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	<title>La Lune Mauve &#187; Chroniques de livres</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>William H. Hodgson - Les Canots du&#160;Glen Carrig</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 12:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>
		<category><![CDATA[william hope hodgson]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/les-canots-du-glen-carrig_couv-206x358.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Les Canots du Glen Carrig" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Au XVIIIème siècle, l’équipage naufragé du Glen Carrig se retrouve pris dans les mystères et la tourmente de la Mer des Sargasses. Les algues, formant un fantastique herbier, recèle des poulpes géants et d’autres créatures bien plus étranges. Et ce n’est pas sur les îlots tout près que l’équipage trouvera le repos…
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Cela faisait à présent cinq jours que nous nous trouvions à bord de ces canots et que nous n’apercevions aucune terre. Et puis, le matin du sixième jour, on entendit le maître d’équipage, qui commandait la chaloupe de sauvetage, crier qu’il y avait au loin, à bâbord, quelque chose qui aurait pu être une terre, mais c’était très bas sur l’horizon et il était impossible de dire si c’était une terre ou un nuage du matin.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
L’auteur a su créer <strong>un univers fantastique prenant et atypique</strong>. Pour cela, il réussit à perdre le lecteur en le privant de repères géographiques et chronologiques : il n’y a pas de noms de lieux, ni de date. Le lecteur renseigné peut s’y retrouver à un certain moment, mais les informations sont surtout dévoilées par la quatrième de couverture. On ne sait pas vraiment qui sont les personnages, et très peu de noms sont cités.

Ensuite, <strong>le décor posé par l’auteur est très loin de ce que l’on connait</strong>. En témoigne la 1ère île visitée par l’équipage où les arbres saignent et le crépuscule fait naître des cris lugubre suivis de grognements effrayants. En reprenant la mer, l’équipage approche un herbier qui renferme un univers non moins rassurant car on y trouve des poulpes et des crabes géants menaçants. Quant à la 2ème île visitée, elle recèle des monstres dont l’horreur est encore pire…

Toutes fois, l’organisation et le sang froid de l’équipage, servis par une narration pragmatique, forcent le lecteur à rester encré dans la réalité. <strong>Des éléments qui servent parfaitement le fantastique de l’auteur</strong>. Ce pragmatisme, accompagné de tout un vocabulaire maritime, rend la narration certes un peu froide, mais elle se veut par là rassurante et contrebalance efficacement l’étrangeté du décor.

La préface de Brian Stableford nous révèle que le roman est écrit dans un style assez archaïque, puisque l‘histoire se passe au XVIIIème siècle. Traduit en français, ceci ne se ressent pas particulièrement et <strong>la lecture est plutôt fluide</strong>. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce roman et son univers si étrange... Une étrangeté qui plut beaucoup à Lovecraft : ce dernier vouait une admiration à l’œuvre de Hodgson.
<h2>Le grain de sable</h2>
L’éditeur nous précise que l’action se déroule dans la<strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_des_Sargasses" target="_blank"> Mer des Sargasses</a></strong>. Située près des Bermudes, elle est bordée par des courants marins qui, par leur mouvements, emportent et rassemblent là des algues ; d’où la présence d’herbiers. C’est aussi une zone dont les eaux sont très calmes. C’est pourquoi de nombreuses légendes content l’histoire de bateaux piégés dans ces eaux étranges…
<h2>Dans la même veine</h2>
<em>Dagon</em> de Lovecraft.
<h2>À propos de William Hope Hodgson</h2>
<img class="alignleft size-medium wp-image-5716" alt="William_Hope_Hodgson" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/William_Hope_Hodgson-206x279.jpg" />Né en 1877 dans le Comté d’Essex (Angleterre), William Hope Hodgson se lance à l’âge de 13 ans dans<strong> la marine marchande</strong>. Il y restera huit ans et deviendra lieutenant ; une expérience qui le marquera à vie. Durant cette période, il prend des<strong> photographies de tempêtes tropicales</strong> qu’il projettera par la suite pour des conférences. Après avoir quitté la marine il ouvre une école d’éducation physique qui fermera quelques années plus tard. Il se consacre ensuite à l’écriture. Parmi ses œuvres, outre <em>Les Canots du Glen Carrig</em>, on note<strong> <em>La Maison au bord du monde</em></strong> et <strong><em>Le Pays de la nuit</em></strong>, deux romans totalement atypiques. Il créa également son détective des ténèbres, <strong>Carnacki</strong>, mis en scène dans plusieurs nouvelles. Hodgson, nommé officier pendant la 1ère guerre mondiale, fut tué par un obus en 1918 en Belgique, alors qu’il accomplissait une mission très dangereuse. Il avait 40 ans.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Terre de brume, collection Terres fantastiques, préface de Brian Stableford, 2004, 181 pages.</li>
	<li>Paru pour la première fois en 1907 sous le titre <em>The Boats of the « Glen Carrig »</em>.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://williamhopehodgson.wordpress.com/" target="_blank">Un blog dédié à l’auteur</a> avec une revue (en anglais)</li>
	<li><a href="http://hodgecast.blogspot.fr/search/label/Podcast" target="_blank">Un autre blog qui contient des lectures</a> sous format mp3 de textes de l’auteur, dont <em>Les Canots du Glen Carrig</em> en 17 chapitres (en anglais).</li>
	<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Boats_of_the_Glen_Carrig" target="_blank">La page Wikipédia</a> dédiée au livre (en anglais)</li>
</ul>
&nbsp;</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/les-canots-du-glen-carrig_couv-206x358.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Les Canots du Glen Carrig" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Au XVIIIème siècle, l’équipage naufragé du Glen Carrig se retrouve pris dans les mystères et la tourmente de la Mer des Sargasses. Les algues, formant un fantastique herbier, recèle des poulpes géants et d’autres créatures bien plus étranges. Et ce n’est pas sur les îlots tout près que l’équipage trouvera le repos…
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Cela faisait à présent cinq jours que nous nous trouvions à bord de ces canots et que nous n’apercevions aucune terre. Et puis, le matin du sixième jour, on entendit le maître d’équipage, qui commandait la chaloupe de sauvetage, crier qu’il y avait au loin, à bâbord, quelque chose qui aurait pu être une terre, mais c’était très bas sur l’horizon et il était impossible de dire si c’était une terre ou un nuage du matin.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
L’auteur a su créer <strong>un univers fantastique prenant et atypique</strong>. Pour cela, il réussit à perdre le lecteur en le privant de repères géographiques et chronologiques : il n’y a pas de noms de lieux, ni de date. Le lecteur renseigné peut s’y retrouver à un certain moment, mais les informations sont surtout dévoilées par la quatrième de couverture. On ne sait pas vraiment qui sont les personnages, et très peu de noms sont cités.

Ensuite, <strong>le décor posé par l’auteur est très loin de ce que l’on connait</strong>. En témoigne la 1ère île visitée par l’équipage où les arbres saignent et le crépuscule fait naître des cris lugubre suivis de grognements effrayants. En reprenant la mer, l’équipage approche un herbier qui renferme un univers non moins rassurant car on y trouve des poulpes et des crabes géants menaçants. Quant à la 2ème île visitée, elle recèle des monstres dont l’horreur est encore pire…

Toutes fois, l’organisation et le sang froid de l’équipage, servis par une narration pragmatique, forcent le lecteur à rester encré dans la réalité. <strong>Des éléments qui servent parfaitement le fantastique de l’auteur</strong>. Ce pragmatisme, accompagné de tout un vocabulaire maritime, rend la narration certes un peu froide, mais elle se veut par là rassurante et contrebalance efficacement l’étrangeté du décor.

La préface de Brian Stableford nous révèle que le roman est écrit dans un style assez archaïque, puisque l‘histoire se passe au XVIIIème siècle. Traduit en français, ceci ne se ressent pas particulièrement et <strong>la lecture est plutôt fluide</strong>. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce roman et son univers si étrange... Une étrangeté qui plut beaucoup à Lovecraft : ce dernier vouait une admiration à l’œuvre de Hodgson.
<h2>Le grain de sable</h2>
L’éditeur nous précise que l’action se déroule dans la<strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_des_Sargasses" target="_blank"> Mer des Sargasses</a></strong>. Située près des Bermudes, elle est bordée par des courants marins qui, par leur mouvements, emportent et rassemblent là des algues ; d’où la présence d’herbiers. C’est aussi une zone dont les eaux sont très calmes. C’est pourquoi de nombreuses légendes content l’histoire de bateaux piégés dans ces eaux étranges…
<h2>Dans la même veine</h2>
<em>Dagon</em> de Lovecraft.
<h2>À propos de William Hope Hodgson</h2>
<img class="alignleft size-medium wp-image-5716" alt="William_Hope_Hodgson" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/William_Hope_Hodgson-206x279.jpg" />Né en 1877 dans le Comté d’Essex (Angleterre), William Hope Hodgson se lance à l’âge de 13 ans dans<strong> la marine marchande</strong>. Il y restera huit ans et deviendra lieutenant ; une expérience qui le marquera à vie. Durant cette période, il prend des<strong> photographies de tempêtes tropicales</strong> qu’il projettera par la suite pour des conférences. Après avoir quitté la marine il ouvre une école d’éducation physique qui fermera quelques années plus tard. Il se consacre ensuite à l’écriture. Parmi ses œuvres, outre <em>Les Canots du Glen Carrig</em>, on note<strong> <em>La Maison au bord du monde</em></strong> et <strong><em>Le Pays de la nuit</em></strong>, deux romans totalement atypiques. Il créa également son détective des ténèbres, <strong>Carnacki</strong>, mis en scène dans plusieurs nouvelles. Hodgson, nommé officier pendant la 1ère guerre mondiale, fut tué par un obus en 1918 en Belgique, alors qu’il accomplissait une mission très dangereuse. Il avait 40 ans.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Terre de brume, collection Terres fantastiques, préface de Brian Stableford, 2004, 181 pages.</li>
	<li>Paru pour la première fois en 1907 sous le titre <em>The Boats of the « Glen Carrig »</em>.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://williamhopehodgson.wordpress.com/" target="_blank">Un blog dédié à l’auteur</a> avec une revue (en anglais)</li>
	<li><a href="http://hodgecast.blogspot.fr/search/label/Podcast" target="_blank">Un autre blog qui contient des lectures</a> sous format mp3 de textes de l’auteur, dont <em>Les Canots du Glen Carrig</em> en 17 chapitres (en anglais).</li>
	<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Boats_of_the_Glen_Carrig" target="_blank">La page Wikipédia</a> dédiée au livre (en anglais)</li>
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		</item>
		<item>
		<title>Geoff Johns - Blackest Night</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/geoff-johns-blackest-night/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/geoff-johns-blackest-night/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 May 2013 16:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Batman]]></category>
		<category><![CDATA[comics]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="geoff-johns-blackest-night" /></div><div><h2>L'argument</h2>

William est un petit garçon fasciné par la mort qui, en grandissant, devient La Main Noire, funeste super-criminel, suite à sa rencontre avec Atrocitus, un super-vilain, lors d'une ballade au cimetière.

Un beau jour, il rentre au funérarium familial et abat toute sa famille avant de se donner lui-même la mort. Se faisant, un anneau noir apparaît et le ramène à la vie. Dès lors, il n'a plus qu'une seule ambition : lever une armée de super-héros morts-vivants afin d'annihiler toute existence.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<img class="aligncenter size-large wp-image-5552" alt="Prmeière page de « Blackest Night »" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-scan-420x668.jpg" />

Si l'image n'est pas suffisamment lisible, un lien est disponible en bas de page.

<h2>Avis personnel</h2>

<strong><em>Blackest Night</em> est un superbe cross-over</strong> en deux parties (dans sa publication française en tout cas). Le scénariste n'hésite pas à tuer à qui mieux-mieux des super héros qui ont fait leurs preuves, ressuscitant au passage ceux qui avaient déjà passé l'arme à gauche dans leur propre « série » pour créer une armée maléfique absolument redoutable.

Avec le ténébreux Black Hand à la tête de l'armée des morts, il s'agit clairement d'<strong>un combat opposant les ténèbres, l'armée noire composée de morts-vivants, à la lumière, les différentes couleurs du spectre</strong>, et donc par extension, les corps des « Lanterns » dont les plus connus sont certainement les « Green Lantern ». 

Là, en tant que néophyte concernant l'histoire et les aventures de ces super-héros en particulier, j'ai eu un peu l'appréhension de ne rien comprendre à ce qui allait se dérouler sous mes yeux innocents de lectrice de Batman. Mais en réalité, aucune crainte à avoir, <strong>quelques astuces rendent la chose très claire, comme certaines pages en fin de chapitres présentant les différents corps de Lantern</strong>.

On y découvre à quelle émotion est lié chaque groupe, ainsi que sa planète, ses points forts et faibles, ses pouvoirs et ses principaux membres. Tous ne sont pas de francs représentants du bien mais s'allier semble la seule échappatoire, les « Black Lantern » semblant à eux-seuls (un peu plus nombreux à chaque mort tout de même) largement aussi puissants que tous les autres corps réunis.

<strong>Le corps des « violets » ne se fait pas appeler Purple Lantern mais Star Sapphire.</strong> Uniquement composé de femmes, ce groupe n'est pas sans rappeler les <em lang="en">magical girls</em> de notre enfance, vêtues de justaucorps sexy en diable, d'une couleur qui tire sur le rose et accessoirisées d'étoiles brillantes. Là, au moins, elles sont adultes, ce qui fait tout de suite moins pervers que de regarder s'agiter des pré-ados dont on voit tout le temps la culotte. (Même si certaines ont la peau bleue et pas de nez.)

À l'intérieur du bouquin, c'est une explosion de couleurs et de ténèbres, et <strong>on a un peu l'impression qu'une licorne vomit un arc-en-ciel face à l'Ankou déchaîné</strong>.

La multiplicité des personnages n'est même pas un frein à la bonne lisibilité des dialogues, puisque de petites choses comme la couleur des bulles, leur contour ou le logo du héros qui s'exprime assure une parfaite compréhension de l'histoire sans alourdir les images.

Du premier tome, il ne me reste qu'une seule question : <strong>que faisait un biscuit Oreo sur la planète Mars ?</strong>

<em>L'Armée des ténèbres</em>, le second tome, quant à lui, se lit très vite. Plus besoin de faire connaissance avec tous les personnages (pour les néophytes dans mon genre qui les découvraient dans <em>Debout les morts</em>), plus qu'à <strong>trouver la solution pour se débarrasser de Black Hand sur fond de questionnement sur la mort</strong>, les héros ressuscités ne réagissant pas tous de la même manière : ceux qui se posent des questions et d'autres beaucoup moins.

Au final, un peu déçue de n'y avoir pas croisé Batman autant que je l'aurais souhaité. Mais la raison à cela est expliquée justement au dénouement de l'histoire.

Véritablement axée sur les corps de Lantern, la couverture du premier m'avait fait miroiter plus de chauve-souris. Mais tout de même, ça se laisse bien lire. De plus, <strong>on termine comme on a commencé, par le journal de William, toujours aussi malsain et fascinant</strong>.

<h2>Le grain de sable</h2>

<em>Blackest Night</em> a été publié  alors que ce qui le précède, le retour de Hal Jordan, raconté dans les albums <em>Geoff Johns présente Green Lantern</em>, est toujours en cours de publication en France.

<h2>Sur le mur</h2>

Des anneaux de couleur, des anneaux noirs.

<h2>Gramophone</h2>

Chopin - <em>La Marche funèbre</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Le Magasin des suicides</em> de Jean Teulé</strong>. Ce n'est certes pas un comic book, et c'est très différent, mais on retrouve le thème central de la mort (de manière un peu trop gentillette, je vous l'accorde). Il se laisse lire.</li>

	<li><strong><em>Brightest Day</em>, du même Geoff Johns et Peter J. Tomasi</strong>, premier tome de ce qui se déroule après <em>Blackest Night</em> (sortie prévue en juin 2013).</li>

	<li><strong><em>Geoff Johns présente Green Lantern</em></strong>, toujours du même auteur, trois albums publiés à ce jour en France (d'autres à venir), qui se déroule donc avant <em>Blackest Night</em>.</li>

</ul>

<h2>A propos des auteurs</h2>

<strong>Geoff Johns est né en 1973, à Détroit.</strong> Il déménage à Los Angeles dans les années 90 et devient l'assistant de Richard Donner, un réalisateur et producteur de cinéma, avec qui il travaillera pendant quatre ans avant de se consacrer à l'écriture à plein temps.

Il débute chez Marvel avant de devenir un scénariste vedette de DC Comics. Il est l'auteur, entre autre, de <em>Stars and S.T.R.I.P.E.S.</em> et <em>Infinite Crisis</em>.

Il a également travaillé sur des histoire mettant en scène Hal Jordan (le plus célèbre <strong>Green Lantern</strong>), Superman et Flash pour les comics, <em>Smallville</em>, <em>Blade</em> et <em>La ligue des justiciers</em> pour la télévision, et DC Universe Online pour l'univers des jeux vidéos.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Urban Comics sous licence DC Comics, 2013 pour la version française</li>
	<li>Collection DC Classiques: Les grands récits et sagas DC de 1986 à 2011</li>
	<li>Deux tomes : <strong><em>Debout les morts</em></strong> (296 pages) &amp; <strong><em>L'armée des ténèbres</em></strong></li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.urban-comics.com/blackest-night-tome-1/">page de Blackest Night</a> sur le site Urban Comics, sur laquelle vous pouvez lire les premières planches du tome 1</li>
	<li>Le <a href="http://www.geoffjohns.com/">site de Geoff Johns</a>, le scénariste</li>
</ul></div>]]></description>
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William est un petit garçon fasciné par la mort qui, en grandissant, devient La Main Noire, funeste super-criminel, suite à sa rencontre avec Atrocitus, un super-vilain, lors d'une ballade au cimetière.

Un beau jour, il rentre au funérarium familial et abat toute sa famille avant de se donner lui-même la mort. Se faisant, un anneau noir apparaît et le ramène à la vie. Dès lors, il n'a plus qu'une seule ambition : lever une armée de super-héros morts-vivants afin d'annihiler toute existence.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<img class="aligncenter size-large wp-image-5552" alt="Prmeière page de « Blackest Night »" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-scan-420x668.jpg" />

Si l'image n'est pas suffisamment lisible, un lien est disponible en bas de page.

<h2>Avis personnel</h2>

<strong><em>Blackest Night</em> est un superbe cross-over</strong> en deux parties (dans sa publication française en tout cas). Le scénariste n'hésite pas à tuer à qui mieux-mieux des super héros qui ont fait leurs preuves, ressuscitant au passage ceux qui avaient déjà passé l'arme à gauche dans leur propre « série » pour créer une armée maléfique absolument redoutable.

Avec le ténébreux Black Hand à la tête de l'armée des morts, il s'agit clairement d'<strong>un combat opposant les ténèbres, l'armée noire composée de morts-vivants, à la lumière, les différentes couleurs du spectre</strong>, et donc par extension, les corps des « Lanterns » dont les plus connus sont certainement les « Green Lantern ». 

Là, en tant que néophyte concernant l'histoire et les aventures de ces super-héros en particulier, j'ai eu un peu l'appréhension de ne rien comprendre à ce qui allait se dérouler sous mes yeux innocents de lectrice de Batman. Mais en réalité, aucune crainte à avoir, <strong>quelques astuces rendent la chose très claire, comme certaines pages en fin de chapitres présentant les différents corps de Lantern</strong>.

On y découvre à quelle émotion est lié chaque groupe, ainsi que sa planète, ses points forts et faibles, ses pouvoirs et ses principaux membres. Tous ne sont pas de francs représentants du bien mais s'allier semble la seule échappatoire, les « Black Lantern » semblant à eux-seuls (un peu plus nombreux à chaque mort tout de même) largement aussi puissants que tous les autres corps réunis.

<strong>Le corps des « violets » ne se fait pas appeler Purple Lantern mais Star Sapphire.</strong> Uniquement composé de femmes, ce groupe n'est pas sans rappeler les <em lang="en">magical girls</em> de notre enfance, vêtues de justaucorps sexy en diable, d'une couleur qui tire sur le rose et accessoirisées d'étoiles brillantes. Là, au moins, elles sont adultes, ce qui fait tout de suite moins pervers que de regarder s'agiter des pré-ados dont on voit tout le temps la culotte. (Même si certaines ont la peau bleue et pas de nez.)

À l'intérieur du bouquin, c'est une explosion de couleurs et de ténèbres, et <strong>on a un peu l'impression qu'une licorne vomit un arc-en-ciel face à l'Ankou déchaîné</strong>.

La multiplicité des personnages n'est même pas un frein à la bonne lisibilité des dialogues, puisque de petites choses comme la couleur des bulles, leur contour ou le logo du héros qui s'exprime assure une parfaite compréhension de l'histoire sans alourdir les images.

Du premier tome, il ne me reste qu'une seule question : <strong>que faisait un biscuit Oreo sur la planète Mars ?</strong>

<em>L'Armée des ténèbres</em>, le second tome, quant à lui, se lit très vite. Plus besoin de faire connaissance avec tous les personnages (pour les néophytes dans mon genre qui les découvraient dans <em>Debout les morts</em>), plus qu'à <strong>trouver la solution pour se débarrasser de Black Hand sur fond de questionnement sur la mort</strong>, les héros ressuscités ne réagissant pas tous de la même manière : ceux qui se posent des questions et d'autres beaucoup moins.

Au final, un peu déçue de n'y avoir pas croisé Batman autant que je l'aurais souhaité. Mais la raison à cela est expliquée justement au dénouement de l'histoire.

Véritablement axée sur les corps de Lantern, la couverture du premier m'avait fait miroiter plus de chauve-souris. Mais tout de même, ça se laisse bien lire. De plus, <strong>on termine comme on a commencé, par le journal de William, toujours aussi malsain et fascinant</strong>.

<h2>Le grain de sable</h2>

<em>Blackest Night</em> a été publié  alors que ce qui le précède, le retour de Hal Jordan, raconté dans les albums <em>Geoff Johns présente Green Lantern</em>, est toujours en cours de publication en France.

<h2>Sur le mur</h2>

Des anneaux de couleur, des anneaux noirs.

<h2>Gramophone</h2>

Chopin - <em>La Marche funèbre</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Le Magasin des suicides</em> de Jean Teulé</strong>. Ce n'est certes pas un comic book, et c'est très différent, mais on retrouve le thème central de la mort (de manière un peu trop gentillette, je vous l'accorde). Il se laisse lire.</li>

	<li><strong><em>Brightest Day</em>, du même Geoff Johns et Peter J. Tomasi</strong>, premier tome de ce qui se déroule après <em>Blackest Night</em> (sortie prévue en juin 2013).</li>

	<li><strong><em>Geoff Johns présente Green Lantern</em></strong>, toujours du même auteur, trois albums publiés à ce jour en France (d'autres à venir), qui se déroule donc avant <em>Blackest Night</em>.</li>

</ul>

<h2>A propos des auteurs</h2>

<strong>Geoff Johns est né en 1973, à Détroit.</strong> Il déménage à Los Angeles dans les années 90 et devient l'assistant de Richard Donner, un réalisateur et producteur de cinéma, avec qui il travaillera pendant quatre ans avant de se consacrer à l'écriture à plein temps.

Il débute chez Marvel avant de devenir un scénariste vedette de DC Comics. Il est l'auteur, entre autre, de <em>Stars and S.T.R.I.P.E.S.</em> et <em>Infinite Crisis</em>.

Il a également travaillé sur des histoire mettant en scène Hal Jordan (le plus célèbre <strong>Green Lantern</strong>), Superman et Flash pour les comics, <em>Smallville</em>, <em>Blade</em> et <em>La ligue des justiciers</em> pour la télévision, et DC Universe Online pour l'univers des jeux vidéos.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Urban Comics sous licence DC Comics, 2013 pour la version française</li>
	<li>Collection DC Classiques: Les grands récits et sagas DC de 1986 à 2011</li>
	<li>Deux tomes : <strong><em>Debout les morts</em></strong> (296 pages) &amp; <strong><em>L'armée des ténèbres</em></strong></li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.urban-comics.com/blackest-night-tome-1/">page de Blackest Night</a> sur le site Urban Comics, sur laquelle vous pouvez lire les premières planches du tome 1</li>
	<li>Le <a href="http://www.geoffjohns.com/">site de Geoff Johns</a>, le scénariste</li>
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		</item>
		<item>
		<title>Mathieu Gaborit - Chronique du&#160;soupir</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 12:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[féerie]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Gaborit]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/mathieu-gaborit-chronique-du-soupir-206x318.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="mathieu-gaborit-chronique-du-soupir" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Saule, un nain, débarque un jour chez sa mère, Lilas, avec Brune, l'adolescente humaine qu'il a enlevé à la Haute Fée pour la sauver, dans l'auberge qu'elle tient avec deux amis et son amant. Pourchassés par les autorités, ils fuient la ville. Lilas cherche à découvrir qui est cette femme pour laquelle son fils s'est mis en danger, entraînant dans sa chute tout le reste de sa famille.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Cerne porte une vieille houppelande grise qui traîne jusqu'au sol. Ses bottes légères se meuvent en silence sur les pavés qui mènent jusqu'au taudis. Ses cheveux noirs tombent en mèches plates sur ses épaules, collées à son crâne par la pluie. Ses yeux, deux perles cramoisies, se détachent comme deux tisons sur son visage émacié. Il a le teint pâle, les joues creusés et les narines légèrement dilatées.

Le souffle qui s'échappe de ses lèvres forme un linceul vaporeux autour de sa silhouette comme s'il se mouvait dans le brouillard. Les rares mendiants vautrés dans la ruelle ne détectent qu'un vague mouvement, une ombre furtive qui se confond avec la pierre.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

N'écoutant que mon instinct, j'ai choisi ce livre malgré l'unanimité des commentaires négatifs que j'avais lus à son sujet. Je ne place pas assez de confiance dans les gens pour écouter leurs avis comme étant parole d'évangiles à ne surtout pas remettre en cause.

Verdict : j'ai plutôt très bien fait, car j'ai dévoré ce roman de fantasy en très peu de temps, tellement je l'ai trouvé <strong>difficile à lâcher une fois entamé</strong>.

Le monde créé par Mathieu Gaborit est <strong>bien cousu même s'il peut sembler trop complexe</strong> au premier abord, avec son enchevêtrement d'<em>horizontales</em> et de<em> verticales</em> (<em>« N'essayez donc pas de régler l'image »</em>). Pourtant je n'ai eu aucun mal à y entrer et me sentir concernée par le sort de ses habitants. Pour faire court, il y a la fée primordiale – c'est plus ou moins Dieu ; les Hautes Fées, dirigeantes toutes puissantes – des rois en quelque sorte ; les Renégates, qui naissent désaxées, sont traquées, et s'entre-dévorent ; les Anonymes, au service des Hautes Fées ; et le peuple composé de diverses races : humains, elfes, nains, etc, <strong>qui ont tous une fée en lieu et place du cœur</strong>.

<strong>Les citations en début des chapitres donnent une franche existence à ce monde imaginaire</strong>, en lui donnant des ouvrages hypothétiques qui lui sont propres et que l'auteur peut utiliser pour « illustrer » son livre.

Le mélange des races au sein de ce tableau est très bien fait : <strong>pas de clichés pénibles</strong>, de ficelles grosses comme des cordes, mais au contraire, <strong>de très bonnes idées</strong>, telle que l'Ancrage, ce phénomène pendant lequel un être s'ancre dans un endroit, y répandant potentiellement son âme et permettant à sa fée de devenir une fée-nexus protectrice de ce lieu.

<strong>La seule chose que je regrette, c'est qu'on approfondisse pas la vision du côté des Anonymes.</strong> Même si leurs rôles consistent justement à se noyer dans l'obscurité de Médiane, la ville, le chapitre dans lequel on suit celui qui traque Saule m'a tellement mise en haleine que j'en aurais voulu beaucoup plus. <strong>Je ne serais pas contre un second roman explorant ce monde</strong>, dans lequel on creuserait un peu le destin de ces personnages étranges ! (Vous ne rêvez pas, ceci est bien un message subliminal hautement subtil à l'attention de Mathieu Gaborit.)

<h2>Le grain de sable</h2>

Dans une « lettre » à ses lecteurs, Mathieu Gaborit avoue avoir pour la première fois mis de côté sa pudeur en utilisant ses propres émotions et expériences pour écrire cette histoire.

<h2>Sur le mur</h2>

Les fées de la collection <em>Histoire(s) naturelle(s)</em> de Petra Werlé. Composées de morceaux d'insectes (ailes, carapaces, etc.) et parfois de petites plumes, elles me semblent faire le lien entre les « fées cœur » de Mathieu Gaborit et ces animaux que l'on met dans des serres ou des terrariums pour mieux les étudier, bien que ces créatures sculptées aient l'air bien plus enthousiastes que leurs homologues littéraires.

<img class="aligncenter size-large wp-image-5711" alt="Insecte de Petra Werlé" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/petra-werle-fee-insecte-420x560.jpg" />

On peut en voir plus sur <a href="http://petra.werle.free.fr/oeuvre/index.html">le site de Petra Werlé</a>.

<h2>Gramophone</h2>

Quelques morceaux de la bande originale du <em>13è guerrier</em> (oui, ça date un peu), par Jerry Smith.

<h2>Dans la même veine</h2>

Si vous avez aimé <em>Chronique du soupir</em>, n'hésitez pas à plonger plus avant dans l'univers de Mathieu Gaborit, j'entame moi-même un voyage dans <em><strong>Les Crépusculaires</strong></em>.

<h2>À propos de Mathieu Gaborit</h2>

<strong>Mathieu Gaborit est né en 1972 et a grandi à Paris.</strong> S'il s'ennuie à l'école, il se passionne très vite pour le jeu de rôle. Il participe au magazine Casus Belli, consacré aux différents jeux de rôle et aux cultures de l'imaginaire.

Depuis, il est auteur de scénarios de jeux de rôle, jeux vidéos, et bien sûr de romans fantasy (<em>Les Crépusculaires</em>, <em>Chroniques des Féals</em>) et steampunk (<em>Confession d'un automate mangeur d'opium</em>, avec Fabrice Colin).

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Le Pré aux clercs, 2011, 320 pages</li>
	<li>Éditions France Loisirs, 335 pages</li>
</ul>


<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>La <a href="http://www.lepreauxclercs.com/site/chronique_du_soupir_&amp;100&amp;9782842283940.html">page du livre</a> sur le site des Éditions Le pré aux clercs</li>
	<li><a href="http://www.souffre-jour.com/">Souffre-jour</a>, le site de Mathieu Gaborit</li>
	<li>Une <a href="http://www.elbakin.net/interview/exclusive/Mathieu-Gaborit-nous-parle-des-Chroniques-du-Soupir">interview de l'auteur sur Elbakin</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/mathieu-gaborit-chronique-du-soupir-206x318.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="mathieu-gaborit-chronique-du-soupir" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Saule, un nain, débarque un jour chez sa mère, Lilas, avec Brune, l'adolescente humaine qu'il a enlevé à la Haute Fée pour la sauver, dans l'auberge qu'elle tient avec deux amis et son amant. Pourchassés par les autorités, ils fuient la ville. Lilas cherche à découvrir qui est cette femme pour laquelle son fils s'est mis en danger, entraînant dans sa chute tout le reste de sa famille.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Cerne porte une vieille houppelande grise qui traîne jusqu'au sol. Ses bottes légères se meuvent en silence sur les pavés qui mènent jusqu'au taudis. Ses cheveux noirs tombent en mèches plates sur ses épaules, collées à son crâne par la pluie. Ses yeux, deux perles cramoisies, se détachent comme deux tisons sur son visage émacié. Il a le teint pâle, les joues creusés et les narines légèrement dilatées.

Le souffle qui s'échappe de ses lèvres forme un linceul vaporeux autour de sa silhouette comme s'il se mouvait dans le brouillard. Les rares mendiants vautrés dans la ruelle ne détectent qu'un vague mouvement, une ombre furtive qui se confond avec la pierre.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

N'écoutant que mon instinct, j'ai choisi ce livre malgré l'unanimité des commentaires négatifs que j'avais lus à son sujet. Je ne place pas assez de confiance dans les gens pour écouter leurs avis comme étant parole d'évangiles à ne surtout pas remettre en cause.

Verdict : j'ai plutôt très bien fait, car j'ai dévoré ce roman de fantasy en très peu de temps, tellement je l'ai trouvé <strong>difficile à lâcher une fois entamé</strong>.

Le monde créé par Mathieu Gaborit est <strong>bien cousu même s'il peut sembler trop complexe</strong> au premier abord, avec son enchevêtrement d'<em>horizontales</em> et de<em> verticales</em> (<em>« N'essayez donc pas de régler l'image »</em>). Pourtant je n'ai eu aucun mal à y entrer et me sentir concernée par le sort de ses habitants. Pour faire court, il y a la fée primordiale – c'est plus ou moins Dieu ; les Hautes Fées, dirigeantes toutes puissantes – des rois en quelque sorte ; les Renégates, qui naissent désaxées, sont traquées, et s'entre-dévorent ; les Anonymes, au service des Hautes Fées ; et le peuple composé de diverses races : humains, elfes, nains, etc, <strong>qui ont tous une fée en lieu et place du cœur</strong>.

<strong>Les citations en début des chapitres donnent une franche existence à ce monde imaginaire</strong>, en lui donnant des ouvrages hypothétiques qui lui sont propres et que l'auteur peut utiliser pour « illustrer » son livre.

Le mélange des races au sein de ce tableau est très bien fait : <strong>pas de clichés pénibles</strong>, de ficelles grosses comme des cordes, mais au contraire, <strong>de très bonnes idées</strong>, telle que l'Ancrage, ce phénomène pendant lequel un être s'ancre dans un endroit, y répandant potentiellement son âme et permettant à sa fée de devenir une fée-nexus protectrice de ce lieu.

<strong>La seule chose que je regrette, c'est qu'on approfondisse pas la vision du côté des Anonymes.</strong> Même si leurs rôles consistent justement à se noyer dans l'obscurité de Médiane, la ville, le chapitre dans lequel on suit celui qui traque Saule m'a tellement mise en haleine que j'en aurais voulu beaucoup plus. <strong>Je ne serais pas contre un second roman explorant ce monde</strong>, dans lequel on creuserait un peu le destin de ces personnages étranges ! (Vous ne rêvez pas, ceci est bien un message subliminal hautement subtil à l'attention de Mathieu Gaborit.)

<h2>Le grain de sable</h2>

Dans une « lettre » à ses lecteurs, Mathieu Gaborit avoue avoir pour la première fois mis de côté sa pudeur en utilisant ses propres émotions et expériences pour écrire cette histoire.

<h2>Sur le mur</h2>

Les fées de la collection <em>Histoire(s) naturelle(s)</em> de Petra Werlé. Composées de morceaux d'insectes (ailes, carapaces, etc.) et parfois de petites plumes, elles me semblent faire le lien entre les « fées cœur » de Mathieu Gaborit et ces animaux que l'on met dans des serres ou des terrariums pour mieux les étudier, bien que ces créatures sculptées aient l'air bien plus enthousiastes que leurs homologues littéraires.

<img class="aligncenter size-large wp-image-5711" alt="Insecte de Petra Werlé" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/petra-werle-fee-insecte-420x560.jpg" />

On peut en voir plus sur <a href="http://petra.werle.free.fr/oeuvre/index.html">le site de Petra Werlé</a>.

<h2>Gramophone</h2>

Quelques morceaux de la bande originale du <em>13è guerrier</em> (oui, ça date un peu), par Jerry Smith.

<h2>Dans la même veine</h2>

Si vous avez aimé <em>Chronique du soupir</em>, n'hésitez pas à plonger plus avant dans l'univers de Mathieu Gaborit, j'entame moi-même un voyage dans <em><strong>Les Crépusculaires</strong></em>.

<h2>À propos de Mathieu Gaborit</h2>

<strong>Mathieu Gaborit est né en 1972 et a grandi à Paris.</strong> S'il s'ennuie à l'école, il se passionne très vite pour le jeu de rôle. Il participe au magazine Casus Belli, consacré aux différents jeux de rôle et aux cultures de l'imaginaire.

Depuis, il est auteur de scénarios de jeux de rôle, jeux vidéos, et bien sûr de romans fantasy (<em>Les Crépusculaires</em>, <em>Chroniques des Féals</em>) et steampunk (<em>Confession d'un automate mangeur d'opium</em>, avec Fabrice Colin).

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Le Pré aux clercs, 2011, 320 pages</li>
	<li>Éditions France Loisirs, 335 pages</li>
</ul>


<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>La <a href="http://www.lepreauxclercs.com/site/chronique_du_soupir_&amp;100&amp;9782842283940.html">page du livre</a> sur le site des Éditions Le pré aux clercs</li>
	<li><a href="http://www.souffre-jour.com/">Souffre-jour</a>, le site de Mathieu Gaborit</li>
	<li>Une <a href="http://www.elbakin.net/interview/exclusive/Mathieu-Gaborit-nous-parle-des-Chroniques-du-Soupir">interview de l'auteur sur Elbakin</a></li>
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		</item>
		<item>
		<title>Paul Cleave - Nécrologie</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/paul-cleave-necrologie/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/paul-cleave-necrologie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 09:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[cimetières]]></category>
		<category><![CDATA[église]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Cleave]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/paul-cleave-necrologie-206x323.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="paul-cleave-necrologie" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Alors que Théodore Tate, détective privé, ancien flic, exhume un corps dans le cadre d'une enquête sur une mort suspecte,  un glissement de terrain près du lac qui longe le cimetière provoque la remontée à la surface de trois cadavres de plus. Pour ne rien arranger, le défunt dans le cercueil n'est pas celui qui devrait s'y trouver. Le tueur en série surnommé "le boucher de Christchurch" sème des morts et Tate va devoir découvrir si ceux-ci sont aussi les siens, ou si un autre criminel hante la petite ville pas si tranquille de Nouvelle-Zélande.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Des ongles bleus.

C’est à cause d’eux que je suis ici, debout dans le vent froid, tremblant. Les ongles bleus ne m’appartiennent pas, ils sont rattachés à quelqu’un d’autre – un type mort que je n’ai jamais vu. Le soleil de Christchurch qui me brûlait la peau plus tôt dans l’après-midi s’en est allé. C’est le genre de temps changeant auquel je suis habitué. Il y a une heure, je transpirais. Il y a une heure, je voulais prendre ma journée et aller à la plage. Maintenant, je suis content de ne pas l’avoir fait. Mes propres ongles sont probablement en train de virer au bleu, mais je n’ose pas regarder.

Je suis ici à cause d’un type mort. Pas celui qui se trouve dans la tombe devant moi, mais un autre qui est toujours à la morgue. Il a l’air aussi décontracté que possible pour un type qui a été découpé et recousu comme une poupée de chiffon. Décontracté pour un type qui est mort d’un empoisonnement à l’arsenic.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Commencer ce roman dans un cimetière, en pleine exhumation de cadavre, donne le ton. En effet, c'est ce qu'on va retrouver tout au long du livre, du déterrage. De cadavres et de secrets.

<strong>Tout est sombre dans ce roman.</strong> Le personnage principal, Théodore Tate, traîne un passé lourd après un drame personnel qui a changé sa vie. D'abord à demi-mot, et de plus en plus clairement, on comprend que sa famille est détruite. En partie enterrée, en partie hospitalisée. Et le responsable de son malheur a mystérieusement disparu deux ans plus tôt. Ses anciens collègues au commissariat de police le soupçonne de s'être occupé de son cas.

La ville ensuite, <strong>Christchurch elle-même semble être une petite ville tranquille donnant tout droit sur les portes de l'Enfer</strong>. Le Sunnydale de Nouvelle-Zélande, en quelque sorte, qui ferait naître des tueurs en série. Son église, son cimetière et son lac, des lieux publics importants dans la vie d'une communauté -et même son commissariat, pour qui a lu <em>Un employé modèle</em>- apparaissent comme chargés d'énergie néfaste. Regroupés les uns accolés aux autres, ces trois endroits constituent un puissant appel, tellement attractif qu'on y passe la plus grande partie de l'histoire, Tate y revenant inlassablement pour en percer les mystères.

Le roman est pourtant <strong>un thriller tout ce qu'il y a de plus cartésien</strong>, ne versant pas dans le fantastique. Pourtant cet amas de noirceur nous amène à nous demander si Christchurch -avec son nom si symbolique- ne serait pas une ville un brin maléfique.

<strong>Aucun temps mort dans l'action, l'enquête est menée tambours battants</strong> depuis la funeste découverte du début jusqu'au dénouement dont je ne piperai mot ici, mais qui ne dénote pas avec la qualité du reste du roman, par un Tate mis sur la touche par des flics tellement occupés qu'il passe malgré tout entre les mailles du filet, lui même traité comme un criminel alors qu'il tente d'en pourchasser un autrement plus dangereux. <strong>La seule chose un peu pénible chez ce personnage c'est sa façon d'excuser tout ce qu'il fait grâce à son passé douloureux</strong>, comme si on pouvait tout lui passer sous prétexte qu'il a vécu un drame. Si on va par là, nombreux sont les gens qui pourraient tout se permettre.

<strong>La culpabilité, la rédemption, les vies qu'on brise.</strong> Bienvenue à Christchurch.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Nécrologie</em> se déroule parallèlement à <em>Un employé modèle</em>. Ce qui explique que Théodore Tate soit chargé d'exhumer un corps alors qu'il n'appartient plus à la police, celle-ci étant débordée par les cadavres semés par "le boucher".
<h2>Sur le mur</h2>
Une pelle; c'est bien utile, une pelle.
<h2>Gramophone</h2>
La bande originale du film <em>From hell</em>, musique signée Trevor Jones.
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em><strong>Un employé modèle</strong></em>, du même <strong>Paul Cleave</strong>, dont l'histoire se déroule en parallèle de Nécrologie, dans la même ville, Cristchurch.</li>
</ul>
<h2>A propos de Paul Cleave</h2>
Cet auteur de génie (et je pèse mes mots) a toujours su qu'il voulait être écrivain. Il place ses histoires à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, la ville qui l'a vu naître le 10 décembre 1974 et où il réside toujours. Il a pourtant été prêteur sur gages avant de se consacrer à sa passion première. <strong><em>Un employé modèle</em></strong> (<em>The Cleaner</em>, en version original) est son premier roman à être édité. En France, sont ensuite parus <strong><em>Un père idéal</em></strong> (<em>Blood men</em>) et <em><strong>Nécrologie</strong></em> (<em>Cemetary lake</em>). N'ont pas encore été traduits <em><strong>The killing hour</strong></em>, <strong><em>Collecting Cooper</em></strong> et <em><strong>The laughterhouse</strong></em>. Prions que Sonatine nous les mette rapidement entre les pattes.
<h2>Références</h2>
<span style="line-height: 13px;">Sonatine Editions, 2013, 432 pages</span>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;">La <a href="http://www.sonatine-editions.fr/livres/Necrologie.asp" target="_blank">page du livre</a> sur le site de Sonatine</span></li>
	<li>Le <a href="http://www.paulcleave.co.nz/" target="_blank">site de Paul Cleave</a> (en anglais et allemand)</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/paul-cleave-necrologie-206x323.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="paul-cleave-necrologie" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Alors que Théodore Tate, détective privé, ancien flic, exhume un corps dans le cadre d'une enquête sur une mort suspecte,  un glissement de terrain près du lac qui longe le cimetière provoque la remontée à la surface de trois cadavres de plus. Pour ne rien arranger, le défunt dans le cercueil n'est pas celui qui devrait s'y trouver. Le tueur en série surnommé "le boucher de Christchurch" sème des morts et Tate va devoir découvrir si ceux-ci sont aussi les siens, ou si un autre criminel hante la petite ville pas si tranquille de Nouvelle-Zélande.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Des ongles bleus.

C’est à cause d’eux que je suis ici, debout dans le vent froid, tremblant. Les ongles bleus ne m’appartiennent pas, ils sont rattachés à quelqu’un d’autre – un type mort que je n’ai jamais vu. Le soleil de Christchurch qui me brûlait la peau plus tôt dans l’après-midi s’en est allé. C’est le genre de temps changeant auquel je suis habitué. Il y a une heure, je transpirais. Il y a une heure, je voulais prendre ma journée et aller à la plage. Maintenant, je suis content de ne pas l’avoir fait. Mes propres ongles sont probablement en train de virer au bleu, mais je n’ose pas regarder.

Je suis ici à cause d’un type mort. Pas celui qui se trouve dans la tombe devant moi, mais un autre qui est toujours à la morgue. Il a l’air aussi décontracté que possible pour un type qui a été découpé et recousu comme une poupée de chiffon. Décontracté pour un type qui est mort d’un empoisonnement à l’arsenic.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Commencer ce roman dans un cimetière, en pleine exhumation de cadavre, donne le ton. En effet, c'est ce qu'on va retrouver tout au long du livre, du déterrage. De cadavres et de secrets.

<strong>Tout est sombre dans ce roman.</strong> Le personnage principal, Théodore Tate, traîne un passé lourd après un drame personnel qui a changé sa vie. D'abord à demi-mot, et de plus en plus clairement, on comprend que sa famille est détruite. En partie enterrée, en partie hospitalisée. Et le responsable de son malheur a mystérieusement disparu deux ans plus tôt. Ses anciens collègues au commissariat de police le soupçonne de s'être occupé de son cas.

La ville ensuite, <strong>Christchurch elle-même semble être une petite ville tranquille donnant tout droit sur les portes de l'Enfer</strong>. Le Sunnydale de Nouvelle-Zélande, en quelque sorte, qui ferait naître des tueurs en série. Son église, son cimetière et son lac, des lieux publics importants dans la vie d'une communauté -et même son commissariat, pour qui a lu <em>Un employé modèle</em>- apparaissent comme chargés d'énergie néfaste. Regroupés les uns accolés aux autres, ces trois endroits constituent un puissant appel, tellement attractif qu'on y passe la plus grande partie de l'histoire, Tate y revenant inlassablement pour en percer les mystères.

Le roman est pourtant <strong>un thriller tout ce qu'il y a de plus cartésien</strong>, ne versant pas dans le fantastique. Pourtant cet amas de noirceur nous amène à nous demander si Christchurch -avec son nom si symbolique- ne serait pas une ville un brin maléfique.

<strong>Aucun temps mort dans l'action, l'enquête est menée tambours battants</strong> depuis la funeste découverte du début jusqu'au dénouement dont je ne piperai mot ici, mais qui ne dénote pas avec la qualité du reste du roman, par un Tate mis sur la touche par des flics tellement occupés qu'il passe malgré tout entre les mailles du filet, lui même traité comme un criminel alors qu'il tente d'en pourchasser un autrement plus dangereux. <strong>La seule chose un peu pénible chez ce personnage c'est sa façon d'excuser tout ce qu'il fait grâce à son passé douloureux</strong>, comme si on pouvait tout lui passer sous prétexte qu'il a vécu un drame. Si on va par là, nombreux sont les gens qui pourraient tout se permettre.

<strong>La culpabilité, la rédemption, les vies qu'on brise.</strong> Bienvenue à Christchurch.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Nécrologie</em> se déroule parallèlement à <em>Un employé modèle</em>. Ce qui explique que Théodore Tate soit chargé d'exhumer un corps alors qu'il n'appartient plus à la police, celle-ci étant débordée par les cadavres semés par "le boucher".
<h2>Sur le mur</h2>
Une pelle; c'est bien utile, une pelle.
<h2>Gramophone</h2>
La bande originale du film <em>From hell</em>, musique signée Trevor Jones.
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em><strong>Un employé modèle</strong></em>, du même <strong>Paul Cleave</strong>, dont l'histoire se déroule en parallèle de Nécrologie, dans la même ville, Cristchurch.</li>
</ul>
<h2>A propos de Paul Cleave</h2>
Cet auteur de génie (et je pèse mes mots) a toujours su qu'il voulait être écrivain. Il place ses histoires à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, la ville qui l'a vu naître le 10 décembre 1974 et où il réside toujours. Il a pourtant été prêteur sur gages avant de se consacrer à sa passion première. <strong><em>Un employé modèle</em></strong> (<em>The Cleaner</em>, en version original) est son premier roman à être édité. En France, sont ensuite parus <strong><em>Un père idéal</em></strong> (<em>Blood men</em>) et <em><strong>Nécrologie</strong></em> (<em>Cemetary lake</em>). N'ont pas encore été traduits <em><strong>The killing hour</strong></em>, <strong><em>Collecting Cooper</em></strong> et <em><strong>The laughterhouse</strong></em>. Prions que Sonatine nous les mette rapidement entre les pattes.
<h2>Références</h2>
<span style="line-height: 13px;">Sonatine Editions, 2013, 432 pages</span>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;">La <a href="http://www.sonatine-editions.fr/livres/Necrologie.asp" target="_blank">page du livre</a> sur le site de Sonatine</span></li>
	<li>Le <a href="http://www.paulcleave.co.nz/" target="_blank">site de Paul Cleave</a> (en anglais et allemand)</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/paul-cleave-necrologie/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Bonin &amp; Seiter - Fog</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bonin-seiter-fog/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bonin-seiter-fog/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 09:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Cyril Bonin]]></category>
		<category><![CDATA[londres]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Seiter]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-206x279.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="bonin-seiter-fog" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Des enquêtes dans le Londres victorien sont menées par l'inspecteur Andrew Molton du Yard, épaulé dans sa tâche par le journaliste Ruppert Graves et Mary Launceston, une archéologue. Mystères et machinations sont au rendez-vous, laissant planer le doute sur l'éventualité que des forces occultes soient en jeu.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5281#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5281" title="bonin-seiter-fog-scan" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-scan-420x623.jpg" /></a>
<h2>Avis personnel</h2>
Si j'ai lu ça et là sur le net que certains lecteurs avaient apprécié la première histoire (c'est-à-dire les deux premiers tomes, donc la moitié de la première intégrale) puis avaient vu l'oeuvre s'essouffler, reprochant aux auteurs d'avoir surfer sans grand enthousiasme sur la vague du succès, je dois bien admettre n'avoir pas eu ce problème. <strong>J'ai été prise dans l'intrigue du début à la fin. Je retrouve le talent de scénariste de Seiter</strong> que j'avais découvert dans <em>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</em>, <strong>ses intrigues ayant plusieurs points de départ et s'imbriquant les unes dans les autres.</strong>

Il est vrai que la première histoire, c'est-à-dire les deux premiers tomes, <em>Le Tumulus</em> et <em>Le Destin de Jane</em>, est <strong>particulièrement bien ficelée</strong>. Elle réussit à présenter les personnages tout en développant une <strong>trame pleine de surprises et de rebondissements</strong>. <strong>Les personnages sont charismatiques grâce à un dessin étonnant</strong>: les visages sont longs, les mâchoires carrées, les nez imposants. On est<strong> loin des physiques stéréotypés</strong>, visages gracieux, lèvres pleines, nez inexistants et yeux de biche. Un célèbre archéologue expose le trésor qu'il a ramené d'une expédition, des meurtres sont commis, les victimes ne semblent avoir aucun point commun, des vikings vengeurs revendiquent les crimes, et on croise même un certain... Lewis Carroll.

<em>Le mangeur d'âmes</em> et <em>Les sables du temps</em> composent la seconde histoire, dans laquelle Molton fait appel à Graves, qu'il connaît mieux désormais, afin d'enquêter officieusement dans un milieu où le Yard n'a pas sa place. <strong>Spiritisme et aliénation forment les débuts d'une affaire aux abords plus étrange</strong> que la première.

Nous sommes ensuite entraînés à travers l'Ecosse pour une <strong>énigme touchant à l'amnésie</strong>. Highlanders, dirigeables et disparitions sont mis à l'honneur dans <em>La mémoire volée</em> et <em>Remember</em>.

La deuxième intégrale se termine avec <strong>une enquête très prenante, dans laquelle tout le monde est mis à mal</strong>. Le yard fait face à la pègre qui assoit sa domination sur la ville de Londres. Des policiers sont piégés, des témoins menacés. De mystérieux marchands interfèrent dans l'exposition archéologique que met en place Mary alors qu'un éditeur américain propose à Ruppert d'acheter les droits de son premier roman pour les Etats-Unis. On en découvre un peu plus sur la famille de l'inspecteur, l'enfance du journaliste et Mary fait preuve d'une indépendance épatante pour une femme de son époque. <strong><em>Wintertime</em> et <em>Au nom du fils</em> clôturent donc en beauté ces deux tomes</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Le scénario de <em>Fog</em> se plaçait au départ dans le New York contemporain, Roger Seiter l'a adapté au Londres victorien pour Cyril Bonin, qui a de grandes affinités avec ce combo lieu/période.
<h2>Sur le mur</h2>
[caption id="attachment_5495" align="aligncenter" width="420"]<a href="http://jukov7.deviantart.com/art/London-68210512"><img class="size-large wp-image-5495" alt="London, photographie de jukov7 sur deviantart.com" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jukov7-London-420x264.jpg" width="420" height="264" /></a> London, photographie de jukov7 sur deviantart.com[/caption]
<h2>Gramophone</h2>
Le générique des <em>Experts</em>, version XIXè...
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em> <strong>Jack</strong></em><strong> <em>l’Éventreur</em></strong>, bande dessinée<em> </em>de Poupard et Debois, aux Editions Soleil.</li>
	<li>La série <em><strong>Holmes</strong></em>, bande dessinée de Cecil et Brunshwig, aux Editions Futuropolis.</li>
	<li><em><strong>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</strong></em>, bande dessinée de Thouard et Seiter, aux Editions Casterman.</li>
</ul>
<h2>A propos de Bonin &amp; Seiter</h2>
<strong>Cyril Bonin, le dessinateur</strong>, est un fabuleux Bourgogne de 1969 qui s'améliore avec le temps. Tout petiot, déjà ses bandes dessinées. Un peu plus grand, les Beaux-Arts de Mâcon, les Arts-Déco de Strasbourg et un DESS en image de synthèse. Depuis les premiers albums de <em>Fog</em>, il a illustré les séries <strong><em>Quintett</em></strong> (éditions Dupuis) et <em><strong>Quand souffle le vent</strong> </em>(éditions Dargaud), ainsi que l'adaptation de <strong><em>La belle image</em></strong>, roman fantastique de Marcel Aymé (éditions Futuropolis). Et puis tout seul de ses petits mains, il illustre et scénarise <strong><em>Chambre obscure</em></strong> (éditions Dargaud) et <strong><em>L'homme qui n'existait pas</em></strong> (éditions Futuropolis).

<strong>Roger Seiter, le scénariste</strong>, né en 1955 en Alsace, historien de formation, spécialisé dans l'Histoire ancienne et médiévale. En plus de Fog, il a travaillé sur les séries <strong><em>Venise</em><em> hantée</em></strong>  et <strong><em>Les fantômes du passé </em></strong>(éditions Emmanuel Proust), <em><strong>Special Branch</strong></em> (éditions Glénat), <strong><em>H.M.S.</em></strong>, <strong><em>Mysteries</em></strong>, <strong><em>Wild River</em></strong>,<em></em><strong><em> Dies Irae</em></strong> (toutes aux éditions Casterman) ainsi que sur des one shot tels que <em><strong>Le Policier qui rit</strong></em>, adaptation du polar suédois du même nom,  <strong><em>Après un si longue hiver</em></strong> (éditions Do Bentziger), <strong><em>Un été en enfer</em></strong> (éditions du Signe).
<h2>Références</h2>
Editions Casterman, Collection Haute densité, deux tomes de 256 et 224 pages, comprenant les titres:
<ul>
	<li><em>Le Tumulus</em></li>
	<li><em>Le destin de Jane</em></li>
	<li><em>Le mangeur d'Âme</em></li>
	<li><em>Les sables du temps</em></li>
	<li><em>La mémoire volée</em></li>
	<li><em>Remember</em></li>
	<li><em>Wintertime</em></li>
	<li><em>Au nom du fils</em></li>
</ul>
Chaque tome regroupe quatre titres.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://bd.casterman.com/" target="_blank">site des bandes dessinées</a> de Casterman</li>
	<li>Le <a href="http://www.gfweb.org/fog/" target="_blank">site officiel</a> de Cyril Bonin</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-206x279.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="bonin-seiter-fog" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Des enquêtes dans le Londres victorien sont menées par l'inspecteur Andrew Molton du Yard, épaulé dans sa tâche par le journaliste Ruppert Graves et Mary Launceston, une archéologue. Mystères et machinations sont au rendez-vous, laissant planer le doute sur l'éventualité que des forces occultes soient en jeu.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5281#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5281" title="bonin-seiter-fog-scan" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-scan-420x623.jpg" /></a>
<h2>Avis personnel</h2>
Si j'ai lu ça et là sur le net que certains lecteurs avaient apprécié la première histoire (c'est-à-dire les deux premiers tomes, donc la moitié de la première intégrale) puis avaient vu l'oeuvre s'essouffler, reprochant aux auteurs d'avoir surfer sans grand enthousiasme sur la vague du succès, je dois bien admettre n'avoir pas eu ce problème. <strong>J'ai été prise dans l'intrigue du début à la fin. Je retrouve le talent de scénariste de Seiter</strong> que j'avais découvert dans <em>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</em>, <strong>ses intrigues ayant plusieurs points de départ et s'imbriquant les unes dans les autres.</strong>

Il est vrai que la première histoire, c'est-à-dire les deux premiers tomes, <em>Le Tumulus</em> et <em>Le Destin de Jane</em>, est <strong>particulièrement bien ficelée</strong>. Elle réussit à présenter les personnages tout en développant une <strong>trame pleine de surprises et de rebondissements</strong>. <strong>Les personnages sont charismatiques grâce à un dessin étonnant</strong>: les visages sont longs, les mâchoires carrées, les nez imposants. On est<strong> loin des physiques stéréotypés</strong>, visages gracieux, lèvres pleines, nez inexistants et yeux de biche. Un célèbre archéologue expose le trésor qu'il a ramené d'une expédition, des meurtres sont commis, les victimes ne semblent avoir aucun point commun, des vikings vengeurs revendiquent les crimes, et on croise même un certain... Lewis Carroll.

<em>Le mangeur d'âmes</em> et <em>Les sables du temps</em> composent la seconde histoire, dans laquelle Molton fait appel à Graves, qu'il connaît mieux désormais, afin d'enquêter officieusement dans un milieu où le Yard n'a pas sa place. <strong>Spiritisme et aliénation forment les débuts d'une affaire aux abords plus étrange</strong> que la première.

Nous sommes ensuite entraînés à travers l'Ecosse pour une <strong>énigme touchant à l'amnésie</strong>. Highlanders, dirigeables et disparitions sont mis à l'honneur dans <em>La mémoire volée</em> et <em>Remember</em>.

La deuxième intégrale se termine avec <strong>une enquête très prenante, dans laquelle tout le monde est mis à mal</strong>. Le yard fait face à la pègre qui assoit sa domination sur la ville de Londres. Des policiers sont piégés, des témoins menacés. De mystérieux marchands interfèrent dans l'exposition archéologique que met en place Mary alors qu'un éditeur américain propose à Ruppert d'acheter les droits de son premier roman pour les Etats-Unis. On en découvre un peu plus sur la famille de l'inspecteur, l'enfance du journaliste et Mary fait preuve d'une indépendance épatante pour une femme de son époque. <strong><em>Wintertime</em> et <em>Au nom du fils</em> clôturent donc en beauté ces deux tomes</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Le scénario de <em>Fog</em> se plaçait au départ dans le New York contemporain, Roger Seiter l'a adapté au Londres victorien pour Cyril Bonin, qui a de grandes affinités avec ce combo lieu/période.
<h2>Sur le mur</h2>
[caption id="attachment_5495" align="aligncenter" width="420"]<a href="http://jukov7.deviantart.com/art/London-68210512"><img class="size-large wp-image-5495" alt="London, photographie de jukov7 sur deviantart.com" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jukov7-London-420x264.jpg" width="420" height="264" /></a> London, photographie de jukov7 sur deviantart.com[/caption]
<h2>Gramophone</h2>
Le générique des <em>Experts</em>, version XIXè...
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em> <strong>Jack</strong></em><strong> <em>l’Éventreur</em></strong>, bande dessinée<em> </em>de Poupard et Debois, aux Editions Soleil.</li>
	<li>La série <em><strong>Holmes</strong></em>, bande dessinée de Cecil et Brunshwig, aux Editions Futuropolis.</li>
	<li><em><strong>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</strong></em>, bande dessinée de Thouard et Seiter, aux Editions Casterman.</li>
</ul>
<h2>A propos de Bonin &amp; Seiter</h2>
<strong>Cyril Bonin, le dessinateur</strong>, est un fabuleux Bourgogne de 1969 qui s'améliore avec le temps. Tout petiot, déjà ses bandes dessinées. Un peu plus grand, les Beaux-Arts de Mâcon, les Arts-Déco de Strasbourg et un DESS en image de synthèse. Depuis les premiers albums de <em>Fog</em>, il a illustré les séries <strong><em>Quintett</em></strong> (éditions Dupuis) et <em><strong>Quand souffle le vent</strong> </em>(éditions Dargaud), ainsi que l'adaptation de <strong><em>La belle image</em></strong>, roman fantastique de Marcel Aymé (éditions Futuropolis). Et puis tout seul de ses petits mains, il illustre et scénarise <strong><em>Chambre obscure</em></strong> (éditions Dargaud) et <strong><em>L'homme qui n'existait pas</em></strong> (éditions Futuropolis).

<strong>Roger Seiter, le scénariste</strong>, né en 1955 en Alsace, historien de formation, spécialisé dans l'Histoire ancienne et médiévale. En plus de Fog, il a travaillé sur les séries <strong><em>Venise</em><em> hantée</em></strong>  et <strong><em>Les fantômes du passé </em></strong>(éditions Emmanuel Proust), <em><strong>Special Branch</strong></em> (éditions Glénat), <strong><em>H.M.S.</em></strong>, <strong><em>Mysteries</em></strong>, <strong><em>Wild River</em></strong>,<em></em><strong><em> Dies Irae</em></strong> (toutes aux éditions Casterman) ainsi que sur des one shot tels que <em><strong>Le Policier qui rit</strong></em>, adaptation du polar suédois du même nom,  <strong><em>Après un si longue hiver</em></strong> (éditions Do Bentziger), <strong><em>Un été en enfer</em></strong> (éditions du Signe).
<h2>Références</h2>
Editions Casterman, Collection Haute densité, deux tomes de 256 et 224 pages, comprenant les titres:
<ul>
	<li><em>Le Tumulus</em></li>
	<li><em>Le destin de Jane</em></li>
	<li><em>Le mangeur d'Âme</em></li>
	<li><em>Les sables du temps</em></li>
	<li><em>La mémoire volée</em></li>
	<li><em>Remember</em></li>
	<li><em>Wintertime</em></li>
	<li><em>Au nom du fils</em></li>
</ul>
Chaque tome regroupe quatre titres.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://bd.casterman.com/" target="_blank">site des bandes dessinées</a> de Casterman</li>
	<li>Le <a href="http://www.gfweb.org/fog/" target="_blank">site officiel</a> de Cyril Bonin</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mélanie Fazi - Trois pépins du&#160;fruit des morts</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/melanie-fazi-trois-pepins-du-fruit-des-morts/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 12:30:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[mélanie fazi]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
		<category><![CDATA[nestiveqnen]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/trois_pepins_du_fruit_des_morts_melanie_fazi-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de Trois pépins du fruit des morts de Mélanie Fazi" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Annabelle Stavrakis, douze ans, a disparu. Sa mère Maria angoisse à l'idée que le pire ait pu arriver à sa fille unique. Deux semaines plus tard, Annabelle réapparaît. Elle refuse de dire ce qu'il s'est passé. Pire, elle s'isole, ne prend plus ses repas dans la cuisine et semble s'éloigner de tous. Maria se demande ce qu'il est advenu de sa fille pour qu'elle lui devienne aussi étrangère. Mais pour Annabelle, tout a changé. Elle a suivi une femme en qui la fillette, passionnée de mythologie grecque, a reconnu Perséphone. Cette femme l'a emmenée dans un mystérieux jardin et lui a fait goûter trois pépins de grenade. Pour Annabelle, dont l'arrivée de l'adolescence est mal vécue, ce geste est un signe fort. Elle est persuadée que si elle s'affranchit de la nourriture comme du sommeil, elle aussi deviendra comme Perséphone : ni vivante, ni morte, mais immortelle et non soumise aux lois de la vieillesse et de la société. Entre réalité et imagination, la frontière est parfois bien ténue...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>I. Première neige
Il y avait ce gouffre, énorme, dans le quotidien de Maria : deux semaines de la vie d'Annabelle.
Allez comprendre pourquoi, parfois, le temps se dilate au-delà du supportable. Quand on attend chaque soir le retour de sa fille unique, disparue à la sortie du collège. Sans rien qui permette de croire à la fugue plutôt qu'à l'accident, ou pire encore. Quand chaque réveil dans une maison vide lâche tout le poids du monde sur vos épaules, au moment de se souvenir.
Au premier soir de la disparition, enfermée dans sa bulle d'angoisse, Maria avait regardé la neige recouvrir les champs depuis sa fenêtre.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
J'ai d'abord connu les écrits de Mélanie Fazi sous forme courte. Novelliste, et de talent, sa plume m'avait frappée par sa façon d'amener, à petites touches, l'air de rien,<strong> une vague d'émotions qui attendait la fin du récit pour vous frapper comme un raz-de-marée</strong>. Une façon d'écrire dans le genre fantastique qui mêle douceur et poing dans la face - douceur tout le long, et puis vlam ! Sans prévenir, lecteur KO - et ravi, d'être chamboulé ainsi, touché, ému. Avec <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, son premier roman, j'ai retrouvé avec bonheur cette patte.

Si vous n'aimez pas les rythmes lents, les intrigues qui prennent leur temps pour s'installer, inutile d'ouvrir les pages de cet ouvrage. Car dans <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, l'action se déroule à son rythme, lentement, en accord avec la danse mélancolique et ralentie des flocons. <strong>La saison froide étant un symbole clé dans l'histoire</strong>, ce rythme lent se prête parfaitement à plonger le lecteur dans l'ambiance. Pourquoi l'hiver ? C'est durant cette saison qu'Annabelle disparaît. Et, dans le mythe de l'enlèvement de Perséphone par Hadès, c'est son séjour sous terre qui provoque l'hiver, la mère de Perséphone étant désespérée par la disparition de sa fille, mère qui est déesse des moissons. Le rythme des saisons, avec la bascule entre hiver et printemps, est aussi un axe de lecture important, Annabelle entrant comme en germination durant les saisons chaudes, attendant l'hiver, à l'inverse des plantes chéries par sa mère.

On le voit,<strong> la mythologie tient une place importante dans le récit</strong> et pourtant elle n'apparaît pas au premier abord. Les premiers temps, nous sommes dans notre époque, nous suivons une petite fille de notre temps et notre pays. Nous nous inquiétons pour elle, nous paniquons encore plus lorsqu'elle se met à ne plus manger, ne plus dormir. Mais, par petites touches, voici que le mythe s'avance. Et, à un moment du récit, tout bascule.<strong> La frontière est mince entre notre monde et celui des dieux</strong>, plus encore quand une fillette entêtée ne désire que la franchir.

L'émotion est d'autant plus forte qu'à travers ce roman fantastique et mythologie, <strong>Mélanie Fazi évoque avec justesse et beaucoup de délicatesse</strong> ce que peuvent éprouver <strong>les jeunes adolescents qui vivent mal l'entrée dans cet âge difficile</strong>, aussi bien que les difficultés des parents (ici une mère célibataire) face au désarroi et aux changements qui interviennent chez leur enfant. Mélanie Fazi exploite également le mythe de Perséphone sous le même angle <strong>: on peut entendre la voix de la déesse</strong>, ce qu'elle a éprouvé à être enlevée, jeune fille, par Hadès, le dieu des Morts, et qu'il fit d'elle son épouse. Si les grandes lignes de l'histoire sont reprises dans tous les livres de mythologie grecque, bien peu (pour ne pas dire aucun) n'avait à ce point montré ce que pouvait bien ressentir l'héroïne du mythe face à ce qu'elle subissait.

Un roman lent et délicat, et pourtant qui laisse une impression forte, comme le manteau neigeux sur sa peau : léger, doux mais au froid mordant. Si Mélanie Fazi a du talent pour la nouvelle, avec ce premier roman elle prouve qu'elle maîtrise aussi bien la forme longue.
<h2>Le grain de sable</h2>
L'ouvrage a reçu le prix Merlin - prix des lecteurs - en 2002.
<h2>Gramophone</h2>
La chanson <em>Winter</em> de Persephone, dont l'intense mélancolie, le rythme lent et les paroles reflètent à merveille l'atmosphère du roman.
<h2>Sur le mur</h2>
Un flocon de neige et le fruit d'un  grenadier.
<h2>Dans la même veine</h2>
L'adolescence et le mythe s'entremêlent aussi dans la série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/sophie-dabat-chronique-de-changelins-evolution/" target="_blank"><em>Changelings </em>de Sophie Dabat</a> - renommé <em>Le Sang des chimères</em> (le tome sera réédité prochainement en 2013 aux Editions du Riez et suivi peu après du tome 2, inédit). Les affres de l'adolescence et le fantastique sont également présents chez Stephen King, avec <em>Carrie </em>(Le Livre de Poche, 2010)
<h2>À propos de Mélanie Fazi</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5636" alt="Mélanie Fazi © Emmanuel Grandvillain" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain-206x309.jpg" /></a>
Née en 1976 à Dunkerque où elle a vécu une vingtaine d'année, Mélanie Fazi est depuis son enfance une lectrice invétérée. Elle commence à rédiger ses propres textes à l'adolescence. Elle suit des études d'anglais et de traduction, études qui lui permettent d'affiner son style. Elle publie ses deux premières nouvelles la même année, en 2000, dans des anthologies chez Ténèbres. Il s'agit de <em>Ghost Town Blues</em> (réédité au sein du recueil <em>Serpentine</em>) et <em>Le noeud cajun</em> (réédité au sein du recueil <em>Notre Dame aux écailles</em>). En 2002, Mélanie Fazi est embauchée comme traductrice aux éditions Bragelonne. Son premier roman, <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, paraît l'année suivante, puis en 2004 son recueil de nouvelles <em>Serpentine </em>(éditions de L'Oxymore, réédité depuis chez Folio) et un autre roman, <em>Arlis des Forains</em> (Bragelonne). Elle continue de publier régulièrement des nouvelles en anthologies (<em>Miroir de porcelaine </em>dans <em>69</em> aux éditions ActuSf, <em>Le Jardin des silences </em>dans <em></em>la revue <em>Angle-Mort</em> en 2011, <em>Les soeurs de la Tarasque</em> <em></em>dans<em> Reines et Dragons</em> aux éditions Mnémos en 2012...). Mélanie Fazi a reçu plusieurs fois le prix Merlin et le prix Masterton, ainsi que le Grand Prix de l'imaginaire en 2005 pour son recueil <em>Serpentine.</em>
<h2>Références</h2>
<em>Trois pépin du fruit des morts</em>, éditions Nestiveqnen, 2003, 208 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://reves-de-cendre.over-blog.com/">Le blog de Mélanie Fazi
</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/trois_pepins_du_fruit_des_morts_melanie_fazi-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de Trois pépins du fruit des morts de Mélanie Fazi" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Annabelle Stavrakis, douze ans, a disparu. Sa mère Maria angoisse à l'idée que le pire ait pu arriver à sa fille unique. Deux semaines plus tard, Annabelle réapparaît. Elle refuse de dire ce qu'il s'est passé. Pire, elle s'isole, ne prend plus ses repas dans la cuisine et semble s'éloigner de tous. Maria se demande ce qu'il est advenu de sa fille pour qu'elle lui devienne aussi étrangère. Mais pour Annabelle, tout a changé. Elle a suivi une femme en qui la fillette, passionnée de mythologie grecque, a reconnu Perséphone. Cette femme l'a emmenée dans un mystérieux jardin et lui a fait goûter trois pépins de grenade. Pour Annabelle, dont l'arrivée de l'adolescence est mal vécue, ce geste est un signe fort. Elle est persuadée que si elle s'affranchit de la nourriture comme du sommeil, elle aussi deviendra comme Perséphone : ni vivante, ni morte, mais immortelle et non soumise aux lois de la vieillesse et de la société. Entre réalité et imagination, la frontière est parfois bien ténue...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>I. Première neige
Il y avait ce gouffre, énorme, dans le quotidien de Maria : deux semaines de la vie d'Annabelle.
Allez comprendre pourquoi, parfois, le temps se dilate au-delà du supportable. Quand on attend chaque soir le retour de sa fille unique, disparue à la sortie du collège. Sans rien qui permette de croire à la fugue plutôt qu'à l'accident, ou pire encore. Quand chaque réveil dans une maison vide lâche tout le poids du monde sur vos épaules, au moment de se souvenir.
Au premier soir de la disparition, enfermée dans sa bulle d'angoisse, Maria avait regardé la neige recouvrir les champs depuis sa fenêtre.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
J'ai d'abord connu les écrits de Mélanie Fazi sous forme courte. Novelliste, et de talent, sa plume m'avait frappée par sa façon d'amener, à petites touches, l'air de rien,<strong> une vague d'émotions qui attendait la fin du récit pour vous frapper comme un raz-de-marée</strong>. Une façon d'écrire dans le genre fantastique qui mêle douceur et poing dans la face - douceur tout le long, et puis vlam ! Sans prévenir, lecteur KO - et ravi, d'être chamboulé ainsi, touché, ému. Avec <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, son premier roman, j'ai retrouvé avec bonheur cette patte.

Si vous n'aimez pas les rythmes lents, les intrigues qui prennent leur temps pour s'installer, inutile d'ouvrir les pages de cet ouvrage. Car dans <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, l'action se déroule à son rythme, lentement, en accord avec la danse mélancolique et ralentie des flocons. <strong>La saison froide étant un symbole clé dans l'histoire</strong>, ce rythme lent se prête parfaitement à plonger le lecteur dans l'ambiance. Pourquoi l'hiver ? C'est durant cette saison qu'Annabelle disparaît. Et, dans le mythe de l'enlèvement de Perséphone par Hadès, c'est son séjour sous terre qui provoque l'hiver, la mère de Perséphone étant désespérée par la disparition de sa fille, mère qui est déesse des moissons. Le rythme des saisons, avec la bascule entre hiver et printemps, est aussi un axe de lecture important, Annabelle entrant comme en germination durant les saisons chaudes, attendant l'hiver, à l'inverse des plantes chéries par sa mère.

On le voit,<strong> la mythologie tient une place importante dans le récit</strong> et pourtant elle n'apparaît pas au premier abord. Les premiers temps, nous sommes dans notre époque, nous suivons une petite fille de notre temps et notre pays. Nous nous inquiétons pour elle, nous paniquons encore plus lorsqu'elle se met à ne plus manger, ne plus dormir. Mais, par petites touches, voici que le mythe s'avance. Et, à un moment du récit, tout bascule.<strong> La frontière est mince entre notre monde et celui des dieux</strong>, plus encore quand une fillette entêtée ne désire que la franchir.

L'émotion est d'autant plus forte qu'à travers ce roman fantastique et mythologie, <strong>Mélanie Fazi évoque avec justesse et beaucoup de délicatesse</strong> ce que peuvent éprouver <strong>les jeunes adolescents qui vivent mal l'entrée dans cet âge difficile</strong>, aussi bien que les difficultés des parents (ici une mère célibataire) face au désarroi et aux changements qui interviennent chez leur enfant. Mélanie Fazi exploite également le mythe de Perséphone sous le même angle <strong>: on peut entendre la voix de la déesse</strong>, ce qu'elle a éprouvé à être enlevée, jeune fille, par Hadès, le dieu des Morts, et qu'il fit d'elle son épouse. Si les grandes lignes de l'histoire sont reprises dans tous les livres de mythologie grecque, bien peu (pour ne pas dire aucun) n'avait à ce point montré ce que pouvait bien ressentir l'héroïne du mythe face à ce qu'elle subissait.

Un roman lent et délicat, et pourtant qui laisse une impression forte, comme le manteau neigeux sur sa peau : léger, doux mais au froid mordant. Si Mélanie Fazi a du talent pour la nouvelle, avec ce premier roman elle prouve qu'elle maîtrise aussi bien la forme longue.
<h2>Le grain de sable</h2>
L'ouvrage a reçu le prix Merlin - prix des lecteurs - en 2002.
<h2>Gramophone</h2>
La chanson <em>Winter</em> de Persephone, dont l'intense mélancolie, le rythme lent et les paroles reflètent à merveille l'atmosphère du roman.
<h2>Sur le mur</h2>
Un flocon de neige et le fruit d'un  grenadier.
<h2>Dans la même veine</h2>
L'adolescence et le mythe s'entremêlent aussi dans la série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/sophie-dabat-chronique-de-changelins-evolution/" target="_blank"><em>Changelings </em>de Sophie Dabat</a> - renommé <em>Le Sang des chimères</em> (le tome sera réédité prochainement en 2013 aux Editions du Riez et suivi peu après du tome 2, inédit). Les affres de l'adolescence et le fantastique sont également présents chez Stephen King, avec <em>Carrie </em>(Le Livre de Poche, 2010)
<h2>À propos de Mélanie Fazi</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5636" alt="Mélanie Fazi © Emmanuel Grandvillain" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain-206x309.jpg" /></a>
Née en 1976 à Dunkerque où elle a vécu une vingtaine d'année, Mélanie Fazi est depuis son enfance une lectrice invétérée. Elle commence à rédiger ses propres textes à l'adolescence. Elle suit des études d'anglais et de traduction, études qui lui permettent d'affiner son style. Elle publie ses deux premières nouvelles la même année, en 2000, dans des anthologies chez Ténèbres. Il s'agit de <em>Ghost Town Blues</em> (réédité au sein du recueil <em>Serpentine</em>) et <em>Le noeud cajun</em> (réédité au sein du recueil <em>Notre Dame aux écailles</em>). En 2002, Mélanie Fazi est embauchée comme traductrice aux éditions Bragelonne. Son premier roman, <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, paraît l'année suivante, puis en 2004 son recueil de nouvelles <em>Serpentine </em>(éditions de L'Oxymore, réédité depuis chez Folio) et un autre roman, <em>Arlis des Forains</em> (Bragelonne). Elle continue de publier régulièrement des nouvelles en anthologies (<em>Miroir de porcelaine </em>dans <em>69</em> aux éditions ActuSf, <em>Le Jardin des silences </em>dans <em></em>la revue <em>Angle-Mort</em> en 2011, <em>Les soeurs de la Tarasque</em> <em></em>dans<em> Reines et Dragons</em> aux éditions Mnémos en 2012...). Mélanie Fazi a reçu plusieurs fois le prix Merlin et le prix Masterton, ainsi que le Grand Prix de l'imaginaire en 2005 pour son recueil <em>Serpentine.</em>
<h2>Références</h2>
<em>Trois pépin du fruit des morts</em>, éditions Nestiveqnen, 2003, 208 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://reves-de-cendre.over-blog.com/">Le blog de Mélanie Fazi
</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Estelle Faye - Porcelaine</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/estelle-faye-porcelaine/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/estelle-faye-porcelaine/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 12:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Estelle Faye]]></category>
		<category><![CDATA[féerie]]></category>
		<category><![CDATA[tigre]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/estelle-faye-porcelaine-206x259.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="estelle-faye-porcelaine" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Dans la Chine ancienne</strong>, un village vit de la poterie. En voulant ramener du bois sec à son père, le meilleur potier du village, Xiao Chen grimpe sur la montagne pour atteindre la forêt sortilège, ignorant qu'il provoque ainsi le courroux d'un dieu.

Lorsqu'il se réveille le lendemain avec <strong>une tête de tigre à la place de son visage humain</strong>, les villageois, effrayés, décident de le chasser. 

Commence alors pour Xiao Chen un long périple aux côtés d'une troupe de théâtre ambulant, dans laquelle chacun semble avoir un fardeau étrange à porter, tout comme lui. 

Devenu immortel, il rencontre Li Mei, une jeune tisseuse, mais <strong>une femme-fée malade de jalousie</strong> mettra en oeuvre manigances et enchantements pour les séparer et récupérer celui qu'elle veut.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>L'air sent la sève des pins qu'on abat, plus haut dans la montagne, pour alimenter les fours à céramique. Nous sommes au septième jour du septième mois lunaire, période de la Fin des Chaleurs. Une pluie fine tombe sur le village des potiers, quelques maisons fragiles accrochées aux pentes escarpées de Hengsan.

La pluie est venue tôt cette année. Trop tôt.  Sous les auvents en paille, on murmure que les dieux sont irrités parce que les hommes ont creusé trop profonds dans la roche leurs longs fours-dragons en forme de tunnel. Malgré l'averse, une poignée de vieilles femmes monte brûler des encens à la pagode, en haut de la cascade.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

J'ai choisi ce livre pour son allure poétique, sa femme-fée et sa malédiction à tête de tigre. Je redoutais cependant de devoir composer avec des débordements de guimauve et de niaiserie à cause de l'histoire d'amour qui s'éternise sur des siècles.

Et j'ai bien fait de ne pas m'arrêter à cette idée facile (mais tellement rédhibitoire) et de me plonger malgré mes peurs d'eau de rose dans <strong>cette épopée fantastique</strong>, car c'est en vérité un petit bijou de fantasy qui prouve au monde entier (au moins ça) que <strong>ce n'est pas parce que c'est une histoire d'amour que c'est forcément cucul-la-praline</strong>.

Je m'inquiétais aussi – toujours inutilement – de la localisation de l'histoire : l'Asie. En général, je n'accroche guère aux histoires de samouraïs défendant leur honneur, je peine à retenir des noms aux consonances trop proches pour mon cerveau occidental, et je craignais que l'auteure en fasse trop pour nous prouver qu'on se trouve Chine, à grand renfort de dragons, de toits recourbés, de monastères bouddhiques et de lampions rouges.

Mais rien de tout cela. Ici, les choses se devinent, tout le monde ne se nomme pas Fang, la seule religion est le théâtre et le mélange des genres (cadre extrême-oriental, vie sur les routes de saltimbanques, fée jalouse comme celles que l'on trouve dans notre bonne vieille Europe, etc.) nous offre <strong>une fable qui fait fi des frontières et des codes</strong>.

<strong>Le livre se découpe en trois actes, à la manière d'une pièce de théâtre, un thème dominant tout au long du roman.</strong> On sent que c'est un monde qui touche l'auteure, ses descriptions tout en finesse et subtilité – pas de lourds paragraphes pour tenter tant bien que mal de nous convaincre de l'existence de quelque chose d'incohérent – oscillent entre réalité et onirisme et créent <strong>un monde où la magie est une évidence qui s'estompe au fil du temps</strong>.

Chacune des trois parties correspond à une époque. Entre, il peut se passer plusieurs siècles ou quelques dizaines d'années, la notion d'immortalité touchant quelques-uns des personnages.

Le premier « acte » est presque trompeur, si on n'a pas pris connaissance du résumé en quatrième de couverture. Il met en place l'histoire de façon minutieuse : Li Mei n'apparaît pas encore, et <strong>la trame semble se tisser autour de la nouvelle vie de Xiao Chen</strong>, son apprentissage du métier, les cours Florent et les premiers castings, ainsi que sur le mystère qui plane autour de ses compagnons de voyage.

Tous bizarres. Certains plus que d'autres, mais tous bizarres. Pieds-de-Cendre et ses tours d'horreur, Brume de rivière dans sa lourde robe cousue d'amulettes, etc. Cependant, cette première étape n'est pas juste une description. Bien que tous les personnages qui sont importants ne soient pas encore entrés en scène, on a d'ores et déjà des combats à mener, des démons à évincer, ceux de la montagne au tout début, puis ceux qui suivent la troupe.

La seconde partie se déroule bien plus tard. Une ellipse de quinze siècles nous propulse à l'époque où vit Li Mei, que Xiao Chen va rencontrer. <strong>Elle apporte un second souffle</strong> à la vie immortelle de l'acteur à tête de tigre qui porte, pour cacher son côté bestial, un masque de porcelaine lui assurant une apparence humaine. Mais la malédiction progresse, telle une douloureuse et inépuisable maladie, et il s'agit pour les deux amoureux d'essayer d'arrêter le processus qui transforme Xiao en monstre.

La troisième et dernière époque, qui n'a lieu « que » soixante-ans après la deuxième, annonce un final fabuleux. <strong>La lutte entre la fée et l'humaine va devoir éclater pour que la vie puisse continuer.</strong> L'affrontement est particulièrement inégal. Dans le coin gauche du ring, la fée aux multiples pouvoirs, magnifique et jalouse, attendant son heure depuis des siècles. Face à elle, l'humaine droite et courageuse, travailleuse, la beauté normale, juste et légitime. Elles se battent pour l'homme qu'elles aiment, qui aura fait preuve au cours de sa très longue vie d'autant de bravoure que de lâcheté.

<strong>Un conte attachant à travers une écriture élégante</strong>, voilà ce qu'est <em>Porcelaine</em>. Il serait dommage de s'en priver.

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour ceux et celles qui voudraient découvrir la plume d'Estelle Faye sur un format plus court, la nouvelle <em>Suriedad</em> est diponible au format numérique sur le site des <a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre-239" target="_blank">Moutons Électriques</a>. Cette nouvelle est également présente dans l'anthologie <em>Dragons</em> (Editions Calmann-Lévy).

<h2>Sur le mur</h2>

Un masque de tigre

<h2>Gramophone</h2>

Des musiques traditionnelles chinoises.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li>Si vous avez aimé l'écriture d'Estelle Faye, plongez (au propre comme au figuré) dans <em><strong><a href="http://www.lepreauxclercs.com/site/pandore/ouvrage/la-derniere-lame/9782842284862" target="_blank">La Dernière lame</a></strong> </em>(Editions Le Pré aux Clercs), son premier roman.</li>

	<li>Et pour les amoureux de l'Asie, voyagez avec l'<strong><em>Emblème n°6 - Extrême-Orient</em></strong> (Editions Oxymore)</li>
</ul>

<h2>À propos d'Estelle Faye</h2>

Née en 1978, le jour où l'on vend des brins de muguets pour apporter la chance, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre avant de scénariser des courts-métrage dont <strong><em>Carcasse</em></strong>, réalisé par Ismaël El Maoula El Iraki, diffusé au festival de cinéma <em>Vues d'Afrique</em> de Montréal en 2008. Elle est l'auteur de <em><strong>La Dernière lame</strong></em> (Le Pré aux Clercs).

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Moutons Électriques Editeurs, Collection Bibliothèque voltaïque, 2013, 274 pages</li>
	<li>(Très belle) Illustration de couverture d'Amandine Labarre</li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre-249#image8" target="_blank">page du livre</a> sur le site de l'éditeur, avec la possibilité de le commander en version papier ou numérique</li>
	<li>Une <a href="http://www.actusf.com/spip/Interview-Estelle-Faye-sur.html">interview d'Estelle Faye</a> sur actusf.com</li>
	<li>Le <a href="http://amandine.labarre.free.fr/" target="_blank">site d'Amandine Labarre</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/estelle-faye-porcelaine-206x259.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="estelle-faye-porcelaine" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Dans la Chine ancienne</strong>, un village vit de la poterie. En voulant ramener du bois sec à son père, le meilleur potier du village, Xiao Chen grimpe sur la montagne pour atteindre la forêt sortilège, ignorant qu'il provoque ainsi le courroux d'un dieu.

Lorsqu'il se réveille le lendemain avec <strong>une tête de tigre à la place de son visage humain</strong>, les villageois, effrayés, décident de le chasser. 

Commence alors pour Xiao Chen un long périple aux côtés d'une troupe de théâtre ambulant, dans laquelle chacun semble avoir un fardeau étrange à porter, tout comme lui. 

Devenu immortel, il rencontre Li Mei, une jeune tisseuse, mais <strong>une femme-fée malade de jalousie</strong> mettra en oeuvre manigances et enchantements pour les séparer et récupérer celui qu'elle veut.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>L'air sent la sève des pins qu'on abat, plus haut dans la montagne, pour alimenter les fours à céramique. Nous sommes au septième jour du septième mois lunaire, période de la Fin des Chaleurs. Une pluie fine tombe sur le village des potiers, quelques maisons fragiles accrochées aux pentes escarpées de Hengsan.

La pluie est venue tôt cette année. Trop tôt.  Sous les auvents en paille, on murmure que les dieux sont irrités parce que les hommes ont creusé trop profonds dans la roche leurs longs fours-dragons en forme de tunnel. Malgré l'averse, une poignée de vieilles femmes monte brûler des encens à la pagode, en haut de la cascade.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

J'ai choisi ce livre pour son allure poétique, sa femme-fée et sa malédiction à tête de tigre. Je redoutais cependant de devoir composer avec des débordements de guimauve et de niaiserie à cause de l'histoire d'amour qui s'éternise sur des siècles.

Et j'ai bien fait de ne pas m'arrêter à cette idée facile (mais tellement rédhibitoire) et de me plonger malgré mes peurs d'eau de rose dans <strong>cette épopée fantastique</strong>, car c'est en vérité un petit bijou de fantasy qui prouve au monde entier (au moins ça) que <strong>ce n'est pas parce que c'est une histoire d'amour que c'est forcément cucul-la-praline</strong>.

Je m'inquiétais aussi – toujours inutilement – de la localisation de l'histoire : l'Asie. En général, je n'accroche guère aux histoires de samouraïs défendant leur honneur, je peine à retenir des noms aux consonances trop proches pour mon cerveau occidental, et je craignais que l'auteure en fasse trop pour nous prouver qu'on se trouve Chine, à grand renfort de dragons, de toits recourbés, de monastères bouddhiques et de lampions rouges.

Mais rien de tout cela. Ici, les choses se devinent, tout le monde ne se nomme pas Fang, la seule religion est le théâtre et le mélange des genres (cadre extrême-oriental, vie sur les routes de saltimbanques, fée jalouse comme celles que l'on trouve dans notre bonne vieille Europe, etc.) nous offre <strong>une fable qui fait fi des frontières et des codes</strong>.

<strong>Le livre se découpe en trois actes, à la manière d'une pièce de théâtre, un thème dominant tout au long du roman.</strong> On sent que c'est un monde qui touche l'auteure, ses descriptions tout en finesse et subtilité – pas de lourds paragraphes pour tenter tant bien que mal de nous convaincre de l'existence de quelque chose d'incohérent – oscillent entre réalité et onirisme et créent <strong>un monde où la magie est une évidence qui s'estompe au fil du temps</strong>.

Chacune des trois parties correspond à une époque. Entre, il peut se passer plusieurs siècles ou quelques dizaines d'années, la notion d'immortalité touchant quelques-uns des personnages.

Le premier « acte » est presque trompeur, si on n'a pas pris connaissance du résumé en quatrième de couverture. Il met en place l'histoire de façon minutieuse : Li Mei n'apparaît pas encore, et <strong>la trame semble se tisser autour de la nouvelle vie de Xiao Chen</strong>, son apprentissage du métier, les cours Florent et les premiers castings, ainsi que sur le mystère qui plane autour de ses compagnons de voyage.

Tous bizarres. Certains plus que d'autres, mais tous bizarres. Pieds-de-Cendre et ses tours d'horreur, Brume de rivière dans sa lourde robe cousue d'amulettes, etc. Cependant, cette première étape n'est pas juste une description. Bien que tous les personnages qui sont importants ne soient pas encore entrés en scène, on a d'ores et déjà des combats à mener, des démons à évincer, ceux de la montagne au tout début, puis ceux qui suivent la troupe.

La seconde partie se déroule bien plus tard. Une ellipse de quinze siècles nous propulse à l'époque où vit Li Mei, que Xiao Chen va rencontrer. <strong>Elle apporte un second souffle</strong> à la vie immortelle de l'acteur à tête de tigre qui porte, pour cacher son côté bestial, un masque de porcelaine lui assurant une apparence humaine. Mais la malédiction progresse, telle une douloureuse et inépuisable maladie, et il s'agit pour les deux amoureux d'essayer d'arrêter le processus qui transforme Xiao en monstre.

La troisième et dernière époque, qui n'a lieu « que » soixante-ans après la deuxième, annonce un final fabuleux. <strong>La lutte entre la fée et l'humaine va devoir éclater pour que la vie puisse continuer.</strong> L'affrontement est particulièrement inégal. Dans le coin gauche du ring, la fée aux multiples pouvoirs, magnifique et jalouse, attendant son heure depuis des siècles. Face à elle, l'humaine droite et courageuse, travailleuse, la beauté normale, juste et légitime. Elles se battent pour l'homme qu'elles aiment, qui aura fait preuve au cours de sa très longue vie d'autant de bravoure que de lâcheté.

<strong>Un conte attachant à travers une écriture élégante</strong>, voilà ce qu'est <em>Porcelaine</em>. Il serait dommage de s'en priver.

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour ceux et celles qui voudraient découvrir la plume d'Estelle Faye sur un format plus court, la nouvelle <em>Suriedad</em> est diponible au format numérique sur le site des <a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre-239" target="_blank">Moutons Électriques</a>. Cette nouvelle est également présente dans l'anthologie <em>Dragons</em> (Editions Calmann-Lévy).

<h2>Sur le mur</h2>

Un masque de tigre

<h2>Gramophone</h2>

Des musiques traditionnelles chinoises.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li>Si vous avez aimé l'écriture d'Estelle Faye, plongez (au propre comme au figuré) dans <em><strong><a href="http://www.lepreauxclercs.com/site/pandore/ouvrage/la-derniere-lame/9782842284862" target="_blank">La Dernière lame</a></strong> </em>(Editions Le Pré aux Clercs), son premier roman.</li>

	<li>Et pour les amoureux de l'Asie, voyagez avec l'<strong><em>Emblème n°6 - Extrême-Orient</em></strong> (Editions Oxymore)</li>
</ul>

<h2>À propos d'Estelle Faye</h2>

Née en 1978, le jour où l'on vend des brins de muguets pour apporter la chance, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre avant de scénariser des courts-métrage dont <strong><em>Carcasse</em></strong>, réalisé par Ismaël El Maoula El Iraki, diffusé au festival de cinéma <em>Vues d'Afrique</em> de Montréal en 2008. Elle est l'auteur de <em><strong>La Dernière lame</strong></em> (Le Pré aux Clercs).

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Moutons Électriques Editeurs, Collection Bibliothèque voltaïque, 2013, 274 pages</li>
	<li>(Très belle) Illustration de couverture d'Amandine Labarre</li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.moutons-electriques.fr/livre-249#image8" target="_blank">page du livre</a> sur le site de l'éditeur, avec la possibilité de le commander en version papier ou numérique</li>
	<li>Une <a href="http://www.actusf.com/spip/Interview-Estelle-Faye-sur.html">interview d'Estelle Faye</a> sur actusf.com</li>
	<li>Le <a href="http://amandine.labarre.free.fr/" target="_blank">site d'Amandine Labarre</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>George R. R. Martin - Dragon de&#160;glace</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/george-r-r-martin-dragon-de-glace/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/george-r-r-martin-dragon-de-glace/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2013 13:30:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[George R. R. Martin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=5621</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/george-martin-dragon-de-glace-206x298.png" class="attachment-medium wp-post-image" alt="george-martin-dragon-de-glace" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Quatre nouvelles de fantasy, dans des univers différents.</strong> Une enfant de l'hiver proche d'un dragon de glace, une sorcière part chasser le  loup-garou, une femme est harcelée par un étrange voisin et un écrivain qui a toujours fait passer son travail avant sa famille reçoit la visite de ses enfants de papier.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>De toutes les saisons, Adara préférait l'hiver car, lorsque le froid envahissait le monde, le dragon de glace surgissait.

Elle ne savait jamais si c'était le froid qui amenait le dragon de glace ou le dragon de glace qui amenait le froid. C'était une des questions parmi tant d'autres qui troublaient son frère Geoff, lequel, de deux ans son aîné, était d'une curiosité insatiable, mais Adara, pour sa part, ne s'intéressait guère à ce genre de problème. Du moment que le froid, la neige et le dragon de glace venaient tous en temps voulu, elle était ravie.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Quatre nouvelles, deux mondes, quatre ambiances.

Les deux premières semblent assez typiques de la <strong>fantasy "pure et dure"</strong>, avec son lot de dragons et de magie apparente, le tout dans un univers moyenâgeux, capes, épées, sorcières.

<em>Dragon de glace</em> donne son nom et son illustration à ce recueil. Cette nouvelle ouvre le bal, ce n'est pas forcément la place la plus facile et je dois admettre avoir un peu "pris peur" à sa lecture. Pour m'être attaquer au <em>Trône de fer</em>, je connaissais l'écriture de George R. R. Martin, et – quoi qu'en disent certains commentateurs un peu partout sur le net – j'en avais apprécié la traduction. Je m'attendais donc à trouver le même style ici.

En fait, j'ignorais si c'était le fait d'un traducteur différent ou seulement parce que l'auteur a adapté sa façon d'écrire à l'âge de son héroïne, une fillette, la plus jeune de sa famille, mais on se retrouve face à une écriture qui semble « enfantine ».

<strong>Il ne faut donc pas s'attendre à l'écriture complexe de l'œuvre majeure de l'auteur</strong>, mais bien à des récits différents dans le fond comme dans la forme. Ceci dit, cette impression passe assez vite, et ne se retrouve pas dans les nouvelles suivantes, c'est donc pour nous montrer le monde au travers des yeux d'une gosse que le ton est volontairement « facile ».

<em>Dans les contrées perdues</em> raconte comment une sorcière, pour honorer la commande d'une riche cliente désirant se transformer à volonté en louve, part <strong>chasser le loup-garou dans des plaines désertiques</strong> et désolées, accompagnée d'un chasseur. Jusqu'ici, rien que de très classique me direz-vous, mais on est prévenu dès le début: la sorcière peut exaucer toutes vos demandes, mais il est préférable de ne rien demander.

Les deux dernières se déroulent dans un contexte contemporain et relèvent de la <strong>fantasy urbaine</strong>. J'y ai donc découvert un George R. R. Martin – que jusque-là je ne connaissais qu'à travers <em>Le Trône de fer</em> – aussi doué à ce jeu qu'à celui de l'heroïc fantasy.

<strong><em>L'Homme en forme de poire</em>, malgré un titre qui prête à sourire, nous plonge très vite dans l'enfer du harcèlement.</strong> Nouvellement installée dans l'immeuble, Jessie se sent terriblement oppressée par cet homme qui habite en-dessous, que tout le voisinage perçoit comme le voisin marginal et inoffensif. Cette nouvelle m'a rappelé celles d'<strong>Armand Cabasson</strong>, dans lesquelles on se demandait tout du long : « Jusqu'à quel point c'est dans sa tête, et jusqu'à quel point c'est réel ? » où l'on considérerait que sur un segment, une extrémité serait le totalement réel, l'autre l'imagination complète, et que ce qui arrive aux personnages se trouverait à un point encore indéterminé sur cette ligne. Je ne suis pas sûre d'être claire… mais on fera avec, je ne sais comment l'expliquer autrement.

<em>Portrait de famille</em> raconte comment les personnages « mis au monde » par un écrivain prennent vie par le biais de tableaux. Plus j'avançais dans l'histoire, plus le protagoniste me paraissait antipathique alors que ses créations avaient quelque chose d'attirant, de presque bienveillant. Là, j'ai eu une pensée pour tous ces auteurs qui ont « enfanté » des tueurs en série et j'ai prié pour leur salut.

Le concept des tableaux et de la réalité entremêlés m'a ramené quelques dix ans arrière quand je découvrais <em>Rose Madder</em> de Stephen King dans lequel une femme glissait d'un monde à l'autre grâce à une peinture. <strong>La fantasy comme lien solide entre l'art et la vie, entre réel et imaginaire.</strong>

<strong>Un recueil qui se lit très vite</strong>, on ne s'y ennuie pas, et pire, on en redemande !

<h2>Le grain de sable</h2>

Les trois premières nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées dans les n°4 d'<em>Asphodale</em> (avec un dossier consacré à l'auteur de <em>Dans les contrées perdues</em>), 28 et 33 de la revue <em>Bifrost</em>, mais aucune n'est tiré du n°67, le <a href="http://www.belial.fr/revue/bifrost-67">spécial George R. R. Martin</a>. La dernière est inédite.

<h2>Sur le mur</h2>

La couverture de <em>Bifrost</em> n°28, pour une autre vision du dragon de glace.

<img class="aligncenter size-full wp-image-5624" alt="bifrost-dragon-de-glace" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/bifrost-dragon-de-glace.jpg" />

<h2>Gramophone</h2>

<em> Siouxsie - Mantaray</em> (album)

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li>Si vous avez aimé <em>Dragon de glace</em>: <em><strong>Le Trône de fer</strong></em> de George R. R. Martin. (Oui, je sais, je fais preuve d'une originalité et d'une prise de risque à l'épreuve des balles en vous proposant cet ouvrage méconnu.)</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>Dans les contrées perdues</em>: l'<em><strong>Emblèmes n°2 - Sortilèges</strong></em> des Editions Oxymore</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>L'Homme en forme de poire</em>: <strong><em>Loin à l'intérieur</em></strong> et <strong><em>Le Poisson bleu nuit</em></strong> d'Armand Cabasson</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>Portrait de famille</em>: <strong><em>Rose Madder</em></strong> de Stephen King</li>
</ul>

<h2>À propos de George R. R. Martin</h2>

George Ronald Reuel… Ah non, j'ai confondu ! George Raymond Richard Martin donc, a vu le jour dans le New Jersey en 1948. Grâce à série <strong><em>Le Trône de fer</em></strong>, on ne le présente plus. Celle-ci lui a fait connaître un franc succès, d'autant plus qu'elle a été adaptée pour la télévision. Avant cela, il aimait lire des comics, et a gagné un prix pour récompenser une de ses <em>fanfictions</em>.

Il devient journaliste mais  se découvre une vocation d'écrivain. Il a remporté de nombreuses récompenses pour ses différents romans et nouvelles, tels que les prix Hugo, Locus, Nebula et World Fantasy (<em><strong>Chanson pour Lya</strong></em>, <em><strong>Les Rois des sables</strong></em>,<em> <strong>Skyn Trade</strong></em>,<em> <strong>Le Volcryn</strong></em>).

Il travaille également comme scénariste pour la télévision (<strong><em>La cinquième dimension</em></strong>,<strong> <em>La Belle et la bête</em></strong>) avant de devenir éditeur en publiant la série <em><strong>Wild Cards</strong></em> qui réunit des recueils de nouvelles et des romans de science-fiction.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;">Editions actusf, Collection Perles d'Epice, 2012, 191 pages</span></li>
	<li>Illustration de couverture d'Andy Brase</li>
</ul>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://georgerrmartin.com/">site de George R. R. Martin</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.editions-actusf.fr/">site des Editions actusf</a></li>
	<li>Le <a href="http://andybrase.deviantart.com/">DeviantART</a> et le <a href="http://andybrase.blogspot.fr/">blog</a> d'Andy Brase</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/george-martin-dragon-de-glace-206x298.png" class="attachment-medium wp-post-image" alt="george-martin-dragon-de-glace" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Quatre nouvelles de fantasy, dans des univers différents.</strong> Une enfant de l'hiver proche d'un dragon de glace, une sorcière part chasser le  loup-garou, une femme est harcelée par un étrange voisin et un écrivain qui a toujours fait passer son travail avant sa famille reçoit la visite de ses enfants de papier.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>De toutes les saisons, Adara préférait l'hiver car, lorsque le froid envahissait le monde, le dragon de glace surgissait.

Elle ne savait jamais si c'était le froid qui amenait le dragon de glace ou le dragon de glace qui amenait le froid. C'était une des questions parmi tant d'autres qui troublaient son frère Geoff, lequel, de deux ans son aîné, était d'une curiosité insatiable, mais Adara, pour sa part, ne s'intéressait guère à ce genre de problème. Du moment que le froid, la neige et le dragon de glace venaient tous en temps voulu, elle était ravie.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Quatre nouvelles, deux mondes, quatre ambiances.

Les deux premières semblent assez typiques de la <strong>fantasy "pure et dure"</strong>, avec son lot de dragons et de magie apparente, le tout dans un univers moyenâgeux, capes, épées, sorcières.

<em>Dragon de glace</em> donne son nom et son illustration à ce recueil. Cette nouvelle ouvre le bal, ce n'est pas forcément la place la plus facile et je dois admettre avoir un peu "pris peur" à sa lecture. Pour m'être attaquer au <em>Trône de fer</em>, je connaissais l'écriture de George R. R. Martin, et – quoi qu'en disent certains commentateurs un peu partout sur le net – j'en avais apprécié la traduction. Je m'attendais donc à trouver le même style ici.

En fait, j'ignorais si c'était le fait d'un traducteur différent ou seulement parce que l'auteur a adapté sa façon d'écrire à l'âge de son héroïne, une fillette, la plus jeune de sa famille, mais on se retrouve face à une écriture qui semble « enfantine ».

<strong>Il ne faut donc pas s'attendre à l'écriture complexe de l'œuvre majeure de l'auteur</strong>, mais bien à des récits différents dans le fond comme dans la forme. Ceci dit, cette impression passe assez vite, et ne se retrouve pas dans les nouvelles suivantes, c'est donc pour nous montrer le monde au travers des yeux d'une gosse que le ton est volontairement « facile ».

<em>Dans les contrées perdues</em> raconte comment une sorcière, pour honorer la commande d'une riche cliente désirant se transformer à volonté en louve, part <strong>chasser le loup-garou dans des plaines désertiques</strong> et désolées, accompagnée d'un chasseur. Jusqu'ici, rien que de très classique me direz-vous, mais on est prévenu dès le début: la sorcière peut exaucer toutes vos demandes, mais il est préférable de ne rien demander.

Les deux dernières se déroulent dans un contexte contemporain et relèvent de la <strong>fantasy urbaine</strong>. J'y ai donc découvert un George R. R. Martin – que jusque-là je ne connaissais qu'à travers <em>Le Trône de fer</em> – aussi doué à ce jeu qu'à celui de l'heroïc fantasy.

<strong><em>L'Homme en forme de poire</em>, malgré un titre qui prête à sourire, nous plonge très vite dans l'enfer du harcèlement.</strong> Nouvellement installée dans l'immeuble, Jessie se sent terriblement oppressée par cet homme qui habite en-dessous, que tout le voisinage perçoit comme le voisin marginal et inoffensif. Cette nouvelle m'a rappelé celles d'<strong>Armand Cabasson</strong>, dans lesquelles on se demandait tout du long : « Jusqu'à quel point c'est dans sa tête, et jusqu'à quel point c'est réel ? » où l'on considérerait que sur un segment, une extrémité serait le totalement réel, l'autre l'imagination complète, et que ce qui arrive aux personnages se trouverait à un point encore indéterminé sur cette ligne. Je ne suis pas sûre d'être claire… mais on fera avec, je ne sais comment l'expliquer autrement.

<em>Portrait de famille</em> raconte comment les personnages « mis au monde » par un écrivain prennent vie par le biais de tableaux. Plus j'avançais dans l'histoire, plus le protagoniste me paraissait antipathique alors que ses créations avaient quelque chose d'attirant, de presque bienveillant. Là, j'ai eu une pensée pour tous ces auteurs qui ont « enfanté » des tueurs en série et j'ai prié pour leur salut.

Le concept des tableaux et de la réalité entremêlés m'a ramené quelques dix ans arrière quand je découvrais <em>Rose Madder</em> de Stephen King dans lequel une femme glissait d'un monde à l'autre grâce à une peinture. <strong>La fantasy comme lien solide entre l'art et la vie, entre réel et imaginaire.</strong>

<strong>Un recueil qui se lit très vite</strong>, on ne s'y ennuie pas, et pire, on en redemande !

<h2>Le grain de sable</h2>

Les trois premières nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées dans les n°4 d'<em>Asphodale</em> (avec un dossier consacré à l'auteur de <em>Dans les contrées perdues</em>), 28 et 33 de la revue <em>Bifrost</em>, mais aucune n'est tiré du n°67, le <a href="http://www.belial.fr/revue/bifrost-67">spécial George R. R. Martin</a>. La dernière est inédite.

<h2>Sur le mur</h2>

La couverture de <em>Bifrost</em> n°28, pour une autre vision du dragon de glace.

<img class="aligncenter size-full wp-image-5624" alt="bifrost-dragon-de-glace" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/bifrost-dragon-de-glace.jpg" />

<h2>Gramophone</h2>

<em> Siouxsie - Mantaray</em> (album)

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li>Si vous avez aimé <em>Dragon de glace</em>: <em><strong>Le Trône de fer</strong></em> de George R. R. Martin. (Oui, je sais, je fais preuve d'une originalité et d'une prise de risque à l'épreuve des balles en vous proposant cet ouvrage méconnu.)</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>Dans les contrées perdues</em>: l'<em><strong>Emblèmes n°2 - Sortilèges</strong></em> des Editions Oxymore</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>L'Homme en forme de poire</em>: <strong><em>Loin à l'intérieur</em></strong> et <strong><em>Le Poisson bleu nuit</em></strong> d'Armand Cabasson</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>Portrait de famille</em>: <strong><em>Rose Madder</em></strong> de Stephen King</li>
</ul>

<h2>À propos de George R. R. Martin</h2>

George Ronald Reuel… Ah non, j'ai confondu ! George Raymond Richard Martin donc, a vu le jour dans le New Jersey en 1948. Grâce à série <strong><em>Le Trône de fer</em></strong>, on ne le présente plus. Celle-ci lui a fait connaître un franc succès, d'autant plus qu'elle a été adaptée pour la télévision. Avant cela, il aimait lire des comics, et a gagné un prix pour récompenser une de ses <em>fanfictions</em>.

Il devient journaliste mais  se découvre une vocation d'écrivain. Il a remporté de nombreuses récompenses pour ses différents romans et nouvelles, tels que les prix Hugo, Locus, Nebula et World Fantasy (<em><strong>Chanson pour Lya</strong></em>, <em><strong>Les Rois des sables</strong></em>,<em> <strong>Skyn Trade</strong></em>,<em> <strong>Le Volcryn</strong></em>).

Il travaille également comme scénariste pour la télévision (<strong><em>La cinquième dimension</em></strong>,<strong> <em>La Belle et la bête</em></strong>) avant de devenir éditeur en publiant la série <em><strong>Wild Cards</strong></em> qui réunit des recueils de nouvelles et des romans de science-fiction.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;">Editions actusf, Collection Perles d'Epice, 2012, 191 pages</span></li>
	<li>Illustration de couverture d'Andy Brase</li>
</ul>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://georgerrmartin.com/">site de George R. R. Martin</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.editions-actusf.fr/">site des Editions actusf</a></li>
	<li>Le <a href="http://andybrase.deviantart.com/">DeviantART</a> et le <a href="http://andybrase.blogspot.fr/">blog</a> d'Andy Brase</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ellen Datlow &amp; Terri Windling - Blanche Neige, rouge sang</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 13:30:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[contes]]></category>
		<category><![CDATA[Ellen Daltow]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Terri Windling]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/ellen-daltow-terry-windling-blanche-neige-rouge-sang-206x311.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="ellen-daltow-terry-windling-blanche-neige-rouge-sang" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Dix-sept contes de fées revisités par autant d'auteurs anglo-saxons, parfois transposés dans le monde moderne, certains teintés d'érotisme ou d'angoisse.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le mari de Cristena la délaissa après seulement un mois de mariage, pour un voyage d'affaire dans un pays lointain. Lorsqu'elle l'avait épousé, elle savait déjà que ce serait ainsi, qu'elle serait fréquemment seule. Son rôle serait de vivre dans leur belle demeure au-dessus du lac, comme le centre bleuté d'un mécanisme bien huilé. La maison se nettoyait et se parfumait d'elle-même, elle préparait les repas selon ses ordres, à partir des provisions livrées deux fois par semaine, elle lavait le linge et entretenait même le grand jardin, taillant les arbres, retournant la terre et repiquant, offrant des bouquets d'iris et de roses bleu pâle qui s'accordaient avec le bleu éclatant des vêtements de Cristena.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

<em>Blanche-Neige, rouge sang</em> : une bonne idée dès lors qu'on apprécie les contes et leurs versions revisitées, malheureusement, j'ai trouvé les nouvelles assez inégales entre elles.

<strong>J'ai adoré certaines histoires, telles que</strong> <em><strong>Le Prince Grenouille</strong></em> de Gahan Wilson et <em><strong>Comme les voix d'une chorale d'ange</strong></em> de Leonard Rysdyk. Dans la première, Grenouille parle à son médecin de ce rêve récurrent dans lequel il est fils de roi, transformé en batracien amoureux d'une belle jeune femme. Délicieusement second degré jusque dans sa chute. La seconde est basée sur un conte dont le titre n'est pas dévoilé, puisque c'est tout l'intérêt de la chose: deviner où l'histoire nous conduit.

<strong><em>Miettes et cailloux</em></strong>, de Lisa Goldstein, est une <strong>version moderne, particulièrement sombre et réaliste d'<em>Hansel et Gretel</em></strong>. Ce serait ôté le "plaisir" des éventuels futurs lecteurs d'en dévoiler trop sur son intrigue, mais elle parle de deux soeurs qui se rappellent que leur mère, alors qu'elles étaient enfants, leur racontait beaucoup d'histoire. Beaucoup, mais pas Hansel et Gretel. Parce que cette histoire-là, elle l'a vécu et ne la raconte pas, jusqu'à ce moment où elle tombe gravement malade et où elle sait qu'il ne lui reste sans doute plus guère de temps pour dévoiler enfin la vérité à ses filles.

<em><strong>Perce-Neige</strong></em> de Tanith Lee, s'il ne m'a pas franchement emballé, peut se targuer d'un final excellent. <em><strong>Le Pont du Troll</strong></em>, de Neil Gaiman, se lit avec beaucoup de plaisir et d'envie. Et <em><strong>Les Enfants substituées</strong></em> de Mélanie Tem sont un régal, sorte de thriller de fantasy vraiment captivant. Esther M. Friesner quant à elle, nous offre un chat botté talentueux et martyrisé dans <strong><em>Chaton</em></strong>.

<strong>Les deux versions du Petit Chaperon rouge</strong>, <em>Carmina</em> de Wendy Wheeler et <em>Je t'égarerai dans les bois</em> de Kathe Koja, <strong>sont franchement lourdes</strong>. D'ailleurs, elles ne sont pas les seules.

Là, en l'occurrence, <strong>le manque d'originalité crève les yeux parce qu'elles sont placées l'une à la suite de l'autre</strong>. On a donc systématiquement un loup tout ce qu'il y a de plus humain, clairement obsédé sexuel à tendance pédophile (ils ont des vues très claires sur le petit chaperon rouge). En introduction, on nous fait remarquer que pour ces deux auteures, l'appétit sexuel est une constante chez le personnage du loup. Oui, en effet, on voit ça. Mais enfin, ça touche quand même beaucoup l'être humain comme appétit, pas besoin de se planquer derrière un personnage semi-animal pour ça. Les auteures auraient-elles grandies dans un couvent cerné par les bois ? Heureusement, <strong>l'une des deux nouvelles a tout de même droit à un final sympathique</strong>, l'autre, pas du tout. 

Dans le même registre, on a un ogre qui a sept petites dont on comprend bien qu'il dispose à sa guise, entre autres choses glauques qui se trament dans <em><strong>Petit Poucet</strong></em> de Steve Rasnic Tem. Honnêtement, étant donné certaines idées pires qu'étranges que ce type développe dans ce conte, je n'aimerais autant pas le croiser dans une ruelle sombre, il pourrait m'arriver des bricoles (et je n'ai pas tellement envie qu'on m'arrache la peau du visage pour que le chien la porte comme un masque) (je précise que je n'invente rien, tout est dans l'histoire).

J'aimerais savoir si les auteurs ont vécu une enfance traumatisante pour nous pondre ce genre d'histoires incestueuses bien immondes ?

<strong>J'ai été abominablement déçue par <em>La Reine des Neiges</em> de Patricia McKillip</strong>. J'en attendais peut-être beaucoup, étant donné que j'adore le conte originel, mais j'ai vraiment peiné à lire cette nouvelle. En prime, l'avoir attendue tout au long du bouquin, puisqu'elle est en toute fin d'ouvrage, pour une telle déception, j'étais contrite à cette lecture.

Gerda devient une nunuche finie, transparente, insipide, ne vivant que pour aimer Kay, un snobinard lançant des œillades de midinettes aux femmes plus sophistiquées que la sienne. D'entrée de jeu, je leur voulais du mal. Arrive la Reine des Neiges, chiante, qui jette son dévolu sur Kay. On se demande bien pourquoi si ce n'est pour coller un tant soit peu à l'histoire d'Andersen. On croise un seul personnage un peu sympa, il s'agit de la fille des brigands qui devient pour l'occasion une voleuse des rues particulièrement motivée par son travail. Seulement vingt-huit pages… mais longues, longues ! J'ai rarement peiné de la sorte. Et puis soyons honnêtes, l'auteur a oublié le meilleur personnage: le renne.

Au final, <strong>un résultat en demi-teinte</strong> en ce qui me concerne, <strong>du très bon</strong>, avec de bonnes idées, qui ne sombre pas systématiquement dans le gore pour prouver qu'on en a plus dans le pantalon, <strong>et du très glauque</strong>, avec tellement d'incestes et de coucheries que je me suis crue dans les bas-fonds de la littérature. (Je n'ai jamais fini <em>Les cent-vingt journées de Sodome</em>, ce n'est pas pour lui chercher des petits frères dans toutes mes lectures.)

Et puis, bon, d'accord, on ne juge pas un livre à sa couverture, c'est vrai, mais là, j'aurais du me méfier : je ne suis pas fan de cette illustration, ni du dessin, ni des couleurs, qui ne m'inspirent grand chose. Et j'aime bien, refermer un livre, et soupirer de contentement parce qu'en plus, je le trouve envoûtant à regarder. Bon, là, vu mon opinion mitigée sur ce que j'ai lu, je n'en ferai pas une affaire d'état.

<h2>Le grain de sable</h2>

Farfouillant sur le web, je suis tombée nez à pixels avec une autre chronique de ce recueil. Je l'ai trouvé particulièrement bien écrite, très drôle, et si son auteur n'a visiblement pas été enchanté par les mêmes nouvelles que moi, on est au moins d'accord sur une chose : <strong>l'illustration de couverture, pourquoi ?</strong>

Plutôt que de lui voler sa superbe intro de chronique (j'y ai songé un moment), je rends à Cid Vicious ce qu'il a écrit et vous pouvez le lire <a href="http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=-320680">ici</a>.

<h2>Sur le mur</h2>

Vous avez peut-être déjà vu ces versions sombres des princesses Disney qui circulaient sur la toile il y a quelques temps. En voici deux qui apparaissent dans ce recueil : Blanche-Neige et Rapunzel. Pour voir les autres <em lang="en">twisted princesses</em> de Jeffrey Thomas, rendez vous sur <a href="http://jeftoon01.deviantart.com/gallery/11344500" target="_blank">la galerie consacrée</a>.

<img class="aligncenter size-large wp-image-5570" alt="Snow White, de Jeffrey Thomas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/jeftoon01-Twisted-Princess-Snow-White-420x543.jpg" />

<img class="aligncenter size-large wp-image-5569" alt="Rapunzel, de Jeffrey Thomas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/jeftoon01-twisted-princess-rapunzel-420x543.jpg" />

<h2>Gramophone</h2>

Marilyn Manson - <em>I don't like the drugs (but the drugs like me)</em>

…parce que visiblement il y a des auteurs qui en prennent pas mal.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><em>Mythophages</em>, Editions Oxymore, pour des mythes revisités</li>

	<li><a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/contes-nouvelles/louis-batissier-le-nouveau-cabinet-des-fees/"><em>Le nouveau cabinet des fées</em></a>, Moutons électriques éditeur</li>

	<li>La série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/edouard-brasey-dir-chronique-de-sortileges-et-enchantements/"><em>Le Cabinet des fées</em></a>, Editions du chêne</li>
</ul>

<h2>A propos des anthologistes</h2>

<strong>Ellen Datlow</strong>, née en 1949, est éditrice. Elle a été rédacteur en chef d'<em>Omni</em>, magazine de science et science-fiction, et a publié les dix anthologies qui lui sont associées. Son travail est largement reconnu par ses pairs et elle collectionne les récompenses: Prix <em>Hugo </em>et <em>Locus </em>du meilleur éditeur, prix <em>Bram Stocker</em>, prix <em>World fantasy</em>, prix <em>International horror guild </em>et <em>Shirley Jackson </em>de la meilleure anthologie, etc.

<strong>Terri Windling</strong> est né en 1958 aux Etats-Unis. Enfant, son livre favori était <em>The golden book of fairytales</em>, et il inspira beaucoup son avenir. Aujourd'hui, elle est éditrice, anthologiste, écrivain, peintre, ... et se passionne toujours pour le merveilleux, travaillant avec Brian et Wendy Froud, Neil Gaiman ou encore Charles De Lint. Elle est l'auteur de <strong><em>L’Épouse de bois</em></strong> (Moutons électriques éditeurs). On partout son prénom écrit avec un -i à la fin, j'ignore si le -y de la couverture de cet ouvrage est une simple coquille (d'autant plus qu'à l'intérieur, on garde bien le -i).

Toutes deux collaborent depuis des années, elles co-éditent notamment les séries <em lang="en">Year's best fantasy and horror</em> et <em lang="en">Best horror of the year</em>. En 2013, elles publient l'anthologie <em lang="en">Queen Victoria's Book of spells</em>.

<h2>Références</h2>

<ul>
	<li>Editions Fleuve noir, Collection « Rendez-vous ailleurs », 370 pages, 2002.</li>
	<li>Couverture: Peinture de W. Siudmak</li>
</ul>

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.terriwindling.com/">site de Terry Windling</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.datlow.com/">site d'Ellen Daltow</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/page_accueil_site_editions_fleuve_noir&amp;1.html">site de Fleuve Noir</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/ellen-daltow-terry-windling-blanche-neige-rouge-sang-206x311.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="ellen-daltow-terry-windling-blanche-neige-rouge-sang" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Dix-sept contes de fées revisités par autant d'auteurs anglo-saxons, parfois transposés dans le monde moderne, certains teintés d'érotisme ou d'angoisse.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le mari de Cristena la délaissa après seulement un mois de mariage, pour un voyage d'affaire dans un pays lointain. Lorsqu'elle l'avait épousé, elle savait déjà que ce serait ainsi, qu'elle serait fréquemment seule. Son rôle serait de vivre dans leur belle demeure au-dessus du lac, comme le centre bleuté d'un mécanisme bien huilé. La maison se nettoyait et se parfumait d'elle-même, elle préparait les repas selon ses ordres, à partir des provisions livrées deux fois par semaine, elle lavait le linge et entretenait même le grand jardin, taillant les arbres, retournant la terre et repiquant, offrant des bouquets d'iris et de roses bleu pâle qui s'accordaient avec le bleu éclatant des vêtements de Cristena.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

<em>Blanche-Neige, rouge sang</em> : une bonne idée dès lors qu'on apprécie les contes et leurs versions revisitées, malheureusement, j'ai trouvé les nouvelles assez inégales entre elles.

<strong>J'ai adoré certaines histoires, telles que</strong> <em><strong>Le Prince Grenouille</strong></em> de Gahan Wilson et <em><strong>Comme les voix d'une chorale d'ange</strong></em> de Leonard Rysdyk. Dans la première, Grenouille parle à son médecin de ce rêve récurrent dans lequel il est fils de roi, transformé en batracien amoureux d'une belle jeune femme. Délicieusement second degré jusque dans sa chute. La seconde est basée sur un conte dont le titre n'est pas dévoilé, puisque c'est tout l'intérêt de la chose: deviner où l'histoire nous conduit.

<strong><em>Miettes et cailloux</em></strong>, de Lisa Goldstein, est une <strong>version moderne, particulièrement sombre et réaliste d'<em>Hansel et Gretel</em></strong>. Ce serait ôté le "plaisir" des éventuels futurs lecteurs d'en dévoiler trop sur son intrigue, mais elle parle de deux soeurs qui se rappellent que leur mère, alors qu'elles étaient enfants, leur racontait beaucoup d'histoire. Beaucoup, mais pas Hansel et Gretel. Parce que cette histoire-là, elle l'a vécu et ne la raconte pas, jusqu'à ce moment où elle tombe gravement malade et où elle sait qu'il ne lui reste sans doute plus guère de temps pour dévoiler enfin la vérité à ses filles.

<em><strong>Perce-Neige</strong></em> de Tanith Lee, s'il ne m'a pas franchement emballé, peut se targuer d'un final excellent. <em><strong>Le Pont du Troll</strong></em>, de Neil Gaiman, se lit avec beaucoup de plaisir et d'envie. Et <em><strong>Les Enfants substituées</strong></em> de Mélanie Tem sont un régal, sorte de thriller de fantasy vraiment captivant. Esther M. Friesner quant à elle, nous offre un chat botté talentueux et martyrisé dans <strong><em>Chaton</em></strong>.

<strong>Les deux versions du Petit Chaperon rouge</strong>, <em>Carmina</em> de Wendy Wheeler et <em>Je t'égarerai dans les bois</em> de Kathe Koja, <strong>sont franchement lourdes</strong>. D'ailleurs, elles ne sont pas les seules.

Là, en l'occurrence, <strong>le manque d'originalité crève les yeux parce qu'elles sont placées l'une à la suite de l'autre</strong>. On a donc systématiquement un loup tout ce qu'il y a de plus humain, clairement obsédé sexuel à tendance pédophile (ils ont des vues très claires sur le petit chaperon rouge). En introduction, on nous fait remarquer que pour ces deux auteures, l'appétit sexuel est une constante chez le personnage du loup. Oui, en effet, on voit ça. Mais enfin, ça touche quand même beaucoup l'être humain comme appétit, pas besoin de se planquer derrière un personnage semi-animal pour ça. Les auteures auraient-elles grandies dans un couvent cerné par les bois ? Heureusement, <strong>l'une des deux nouvelles a tout de même droit à un final sympathique</strong>, l'autre, pas du tout. 

Dans le même registre, on a un ogre qui a sept petites dont on comprend bien qu'il dispose à sa guise, entre autres choses glauques qui se trament dans <em><strong>Petit Poucet</strong></em> de Steve Rasnic Tem. Honnêtement, étant donné certaines idées pires qu'étranges que ce type développe dans ce conte, je n'aimerais autant pas le croiser dans une ruelle sombre, il pourrait m'arriver des bricoles (et je n'ai pas tellement envie qu'on m'arrache la peau du visage pour que le chien la porte comme un masque) (je précise que je n'invente rien, tout est dans l'histoire).

J'aimerais savoir si les auteurs ont vécu une enfance traumatisante pour nous pondre ce genre d'histoires incestueuses bien immondes ?

<strong>J'ai été abominablement déçue par <em>La Reine des Neiges</em> de Patricia McKillip</strong>. J'en attendais peut-être beaucoup, étant donné que j'adore le conte originel, mais j'ai vraiment peiné à lire cette nouvelle. En prime, l'avoir attendue tout au long du bouquin, puisqu'elle est en toute fin d'ouvrage, pour une telle déception, j'étais contrite à cette lecture.

Gerda devient une nunuche finie, transparente, insipide, ne vivant que pour aimer Kay, un snobinard lançant des œillades de midinettes aux femmes plus sophistiquées que la sienne. D'entrée de jeu, je leur voulais du mal. Arrive la Reine des Neiges, chiante, qui jette son dévolu sur Kay. On se demande bien pourquoi si ce n'est pour coller un tant soit peu à l'histoire d'Andersen. On croise un seul personnage un peu sympa, il s'agit de la fille des brigands qui devient pour l'occasion une voleuse des rues particulièrement motivée par son travail. Seulement vingt-huit pages… mais longues, longues ! J'ai rarement peiné de la sorte. Et puis soyons honnêtes, l'auteur a oublié le meilleur personnage: le renne.

Au final, <strong>un résultat en demi-teinte</strong> en ce qui me concerne, <strong>du très bon</strong>, avec de bonnes idées, qui ne sombre pas systématiquement dans le gore pour prouver qu'on en a plus dans le pantalon, <strong>et du très glauque</strong>, avec tellement d'incestes et de coucheries que je me suis crue dans les bas-fonds de la littérature. (Je n'ai jamais fini <em>Les cent-vingt journées de Sodome</em>, ce n'est pas pour lui chercher des petits frères dans toutes mes lectures.)

Et puis, bon, d'accord, on ne juge pas un livre à sa couverture, c'est vrai, mais là, j'aurais du me méfier : je ne suis pas fan de cette illustration, ni du dessin, ni des couleurs, qui ne m'inspirent grand chose. Et j'aime bien, refermer un livre, et soupirer de contentement parce qu'en plus, je le trouve envoûtant à regarder. Bon, là, vu mon opinion mitigée sur ce que j'ai lu, je n'en ferai pas une affaire d'état.

<h2>Le grain de sable</h2>

Farfouillant sur le web, je suis tombée nez à pixels avec une autre chronique de ce recueil. Je l'ai trouvé particulièrement bien écrite, très drôle, et si son auteur n'a visiblement pas été enchanté par les mêmes nouvelles que moi, on est au moins d'accord sur une chose : <strong>l'illustration de couverture, pourquoi ?</strong>

Plutôt que de lui voler sa superbe intro de chronique (j'y ai songé un moment), je rends à Cid Vicious ce qu'il a écrit et vous pouvez le lire <a href="http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=-320680">ici</a>.

<h2>Sur le mur</h2>

Vous avez peut-être déjà vu ces versions sombres des princesses Disney qui circulaient sur la toile il y a quelques temps. En voici deux qui apparaissent dans ce recueil : Blanche-Neige et Rapunzel. Pour voir les autres <em lang="en">twisted princesses</em> de Jeffrey Thomas, rendez vous sur <a href="http://jeftoon01.deviantart.com/gallery/11344500" target="_blank">la galerie consacrée</a>.

<img class="aligncenter size-large wp-image-5570" alt="Snow White, de Jeffrey Thomas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/jeftoon01-Twisted-Princess-Snow-White-420x543.jpg" />

<img class="aligncenter size-large wp-image-5569" alt="Rapunzel, de Jeffrey Thomas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/jeftoon01-twisted-princess-rapunzel-420x543.jpg" />

<h2>Gramophone</h2>

Marilyn Manson - <em>I don't like the drugs (but the drugs like me)</em>

…parce que visiblement il y a des auteurs qui en prennent pas mal.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><em>Mythophages</em>, Editions Oxymore, pour des mythes revisités</li>

	<li><a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/contes-nouvelles/louis-batissier-le-nouveau-cabinet-des-fees/"><em>Le nouveau cabinet des fées</em></a>, Moutons électriques éditeur</li>

	<li>La série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/edouard-brasey-dir-chronique-de-sortileges-et-enchantements/"><em>Le Cabinet des fées</em></a>, Editions du chêne</li>
</ul>

<h2>A propos des anthologistes</h2>

<strong>Ellen Datlow</strong>, née en 1949, est éditrice. Elle a été rédacteur en chef d'<em>Omni</em>, magazine de science et science-fiction, et a publié les dix anthologies qui lui sont associées. Son travail est largement reconnu par ses pairs et elle collectionne les récompenses: Prix <em>Hugo </em>et <em>Locus </em>du meilleur éditeur, prix <em>Bram Stocker</em>, prix <em>World fantasy</em>, prix <em>International horror guild </em>et <em>Shirley Jackson </em>de la meilleure anthologie, etc.

<strong>Terri Windling</strong> est né en 1958 aux Etats-Unis. Enfant, son livre favori était <em>The golden book of fairytales</em>, et il inspira beaucoup son avenir. Aujourd'hui, elle est éditrice, anthologiste, écrivain, peintre, ... et se passionne toujours pour le merveilleux, travaillant avec Brian et Wendy Froud, Neil Gaiman ou encore Charles De Lint. Elle est l'auteur de <strong><em>L’Épouse de bois</em></strong> (Moutons électriques éditeurs). On partout son prénom écrit avec un -i à la fin, j'ignore si le -y de la couverture de cet ouvrage est une simple coquille (d'autant plus qu'à l'intérieur, on garde bien le -i).

Toutes deux collaborent depuis des années, elles co-éditent notamment les séries <em lang="en">Year's best fantasy and horror</em> et <em lang="en">Best horror of the year</em>. En 2013, elles publient l'anthologie <em lang="en">Queen Victoria's Book of spells</em>.

<h2>Références</h2>

<ul>
	<li>Editions Fleuve noir, Collection « Rendez-vous ailleurs », 370 pages, 2002.</li>
	<li>Couverture: Peinture de W. Siudmak</li>
</ul>

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.terriwindling.com/">site de Terry Windling</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.datlow.com/">site d'Ellen Daltow</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/page_accueil_site_editions_fleuve_noir&amp;1.html">site de Fleuve Noir</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Karen Maitland - La&#160;Compagnie des menteurs</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/karen-maitland-la-compagnie-des-menteurs/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/karen-maitland-la-compagnie-des-menteurs/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 13:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Karen Maitland]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Âge]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/karen-maitland-compagnie-menteurs-206x323.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="karen-maitland-compagnie-menteurs" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Au Moyen-Âge, alors que la peste se répand en Angleterre, neuf personnes vont s'allier pour prendre ensemble la route vers le nord, espérant ainsi échapper à la mort. Mais au fur et à mesure qu'elles s'éloignent des côtes, de mystérieux décès frappent leur petite communauté. Pendaison, noyade, démembrement, ... Plus meurtrier que l'épidémie, un tueur voyage peut-être avec eux.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>"C'est donc entendu, nous l'enterrerons vivante avec la bride de fer. Ça lui fera tenir sa langue." L'aubergiste croisa les bras, soulagé qu'ils soient au moins parvenus à s'entendre  sur cela.

"Le fer contiendra tous les blasphèmes. Il peut tout arrêter. C'est l'une des matières les plus puissantes pour résister au diable,  après l'hostie et l'eau bénite. Bien sûr, ce serait mieux si nous en avions, hélas, nous n'en avons pas par les temps qui courent. mais le fer fera tout aussi bon usage.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Les Editions Sonatine ont l'art et la manière de nous faire découvrir des auteurs épatants, publiant souvent soit des premiers romans, soit des auteurs déjà plus prolifiques mais jamais encore sortis en France. Ayant déjà lu quelques-unes de leurs trouvailles, je savais que je ne serais pas déçue par <em>La Compagnie des menteurs</em>, mais j'ignorais à quel point il serait<strong><em> lunemauvien</em> dans l'âme</strong> !

<strong>Au-delà du thriller historique, on est plongé dans une réflexion étrange sur le thème du mensonge</strong>, du non-dit, le mensonge par omission, également. Ses conséquences, les regrets et les peurs qu'ils créent et trimbalent à leur suite. Les neuf « compagnons » ont des choses à cacher.

<strong>Le narrateur est peut-être le plus difficile à percer à jour alors même qu'on vit l'histoire à travers lui.</strong> Il est camelot, vend des babioles sacrées au gré des besoins et des espoirs des passants, manipulant les esprits avec une certaine éthique. Les autres, très vite, vont l'appeler Camelot. Et on finit par se rendre compte qu'on ne connaît même pas le nom de celui qui nous fait voyager. On sait de lui que son visage est déformé par l'absence d'un œil, mais chaque fois il racontera une histoire différente selon qui lui en demande la raison.

Et c'est ainsi pour chaque personnage : <strong>la dissimulation de son identité et de son passé comme maître-mot</strong> de la voie à suivre. Et malgré ce manque d'informations sur les autres membres de la troupe en marche, une cohésion se forme et tous s'entraident pour survivre, ç'aurait pu être une fable sur la solidarité, mais pas du tout. Car lorsque tout semble se dérouler plus paisiblement, un meurtre est commis, et la compagnie soupçonne l'un des siens. Les avis sont partagés, <strong>la tension monte d'un cran</strong>.

Parmi la petite bande, Narigorm, une enfant étrange qui gagne sa vie comme devineresse, en lisant les runes, n'hésite jamais à dire tout haut ce que tout le monde, ou même ce qu'un seul, pense tout bas, <strong>ravivant de ses remarques innocentes l'émeute qui couve sous la volonté de la compagnie d'avancer ensemble</strong>. Mais elle n'est pas la seule, car Zophiel, magicien dont l'attraction principale est l'exposition d'une sirène, morte, qu'il jure véritable et protège autant que ses mystérieuses boîtes que personne n'a le droit d'ouvrir ou de toucher, attise la haine de ses camarades en les rabaissant et les humiliant à la moindre occasion, protégé qu'il pense être par la propriété du chariot et de la jument qui leur servent à tous à voyager.

<strong>C'est dans cette ambiance lourde de ressentiment que tour à tour, les compagnons sont retrouvés tantôt pendu, tantôt noyé</strong>, et en l'absence des Experts Moyen Âge, un indéniable doute plane sur ces morts suspectes. Chacun était dans son coin, et tout le monde pourrait être coupable. Excepté, peut-être, le camelot, puisqu'on est resté avec lui, à moins qu'il ne sache plus lui-même ce qu'il fait, son âge ou son passé l'ont peut-être rattrapé, qui sait.

<strong>Un suspens comme pas permis, jusqu'à un final déroutant</strong>, et même si des indices sont disséminés, nous permettant de découvrir certains secrets, de percer certains mensonges, il reste des énigmes dont les clefs sont bien gardées. Un par un, <strong>les personnages se dévoilent, et tous ont menti.</strong> Et tous le paient.

<h2>Le grain de sable</h2>

C'est en 2002 qu'est née l'idée de ce roman dans l'esprit brillant de Karen Maitland. Chargée d'écrire un livre sur la tournée d'un spectacle multiculturel, elle a voyagé pendant trois mois à travers l'Angleterre avec la troupe. Au coeur de l'hiver, à errer dans les ruelles sombres des nombreux villages médiévaux qu'ils ont traversés, elle a alors imaginé ce que devait être ce même voyage, des siècles plus tôt, pendant l'épidémie de peste…

<h2>Sur le mur</h2>

Des runes, et de quoi traduire leur signification.

<h2>Gramophone</h2>

Marilyn Manson - <em lang="en">Godeatgod</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><a href="http://www.sonatine-editions.fr/livres/Les-Ages-sombres.asp"><em>Les Âges sombres</em></a> de Karen Maitland</li>
	<li><a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/romans/umberto-eco-le-nom-de-la-rose/"><em>Le Nom de la rose</em></a> d'Umberto Eco</li>
	<li><a href="http://www.pocket.fr/site/le_cercle_de_la_croix_&amp;100&amp;9782266088022.html"><em>Le Cercle de la croix</em></a> de Ian Pears</li>
</ul>

Si je n'en ai lu aucun des trois, je ne doute pas que <em>Les Âges sombres</em> soient aussi palpitants, et les deux suivants sont donnés en présentation sur la quatrième de couverture du roman.

<h2>À propos de Karen Maitland</h2>

Née en 1956, Karen Maitland vit dans le Norfolk, en Angleterre. Elle s'est mise à l'écriture en 1996 après avoir pas mal voyagé et fait toutes sortes de boulots. L'un d'eux l'a mené au Nigeria, pendant la guerre civile, où des hommes armés de machettes l'ont menacé. Alors qu'elle ne se faisait aucune illusion sur son avenir, elle a été sauvé par un grand chien noir qui empêchait les agresseurs de s'approcher alors que, ironie du sort, cet animal était un très mauvais présage à l'époque médiévale qu'elle affectionne particulièrement.

Elle est l'auteure de plusieurs thrillers médiévaux, dont <em lang="en">The Owl killers</em>, <em lang="en">The Gallows curse</em>, <em lang="en">Falcons of fire and ice</em> et bien sûr <em lang="en">Company of liars</em>.

<h2>Références</h2>

Éditions Sonatine, 2010, 569 pages

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li><a href="http://www.sonatine-editions.fr/livres/La-Compagnie-des-menteurs.asp">La page du livre</a> sur le site des Editions Sonatine</li>
	<li><a href="http://www.karenmaitland.com/">Le site de l'auteur</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/karen-maitland-compagnie-menteurs-206x323.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="karen-maitland-compagnie-menteurs" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Au Moyen-Âge, alors que la peste se répand en Angleterre, neuf personnes vont s'allier pour prendre ensemble la route vers le nord, espérant ainsi échapper à la mort. Mais au fur et à mesure qu'elles s'éloignent des côtes, de mystérieux décès frappent leur petite communauté. Pendaison, noyade, démembrement, ... Plus meurtrier que l'épidémie, un tueur voyage peut-être avec eux.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>"C'est donc entendu, nous l'enterrerons vivante avec la bride de fer. Ça lui fera tenir sa langue." L'aubergiste croisa les bras, soulagé qu'ils soient au moins parvenus à s'entendre  sur cela.

"Le fer contiendra tous les blasphèmes. Il peut tout arrêter. C'est l'une des matières les plus puissantes pour résister au diable,  après l'hostie et l'eau bénite. Bien sûr, ce serait mieux si nous en avions, hélas, nous n'en avons pas par les temps qui courent. mais le fer fera tout aussi bon usage.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Les Editions Sonatine ont l'art et la manière de nous faire découvrir des auteurs épatants, publiant souvent soit des premiers romans, soit des auteurs déjà plus prolifiques mais jamais encore sortis en France. Ayant déjà lu quelques-unes de leurs trouvailles, je savais que je ne serais pas déçue par <em>La Compagnie des menteurs</em>, mais j'ignorais à quel point il serait<strong><em> lunemauvien</em> dans l'âme</strong> !

<strong>Au-delà du thriller historique, on est plongé dans une réflexion étrange sur le thème du mensonge</strong>, du non-dit, le mensonge par omission, également. Ses conséquences, les regrets et les peurs qu'ils créent et trimbalent à leur suite. Les neuf « compagnons » ont des choses à cacher.

<strong>Le narrateur est peut-être le plus difficile à percer à jour alors même qu'on vit l'histoire à travers lui.</strong> Il est camelot, vend des babioles sacrées au gré des besoins et des espoirs des passants, manipulant les esprits avec une certaine éthique. Les autres, très vite, vont l'appeler Camelot. Et on finit par se rendre compte qu'on ne connaît même pas le nom de celui qui nous fait voyager. On sait de lui que son visage est déformé par l'absence d'un œil, mais chaque fois il racontera une histoire différente selon qui lui en demande la raison.

Et c'est ainsi pour chaque personnage : <strong>la dissimulation de son identité et de son passé comme maître-mot</strong> de la voie à suivre. Et malgré ce manque d'informations sur les autres membres de la troupe en marche, une cohésion se forme et tous s'entraident pour survivre, ç'aurait pu être une fable sur la solidarité, mais pas du tout. Car lorsque tout semble se dérouler plus paisiblement, un meurtre est commis, et la compagnie soupçonne l'un des siens. Les avis sont partagés, <strong>la tension monte d'un cran</strong>.

Parmi la petite bande, Narigorm, une enfant étrange qui gagne sa vie comme devineresse, en lisant les runes, n'hésite jamais à dire tout haut ce que tout le monde, ou même ce qu'un seul, pense tout bas, <strong>ravivant de ses remarques innocentes l'émeute qui couve sous la volonté de la compagnie d'avancer ensemble</strong>. Mais elle n'est pas la seule, car Zophiel, magicien dont l'attraction principale est l'exposition d'une sirène, morte, qu'il jure véritable et protège autant que ses mystérieuses boîtes que personne n'a le droit d'ouvrir ou de toucher, attise la haine de ses camarades en les rabaissant et les humiliant à la moindre occasion, protégé qu'il pense être par la propriété du chariot et de la jument qui leur servent à tous à voyager.

<strong>C'est dans cette ambiance lourde de ressentiment que tour à tour, les compagnons sont retrouvés tantôt pendu, tantôt noyé</strong>, et en l'absence des Experts Moyen Âge, un indéniable doute plane sur ces morts suspectes. Chacun était dans son coin, et tout le monde pourrait être coupable. Excepté, peut-être, le camelot, puisqu'on est resté avec lui, à moins qu'il ne sache plus lui-même ce qu'il fait, son âge ou son passé l'ont peut-être rattrapé, qui sait.

<strong>Un suspens comme pas permis, jusqu'à un final déroutant</strong>, et même si des indices sont disséminés, nous permettant de découvrir certains secrets, de percer certains mensonges, il reste des énigmes dont les clefs sont bien gardées. Un par un, <strong>les personnages se dévoilent, et tous ont menti.</strong> Et tous le paient.

<h2>Le grain de sable</h2>

C'est en 2002 qu'est née l'idée de ce roman dans l'esprit brillant de Karen Maitland. Chargée d'écrire un livre sur la tournée d'un spectacle multiculturel, elle a voyagé pendant trois mois à travers l'Angleterre avec la troupe. Au coeur de l'hiver, à errer dans les ruelles sombres des nombreux villages médiévaux qu'ils ont traversés, elle a alors imaginé ce que devait être ce même voyage, des siècles plus tôt, pendant l'épidémie de peste…

<h2>Sur le mur</h2>

Des runes, et de quoi traduire leur signification.

<h2>Gramophone</h2>

Marilyn Manson - <em lang="en">Godeatgod</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><a href="http://www.sonatine-editions.fr/livres/Les-Ages-sombres.asp"><em>Les Âges sombres</em></a> de Karen Maitland</li>
	<li><a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/romans/umberto-eco-le-nom-de-la-rose/"><em>Le Nom de la rose</em></a> d'Umberto Eco</li>
	<li><a href="http://www.pocket.fr/site/le_cercle_de_la_croix_&amp;100&amp;9782266088022.html"><em>Le Cercle de la croix</em></a> de Ian Pears</li>
</ul>

Si je n'en ai lu aucun des trois, je ne doute pas que <em>Les Âges sombres</em> soient aussi palpitants, et les deux suivants sont donnés en présentation sur la quatrième de couverture du roman.

<h2>À propos de Karen Maitland</h2>

Née en 1956, Karen Maitland vit dans le Norfolk, en Angleterre. Elle s'est mise à l'écriture en 1996 après avoir pas mal voyagé et fait toutes sortes de boulots. L'un d'eux l'a mené au Nigeria, pendant la guerre civile, où des hommes armés de machettes l'ont menacé. Alors qu'elle ne se faisait aucune illusion sur son avenir, elle a été sauvé par un grand chien noir qui empêchait les agresseurs de s'approcher alors que, ironie du sort, cet animal était un très mauvais présage à l'époque médiévale qu'elle affectionne particulièrement.

Elle est l'auteure de plusieurs thrillers médiévaux, dont <em lang="en">The Owl killers</em>, <em lang="en">The Gallows curse</em>, <em lang="en">Falcons of fire and ice</em> et bien sûr <em lang="en">Company of liars</em>.

<h2>Références</h2>

Éditions Sonatine, 2010, 569 pages

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li><a href="http://www.sonatine-editions.fr/livres/La-Compagnie-des-menteurs.asp">La page du livre</a> sur le site des Editions Sonatine</li>
	<li><a href="http://www.karenmaitland.com/">Le site de l'auteur</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Jonathan L. Howard - Joannes Cabal&#160;: le nécromancien</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Feb 2013 10:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[cirque]]></category>
		<category><![CDATA[diable]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan L. Howard]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[nécromancie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/jonathan-howard-johannes-cabal-206x318.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="jonathan-howard-johannes-cabal" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Pour devenir nécromancien, Johannes Cabal a vendu son âme au diable. Oui mais voilà, il voudrait finalement la récupérer. Il passe donc un nouveau pacte avec le grand Belzébuth: il a un an, jour pour jour, pour ramener cent âmes en échange de la sienne. Mais ce n'est pas tout, car Cabal doit composer avec un cirque itinérant tout droit sorti des Enfers, qui peut être autant une aide qu'un poids.
<h2>ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Walpurgisnacht, l'Hexennacht. La dernière nuit d'avril. La nuit des sorcières, lorsque le mal sort de sa tanière.

Il se trouvait en un lieu solitaire et écarté du monde, à l'abri des oreilles et des regards indiscrets. L'air dégageait une odeur métallique de sang frais. Rien d'étonnant vu le corps décapité du chevreau vierge qui traînait non loin de là. Il disposait d'une épée à lame fine du plus pur acier qu'il tenait dans la main droite. par ailleurs, il avait pris soin de remonter sa manche de chemise au-dessus du coude. Dans la poche de son gilet se nichait une pièce d'argent enveloppée de papier et devant lui brûlait un feu de bois blanc.

Il s'appelait Johannes Cabal, et il invoquait un démon.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Ce roman est fabuleux mais pas évident à décrire. Imaginez plutôt ceci:

Prenez du papier, coupez-le en fines pages. Sentez déjà cette odeur de bibliothèque, de parchemin et d'aventure.

Versez dessus tout un paquet d'<strong>une écriture efficace, intelligente, jamais trop facile ou puérile, en prenant soin de former une histoire originale sur une idée de départ qui semble pourtant lue et relue.</strong> C'est vrai que le pacte avec le diable, c'est un commencement qui semble presque banal. Tout du moins quand on a passé sa charmante enfance à dévorer toutes sortes de livres fantastiques et horrifiques. D'ailleurs, la description dans le premier paragraphe (cité ci-dessus) m'a fait un peu peur: l'odeur métallique du sang, le lieu isolé, ...Que de clichés, me suis-je laissée dire avant de me laisser happer par ce livre, car malgré ce début, le reste est bien plus éloigné des convenances du genre.

Incorporez <strong>des personnages aussi bizarres qu'attachants</strong>, charismatiques même s'ils viennent d'être créés par un souffle de magie noire. Donnez-leur un peu d'excentricité, de mystère, de vie, et laissez-les faire avec, ils se débrouilleront très bien. Ils ont suffisamment de présence pour prouver qu'ils peuvent être tangibles, réels, même s'ils ne sortent pas de votre esprit et de leur support de papier. Certains seront tout de même moins présents, plus transparents, mais toujours habités d'une vie qui leur est propre. Humains, démons, démons fonctionnaires, démon en chef, amis et famille, personne n'est épargné, chacun ses petits travers et ses péchés mignons, Cabal en chef de file, intelligent et sans aucune morale -le Dr House de la nécromancie- et son frère Horst, plus tout à fait humain, qui se veut sa conscience -Dr Wilson donc.

Disséminez ça et là <strong>des chapitres aux noms évocateurs</strong> qui vous empêcheront de glisser votre marque-page où que ce soit tellement l'envie de savoir ce que dissimule la suite est forte. Je vous aide pour le premier: "<em>Chapitre 1, où un scientifique se rend en Enfer et conclut un pacte</em>". Vous voyez, ça donne envie! Ne dites pas tout, mais esquissez quelque chose d'aussi palpitant qu'un coeur chaud tout juste extirpé d'une cage thoracique.

Saupoudrez d'<strong>un humour fin et racé</strong> sur toute la surface, que vous laisserez s'imprégner en douceur dans chaque page. Ne forcez jamais la dose ou le trait, l'humour doit faire partie de l'histoire sans la surcharger, sans tomber dans la lourdeur. Ayez la main légère mais choisissez la qualité. Les situations étranges sont excellentes (la bureaucratie de l'Enfer est un paradis pour le lecteur), les idées de Cabal comme de Satan sont d'étonnantes cocasseries. Leurs dialogues sont donc particulièrement réussis.

Vous devriez en toute logique obtenir Johannes Cabal, le nécromancien. Sinon, c'est que vous avez mal suivi la recette.
<h2>Le grain de sable</h2>
Il existe deux suites à ce roman: <em><strong>Johannes Cabal the Detective</strong></em>, et <em><strong>Johannes Cabal the Fear Institute</strong></em>, pas encore traduits en français. On ose espérer les croiser un jour sur notre accueillant territoire.
<h2>Sur le mur</h2>
Un contrat sur un parchemin, signé de votre sang, fera grandement l'affaire...
<h2>Gramophone</h2>
Marilyn Manson - <em>Thaeter</em>
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;"><strong><em>Bazaar</em>, de Stephen King</strong>. L'ambiance me l'a rappelé pendant ma lecture, bien que le roman de Stephen King ne soit pas axé sur l'humour.</span></li>
	<li>Sinon, bien que je ne l'ai pas (encore) lu, <strong><em>La triste histoire des frères Grossbart</em>, de Jesse Bullington</strong>, semble avoir des points communs avec Johannes Cabal puisqu'il s'agit de deux frangins meurtriers créant l'hécatombe sur leur passage.</li>
</ul>
<h2>A propos de Jonathan L. Howard</h2>
Jonathan L. Howard, qui vit près de Bristol avec sa femme et sa fille, est non seulement romancier, mais aussi scénariste et <em>game designer</em> pour l'industrie du jeu vidéo dans laquelle il travaille depuis les années 90. on lui doit notamment la série <em><strong>Broken Sword</strong></em> (Les Chevaliers de Baphomet en français). Il a publié des histoires plus courtes avec le même personnage avant que Johannes Cabal ne voit le jour sous forme de roman en 2009, suivi de ses deux suites. Il est également l'auteur de <strong><em>Katya's world</em></strong>, premier roman d'une autre série: <em>The Russalka Chronicles</em>.
<h2>Références</h2>
Editions Eclipse, 2011, 384 pages.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://www.johannescabal.com/" target="_blank">site</a> du roman, en anglais</li>
	<li>le <a href="http://www.jonathanlhoward.com/" target="_blank">site</a> de l'auteur, en anglais</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/jonathan-howard-johannes-cabal-206x318.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="jonathan-howard-johannes-cabal" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Pour devenir nécromancien, Johannes Cabal a vendu son âme au diable. Oui mais voilà, il voudrait finalement la récupérer. Il passe donc un nouveau pacte avec le grand Belzébuth: il a un an, jour pour jour, pour ramener cent âmes en échange de la sienne. Mais ce n'est pas tout, car Cabal doit composer avec un cirque itinérant tout droit sorti des Enfers, qui peut être autant une aide qu'un poids.
<h2>ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Walpurgisnacht, l'Hexennacht. La dernière nuit d'avril. La nuit des sorcières, lorsque le mal sort de sa tanière.

Il se trouvait en un lieu solitaire et écarté du monde, à l'abri des oreilles et des regards indiscrets. L'air dégageait une odeur métallique de sang frais. Rien d'étonnant vu le corps décapité du chevreau vierge qui traînait non loin de là. Il disposait d'une épée à lame fine du plus pur acier qu'il tenait dans la main droite. par ailleurs, il avait pris soin de remonter sa manche de chemise au-dessus du coude. Dans la poche de son gilet se nichait une pièce d'argent enveloppée de papier et devant lui brûlait un feu de bois blanc.

Il s'appelait Johannes Cabal, et il invoquait un démon.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Ce roman est fabuleux mais pas évident à décrire. Imaginez plutôt ceci:

Prenez du papier, coupez-le en fines pages. Sentez déjà cette odeur de bibliothèque, de parchemin et d'aventure.

Versez dessus tout un paquet d'<strong>une écriture efficace, intelligente, jamais trop facile ou puérile, en prenant soin de former une histoire originale sur une idée de départ qui semble pourtant lue et relue.</strong> C'est vrai que le pacte avec le diable, c'est un commencement qui semble presque banal. Tout du moins quand on a passé sa charmante enfance à dévorer toutes sortes de livres fantastiques et horrifiques. D'ailleurs, la description dans le premier paragraphe (cité ci-dessus) m'a fait un peu peur: l'odeur métallique du sang, le lieu isolé, ...Que de clichés, me suis-je laissée dire avant de me laisser happer par ce livre, car malgré ce début, le reste est bien plus éloigné des convenances du genre.

Incorporez <strong>des personnages aussi bizarres qu'attachants</strong>, charismatiques même s'ils viennent d'être créés par un souffle de magie noire. Donnez-leur un peu d'excentricité, de mystère, de vie, et laissez-les faire avec, ils se débrouilleront très bien. Ils ont suffisamment de présence pour prouver qu'ils peuvent être tangibles, réels, même s'ils ne sortent pas de votre esprit et de leur support de papier. Certains seront tout de même moins présents, plus transparents, mais toujours habités d'une vie qui leur est propre. Humains, démons, démons fonctionnaires, démon en chef, amis et famille, personne n'est épargné, chacun ses petits travers et ses péchés mignons, Cabal en chef de file, intelligent et sans aucune morale -le Dr House de la nécromancie- et son frère Horst, plus tout à fait humain, qui se veut sa conscience -Dr Wilson donc.

Disséminez ça et là <strong>des chapitres aux noms évocateurs</strong> qui vous empêcheront de glisser votre marque-page où que ce soit tellement l'envie de savoir ce que dissimule la suite est forte. Je vous aide pour le premier: "<em>Chapitre 1, où un scientifique se rend en Enfer et conclut un pacte</em>". Vous voyez, ça donne envie! Ne dites pas tout, mais esquissez quelque chose d'aussi palpitant qu'un coeur chaud tout juste extirpé d'une cage thoracique.

Saupoudrez d'<strong>un humour fin et racé</strong> sur toute la surface, que vous laisserez s'imprégner en douceur dans chaque page. Ne forcez jamais la dose ou le trait, l'humour doit faire partie de l'histoire sans la surcharger, sans tomber dans la lourdeur. Ayez la main légère mais choisissez la qualité. Les situations étranges sont excellentes (la bureaucratie de l'Enfer est un paradis pour le lecteur), les idées de Cabal comme de Satan sont d'étonnantes cocasseries. Leurs dialogues sont donc particulièrement réussis.

Vous devriez en toute logique obtenir Johannes Cabal, le nécromancien. Sinon, c'est que vous avez mal suivi la recette.
<h2>Le grain de sable</h2>
Il existe deux suites à ce roman: <em><strong>Johannes Cabal the Detective</strong></em>, et <em><strong>Johannes Cabal the Fear Institute</strong></em>, pas encore traduits en français. On ose espérer les croiser un jour sur notre accueillant territoire.
<h2>Sur le mur</h2>
Un contrat sur un parchemin, signé de votre sang, fera grandement l'affaire...
<h2>Gramophone</h2>
Marilyn Manson - <em>Thaeter</em>
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;"><strong><em>Bazaar</em>, de Stephen King</strong>. L'ambiance me l'a rappelé pendant ma lecture, bien que le roman de Stephen King ne soit pas axé sur l'humour.</span></li>
	<li>Sinon, bien que je ne l'ai pas (encore) lu, <strong><em>La triste histoire des frères Grossbart</em>, de Jesse Bullington</strong>, semble avoir des points communs avec Johannes Cabal puisqu'il s'agit de deux frangins meurtriers créant l'hécatombe sur leur passage.</li>
</ul>
<h2>A propos de Jonathan L. Howard</h2>
Jonathan L. Howard, qui vit près de Bristol avec sa femme et sa fille, est non seulement romancier, mais aussi scénariste et <em>game designer</em> pour l'industrie du jeu vidéo dans laquelle il travaille depuis les années 90. on lui doit notamment la série <em><strong>Broken Sword</strong></em> (Les Chevaliers de Baphomet en français). Il a publié des histoires plus courtes avec le même personnage avant que Johannes Cabal ne voit le jour sous forme de roman en 2009, suivi de ses deux suites. Il est également l'auteur de <strong><em>Katya's world</em></strong>, premier roman d'une autre série: <em>The Russalka Chronicles</em>.
<h2>Références</h2>
Editions Eclipse, 2011, 384 pages.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://www.johannescabal.com/" target="_blank">site</a> du roman, en anglais</li>
	<li>le <a href="http://www.jonathanlhoward.com/" target="_blank">site</a> de l'auteur, en anglais</li>
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		</item>
		<item>
		<title>Cherie Priest - Boneshaker</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/cherie-priest-boneshaker/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 10:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Cherie Priest]]></category>
		<category><![CDATA[steampunk]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/cherie-priest-boneshaker-206x313.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cherie-priest-boneshaker" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Seattle, 1880. Alors que la guerre civile fait rage, une partie de la ville est condamnée, encerclée par un mur fortifié, envahie par un gaz terriblement dangereux qui transforme les humains en zombies. Du côté sauf, Briar Wilkes, veuve de l'abominable Dr Blue, à qui la ville doit son malheur, part à la recherche de son fils, qui vient de fuguer du côté contaminé pour comprendre ce qui est arrivé à son père.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Des sentiers inégaux et démunis de pavés se faisaient passer pour des routes ; ils reliaient les côtes de la nation comme des lacets maintenant une botte, l'attachant à grand renfort de ficelles entrelacées et de doigts croisés. Au-delà de la grande rivière, à travers les plaines, entre les cols des montagne, les colons avaient gagné du terrain en se déplaçant d'est en ouest. Ils étaient peu à peu passés de l'autre côté des Rocheuses, qui en chariot, qui en diligence.

Du moins, c'est ainsi que tout a commencé.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

Un bon petit pavé steampunk, <strong>couverture soignée, écriture fluide, histoire prenante</strong>, voilà ce qu'est <em>Boneshaker</em>. On se réjouit avant de le lire en soupesant le bébé : pas énorme mais bien rempli. Un beau bébé. Dès lors, on peut se permettre de soupçonner <strong>un roman bien fourni, un scénario avec juste ce qu'il faut de complexité et d'action</strong>. On découvre par la suite qu'on avait bien raison.

Cherie Priest ne se contente pas de ressasser les clichés du steampunk pour vomir un reste de rouages rouillés et de bottines victoriennes, elle préfère <strong>mélanger aisément les genres, flirtant avec les zombies</strong> - appelés « les Pourris » pour l'occasion - <strong>et les westerns spaghettis</strong>. J'ai souvent imaginé Clint Eastwood faisant une entrée remarquée après avoir dézingué du pourris avec seulement un vieux Colt et sa vision acérée. Une recette détonante au caractère bien trempé.

Un peu comme l'héroïne : une femme forte, détestée de tous puisqu'elle était la femme du scientifique à l'origine de la destruction de leur ville et de la mort de leurs proches. La masse populaire est prompte à juger sans savoir et Briar Wilkes en fait les frais, mais reste droite dans ses bottes. Elle élève seule son fils, moins enclin que sa mère à comprendre la haine des gens à leur égard. Deux personnages qui, comme tous ceux croisés au fil de l'histoire, s'avèrent <strong>suffisamment charismatiques et tangibles pour qu'on y croit</strong>. Aucun n'est transparent, insipide, utilisé seulement comme faire-valoir d'un autre. Chacun porte lui-même ses cicatrices et ses motivations.

Dès que Briar franchit le mur qui sépare son quotidien désolé de la ville détruite, on vit un tourbillon d'aventure, de suspense et de questions, <strong>sans temps mort, sans ennui</strong>, sans envie de refermer le bouquin pour quelque raison que ce soit. Tout à la fois simple et captivante, l'écriture nous entraîne avec elle, et Seattle, monstre de fer et de pierre (et de portes de saloon j'imagine), nous emprisonne jusqu'au dénouement. Une partition composée non seulement de muscles et d'armes, mais aussi de troubles et de doutes: Les personnages sont-ils ce qu'ils prétendent être ? Les alliés rencontrés sont-ils tous dignes de confiance ?

<strong>Une véritable perle parmi les romans d'aventure. Et pour les amoureux du genre, un petit trésor.</strong>

La maison d'édition Eclipse qui a édité pour la première fois en français <em>Boneshaker</em> - ainsi que sa « suite », <em>Clementine</em> - est malheureusement portée disparue. Cependant, outre les livres d'occasion, ce titre est disponible en format numérique, tout du moins en anglais, allemand et espagnol et, mieux encore, <strong>il semble qu'une réédition, en français cette fois, soit prévue chez Panini books</strong> (collection Eclipse). Cet éditeur nous fera donc certainement la joie de publier le troisième tome du <em>Siècle mécanique</em> qui n'a jamais vu le jour dans nos françaises contrées, et si on a de la chance, les tomes suivants.

<h2>Le grain de sable</h2>

<em>Boneshaker</em> est le lauréat du Prix Locus du meilleur roman de science-fiction 2010. Le troisième tome du<em> Siècle mécanique</em>, <em>Dreadnought</em>, a reçu le prix Endeavour en 2011.

<h2>Sur le mur</h2>

[caption id="attachment_5335" align="aligncenter" width="420"]<a href="http://victoriasteamexpo.com/"><img class="size-large wp-image-5335" alt="L'affiche de la Victoria Steam Exposition, de mai 2010" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/victoria-steam-exposition-420x649.jpg" width="420" height="649" /></a> L'affiche de la Victoria Steam Exposition, de mai 2010[/caption]

<h2>Gramophone</h2>

<a href="http://www.johnmondelliproductions.com/thecogisdead/" target="_blank">The cog is dead</a> - Steam powered stories (album)

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Clementine</em></strong>, de Cherie Priest. Il s'agit de la "suite" de <em>Boneshaker</em>. En fait de suite, c'est une autre histoire dans le monde du <em>Siècle mécanique</em>. On peut très bien le lire sans connaître le premier tome. Les personnages sont différents et seules quelques allusions sans importances sur l'histoire sont faites de-ci de-là.</li>
</ul>

<h2>A propos de Cherie Priest</h2>

Cherie Priest est née à Tampa, Floride en 1975. Elle est diplômée de la Southern Adventist University (baccalauréat) et de l'University of Tennessee (master en rhétorique/écriture). Mariée depuis 2006, elle a déménagé de la ville qui l'a vu naître à Seattle, avant de revenir en 2012 dans le Tennessee.

Elle est l'auteur de plusieurs séries de romans dont <em>Le Siècle mécanique</em>, <em>Eden Moore</em> et <em>Cheschire Red Reports</em>, ainsi que d'autres romans, nouvelles et travaux.

<h2>Références</h2>

Editions Eclipse, 2010, 480 pages

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.cheriepriest.com/" target="_blank">site officiel</a>, en anglais, de Cherie Priest</li>
	<li><a href="http://theclockworkcentury.com/" target="_blank">The clockwork century</a>, le site de la série du Siècle mécanique, en anglais.</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/cherie-priest-boneshaker-206x313.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cherie-priest-boneshaker" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Seattle, 1880. Alors que la guerre civile fait rage, une partie de la ville est condamnée, encerclée par un mur fortifié, envahie par un gaz terriblement dangereux qui transforme les humains en zombies. Du côté sauf, Briar Wilkes, veuve de l'abominable Dr Blue, à qui la ville doit son malheur, part à la recherche de son fils, qui vient de fuguer du côté contaminé pour comprendre ce qui est arrivé à son père.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Des sentiers inégaux et démunis de pavés se faisaient passer pour des routes ; ils reliaient les côtes de la nation comme des lacets maintenant une botte, l'attachant à grand renfort de ficelles entrelacées et de doigts croisés. Au-delà de la grande rivière, à travers les plaines, entre les cols des montagne, les colons avaient gagné du terrain en se déplaçant d'est en ouest. Ils étaient peu à peu passés de l'autre côté des Rocheuses, qui en chariot, qui en diligence.

Du moins, c'est ainsi que tout a commencé.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

Un bon petit pavé steampunk, <strong>couverture soignée, écriture fluide, histoire prenante</strong>, voilà ce qu'est <em>Boneshaker</em>. On se réjouit avant de le lire en soupesant le bébé : pas énorme mais bien rempli. Un beau bébé. Dès lors, on peut se permettre de soupçonner <strong>un roman bien fourni, un scénario avec juste ce qu'il faut de complexité et d'action</strong>. On découvre par la suite qu'on avait bien raison.

Cherie Priest ne se contente pas de ressasser les clichés du steampunk pour vomir un reste de rouages rouillés et de bottines victoriennes, elle préfère <strong>mélanger aisément les genres, flirtant avec les zombies</strong> - appelés « les Pourris » pour l'occasion - <strong>et les westerns spaghettis</strong>. J'ai souvent imaginé Clint Eastwood faisant une entrée remarquée après avoir dézingué du pourris avec seulement un vieux Colt et sa vision acérée. Une recette détonante au caractère bien trempé.

Un peu comme l'héroïne : une femme forte, détestée de tous puisqu'elle était la femme du scientifique à l'origine de la destruction de leur ville et de la mort de leurs proches. La masse populaire est prompte à juger sans savoir et Briar Wilkes en fait les frais, mais reste droite dans ses bottes. Elle élève seule son fils, moins enclin que sa mère à comprendre la haine des gens à leur égard. Deux personnages qui, comme tous ceux croisés au fil de l'histoire, s'avèrent <strong>suffisamment charismatiques et tangibles pour qu'on y croit</strong>. Aucun n'est transparent, insipide, utilisé seulement comme faire-valoir d'un autre. Chacun porte lui-même ses cicatrices et ses motivations.

Dès que Briar franchit le mur qui sépare son quotidien désolé de la ville détruite, on vit un tourbillon d'aventure, de suspense et de questions, <strong>sans temps mort, sans ennui</strong>, sans envie de refermer le bouquin pour quelque raison que ce soit. Tout à la fois simple et captivante, l'écriture nous entraîne avec elle, et Seattle, monstre de fer et de pierre (et de portes de saloon j'imagine), nous emprisonne jusqu'au dénouement. Une partition composée non seulement de muscles et d'armes, mais aussi de troubles et de doutes: Les personnages sont-ils ce qu'ils prétendent être ? Les alliés rencontrés sont-ils tous dignes de confiance ?

<strong>Une véritable perle parmi les romans d'aventure. Et pour les amoureux du genre, un petit trésor.</strong>

La maison d'édition Eclipse qui a édité pour la première fois en français <em>Boneshaker</em> - ainsi que sa « suite », <em>Clementine</em> - est malheureusement portée disparue. Cependant, outre les livres d'occasion, ce titre est disponible en format numérique, tout du moins en anglais, allemand et espagnol et, mieux encore, <strong>il semble qu'une réédition, en français cette fois, soit prévue chez Panini books</strong> (collection Eclipse). Cet éditeur nous fera donc certainement la joie de publier le troisième tome du <em>Siècle mécanique</em> qui n'a jamais vu le jour dans nos françaises contrées, et si on a de la chance, les tomes suivants.

<h2>Le grain de sable</h2>

<em>Boneshaker</em> est le lauréat du Prix Locus du meilleur roman de science-fiction 2010. Le troisième tome du<em> Siècle mécanique</em>, <em>Dreadnought</em>, a reçu le prix Endeavour en 2011.

<h2>Sur le mur</h2>

[caption id="attachment_5335" align="aligncenter" width="420"]<a href="http://victoriasteamexpo.com/"><img class="size-large wp-image-5335" alt="L'affiche de la Victoria Steam Exposition, de mai 2010" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/victoria-steam-exposition-420x649.jpg" width="420" height="649" /></a> L'affiche de la Victoria Steam Exposition, de mai 2010[/caption]

<h2>Gramophone</h2>

<a href="http://www.johnmondelliproductions.com/thecogisdead/" target="_blank">The cog is dead</a> - Steam powered stories (album)

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Clementine</em></strong>, de Cherie Priest. Il s'agit de la "suite" de <em>Boneshaker</em>. En fait de suite, c'est une autre histoire dans le monde du <em>Siècle mécanique</em>. On peut très bien le lire sans connaître le premier tome. Les personnages sont différents et seules quelques allusions sans importances sur l'histoire sont faites de-ci de-là.</li>
</ul>

<h2>A propos de Cherie Priest</h2>

Cherie Priest est née à Tampa, Floride en 1975. Elle est diplômée de la Southern Adventist University (baccalauréat) et de l'University of Tennessee (master en rhétorique/écriture). Mariée depuis 2006, elle a déménagé de la ville qui l'a vu naître à Seattle, avant de revenir en 2012 dans le Tennessee.

Elle est l'auteur de plusieurs séries de romans dont <em>Le Siècle mécanique</em>, <em>Eden Moore</em> et <em>Cheschire Red Reports</em>, ainsi que d'autres romans, nouvelles et travaux.

<h2>Références</h2>

Editions Eclipse, 2010, 480 pages

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.cheriepriest.com/" target="_blank">site officiel</a>, en anglais, de Cherie Priest</li>
	<li><a href="http://theclockworkcentury.com/" target="_blank">The clockwork century</a>, le site de la série du Siècle mécanique, en anglais.</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Richard Marsh - Curios</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/richard-marsh-curios/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Jan 2013 13:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Marsh]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/curios-206x324.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="curios" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Huit nouvelles mettent en scène Messieurs Tress et Pugh, <strong>deux gentlemen collectionneurs de curiosités</strong>. Une pipe étrange, un phonographe hanté, un cabinet précieux, une icône qui cache un secret, un casse-tête mystérieux, une main coupée, un œuf de grand pingouin, une bague maléfique ; tels sont les objets qui composent les cabinets de curiosités des deux compères dont les querelles ne lassent pas nous amuser.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>
<p style="text-align: left;">Randolph Crescent, N. W.
Mon cher Pugh,
J’espère que vous apprécierez la pipe ci-jointe. Elle constitue un curieux exemple de certaine tradition indienne de la sculpture, ainsi qu’un cadeau de la part de
Votre dévoué,
Joseph Tress</p>
C’était très généreux de la part de Tress — vraiment très généreux ! D’autant plus qu’il n’était pas dans ses habitudes d’offrir des présents à quiconque, ainsi que je le savais bien. Et, à vrai dire, lorsque je vis de quelle sorte de pipe il s’agissait, j’en fus stupéfait. Elle reposait dans un coffret en bois de santal, lui-même décoré de remarquables gravures.

"La pipe"</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
C’est en 1898 que parait le recueil <em>Curios</em>. Certaines de ses nouvelles sont parues plus tôt dans des revues. On y retrouve les collectionneurs Mr Tress et Mr Pugh qui, tour à tour, relatent une aventure liée à <strong>un objet digne d’un cabinet de curiosité</strong>. On retrouve tout à fait l’ambiance fin de siècle britannique !

<strong>Mystère, fantastique et humour</strong> sont les ingrédients clés de ces nouvelles. Mystère, avec les nouvelles<em> La pipe</em>, <em>L’icône</em>, <em>Le casse-tête</em>,<em> L’œuf de grand pingouin</em> et <em>La bague</em>. Un mystère qui flirte parfois avec le policier, comme dans <em>Le cabinet</em> où un humour subtil vient donner toute sa dimension à la nouvelle. Le mystère côtoie aussi le fantastique comme dans <em>Le phonographe</em>. Ici, Pugh croit que le phonographe qu’il vient d’acquérir est hanté par une femme assassinée…

Mais<strong> l’humour est la touche qui vient sublimer ces récits victoriens</strong>. La relation entre Pugh et Tress est comme une sorte de duel. Vainqueur sera celui qui aura la plus belle pièce, la plus belle collection. Et pour gagner, tous les coups sont permis ! Mais tout en finesse ; ce sont des gentlemen…

Une fois la lecture terminée, on aurait souhaité que quelques autres curiosités continuent de mettre en scène nos deux compères ! <strong>Deux bonus</strong> apportent un plus à ce recueil : une biographie de l’auteur et un article (<em>Les Fileurs d’Histoires</em>) paru en 1900 dans <em>The Academy</em> et qui s’amuse à rabaisser la littérature populaire et notamment Richard Marsh.
<h2>Gramophone</h2>
L’album <em>A Blessed Unrest</em> de A Parlour Trick. Une <strong>musique de chambre, hantée</strong>, avec des passages dark ambient. L’album est <a href="http://theparlourtrick.bandcamp.com/album/a-blessed-unrest" target="_blank">en écoute sur Bandcamp</a>.
<h2>À propos de Richard Marsh</h2>
Richard Bernard Heldmann est né à Londres en 1857. Il se consacre assez tôt à l’écriture puis choisit le pseudonyme Richard Marsh. Ses récits occupent les pages de célèbres magazines comme <em>The Strand</em> et <em>The Idler</em>. Cet auteur prolifique (il publia 80 livres sur 20 ans de carrière) devient renommé dans le domaine du thriller victorien. Son œuvre la plus connue est <em>Le Scarabée</em> (<em>The Beetle</em>), paru la même année que le <em>Dracula</em> de Bram Stocker, en 1897.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>E-baskerville, ebook, traduit par Jean-Daniel Brèque, 2012 (disponible sur le site des Moutons Électriques)</li>
	<li>Existe aussi en version papier chez Rivière blanche, 264 pages, 2011</li>
	<li>Titre original : <em>Curios, Some Strange Adventures of Two Bachelor</em></li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://blog.moutons-electriques.fr/tag/e-baskerville/" target="_blank">Petit topos sur Les éditions « e-Baskerville »</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/curios-206x324.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="curios" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Huit nouvelles mettent en scène Messieurs Tress et Pugh, <strong>deux gentlemen collectionneurs de curiosités</strong>. Une pipe étrange, un phonographe hanté, un cabinet précieux, une icône qui cache un secret, un casse-tête mystérieux, une main coupée, un œuf de grand pingouin, une bague maléfique ; tels sont les objets qui composent les cabinets de curiosités des deux compères dont les querelles ne lassent pas nous amuser.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>
<p style="text-align: left;">Randolph Crescent, N. W.
Mon cher Pugh,
J’espère que vous apprécierez la pipe ci-jointe. Elle constitue un curieux exemple de certaine tradition indienne de la sculpture, ainsi qu’un cadeau de la part de
Votre dévoué,
Joseph Tress</p>
C’était très généreux de la part de Tress — vraiment très généreux ! D’autant plus qu’il n’était pas dans ses habitudes d’offrir des présents à quiconque, ainsi que je le savais bien. Et, à vrai dire, lorsque je vis de quelle sorte de pipe il s’agissait, j’en fus stupéfait. Elle reposait dans un coffret en bois de santal, lui-même décoré de remarquables gravures.

"La pipe"</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
C’est en 1898 que parait le recueil <em>Curios</em>. Certaines de ses nouvelles sont parues plus tôt dans des revues. On y retrouve les collectionneurs Mr Tress et Mr Pugh qui, tour à tour, relatent une aventure liée à <strong>un objet digne d’un cabinet de curiosité</strong>. On retrouve tout à fait l’ambiance fin de siècle britannique !

<strong>Mystère, fantastique et humour</strong> sont les ingrédients clés de ces nouvelles. Mystère, avec les nouvelles<em> La pipe</em>, <em>L’icône</em>, <em>Le casse-tête</em>,<em> L’œuf de grand pingouin</em> et <em>La bague</em>. Un mystère qui flirte parfois avec le policier, comme dans <em>Le cabinet</em> où un humour subtil vient donner toute sa dimension à la nouvelle. Le mystère côtoie aussi le fantastique comme dans <em>Le phonographe</em>. Ici, Pugh croit que le phonographe qu’il vient d’acquérir est hanté par une femme assassinée…

Mais<strong> l’humour est la touche qui vient sublimer ces récits victoriens</strong>. La relation entre Pugh et Tress est comme une sorte de duel. Vainqueur sera celui qui aura la plus belle pièce, la plus belle collection. Et pour gagner, tous les coups sont permis ! Mais tout en finesse ; ce sont des gentlemen…

Une fois la lecture terminée, on aurait souhaité que quelques autres curiosités continuent de mettre en scène nos deux compères ! <strong>Deux bonus</strong> apportent un plus à ce recueil : une biographie de l’auteur et un article (<em>Les Fileurs d’Histoires</em>) paru en 1900 dans <em>The Academy</em> et qui s’amuse à rabaisser la littérature populaire et notamment Richard Marsh.
<h2>Gramophone</h2>
L’album <em>A Blessed Unrest</em> de A Parlour Trick. Une <strong>musique de chambre, hantée</strong>, avec des passages dark ambient. L’album est <a href="http://theparlourtrick.bandcamp.com/album/a-blessed-unrest" target="_blank">en écoute sur Bandcamp</a>.
<h2>À propos de Richard Marsh</h2>
Richard Bernard Heldmann est né à Londres en 1857. Il se consacre assez tôt à l’écriture puis choisit le pseudonyme Richard Marsh. Ses récits occupent les pages de célèbres magazines comme <em>The Strand</em> et <em>The Idler</em>. Cet auteur prolifique (il publia 80 livres sur 20 ans de carrière) devient renommé dans le domaine du thriller victorien. Son œuvre la plus connue est <em>Le Scarabée</em> (<em>The Beetle</em>), paru la même année que le <em>Dracula</em> de Bram Stocker, en 1897.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>E-baskerville, ebook, traduit par Jean-Daniel Brèque, 2012 (disponible sur le site des Moutons Électriques)</li>
	<li>Existe aussi en version papier chez Rivière blanche, 264 pages, 2011</li>
	<li>Titre original : <em>Curios, Some Strange Adventures of Two Bachelor</em></li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://blog.moutons-electriques.fr/tag/e-baskerville/" target="_blank">Petit topos sur Les éditions « e-Baskerville »</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>J.R.R. Tolkien - Lettres du&#160;Père Noël</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/j-r-r-tolkien-lettres-du-pere-noel/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/j-r-r-tolkien-lettres-du-pere-noel/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Dec 2012 13:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[contes]]></category>
		<category><![CDATA[J.R.R. Tolkien]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jrr-tolkien-lettres-du-pere-noel-206x264.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="jrr-tolkien-lettres-du-pere-noel" /></div><div><h2>L'argument</h2>

John, Michael, Christopher et Priscilla, les enfants de Tolkien, ont eu la chance, entre 1920 et 1943, d'entretenir une relation épistolaire avec le Père Noël. C'est leur père, bien sûr, qui, en écrivain passionné, inventait chaque année de nouvelles histoires sensées se passer au Pôle Nord, où vivent non seulement l'icône des fêtes de fin d'année, mais aussi son ami l'Ours blanc, les lutins, et leurs ennemis les gobelins.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Maison de Noël, Pôle Nord

22 décembre 1920

Cher John,

Je t'ai entendu demander à ton papa à quoi je ressemblais et où je vivais. J'ai fait pour toi un dessin me représentant, et un autre de ma maison. Je suis maintenant en route pour Oxford avec mon chargement de jouets – certains d'entre eux sont pour toi. J'espère arriver à temps : la neige est très épaisse au Pôle Nord ce soir.

Ton Père Noël qui t'aime</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

Quel enfant n'a pas rêvé d'une relation privilégiée avec le Père Noël ? Et quel bonheur ce devait être de recevoir chaque année, une lettre de sa main tremblante à cause du froid, calligraphiée malgré tout, décorée d'arabesques et d'étoiles, et illustrées de ses aventures… <strong>La magie de Noël a son paroxysme: fête colorée et aventures trépidantes</strong>.

<strong>La plupart des lettres envoyées sont accompagnées de grands dessins représentant les aventures du Père Noël.</strong> Nombre d'entre eux sont reproduits dans ce livre (presque tous d'après la préface), ainsi que les lettres originales, en anglais, ce qui permet non seulement de suivre les histoires écrites par ce fabuleux conteur de Tolkien, mais également d'admirer ses créations picturales. 

De plus, sur la trentaine de lettres publiées dans cet ouvrage, <strong>la moitié est inédite en France</strong>.

<strong>Comme plusieurs personnages interviennent dans ces « contes », Tolkien met en place des procédés pour les différencier les uns des autres.</strong> Ainsi, si le Père Noël utilise un langage plutôt raffiné et une écriture tremblotante qu'il met sur le compte du froid, l'Ours polaire, pour sa part, possède une orthographe, une grammaire et une conjugaison très approximatives qu'il délivre avec un alphabet tout en lettres bâtons, et Ilbereth l'elfe, quant à lui, écrit drôlement bien, ne souffrant apparemment ni du froid, ni de soucis de langue. Dans la version traduite et non écrite à la main, l'éditeur a eu la bonne idée de choisir des caractères spéciaux pour différencier à son tour l'écriture de chacun des protagonistes.

<strong>Les aventures sont simples, inexistantes même dans les quelques premières lettres, mais gagnent en richesse au fil des ans</strong>, avec l'arrivée de nouveaux personnages tels que l'Ours polaire, déclencheur maladroit de catastrophes en série, et Ilbereth l'elfe secrétaire du Père Noël.

Ces trois narrateurs en viennent à interagir dans une même lettre, commentant les histoires de l'un ou de l'autre, ce qui rend cette correspondance particulièrement dynamique, assez proche du dialogue. On voit ensuite débarquer les neveux de l'Ours blanc, des elfes rouges, ainsi que les ennemis du Père Noël : les gobelins. 

Mine de rien, toutes <strong>ces lettres mises bout à bout forment à leur insu un véritable roman épistolaire</strong> (trop court, on en redemanderait bien quelques pages), certes d'une écriture très simple, mais n'oublions pas qu'il était à l'origine destiné à un jeune public. Malgré le style enfantin de cette correspondance, <strong>le plaisir de la lecture est bien au rendez-vous</strong>, probablement le fait du génie de l'auteur et de la magie de Noël.

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour suivre encore et toujours les aventures du Père Noël malgré la disparition de J.R.R. Tolkien, il suffit de se connecter à <a href="http://www.perenoel.fi/">son site web</a>. Et le plus beau, c'est qu'on peut aussi lui écrire, <a href="http://www.laposte.fr/pere-noel/">ici</a>.

<h2>Sur le mur</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/christmas-night-magic-scene-with-flying-santa-by-alexandraf-d4habks.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/christmas-night-magic-scene-with-flying-santa-by-alexandraf-d4habks-420x560.jpg" alt="Christmas night magic scene with flying Santa, une oeuvre de AlexandraF sur deviantart" class="aligncenter size-large wp-image-5323" /></a>

<h2>Gramophone</h2>

Divers artistes - <em>The days of Chrstmas past</em>, CD 3 : <em>Children's songs</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Lettres</em></strong>, de J.R.R. Tolkien, la correspondance de l'auteur avec tantôt son éditeur, tantôt ses fils, tout au long de sa vie. Il y parle de ce qu'il écrit (<em>Bilbo le hobbit</em>, <em>Le Seigneur des Anneaux</em>, etc.)</li>
	<li><strong><em>Bilbo le hobbit</em></strong>, de J.R.R. Tolkien</li>
	<li>Des contes de Noël d'auteurs divers et variés</li>
	<li><strong><em>Cher Père Noël!</em></strong>, de Jean-Pierre Gueno</li>
</ul>


<h2>A propos de J.R.R. Tolkien</h2>

Né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein en Afrique du Sud, John Ronald Reuel Tolkien est l'auteur qu'on ne présente plus, rendu immortel grâce à l'immense monde qu'il a créé, est-ce bien nécessaire de citer la Terre du Milieu…

Il s'engage dans l'armée pendant la Première Guerre Mondiale mais est rapatrié en 1917. Non seulement écrivain célèbre, mais aussi poète, philologue et professeur d'université (langue et littérature anglaises, vieil anglais) à Oxford, il a créé plusieurs langues qu'il a utilisé dans ses romans : <em><strong>Bilbo le hobbit</strong></em>, qui fit de lui un auteur de roman jeunesse réputé, sa suite, <em><strong>Le Seigneur des Anneaux</strong></em>, ainsi que tous les contes tirés de cet univers, regroupé dans le <em><strong>Silmarillion</strong></em>, les <em>Contes et légendes inachevés</em>.

Il fit partie du cercle littéraire des Inklings avec notamment  C.S. Lewis (auteur du <em>Monde de Narnia</em>). Il est mort le 2 septembre 1973.

<h2>Références</h2>

Christian Bourgeois éditeur, 2004, 111 pages, édition préparée par Baillie Tolkien, traduit de l'anglais par Gérard-Georges Lemaire.

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.christianbourgois-editeur.com/">site des Editions Christian Bourgeois</a></li>
	<li>Quelques sites en français consacrés à Tolkien : <a href="http://www.tolkien.fr/">tolkien.fr</a>, <a href="http://www.tolkienfrance.net/">Tolkien France</a> et <a href="http://www.tolkiendil.com/">Tolkiendil</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jrr-tolkien-lettres-du-pere-noel-206x264.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="jrr-tolkien-lettres-du-pere-noel" /></div><div><h2>L'argument</h2>

John, Michael, Christopher et Priscilla, les enfants de Tolkien, ont eu la chance, entre 1920 et 1943, d'entretenir une relation épistolaire avec le Père Noël. C'est leur père, bien sûr, qui, en écrivain passionné, inventait chaque année de nouvelles histoires sensées se passer au Pôle Nord, où vivent non seulement l'icône des fêtes de fin d'année, mais aussi son ami l'Ours blanc, les lutins, et leurs ennemis les gobelins.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Maison de Noël, Pôle Nord

22 décembre 1920

Cher John,

Je t'ai entendu demander à ton papa à quoi je ressemblais et où je vivais. J'ai fait pour toi un dessin me représentant, et un autre de ma maison. Je suis maintenant en route pour Oxford avec mon chargement de jouets – certains d'entre eux sont pour toi. J'espère arriver à temps : la neige est très épaisse au Pôle Nord ce soir.

Ton Père Noël qui t'aime</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

Quel enfant n'a pas rêvé d'une relation privilégiée avec le Père Noël ? Et quel bonheur ce devait être de recevoir chaque année, une lettre de sa main tremblante à cause du froid, calligraphiée malgré tout, décorée d'arabesques et d'étoiles, et illustrées de ses aventures… <strong>La magie de Noël a son paroxysme: fête colorée et aventures trépidantes</strong>.

<strong>La plupart des lettres envoyées sont accompagnées de grands dessins représentant les aventures du Père Noël.</strong> Nombre d'entre eux sont reproduits dans ce livre (presque tous d'après la préface), ainsi que les lettres originales, en anglais, ce qui permet non seulement de suivre les histoires écrites par ce fabuleux conteur de Tolkien, mais également d'admirer ses créations picturales. 

De plus, sur la trentaine de lettres publiées dans cet ouvrage, <strong>la moitié est inédite en France</strong>.

<strong>Comme plusieurs personnages interviennent dans ces « contes », Tolkien met en place des procédés pour les différencier les uns des autres.</strong> Ainsi, si le Père Noël utilise un langage plutôt raffiné et une écriture tremblotante qu'il met sur le compte du froid, l'Ours polaire, pour sa part, possède une orthographe, une grammaire et une conjugaison très approximatives qu'il délivre avec un alphabet tout en lettres bâtons, et Ilbereth l'elfe, quant à lui, écrit drôlement bien, ne souffrant apparemment ni du froid, ni de soucis de langue. Dans la version traduite et non écrite à la main, l'éditeur a eu la bonne idée de choisir des caractères spéciaux pour différencier à son tour l'écriture de chacun des protagonistes.

<strong>Les aventures sont simples, inexistantes même dans les quelques premières lettres, mais gagnent en richesse au fil des ans</strong>, avec l'arrivée de nouveaux personnages tels que l'Ours polaire, déclencheur maladroit de catastrophes en série, et Ilbereth l'elfe secrétaire du Père Noël.

Ces trois narrateurs en viennent à interagir dans une même lettre, commentant les histoires de l'un ou de l'autre, ce qui rend cette correspondance particulièrement dynamique, assez proche du dialogue. On voit ensuite débarquer les neveux de l'Ours blanc, des elfes rouges, ainsi que les ennemis du Père Noël : les gobelins. 

Mine de rien, toutes <strong>ces lettres mises bout à bout forment à leur insu un véritable roman épistolaire</strong> (trop court, on en redemanderait bien quelques pages), certes d'une écriture très simple, mais n'oublions pas qu'il était à l'origine destiné à un jeune public. Malgré le style enfantin de cette correspondance, <strong>le plaisir de la lecture est bien au rendez-vous</strong>, probablement le fait du génie de l'auteur et de la magie de Noël.

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour suivre encore et toujours les aventures du Père Noël malgré la disparition de J.R.R. Tolkien, il suffit de se connecter à <a href="http://www.perenoel.fi/">son site web</a>. Et le plus beau, c'est qu'on peut aussi lui écrire, <a href="http://www.laposte.fr/pere-noel/">ici</a>.

<h2>Sur le mur</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/christmas-night-magic-scene-with-flying-santa-by-alexandraf-d4habks.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/christmas-night-magic-scene-with-flying-santa-by-alexandraf-d4habks-420x560.jpg" alt="Christmas night magic scene with flying Santa, une oeuvre de AlexandraF sur deviantart" class="aligncenter size-large wp-image-5323" /></a>

<h2>Gramophone</h2>

Divers artistes - <em>The days of Chrstmas past</em>, CD 3 : <em>Children's songs</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Lettres</em></strong>, de J.R.R. Tolkien, la correspondance de l'auteur avec tantôt son éditeur, tantôt ses fils, tout au long de sa vie. Il y parle de ce qu'il écrit (<em>Bilbo le hobbit</em>, <em>Le Seigneur des Anneaux</em>, etc.)</li>
	<li><strong><em>Bilbo le hobbit</em></strong>, de J.R.R. Tolkien</li>
	<li>Des contes de Noël d'auteurs divers et variés</li>
	<li><strong><em>Cher Père Noël!</em></strong>, de Jean-Pierre Gueno</li>
</ul>


<h2>A propos de J.R.R. Tolkien</h2>

Né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein en Afrique du Sud, John Ronald Reuel Tolkien est l'auteur qu'on ne présente plus, rendu immortel grâce à l'immense monde qu'il a créé, est-ce bien nécessaire de citer la Terre du Milieu…

Il s'engage dans l'armée pendant la Première Guerre Mondiale mais est rapatrié en 1917. Non seulement écrivain célèbre, mais aussi poète, philologue et professeur d'université (langue et littérature anglaises, vieil anglais) à Oxford, il a créé plusieurs langues qu'il a utilisé dans ses romans : <em><strong>Bilbo le hobbit</strong></em>, qui fit de lui un auteur de roman jeunesse réputé, sa suite, <em><strong>Le Seigneur des Anneaux</strong></em>, ainsi que tous les contes tirés de cet univers, regroupé dans le <em><strong>Silmarillion</strong></em>, les <em>Contes et légendes inachevés</em>.

Il fit partie du cercle littéraire des Inklings avec notamment  C.S. Lewis (auteur du <em>Monde de Narnia</em>). Il est mort le 2 septembre 1973.

<h2>Références</h2>

Christian Bourgeois éditeur, 2004, 111 pages, édition préparée par Baillie Tolkien, traduit de l'anglais par Gérard-Georges Lemaire.

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.christianbourgois-editeur.com/">site des Editions Christian Bourgeois</a></li>
	<li>Quelques sites en français consacrés à Tolkien : <a href="http://www.tolkien.fr/">tolkien.fr</a>, <a href="http://www.tolkienfrance.net/">Tolkien France</a> et <a href="http://www.tolkiendil.com/">Tolkiendil</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lee Bermejo - Batman : Noël</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/lee-bermejo-batman-noel/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/lee-bermejo-batman-noel/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 Dec 2012 10:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Batman]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Dickens]]></category>
		<category><![CDATA[comics]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Bermejo]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-Bermejo-batman-noel-206x315.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Batman : Noël »" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Gotham City, Noël. Un père raconte à son fils l'histoire d'un homme aussi froid que l'hiver, un homme puissant et égoïste, qui ne voit plus que le mal, où qu'il regarde. Cet homme, qu'il nomme Scrooge, est en fait le Batman, que sa quête de justice à rendu très seul, et qui, malade et affaibli, va passer la nuit la plus étrange de sa vie.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-bermejo-batman-noel-scan.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-bermejo-batman-noel-scan-420x670.jpg" alt="lee-bermejo-batman-noel-scan" class="aligncenter size-large wp-image-5315" /></a>

<h2>Avis personnel</h2>

Dès les premières pages, Lee Bermejo nous happe dans son histoire. <strong>Sa mise en page est presque cinématographique</strong>, le décor ne s'arrête pas aux cadres des images, il est tout autour de nous.

<strong>On voit d'abord la neige</strong>, au-dessus de nous, comme lorsque l'on penche la tête en arrière pour découvrir les flocons surgir du néant blanc d'un ciel d'hiver. Mais avant d'avoir mal au cou de garder cette position, on rabaisse un peu la tête, découvrant les cheminées et les antennes, puis les toits, d'un quartier ancien. Les publicités géantes au-dessus des bâtiments, les guirlandes lumineuses, illuminent les immeubles de la ville sombre et sale, recouverte de neige. Quelques lumières brillent derrière les fenêtres, mais tout semble désert.

<strong>Bienvenue à Gotham City.</strong>

<strong>Bien plus qu'une bande dessinée, c'est un roman graphique</strong> que nous offre l'auteur pour Noël. Chaque image est sublime, chaque détail minutieusement réussi. De pleines pages de décors, <strong>ambiance fantasy urbaine</strong>, graphique, avec sa cité si noire, sa neige si blanche et les quelques lumières de Noël, colorées mais faibles, comme étouffées par la crasse et le désespoir de l'endroit. Si frêles, qu'elles rivalisent de gaieté avec les gyrophares de police arpentant la ville.

<strong>Le Batman, loin de l'archétype du héros</strong> (fort, courageux, juste et compatissant), ou de l'anti-héros d'ailleurs (faible et trouillard), est ici l'équivalent du Scrooge d'<em>Un conte de Noël</em> de Dickens, duquel il est adapté : certes non coupable d'avarice, mais devenu sinistre, misanthrope à force d'accomplir soir après soir la difficile mission qu'il s'est imposé. Riche mais seul, il ne différencie plus les gens biens poussés au crime par la misère et la peur, des gens mauvais. Il voit en chacun un coupable à mettre hors d'état de nuire. Il n'a plus goût à rien. Humain, malgré son statut de « super-héros », il tombe malade, tourmenté par la toux et la fièvre.

Comme dans le conte de Dickens, il reçoit le soir de Noël la visite inattendue de son ancien partenaire décédé : Robin. Moins causant que l'apparition de Marley dans l'histoire originelle, mais annonciateur tout de même de l'étrangeté de la nuit à venir. À l'instar de Scrooge, Batman va devoir composer avec <strong>des visions du passé, du présent et de l'avenir</strong>. Celles de Batman semblent plus réalistes tout de même. Scrooge était visité par les esprits des Noëls passés, présent, et futurs, et voyageait à travers le temps afin de revivre les chaleureuses fêtes de son enfance, découvrir le repas prévu par son neveu auquel il est convié et apercevoir le futur qui sera s'il ne change en rien.

<strong>Batman, lui, croise des personnages existants bel et bien dans son univers.</strong> Son amie et amante, Catwoman, pétillante et téméraire, lui rappelle l'insouciance de sa jeunesse. Superman, inhumain de bonté, et particulièrement à part dans cet univers qui n'est pas le sien, arborant des couleurs vives et une aura brillante de paix, l'emmène voir ce qu'est le présent, là où Batman ne regarde pas. Et le Joker, toujours aussi taré, lui montre un avenir de ténèbres en le traînant au cimetière pour l'y enterrer vivant.

<strong>C'est une adaptation intelligente, moderne, libre mais fidèle à son modèle, incroyablement respectueuse de l'œuvre de Dickens.</strong> On y sent le froid mordant d'une nuit d'hiver et de solitude, la chaleur humaine étouffée sous l'angoisse. On y sent le cuir des costumes, la buée que l'on souffle dans ses mains pour les réchauffer, la neige crissant sous les bottes, l'effervescence de la ville, l'agitation des rues, l'espoir d'un Noël.

<h2>Le grain de sable</h2>

Depuis sa parution en 1843, ce n'est pas la première fois que le célèbre conte de Dickens est adapté. En effet, il en existe différentes versions. Parmi celles-ci, nous pouvons citer :

<ul>
	<li><em>Le Noël de Mickey</em> (court-métrage des studios Disney, 1983)</li>
	<li><em>Fantômes en fête</em> (film américain de Richard Donner, 1988)</li>
	<li><em>La nuit des fantômes</em> (téléfilm anglo-américain de David Hugh Jones, 1999)</li>
	<li><em>Un chant de Noël</em> (film d'animation germano-britannique de Jimmy T. Murakami, 2001)</li>
	<li><em>Le drôle de Noël</em> de Scrooge (film d'animation américain de Robert Zemeckis, 2009)</li>
</ul>

<h2>Sur le mur</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/december-batman-by-duss005.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/december-batman-by-duss005-420x625.jpg" alt="December Batman, une oeuvre de Duss005, membre de Deviantart, batmanophile convaincu: http://duss005.deviantart.com/" class="aligncenter size-large wp-image-5316" /></a>

<h2>Gramophone</h2>

<a href="http://www.deezer.com/track/3689981"><em>Ô Holy Night</em> version boîte à musique</a>, pour le décalage.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Conte_de_No%C3%ABl"><strong><em>Un conte de Noël</em></strong>, de Charles Dickens</a>. Parfois appelé <em>Un chant de Noël</em>.</li>
	<li>La série des<em><strong> Batman</strong> </em>de Urban Comics, de différents scénaristes, pour retrouver le chevalier noir.</li>
</ul>

<h2>À propos de Lee Bermejo</h2>

Autodidacte, il commence sa carrière à 19 ans, au studio WildStorm Productions à San Diego (plus tard racheté par DC Comics), en tant que dessinateur stagiaire. On peut voir son travail sur les albums <strong><em>Joker</em></strong>, <strong><em>Luthor</em></strong>, <strong><em>Batman: Deathblow</em></strong>, <strong><em>Resident Evil</em></strong> (bande dessinée inspirée du jeu vidéo), et les couvertures de <strong><em>Filthy Rich</em></strong> et <strong><em>Dark Entries</em></strong>, ainsi que sur des séries, comme celle consacrée à Superman dans <strong><em>Wednesday Comics</em></strong>, <strong><em>Wildcats</em></strong>, <strong><em>Hellblazer</em></strong>.<em> Batman: Noël</em> est le premier projet qu'il écrit lui-même en plus de l'illustrer, bien que la colorisation revienne à Barbara Ciardo, italienne travaillant essentiellement sur des comics américains. Parmi ses futures publications, on attend <strong><em>Before Watchmen: Rorschach</em></strong> en 2013.

<h2>Références</h2>

Editions Urban Comics, sous licence DC Comics (version originale), collection DC Deluxe, 2012, 112 pages.

<h2>Liens</h2>

<ul>

<li>Le <a href="http://leebermejo.blogspot.fr/">blog</a> de Lee Bermejo (en anglais)</li>
<li>La page <a href="http://www.urban-comics.com/dossier/batman-noel-lesthetique-du-film-noir/">« dossier »</a> consacrée à <em>Batman : Noël</em> sur le site d'Urban Comics. Le texte qu'on y trouve est en fait la préface de la bande dessinée</li>
<li><a href="http://www.comicsblog.fr/9074-Comic_Con_France__Linterview_de_Lee_Bermejo">Interview de Lee Bermejo</a> au Comic Con France, sur Comicsblog</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-Bermejo-batman-noel-206x315.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Batman : Noël »" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Gotham City, Noël. Un père raconte à son fils l'histoire d'un homme aussi froid que l'hiver, un homme puissant et égoïste, qui ne voit plus que le mal, où qu'il regarde. Cet homme, qu'il nomme Scrooge, est en fait le Batman, que sa quête de justice à rendu très seul, et qui, malade et affaibli, va passer la nuit la plus étrange de sa vie.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-bermejo-batman-noel-scan.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-bermejo-batman-noel-scan-420x670.jpg" alt="lee-bermejo-batman-noel-scan" class="aligncenter size-large wp-image-5315" /></a>

<h2>Avis personnel</h2>

Dès les premières pages, Lee Bermejo nous happe dans son histoire. <strong>Sa mise en page est presque cinématographique</strong>, le décor ne s'arrête pas aux cadres des images, il est tout autour de nous.

<strong>On voit d'abord la neige</strong>, au-dessus de nous, comme lorsque l'on penche la tête en arrière pour découvrir les flocons surgir du néant blanc d'un ciel d'hiver. Mais avant d'avoir mal au cou de garder cette position, on rabaisse un peu la tête, découvrant les cheminées et les antennes, puis les toits, d'un quartier ancien. Les publicités géantes au-dessus des bâtiments, les guirlandes lumineuses, illuminent les immeubles de la ville sombre et sale, recouverte de neige. Quelques lumières brillent derrière les fenêtres, mais tout semble désert.

<strong>Bienvenue à Gotham City.</strong>

<strong>Bien plus qu'une bande dessinée, c'est un roman graphique</strong> que nous offre l'auteur pour Noël. Chaque image est sublime, chaque détail minutieusement réussi. De pleines pages de décors, <strong>ambiance fantasy urbaine</strong>, graphique, avec sa cité si noire, sa neige si blanche et les quelques lumières de Noël, colorées mais faibles, comme étouffées par la crasse et le désespoir de l'endroit. Si frêles, qu'elles rivalisent de gaieté avec les gyrophares de police arpentant la ville.

<strong>Le Batman, loin de l'archétype du héros</strong> (fort, courageux, juste et compatissant), ou de l'anti-héros d'ailleurs (faible et trouillard), est ici l'équivalent du Scrooge d'<em>Un conte de Noël</em> de Dickens, duquel il est adapté : certes non coupable d'avarice, mais devenu sinistre, misanthrope à force d'accomplir soir après soir la difficile mission qu'il s'est imposé. Riche mais seul, il ne différencie plus les gens biens poussés au crime par la misère et la peur, des gens mauvais. Il voit en chacun un coupable à mettre hors d'état de nuire. Il n'a plus goût à rien. Humain, malgré son statut de « super-héros », il tombe malade, tourmenté par la toux et la fièvre.

Comme dans le conte de Dickens, il reçoit le soir de Noël la visite inattendue de son ancien partenaire décédé : Robin. Moins causant que l'apparition de Marley dans l'histoire originelle, mais annonciateur tout de même de l'étrangeté de la nuit à venir. À l'instar de Scrooge, Batman va devoir composer avec <strong>des visions du passé, du présent et de l'avenir</strong>. Celles de Batman semblent plus réalistes tout de même. Scrooge était visité par les esprits des Noëls passés, présent, et futurs, et voyageait à travers le temps afin de revivre les chaleureuses fêtes de son enfance, découvrir le repas prévu par son neveu auquel il est convié et apercevoir le futur qui sera s'il ne change en rien.

<strong>Batman, lui, croise des personnages existants bel et bien dans son univers.</strong> Son amie et amante, Catwoman, pétillante et téméraire, lui rappelle l'insouciance de sa jeunesse. Superman, inhumain de bonté, et particulièrement à part dans cet univers qui n'est pas le sien, arborant des couleurs vives et une aura brillante de paix, l'emmène voir ce qu'est le présent, là où Batman ne regarde pas. Et le Joker, toujours aussi taré, lui montre un avenir de ténèbres en le traînant au cimetière pour l'y enterrer vivant.

<strong>C'est une adaptation intelligente, moderne, libre mais fidèle à son modèle, incroyablement respectueuse de l'œuvre de Dickens.</strong> On y sent le froid mordant d'une nuit d'hiver et de solitude, la chaleur humaine étouffée sous l'angoisse. On y sent le cuir des costumes, la buée que l'on souffle dans ses mains pour les réchauffer, la neige crissant sous les bottes, l'effervescence de la ville, l'agitation des rues, l'espoir d'un Noël.

<h2>Le grain de sable</h2>

Depuis sa parution en 1843, ce n'est pas la première fois que le célèbre conte de Dickens est adapté. En effet, il en existe différentes versions. Parmi celles-ci, nous pouvons citer :

<ul>
	<li><em>Le Noël de Mickey</em> (court-métrage des studios Disney, 1983)</li>
	<li><em>Fantômes en fête</em> (film américain de Richard Donner, 1988)</li>
	<li><em>La nuit des fantômes</em> (téléfilm anglo-américain de David Hugh Jones, 1999)</li>
	<li><em>Un chant de Noël</em> (film d'animation germano-britannique de Jimmy T. Murakami, 2001)</li>
	<li><em>Le drôle de Noël</em> de Scrooge (film d'animation américain de Robert Zemeckis, 2009)</li>
</ul>

<h2>Sur le mur</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/december-batman-by-duss005.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/december-batman-by-duss005-420x625.jpg" alt="December Batman, une oeuvre de Duss005, membre de Deviantart, batmanophile convaincu: http://duss005.deviantart.com/" class="aligncenter size-large wp-image-5316" /></a>

<h2>Gramophone</h2>

<a href="http://www.deezer.com/track/3689981"><em>Ô Holy Night</em> version boîte à musique</a>, pour le décalage.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Conte_de_No%C3%ABl"><strong><em>Un conte de Noël</em></strong>, de Charles Dickens</a>. Parfois appelé <em>Un chant de Noël</em>.</li>
	<li>La série des<em><strong> Batman</strong> </em>de Urban Comics, de différents scénaristes, pour retrouver le chevalier noir.</li>
</ul>

<h2>À propos de Lee Bermejo</h2>

Autodidacte, il commence sa carrière à 19 ans, au studio WildStorm Productions à San Diego (plus tard racheté par DC Comics), en tant que dessinateur stagiaire. On peut voir son travail sur les albums <strong><em>Joker</em></strong>, <strong><em>Luthor</em></strong>, <strong><em>Batman: Deathblow</em></strong>, <strong><em>Resident Evil</em></strong> (bande dessinée inspirée du jeu vidéo), et les couvertures de <strong><em>Filthy Rich</em></strong> et <strong><em>Dark Entries</em></strong>, ainsi que sur des séries, comme celle consacrée à Superman dans <strong><em>Wednesday Comics</em></strong>, <strong><em>Wildcats</em></strong>, <strong><em>Hellblazer</em></strong>.<em> Batman: Noël</em> est le premier projet qu'il écrit lui-même en plus de l'illustrer, bien que la colorisation revienne à Barbara Ciardo, italienne travaillant essentiellement sur des comics américains. Parmi ses futures publications, on attend <strong><em>Before Watchmen: Rorschach</em></strong> en 2013.

<h2>Références</h2>

Editions Urban Comics, sous licence DC Comics (version originale), collection DC Deluxe, 2012, 112 pages.

<h2>Liens</h2>

<ul>

<li>Le <a href="http://leebermejo.blogspot.fr/">blog</a> de Lee Bermejo (en anglais)</li>
<li>La page <a href="http://www.urban-comics.com/dossier/batman-noel-lesthetique-du-film-noir/">« dossier »</a> consacrée à <em>Batman : Noël</em> sur le site d'Urban Comics. Le texte qu'on y trouve est en fait la préface de la bande dessinée</li>
<li><a href="http://www.comicsblog.fr/9074-Comic_Con_France__Linterview_de_Lee_Bermejo">Interview de Lee Bermejo</a> au Comic Con France, sur Comicsblog</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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