pire…

Toutes fois, l’organisation et le sang froid de l’équipage, servis par une narration pragmatique, forcent le lecteur à rester encré dans la réalité. <strong>Des éléments qui servent parfaitement le fantastique de l’auteur</strong>. Ce pragmatisme, accompagné de tout un vocabulaire maritime, rend la narration certes un peu froide, mais elle se veut par là rassurante et contrebalance efficacement l’étrangeté du décor.

La préface de Brian Stableford nous révèle que le roman est écrit dans un style assez archaïque, puisque l‘histoire se passe au XVIIIème siècle. Traduit en français, ceci ne se ressent pas particulièrement et <strong>la lecture est plutôt fluide</strong>. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce roman et son univers si étrange... Une étrangeté qui plut beaucoup à Lovecraft : ce dernier vouait une admiration à l’œuvre de Hodgson.
<h2>Le grain de sable</h2>
L’éditeur nous précise que l’action se déroule dans la<strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_des_Sargasses" target="_blank"> Mer des Sargasses</a></strong>. Située près des Bermudes, elle est bordée par des courants marins qui, par leur mouvements, emportent et rassemblent là des algues ; d’où la présence d’herbiers. C’est aussi une zone dont les eaux sont très calmes. C’est pourquoi de nombreuses légendes content l’histoire de bateaux piégés dans ces eaux étranges…
<h2>Dans la même veine</h2>
<em>Dagon</em> de Lovecraft.
<h2>À propos de William Hope Hodgson</h2>
<img class="alignleft size-medium wp-image-5716" alt="William_Hope_Hodgson" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/William_Hope_Hodgson-206x279.jpg" />Né en 1877 dans le Comté d’Essex (Angleterre), William Hope Hodgson se lance à l’âge de 13 ans dans<strong> la marine marchande</strong>. Il y restera huit ans et deviendra lieutenant ; une expérience qui le marquera à vie. Durant cette période, il prend des<strong> photographies de tempêtes tropicales</strong> qu’il projettera par la suite pour des conférences. Après avoir quitté la marine il ouvre une école d’éducation physique qui fermera quelques années plus tard. Il se consacre ensuite à l’écriture. Parmi ses œuvres, outre <em>Les Canots du Glen Carrig</em>, on note<strong> <em>La Maison au bord du monde</em></strong> et <strong><em>Le Pays de la nuit</em></strong>, deux romans totalement atypiques. Il créa également son détective des ténèbres, <strong>Carnacki</strong>, mis en scène dans plusieurs nouvelles. Hodgson, nommé officier pendant la 1ère guerre mondiale, fut tué par un obus en 1918 en Belgique, alors qu’il accomplissait une mission très dangereuse. Il avait 40 ans.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Terre de brume, collection Terres fantastiques, préface de Brian Stableford, 2004, 181 pages.</li>
	<li>Paru pour la première fois en 1907 sous le titre <em>The Boats of the « Glen Carrig »</em>.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://williamhopehodgson.wordpress.com/" target="_blank">Un blog dédié à l’auteur</a> avec une revue (en anglais)</li>
	<li><a href="http://hodgecast.blogspot.fr/search/label/Podcast" target="_blank">Un autre blog qui contient des lectures</a> sous format mp3 de textes de l’auteur, dont <em>Les Canots du Glen Carrig</em> en 17 chapitres (en anglais).</li>
	<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Boats_of_the_Glen_Carrig" target="_blank">La page Wikipédia</a> dédiée au livre (en anglais)</li>
</ul>
&nbsp;</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/les-canots-du-glen-carrig_couv-206x358.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Les Canots du Glen Carrig" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Au XVIIIème siècle, l’équipage naufragé du Glen Carrig se retrouve pris dans les mystères et la tourmente de la Mer des Sargasses. Les algues, formant un fantastique herbier, recèle des poulpes géants et d’autres créatures bien plus étranges. Et ce n’est pas sur les îlots tout près que l’équipage trouvera le repos…
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Cela faisait à présent cinq jours que nous nous trouvions à bord de ces canots et que nous n’apercevions aucune terre. Et puis, le matin du sixième jour, on entendit le maître d’équipage, qui commandait la chaloupe de sauvetage, crier qu’il y avait au loin, à bâbord, quelque chose qui aurait pu être une terre, mais c’était très bas sur l’horizon et il était impossible de dire si c’était une terre ou un nuage du matin.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
L’auteur a su créer <strong>un univers fantastique prenant et atypique</strong>. Pour cela, il réussit à perdre le lecteur en le privant de repères géographiques et chronologiques : il n’y a pas de noms de lieux, ni de date. Le lecteur renseigné peut s’y retrouver à un certain moment, mais les informations sont surtout dévoilées par la quatrième de couverture. On ne sait pas vraiment qui sont les personnages, et très peu de noms sont cités.

Ensuite, <strong>le décor posé par l’auteur est très loin de ce que l’on connait</strong>. En témoigne la 1ère île visitée par l’équipage où les arbres saignent et le crépuscule fait naître des cris lugubre suivis de grognements effrayants. En reprenant la mer, l’équipage approche un herbier qui renferme un univers non moins rassurant car on y trouve des poulpes et des crabes géants menaçants. Quant à la 2ème île visitée, elle recèle des monstres dont l’horreur est encore pire…

Toutes fois, l’organisation et le sang froid de l’équipage, servis par une narration pragmatique, forcent le lecteur à rester encré dans la réalité. <strong>Des éléments qui servent parfaitement le fantastique de l’auteur</strong>. Ce pragmatisme, accompagné de tout un vocabulaire maritime, rend la narration certes un peu froide, mais elle se veut par là rassurante et contrebalance efficacement l’étrangeté du décor.

La préface de Brian Stableford nous révèle que le roman est écrit dans un style assez archaïque, puisque l‘histoire se passe au XVIIIème siècle. Traduit en français, ceci ne se ressent pas particulièrement et <strong>la lecture est plutôt fluide</strong>. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce roman et son univers si étrange... Une étrangeté qui plut beaucoup à Lovecraft : ce dernier vouait une admiration à l’œuvre de Hodgson.
<h2>Le grain de sable</h2>
L’éditeur nous précise que l’action se déroule dans la<strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_des_Sargasses" target="_blank"> Mer des Sargasses</a></strong>. Située près des Bermudes, elle est bordée par des courants marins qui, par leur mouvements, emportent et rassemblent là des algues ; d’où la présence d’herbiers. C’est aussi une zone dont les eaux sont très calmes. C’est pourquoi de nombreuses légendes content l’histoire de bateaux piégés dans ces eaux étranges…
<h2>Dans la même veine</h2>
<em>Dagon</em> de Lovecraft.
<h2>À propos de William Hope Hodgson</h2>
<img class="alignleft size-medium wp-image-5716" alt="William_Hope_Hodgson" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/William_Hope_Hodgson-206x279.jpg" />Né en 1877 dans le Comté d’Essex (Angleterre), William Hope Hodgson se lance à l’âge de 13 ans dans<strong> la marine marchande</strong>. Il y restera huit ans et deviendra lieutenant ; une expérience qui le marquera à vie. Durant cette période, il prend des<strong> photographies de tempêtes tropicales</strong> qu’il projettera par la suite pour des conférences. Après avoir quitté la marine il ouvre une école d’éducation physique qui fermera quelques années plus tard. Il se consacre ensuite à l’écriture. Parmi ses œuvres, outre <em>Les Canots du Glen Carrig</em>, on note<strong> <em>La Maison au bord du monde</em></strong> et <strong><em>Le Pays de la nuit</em></strong>, deux romans totalement atypiques. Il créa également son détective des ténèbres, <strong>Carnacki</strong>, mis en scène dans plusieurs nouvelles. Hodgson, nommé officier pendant la 1ère guerre mondiale, fut tué par un obus en 1918 en Belgique, alors qu’il accomplissait une mission très dangereuse. Il avait 40 ans.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Terre de brume, collection Terres fantastiques, préface de Brian Stableford, 2004, 181 pages.</li>
	<li>Paru pour la première fois en 1907 sous le titre <em>The Boats of the « Glen Carrig »</em>.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://williamhopehodgson.wordpress.com/" target="_blank">Un blog dédié à l’auteur</a> avec une revue (en anglais)</li>
	<li><a href="http://hodgecast.blogspot.fr/search/label/Podcast" target="_blank">Un autre blog qui contient des lectures</a> sous format mp3 de textes de l’auteur, dont <em>Les Canots du Glen Carrig</em> en 17 chapitres (en anglais).</li>
	<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Boats_of_the_Glen_Carrig" target="_blank">La page Wikipédia</a> dédiée au livre (en anglais)</li>
</ul>
&nbsp;</div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Geoff Johns - Blackest Night</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/geoff-johns-blackest-night/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/geoff-johns-blackest-night/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 May 2013 16:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Batman]]></category>
		<category><![CDATA[comics]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="geoff-johns-blackest-night" /></div><div><h2>L'argument</h2>

William est un petit garçon fasciné par la mort qui, en grandissant, devient La Main Noire, funeste super-criminel, suite à sa rencontre avec Atrocitus, un super-vilain, lors d'une ballade au cimetière.

Un beau jour, il rentre au funérarium familial et abat toute sa famille avant de se donner lui-même la mort. Se faisant, un anneau noir apparaît et le ramène à la vie. Dès lors, il n'a plus qu'une seule ambition : lever une armée de super-héros morts-vivants afin d'annihiler toute existence.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<img class="aligncenter size-large wp-image-5552" alt="Prmeière page de « Blackest Night »" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-scan-420x668.jpg" />

Si l'image n'est pas suffisamment lisible, un lien est disponible en bas de page.

<h2>Avis personnel</h2>

<strong><em>Blackest Night</em> est un superbe cross-over</strong> en deux parties (dans sa publication française en tout cas). Le scénariste n'hésite pas à tuer à qui mieux-mieux des super héros qui ont fait leurs preuves, ressuscitant au passage ceux qui avaient déjà passé l'arme à gauche dans leur propre « série » pour créer une armée maléfique absolument redoutable.

Avec le ténébreux Black Hand à la tête de l'armée des morts, il s'agit clairement d'<strong>un combat opposant les ténèbres, l'armée noire composée de morts-vivants, à la lumière, les différentes couleurs du spectre</strong>, et donc par extension, les corps des « Lanterns » dont les plus connus sont certainement les « Green Lantern ». 

Là, en tant que néophyte concernant l'histoire et les aventures de ces super-héros en particulier, j'ai eu un peu l'appréhension de ne rien comprendre à ce qui allait se dérouler sous mes yeux innocents de lectrice de Batman. Mais en réalité, aucune crainte à avoir, <strong>quelques astuces rendent la chose très claire, comme certaines pages en fin de chapitres présentant les différents corps de Lantern</strong>.

On y découvre à quelle émotion est lié chaque groupe, ainsi que sa planète, ses points forts et faibles, ses pouvoirs et ses principaux membres. Tous ne sont pas de francs représentants du bien mais s'allier semble la seule échappatoire, les « Black Lantern » semblant à eux-seuls (un peu plus nombreux à chaque mort tout de même) largement aussi puissants que tous les autres corps réunis.

<strong>Le corps des « violets » ne se fait pas appeler Purple Lantern mais Star Sapphire.</strong> Uniquement composé de femmes, ce groupe n'est pas sans rappeler les <em lang="en">magical girls</em> de notre enfance, vêtues de justaucorps sexy en diable, d'une couleur qui tire sur le rose et accessoirisées d'étoiles brillantes. Là, au moins, elles sont adultes, ce qui fait tout de suite moins pervers que de regarder s'agiter des pré-ados dont on voit tout le temps la culotte. (Même si certaines ont la peau bleue et pas de nez.)

À l'intérieur du bouquin, c'est une explosion de couleurs et de ténèbres, et <strong>on a un peu l'impression qu'une licorne vomit un arc-en-ciel face à l'Ankou déchaîné</strong>.

La multiplicité des personnages n'est même pas un frein à la bonne lisibilité des dialogues, puisque de petites choses comme la couleur des bulles, leur contour ou le logo du héros qui s'exprime assure une parfaite compréhension de l'histoire sans alourdir les images.

Du premier tome, il ne me reste qu'une seule question : <strong>que faisait un biscuit Oreo sur la planète Mars ?</strong>

<em>L'Armée des ténèbres</em>, le second tome, quant à lui, se lit très vite. Plus besoin de faire connaissance avec tous les personnages (pour les néophytes dans mon genre qui les découvraient dans <em>Debout les morts</em>), plus qu'à <strong>trouver la solution pour se débarrasser de Black Hand sur fond de questionnement sur la mort</strong>, les héros ressuscités ne réagissant pas tous de la même manière : ceux qui se posent des questions et d'autres beaucoup moins.

Au final, un peu déçue de n'y avoir pas croisé Batman autant que je l'aurais souhaité. Mais la raison à cela est expliquée justement au dénouement de l'histoire.

Véritablement axée sur les corps de Lantern, la couverture du premier m'avait fait miroiter plus de chauve-souris. Mais tout de même, ça se laisse bien lire. De plus, <strong>on termine comme on a commencé, par le journal de William, toujours aussi malsain et fascinant</strong>.

<h2>Le grain de sable</h2>

<em>Blackest Night</em> a été publié  alors que ce qui le précède, le retour de Hal Jordan, raconté dans les albums <em>Geoff Johns présente Green Lantern</em>, est toujours en cours de publication en France.

<h2>Sur le mur</h2>

Des anneaux de couleur, des anneaux noirs.

<h2>Gramophone</h2>

Chopin - <em>La Marche funèbre</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Le Magasin des suicides</em> de Jean Teulé</strong>. Ce n'est certes pas un comic book, et c'est très différent, mais on retrouve le thème central de la mort (de manière un peu trop gentillette, je vous l'accorde). Il se laisse lire.</li>

	<li><strong><em>Brightest Day</em>, du même Geoff Johns et Peter J. Tomasi</strong>, premier tome de ce qui se déroule après <em>Blackest Night</em> (sortie prévue en juin 2013).</li>

	<li><strong><em>Geoff Johns présente Green Lantern</em></strong>, toujours du même auteur, trois albums publiés à ce jour en France (d'autres à venir), qui se déroule donc avant <em>Blackest Night</em>.</li>

</ul>

<h2>A propos des auteurs</h2>

<strong>Geoff Johns est né en 1973, à Détroit.</strong> Il déménage à Los Angeles dans les années 90 et devient l'assistant de Richard Donner, un réalisateur et producteur de cinéma, avec qui il travaillera pendant quatre ans avant de se consacrer à l'écriture à plein temps.

Il débute chez Marvel avant de devenir un scénariste vedette de DC Comics. Il est l'auteur, entre autre, de <em>Stars and S.T.R.I.P.E.S.</em> et <em>Infinite Crisis</em>.

Il a également travaillé sur des histoire mettant en scène Hal Jordan (le plus célèbre <strong>Green Lantern</strong>), Superman et Flash pour les comics, <em>Smallville</em>, <em>Blade</em> et <em>La ligue des justiciers</em> pour la télévision, et DC Universe Online pour l'univers des jeux vidéos.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Urban Comics sous licence DC Comics, 2013 pour la version française</li>
	<li>Collection DC Classiques: Les grands récits et sagas DC de 1986 à 2011</li>
	<li>Deux tomes : <strong><em>Debout les morts</em></strong> (296 pages) &amp; <strong><em>L'armée des ténèbres</em></strong></li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.urban-comics.com/blackest-night-tome-1/">page de Blackest Night</a> sur le site Urban Comics, sur laquelle vous pouvez lire les premières planches du tome 1</li>
	<li>Le <a href="http://www.geoffjohns.com/">site de Geoff Johns</a>, le scénariste</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="geoff-johns-blackest-night" /></div><div><h2>L'argument</h2>

William est un petit garçon fasciné par la mort qui, en grandissant, devient La Main Noire, funeste super-criminel, suite à sa rencontre avec Atrocitus, un super-vilain, lors d'une ballade au cimetière.

Un beau jour, il rentre au funérarium familial et abat toute sa famille avant de se donner lui-même la mort. Se faisant, un anneau noir apparaît et le ramène à la vie. Dès lors, il n'a plus qu'une seule ambition : lever une armée de super-héros morts-vivants afin d'annihiler toute existence.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<img class="aligncenter size-large wp-image-5552" alt="Prmeière page de « Blackest Night »" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-scan-420x668.jpg" />

Si l'image n'est pas suffisamment lisible, un lien est disponible en bas de page.

<h2>Avis personnel</h2>

<strong><em>Blackest Night</em> est un superbe cross-over</strong> en deux parties (dans sa publication française en tout cas). Le scénariste n'hésite pas à tuer à qui mieux-mieux des super héros qui ont fait leurs preuves, ressuscitant au passage ceux qui avaient déjà passé l'arme à gauche dans leur propre « série » pour créer une armée maléfique absolument redoutable.

Avec le ténébreux Black Hand à la tête de l'armée des morts, il s'agit clairement d'<strong>un combat opposant les ténèbres, l'armée noire composée de morts-vivants, à la lumière, les différentes couleurs du spectre</strong>, et donc par extension, les corps des « Lanterns » dont les plus connus sont certainement les « Green Lantern ». 

Là, en tant que néophyte concernant l'histoire et les aventures de ces super-héros en particulier, j'ai eu un peu l'appréhension de ne rien comprendre à ce qui allait se dérouler sous mes yeux innocents de lectrice de Batman. Mais en réalité, aucune crainte à avoir, <strong>quelques astuces rendent la chose très claire, comme certaines pages en fin de chapitres présentant les différents corps de Lantern</strong>.

On y découvre à quelle émotion est lié chaque groupe, ainsi que sa planète, ses points forts et faibles, ses pouvoirs et ses principaux membres. Tous ne sont pas de francs représentants du bien mais s'allier semble la seule échappatoire, les « Black Lantern » semblant à eux-seuls (un peu plus nombreux à chaque mort tout de même) largement aussi puissants que tous les autres corps réunis.

<strong>Le corps des « violets » ne se fait pas appeler Purple Lantern mais Star Sapphire.</strong> Uniquement composé de femmes, ce groupe n'est pas sans rappeler les <em lang="en">magical girls</em> de notre enfance, vêtues de justaucorps sexy en diable, d'une couleur qui tire sur le rose et accessoirisées d'étoiles brillantes. Là, au moins, elles sont adultes, ce qui fait tout de suite moins pervers que de regarder s'agiter des pré-ados dont on voit tout le temps la culotte. (Même si certaines ont la peau bleue et pas de nez.)

À l'intérieur du bouquin, c'est une explosion de couleurs et de ténèbres, et <strong>on a un peu l'impression qu'une licorne vomit un arc-en-ciel face à l'Ankou déchaîné</strong>.

La multiplicité des personnages n'est même pas un frein à la bonne lisibilité des dialogues, puisque de petites choses comme la couleur des bulles, leur contour ou le logo du héros qui s'exprime assure une parfaite compréhension de l'histoire sans alourdir les images.

Du premier tome, il ne me reste qu'une seule question : <strong>que faisait un biscuit Oreo sur la planète Mars ?</strong>

<em>L'Armée des ténèbres</em>, le second tome, quant à lui, se lit très vite. Plus besoin de faire connaissance avec tous les personnages (pour les néophytes dans mon genre qui les découvraient dans <em>Debout les morts</em>), plus qu'à <strong>trouver la solution pour se débarrasser de Black Hand sur fond de questionnement sur la mort</strong>, les héros ressuscités ne réagissant pas tous de la même manière : ceux qui se posent des questions et d'autres beaucoup moins.

Au final, un peu déçue de n'y avoir pas croisé Batman autant que je l'aurais souhaité. Mais la raison à cela est expliquée justement au dénouement de l'histoire.

Véritablement axée sur les corps de Lantern, la couverture du premier m'avait fait miroiter plus de chauve-souris. Mais tout de même, ça se laisse bien lire. De plus, <strong>on termine comme on a commencé, par le journal de William, toujours aussi malsain et fascinant</strong>.

<h2>Le grain de sable</h2>

<em>Blackest Night</em> a été publié  alors que ce qui le précède, le retour de Hal Jordan, raconté dans les albums <em>Geoff Johns présente Green Lantern</em>, est toujours en cours de publication en France.

<h2>Sur le mur</h2>

Des anneaux de couleur, des anneaux noirs.

<h2>Gramophone</h2>

Chopin - <em>La Marche funèbre</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Le Magasin des suicides</em> de Jean Teulé</strong>. Ce n'est certes pas un comic book, et c'est très différent, mais on retrouve le thème central de la mort (de manière un peu trop gentillette, je vous l'accorde). Il se laisse lire.</li>

	<li><strong><em>Brightest Day</em>, du même Geoff Johns et Peter J. Tomasi</strong>, premier tome de ce qui se déroule après <em>Blackest Night</em> (sortie prévue en juin 2013).</li>

	<li><strong><em>Geoff Johns présente Green Lantern</em></strong>, toujours du même auteur, trois albums publiés à ce jour en France (d'autres à venir), qui se déroule donc avant <em>Blackest Night</em>.</li>

</ul>

<h2>A propos des auteurs</h2>

<strong>Geoff Johns est né en 1973, à Détroit.</strong> Il déménage à Los Angeles dans les années 90 et devient l'assistant de Richard Donner, un réalisateur et producteur de cinéma, avec qui il travaillera pendant quatre ans avant de se consacrer à l'écriture à plein temps.

Il débute chez Marvel avant de devenir un scénariste vedette de DC Comics. Il est l'auteur, entre autre, de <em>Stars and S.T.R.I.P.E.S.</em> et <em>Infinite Crisis</em>.

Il a également travaillé sur des histoire mettant en scène Hal Jordan (le plus célèbre <strong>Green Lantern</strong>), Superman et Flash pour les comics, <em>Smallville</em>, <em>Blade</em> et <em>La ligue des justiciers</em> pour la télévision, et DC Universe Online pour l'univers des jeux vidéos.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Urban Comics sous licence DC Comics, 2013 pour la version française</li>
	<li>Collection DC Classiques: Les grands récits et sagas DC de 1986 à 2011</li>
	<li>Deux tomes : <strong><em>Debout les morts</em></strong> (296 pages) &amp; <strong><em>L'armée des ténèbres</em></strong></li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.urban-comics.com/blackest-night-tome-1/">page de Blackest Night</a> sur le site Urban Comics, sur laquelle vous pouvez lire les premières planches du tome 1</li>
	<li>Le <a href="http://www.geoffjohns.com/">site de Geoff Johns</a>, le scénariste</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mathieu Gaborit - Chronique du&#160;soupir</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/mathieu-gaborit-chronique-du-soupir/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/mathieu-gaborit-chronique-du-soupir/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 12:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[féerie]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Gaborit]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/mathieu-gaborit-chronique-du-soupir-206x318.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="mathieu-gaborit-chronique-du-soupir" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Saule, un nain, débarque un jour chez sa mère, Lilas, avec Brune, l'adolescente humaine qu'il a enlevé à la Haute Fée pour la sauver, dans l'auberge qu'elle tient avec deux amis et son amant. Pourchassés par les autorités, ils fuient la ville. Lilas cherche à découvrir qui est cette femme pour laquelle son fils s'est mis en danger, entraînant dans sa chute tout le reste de sa famille.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Cerne porte une vieille houppelande grise qui traîne jusqu'au sol. Ses bottes légères se meuvent en silence sur les pavés qui mènent jusqu'au taudis. Ses cheveux noirs tombent en mèches plates sur ses épaules, collées à son crâne par la pluie. Ses yeux, deux perles cramoisies, se détachent comme deux tisons sur son visage émacié. Il a le teint pâle, les joues creusés et les narines légèrement dilatées.

Le souffle qui s'échappe de ses lèvres forme un linceul vaporeux autour de sa silhouette comme s'il se mouvait dans le brouillard. Les rares mendiants vautrés dans la ruelle ne détectent qu'un vague mouvement, une ombre furtive qui se confond avec la pierre.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

N'écoutant que mon instinct, j'ai choisi ce livre malgré l'unanimité des commentaires négatifs que j'avais lus à son sujet. Je ne place pas assez de confiance dans les gens pour écouter leurs avis comme étant parole d'évangiles à ne surtout pas remettre en cause.

Verdict : j'ai plutôt très bien fait, car j'ai dévoré ce roman de fantasy en très peu de temps, tellement je l'ai trouvé <strong>difficile à lâcher une fois entamé</strong>.

Le monde créé par Mathieu Gaborit est <strong>bien cousu même s'il peut sembler trop complexe</strong> au premier abord, avec son enchevêtrement d'<em>horizontales</em> et de<em> verticales</em> (<em>« N'essayez donc pas de régler l'image »</em>). Pourtant je n'ai eu aucun mal à y entrer et me sentir concernée par le sort de ses habitants. Pour faire court, il y a la fée primordiale – c'est plus ou moins Dieu ; les Hautes Fées, dirigeantes toutes puissantes – des rois en quelque sorte ; les Renégates, qui naissent désaxées, sont traquées, et s'entre-dévorent ; les Anonymes, au service des Hautes Fées ; et le peuple composé de diverses races : humains, elfes, nains, etc, <strong>qui ont tous une fée en lieu et place du cœur</strong>.

<strong>Les citations en début des chapitres donnent une franche existence à ce monde imaginaire</strong>, en lui donnant des ouvrages hypothétiques qui lui sont propres et que l'auteur peut utiliser pour « illustrer » son livre.

Le mélange des races au sein de ce tableau est très bien fait : <strong>pas de clichés pénibles</strong>, de ficelles grosses comme des cordes, mais au contraire, <strong>de très bonnes idées</strong>, telle que l'Ancrage, ce phénomène pendant lequel un être s'ancre dans un endroit, y répandant potentiellement son âme et permettant à sa fée de devenir une fée-nexus protectrice de ce lieu.

<strong>La seule chose que je regrette, c'est qu'on approfondisse pas la vision du côté des Anonymes.</strong> Même si leurs rôles consistent justement à se noyer dans l'obscurité de Médiane, la ville, le chapitre dans lequel on suit celui qui traque Saule m'a tellement mise en haleine que j'en aurais voulu beaucoup plus. <strong>Je ne serais pas contre un second roman explorant ce monde</strong>, dans lequel on creuserait un peu le destin de ces personnages étranges ! (Vous ne rêvez pas, ceci est bien un message subliminal hautement subtil à l'attention de Mathieu Gaborit.)

<h2>Le grain de sable</h2>

Dans une « lettre » à ses lecteurs, Mathieu Gaborit avoue avoir pour la première fois mis de côté sa pudeur en utilisant ses propres émotions et expériences pour écrire cette histoire.

<h2>Sur le mur</h2>

Les fées de la collection <em>Histoire(s) naturelle(s)</em> de Petra Werlé. Composées de morceaux d'insectes (ailes, carapaces, etc.) et parfois de petites plumes, elles me semblent faire le lien entre les « fées cœur » de Mathieu Gaborit et ces animaux que l'on met dans des serres ou des terrariums pour mieux les étudier, bien que ces créatures sculptées aient l'air bien plus enthousiastes que leurs homologues littéraires.

<img class="aligncenter size-large wp-image-5711" alt="Insecte de Petra Werlé" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/petra-werle-fee-insecte-420x560.jpg" />

On peut en voir plus sur <a href="http://petra.werle.free.fr/oeuvre/index.html">le site de Petra Werlé</a>.

<h2>Gramophone</h2>

Quelques morceaux de la bande originale du <em>13è guerrier</em> (oui, ça date un peu), par Jerry Smith.

<h2>Dans la même veine</h2>

Si vous avez aimé <em>Chronique du soupir</em>, n'hésitez pas à plonger plus avant dans l'univers de Mathieu Gaborit, j'entame moi-même un voyage dans <em><strong>Les Crépusculaires</strong></em>.

<h2>À propos de Mathieu Gaborit</h2>

<strong>Mathieu Gaborit est né en 1972 et a grandi à Paris.</strong> S'il s'ennuie à l'école, il se passionne très vite pour le jeu de rôle. Il participe au magazine Casus Belli, consacré aux différents jeux de rôle et aux cultures de l'imaginaire.

Depuis, il est auteur de scénarios de jeux de rôle, jeux vidéos, et bien sûr de romans fantasy (<em>Les Crépusculaires</em>, <em>Chroniques des Féals</em>) et steampunk (<em>Confession d'un automate mangeur d'opium</em>, avec Fabrice Colin).

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Le Pré aux clercs, 2011, 320 pages</li>
	<li>Éditions France Loisirs, 335 pages</li>
</ul>


<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>La <a href="http://www.lepreauxclercs.com/site/chronique_du_soupir_&amp;100&amp;9782842283940.html">page du livre</a> sur le site des Éditions Le pré aux clercs</li>
	<li><a href="http://www.souffre-jour.com/">Souffre-jour</a>, le site de Mathieu Gaborit</li>
	<li>Une <a href="http://www.elbakin.net/interview/exclusive/Mathieu-Gaborit-nous-parle-des-Chroniques-du-Soupir">interview de l'auteur sur Elbakin</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/mathieu-gaborit-chronique-du-soupir-206x318.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="mathieu-gaborit-chronique-du-soupir" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Saule, un nain, débarque un jour chez sa mère, Lilas, avec Brune, l'adolescente humaine qu'il a enlevé à la Haute Fée pour la sauver, dans l'auberge qu'elle tient avec deux amis et son amant. Pourchassés par les autorités, ils fuient la ville. Lilas cherche à découvrir qui est cette femme pour laquelle son fils s'est mis en danger, entraînant dans sa chute tout le reste de sa famille.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Cerne porte une vieille houppelande grise qui traîne jusqu'au sol. Ses bottes légères se meuvent en silence sur les pavés qui mènent jusqu'au taudis. Ses cheveux noirs tombent en mèches plates sur ses épaules, collées à son crâne par la pluie. Ses yeux, deux perles cramoisies, se détachent comme deux tisons sur son visage émacié. Il a le teint pâle, les joues creusés et les narines légèrement dilatées.

Le souffle qui s'échappe de ses lèvres forme un linceul vaporeux autour de sa silhouette comme s'il se mouvait dans le brouillard. Les rares mendiants vautrés dans la ruelle ne détectent qu'un vague mouvement, une ombre furtive qui se confond avec la pierre.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

N'écoutant que mon instinct, j'ai choisi ce livre malgré l'unanimité des commentaires négatifs que j'avais lus à son sujet. Je ne place pas assez de confiance dans les gens pour écouter leurs avis comme étant parole d'évangiles à ne surtout pas remettre en cause.

Verdict : j'ai plutôt très bien fait, car j'ai dévoré ce roman de fantasy en très peu de temps, tellement je l'ai trouvé <strong>difficile à lâcher une fois entamé</strong>.

Le monde créé par Mathieu Gaborit est <strong>bien cousu même s'il peut sembler trop complexe</strong> au premier abord, avec son enchevêtrement d'<em>horizontales</em> et de<em> verticales</em> (<em>« N'essayez donc pas de régler l'image »</em>). Pourtant je n'ai eu aucun mal à y entrer et me sentir concernée par le sort de ses habitants. Pour faire court, il y a la fée primordiale – c'est plus ou moins Dieu ; les Hautes Fées, dirigeantes toutes puissantes – des rois en quelque sorte ; les Renégates, qui naissent désaxées, sont traquées, et s'entre-dévorent ; les Anonymes, au service des Hautes Fées ; et le peuple composé de diverses races : humains, elfes, nains, etc, <strong>qui ont tous une fée en lieu et place du cœur</strong>.

<strong>Les citations en début des chapitres donnent une franche existence à ce monde imaginaire</strong>, en lui donnant des ouvrages hypothétiques qui lui sont propres et que l'auteur peut utiliser pour « illustrer » son livre.

Le mélange des races au sein de ce tableau est très bien fait : <strong>pas de clichés pénibles</strong>, de ficelles grosses comme des cordes, mais au contraire, <strong>de très bonnes idées</strong>, telle que l'Ancrage, ce phénomène pendant lequel un être s'ancre dans un endroit, y répandant potentiellement son âme et permettant à sa fée de devenir une fée-nexus protectrice de ce lieu.

<strong>La seule chose que je regrette, c'est qu'on approfondisse pas la vision du côté des Anonymes.</strong> Même si leurs rôles consistent justement à se noyer dans l'obscurité de Médiane, la ville, le chapitre dans lequel on suit celui qui traque Saule m'a tellement mise en haleine que j'en aurais voulu beaucoup plus. <strong>Je ne serais pas contre un second roman explorant ce monde</strong>, dans lequel on creuserait un peu le destin de ces personnages étranges ! (Vous ne rêvez pas, ceci est bien un message subliminal hautement subtil à l'attention de Mathieu Gaborit.)

<h2>Le grain de sable</h2>

Dans une « lettre » à ses lecteurs, Mathieu Gaborit avoue avoir pour la première fois mis de côté sa pudeur en utilisant ses propres émotions et expériences pour écrire cette histoire.

<h2>Sur le mur</h2>

Les fées de la collection <em>Histoire(s) naturelle(s)</em> de Petra Werlé. Composées de morceaux d'insectes (ailes, carapaces, etc.) et parfois de petites plumes, elles me semblent faire le lien entre les « fées cœur » de Mathieu Gaborit et ces animaux que l'on met dans des serres ou des terrariums pour mieux les étudier, bien que ces créatures sculptées aient l'air bien plus enthousiastes que leurs homologues littéraires.

<img class="aligncenter size-large wp-image-5711" alt="Insecte de Petra Werlé" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/petra-werle-fee-insecte-420x560.jpg" />

On peut en voir plus sur <a href="http://petra.werle.free.fr/oeuvre/index.html">le site de Petra Werlé</a>.

<h2>Gramophone</h2>

Quelques morceaux de la bande originale du <em>13è guerrier</em> (oui, ça date un peu), par Jerry Smith.

<h2>Dans la même veine</h2>

Si vous avez aimé <em>Chronique du soupir</em>, n'hésitez pas à plonger plus avant dans l'univers de Mathieu Gaborit, j'entame moi-même un voyage dans <em><strong>Les Crépusculaires</strong></em>.

<h2>À propos de Mathieu Gaborit</h2>

<strong>Mathieu Gaborit est né en 1972 et a grandi à Paris.</strong> S'il s'ennuie à l'école, il se passionne très vite pour le jeu de rôle. Il participe au magazine Casus Belli, consacré aux différents jeux de rôle et aux cultures de l'imaginaire.

Depuis, il est auteur de scénarios de jeux de rôle, jeux vidéos, et bien sûr de romans fantasy (<em>Les Crépusculaires</em>, <em>Chroniques des Féals</em>) et steampunk (<em>Confession d'un automate mangeur d'opium</em>, avec Fabrice Colin).

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Le Pré aux clercs, 2011, 320 pages</li>
	<li>Éditions France Loisirs, 335 pages</li>
</ul>


<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>La <a href="http://www.lepreauxclercs.com/site/chronique_du_soupir_&amp;100&amp;9782842283940.html">page du livre</a> sur le site des Éditions Le pré aux clercs</li>
	<li><a href="http://www.souffre-jour.com/">Souffre-jour</a>, le site de Mathieu Gaborit</li>
	<li>Une <a href="http://www.elbakin.net/interview/exclusive/Mathieu-Gaborit-nous-parle-des-Chroniques-du-Soupir">interview de l'auteur sur Elbakin</a></li>
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		</item>
		<item>
		<title>Paul Cleave - Nécrologie</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/paul-cleave-necrologie/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/paul-cleave-necrologie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 09:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[cimetières]]></category>
		<category><![CDATA[église]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Cleave]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/paul-cleave-necrologie-206x323.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="paul-cleave-necrologie" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Alors que Théodore Tate, détective privé, ancien flic, exhume un corps dans le cadre d'une enquête sur une mort suspecte,  un glissement de terrain près du lac qui longe le cimetière provoque la remontée à la surface de trois cadavres de plus. Pour ne rien arranger, le défunt dans le cercueil n'est pas celui qui devrait s'y trouver. Le tueur en série surnommé "le boucher de Christchurch" sème des morts et Tate va devoir découvrir si ceux-ci sont aussi les siens, ou si un autre criminel hante la petite ville pas si tranquille de Nouvelle-Zélande.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Des ongles bleus.

C’est à cause d’eux que je suis ici, debout dans le vent froid, tremblant. Les ongles bleus ne m’appartiennent pas, ils sont rattachés à quelqu’un d’autre – un type mort que je n’ai jamais vu. Le soleil de Christchurch qui me brûlait la peau plus tôt dans l’après-midi s’en est allé. C’est le genre de temps changeant auquel je suis habitué. Il y a une heure, je transpirais. Il y a une heure, je voulais prendre ma journée et aller à la plage. Maintenant, je suis content de ne pas l’avoir fait. Mes propres ongles sont probablement en train de virer au bleu, mais je n’ose pas regarder.

Je suis ici à cause d’un type mort. Pas celui qui se trouve dans la tombe devant moi, mais un autre qui est toujours à la morgue. Il a l’air aussi décontracté que possible pour un type qui a été découpé et recousu comme une poupée de chiffon. Décontracté pour un type qui est mort d’un empoisonnement à l’arsenic.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Commencer ce roman dans un cimetière, en pleine exhumation de cadavre, donne le ton. En effet, c'est ce qu'on va retrouver tout au long du livre, du déterrage. De cadavres et de secrets.

<strong>Tout est sombre dans ce roman.</strong> Le personnage principal, Théodore Tate, traîne un passé lourd après un drame personnel qui a changé sa vie. D'abord à demi-mot, et de plus en plus clairement, on comprend que sa famille est détruite. En partie enterrée, en partie hospitalisée. Et le responsable de son malheur a mystérieusement disparu deux ans plus tôt. Ses anciens collègues au commissariat de police le soupçonne de s'être occupé de son cas.

La ville ensuite, <strong>Christchurch elle-même semble être une petite ville tranquille donnant tout droit sur les portes de l'Enfer</strong>. Le Sunnydale de Nouvelle-Zélande, en quelque sorte, qui ferait naître des tueurs en série. Son église, son cimetière et son lac, des lieux publics importants dans la vie d'une communauté -et même son commissariat, pour qui a lu <em>Un employé modèle</em>- apparaissent comme chargés d'énergie néfaste. Regroupés les uns accolés aux autres, ces trois endroits constituent un puissant appel, tellement attractif qu'on y passe la plus grande partie de l'histoire, Tate y revenant inlassablement pour en percer les mystères.

Le roman est pourtant <strong>un thriller tout ce qu'il y a de plus cartésien</strong>, ne versant pas dans le fantastique. Pourtant cet amas de noirceur nous amène à nous demander si Christchurch -avec son nom si symbolique- ne serait pas une ville un brin maléfique.

<strong>Aucun temps mort dans l'action, l'enquête est menée tambours battants</strong> depuis la funeste découverte du début jusqu'au dénouement dont je ne piperai mot ici, mais qui ne dénote pas avec la qualité du reste du roman, par un Tate mis sur la touche par des flics tellement occupés qu'il passe malgré tout entre les mailles du filet, lui même traité comme un criminel alors qu'il tente d'en pourchasser un autrement plus dangereux. <strong>La seule chose un peu pénible chez ce personnage c'est sa façon d'excuser tout ce qu'il fait grâce à son passé douloureux</strong>, comme si on pouvait tout lui passer sous prétexte qu'il a vécu un drame. Si on va par là, nombreux sont les gens qui pourraient tout se permettre.

<strong>La culpabilité, la rédemption, les vies qu'on brise.</strong> Bienvenue à Christchurch.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Nécrologie</em> se déroule parallèlement à <em>Un employé modèle</em>. Ce qui explique que Théodore Tate soit chargé d'exhumer un corps alors qu'il n'appartient plus à la police, celle-ci étant débordée par les cadavres semés par "le boucher".
<h2>Sur le mur</h2>
Une pelle; c'est bien utile, une pelle.
<h2>Gramophone</h2>
La bande originale du film <em>From hell</em>, musique signée Trevor Jones.
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em><strong>Un employé modèle</strong></em>, du même <strong>Paul Cleave</strong>, dont l'histoire se déroule en parallèle de Nécrologie, dans la même ville, Cristchurch.</li>
</ul>
<h2>A propos de Paul Cleave</h2>
Cet auteur de génie (et je pèse mes mots) a toujours su qu'il voulait être écrivain. Il place ses histoires à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, la ville qui l'a vu naître le 10 décembre 1974 et où il réside toujours. Il a pourtant été prêteur sur gages avant de se consacrer à sa passion première. <strong><em>Un employé modèle</em></strong> (<em>The Cleaner</em>, en version original) est son premier roman à être édité. En France, sont ensuite parus <strong><em>Un père idéal</em></strong> (<em>Blood men</em>) et <em><strong>Nécrologie</strong></em> (<em>Cemetary lake</em>). N'ont pas encore été traduits <em><strong>The killing hour</strong></em>, <strong><em>Collecting Cooper</em></strong> et <em><strong>The laughterhouse</strong></em>. Prions que Sonatine nous les mette rapidement entre les pattes.
<h2>Références</h2>
<span style="line-height: 13px;">Sonatine Editions, 2013, 432 pages</span>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;">La <a href="http://www.sonatine-editions.fr/livres/Necrologie.asp" target="_blank">page du livre</a> sur le site de Sonatine</span></li>
	<li>Le <a href="http://www.paulcleave.co.nz/" target="_blank">site de Paul Cleave</a> (en anglais et allemand)</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/paul-cleave-necrologie-206x323.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="paul-cleave-necrologie" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Alors que Théodore Tate, détective privé, ancien flic, exhume un corps dans le cadre d'une enquête sur une mort suspecte,  un glissement de terrain près du lac qui longe le cimetière provoque la remontée à la surface de trois cadavres de plus. Pour ne rien arranger, le défunt dans le cercueil n'est pas celui qui devrait s'y trouver. Le tueur en série surnommé "le boucher de Christchurch" sème des morts et Tate va devoir découvrir si ceux-ci sont aussi les siens, ou si un autre criminel hante la petite ville pas si tranquille de Nouvelle-Zélande.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Des ongles bleus.

C’est à cause d’eux que je suis ici, debout dans le vent froid, tremblant. Les ongles bleus ne m’appartiennent pas, ils sont rattachés à quelqu’un d’autre – un type mort que je n’ai jamais vu. Le soleil de Christchurch qui me brûlait la peau plus tôt dans l’après-midi s’en est allé. C’est le genre de temps changeant auquel je suis habitué. Il y a une heure, je transpirais. Il y a une heure, je voulais prendre ma journée et aller à la plage. Maintenant, je suis content de ne pas l’avoir fait. Mes propres ongles sont probablement en train de virer au bleu, mais je n’ose pas regarder.

Je suis ici à cause d’un type mort. Pas celui qui se trouve dans la tombe devant moi, mais un autre qui est toujours à la morgue. Il a l’air aussi décontracté que possible pour un type qui a été découpé et recousu comme une poupée de chiffon. Décontracté pour un type qui est mort d’un empoisonnement à l’arsenic.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Commencer ce roman dans un cimetière, en pleine exhumation de cadavre, donne le ton. En effet, c'est ce qu'on va retrouver tout au long du livre, du déterrage. De cadavres et de secrets.

<strong>Tout est sombre dans ce roman.</strong> Le personnage principal, Théodore Tate, traîne un passé lourd après un drame personnel qui a changé sa vie. D'abord à demi-mot, et de plus en plus clairement, on comprend que sa famille est détruite. En partie enterrée, en partie hospitalisée. Et le responsable de son malheur a mystérieusement disparu deux ans plus tôt. Ses anciens collègues au commissariat de police le soupçonne de s'être occupé de son cas.

La ville ensuite, <strong>Christchurch elle-même semble être une petite ville tranquille donnant tout droit sur les portes de l'Enfer</strong>. Le Sunnydale de Nouvelle-Zélande, en quelque sorte, qui ferait naître des tueurs en série. Son église, son cimetière et son lac, des lieux publics importants dans la vie d'une communauté -et même son commissariat, pour qui a lu <em>Un employé modèle</em>- apparaissent comme chargés d'énergie néfaste. Regroupés les uns accolés aux autres, ces trois endroits constituent un puissant appel, tellement attractif qu'on y passe la plus grande partie de l'histoire, Tate y revenant inlassablement pour en percer les mystères.

Le roman est pourtant <strong>un thriller tout ce qu'il y a de plus cartésien</strong>, ne versant pas dans le fantastique. Pourtant cet amas de noirceur nous amène à nous demander si Christchurch -avec son nom si symbolique- ne serait pas une ville un brin maléfique.

<strong>Aucun temps mort dans l'action, l'enquête est menée tambours battants</strong> depuis la funeste découverte du début jusqu'au dénouement dont je ne piperai mot ici, mais qui ne dénote pas avec la qualité du reste du roman, par un Tate mis sur la touche par des flics tellement occupés qu'il passe malgré tout entre les mailles du filet, lui même traité comme un criminel alors qu'il tente d'en pourchasser un autrement plus dangereux. <strong>La seule chose un peu pénible chez ce personnage c'est sa façon d'excuser tout ce qu'il fait grâce à son passé douloureux</strong>, comme si on pouvait tout lui passer sous prétexte qu'il a vécu un drame. Si on va par là, nombreux sont les gens qui pourraient tout se permettre.

<strong>La culpabilité, la rédemption, les vies qu'on brise.</strong> Bienvenue à Christchurch.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Nécrologie</em> se déroule parallèlement à <em>Un employé modèle</em>. Ce qui explique que Théodore Tate soit chargé d'exhumer un corps alors qu'il n'appartient plus à la police, celle-ci étant débordée par les cadavres semés par "le boucher".
<h2>Sur le mur</h2>
Une pelle; c'est bien utile, une pelle.
<h2>Gramophone</h2>
La bande originale du film <em>From hell</em>, musique signée Trevor Jones.
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em><strong>Un employé modèle</strong></em>, du même <strong>Paul Cleave</strong>, dont l'histoire se déroule en parallèle de Nécrologie, dans la même ville, Cristchurch.</li>
</ul>
<h2>A propos de Paul Cleave</h2>
Cet auteur de génie (et je pèse mes mots) a toujours su qu'il voulait être écrivain. Il place ses histoires à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, la ville qui l'a vu naître le 10 décembre 1974 et où il réside toujours. Il a pourtant été prêteur sur gages avant de se consacrer à sa passion première. <strong><em>Un employé modèle</em></strong> (<em>The Cleaner</em>, en version original) est son premier roman à être édité. En France, sont ensuite parus <strong><em>Un père idéal</em></strong> (<em>Blood men</em>) et <em><strong>Nécrologie</strong></em> (<em>Cemetary lake</em>). N'ont pas encore été traduits <em><strong>The killing hour</strong></em>, <strong><em>Collecting Cooper</em></strong> et <em><strong>The laughterhouse</strong></em>. Prions que Sonatine nous les mette rapidement entre les pattes.
<h2>Références</h2>
<span style="line-height: 13px;">Sonatine Editions, 2013, 432 pages</span>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;">La <a href="http://www.sonatine-editions.fr/livres/Necrologie.asp" target="_blank">page du livre</a> sur le site de Sonatine</span></li>
	<li>Le <a href="http://www.paulcleave.co.nz/" target="_blank">site de Paul Cleave</a> (en anglais et allemand)</li>
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		</item>
		<item>
		<title>Dan Hillier - Bizarreries victoriennes</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/dan-hillier-bizarreries-victoriennes/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/dan-hillier-bizarreries-victoriennes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 13:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[dan hillier]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/dan-hillier-forest-206x273.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="&quot;Forest&quot; de Dan Hillier" /></div><div><strong>D’étranges créatures hantent l’univers de Dan Hillier</strong>. Issues de l’ère victorienne, elle apparaissent détournées sous la plume et les collages de l’artiste londonien. Femme au corps de poulpe, gentleman à tête d’oiseau, crânes étrangement décorés, parures de plumes…

<strong>Des chimères victoriennes</strong> nées d’une inspiration soufflée d’un vieux livre ou d’une plume chargée d’une encre pleine de rêves…

Né à Oxford en 1973, Dan Hillier étudie l’illustration et les arts graphiques à Cambridge. Depuis 2006, l’artiste vend et expose ses œuvres. En voici une petite sélection noir et blanc...

[gallery columns="1" ids="5646,5643,5647,5641,5649,5645,5648,5650"]
<h2>En savoir plus sur Dan Hillier</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.danhillier.com/ " target="_blank">Son site</a> et <a href="https://www.facebook.com/pages/Dan-Hillier/344019966163 " target="_blank">son Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.inhabitonline.co.uk/2011/03/dan-hillier-illustration-interview/" target="_blank">Une interview de 2011 sur Inhabit</a> (en anglais)</li>
</ul></div>]]></description>
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<strong>Des chimères victoriennes</strong> nées d’une inspiration soufflée d’un vieux livre ou d’une plume chargée d’une encre pleine de rêves…

Né à Oxford en 1973, Dan Hillier étudie l’illustration et les arts graphiques à Cambridge. Depuis 2006, l’artiste vend et expose ses œuvres. En voici une petite sélection noir et blanc...

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<h2>En savoir plus sur Dan Hillier</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.danhillier.com/ " target="_blank">Son site</a> et <a href="https://www.facebook.com/pages/Dan-Hillier/344019966163 " target="_blank">son Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.inhabitonline.co.uk/2011/03/dan-hillier-illustration-interview/" target="_blank">Une interview de 2011 sur Inhabit</a> (en anglais)</li>
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		</item>
		<item>
		<title>Bonin &amp; Seiter - Fog</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bonin-seiter-fog/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bonin-seiter-fog/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 09:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Cyril Bonin]]></category>
		<category><![CDATA[londres]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Seiter]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=5276</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-206x279.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="bonin-seiter-fog" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Des enquêtes dans le Londres victorien sont menées par l'inspecteur Andrew Molton du Yard, épaulé dans sa tâche par le journaliste Ruppert Graves et Mary Launceston, une archéologue. Mystères et machinations sont au rendez-vous, laissant planer le doute sur l'éventualité que des forces occultes soient en jeu.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5281#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5281" title="bonin-seiter-fog-scan" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-scan-420x623.jpg" /></a>
<h2>Avis personnel</h2>
Si j'ai lu ça et là sur le net que certains lecteurs avaient apprécié la première histoire (c'est-à-dire les deux premiers tomes, donc la moitié de la première intégrale) puis avaient vu l'oeuvre s'essouffler, reprochant aux auteurs d'avoir surfer sans grand enthousiasme sur la vague du succès, je dois bien admettre n'avoir pas eu ce problème. <strong>J'ai été prise dans l'intrigue du début à la fin. Je retrouve le talent de scénariste de Seiter</strong> que j'avais découvert dans <em>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</em>, <strong>ses intrigues ayant plusieurs points de départ et s'imbriquant les unes dans les autres.</strong>

Il est vrai que la première histoire, c'est-à-dire les deux premiers tomes, <em>Le Tumulus</em> et <em>Le Destin de Jane</em>, est <strong>particulièrement bien ficelée</strong>. Elle réussit à présenter les personnages tout en développant une <strong>trame pleine de surprises et de rebondissements</strong>. <strong>Les personnages sont charismatiques grâce à un dessin étonnant</strong>: les visages sont longs, les mâchoires carrées, les nez imposants. On est<strong> loin des physiques stéréotypés</strong>, visages gracieux, lèvres pleines, nez inexistants et yeux de biche. Un célèbre archéologue expose le trésor qu'il a ramené d'une expédition, des meurtres sont commis, les victimes ne semblent avoir aucun point commun, des vikings vengeurs revendiquent les crimes, et on croise même un certain... Lewis Carroll.

<em>Le mangeur d'âmes</em> et <em>Les sables du temps</em> composent la seconde histoire, dans laquelle Molton fait appel à Graves, qu'il connaît mieux désormais, afin d'enquêter officieusement dans un milieu où le Yard n'a pas sa place. <strong>Spiritisme et aliénation forment les débuts d'une affaire aux abords plus étrange</strong> que la première.

Nous sommes ensuite entraînés à travers l'Ecosse pour une <strong>énigme touchant à l'amnésie</strong>. Highlanders, dirigeables et disparitions sont mis à l'honneur dans <em>La mémoire volée</em> et <em>Remember</em>.

La deuxième intégrale se termine avec <strong>une enquête très prenante, dans laquelle tout le monde est mis à mal</strong>. Le yard fait face à la pègre qui assoit sa domination sur la ville de Londres. Des policiers sont piégés, des témoins menacés. De mystérieux marchands interfèrent dans l'exposition archéologique que met en place Mary alors qu'un éditeur américain propose à Ruppert d'acheter les droits de son premier roman pour les Etats-Unis. On en découvre un peu plus sur la famille de l'inspecteur, l'enfance du journaliste et Mary fait preuve d'une indépendance épatante pour une femme de son époque. <strong><em>Wintertime</em> et <em>Au nom du fils</em> clôturent donc en beauté ces deux tomes</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Le scénario de <em>Fog</em> se plaçait au départ dans le New York contemporain, Roger Seiter l'a adapté au Londres victorien pour Cyril Bonin, qui a de grandes affinités avec ce combo lieu/période.
<h2>Sur le mur</h2>
[caption id="attachment_5495" align="aligncenter" width="420"]<a href="http://jukov7.deviantart.com/art/London-68210512"><img class="size-large wp-image-5495" alt="London, photographie de jukov7 sur deviantart.com" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jukov7-London-420x264.jpg" width="420" height="264" /></a> London, photographie de jukov7 sur deviantart.com[/caption]
<h2>Gramophone</h2>
Le générique des <em>Experts</em>, version XIXè...
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em> <strong>Jack</strong></em><strong> <em>l’Éventreur</em></strong>, bande dessinée<em> </em>de Poupard et Debois, aux Editions Soleil.</li>
	<li>La série <em><strong>Holmes</strong></em>, bande dessinée de Cecil et Brunshwig, aux Editions Futuropolis.</li>
	<li><em><strong>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</strong></em>, bande dessinée de Thouard et Seiter, aux Editions Casterman.</li>
</ul>
<h2>A propos de Bonin &amp; Seiter</h2>
<strong>Cyril Bonin, le dessinateur</strong>, est un fabuleux Bourgogne de 1969 qui s'améliore avec le temps. Tout petiot, déjà ses bandes dessinées. Un peu plus grand, les Beaux-Arts de Mâcon, les Arts-Déco de Strasbourg et un DESS en image de synthèse. Depuis les premiers albums de <em>Fog</em>, il a illustré les séries <strong><em>Quintett</em></strong> (éditions Dupuis) et <em><strong>Quand souffle le vent</strong> </em>(éditions Dargaud), ainsi que l'adaptation de <strong><em>La belle image</em></strong>, roman fantastique de Marcel Aymé (éditions Futuropolis). Et puis tout seul de ses petits mains, il illustre et scénarise <strong><em>Chambre obscure</em></strong> (éditions Dargaud) et <strong><em>L'homme qui n'existait pas</em></strong> (éditions Futuropolis).

<strong>Roger Seiter, le scénariste</strong>, né en 1955 en Alsace, historien de formation, spécialisé dans l'Histoire ancienne et médiévale. En plus de Fog, il a travaillé sur les séries <strong><em>Venise</em><em> hantée</em></strong>  et <strong><em>Les fantômes du passé </em></strong>(éditions Emmanuel Proust), <em><strong>Special Branch</strong></em> (éditions Glénat), <strong><em>H.M.S.</em></strong>, <strong><em>Mysteries</em></strong>, <strong><em>Wild River</em></strong>,<em></em><strong><em> Dies Irae</em></strong> (toutes aux éditions Casterman) ainsi que sur des one shot tels que <em><strong>Le Policier qui rit</strong></em>, adaptation du polar suédois du même nom,  <strong><em>Après un si longue hiver</em></strong> (éditions Do Bentziger), <strong><em>Un été en enfer</em></strong> (éditions du Signe).
<h2>Références</h2>
Editions Casterman, Collection Haute densité, deux tomes de 256 et 224 pages, comprenant les titres:
<ul>
	<li><em>Le Tumulus</em></li>
	<li><em>Le destin de Jane</em></li>
	<li><em>Le mangeur d'Âme</em></li>
	<li><em>Les sables du temps</em></li>
	<li><em>La mémoire volée</em></li>
	<li><em>Remember</em></li>
	<li><em>Wintertime</em></li>
	<li><em>Au nom du fils</em></li>
</ul>
Chaque tome regroupe quatre titres.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://bd.casterman.com/" target="_blank">site des bandes dessinées</a> de Casterman</li>
	<li>Le <a href="http://www.gfweb.org/fog/" target="_blank">site officiel</a> de Cyril Bonin</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-206x279.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="bonin-seiter-fog" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Des enquêtes dans le Londres victorien sont menées par l'inspecteur Andrew Molton du Yard, épaulé dans sa tâche par le journaliste Ruppert Graves et Mary Launceston, une archéologue. Mystères et machinations sont au rendez-vous, laissant planer le doute sur l'éventualité que des forces occultes soient en jeu.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5281#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5281" title="bonin-seiter-fog-scan" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-scan-420x623.jpg" /></a>
<h2>Avis personnel</h2>
Si j'ai lu ça et là sur le net que certains lecteurs avaient apprécié la première histoire (c'est-à-dire les deux premiers tomes, donc la moitié de la première intégrale) puis avaient vu l'oeuvre s'essouffler, reprochant aux auteurs d'avoir surfer sans grand enthousiasme sur la vague du succès, je dois bien admettre n'avoir pas eu ce problème. <strong>J'ai été prise dans l'intrigue du début à la fin. Je retrouve le talent de scénariste de Seiter</strong> que j'avais découvert dans <em>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</em>, <strong>ses intrigues ayant plusieurs points de départ et s'imbriquant les unes dans les autres.</strong>

Il est vrai que la première histoire, c'est-à-dire les deux premiers tomes, <em>Le Tumulus</em> et <em>Le Destin de Jane</em>, est <strong>particulièrement bien ficelée</strong>. Elle réussit à présenter les personnages tout en développant une <strong>trame pleine de surprises et de rebondissements</strong>. <strong>Les personnages sont charismatiques grâce à un dessin étonnant</strong>: les visages sont longs, les mâchoires carrées, les nez imposants. On est<strong> loin des physiques stéréotypés</strong>, visages gracieux, lèvres pleines, nez inexistants et yeux de biche. Un célèbre archéologue expose le trésor qu'il a ramené d'une expédition, des meurtres sont commis, les victimes ne semblent avoir aucun point commun, des vikings vengeurs revendiquent les crimes, et on croise même un certain... Lewis Carroll.

<em>Le mangeur d'âmes</em> et <em>Les sables du temps</em> composent la seconde histoire, dans laquelle Molton fait appel à Graves, qu'il connaît mieux désormais, afin d'enquêter officieusement dans un milieu où le Yard n'a pas sa place. <strong>Spiritisme et aliénation forment les débuts d'une affaire aux abords plus étrange</strong> que la première.

Nous sommes ensuite entraînés à travers l'Ecosse pour une <strong>énigme touchant à l'amnésie</strong>. Highlanders, dirigeables et disparitions sont mis à l'honneur dans <em>La mémoire volée</em> et <em>Remember</em>.

La deuxième intégrale se termine avec <strong>une enquête très prenante, dans laquelle tout le monde est mis à mal</strong>. Le yard fait face à la pègre qui assoit sa domination sur la ville de Londres. Des policiers sont piégés, des témoins menacés. De mystérieux marchands interfèrent dans l'exposition archéologique que met en place Mary alors qu'un éditeur américain propose à Ruppert d'acheter les droits de son premier roman pour les Etats-Unis. On en découvre un peu plus sur la famille de l'inspecteur, l'enfance du journaliste et Mary fait preuve d'une indépendance épatante pour une femme de son époque. <strong><em>Wintertime</em> et <em>Au nom du fils</em> clôturent donc en beauté ces deux tomes</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Le scénario de <em>Fog</em> se plaçait au départ dans le New York contemporain, Roger Seiter l'a adapté au Londres victorien pour Cyril Bonin, qui a de grandes affinités avec ce combo lieu/période.
<h2>Sur le mur</h2>
[caption id="attachment_5495" align="aligncenter" width="420"]<a href="http://jukov7.deviantart.com/art/London-68210512"><img class="size-large wp-image-5495" alt="London, photographie de jukov7 sur deviantart.com" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jukov7-London-420x264.jpg" width="420" height="264" /></a> London, photographie de jukov7 sur deviantart.com[/caption]
<h2>Gramophone</h2>
Le générique des <em>Experts</em>, version XIXè...
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em> <strong>Jack</strong></em><strong> <em>l’Éventreur</em></strong>, bande dessinée<em> </em>de Poupard et Debois, aux Editions Soleil.</li>
	<li>La série <em><strong>Holmes</strong></em>, bande dessinée de Cecil et Brunshwig, aux Editions Futuropolis.</li>
	<li><em><strong>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</strong></em>, bande dessinée de Thouard et Seiter, aux Editions Casterman.</li>
</ul>
<h2>A propos de Bonin &amp; Seiter</h2>
<strong>Cyril Bonin, le dessinateur</strong>, est un fabuleux Bourgogne de 1969 qui s'améliore avec le temps. Tout petiot, déjà ses bandes dessinées. Un peu plus grand, les Beaux-Arts de Mâcon, les Arts-Déco de Strasbourg et un DESS en image de synthèse. Depuis les premiers albums de <em>Fog</em>, il a illustré les séries <strong><em>Quintett</em></strong> (éditions Dupuis) et <em><strong>Quand souffle le vent</strong> </em>(éditions Dargaud), ainsi que l'adaptation de <strong><em>La belle image</em></strong>, roman fantastique de Marcel Aymé (éditions Futuropolis). Et puis tout seul de ses petits mains, il illustre et scénarise <strong><em>Chambre obscure</em></strong> (éditions Dargaud) et <strong><em>L'homme qui n'existait pas</em></strong> (éditions Futuropolis).

<strong>Roger Seiter, le scénariste</strong>, né en 1955 en Alsace, historien de formation, spécialisé dans l'Histoire ancienne et médiévale. En plus de Fog, il a travaillé sur les séries <strong><em>Venise</em><em> hantée</em></strong>  et <strong><em>Les fantômes du passé </em></strong>(éditions Emmanuel Proust), <em><strong>Special Branch</strong></em> (éditions Glénat), <strong><em>H.M.S.</em></strong>, <strong><em>Mysteries</em></strong>, <strong><em>Wild River</em></strong>,<em></em><strong><em> Dies Irae</em></strong> (toutes aux éditions Casterman) ainsi que sur des one shot tels que <em><strong>Le Policier qui rit</strong></em>, adaptation du polar suédois du même nom,  <strong><em>Après un si longue hiver</em></strong> (éditions Do Bentziger), <strong><em>Un été en enfer</em></strong> (éditions du Signe).
<h2>Références</h2>
Editions Casterman, Collection Haute densité, deux tomes de 256 et 224 pages, comprenant les titres:
<ul>
	<li><em>Le Tumulus</em></li>
	<li><em>Le destin de Jane</em></li>
	<li><em>Le mangeur d'Âme</em></li>
	<li><em>Les sables du temps</em></li>
	<li><em>La mémoire volée</em></li>
	<li><em>Remember</em></li>
	<li><em>Wintertime</em></li>
	<li><em>Au nom du fils</em></li>
</ul>
Chaque tome regroupe quatre titres.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://bd.casterman.com/" target="_blank">site des bandes dessinées</a> de Casterman</li>
	<li>Le <a href="http://www.gfweb.org/fog/" target="_blank">site officiel</a> de Cyril Bonin</li>
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		</item>
		<item>
		<title>Maïc Batmane - Monstres</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/maic-batmane-monstres/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/maic-batmane-monstres/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 12:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Qimen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[autoproduction]]></category>
		<category><![CDATA[chimères]]></category>
		<category><![CDATA[graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[monstres]]></category>
		<category><![CDATA[sérigraphie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/maic-batmane_zibre_couleur-206x291.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Le Zibre mauve de Maïc Batmane" /></div><div>La première fois que j'ai rencontré les œuvres de <strong>Maïc Batmane</strong>, c'était en cherchant sur internet une illustration de "lapin-canard", pour épater une amie. Une curieuse bestiole apparut dans les résultats, hybride répondant au nom de "Lapinard". Son œil rond, son air gauche et défiant, son style qui me rappelait les dessins animés tirés des contes de Béatrix Potter des années 1990... tout m'attirait.

En un clic, je suis entrée dans <strong><a title="La galerie des Monstres de Maïc Batmane" href="http://marieplanques.fr/wordpress/category/monstres">la galerie des <em>Monstres</em></a> de Maïc Batmane</strong>, qui, depuis son enfance, a "toujours bien aimé les monstres". Cette série est à part dans son portfolio ; elle est en effet, non seulement la plus fournie, mais surtout la plus ancienne parmi celles accessibles aujourd'hui sur les différentes plateformes d'exposition que le web met à disposition des artistes : <a title="Site internet de Maïc Batmane" href="http://maicbatmane.fr/">site internet</a>, <a title="Tumbrl de Maïc Batmane" href="http://marieplanques.tumblr.com/">tumblr</a>, <a title="Page Facebook de Maïc Batmane" href="https://fr-fr.facebook.com/maic.batmane.serigraphe">facebook</a>… Elle représente aussi un moment de rupture dans le parcours artistique de Maïc Batmane - qui <strong>ne se définit pas comme « artiste » mais comme <em>graphiste</em> </strong>: ses créations ne sont pas des entités figées sur un état d'aboutissement supposé, ce sont des collages, <strong>des montages qui s'adaptent à leur support, au médium et au contexte de leur exposition</strong>.

<strong>À la fois variations zoologiques et variations graphiques, les Monstres sont aussi des hybrides du point de vue des matériaux et des outils utilisés.</strong> Maïc Batmane, suite à plusieurs années de formation-formatage aux Arts-Déco, en a eu assez des démarches conceptuelles alambiquées, et a décidé de se faire plaisir. Du papier, des ciseaux, de la colle et du scotch, une photocopieuse et une banque d'images de plus en plus variées – l'ordinateur n'intervenant qu'en dernier. Ses monstres peuvent ainsi être vus seuls ou mis en scène, sous forme de dessins en noir et blanc ou de sérigraphies en couleur, de graphzines ou de collages urbains (car les monstres ont vocation à envahir le monde).

Ses sources nichent dans les livres de biologie et d'histoire naturelle, les catalogues d'exposition ou encore les manuels de médecine, de toutes époques. <strong>Étrangement, peu d'hybrides comportent des parties humaines</strong>, et sont à présent enfouis dans les archives des galeries web. Ce sont pourtant les collages qui accomplissent le mieux <strong>le sens de toutes ces chimères : créer un continuum entre les espèces</strong>, mettre au monde des êtres qui brisent les étiquettes des illustrations savantes dont leurs parties sont issues. C'est pourquoi <strong>il ne s'agit pas tant d'œuvres que de <em>personnages</em></strong>, un puzzle organique où l'on peut chercher quelle partie en complète ironiquement une autre, comme le Lapion, véritable roi du monde, le Fennecouillu, ou encore l'Antigrelope, mi-proie, mi-chasseur.

Les chimères de tous poils et de toutes plumes, et même de toutes écailles, sont rassemblées dans deux graphzines, et sont régulièrement exposées dans les salons de fanzines, les salons de tatouage et des bars de la capitale. Après l'exposition "Unstraight Rude Girl" cet hiver, la prochaine est une exposition collective intitulée "Bondieuseries", au salon Fatalitas de Montreuil et fin mai le festival de DIY et de fanzines <a title="Festival Bambamzines" href="http://bambamzines.wordpress.com">Bambamzines</a>.

[gallery columns="1" ids="5665,5678,5666,5667,5670,5669,5672,5673,5674,5676,5675,5677"]

&nbsp;

&nbsp;</div>]]></description>
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En un clic, je suis entrée dans <strong><a title="La galerie des Monstres de Maïc Batmane" href="http://marieplanques.fr/wordpress/category/monstres">la galerie des <em>Monstres</em></a> de Maïc Batmane</strong>, qui, depuis son enfance, a "toujours bien aimé les monstres". Cette série est à part dans son portfolio ; elle est en effet, non seulement la plus fournie, mais surtout la plus ancienne parmi celles accessibles aujourd'hui sur les différentes plateformes d'exposition que le web met à disposition des artistes : <a title="Site internet de Maïc Batmane" href="http://maicbatmane.fr/">site internet</a>, <a title="Tumbrl de Maïc Batmane" href="http://marieplanques.tumblr.com/">tumblr</a>, <a title="Page Facebook de Maïc Batmane" href="https://fr-fr.facebook.com/maic.batmane.serigraphe">facebook</a>… Elle représente aussi un moment de rupture dans le parcours artistique de Maïc Batmane - qui <strong>ne se définit pas comme « artiste » mais comme <em>graphiste</em> </strong>: ses créations ne sont pas des entités figées sur un état d'aboutissement supposé, ce sont des collages, <strong>des montages qui s'adaptent à leur support, au médium et au contexte de leur exposition</strong>.

<strong>À la fois variations zoologiques et variations graphiques, les Monstres sont aussi des hybrides du point de vue des matériaux et des outils utilisés.</strong> Maïc Batmane, suite à plusieurs années de formation-formatage aux Arts-Déco, en a eu assez des démarches conceptuelles alambiquées, et a décidé de se faire plaisir. Du papier, des ciseaux, de la colle et du scotch, une photocopieuse et une banque d'images de plus en plus variées – l'ordinateur n'intervenant qu'en dernier. Ses monstres peuvent ainsi être vus seuls ou mis en scène, sous forme de dessins en noir et blanc ou de sérigraphies en couleur, de graphzines ou de collages urbains (car les monstres ont vocation à envahir le monde).

Ses sources nichent dans les livres de biologie et d'histoire naturelle, les catalogues d'exposition ou encore les manuels de médecine, de toutes époques. <strong>Étrangement, peu d'hybrides comportent des parties humaines</strong>, et sont à présent enfouis dans les archives des galeries web. Ce sont pourtant les collages qui accomplissent le mieux <strong>le sens de toutes ces chimères : créer un continuum entre les espèces</strong>, mettre au monde des êtres qui brisent les étiquettes des illustrations savantes dont leurs parties sont issues. C'est pourquoi <strong>il ne s'agit pas tant d'œuvres que de <em>personnages</em></strong>, un puzzle organique où l'on peut chercher quelle partie en complète ironiquement une autre, comme le Lapion, véritable roi du monde, le Fennecouillu, ou encore l'Antigrelope, mi-proie, mi-chasseur.

Les chimères de tous poils et de toutes plumes, et même de toutes écailles, sont rassemblées dans deux graphzines, et sont régulièrement exposées dans les salons de fanzines, les salons de tatouage et des bars de la capitale. Après l'exposition "Unstraight Rude Girl" cet hiver, la prochaine est une exposition collective intitulée "Bondieuseries", au salon Fatalitas de Montreuil et fin mai le festival de DIY et de fanzines <a title="Festival Bambamzines" href="http://bambamzines.wordpress.com">Bambamzines</a>.

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		<title>Vie artificielle</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/dark-inspiration/vie-artificielle/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 12:14:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
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		<category><![CDATA[bougies]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[inspiration]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/20130410_exlibris-206x286.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ex-libris" /></div><div>Dans mon monde, dans ma bulle, sur mon île, au loin, quelque part, sur une autre planète, en moi-même, en dedans, rien qu'à moi, tout pour moi, je conserve et j'avance.

J'ai choisi, c'est mon choix et je ne regrette pas. Je ne me retourne pas, ne regrette pas (ou presque), j'essaie d'aller au-delà en jetant des petits cailloux qui ricochent le long de ma route.

Dans ma vie artificielle, tout est roulé en boule, consommé si envie, rejeté si besoin. Pas besoin de me justifier d'avoir quitté cet univers survolté, déchiré, qui annihile le peu de confiance que j'accordais à l'humain.

Oui, non, peut-être, je ne sais pas, j'ai pas envie, on verra plus tard, là j'ai rendez-vous avec moi-même dans mon paradis. Mon chez moi, mon cocon, mon lit, mon repère, mon mystère, un après-midi loin de l'enfer.

Moi et moi loin de l'amertume, juste bien, voilà. Histoire d'une lune blanche qui rencontre sa lune noire.

[gallery ids="5692,5688,5696,5691,5697,5694,5693,5695,5698,5705,5701,5702,5699,5704,5703"]</div>]]></description>
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J'ai choisi, c'est mon choix et je ne regrette pas. Je ne me retourne pas, ne regrette pas (ou presque), j'essaie d'aller au-delà en jetant des petits cailloux qui ricochent le long de ma route.

Dans ma vie artificielle, tout est roulé en boule, consommé si envie, rejeté si besoin. Pas besoin de me justifier d'avoir quitté cet univers survolté, déchiré, qui annihile le peu de confiance que j'accordais à l'humain.

Oui, non, peut-être, je ne sais pas, j'ai pas envie, on verra plus tard, là j'ai rendez-vous avec moi-même dans mon paradis. Mon chez moi, mon cocon, mon lit, mon repère, mon mystère, un après-midi loin de l'enfer.

Moi et moi loin de l'amertume, juste bien, voilà. Histoire d'une lune blanche qui rencontre sa lune noire.

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		<title>Ladyhawke - Anxiety</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/ladyhawke-anxiety/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 09:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[grunge]]></category>
		<category><![CDATA[indie]]></category>
		<category><![CDATA[Ladyhawke]]></category>
		<category><![CDATA[new wave]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=5361</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/ladyhawke_anxiety-206x207.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette d&#039;Anxiety de Ladyhawke" /></div><div><strong>Ladyhawke</strong>, pour beaucoup, c'est <a href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/richard-donner-ladyhawke/" target="_blank">le titre d'un film</a>. Mais c'est aussi le pseudonyme (en hommage au dit-film) de Philippa Brown, une néo-zélandaise à la musique pleine d'énergie. Ladyhawke - la chanteuse, donc - a connu une enfance marquée par des problèmes médicaux et a été diagnostiquée récemment comme atteinte légèrement du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme). On peut comprendre, donc, le titre de l'album.

<em>Anxiety</em> est son second album, le premier ayant été assez bien accueilli - <a href="http://peachesrocks.com/" target="_blank">Peaches</a> a d'ailleurs remixé l'un des titres de ce premier opus. Dans <em>Anxiety</em>, on retrouve la patte pétillante de Philippa Brown, bourrée d'énergie, avec <strong>ce rock où se retrouvent les influences tant du grunge que du <em>new wave</em></strong>. Le titre de l'album fait référence à l'état d'angoisse dans lequel se trouvait la chanteuse pendant l'enregistrement, l'album ayant été écrit et produit alors qu'elle sortait très fatiguée des tournées réalisées à l'issue du premier album.

D'ailleurs, dans <em>Anxiety</em>, si les paroles témoignent d'angoisses, d'<strong>états d'âme mélancoliques</strong>, tristes ou coléreux, les mélodies, elles, sont emplies d'<strong>un punch incroyable</strong>. Ainsi de <em>Girl like Me</em>, où une femme surprend son petit ami en train de danser dans les bras d'une autre qui lui ressemble, le tout sur une rythmique qui donne furieusement envie de se déhancher. Il y a <em>Vaccine,</em> où elle tente de rejeter ses angoisses de la nuit en se plongeant dans ses rêves et en se confiant à son compagnon. Et que dire de <em>The Quick and the Dead</em>, qui évoque la folie d'une personne autant que l'arrivée d'un zombie avide de chair fraîche ? Et toujours, <strong>ces guitares pleines d'ardeur</strong>, ces percussions entraînantes, ces synthés qui aspirent et vous font vous lever de votre siège avant même que vous vous en rendiez compte.

Écouter <em>Anxiety</em> revient à<strong> teinter de couleurs flashy son spleen</strong>, à écarter ses idées noires par une infusion d'énergie - ou à danser avec, c'est selon. Écouter Ladyhawke, c'est se retrouver infusé d'une pêche d'enfer tout en retrouvant, dans ses chansons, les angoisses, les peurs et les rancoeurs qui nous hantent. En un mot, <em>Anxiety</em> est <strong>un album jubilatoire</strong>.
<h2>Regarder le clip de Blue Eyes</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=p1Pucpi8cvo[/youtube]
<blockquote><em>Leave behind all the mess that you’ve made
And never ever do it again
Balance out all the love that you saved
You will need it to the bitter end</em></blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
L'artwork est réalisé par<a href="http://sarahlarnach.blogspot.fr/" target="_blank"> Sarah Larnach</a>, une artiste néo-zélandaise avec laquelle Ladyhawke avait déjà travaillé pour son opus précédent ainsi que pour le clip du titre <a href="http://www.youtube.com/watch?v=X_bFO1SNRZg"><em>My delirium</em></a> (issu du premier album).
<h2>En savoir plus sur Ladyhawke</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ladyhawkemusic.com/" target="_blank">Son site</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/ladyhawke_anxiety-206x207.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette d&#039;Anxiety de Ladyhawke" /></div><div><strong>Ladyhawke</strong>, pour beaucoup, c'est <a href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/richard-donner-ladyhawke/" target="_blank">le titre d'un film</a>. Mais c'est aussi le pseudonyme (en hommage au dit-film) de Philippa Brown, une néo-zélandaise à la musique pleine d'énergie. Ladyhawke - la chanteuse, donc - a connu une enfance marquée par des problèmes médicaux et a été diagnostiquée récemment comme atteinte légèrement du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme). On peut comprendre, donc, le titre de l'album.

<em>Anxiety</em> est son second album, le premier ayant été assez bien accueilli - <a href="http://peachesrocks.com/" target="_blank">Peaches</a> a d'ailleurs remixé l'un des titres de ce premier opus. Dans <em>Anxiety</em>, on retrouve la patte pétillante de Philippa Brown, bourrée d'énergie, avec <strong>ce rock où se retrouvent les influences tant du grunge que du <em>new wave</em></strong>. Le titre de l'album fait référence à l'état d'angoisse dans lequel se trouvait la chanteuse pendant l'enregistrement, l'album ayant été écrit et produit alors qu'elle sortait très fatiguée des tournées réalisées à l'issue du premier album.

D'ailleurs, dans <em>Anxiety</em>, si les paroles témoignent d'angoisses, d'<strong>états d'âme mélancoliques</strong>, tristes ou coléreux, les mélodies, elles, sont emplies d'<strong>un punch incroyable</strong>. Ainsi de <em>Girl like Me</em>, où une femme surprend son petit ami en train de danser dans les bras d'une autre qui lui ressemble, le tout sur une rythmique qui donne furieusement envie de se déhancher. Il y a <em>Vaccine,</em> où elle tente de rejeter ses angoisses de la nuit en se plongeant dans ses rêves et en se confiant à son compagnon. Et que dire de <em>The Quick and the Dead</em>, qui évoque la folie d'une personne autant que l'arrivée d'un zombie avide de chair fraîche ? Et toujours, <strong>ces guitares pleines d'ardeur</strong>, ces percussions entraînantes, ces synthés qui aspirent et vous font vous lever de votre siège avant même que vous vous en rendiez compte.

Écouter <em>Anxiety</em> revient à<strong> teinter de couleurs flashy son spleen</strong>, à écarter ses idées noires par une infusion d'énergie - ou à danser avec, c'est selon. Écouter Ladyhawke, c'est se retrouver infusé d'une pêche d'enfer tout en retrouvant, dans ses chansons, les angoisses, les peurs et les rancoeurs qui nous hantent. En un mot, <em>Anxiety</em> est <strong>un album jubilatoire</strong>.
<h2>Regarder le clip de Blue Eyes</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=p1Pucpi8cvo[/youtube]
<blockquote><em>Leave behind all the mess that you’ve made
And never ever do it again
Balance out all the love that you saved
You will need it to the bitter end</em></blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
L'artwork est réalisé par<a href="http://sarahlarnach.blogspot.fr/" target="_blank"> Sarah Larnach</a>, une artiste néo-zélandaise avec laquelle Ladyhawke avait déjà travaillé pour son opus précédent ainsi que pour le clip du titre <a href="http://www.youtube.com/watch?v=X_bFO1SNRZg"><em>My delirium</em></a> (issu du premier album).
<h2>En savoir plus sur Ladyhawke</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ladyhawkemusic.com/" target="_blank">Son site</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mélanie Fazi - Trois pépins du&#160;fruit des morts</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/melanie-fazi-trois-pepins-du-fruit-des-morts/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/melanie-fazi-trois-pepins-du-fruit-des-morts/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 12:30:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[mélanie fazi]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
		<category><![CDATA[nestiveqnen]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/trois_pepins_du_fruit_des_morts_melanie_fazi-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de Trois pépins du fruit des morts de Mélanie Fazi" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Annabelle Stavrakis, douze ans, a disparu. Sa mère Maria angoisse à l'idée que le pire ait pu arriver à sa fille unique. Deux semaines plus tard, Annabelle réapparaît. Elle refuse de dire ce qu'il s'est passé. Pire, elle s'isole, ne prend plus ses repas dans la cuisine et semble s'éloigner de tous. Maria se demande ce qu'il est advenu de sa fille pour qu'elle lui devienne aussi étrangère. Mais pour Annabelle, tout a changé. Elle a suivi une femme en qui la fillette, passionnée de mythologie grecque, a reconnu Perséphone. Cette femme l'a emmenée dans un mystérieux jardin et lui a fait goûter trois pépins de grenade. Pour Annabelle, dont l'arrivée de l'adolescence est mal vécue, ce geste est un signe fort. Elle est persuadée que si elle s'affranchit de la nourriture comme du sommeil, elle aussi deviendra comme Perséphone : ni vivante, ni morte, mais immortelle et non soumise aux lois de la vieillesse et de la société. Entre réalité et imagination, la frontière est parfois bien ténue...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>I. Première neige
Il y avait ce gouffre, énorme, dans le quotidien de Maria : deux semaines de la vie d'Annabelle.
Allez comprendre pourquoi, parfois, le temps se dilate au-delà du supportable. Quand on attend chaque soir le retour de sa fille unique, disparue à la sortie du collège. Sans rien qui permette de croire à la fugue plutôt qu'à l'accident, ou pire encore. Quand chaque réveil dans une maison vide lâche tout le poids du monde sur vos épaules, au moment de se souvenir.
Au premier soir de la disparition, enfermée dans sa bulle d'angoisse, Maria avait regardé la neige recouvrir les champs depuis sa fenêtre.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
J'ai d'abord connu les écrits de Mélanie Fazi sous forme courte. Novelliste, et de talent, sa plume m'avait frappée par sa façon d'amener, à petites touches, l'air de rien,<strong> une vague d'émotions qui attendait la fin du récit pour vous frapper comme un raz-de-marée</strong>. Une façon d'écrire dans le genre fantastique qui mêle douceur et poing dans la face - douceur tout le long, et puis vlam ! Sans prévenir, lecteur KO - et ravi, d'être chamboulé ainsi, touché, ému. Avec <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, son premier roman, j'ai retrouvé avec bonheur cette patte.

Si vous n'aimez pas les rythmes lents, les intrigues qui prennent leur temps pour s'installer, inutile d'ouvrir les pages de cet ouvrage. Car dans <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, l'action se déroule à son rythme, lentement, en accord avec la danse mélancolique et ralentie des flocons. <strong>La saison froide étant un symbole clé dans l'histoire</strong>, ce rythme lent se prête parfaitement à plonger le lecteur dans l'ambiance. Pourquoi l'hiver ? C'est durant cette saison qu'Annabelle disparaît. Et, dans le mythe de l'enlèvement de Perséphone par Hadès, c'est son séjour sous terre qui provoque l'hiver, la mère de Perséphone étant désespérée par la disparition de sa fille, mère qui est déesse des moissons. Le rythme des saisons, avec la bascule entre hiver et printemps, est aussi un axe de lecture important, Annabelle entrant comme en germination durant les saisons chaudes, attendant l'hiver, à l'inverse des plantes chéries par sa mère.

On le voit,<strong> la mythologie tient une place importante dans le récit</strong> et pourtant elle n'apparaît pas au premier abord. Les premiers temps, nous sommes dans notre époque, nous suivons une petite fille de notre temps et notre pays. Nous nous inquiétons pour elle, nous paniquons encore plus lorsqu'elle se met à ne plus manger, ne plus dormir. Mais, par petites touches, voici que le mythe s'avance. Et, à un moment du récit, tout bascule.<strong> La frontière est mince entre notre monde et celui des dieux</strong>, plus encore quand une fillette entêtée ne désire que la franchir.

L'émotion est d'autant plus forte qu'à travers ce roman fantastique et mythologie, <strong>Mélanie Fazi évoque avec justesse et beaucoup de délicatesse</strong> ce que peuvent éprouver <strong>les jeunes adolescents qui vivent mal l'entrée dans cet âge difficile</strong>, aussi bien que les difficultés des parents (ici une mère célibataire) face au désarroi et aux changements qui interviennent chez leur enfant. Mélanie Fazi exploite également le mythe de Perséphone sous le même angle <strong>: on peut entendre la voix de la déesse</strong>, ce qu'elle a éprouvé à être enlevée, jeune fille, par Hadès, le dieu des Morts, et qu'il fit d'elle son épouse. Si les grandes lignes de l'histoire sont reprises dans tous les livres de mythologie grecque, bien peu (pour ne pas dire aucun) n'avait à ce point montré ce que pouvait bien ressentir l'héroïne du mythe face à ce qu'elle subissait.

Un roman lent et délicat, et pourtant qui laisse une impression forte, comme le manteau neigeux sur sa peau : léger, doux mais au froid mordant. Si Mélanie Fazi a du talent pour la nouvelle, avec ce premier roman elle prouve qu'elle maîtrise aussi bien la forme longue.
<h2>Le grain de sable</h2>
L'ouvrage a reçu le prix Merlin - prix des lecteurs - en 2002.
<h2>Gramophone</h2>
La chanson <em>Winter</em> de Persephone, dont l'intense mélancolie, le rythme lent et les paroles reflètent à merveille l'atmosphère du roman.
<h2>Sur le mur</h2>
Un flocon de neige et le fruit d'un  grenadier.
<h2>Dans la même veine</h2>
L'adolescence et le mythe s'entremêlent aussi dans la série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/sophie-dabat-chronique-de-changelins-evolution/" target="_blank"><em>Changelings </em>de Sophie Dabat</a> - renommé <em>Le Sang des chimères</em> (le tome sera réédité prochainement en 2013 aux Editions du Riez et suivi peu après du tome 2, inédit). Les affres de l'adolescence et le fantastique sont également présents chez Stephen King, avec <em>Carrie </em>(Le Livre de Poche, 2010)
<h2>À propos de Mélanie Fazi</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5636" alt="Mélanie Fazi © Emmanuel Grandvillain" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain-206x309.jpg" /></a>
Née en 1976 à Dunkerque où elle a vécu une vingtaine d'année, Mélanie Fazi est depuis son enfance une lectrice invétérée. Elle commence à rédiger ses propres textes à l'adolescence. Elle suit des études d'anglais et de traduction, études qui lui permettent d'affiner son style. Elle publie ses deux premières nouvelles la même année, en 2000, dans des anthologies chez Ténèbres. Il s'agit de <em>Ghost Town Blues</em> (réédité au sein du recueil <em>Serpentine</em>) et <em>Le noeud cajun</em> (réédité au sein du recueil <em>Notre Dame aux écailles</em>). En 2002, Mélanie Fazi est embauchée comme traductrice aux éditions Bragelonne. Son premier roman, <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, paraît l'année suivante, puis en 2004 son recueil de nouvelles <em>Serpentine </em>(éditions de L'Oxymore, réédité depuis chez Folio) et un autre roman, <em>Arlis des Forains</em> (Bragelonne). Elle continue de publier régulièrement des nouvelles en anthologies (<em>Miroir de porcelaine </em>dans <em>69</em> aux éditions ActuSf, <em>Le Jardin des silences </em>dans <em></em>la revue <em>Angle-Mort</em> en 2011, <em>Les soeurs de la Tarasque</em> <em></em>dans<em> Reines et Dragons</em> aux éditions Mnémos en 2012...). Mélanie Fazi a reçu plusieurs fois le prix Merlin et le prix Masterton, ainsi que le Grand Prix de l'imaginaire en 2005 pour son recueil <em>Serpentine.</em>
<h2>Références</h2>
<em>Trois pépin du fruit des morts</em>, éditions Nestiveqnen, 2003, 208 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://reves-de-cendre.over-blog.com/">Le blog de Mélanie Fazi
</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/trois_pepins_du_fruit_des_morts_melanie_fazi-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de Trois pépins du fruit des morts de Mélanie Fazi" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Annabelle Stavrakis, douze ans, a disparu. Sa mère Maria angoisse à l'idée que le pire ait pu arriver à sa fille unique. Deux semaines plus tard, Annabelle réapparaît. Elle refuse de dire ce qu'il s'est passé. Pire, elle s'isole, ne prend plus ses repas dans la cuisine et semble s'éloigner de tous. Maria se demande ce qu'il est advenu de sa fille pour qu'elle lui devienne aussi étrangère. Mais pour Annabelle, tout a changé. Elle a suivi une femme en qui la fillette, passionnée de mythologie grecque, a reconnu Perséphone. Cette femme l'a emmenée dans un mystérieux jardin et lui a fait goûter trois pépins de grenade. Pour Annabelle, dont l'arrivée de l'adolescence est mal vécue, ce geste est un signe fort. Elle est persuadée que si elle s'affranchit de la nourriture comme du sommeil, elle aussi deviendra comme Perséphone : ni vivante, ni morte, mais immortelle et non soumise aux lois de la vieillesse et de la société. Entre réalité et imagination, la frontière est parfois bien ténue...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>I. Première neige
Il y avait ce gouffre, énorme, dans le quotidien de Maria : deux semaines de la vie d'Annabelle.
Allez comprendre pourquoi, parfois, le temps se dilate au-delà du supportable. Quand on attend chaque soir le retour de sa fille unique, disparue à la sortie du collège. Sans rien qui permette de croire à la fugue plutôt qu'à l'accident, ou pire encore. Quand chaque réveil dans une maison vide lâche tout le poids du monde sur vos épaules, au moment de se souvenir.
Au premier soir de la disparition, enfermée dans sa bulle d'angoisse, Maria avait regardé la neige recouvrir les champs depuis sa fenêtre.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
J'ai d'abord connu les écrits de Mélanie Fazi sous forme courte. Novelliste, et de talent, sa plume m'avait frappée par sa façon d'amener, à petites touches, l'air de rien,<strong> une vague d'émotions qui attendait la fin du récit pour vous frapper comme un raz-de-marée</strong>. Une façon d'écrire dans le genre fantastique qui mêle douceur et poing dans la face - douceur tout le long, et puis vlam ! Sans prévenir, lecteur KO - et ravi, d'être chamboulé ainsi, touché, ému. Avec <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, son premier roman, j'ai retrouvé avec bonheur cette patte.

Si vous n'aimez pas les rythmes lents, les intrigues qui prennent leur temps pour s'installer, inutile d'ouvrir les pages de cet ouvrage. Car dans <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, l'action se déroule à son rythme, lentement, en accord avec la danse mélancolique et ralentie des flocons. <strong>La saison froide étant un symbole clé dans l'histoire</strong>, ce rythme lent se prête parfaitement à plonger le lecteur dans l'ambiance. Pourquoi l'hiver ? C'est durant cette saison qu'Annabelle disparaît. Et, dans le mythe de l'enlèvement de Perséphone par Hadès, c'est son séjour sous terre qui provoque l'hiver, la mère de Perséphone étant désespérée par la disparition de sa fille, mère qui est déesse des moissons. Le rythme des saisons, avec la bascule entre hiver et printemps, est aussi un axe de lecture important, Annabelle entrant comme en germination durant les saisons chaudes, attendant l'hiver, à l'inverse des plantes chéries par sa mère.

On le voit,<strong> la mythologie tient une place importante dans le récit</strong> et pourtant elle n'apparaît pas au premier abord. Les premiers temps, nous sommes dans notre époque, nous suivons une petite fille de notre temps et notre pays. Nous nous inquiétons pour elle, nous paniquons encore plus lorsqu'elle se met à ne plus manger, ne plus dormir. Mais, par petites touches, voici que le mythe s'avance. Et, à un moment du récit, tout bascule.<strong> La frontière est mince entre notre monde et celui des dieux</strong>, plus encore quand une fillette entêtée ne désire que la franchir.

L'émotion est d'autant plus forte qu'à travers ce roman fantastique et mythologie, <strong>Mélanie Fazi évoque avec justesse et beaucoup de délicatesse</strong> ce que peuvent éprouver <strong>les jeunes adolescents qui vivent mal l'entrée dans cet âge difficile</strong>, aussi bien que les difficultés des parents (ici une mère célibataire) face au désarroi et aux changements qui interviennent chez leur enfant. Mélanie Fazi exploite également le mythe de Perséphone sous le même angle <strong>: on peut entendre la voix de la déesse</strong>, ce qu'elle a éprouvé à être enlevée, jeune fille, par Hadès, le dieu des Morts, et qu'il fit d'elle son épouse. Si les grandes lignes de l'histoire sont reprises dans tous les livres de mythologie grecque, bien peu (pour ne pas dire aucun) n'avait à ce point montré ce que pouvait bien ressentir l'héroïne du mythe face à ce qu'elle subissait.

Un roman lent et délicat, et pourtant qui laisse une impression forte, comme le manteau neigeux sur sa peau : léger, doux mais au froid mordant. Si Mélanie Fazi a du talent pour la nouvelle, avec ce premier roman elle prouve qu'elle maîtrise aussi bien la forme longue.
<h2>Le grain de sable</h2>
L'ouvrage a reçu le prix Merlin - prix des lecteurs - en 2002.
<h2>Gramophone</h2>
La chanson <em>Winter</em> de Persephone, dont l'intense mélancolie, le rythme lent et les paroles reflètent à merveille l'atmosphère du roman.
<h2>Sur le mur</h2>
Un flocon de neige et le fruit d'un  grenadier.
<h2>Dans la même veine</h2>
L'adolescence et le mythe s'entremêlent aussi dans la série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/sophie-dabat-chronique-de-changelins-evolution/" target="_blank"><em>Changelings </em>de Sophie Dabat</a> - renommé <em>Le Sang des chimères</em> (le tome sera réédité prochainement en 2013 aux Editions du Riez et suivi peu après du tome 2, inédit). Les affres de l'adolescence et le fantastique sont également présents chez Stephen King, avec <em>Carrie </em>(Le Livre de Poche, 2010)
<h2>À propos de Mélanie Fazi</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5636" alt="Mélanie Fazi © Emmanuel Grandvillain" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain-206x309.jpg" /></a>
Née en 1976 à Dunkerque où elle a vécu une vingtaine d'année, Mélanie Fazi est depuis son enfance une lectrice invétérée. Elle commence à rédiger ses propres textes à l'adolescence. Elle suit des études d'anglais et de traduction, études qui lui permettent d'affiner son style. Elle publie ses deux premières nouvelles la même année, en 2000, dans des anthologies chez Ténèbres. Il s'agit de <em>Ghost Town Blues</em> (réédité au sein du recueil <em>Serpentine</em>) et <em>Le noeud cajun</em> (réédité au sein du recueil <em>Notre Dame aux écailles</em>). En 2002, Mélanie Fazi est embauchée comme traductrice aux éditions Bragelonne. Son premier roman, <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, paraît l'année suivante, puis en 2004 son recueil de nouvelles <em>Serpentine </em>(éditions de L'Oxymore, réédité depuis chez Folio) et un autre roman, <em>Arlis des Forains</em> (Bragelonne). Elle continue de publier régulièrement des nouvelles en anthologies (<em>Miroir de porcelaine </em>dans <em>69</em> aux éditions ActuSf, <em>Le Jardin des silences </em>dans <em></em>la revue <em>Angle-Mort</em> en 2011, <em>Les soeurs de la Tarasque</em> <em></em>dans<em> Reines et Dragons</em> aux éditions Mnémos en 2012...). Mélanie Fazi a reçu plusieurs fois le prix Merlin et le prix Masterton, ainsi que le Grand Prix de l'imaginaire en 2005 pour son recueil <em>Serpentine.</em>
<h2>Références</h2>
<em>Trois pépin du fruit des morts</em>, éditions Nestiveqnen, 2003, 208 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://reves-de-cendre.over-blog.com/">Le blog de Mélanie Fazi
</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Harry Clarke - Illustration raffinée</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/harry-clarke-illustration-raffinee/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/harry-clarke-illustration-raffinee/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 09:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[harry clarke]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/the-years-at-the-spring_2-206x240.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Détail d&#039;une illustration pour The Year&#039;s at the Spring : an anthology of recent poetry" /></div><div>Né à Dublin en 1889, Harry Clarke est illustrateur et peintre-verrier. Il appartient au mouvement <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arts_%26_Crafts" target="_blank">Arts and Craft</a>, initié par William Morris, et fut grandement influencé par l’Art nouveau. En tant qu'illustrateur, il est souvent comparé à son contemporain Aubrey Beardsley.

Mais l’artiste est avant tout peintre-verrier. <strong>Il créa plus de 160 vitraux</strong>, faisant de lui un des plus célèbres peintres-verriers d'Irlande. Sa lumière inonde la chapelle Honan de l’Université de Cork (Irlande), mais aussi de nombreux autres édifices du Royaume-Uni.

A partir de 1913 il commence à illustrer des livres : Les Contes d’Andersen, d’Edgar Poe, de Charles Perrault, Le Faust de Goethe… <strong>Le tracé raffiné d’Harry Clarke offre des visions précieuses</strong>, enchantées, de ces œuvres. Une multitude d’ornements et de détails remplissent l’espace, donnant vie à un ensemble d’une grande richesse. Le macabre prend alors lui aussi des contours soyeux et se pare de beau.

Si ses illustrations sont souvent monochromes, la couleur peut se substituer au noir et blanc. Alors, la richesse vient davantage des teintes que des tracés qui se font plus sages, moins ambitieux… Harry Clarke meurt en 1931, à 41 ans, de la tuberculose. Il laisse derrière lui <strong>une œuvre immense et d’une grande richesse</strong>. C'est l'illustrateur plutôt que le peintre-verrier qui est ici mis en lumière.

[gallery columns="1" ids="5627,5628,5629,5633,5631,5632,5630,5634"]
<h2>Pour en savoir plus sur Harry Clarke</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.harryclarke.net/" target="_blank">Un site</a> dédié à l’artiste, comprenant une biographie et de nombreux vitraux</li>
	<li><a href="http://www.grandmasgraphics.com/clarke1.php" target="_blank">Quelques illustrations</a> sur Grandma's Graphics</li>
	<li><a href="http://dl.dropbox.com/u/1840812/Camel_Productions/Camel_Productions/HARRY_CLARKE.html" target="_blank">Le DVD</a> Harry Clarke : Darkness In Light (2003)</li>
	<li><a href="http://www.gutenberg.org/browse/authors/c#a33646" target="_blank">Quelques livres en ligne</a> illustrées par Harry Clarke, sur le site Project Gutenberg</li>
</ul>
<h2>À lire</h2>
Pour le plaisir des yeux et des mots :
<ul>
	<li>EA Poe, C. Baudelaire (traduction), H. Clarke (illustrations), <em>Histoires extraordinaires et Nouvelles histoires extraordinaires</em>, Éditions courtes et longues, 2011, 416 pages.</li>
</ul>
Ce beau livre contient de nombreuses illustrations en noir et blanc et en couleur.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/the-years-at-the-spring_2-206x240.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Détail d&#039;une illustration pour The Year&#039;s at the Spring : an anthology of recent poetry" /></div><div>Né à Dublin en 1889, Harry Clarke est illustrateur et peintre-verrier. Il appartient au mouvement <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arts_%26_Crafts" target="_blank">Arts and Craft</a>, initié par William Morris, et fut grandement influencé par l’Art nouveau. En tant qu'illustrateur, il est souvent comparé à son contemporain Aubrey Beardsley.

Mais l’artiste est avant tout peintre-verrier. <strong>Il créa plus de 160 vitraux</strong>, faisant de lui un des plus célèbres peintres-verriers d'Irlande. Sa lumière inonde la chapelle Honan de l’Université de Cork (Irlande), mais aussi de nombreux autres édifices du Royaume-Uni.

A partir de 1913 il commence à illustrer des livres : Les Contes d’Andersen, d’Edgar Poe, de Charles Perrault, Le Faust de Goethe… <strong>Le tracé raffiné d’Harry Clarke offre des visions précieuses</strong>, enchantées, de ces œuvres. Une multitude d’ornements et de détails remplissent l’espace, donnant vie à un ensemble d’une grande richesse. Le macabre prend alors lui aussi des contours soyeux et se pare de beau.

Si ses illustrations sont souvent monochromes, la couleur peut se substituer au noir et blanc. Alors, la richesse vient davantage des teintes que des tracés qui se font plus sages, moins ambitieux… Harry Clarke meurt en 1931, à 41 ans, de la tuberculose. Il laisse derrière lui <strong>une œuvre immense et d’une grande richesse</strong>. C'est l'illustrateur plutôt que le peintre-verrier qui est ici mis en lumière.

[gallery columns="1" ids="5627,5628,5629,5633,5631,5632,5630,5634"]
<h2>Pour en savoir plus sur Harry Clarke</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.harryclarke.net/" target="_blank">Un site</a> dédié à l’artiste, comprenant une biographie et de nombreux vitraux</li>
	<li><a href="http://www.grandmasgraphics.com/clarke1.php" target="_blank">Quelques illustrations</a> sur Grandma's Graphics</li>
	<li><a href="http://dl.dropbox.com/u/1840812/Camel_Productions/Camel_Productions/HARRY_CLARKE.html" target="_blank">Le DVD</a> Harry Clarke : Darkness In Light (2003)</li>
	<li><a href="http://www.gutenberg.org/browse/authors/c#a33646" target="_blank">Quelques livres en ligne</a> illustrées par Harry Clarke, sur le site Project Gutenberg</li>
</ul>
<h2>À lire</h2>
Pour le plaisir des yeux et des mots :
<ul>
	<li>EA Poe, C. Baudelaire (traduction), H. Clarke (illustrations), <em>Histoires extraordinaires et Nouvelles histoires extraordinaires</em>, Éditions courtes et longues, 2011, 416 pages.</li>
</ul>
Ce beau livre contient de nombreuses illustrations en noir et blanc et en couleur.</div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Estelle Faye - Porcelaine</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/estelle-faye-porcelaine/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/estelle-faye-porcelaine/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 12:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Estelle Faye]]></category>
		<category><![CDATA[féerie]]></category>
		<category><![CDATA[tigre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=5545</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/estelle-faye-porcelaine-206x259.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="estelle-faye-porcelaine" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Dans la Chine ancienne</strong>, un village vit de la poterie. En voulant ramener du bois sec à son père, le meilleur potier du village, Xiao Chen grimpe sur la montagne pour atteindre la forêt sortilège, ignorant qu'il provoque ainsi le courroux d'un dieu.

Lorsqu'il se réveille le lendemain avec <strong>une tête de tigre à la place de son visage humain</strong>, les villageois, effrayés, décident de le chasser. 

Commence alors pour Xiao Chen un long périple aux côtés d'une troupe de théâtre ambulant, dans laquelle chacun semble avoir un fardeau étrange à porter, tout comme lui. 

Devenu immortel, il rencontre Li Mei, une jeune tisseuse, mais <strong>une femme-fée malade de jalousie</strong> mettra en oeuvre manigances et enchantements pour les séparer et récupérer celui qu'elle veut.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>L'air sent la sève des pins qu'on abat, plus haut dans la montagne, pour alimenter les fours à céramique. Nous sommes au septième jour du septième mois lunaire, période de la Fin des Chaleurs. Une pluie fine tombe sur le village des potiers, quelques maisons fragiles accrochées aux pentes escarpées de Hengsan.

La pluie est venue tôt cette année. Trop tôt.  Sous les auvents en paille, on murmure que les dieux sont irrités parce que les hommes ont creusé trop profonds dans la roche leurs longs fours-dragons en forme de tunnel. Malgré l'averse, une poignée de vieilles femmes monte brûler des encens à la pagode, en haut de la cascade.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

J'ai choisi ce livre pour son allure poétique, sa femme-fée et sa malédiction à tête de tigre. Je redoutais cependant de devoir composer avec des débordements de guimauve et de niaiserie à cause de l'histoire d'amour qui s'éternise sur des siècles.

Et j'ai bien fait de ne pas m'arrêter à cette idée facile (mais tellement rédhibitoire) et de me plonger malgré mes peurs d'eau de rose dans <strong>cette épopée fantastique</strong>, car c'est en vérité un petit bijou de fantasy qui prouve au monde entier (au moins ça) que <strong>ce n'est pas parce que c'est une histoire d'amour que c'est forcément cucul-la-praline</strong>.

Je m'inquiétais aussi – toujours inutilement – de la localisation de l'histoire : l'Asie. En général, je n'accroche guère aux histoires de samouraïs défendant leur honneur, je peine à retenir des noms aux consonances trop proches pour mon cerveau occidental, et je craignais que l'auteure en fasse trop pour nous prouver qu'on se trouve Chine, à grand renfort de dragons, de toits recourbés, de monastères bouddhiques et de lampions rouges.

Mais rien de tout cela. Ici, les choses se devinent, tout le monde ne se nomme pas Fang, la seule religion est le théâtre et le mélange des genres (cadre extrême-oriental, vie sur les routes de saltimbanques, fée jalouse comme celles que l'on trouve dans notre bonne vieille Europe, etc.) nous offre <strong>une fable qui fait fi des frontières et des codes</strong>.

<strong>Le livre se découpe en trois actes, à la manière d'une pièce de théâtre, un thème dominant tout au long du roman.</strong> On sent que c'est un monde qui touche l'auteure, ses descriptions tout en finesse et subtilité – pas de lourds paragraphes pour tenter tant bien que mal de nous convaincre de l'existence de quelque chose d'incohérent – oscillent entre réalité et onirisme et créent <strong>un monde où la magie est une évidence qui s'estompe au fil du temps</strong>.

Chacune des trois parties correspond à une époque. Entre, il peut se passer plusieurs siècles ou quelques dizaines d'années, la notion d'immortalité touchant quelques-uns des personnages.

Le premier « acte » est presque trompeur, si on n'a pas pris connaissance du résumé en quatrième de couverture. Il met en place l'histoire de façon minutieuse : Li Mei n'apparaît pas encore, et <strong>la trame semble se tisser autour de la nouvelle vie de Xiao Chen</strong>, son apprentissage du métier, les cours Florent et les premiers castings, ainsi que sur le mystère qui plane autour de ses compagnons de voyage.

Tous bizarres. Certains plus que d'autres, mais tous bizarres. Pieds-de-Cendre et ses tours d'horreur, Brume de rivière dans sa lourde robe cousue d'amulettes, etc. Cependant, cette première étape n'est pas juste une description. Bien que tous les personnages qui sont importants ne soient pas encore entrés en scène, on a d'ores et déjà des combats à mener, des démons à évincer, ceux de la montagne au tout début, puis ceux qui suivent la troupe.

La seconde partie se déroule bien plus tard. Une ellipse de quinze siècles nous propulse à l'époque où vit Li Mei, que Xiao Chen va rencontrer. <strong>Elle apporte un second souffle</strong> à la vie immortelle de l'acteur à tête de tigre qui porte, pour cacher son côté bestial, un masque de porcelaine lui assurant une apparence humaine. Mais la malédiction progresse, telle une douloureuse et inépuisable maladie, et il s'agit pour les deux amoureux d'essayer d'arrêter le processus qui transforme Xiao en monstre.

La troisième et dernière époque, qui n'a lieu « que » soixante-ans après la deuxième, annonce un final fabuleux. <strong>La lutte entre la fée et l'humaine va devoir éclater pour que la vie puisse continuer.</strong> L'affrontement est particulièrement inégal. Dans le coin gauche du ring, la fée aux multiples pouvoirs, magnifique et jalouse, attendant son heure depuis des siècles. Face à elle, l'humaine droite et courageuse, travailleuse, la beauté normale, juste et légitime. Elles se battent pour l'homme qu'elles aiment, qui aura fait preuve au cours de sa très longue vie d'autant de bravoure que de lâcheté.

<strong>Un conte attachant à travers une écriture élégante</strong>, voilà ce qu'est <em>Porcelaine</em>. Il serait dommage de s'en priver.

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour ceux et celles qui voudraient découvrir la plume d'Estelle Faye sur un format plus court, la nouvelle <em>Suriedad</em> est diponible au format numérique sur le site des <a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre-239" target="_blank">Moutons Électriques</a>. Cette nouvelle est également présente dans l'anthologie <em>Dragons</em> (Editions Calmann-Lévy).

<h2>Sur le mur</h2>

Un masque de tigre

<h2>Gramophone</h2>

Des musiques traditionnelles chinoises.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li>Si vous avez aimé l'écriture d'Estelle Faye, plongez (au propre comme au figuré) dans <em><strong><a href="http://www.lepreauxclercs.com/site/pandore/ouvrage/la-derniere-lame/9782842284862" target="_blank">La Dernière lame</a></strong> </em>(Editions Le Pré aux Clercs), son premier roman.</li>

	<li>Et pour les amoureux de l'Asie, voyagez avec l'<strong><em>Emblème n°6 - Extrême-Orient</em></strong> (Editions Oxymore)</li>
</ul>

<h2>À propos d'Estelle Faye</h2>

Née en 1978, le jour où l'on vend des brins de muguets pour apporter la chance, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre avant de scénariser des courts-métrage dont <strong><em>Carcasse</em></strong>, réalisé par Ismaël El Maoula El Iraki, diffusé au festival de cinéma <em>Vues d'Afrique</em> de Montréal en 2008. Elle est l'auteur de <em><strong>La Dernière lame</strong></em> (Le Pré aux Clercs).

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Moutons Électriques Editeurs, Collection Bibliothèque voltaïque, 2013, 274 pages</li>
	<li>(Très belle) Illustration de couverture d'Amandine Labarre</li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre-249#image8" target="_blank">page du livre</a> sur le site de l'éditeur, avec la possibilité de le commander en version papier ou numérique</li>
	<li>Une <a href="http://www.actusf.com/spip/Interview-Estelle-Faye-sur.html">interview d'Estelle Faye</a> sur actusf.com</li>
	<li>Le <a href="http://amandine.labarre.free.fr/" target="_blank">site d'Amandine Labarre</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/estelle-faye-porcelaine-206x259.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="estelle-faye-porcelaine" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Dans la Chine ancienne</strong>, un village vit de la poterie. En voulant ramener du bois sec à son père, le meilleur potier du village, Xiao Chen grimpe sur la montagne pour atteindre la forêt sortilège, ignorant qu'il provoque ainsi le courroux d'un dieu.

Lorsqu'il se réveille le lendemain avec <strong>une tête de tigre à la place de son visage humain</strong>, les villageois, effrayés, décident de le chasser. 

Commence alors pour Xiao Chen un long périple aux côtés d'une troupe de théâtre ambulant, dans laquelle chacun semble avoir un fardeau étrange à porter, tout comme lui. 

Devenu immortel, il rencontre Li Mei, une jeune tisseuse, mais <strong>une femme-fée malade de jalousie</strong> mettra en oeuvre manigances et enchantements pour les séparer et récupérer celui qu'elle veut.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>L'air sent la sève des pins qu'on abat, plus haut dans la montagne, pour alimenter les fours à céramique. Nous sommes au septième jour du septième mois lunaire, période de la Fin des Chaleurs. Une pluie fine tombe sur le village des potiers, quelques maisons fragiles accrochées aux pentes escarpées de Hengsan.

La pluie est venue tôt cette année. Trop tôt.  Sous les auvents en paille, on murmure que les dieux sont irrités parce que les hommes ont creusé trop profonds dans la roche leurs longs fours-dragons en forme de tunnel. Malgré l'averse, une poignée de vieilles femmes monte brûler des encens à la pagode, en haut de la cascade.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

J'ai choisi ce livre pour son allure poétique, sa femme-fée et sa malédiction à tête de tigre. Je redoutais cependant de devoir composer avec des débordements de guimauve et de niaiserie à cause de l'histoire d'amour qui s'éternise sur des siècles.

Et j'ai bien fait de ne pas m'arrêter à cette idée facile (mais tellement rédhibitoire) et de me plonger malgré mes peurs d'eau de rose dans <strong>cette épopée fantastique</strong>, car c'est en vérité un petit bijou de fantasy qui prouve au monde entier (au moins ça) que <strong>ce n'est pas parce que c'est une histoire d'amour que c'est forcément cucul-la-praline</strong>.

Je m'inquiétais aussi – toujours inutilement – de la localisation de l'histoire : l'Asie. En général, je n'accroche guère aux histoires de samouraïs défendant leur honneur, je peine à retenir des noms aux consonances trop proches pour mon cerveau occidental, et je craignais que l'auteure en fasse trop pour nous prouver qu'on se trouve Chine, à grand renfort de dragons, de toits recourbés, de monastères bouddhiques et de lampions rouges.

Mais rien de tout cela. Ici, les choses se devinent, tout le monde ne se nomme pas Fang, la seule religion est le théâtre et le mélange des genres (cadre extrême-oriental, vie sur les routes de saltimbanques, fée jalouse comme celles que l'on trouve dans notre bonne vieille Europe, etc.) nous offre <strong>une fable qui fait fi des frontières et des codes</strong>.

<strong>Le livre se découpe en trois actes, à la manière d'une pièce de théâtre, un thème dominant tout au long du roman.</strong> On sent que c'est un monde qui touche l'auteure, ses descriptions tout en finesse et subtilité – pas de lourds paragraphes pour tenter tant bien que mal de nous convaincre de l'existence de quelque chose d'incohérent – oscillent entre réalité et onirisme et créent <strong>un monde où la magie est une évidence qui s'estompe au fil du temps</strong>.

Chacune des trois parties correspond à une époque. Entre, il peut se passer plusieurs siècles ou quelques dizaines d'années, la notion d'immortalité touchant quelques-uns des personnages.

Le premier « acte » est presque trompeur, si on n'a pas pris connaissance du résumé en quatrième de couverture. Il met en place l'histoire de façon minutieuse : Li Mei n'apparaît pas encore, et <strong>la trame semble se tisser autour de la nouvelle vie de Xiao Chen</strong>, son apprentissage du métier, les cours Florent et les premiers castings, ainsi que sur le mystère qui plane autour de ses compagnons de voyage.

Tous bizarres. Certains plus que d'autres, mais tous bizarres. Pieds-de-Cendre et ses tours d'horreur, Brume de rivière dans sa lourde robe cousue d'amulettes, etc. Cependant, cette première étape n'est pas juste une description. Bien que tous les personnages qui sont importants ne soient pas encore entrés en scène, on a d'ores et déjà des combats à mener, des démons à évincer, ceux de la montagne au tout début, puis ceux qui suivent la troupe.

La seconde partie se déroule bien plus tard. Une ellipse de quinze siècles nous propulse à l'époque où vit Li Mei, que Xiao Chen va rencontrer. <strong>Elle apporte un second souffle</strong> à la vie immortelle de l'acteur à tête de tigre qui porte, pour cacher son côté bestial, un masque de porcelaine lui assurant une apparence humaine. Mais la malédiction progresse, telle une douloureuse et inépuisable maladie, et il s'agit pour les deux amoureux d'essayer d'arrêter le processus qui transforme Xiao en monstre.

La troisième et dernière époque, qui n'a lieu « que » soixante-ans après la deuxième, annonce un final fabuleux. <strong>La lutte entre la fée et l'humaine va devoir éclater pour que la vie puisse continuer.</strong> L'affrontement est particulièrement inégal. Dans le coin gauche du ring, la fée aux multiples pouvoirs, magnifique et jalouse, attendant son heure depuis des siècles. Face à elle, l'humaine droite et courageuse, travailleuse, la beauté normale, juste et légitime. Elles se battent pour l'homme qu'elles aiment, qui aura fait preuve au cours de sa très longue vie d'autant de bravoure que de lâcheté.

<strong>Un conte attachant à travers une écriture élégante</strong>, voilà ce qu'est <em>Porcelaine</em>. Il serait dommage de s'en priver.

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour ceux et celles qui voudraient découvrir la plume d'Estelle Faye sur un format plus court, la nouvelle <em>Suriedad</em> est diponible au format numérique sur le site des <a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre-239" target="_blank">Moutons Électriques</a>. Cette nouvelle est également présente dans l'anthologie <em>Dragons</em> (Editions Calmann-Lévy).

<h2>Sur le mur</h2>

Un masque de tigre

<h2>Gramophone</h2>

Des musiques traditionnelles chinoises.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li>Si vous avez aimé l'écriture d'Estelle Faye, plongez (au propre comme au figuré) dans <em><strong><a href="http://www.lepreauxclercs.com/site/pandore/ouvrage/la-derniere-lame/9782842284862" target="_blank">La Dernière lame</a></strong> </em>(Editions Le Pré aux Clercs), son premier roman.</li>

	<li>Et pour les amoureux de l'Asie, voyagez avec l'<strong><em>Emblème n°6 - Extrême-Orient</em></strong> (Editions Oxymore)</li>
</ul>

<h2>À propos d'Estelle Faye</h2>

Née en 1978, le jour où l'on vend des brins de muguets pour apporter la chance, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre avant de scénariser des courts-métrage dont <strong><em>Carcasse</em></strong>, réalisé par Ismaël El Maoula El Iraki, diffusé au festival de cinéma <em>Vues d'Afrique</em> de Montréal en 2008. Elle est l'auteur de <em><strong>La Dernière lame</strong></em> (Le Pré aux Clercs).

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Moutons Électriques Editeurs, Collection Bibliothèque voltaïque, 2013, 274 pages</li>
	<li>(Très belle) Illustration de couverture d'Amandine Labarre</li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre-249#image8" target="_blank">page du livre</a> sur le site de l'éditeur, avec la possibilité de le commander en version papier ou numérique</li>
	<li>Une <a href="http://www.actusf.com/spip/Interview-Estelle-Faye-sur.html">interview d'Estelle Faye</a> sur actusf.com</li>
	<li>Le <a href="http://amandine.labarre.free.fr/" target="_blank">site d'Amandine Labarre</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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