L’argument
Cythèle a peut-être accompli la destinée que les dieux lui avaient réservée, mais elle est loin d’être satisfaite pour autant. Son dieu de la Mort ne peut lui rendre les âmes de ceux qu’elle aime, car celles-ci ont été dispersées en des lieux très étranges.
Le temps où elle se laissait manipuler est fini, et c’est avec une volonté irréductible qu’elle progresse à travers les éléments, incarnation de la Mère, d’autant plus déterminée qu’elle est sensible. Elle ne confondra cependant pas vitesse et précipitation, et saura rester elle-même jusqu’au bout : prêtresse de Plutonis, mère, et femme.
Ça commence comme ça
Prologue
La requête de la hiérarche
Les Territoires ordaliques passent pour être la partie la plus sacrée de tous les temples de l’Eglise des dieux des Sept Cieux. En leur sein, les prêtres et prêtresses subissent les épreuves qui feraient d’eux les détenteurs de pouvoirs dispensés par leur dieu ou leur déesse. De ceux qui échouent dans leurs tentatives, personne n’entend plus jamais parler.
La citadelle du titan
Prologue
Un incident malheureuxJ’étais venu dans le nord d’Euryd, dans la province de Septentriona Ayridji, pour satisfaire un besoin que j’avais de m’éloigner de mes fonctions d’oligarque de Domarj, et aussi pour observer les pouvoirs ondilignes des filles du Géant du gel, connu aussi de son nom divin, Thrym.
Avis personnel
La qualité ne baisse pas après le premier tome et c’est avec grand plaisir que l’on suit Cythèle dans son périple à travers les strates démoniaques et la mythologie Nordique.
Bien qu’étant la principale héroïne, j’aime comment elle s’efface au détour d’un chapitre pour laisser découvrir et apprécier à leur juste valeur ceux qui plus tard deviendront ses compagnons de route et/ou les obstacles sur son chemin. La part de digressions est bien dosée.
J’ai apprécié la façon dont les petits cailloux semés dans le premier tome deviennent un nouveau sentier, on ressent la maîtrise de l’intrigue par l’auteur, qui non seulement sait où il va, mais nous donne suffisamment d’indices pour anticiper par nous-mêmes, en gardant quantités de réponses et de surprises pour la suite, que j’ai hâte de lire.
Le grain de sable
Il est intéressant que l’âme de Syrmaïl se trouve au bord d’un gouffre, dans les profondeurs sous l’Yggdrasil, car il pourrait s’agir de l’entrée du Niflheim, résidence des morts de vieillesse ou de maladie, ce qui rappelle son ordalie dans le premier tome.
Gramophone
Un CD rayé de la B.O. de Princesse Mononoké (encore lisible mais discordant) qui traduira bien les mondes démoniaques, ainsi que les formes de beauté qui y ont cours.
Sur le mur
Artwork du jeu vidéo The Secret World
Voici ma vision de la « Bête » du tome 2 avant de comprendre de qui il s’agissait.
Stephan Sinding (1846-1922), dans un parc de Copenhague
Un monument en hommage à la chute d’une déesse nordique, moment marquant du tome 3
Dans la même veine
La trilogie Le Maître du Temps de Louise Cooper, où l’on retrouvera un être à la recherche de son identité et de son passé, jeté sur un chemin de croix.
A propos de Nicolas Cluzeau
Nicolas Cluzeau a travaillé quelque temps dans des entreprises de jeu vidéo. Il a pratiqué le jeu de rôle qui l’a amené vers l’imaginaire. Il a publié plusieurs romans et nouvelles : Harmelinde et Deirdre (Nestiveqnen, 2001), Les chroniques des franges féeriques (2 vol., Nestiveqnen, 2005), Les Cavaliers du Taurus (Rivière Blanche, 2009), Lame de corsaire (Gulfstream Editeur, 2011).
Références
Le Dit de Cythèle 2 : Les larmes du démon, éditions Blackbook, 2010, 708 p.
Le Dit de Cythèle 3 : La citadelle du titan, éditions Blackbook, 2011, 764 p.




Bonjour,
Merci de cette belle chronique et des images qui y sont associées. Vous m’avez fait frissonner.
Amicalement,
Nicolas