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	<title>La Lune Mauve &#187; Chroniques Essais et Documents</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>J.R.R. Tolkien - Lettres du&#160;Père Noël</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Dec 2012 13:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[contes]]></category>
		<category><![CDATA[J.R.R. Tolkien]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jrr-tolkien-lettres-du-pere-noel-206x264.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="jrr-tolkien-lettres-du-pere-noel" /></div><div><h2>L'argument</h2>

John, Michael, Christopher et Priscilla, les enfants de Tolkien, ont eu la chance, entre 1920 et 1943, d'entretenir une relation épistolaire avec le Père Noël. C'est leur père, bien sûr, qui, en écrivain passionné, inventait chaque année de nouvelles histoires sensées se passer au Pôle Nord, où vivent non seulement l'icône des fêtes de fin d'année, mais aussi son ami l'Ours blanc, les lutins, et leurs ennemis les gobelins.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Maison de Noël, Pôle Nord

22 décembre 1920

Cher John,

Je t'ai entendu demander à ton papa à quoi je ressemblais et où je vivais. J'ai fait pour toi un dessin me représentant, et un autre de ma maison. Je suis maintenant en route pour Oxford avec mon chargement de jouets – certains d'entre eux sont pour toi. J'espère arriver à temps : la neige est très épaisse au Pôle Nord ce soir.

Ton Père Noël qui t'aime</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

Quel enfant n'a pas rêvé d'une relation privilégiée avec le Père Noël ? Et quel bonheur ce devait être de recevoir chaque année, une lettre de sa main tremblante à cause du froid, calligraphiée malgré tout, décorée d'arabesques et d'étoiles, et illustrées de ses aventures… <strong>La magie de Noël a son paroxysme: fête colorée et aventures trépidantes</strong>.

<strong>La plupart des lettres envoyées sont accompagnées de grands dessins représentant les aventures du Père Noël.</strong> Nombre d'entre eux sont reproduits dans ce livre (presque tous d'après la préface), ainsi que les lettres originales, en anglais, ce qui permet non seulement de suivre les histoires écrites par ce fabuleux conteur de Tolkien, mais également d'admirer ses créations picturales. 

De plus, sur la trentaine de lettres publiées dans cet ouvrage, <strong>la moitié est inédite en France</strong>.

<strong>Comme plusieurs personnages interviennent dans ces « contes », Tolkien met en place des procédés pour les différencier les uns des autres.</strong> Ainsi, si le Père Noël utilise un langage plutôt raffiné et une écriture tremblotante qu'il met sur le compte du froid, l'Ours polaire, pour sa part, possède une orthographe, une grammaire et une conjugaison très approximatives qu'il délivre avec un alphabet tout en lettres bâtons, et Ilbereth l'elfe, quant à lui, écrit drôlement bien, ne souffrant apparemment ni du froid, ni de soucis de langue. Dans la version traduite et non écrite à la main, l'éditeur a eu la bonne idée de choisir des caractères spéciaux pour différencier à son tour l'écriture de chacun des protagonistes.

<strong>Les aventures sont simples, inexistantes même dans les quelques premières lettres, mais gagnent en richesse au fil des ans</strong>, avec l'arrivée de nouveaux personnages tels que l'Ours polaire, déclencheur maladroit de catastrophes en série, et Ilbereth l'elfe secrétaire du Père Noël.

Ces trois narrateurs en viennent à interagir dans une même lettre, commentant les histoires de l'un ou de l'autre, ce qui rend cette correspondance particulièrement dynamique, assez proche du dialogue. On voit ensuite débarquer les neveux de l'Ours blanc, des elfes rouges, ainsi que les ennemis du Père Noël : les gobelins. 

Mine de rien, toutes <strong>ces lettres mises bout à bout forment à leur insu un véritable roman épistolaire</strong> (trop court, on en redemanderait bien quelques pages), certes d'une écriture très simple, mais n'oublions pas qu'il était à l'origine destiné à un jeune public. Malgré le style enfantin de cette correspondance, <strong>le plaisir de la lecture est bien au rendez-vous</strong>, probablement le fait du génie de l'auteur et de la magie de Noël.

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour suivre encore et toujours les aventures du Père Noël malgré la disparition de J.R.R. Tolkien, il suffit de se connecter à <a href="http://www.perenoel.fi/">son site web</a>. Et le plus beau, c'est qu'on peut aussi lui écrire, <a href="http://www.laposte.fr/pere-noel/">ici</a>.

<h2>Sur le mur</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/christmas-night-magic-scene-with-flying-santa-by-alexandraf-d4habks.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/christmas-night-magic-scene-with-flying-santa-by-alexandraf-d4habks-420x560.jpg" alt="Christmas night magic scene with flying Santa, une oeuvre de AlexandraF sur deviantart" class="aligncenter size-large wp-image-5323" /></a>

<h2>Gramophone</h2>

Divers artistes - <em>The days of Chrstmas past</em>, CD 3 : <em>Children's songs</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Lettres</em></strong>, de J.R.R. Tolkien, la correspondance de l'auteur avec tantôt son éditeur, tantôt ses fils, tout au long de sa vie. Il y parle de ce qu'il écrit (<em>Bilbo le hobbit</em>, <em>Le Seigneur des Anneaux</em>, etc.)</li>
	<li><strong><em>Bilbo le hobbit</em></strong>, de J.R.R. Tolkien</li>
	<li>Des contes de Noël d'auteurs divers et variés</li>
	<li><strong><em>Cher Père Noël!</em></strong>, de Jean-Pierre Gueno</li>
</ul>


<h2>A propos de J.R.R. Tolkien</h2>

Né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein en Afrique du Sud, John Ronald Reuel Tolkien est l'auteur qu'on ne présente plus, rendu immortel grâce à l'immense monde qu'il a créé, est-ce bien nécessaire de citer la Terre du Milieu…

Il s'engage dans l'armée pendant la Première Guerre Mondiale mais est rapatrié en 1917. Non seulement écrivain célèbre, mais aussi poète, philologue et professeur d'université (langue et littérature anglaises, vieil anglais) à Oxford, il a créé plusieurs langues qu'il a utilisé dans ses romans : <em><strong>Bilbo le hobbit</strong></em>, qui fit de lui un auteur de roman jeunesse réputé, sa suite, <em><strong>Le Seigneur des Anneaux</strong></em>, ainsi que tous les contes tirés de cet univers, regroupé dans le <em><strong>Silmarillion</strong></em>, les <em>Contes et légendes inachevés</em>.

Il fit partie du cercle littéraire des Inklings avec notamment  C.S. Lewis (auteur du <em>Monde de Narnia</em>). Il est mort le 2 septembre 1973.

<h2>Références</h2>

Christian Bourgeois éditeur, 2004, 111 pages, édition préparée par Baillie Tolkien, traduit de l'anglais par Gérard-Georges Lemaire.

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.christianbourgois-editeur.com/">site des Editions Christian Bourgeois</a></li>
	<li>Quelques sites en français consacrés à Tolkien : <a href="http://www.tolkien.fr/">tolkien.fr</a>, <a href="http://www.tolkienfrance.net/">Tolkien France</a> et <a href="http://www.tolkiendil.com/">Tolkiendil</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jrr-tolkien-lettres-du-pere-noel-206x264.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="jrr-tolkien-lettres-du-pere-noel" /></div><div><h2>L'argument</h2>

John, Michael, Christopher et Priscilla, les enfants de Tolkien, ont eu la chance, entre 1920 et 1943, d'entretenir une relation épistolaire avec le Père Noël. C'est leur père, bien sûr, qui, en écrivain passionné, inventait chaque année de nouvelles histoires sensées se passer au Pôle Nord, où vivent non seulement l'icône des fêtes de fin d'année, mais aussi son ami l'Ours blanc, les lutins, et leurs ennemis les gobelins.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Maison de Noël, Pôle Nord

22 décembre 1920

Cher John,

Je t'ai entendu demander à ton papa à quoi je ressemblais et où je vivais. J'ai fait pour toi un dessin me représentant, et un autre de ma maison. Je suis maintenant en route pour Oxford avec mon chargement de jouets – certains d'entre eux sont pour toi. J'espère arriver à temps : la neige est très épaisse au Pôle Nord ce soir.

Ton Père Noël qui t'aime</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

Quel enfant n'a pas rêvé d'une relation privilégiée avec le Père Noël ? Et quel bonheur ce devait être de recevoir chaque année, une lettre de sa main tremblante à cause du froid, calligraphiée malgré tout, décorée d'arabesques et d'étoiles, et illustrées de ses aventures… <strong>La magie de Noël a son paroxysme: fête colorée et aventures trépidantes</strong>.

<strong>La plupart des lettres envoyées sont accompagnées de grands dessins représentant les aventures du Père Noël.</strong> Nombre d'entre eux sont reproduits dans ce livre (presque tous d'après la préface), ainsi que les lettres originales, en anglais, ce qui permet non seulement de suivre les histoires écrites par ce fabuleux conteur de Tolkien, mais également d'admirer ses créations picturales. 

De plus, sur la trentaine de lettres publiées dans cet ouvrage, <strong>la moitié est inédite en France</strong>.

<strong>Comme plusieurs personnages interviennent dans ces « contes », Tolkien met en place des procédés pour les différencier les uns des autres.</strong> Ainsi, si le Père Noël utilise un langage plutôt raffiné et une écriture tremblotante qu'il met sur le compte du froid, l'Ours polaire, pour sa part, possède une orthographe, une grammaire et une conjugaison très approximatives qu'il délivre avec un alphabet tout en lettres bâtons, et Ilbereth l'elfe, quant à lui, écrit drôlement bien, ne souffrant apparemment ni du froid, ni de soucis de langue. Dans la version traduite et non écrite à la main, l'éditeur a eu la bonne idée de choisir des caractères spéciaux pour différencier à son tour l'écriture de chacun des protagonistes.

<strong>Les aventures sont simples, inexistantes même dans les quelques premières lettres, mais gagnent en richesse au fil des ans</strong>, avec l'arrivée de nouveaux personnages tels que l'Ours polaire, déclencheur maladroit de catastrophes en série, et Ilbereth l'elfe secrétaire du Père Noël.

Ces trois narrateurs en viennent à interagir dans une même lettre, commentant les histoires de l'un ou de l'autre, ce qui rend cette correspondance particulièrement dynamique, assez proche du dialogue. On voit ensuite débarquer les neveux de l'Ours blanc, des elfes rouges, ainsi que les ennemis du Père Noël : les gobelins. 

Mine de rien, toutes <strong>ces lettres mises bout à bout forment à leur insu un véritable roman épistolaire</strong> (trop court, on en redemanderait bien quelques pages), certes d'une écriture très simple, mais n'oublions pas qu'il était à l'origine destiné à un jeune public. Malgré le style enfantin de cette correspondance, <strong>le plaisir de la lecture est bien au rendez-vous</strong>, probablement le fait du génie de l'auteur et de la magie de Noël.

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour suivre encore et toujours les aventures du Père Noël malgré la disparition de J.R.R. Tolkien, il suffit de se connecter à <a href="http://www.perenoel.fi/">son site web</a>. Et le plus beau, c'est qu'on peut aussi lui écrire, <a href="http://www.laposte.fr/pere-noel/">ici</a>.

<h2>Sur le mur</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/christmas-night-magic-scene-with-flying-santa-by-alexandraf-d4habks.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/christmas-night-magic-scene-with-flying-santa-by-alexandraf-d4habks-420x560.jpg" alt="Christmas night magic scene with flying Santa, une oeuvre de AlexandraF sur deviantart" class="aligncenter size-large wp-image-5323" /></a>

<h2>Gramophone</h2>

Divers artistes - <em>The days of Chrstmas past</em>, CD 3 : <em>Children's songs</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Lettres</em></strong>, de J.R.R. Tolkien, la correspondance de l'auteur avec tantôt son éditeur, tantôt ses fils, tout au long de sa vie. Il y parle de ce qu'il écrit (<em>Bilbo le hobbit</em>, <em>Le Seigneur des Anneaux</em>, etc.)</li>
	<li><strong><em>Bilbo le hobbit</em></strong>, de J.R.R. Tolkien</li>
	<li>Des contes de Noël d'auteurs divers et variés</li>
	<li><strong><em>Cher Père Noël!</em></strong>, de Jean-Pierre Gueno</li>
</ul>


<h2>A propos de J.R.R. Tolkien</h2>

Né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein en Afrique du Sud, John Ronald Reuel Tolkien est l'auteur qu'on ne présente plus, rendu immortel grâce à l'immense monde qu'il a créé, est-ce bien nécessaire de citer la Terre du Milieu…

Il s'engage dans l'armée pendant la Première Guerre Mondiale mais est rapatrié en 1917. Non seulement écrivain célèbre, mais aussi poète, philologue et professeur d'université (langue et littérature anglaises, vieil anglais) à Oxford, il a créé plusieurs langues qu'il a utilisé dans ses romans : <em><strong>Bilbo le hobbit</strong></em>, qui fit de lui un auteur de roman jeunesse réputé, sa suite, <em><strong>Le Seigneur des Anneaux</strong></em>, ainsi que tous les contes tirés de cet univers, regroupé dans le <em><strong>Silmarillion</strong></em>, les <em>Contes et légendes inachevés</em>.

Il fit partie du cercle littéraire des Inklings avec notamment  C.S. Lewis (auteur du <em>Monde de Narnia</em>). Il est mort le 2 septembre 1973.

<h2>Références</h2>

Christian Bourgeois éditeur, 2004, 111 pages, édition préparée par Baillie Tolkien, traduit de l'anglais par Gérard-Georges Lemaire.

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.christianbourgois-editeur.com/">site des Editions Christian Bourgeois</a></li>
	<li>Quelques sites en français consacrés à Tolkien : <a href="http://www.tolkien.fr/">tolkien.fr</a>, <a href="http://www.tolkienfrance.net/">Tolkien France</a> et <a href="http://www.tolkiendil.com/">Tolkiendil</a></li>
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		</item>
		<item>
		<title>Édouard Brasey - La&#160;France enchantée&#160;: légendes de&#160;nos régions</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/edouard-brasey-chronique-de-la-france-enchantee-legendes-de-nos-regions/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/edouard-brasey-chronique-de-la-france-enchantee-legendes-de-nos-regions/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 08:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[edouard brasey]]></category>
		<category><![CDATA[folklore]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/10/edouard-brasey-france-enchantee-206x261.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « La France enchantée » d&#039;Édouard Brasey" /></div><div><h2>L’argument</h2>
<em>La France enchantée</em> propose un voyage dans les régions de France à la découverte de leur folklore. On découvre alors que les loups-garous se trouvent surtout dans le Centre, les fées en Bretagne, les alchimistes à Paris, etc. Un voyage par régions traditionnelles où l’on ne manquera pas d’apprendre quelques anecdotes…

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Lorsqu’on évoque les richesses des régions de France, on cite spontanément les vins ou les formages, les ressources agricoles ou les sites touristiques, mais on oublie généralement un trésor incommensurable qui, pour être immatériel, n’en est pas moins indispensable : le trésor des contes et légendes.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Ce livre a l’originalité de proposer une lecture par régions. On navigue à l’envie dans la partie de France qui nous intéresse. Édouard Brasey a choisi quelques contes et légendes pour illustrer le folklore de la région. <strong>Ces récits sont issus du travail de folkloristes comme Anatole Le Braz ou Paul Sébillot</strong>. Ainsi, une bibliographie est proposée en fin de volume pour ceux qui désirent approfondir leur connaissance sur une région en particulier. Ce livre représente donc un travail fourni qui fait figure d’anthologie vraiment intéressante.

<strong>Parmi les contes et légendes choisis figurent bien entendu les plus représentatifs des régions</strong>. On trouve ainsi Saint Nicolas pour l’Alsace, Nicolas Flamel pour Paris, La Tarasque pour la Provence, Mélusine pour le Poitou, le korrigan pour la Bretagne, etc. Mais outre ces créatures déjà bien connues, on en découvre d’autres plus discrètes comme l’Eternueu du Nord, le Feloutot de Franche-Comté, le Tartaret d’Auvergne et bien d’autres encore.

Chaque récit est vraiment intéressant ; il apporte, entre autre, un éclairage sur l’origine de noms de ville ou de quartiers pour lesquels on n’imaginait pas une origine folklorique. <strong>On voit aussi l’influence des éléments et phénomènes naturels sur le folklore, ce qui donne à chaque région ses spécificités</strong>, comme les volcans d’Auvergne et le Tartaret, démon de feu.

Pour agrémenter et enrichir la lecture, on trouve des vignettes dédiées à des familles de créatures folkloriques, comme les loups-garous, les sorcières ou les fées. D’autres vignettes apportent un rapide éclairage, parfois bien utile, sur un personnage en particulier. Enfin, <strong>de nombreuses photos et illustrations très variées agrémentent agréablement la lecture</strong>.

<em>La France enchantée</em> est donc un beau livre bien fourni qui s’adresse aux amateurs de folklore. <strong>Il satisfera amplement les petits curieux et les amateurs de beaux livres</strong>. Pour ceux qui cherchent quelque chose d’assez approfondi, ils devront se diriger vers d’autres lectures, comme le propose la bibliographie de ce livre.
<h2>Le grain de sable</h2>
Dans l’introduction du livre, Édouard Brasey rend hommage à Claude Seignolle pour son travail dans la préservation des contes et légendes de France.
<h2>Gramophone</h2>
Un album d’Artesia.
<h2>Sur le mur</h2>
Une carte de la France.
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li>Les éditions Ouest France proposent des livres sur le folklore par régions de France.</li>
</ul>
<ul>
	<li><em>Brocéliande</em> de Jean Markale illustré des très belles photographies d’Yves Guépin (Berger-Levrault, 1984).</li>
</ul>
<ul>
	<li><em>Le vrai Gargantua</em> de Guy-Édouard Pillard paru chez Imago en 1987 et qui rend compte du mythe dans toute la France. Gargantua est cité dans <em>La France enchantée</em> pour la Normandie.</li>
</ul>
<h2>À propos d’Édouard Brasey</h2>
<img class="alignleft size-full wp-image-2909" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/10/Edouard-Brasey.png" alt="" width="111" height="149" />Le nom d'Édouard Brasey est aujourd’hui largement connu dans le monde de la fantasy et du merveilleux. Les nombreux ouvrages qui leur a dédiés en témoigne. Outre ses livres consacrés au folklore, il est aussi l’auteur de romans, comme <em>La malédiction de l’anneau</em>, saga fantasy en trois tomes chez Belfond. Il est aussi directeur des collections fantasy des éditions Le Pré aux Clercs.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions de La Martinière, 2011, 191 pages.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.edouardbrasey.com" target="_blank">Site d'Édouard Brasey</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/10/edouard-brasey-france-enchantee-206x261.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « La France enchantée » d&#039;Édouard Brasey" /></div><div><h2>L’argument</h2>
<em>La France enchantée</em> propose un voyage dans les régions de France à la découverte de leur folklore. On découvre alors que les loups-garous se trouvent surtout dans le Centre, les fées en Bretagne, les alchimistes à Paris, etc. Un voyage par régions traditionnelles où l’on ne manquera pas d’apprendre quelques anecdotes…

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Lorsqu’on évoque les richesses des régions de France, on cite spontanément les vins ou les formages, les ressources agricoles ou les sites touristiques, mais on oublie généralement un trésor incommensurable qui, pour être immatériel, n’en est pas moins indispensable : le trésor des contes et légendes.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Ce livre a l’originalité de proposer une lecture par régions. On navigue à l’envie dans la partie de France qui nous intéresse. Édouard Brasey a choisi quelques contes et légendes pour illustrer le folklore de la région. <strong>Ces récits sont issus du travail de folkloristes comme Anatole Le Braz ou Paul Sébillot</strong>. Ainsi, une bibliographie est proposée en fin de volume pour ceux qui désirent approfondir leur connaissance sur une région en particulier. Ce livre représente donc un travail fourni qui fait figure d’anthologie vraiment intéressante.

<strong>Parmi les contes et légendes choisis figurent bien entendu les plus représentatifs des régions</strong>. On trouve ainsi Saint Nicolas pour l’Alsace, Nicolas Flamel pour Paris, La Tarasque pour la Provence, Mélusine pour le Poitou, le korrigan pour la Bretagne, etc. Mais outre ces créatures déjà bien connues, on en découvre d’autres plus discrètes comme l’Eternueu du Nord, le Feloutot de Franche-Comté, le Tartaret d’Auvergne et bien d’autres encore.

Chaque récit est vraiment intéressant ; il apporte, entre autre, un éclairage sur l’origine de noms de ville ou de quartiers pour lesquels on n’imaginait pas une origine folklorique. <strong>On voit aussi l’influence des éléments et phénomènes naturels sur le folklore, ce qui donne à chaque région ses spécificités</strong>, comme les volcans d’Auvergne et le Tartaret, démon de feu.

Pour agrémenter et enrichir la lecture, on trouve des vignettes dédiées à des familles de créatures folkloriques, comme les loups-garous, les sorcières ou les fées. D’autres vignettes apportent un rapide éclairage, parfois bien utile, sur un personnage en particulier. Enfin, <strong>de nombreuses photos et illustrations très variées agrémentent agréablement la lecture</strong>.

<em>La France enchantée</em> est donc un beau livre bien fourni qui s’adresse aux amateurs de folklore. <strong>Il satisfera amplement les petits curieux et les amateurs de beaux livres</strong>. Pour ceux qui cherchent quelque chose d’assez approfondi, ils devront se diriger vers d’autres lectures, comme le propose la bibliographie de ce livre.
<h2>Le grain de sable</h2>
Dans l’introduction du livre, Édouard Brasey rend hommage à Claude Seignolle pour son travail dans la préservation des contes et légendes de France.
<h2>Gramophone</h2>
Un album d’Artesia.
<h2>Sur le mur</h2>
Une carte de la France.
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li>Les éditions Ouest France proposent des livres sur le folklore par régions de France.</li>
</ul>
<ul>
	<li><em>Brocéliande</em> de Jean Markale illustré des très belles photographies d’Yves Guépin (Berger-Levrault, 1984).</li>
</ul>
<ul>
	<li><em>Le vrai Gargantua</em> de Guy-Édouard Pillard paru chez Imago en 1987 et qui rend compte du mythe dans toute la France. Gargantua est cité dans <em>La France enchantée</em> pour la Normandie.</li>
</ul>
<h2>À propos d’Édouard Brasey</h2>
<img class="alignleft size-full wp-image-2909" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/10/Edouard-Brasey.png" alt="" width="111" height="149" />Le nom d'Édouard Brasey est aujourd’hui largement connu dans le monde de la fantasy et du merveilleux. Les nombreux ouvrages qui leur a dédiés en témoigne. Outre ses livres consacrés au folklore, il est aussi l’auteur de romans, comme <em>La malédiction de l’anneau</em>, saga fantasy en trois tomes chez Belfond. Il est aussi directeur des collections fantasy des éditions Le Pré aux Clercs.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions de La Martinière, 2011, 191 pages.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.edouardbrasey.com" target="_blank">Site d'Édouard Brasey</a></li>
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		<item>
		<title>Léa Silhol (dir.) - Vampire, portraits d’une ombre</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/lea-silhol-dir-chronique-de-vampire-portraits-dune-ombre/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/lea-silhol-dir-chronique-de-vampire-portraits-dune-ombre/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 07:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Pozzuoli]]></category>
		<category><![CDATA[estelle valls de gomis]]></category>
		<category><![CDATA[fabienne claire caland]]></category>
		<category><![CDATA[greg silhol]]></category>
		<category><![CDATA[jean marigny]]></category>
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		<category><![CDATA[vampires]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/couv_vampire_portrait_ombre-206x269.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Vampire, Portrait d&#039;une ombre » de Léa Silhol" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Le vampire, depuis sa consécration avec le <em>Dracula</em> de Bram Stoker, est devenu un archétype du fantastique. Mais c'est une figure complexe, aux visages multiples.  A l'occasion du centenaire de la publication du célèbre roman de Stoker, des spécialistes du vampire se sont penchés sur la question en donnant plusieurs conférences. Leurs productions sont réunies dans cet ouvrage, où l'on découvre les origines du vampire, la genèse de l'oeuvre de Stoker, la présence du vampire dans la littérature moderne et au cinéma, l'analyses de l'une de ses particularités (son absence de reflet), et même la présence d'autres suceurs de sang dans les lointaines terres orientales ou dans la publicité.
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote><em>Avant propos</em>

<em>De l’étoffe dont nos ténèbres sont faites par Léa Silhol</em>

<em>En 1997 le monde a fêté le centenaire de la publication du </em>Dracula<em> de Bram Stoker et deux aspects frappants qui embrassent le mythe du vampire en entier se présentent à cette occasion à nos yeux. D’abord l’universalité de l’engouement que la figure du vampire exerce : tout l’occident, de l’Allemagne aux Etats-Unis a pris part à cette célébration. D’autre part la diversité de formes d’expression que le thème lui-même peut assumer. Aujourd’hui parler de vampire c’est lier ensemble, par une même chaîne, l’anthropologie, la mythologie, la littérature, la sociologie, les arts plastiques, le cinéma, la musique et la médecine. C’est écouter dans la même foulée le cinéaste underground et l’universitaire, poser nos yeux sur un tableau préraphaélite ou des prothèses de crocs en résine.</em></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
Je ne suis pas, de base, une fanatique de la figure du vampire. Mais en tant que grande amatrice du genre fantastique, je m'étais bien entendu déjà penchée sur quelques livres et films où le vampire avait la part belle. Et cet attrait pour le fantastique se doublant d'un intérêt pour <strong>l'analyse et la symbolique</strong>, c'est avec enthousiasme que j'ai ouvert <em>Vampire, portraits d'une ombre</em> dont la 4e de couverture promettait des analyses par des spécialistes sous divers angles d'approche.

Et l'ouvrage tient ses promesses ! Raymond McNally et Alain Pozzuoli nous parlent de<strong> la genèse de Dracula</strong>, le plus célèbre des vampires. Le premier évoque les racines historiques du personnage et le second replace sa création dans le parcours de son auteur, Bram Stoker. Deux fort intéressants articles qui se rejoignent. Greg Silhol nous parle des suceurs de sang orientaux, promenade aussi terrifiante qu'originale.  Katherine Ramsland et Léa Silhol décortiquent<strong> l'oeuvre d'écrivaines féminines</strong> et la symbolique de leurs créatures aux dents longues, dans des articles qui retracent à merveille les apports de ces écrivaines, <strong>analysés avec grande finesse</strong>. Laurence Coumes étudie<strong> la place de la femme</strong> dans le mythe vampirique - un article passionnant et édifiant ! Et ce ne sont là que des exemples.

<strong> Véritable mine d'informations</strong>, <em>Vampire, portraits d'une ombre</em> est aussi un régal pour les yeux : beauté des rares illustrations,<strong> langage à la fois érudit et abordable</strong>, très agréable, et parfois même doté d'une pointe d'humour.

Bien sûr, pour les lecteurs d'aujourd'hui, il paraîtra incomplet : paru en 1999, soit des années avant l'essor de la <em>bit-lit</em> et autres dérivés de <em>Twilight</em>, avant même la parution de ce dernier, <em>Vampire, portraits d'une ombre</em> ne traite donc pas de cette nouvelle vague.

Malgré tout, il reste <strong>un ouvrage encyclopédique essentiel</strong>, riche en éléments pertinents et rédigé par des sommités du genre (tel Jean Marigny, par exemple). Idéal pour les novices en vampirisme, il sera tout autant apprécié par les férus de vampires par ses nombreuses qualités.
<h3>Le grain de sable</h3>
Cet ouvrage fut le premier publié par les éditions de L'Oxymore. Bien qu'orientée vers l'imaginaire en général, la maison d'édition (qui a fermé depuis) a publié divers autres ouvrages sur les vampires, fictions comme essais.
<h3>Gramophone</h3>
<em>Terribillis </em>de <a href="http://www.rosacrux.org/news/">Rosa Crux</a>
<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/lea-silhol-dir-chronique-de-vampire-portraits-dune-ombre/attachment/nosferatu/" rel="attachment wp-att-2778"><img class="aligncenter size-full wp-image-2778" title="nosferatu" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/nosferatu.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a>

Cette image extraite du film <em>Nosferatu </em>de Murnau (1922), où l'on voit l'ombre de la créature se découper sur le mur...
<h3>Dans la même veine</h3>
Si cet ouvrage vous a plu, vous aimerez <em>Dracula : le lexique du vampire </em>d'Alain Pozzuoli (L'Oxymore, 2005), consacré au célèbre comte. Egalement, <em>Bit-Lit ! L'amour des vampires</em> (Les Moutons électriques, 2010, dirigé par Sophie Dabat) sur le courant moderne de la bit-lit. Deux autres essais sur le thème du vampire vous intéresseront aussi très certainement : <em>La fascination des vampires</em> de Jean Marigny (Klincksieck, 2009)et <em>Histoire des vampires </em>de Claude Lecouteux (Imago, 2009).
<h3>A propos de Léa Silhol</h3>
<img class="alignleft size-medium wp-image-782" title="Léa Silhol" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/lea_photo-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" /> Léa Silhol est née à Casablanca en 1967 et arrive en France âgée de 6 mois.  A 9 ans, elle lit <em>Le Lion</em> de Joseph Kessel et cette lecture est une révélation : elle sera écrivain. Dès lors, elle ne cesse de griffonner dans des cahiers. Après des études d’Arts plastiques et de Lettres, elle fonde avec des amis le Cercle d’Etudes Vampiriques en 1995, association qu’elle dirigera pendant 5 ans et qui édite le fanzine <em>Requiem.</em> C'est dans ce dernier que paraît en 1997 sa première nouvelle. D’autres textes suivent dans divers supports puis, en 2000, son premier recueil de nouvelles : <em>Contes de la Tisseuse</em> (Nestiveqnen). Léa Silhol contribue à créer les Editions de L’Oxymore, au sein de laquelle elle officie en tant que directrice littéraire. Son premier roman, <em>La Sève et le Givre</em> (L’Oxymore, 2002) a reçu le Prix Merlin du meilleur roman Fantasy en 2003. Léa Silhol a aussi publié d’autres recueils de nouvelles : <em>Conversations avec la Mort</em> (L’Oxymore, 2003), <em>La Tisseuse</em> (L’Oxymore, 2004), <em>Musiques de la Frontière</em> (L’Oxymore, 2004, Prix Imaginales 2005, catégorie Nouvelle), <em>Fo/véa</em> (Le Calepin Jaune, 2007) et deux autres romans faisant suite à <em>La Sève et le Givre</em>, <em>La Glace et la Nuit : Opus 1 Nigredo</em> (2007) et <em>Avant l’Hiver</em> (2008), tous deux chez les éditions Les Moutons Electriques.

(crédit photographique : Mad Youri)
<h3>Références</h3>
Editions de L'Oxymore, 1999, 234 pages</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/couv_vampire_portrait_ombre-206x269.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Vampire, Portrait d&#039;une ombre » de Léa Silhol" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Le vampire, depuis sa consécration avec le <em>Dracula</em> de Bram Stoker, est devenu un archétype du fantastique. Mais c'est une figure complexe, aux visages multiples.  A l'occasion du centenaire de la publication du célèbre roman de Stoker, des spécialistes du vampire se sont penchés sur la question en donnant plusieurs conférences. Leurs productions sont réunies dans cet ouvrage, où l'on découvre les origines du vampire, la genèse de l'oeuvre de Stoker, la présence du vampire dans la littérature moderne et au cinéma, l'analyses de l'une de ses particularités (son absence de reflet), et même la présence d'autres suceurs de sang dans les lointaines terres orientales ou dans la publicité.
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote><em>Avant propos</em>

<em>De l’étoffe dont nos ténèbres sont faites par Léa Silhol</em>

<em>En 1997 le monde a fêté le centenaire de la publication du </em>Dracula<em> de Bram Stoker et deux aspects frappants qui embrassent le mythe du vampire en entier se présentent à cette occasion à nos yeux. D’abord l’universalité de l’engouement que la figure du vampire exerce : tout l’occident, de l’Allemagne aux Etats-Unis a pris part à cette célébration. D’autre part la diversité de formes d’expression que le thème lui-même peut assumer. Aujourd’hui parler de vampire c’est lier ensemble, par une même chaîne, l’anthropologie, la mythologie, la littérature, la sociologie, les arts plastiques, le cinéma, la musique et la médecine. C’est écouter dans la même foulée le cinéaste underground et l’universitaire, poser nos yeux sur un tableau préraphaélite ou des prothèses de crocs en résine.</em></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
Je ne suis pas, de base, une fanatique de la figure du vampire. Mais en tant que grande amatrice du genre fantastique, je m'étais bien entendu déjà penchée sur quelques livres et films où le vampire avait la part belle. Et cet attrait pour le fantastique se doublant d'un intérêt pour <strong>l'analyse et la symbolique</strong>, c'est avec enthousiasme que j'ai ouvert <em>Vampire, portraits d'une ombre</em> dont la 4e de couverture promettait des analyses par des spécialistes sous divers angles d'approche.

Et l'ouvrage tient ses promesses ! Raymond McNally et Alain Pozzuoli nous parlent de<strong> la genèse de Dracula</strong>, le plus célèbre des vampires. Le premier évoque les racines historiques du personnage et le second replace sa création dans le parcours de son auteur, Bram Stoker. Deux fort intéressants articles qui se rejoignent. Greg Silhol nous parle des suceurs de sang orientaux, promenade aussi terrifiante qu'originale.  Katherine Ramsland et Léa Silhol décortiquent<strong> l'oeuvre d'écrivaines féminines</strong> et la symbolique de leurs créatures aux dents longues, dans des articles qui retracent à merveille les apports de ces écrivaines, <strong>analysés avec grande finesse</strong>. Laurence Coumes étudie<strong> la place de la femme</strong> dans le mythe vampirique - un article passionnant et édifiant ! Et ce ne sont là que des exemples.

<strong> Véritable mine d'informations</strong>, <em>Vampire, portraits d'une ombre</em> est aussi un régal pour les yeux : beauté des rares illustrations,<strong> langage à la fois érudit et abordable</strong>, très agréable, et parfois même doté d'une pointe d'humour.

Bien sûr, pour les lecteurs d'aujourd'hui, il paraîtra incomplet : paru en 1999, soit des années avant l'essor de la <em>bit-lit</em> et autres dérivés de <em>Twilight</em>, avant même la parution de ce dernier, <em>Vampire, portraits d'une ombre</em> ne traite donc pas de cette nouvelle vague.

Malgré tout, il reste <strong>un ouvrage encyclopédique essentiel</strong>, riche en éléments pertinents et rédigé par des sommités du genre (tel Jean Marigny, par exemple). Idéal pour les novices en vampirisme, il sera tout autant apprécié par les férus de vampires par ses nombreuses qualités.
<h3>Le grain de sable</h3>
Cet ouvrage fut le premier publié par les éditions de L'Oxymore. Bien qu'orientée vers l'imaginaire en général, la maison d'édition (qui a fermé depuis) a publié divers autres ouvrages sur les vampires, fictions comme essais.
<h3>Gramophone</h3>
<em>Terribillis </em>de <a href="http://www.rosacrux.org/news/">Rosa Crux</a>
<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/lea-silhol-dir-chronique-de-vampire-portraits-dune-ombre/attachment/nosferatu/" rel="attachment wp-att-2778"><img class="aligncenter size-full wp-image-2778" title="nosferatu" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/nosferatu.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a>

Cette image extraite du film <em>Nosferatu </em>de Murnau (1922), où l'on voit l'ombre de la créature se découper sur le mur...
<h3>Dans la même veine</h3>
Si cet ouvrage vous a plu, vous aimerez <em>Dracula : le lexique du vampire </em>d'Alain Pozzuoli (L'Oxymore, 2005), consacré au célèbre comte. Egalement, <em>Bit-Lit ! L'amour des vampires</em> (Les Moutons électriques, 2010, dirigé par Sophie Dabat) sur le courant moderne de la bit-lit. Deux autres essais sur le thème du vampire vous intéresseront aussi très certainement : <em>La fascination des vampires</em> de Jean Marigny (Klincksieck, 2009)et <em>Histoire des vampires </em>de Claude Lecouteux (Imago, 2009).
<h3>A propos de Léa Silhol</h3>
<img class="alignleft size-medium wp-image-782" title="Léa Silhol" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/lea_photo-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" /> Léa Silhol est née à Casablanca en 1967 et arrive en France âgée de 6 mois.  A 9 ans, elle lit <em>Le Lion</em> de Joseph Kessel et cette lecture est une révélation : elle sera écrivain. Dès lors, elle ne cesse de griffonner dans des cahiers. Après des études d’Arts plastiques et de Lettres, elle fonde avec des amis le Cercle d’Etudes Vampiriques en 1995, association qu’elle dirigera pendant 5 ans et qui édite le fanzine <em>Requiem.</em> C'est dans ce dernier que paraît en 1997 sa première nouvelle. D’autres textes suivent dans divers supports puis, en 2000, son premier recueil de nouvelles : <em>Contes de la Tisseuse</em> (Nestiveqnen). Léa Silhol contribue à créer les Editions de L’Oxymore, au sein de laquelle elle officie en tant que directrice littéraire. Son premier roman, <em>La Sève et le Givre</em> (L’Oxymore, 2002) a reçu le Prix Merlin du meilleur roman Fantasy en 2003. Léa Silhol a aussi publié d’autres recueils de nouvelles : <em>Conversations avec la Mort</em> (L’Oxymore, 2003), <em>La Tisseuse</em> (L’Oxymore, 2004), <em>Musiques de la Frontière</em> (L’Oxymore, 2004, Prix Imaginales 2005, catégorie Nouvelle), <em>Fo/véa</em> (Le Calepin Jaune, 2007) et deux autres romans faisant suite à <em>La Sève et le Givre</em>, <em>La Glace et la Nuit : Opus 1 Nigredo</em> (2007) et <em>Avant l’Hiver</em> (2008), tous deux chez les éditions Les Moutons Electriques.

(crédit photographique : Mad Youri)
<h3>Références</h3>
Editions de L'Oxymore, 1999, 234 pages</div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Roland Marx - 1888, Jack l&#039;Éventreur et les fantasmes victoriens</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/roland-marx-chronique-de-1888-jack-leventreur-et-les-fantasmes-victoriens/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/roland-marx-chronique-de-1888-jack-leventreur-et-les-fantasmes-victoriens/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 08:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[jack l'eventreur]]></category>
		<category><![CDATA[roland marx]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/1888-Jack-lÉventreur-et-les-fantasmes-victoriens1-206x324.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="1888-Jack-leventreur-et-les-fantasmes-victoriens" /></div><div><h2>L’argument</h2>
En 1888, Jack l’Éventreur sévit à Whitechapel, un quartier pauvre de Londres. Un intérêt immense saisit alors la société victorienne de l’époque. En analysant cette dernière, ce livre tente d’apporter des éléments de compréhension du phénomène Jack, à défaut d’en savoir plus sur l’identité de celui que l’on nomme « The Ripper ».
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>En 1888, Londres connaît une grande frayeur : elle se nomme « Jack the Ripper ». S’il est un mythe criminel qui a bien supporté les épreuves du temps, c’est bien celui de Jack l’Éventreur. Il ne se passe guère de décennie, depuis 1888, sans que toutes les sortes d’écrits, dont le théâtre, et très vite le cinéma, pour ne rien dire des savantes études psycho-sociologiques, ne tentent de jeter une clarté plus ou moins nouvelle sur un mystère irritant.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
À la lecture du titre, on s’attend à un essai sur Jack l’Éventreur avant tout, mais il n’en est rien. Et l’auteur s’en explique très bien. De ce mystérieux Jack, l’on se sait pas grand-chose, si ce n’est les crimes qu’il a commis. <strong>C’est donc en analysant la société dans laquelle il évolua que l’auteur tente de comprendre non pas le personnage, mais le mythe qu’est Jack</strong>. Quels sont les facteurs qui déclenchèrent cet « engouement » pour ce personnage ?

Pour répondre à cette question, l’auteur analyse d’abord<strong> les facteurs propices à un déclenchement de grandes peurs</strong> : l’urbanisation, la densité de population, les conditions de vie des plus pauvres, la maladie, la prostitution… Il met ensuite en lumière les « barrières » contre ces peurs : l’image exemplaire de la reine Victoria, la religion, le travail… Il explique également la faiblesse de ces barrières avec comme toile de fond la crise économique et sociale que traverse l’Angleterre victorienne en cette fin de siècle. Une partie succincte est bien sûr dédiée à Jack l’Éventreur, ses crimes, les hypothèses sur sa personne et l’engouement de la presse.

Ce court essai (189 pages) est idéal pour embrasser d’un coup d’œil la société victorienne. La lecture est fluide et toujours intéressante. Une chronologie thématique nous aide à nous remettre dans le contexte de la lecture. <strong>À défaut de pouvoir donner une identité personnelle à Jack, l’auteur tente de lui conférer une identité sociale</strong> ; c’est ainsi que se conclut le livre.
<h2>Gramophone</h2>
<em>Opportunistic Thieves of Spring</em> de A Forest of Stars
<h2>Sur le mur</h2>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-2733" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/Gustave-Dore-Over-London-by-Rail-300x242.jpg" alt="" width="300" height="242" />Cette illustration de Gustave Doré intitulée <em>Over London by Rail</em>, parue dans l'ouvrage <em>London</em> de Louis Énault en 1876.
<h2>Dans la même veine</h2>
Un essai sur la société victorienne.
<h2>À propos de Roland Marx</h2>
Né en 1933 et décédé en 2000, Roland Marx était historien et professeur à l’Université de la Sorbonne. Il a écrit de nombreux ouvrages sur l’histoire moderne de la Grande-Bretagne, son domaine de prédilection.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Complexes, 2007, 189 pages.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.casebook.org" target="_blank">Casebook : Jack the Ripper</a> : un site très détaillé sur Jack the Ripper.</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/1888-Jack-lÉventreur-et-les-fantasmes-victoriens1-206x324.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="1888-Jack-leventreur-et-les-fantasmes-victoriens" /></div><div><h2>L’argument</h2>
En 1888, Jack l’Éventreur sévit à Whitechapel, un quartier pauvre de Londres. Un intérêt immense saisit alors la société victorienne de l’époque. En analysant cette dernière, ce livre tente d’apporter des éléments de compréhension du phénomène Jack, à défaut d’en savoir plus sur l’identité de celui que l’on nomme « The Ripper ».
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>En 1888, Londres connaît une grande frayeur : elle se nomme « Jack the Ripper ». S’il est un mythe criminel qui a bien supporté les épreuves du temps, c’est bien celui de Jack l’Éventreur. Il ne se passe guère de décennie, depuis 1888, sans que toutes les sortes d’écrits, dont le théâtre, et très vite le cinéma, pour ne rien dire des savantes études psycho-sociologiques, ne tentent de jeter une clarté plus ou moins nouvelle sur un mystère irritant.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
À la lecture du titre, on s’attend à un essai sur Jack l’Éventreur avant tout, mais il n’en est rien. Et l’auteur s’en explique très bien. De ce mystérieux Jack, l’on se sait pas grand-chose, si ce n’est les crimes qu’il a commis. <strong>C’est donc en analysant la société dans laquelle il évolua que l’auteur tente de comprendre non pas le personnage, mais le mythe qu’est Jack</strong>. Quels sont les facteurs qui déclenchèrent cet « engouement » pour ce personnage ?

Pour répondre à cette question, l’auteur analyse d’abord<strong> les facteurs propices à un déclenchement de grandes peurs</strong> : l’urbanisation, la densité de population, les conditions de vie des plus pauvres, la maladie, la prostitution… Il met ensuite en lumière les « barrières » contre ces peurs : l’image exemplaire de la reine Victoria, la religion, le travail… Il explique également la faiblesse de ces barrières avec comme toile de fond la crise économique et sociale que traverse l’Angleterre victorienne en cette fin de siècle. Une partie succincte est bien sûr dédiée à Jack l’Éventreur, ses crimes, les hypothèses sur sa personne et l’engouement de la presse.

Ce court essai (189 pages) est idéal pour embrasser d’un coup d’œil la société victorienne. La lecture est fluide et toujours intéressante. Une chronologie thématique nous aide à nous remettre dans le contexte de la lecture. <strong>À défaut de pouvoir donner une identité personnelle à Jack, l’auteur tente de lui conférer une identité sociale</strong> ; c’est ainsi que se conclut le livre.
<h2>Gramophone</h2>
<em>Opportunistic Thieves of Spring</em> de A Forest of Stars
<h2>Sur le mur</h2>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-2733" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/Gustave-Dore-Over-London-by-Rail-300x242.jpg" alt="" width="300" height="242" />Cette illustration de Gustave Doré intitulée <em>Over London by Rail</em>, parue dans l'ouvrage <em>London</em> de Louis Énault en 1876.
<h2>Dans la même veine</h2>
Un essai sur la société victorienne.
<h2>À propos de Roland Marx</h2>
Né en 1933 et décédé en 2000, Roland Marx était historien et professeur à l’Université de la Sorbonne. Il a écrit de nombreux ouvrages sur l’histoire moderne de la Grande-Bretagne, son domaine de prédilection.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Complexes, 2007, 189 pages.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.casebook.org" target="_blank">Casebook : Jack the Ripper</a> : un site très détaillé sur Jack the Ripper.</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Edouard Brasey - Formules magiques pour toutes circonstances</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/edouard-brasey-chronique-de-formules-magiques-pour-toutes-circonstances/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Oct 2010 07:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[edouard brasey]]></category>
		<category><![CDATA[folklore]]></category>
		<category><![CDATA[magie]]></category>
		<category><![CDATA[superstition]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/edouard-brasey-formules-magiques-206x284.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture du « Formules magiques pour toutes circonstances »" /></div><div><h3>L'argument</h3>
A la fin du XVe siècle sont parus des <em>Evangiles des quenouilles</em>, ouvrage contenant toute la sagesse, les augures, formules et autres histoires que se racontaient les femmes à la veillées, couchés sur papier par un homme invité à le faire. Edouard Brasey réédite cet ouvrage, agrémenté de gloses contenant d'autres dictons qu'il a retrouvés dans divers livres tous aussi anciens, offrant ainsi un recueil du savoir que s'échangeaient les femmes autrefois, lorsqu'elles se retrouvaient entre elles.

<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote>Evangile de Dame Ysengrine du Glay ou Evangile du Lundi
Ordonnance de la première journée, description de Dame Ysengrine du Glay, et qui elle fut.
Le lundi au soir, entre sept et huit heures environ, après souper, lesdites six dames s'assemblèrent, ainsi que toutes les voisines qui avaient accoutumé d'y venir, et plusieurs autres qui y furent invitées, qui jamais n'y avaient été, pour écouter le mystère qui en ces lieux devait se célébrer. Dame Ysengrine du Glay y vint accompagnée de plusieurs de ses connaissances, qui toutes apportèrent leurs quenouilles, lin, fuseaux, étendoirs, hampes et tous autres ustensiles servant à leur art. En bref, cela devait ressembler à un véritable marché où l'on ne vendait que paroles et raisons de peu d'effet et de petite valeur.</blockquote>

<h3>Avis personnel</h3>
Edouard Brasey nous restitue ici un traité fort ancien - et agrémenté d'apports tout aussi anciens. Cet <em>Evangile des quenouilles</em> est une sorte de pêle-mêle de <strong>croyances diverses, de formules de potions et autres onguents pour obtenir amour, richesse, bonne santé ou encore punir les maris infidèles.</strong> Le tout lié par un récit encadreur où le narrateur, invité à participer en tant qu'auditeur aux veillées des femmes de son voisinage, découvre le contenu de leurs conversations.

Il est frappant de constater que beaucoup de ces rites magiques et superstitions concernent<strong> les relations humaines - et en particulier conjugales - ainsi que l'enfantement</strong> (connaître à l'avance le sexe de son enfant, choisir de tomber enceinte ou non...). Quoi de plus normal puisque, à l'époque où fut publié pour la première fois ce traité, la vie des femmes tournaient autour du foyer?

Il convient d'ailleurs de le lire en gardant cela à l'esprit : ici, rien n'est à prendre au premier degré. Les formules ne sont surtout pas à appliquer au pied de la lettre! Non, l'intérêt de cet ouvrage (et non des moindres!), c'est bien de <strong>découvrir un état d'esprit particulier, celui des femmes de l'ancien temps.</strong> Leurs superstitions, qui peuvent prêter à sourire, leurs croyances, et les rites qu'elles se transmettaient, une façon pour elles de garder les rênes de leur vie (et qui, plus tard, dans des temps plus sombres, leur attireront des accusations de sorcellerie...). Une approche des plus intéressantes, et l'<strong>on reconnaît parfois quelques croyances passées à la postérité</strong>, comme celle du chat qui, s'il passe sa patte derrière l'oreille tout en se léchant, présage de la pluie.

Les <em>Formules magiques pour toutes circonstances</em> offre aussi un <strong>divertissement</strong> non négligeable. Comment ne pas sourire devant les diverses propriétés attribuées à l'urine ou au chat, la formule pour gagner aux dés ou celle pour devenir enceinte?

Un traité à recommander aux personnes désireuses de découvrir le mode de pensée de l'ancien temps ou aux curieux.
<h3>Le grain de sable</h3>
Le titre du traité ayant inspiré le présent ouvrage fait référence aux évangiles catholiques, car ces derniers visent à retranscrire les paroles des saints et du Christ, et donc les <em>Evangiles des quenouilles</em> ont pour but de transmettre les dits des femmes.
<h3>Gramophone</h3>
Le bruit du feu crépitant dans la cheminée et le brouhaha des femmes discutant entre elles.
<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/edouard-brasey-chronique-de-formules-magiques-pour-toutes-circonstances/attachment/waterhouse_the_magic_circle/" rel="attachment wp-att-2568"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2568" title="waterhouse_the_magic_circle" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/waterhouse_the_magic_circle-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a><em></em>

<em>The Magic Circle</em> de John William Waterhouse
<h3>Dans la même veine</h3>
Si ce traité vous a plu, vous aimerez <em>Le Grand et le petit Albert </em>(Le Pré aux Clercs, 2008) et <em>Grimoires et rituels magiques </em>(Pré aux Clercs, 2008), qui ont notamment servi de sources pour ces <em>Formules magiques en toutes circonstances</em>. Egalement, <em>La Magie amoureuse : charmes et sortilèges populaires </em>de Marie-Charlotte Delmas (Fetjaine, 2009) et le <em>Manuel de sorcière </em>de Selene Silverwind (Pré aux Clercs, 2010).
<h3>A propos d'Edouard Brasey</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/edouard-brasey-dir-chronique-de-sortileges-et-enchantements/attachment/edouard_brasey/" rel="attachment wp-att-2553"><img class="alignleft size-medium wp-image-2553" title="edouard_brasey" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/edouard_brasey-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. C'est à l'âge de 33 ans qu'il devient auteur, après un cursus universaitaire dans les domaines du droit, des sciences économiques et sociales, de cinématographie ainsi qu'un cursus à Sciences Po. Il a également été journaliste pour <em>Lire</em> et <em>L'Expansion</em>. Il est aujourd'hui l'auteur de plus d'une cinquantaine d'ouvrages. Parmi ceux-ci, on peut retenir la trilogie de <em>La Malédiction de </em>l'anneau qui reprend la saga des Nibelungen (Belfond, 2008-2010), des essais portant sur les revenants, les loups-garous, et de nombreux livres consacrés aux contes et au merveilleux comme la série <em>L'Univers féerique </em>(5 vol., Pygmalion, 1999-2000) ou les <em>Encyclopédies du merveilleux </em>(3 vol., Le Pré-aux-Clercs, 2005-2006). Edouard Brasey donne par ailleurs des conférences sur le sujet ainsi que des spectacles de contes.
<h3>Références</h3>
Edition du Chêne, 2010, 240 pages
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
	<li>Le site des <a href="http://www.editionsduchene.fr/">éditions du Chêne</a></li>
	<li>Le site d'<a href="http://edouardbrasey.com/">Edouard Brasey</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/edouard-brasey-formules-magiques-206x284.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture du « Formules magiques pour toutes circonstances »" /></div><div><h3>L'argument</h3>
A la fin du XVe siècle sont parus des <em>Evangiles des quenouilles</em>, ouvrage contenant toute la sagesse, les augures, formules et autres histoires que se racontaient les femmes à la veillées, couchés sur papier par un homme invité à le faire. Edouard Brasey réédite cet ouvrage, agrémenté de gloses contenant d'autres dictons qu'il a retrouvés dans divers livres tous aussi anciens, offrant ainsi un recueil du savoir que s'échangeaient les femmes autrefois, lorsqu'elles se retrouvaient entre elles.

<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote>Evangile de Dame Ysengrine du Glay ou Evangile du Lundi
Ordonnance de la première journée, description de Dame Ysengrine du Glay, et qui elle fut.
Le lundi au soir, entre sept et huit heures environ, après souper, lesdites six dames s'assemblèrent, ainsi que toutes les voisines qui avaient accoutumé d'y venir, et plusieurs autres qui y furent invitées, qui jamais n'y avaient été, pour écouter le mystère qui en ces lieux devait se célébrer. Dame Ysengrine du Glay y vint accompagnée de plusieurs de ses connaissances, qui toutes apportèrent leurs quenouilles, lin, fuseaux, étendoirs, hampes et tous autres ustensiles servant à leur art. En bref, cela devait ressembler à un véritable marché où l'on ne vendait que paroles et raisons de peu d'effet et de petite valeur.</blockquote>

<h3>Avis personnel</h3>
Edouard Brasey nous restitue ici un traité fort ancien - et agrémenté d'apports tout aussi anciens. Cet <em>Evangile des quenouilles</em> est une sorte de pêle-mêle de <strong>croyances diverses, de formules de potions et autres onguents pour obtenir amour, richesse, bonne santé ou encore punir les maris infidèles.</strong> Le tout lié par un récit encadreur où le narrateur, invité à participer en tant qu'auditeur aux veillées des femmes de son voisinage, découvre le contenu de leurs conversations.

Il est frappant de constater que beaucoup de ces rites magiques et superstitions concernent<strong> les relations humaines - et en particulier conjugales - ainsi que l'enfantement</strong> (connaître à l'avance le sexe de son enfant, choisir de tomber enceinte ou non...). Quoi de plus normal puisque, à l'époque où fut publié pour la première fois ce traité, la vie des femmes tournaient autour du foyer?

Il convient d'ailleurs de le lire en gardant cela à l'esprit : ici, rien n'est à prendre au premier degré. Les formules ne sont surtout pas à appliquer au pied de la lettre! Non, l'intérêt de cet ouvrage (et non des moindres!), c'est bien de <strong>découvrir un état d'esprit particulier, celui des femmes de l'ancien temps.</strong> Leurs superstitions, qui peuvent prêter à sourire, leurs croyances, et les rites qu'elles se transmettaient, une façon pour elles de garder les rênes de leur vie (et qui, plus tard, dans des temps plus sombres, leur attireront des accusations de sorcellerie...). Une approche des plus intéressantes, et l'<strong>on reconnaît parfois quelques croyances passées à la postérité</strong>, comme celle du chat qui, s'il passe sa patte derrière l'oreille tout en se léchant, présage de la pluie.

Les <em>Formules magiques pour toutes circonstances</em> offre aussi un <strong>divertissement</strong> non négligeable. Comment ne pas sourire devant les diverses propriétés attribuées à l'urine ou au chat, la formule pour gagner aux dés ou celle pour devenir enceinte?

Un traité à recommander aux personnes désireuses de découvrir le mode de pensée de l'ancien temps ou aux curieux.
<h3>Le grain de sable</h3>
Le titre du traité ayant inspiré le présent ouvrage fait référence aux évangiles catholiques, car ces derniers visent à retranscrire les paroles des saints et du Christ, et donc les <em>Evangiles des quenouilles</em> ont pour but de transmettre les dits des femmes.
<h3>Gramophone</h3>
Le bruit du feu crépitant dans la cheminée et le brouhaha des femmes discutant entre elles.
<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/edouard-brasey-chronique-de-formules-magiques-pour-toutes-circonstances/attachment/waterhouse_the_magic_circle/" rel="attachment wp-att-2568"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2568" title="waterhouse_the_magic_circle" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/waterhouse_the_magic_circle-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a><em></em>

<em>The Magic Circle</em> de John William Waterhouse
<h3>Dans la même veine</h3>
Si ce traité vous a plu, vous aimerez <em>Le Grand et le petit Albert </em>(Le Pré aux Clercs, 2008) et <em>Grimoires et rituels magiques </em>(Pré aux Clercs, 2008), qui ont notamment servi de sources pour ces <em>Formules magiques en toutes circonstances</em>. Egalement, <em>La Magie amoureuse : charmes et sortilèges populaires </em>de Marie-Charlotte Delmas (Fetjaine, 2009) et le <em>Manuel de sorcière </em>de Selene Silverwind (Pré aux Clercs, 2010).
<h3>A propos d'Edouard Brasey</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/edouard-brasey-dir-chronique-de-sortileges-et-enchantements/attachment/edouard_brasey/" rel="attachment wp-att-2553"><img class="alignleft size-medium wp-image-2553" title="edouard_brasey" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/edouard_brasey-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Edouard Brasey est né à Marseille en 1954. C'est à l'âge de 33 ans qu'il devient auteur, après un cursus universaitaire dans les domaines du droit, des sciences économiques et sociales, de cinématographie ainsi qu'un cursus à Sciences Po. Il a également été journaliste pour <em>Lire</em> et <em>L'Expansion</em>. Il est aujourd'hui l'auteur de plus d'une cinquantaine d'ouvrages. Parmi ceux-ci, on peut retenir la trilogie de <em>La Malédiction de </em>l'anneau qui reprend la saga des Nibelungen (Belfond, 2008-2010), des essais portant sur les revenants, les loups-garous, et de nombreux livres consacrés aux contes et au merveilleux comme la série <em>L'Univers féerique </em>(5 vol., Pygmalion, 1999-2000) ou les <em>Encyclopédies du merveilleux </em>(3 vol., Le Pré-aux-Clercs, 2005-2006). Edouard Brasey donne par ailleurs des conférences sur le sujet ainsi que des spectacles de contes.
<h3>Références</h3>
Edition du Chêne, 2010, 240 pages
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
	<li>Le site des <a href="http://www.editionsduchene.fr/">éditions du Chêne</a></li>
	<li>Le site d'<a href="http://edouardbrasey.com/">Edouard Brasey</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Laurence Caruana - Première Ébauche du&#160;Manifeste de&#160;l&#039;Art Visionnaire</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/laurence-caruana-premiere-ebauche-du-manifeste-de-lart-visionnaire/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/laurence-caruana-premiere-ebauche-du-manifeste-de-lart-visionnaire/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 08:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hadre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[art visionnaire]]></category>
		<category><![CDATA[laurence caruana]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2253</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/02/laurence-caruana-visionary-art-206x296.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « A Manifesto of visionary art » de Laurence Caruana" /></div><div><h2>Argument</h2>

Il existe bel et bien ce territoire obscur où se sont aventurés maints artistes, que l’on nomme leur pratique « art visionnaire », « néo surréalisme », « réalisme magique », « art onirique », « art fantastique », « réalisme fantastique » ou bien « art marginaire ».

<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote><em>Première partie : Qu’est-ce que l’art visionnaire ?</em>

Entrer à travers l’image

Tandis que les Surréalistes ont essayés d’élever le rêve à la réalité (et se sont opposés à l’utilisation des narcotiques), les artistes visionnaires utilisent tous les moyens à leur disposition - s’exposant même à de grands risques- pour accéder à différents états de conscience et extérioriser la vision résultante. L’Art Visionnaire tente de montrer ce qui gît au-delà des portes de notre perception. A travers les rêves, la transe, ou d’autres états seconds, l’artiste tente de percevoir l’imperceptible - atteignant un état visionnaire qui transcende nos modes réguliers de voir. La tâche qui l’attends, par la suite, est de communiquer sa vision sous une forme reconnaissable de ‘perception quotidienne’.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
Quelques personnages tentent de mettre le doigt sur  l’essence de ce mouvement pictural qu’est <strong>l’art visionnaire</strong>. Dispersé, divers, multiple, il est plus une galaxie multiforme en perpétuelle révolution qu’un mouvement assumé à l’égal du mouvement <a title="Dada" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dada">DADA</a> par exemple. Pas de pape, ni  de chef de file, ni d’école mais <strong>un étonnant réseau de points d’achoppement, une toile qui fait dire à l’amateur étonné que, oui,  ce gens là ont bien foulé les mêmes chemins</strong>, bu aux mêmes coupes, eu les mêmes visions. Laurence Caruana tente, très honnêtement et humblement, de tirer à nous ce fil rouge de l’émerveillement visionnaire:
<blockquote>« Qu’est-ce que l’art visionnaire ?  Me demandait un ami lors d’une longue conversation nocturne à la librairie canadienne de Paris, Abbey Bookshop[…] C’est alors que j’ai réalisé que même si j’avais peint des œuvres visionnaires toute ma vie, je ne pouvais pas expliquer facilement ce que je faisais. »</blockquote>
Point par point, l'auteur expose les piliers fondamentaux de cette galaxie habitée :
<ul>
	<li> Un art de la vision, intrinsèquement <strong>dépendant de ces perceptions étranges que l’artiste se persuade de vivre</strong>, ou vit littéralement.</li>
	<li> Un art témoin et passeur, capable de vous transporter ailleurs, de vous faire voir l’invisible, entendre l’inaudible, goûter l’insondable et de faire de l’artiste visionnaire une sorte de shaman ou de sorcier, <strong>intermédiaire entre le spectateur et un monde au-delà de nos perceptions communes.</strong></li>
</ul>
De la généalogie assumée du mouvement visionnaire à ses techniques, en passant par ses expérimentations, <strong>l’auteur vous ouvre les yeux sur cette mouvance singulière</strong>, dont les membres, dilettantes ou affirmés, transfigurent le monde tel que nous pensons le voir.
Des sortes de mages qui peignent comme je voudrais écrire.
Des voyants dispersés entre ombre et lumière.
Des sorciers littéralement.
<h3>Le grain de sable</h3>
L’ouvrage a le mérite de faire passer/dépasser des références religieuses (visions, mysticisme) pour les transcender en un matériel neutre assimilable par le sceptique et par l’athée.
Aussi rationnel que vous puissiez l’être,<strong> le manifeste est évident à qui pratique toute forme d’art</strong>, un texte clairvoyant dans sa connivence avec l’artiste.
<h3>Gramophone</h3>
Tout son, bruit, musique, dysharmonie, perceptions sonores sont à retenir si ils vous permettent d’ouvrir votre imagination et de divaguer. <strong>Le choix est vaste comme la perspective visionnaire est ouverte.</strong> La vision est un processus intérieur, non extérieur.
Pour le plaisir, je dirais  cependant : <a title="Louisa John Krol Oophoi" href="http://www.prikosnovenie.com/groupes/louisa.html">Louisa John Krol et Oophoi, <em>I hear the water dreaming</em>.</a>

Ou  bien, pour de plus obscures voyages , la bande son du site du peintre visionnaire <a title="Z Beksinski" href="http://www.beksinski.pl/">Z Beksinsnki</a>, composée par <a title="Z Preisner" href="http://www.preisner.com/">Zbigniew Preisner</a>.
<h3>Sur le mur</h3>
Deux tableaux illustrant le manifeste, deux tableaux hérauts des deux principaux courants de l'art visionnaire entre obscurité et lumière :
Dans les ombres tout d’abord H R Giger et son <em>Incantation</em>.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-2281" title="Giger-incantation" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/01/Giger-incantation-300x175.jpg" alt="H R Giger L'incantation" width="300" height="175" />

Dans la lumière, <em>The transfiguration of the resurrected</em>,  d’Ernst Fuchs.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-2282" title="fuchs-transfiguration" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/01/fuchs-transfiguration-209x300.jpg" alt="E Fuchs Transfiguration of the resurrected" width="209" height="300" />

L’art visionnaire explore la demeure cachée des fondations au grenier.
<h3>Dans la même veine</h3>
Il existe sans doute peu de théoriciens de l’art visionnaire à ce jour. Les deux noms que j’ai pu relevé sont ceux de <strong>Laurence Caruana</strong> et de <strong>Jon Beinart</strong>, artiste peintre et plasticien australien, qui s’efforce, dans une optique légèrement différente et moins mystique de faire la promotion de ce mouvement pictural au travers de son association’<a title="Beinart Surreal Art" href="http://beinart.org"> Beinart International Surreal Art Collective</a>’. Vous trouverez donc un os à ronger dans la préface, en anglais, d’une beau livre dont il est l’instigateur, <a title="Metamorphosis" href="http://beinart.org/shop/books-2/metamorphosis-4.html">Metamorphosis</a>, sorte de <strong>port-folio des principaux artistes visionnaires du moment</strong>. Des précisions, et réflexions, vous attendent également sur son forum’<a title="Beinart International Surreal Art Forum" href="http://beinart.org/forum/"> Beinart International Surreal Art Forum</a>’.
Laurence Caruana enfin ne cesse <strong>d’approfondir sa réflexion dans sa revue en ligne</strong> ‘<a title="The Visionary Revue" href="http://www.visionaryrevue.com">The Visionnary Revue</a>’, notamment dans un article consacré au <a title="Visionary Art in France" href="http://www.visionaryrevue.com/webtext3/visartfr1.html">mouvement visionnaire français</a> qui offre un <strong>bon complément au texte du manifeste</strong>.
<h3>A propos de Laurence Caruana</h3>
<img class="aligncenter size-full wp-image-2293" title="Laurence Caruana dans son atelier" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/01/Laurence_caruana_in_his_Bastille_studio-300x2341.jpg" alt="" width="300" height="234" />

Laurence Caruana, peintre canadien d’origine maltaise qui fut l’assistant du peintre visionnaire Ernst Fuchs, est un des principaux théoriciens et publicistes de la peinture visionnaire à laquelle il fait référence et révérence dans le présent manifeste, et dans d’autres ouvrages comme « Entrer à travers l’image : l’ancien langage d’images dans les mythes, l’art et les rêves » et sa revue en ligne « <a title="The Visionary Revue" href="http://www.visionaryrevue.com">The Visionary Revue</a> ».
Il vit actuellement à Paris. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur sa <a title="Laurence Caruana Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Laurence_Caruana">page Wikipédia</a> ou sur <a title="Laurence Caruana " href="http://www.lcaruana.com">son site</a> et , le cas échéant , le contacter pour obtenir un exemplaire du manifeste.
<h3>Références de l’ouvrage</h3>
<em>Première ébauche du Manifeste de l’Art Visionnaire</em>
Laurence Caruana
Traduit de l’anglais par Florence Ménard
Première édition 2001 Editions du Reclus
2004 pour la présente édition en français, limitée à 200 copies signées et numérotées par l’auteur.
65 pages, 21 illustrations en noir et blanc.

Ouvrage disponible, en anglais et en français, <a title="Manifeste de l'art visionnaire" href="http://www.lcaruana.com/webtext.fr/writings.fr.html">sur le site de l’auteur</a> (10 euros).
<h3>Liens et sources</h3>
<em>Sur l'art visionnaire</em>
<ul>
	<li><a title="Laurence Caruana " href="http://www.lcaruana.com">Le site de Laurence Caruana</a></li>
	<li><a title="Laurence Caruana Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Laurence_Caruana">Sa page Wikipedia</a></li>
	<li><a title="The Visionary Revue" href="http://www.visionaryrevue.com">The Visionary Revue</a></li>
	<li><a title="Beinart International Surreal Art " href="http://beinart.org">Beinart Surreal Art Collective</a></li>
</ul>
<em>Sur les artistes visionnaires</em>

Quelques artistes visionnaires cités dans le manifeste, pour le plaisir des yeux et de tous les sens :
<ul>
	<li> <a title="Erst Fuchs Zentrum" href="http://ernstfuchs-zentrum.com">Ersnt Fuchs</a></li>
	<li> <a title="H R Giger" href="http://www.hrgiger.com/">H R Giger</a></li>
	<li> <a title="Alex Grey" href="http://www.alexgrey.com/">Alex Grey</a></li>
	<li> <a title="Robert Venosa" href="http://www.venosa.com/">Robert Venosa</a></li>
	<li> <a title="Claude Verlinde" href="http://www.tendreams.org/verlinde.htm">Claude Verlinde</a></li>
	<li> <a title="Z Beksinski" href="http://www.beksinski.pl/">Z Beksinski</a></li>
	<li> <a title="Lukas Kandl" href="http://www.kandl.net/">Lukas Kandl</a></li>
	<li> <a title="Laurie Lipton" href="http://www.laurielipton.com/">Laurie Lipton</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/02/laurence-caruana-visionary-art-206x296.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « A Manifesto of visionary art » de Laurence Caruana" /></div><div><h2>Argument</h2>

Il existe bel et bien ce territoire obscur où se sont aventurés maints artistes, que l’on nomme leur pratique « art visionnaire », « néo surréalisme », « réalisme magique », « art onirique », « art fantastique », « réalisme fantastique » ou bien « art marginaire ».

<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote><em>Première partie : Qu’est-ce que l’art visionnaire ?</em>

Entrer à travers l’image

Tandis que les Surréalistes ont essayés d’élever le rêve à la réalité (et se sont opposés à l’utilisation des narcotiques), les artistes visionnaires utilisent tous les moyens à leur disposition - s’exposant même à de grands risques- pour accéder à différents états de conscience et extérioriser la vision résultante. L’Art Visionnaire tente de montrer ce qui gît au-delà des portes de notre perception. A travers les rêves, la transe, ou d’autres états seconds, l’artiste tente de percevoir l’imperceptible - atteignant un état visionnaire qui transcende nos modes réguliers de voir. La tâche qui l’attends, par la suite, est de communiquer sa vision sous une forme reconnaissable de ‘perception quotidienne’.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
Quelques personnages tentent de mettre le doigt sur  l’essence de ce mouvement pictural qu’est <strong>l’art visionnaire</strong>. Dispersé, divers, multiple, il est plus une galaxie multiforme en perpétuelle révolution qu’un mouvement assumé à l’égal du mouvement <a title="Dada" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dada">DADA</a> par exemple. Pas de pape, ni  de chef de file, ni d’école mais <strong>un étonnant réseau de points d’achoppement, une toile qui fait dire à l’amateur étonné que, oui,  ce gens là ont bien foulé les mêmes chemins</strong>, bu aux mêmes coupes, eu les mêmes visions. Laurence Caruana tente, très honnêtement et humblement, de tirer à nous ce fil rouge de l’émerveillement visionnaire:
<blockquote>« Qu’est-ce que l’art visionnaire ?  Me demandait un ami lors d’une longue conversation nocturne à la librairie canadienne de Paris, Abbey Bookshop[…] C’est alors que j’ai réalisé que même si j’avais peint des œuvres visionnaires toute ma vie, je ne pouvais pas expliquer facilement ce que je faisais. »</blockquote>
Point par point, l'auteur expose les piliers fondamentaux de cette galaxie habitée :
<ul>
	<li> Un art de la vision, intrinsèquement <strong>dépendant de ces perceptions étranges que l’artiste se persuade de vivre</strong>, ou vit littéralement.</li>
	<li> Un art témoin et passeur, capable de vous transporter ailleurs, de vous faire voir l’invisible, entendre l’inaudible, goûter l’insondable et de faire de l’artiste visionnaire une sorte de shaman ou de sorcier, <strong>intermédiaire entre le spectateur et un monde au-delà de nos perceptions communes.</strong></li>
</ul>
De la généalogie assumée du mouvement visionnaire à ses techniques, en passant par ses expérimentations, <strong>l’auteur vous ouvre les yeux sur cette mouvance singulière</strong>, dont les membres, dilettantes ou affirmés, transfigurent le monde tel que nous pensons le voir.
Des sortes de mages qui peignent comme je voudrais écrire.
Des voyants dispersés entre ombre et lumière.
Des sorciers littéralement.
<h3>Le grain de sable</h3>
L’ouvrage a le mérite de faire passer/dépasser des références religieuses (visions, mysticisme) pour les transcender en un matériel neutre assimilable par le sceptique et par l’athée.
Aussi rationnel que vous puissiez l’être,<strong> le manifeste est évident à qui pratique toute forme d’art</strong>, un texte clairvoyant dans sa connivence avec l’artiste.
<h3>Gramophone</h3>
Tout son, bruit, musique, dysharmonie, perceptions sonores sont à retenir si ils vous permettent d’ouvrir votre imagination et de divaguer. <strong>Le choix est vaste comme la perspective visionnaire est ouverte.</strong> La vision est un processus intérieur, non extérieur.
Pour le plaisir, je dirais  cependant : <a title="Louisa John Krol Oophoi" href="http://www.prikosnovenie.com/groupes/louisa.html">Louisa John Krol et Oophoi, <em>I hear the water dreaming</em>.</a>

Ou  bien, pour de plus obscures voyages , la bande son du site du peintre visionnaire <a title="Z Beksinski" href="http://www.beksinski.pl/">Z Beksinsnki</a>, composée par <a title="Z Preisner" href="http://www.preisner.com/">Zbigniew Preisner</a>.
<h3>Sur le mur</h3>
Deux tableaux illustrant le manifeste, deux tableaux hérauts des deux principaux courants de l'art visionnaire entre obscurité et lumière :
Dans les ombres tout d’abord H R Giger et son <em>Incantation</em>.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-2281" title="Giger-incantation" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/01/Giger-incantation-300x175.jpg" alt="H R Giger L'incantation" width="300" height="175" />

Dans la lumière, <em>The transfiguration of the resurrected</em>,  d’Ernst Fuchs.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-2282" title="fuchs-transfiguration" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/01/fuchs-transfiguration-209x300.jpg" alt="E Fuchs Transfiguration of the resurrected" width="209" height="300" />

L’art visionnaire explore la demeure cachée des fondations au grenier.
<h3>Dans la même veine</h3>
Il existe sans doute peu de théoriciens de l’art visionnaire à ce jour. Les deux noms que j’ai pu relevé sont ceux de <strong>Laurence Caruana</strong> et de <strong>Jon Beinart</strong>, artiste peintre et plasticien australien, qui s’efforce, dans une optique légèrement différente et moins mystique de faire la promotion de ce mouvement pictural au travers de son association’<a title="Beinart Surreal Art" href="http://beinart.org"> Beinart International Surreal Art Collective</a>’. Vous trouverez donc un os à ronger dans la préface, en anglais, d’une beau livre dont il est l’instigateur, <a title="Metamorphosis" href="http://beinart.org/shop/books-2/metamorphosis-4.html">Metamorphosis</a>, sorte de <strong>port-folio des principaux artistes visionnaires du moment</strong>. Des précisions, et réflexions, vous attendent également sur son forum’<a title="Beinart International Surreal Art Forum" href="http://beinart.org/forum/"> Beinart International Surreal Art Forum</a>’.
Laurence Caruana enfin ne cesse <strong>d’approfondir sa réflexion dans sa revue en ligne</strong> ‘<a title="The Visionary Revue" href="http://www.visionaryrevue.com">The Visionnary Revue</a>’, notamment dans un article consacré au <a title="Visionary Art in France" href="http://www.visionaryrevue.com/webtext3/visartfr1.html">mouvement visionnaire français</a> qui offre un <strong>bon complément au texte du manifeste</strong>.
<h3>A propos de Laurence Caruana</h3>
<img class="aligncenter size-full wp-image-2293" title="Laurence Caruana dans son atelier" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/01/Laurence_caruana_in_his_Bastille_studio-300x2341.jpg" alt="" width="300" height="234" />

Laurence Caruana, peintre canadien d’origine maltaise qui fut l’assistant du peintre visionnaire Ernst Fuchs, est un des principaux théoriciens et publicistes de la peinture visionnaire à laquelle il fait référence et révérence dans le présent manifeste, et dans d’autres ouvrages comme « Entrer à travers l’image : l’ancien langage d’images dans les mythes, l’art et les rêves » et sa revue en ligne « <a title="The Visionary Revue" href="http://www.visionaryrevue.com">The Visionary Revue</a> ».
Il vit actuellement à Paris. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur sa <a title="Laurence Caruana Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Laurence_Caruana">page Wikipédia</a> ou sur <a title="Laurence Caruana " href="http://www.lcaruana.com">son site</a> et , le cas échéant , le contacter pour obtenir un exemplaire du manifeste.
<h3>Références de l’ouvrage</h3>
<em>Première ébauche du Manifeste de l’Art Visionnaire</em>
Laurence Caruana
Traduit de l’anglais par Florence Ménard
Première édition 2001 Editions du Reclus
2004 pour la présente édition en français, limitée à 200 copies signées et numérotées par l’auteur.
65 pages, 21 illustrations en noir et blanc.

Ouvrage disponible, en anglais et en français, <a title="Manifeste de l'art visionnaire" href="http://www.lcaruana.com/webtext.fr/writings.fr.html">sur le site de l’auteur</a> (10 euros).
<h3>Liens et sources</h3>
<em>Sur l'art visionnaire</em>
<ul>
	<li><a title="Laurence Caruana " href="http://www.lcaruana.com">Le site de Laurence Caruana</a></li>
	<li><a title="Laurence Caruana Wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Laurence_Caruana">Sa page Wikipedia</a></li>
	<li><a title="The Visionary Revue" href="http://www.visionaryrevue.com">The Visionary Revue</a></li>
	<li><a title="Beinart International Surreal Art " href="http://beinart.org">Beinart Surreal Art Collective</a></li>
</ul>
<em>Sur les artistes visionnaires</em>

Quelques artistes visionnaires cités dans le manifeste, pour le plaisir des yeux et de tous les sens :
<ul>
	<li> <a title="Erst Fuchs Zentrum" href="http://ernstfuchs-zentrum.com">Ersnt Fuchs</a></li>
	<li> <a title="H R Giger" href="http://www.hrgiger.com/">H R Giger</a></li>
	<li> <a title="Alex Grey" href="http://www.alexgrey.com/">Alex Grey</a></li>
	<li> <a title="Robert Venosa" href="http://www.venosa.com/">Robert Venosa</a></li>
	<li> <a title="Claude Verlinde" href="http://www.tendreams.org/verlinde.htm">Claude Verlinde</a></li>
	<li> <a title="Z Beksinski" href="http://www.beksinski.pl/">Z Beksinski</a></li>
	<li> <a title="Lukas Kandl" href="http://www.kandl.net/">Lukas Kandl</a></li>
	<li> <a title="Laurie Lipton" href="http://www.laurielipton.com/">Laurie Lipton</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Régis Boyer - Héros et dieux du&#160;Nord&#160;: guide&#160;iconographique</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/regis-boyer-chronique-de-heros-et-dieux-du-nord-guide-iconographique/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 07:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
		<category><![CDATA[régis boyer]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[scandinavie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/dieux-et-heros-du-nord1-206x297.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="dieux-et-heros-du-nord" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Ce guide fait office de <strong>dictionnaire complet accompagné de photographies, de tableaux et d‘illustrations</strong>. On y retrouve les personnages, objets et animaux de la mythologie nordique.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Ce livre s'inscrit dans une série dont la pertinence n'appelle pas de démonstration : il est bon, lorsque cela est possible, de mettre derrière les dieux, les héros, les mythes des religions antiques des textes et des images qui à la fois vérifient nos connaissances, infirment si nécessaire légendes ou déformations, et témoignent de l'évolution des mentalités.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>
Portant moi-même un grand intérêt à la mythologie nordique, <strong>ce guide est pour moi ce qu’il y a de mieux dans le genre</strong>. L’auteur, d’une part, fait figure de référence sur le sujet (voir plus bas à propos de l’auteur) ; le contenu des fiches, d’autre part, offre quelque chose de complet. On y trouve une éventuelle traduction des termes, une description, des sources pour aller plus loin, une bibliographie et des renvois à l’intérieur du guide. Ayant une vocation artistique, le guide propose aussi pour chaque terme les diverses représentations de ce dernier au sein de l’art.

La qualité de l’écriture est aussi grandement appréciée. Les informations sont accessibles à tous et expliquées de façon très claire et vivante, sans pour autant perdre en détails. <strong>L’auteur remet toujours les faits dans leur contexte et n’oublie pas de démystifier certaines idées préconçues que tout lecteur du XXIème siècle peut avoir</strong>.

Enfin, de nombreuses images ponctuent les pages de ce guide. Des tableaux de la période romantique, aux pierres gravées datant du VIIIème siècle, <strong>la richesse et l’éclectisme des œuvres</strong> offrent une large vision des représentations de la mythologie nordique au fil du temps. Par exemple, on peut remarquer la vision idéalisée du 19ème siècle des mythes nordiques, comme des vikings.
<h2>Le grain de sable</h2>
Dans l’introduction, toujours dans un but de démystification, l’auteur se permet une digression sur Richard Wagner pour rappeler que ce dernier n’offre qu’une vision personnelle de la mythologie nordique qui n’est en rien une « réalité historique » (p.7-8).
<h2>Gramophone</h2>
Les titres "Sigmundskvadet" et "Frøyas Smykke" d'Enslaved.
<h2>Sur le mur</h2>
<img class="aligncenter size-full wp-image-2159" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/odin.jpg" alt="Odin chevauchant Sleipnir" width="300" height="204" />

Odin chevauchant Sleipnir, son cheval à huit pattes, et se rendant à la Valhöll (ou Walhalla).<em> Détail de la pierre de Tjängvide au Gotland (VIIIème-IXème siècle)</em>
<h2>Dans la même veine</h2>
Du même auteur, je conseille la lecture d’<em>Yggdrasil : la religion des anciens scandinaves</em> (Payot, 2007). Certes moins abordable que ce guide, il n’en est pas moins d’une très grande richesse en reprenant l’histoire de cette religion de l’âge de pierre jusqu’à l’arrivée du christianisme.
<h2>A propos de Régis Boyer</h2>
Né en 1932, Régis Boyer fait figure de référence dans l’étude du monde scandinave. Il fut d’abord agrégé en philosophie et en lettres avant de partir pour la guerre d’Algérie. A son retour, il part enseigner à l’étranger. C’est en Pologne qu’il découvre une saga, celle d’Erik Le Rouge. De là est née sa passion pour le monde scandinave. De 1970 à 2001, <strong>Régis Boyer est professeur de langues, littératures et civilisations scandinaves</strong> à la Sorbonne. Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages sur le sujet. Parmi eux, on compte le livre de référence <em>Les Vikings</em> (Perrin, 2002).

Après avoir créé un institut de langue scandinave, il se met à la traduction. En littérature médiévale, on lui doit les traductions d’un grand nombre de saga, dont <em>l’<strong>Edda poétique</strong></em>. Mais <strong>il a aussi traduit des textes contemporains comme l’œuvre de H.C. Andersen ou d’Henrik Ibsen</strong>.

<strong>Régis Boyer est aussi connu pour vouloir démystifier les représentations  "non réelles" du monde nordique, notamment des Vikings</strong>. Pour le citer : "Mon travail de scandinaviste est bipolaire. Je dois vulgariser mon enseignement et faire un travail de démystification, car le français moyen véhicule des idées fixes et fausses. Ce travail a démarré il y a plus d’un demi-siècle, mais il faudra encore beaucoup de temps" (source n°1 ci-dessous).

<img class="aligncenter size-full wp-image-2158" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/Régis-Boyer.gif" alt="Régis-Boyer" width="250" height="225" />

Photo : <a href="http://www.canalacademie.com/Qui-furent-vraiment-les-Vikings.html?var_recherche=Vikings">Canal académie</a>
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Flammarion, 1997, collection "Tout l'art. Encyclopédie", 185 pages</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.toutelislande.fr/RegisBoyer.html">Interview de novembre 2008 présentant l’auteur lors du festival « Les Boréales » à Caen</a>.</li>
	<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gis_Boyer">Bibliographie thématique de l’auteur sur Wikipédia</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/dieux-et-heros-du-nord1-206x297.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="dieux-et-heros-du-nord" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Ce guide fait office de <strong>dictionnaire complet accompagné de photographies, de tableaux et d‘illustrations</strong>. On y retrouve les personnages, objets et animaux de la mythologie nordique.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Ce livre s'inscrit dans une série dont la pertinence n'appelle pas de démonstration : il est bon, lorsque cela est possible, de mettre derrière les dieux, les héros, les mythes des religions antiques des textes et des images qui à la fois vérifient nos connaissances, infirment si nécessaire légendes ou déformations, et témoignent de l'évolution des mentalités.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>
Portant moi-même un grand intérêt à la mythologie nordique, <strong>ce guide est pour moi ce qu’il y a de mieux dans le genre</strong>. L’auteur, d’une part, fait figure de référence sur le sujet (voir plus bas à propos de l’auteur) ; le contenu des fiches, d’autre part, offre quelque chose de complet. On y trouve une éventuelle traduction des termes, une description, des sources pour aller plus loin, une bibliographie et des renvois à l’intérieur du guide. Ayant une vocation artistique, le guide propose aussi pour chaque terme les diverses représentations de ce dernier au sein de l’art.

La qualité de l’écriture est aussi grandement appréciée. Les informations sont accessibles à tous et expliquées de façon très claire et vivante, sans pour autant perdre en détails. <strong>L’auteur remet toujours les faits dans leur contexte et n’oublie pas de démystifier certaines idées préconçues que tout lecteur du XXIème siècle peut avoir</strong>.

Enfin, de nombreuses images ponctuent les pages de ce guide. Des tableaux de la période romantique, aux pierres gravées datant du VIIIème siècle, <strong>la richesse et l’éclectisme des œuvres</strong> offrent une large vision des représentations de la mythologie nordique au fil du temps. Par exemple, on peut remarquer la vision idéalisée du 19ème siècle des mythes nordiques, comme des vikings.
<h2>Le grain de sable</h2>
Dans l’introduction, toujours dans un but de démystification, l’auteur se permet une digression sur Richard Wagner pour rappeler que ce dernier n’offre qu’une vision personnelle de la mythologie nordique qui n’est en rien une « réalité historique » (p.7-8).
<h2>Gramophone</h2>
Les titres "Sigmundskvadet" et "Frøyas Smykke" d'Enslaved.
<h2>Sur le mur</h2>
<img class="aligncenter size-full wp-image-2159" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/odin.jpg" alt="Odin chevauchant Sleipnir" width="300" height="204" />

Odin chevauchant Sleipnir, son cheval à huit pattes, et se rendant à la Valhöll (ou Walhalla).<em> Détail de la pierre de Tjängvide au Gotland (VIIIème-IXème siècle)</em>
<h2>Dans la même veine</h2>
Du même auteur, je conseille la lecture d’<em>Yggdrasil : la religion des anciens scandinaves</em> (Payot, 2007). Certes moins abordable que ce guide, il n’en est pas moins d’une très grande richesse en reprenant l’histoire de cette religion de l’âge de pierre jusqu’à l’arrivée du christianisme.
<h2>A propos de Régis Boyer</h2>
Né en 1932, Régis Boyer fait figure de référence dans l’étude du monde scandinave. Il fut d’abord agrégé en philosophie et en lettres avant de partir pour la guerre d’Algérie. A son retour, il part enseigner à l’étranger. C’est en Pologne qu’il découvre une saga, celle d’Erik Le Rouge. De là est née sa passion pour le monde scandinave. De 1970 à 2001, <strong>Régis Boyer est professeur de langues, littératures et civilisations scandinaves</strong> à la Sorbonne. Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages sur le sujet. Parmi eux, on compte le livre de référence <em>Les Vikings</em> (Perrin, 2002).

Après avoir créé un institut de langue scandinave, il se met à la traduction. En littérature médiévale, on lui doit les traductions d’un grand nombre de saga, dont <em>l’<strong>Edda poétique</strong></em>. Mais <strong>il a aussi traduit des textes contemporains comme l’œuvre de H.C. Andersen ou d’Henrik Ibsen</strong>.

<strong>Régis Boyer est aussi connu pour vouloir démystifier les représentations  "non réelles" du monde nordique, notamment des Vikings</strong>. Pour le citer : "Mon travail de scandinaviste est bipolaire. Je dois vulgariser mon enseignement et faire un travail de démystification, car le français moyen véhicule des idées fixes et fausses. Ce travail a démarré il y a plus d’un demi-siècle, mais il faudra encore beaucoup de temps" (source n°1 ci-dessous).

<img class="aligncenter size-full wp-image-2158" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/Régis-Boyer.gif" alt="Régis-Boyer" width="250" height="225" />

Photo : <a href="http://www.canalacademie.com/Qui-furent-vraiment-les-Vikings.html?var_recherche=Vikings">Canal académie</a>
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Flammarion, 1997, collection "Tout l'art. Encyclopédie", 185 pages</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.toutelislande.fr/RegisBoyer.html">Interview de novembre 2008 présentant l’auteur lors du festival « Les Boréales » à Caen</a>.</li>
	<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gis_Boyer">Bibliographie thématique de l’auteur sur Wikipédia</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Emil Cioran - Cahiers</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/emil-cioran-chronique-des-cahiers/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-essais-documents/emil-cioran-chronique-des-cahiers/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 06:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vedma</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[emil cioran]]></category>
		<category><![CDATA[misanthropie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/08/cioran-cahiers.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cioran-cahiers" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Ce livre est une plongée au coeur de l'esprit si énigmatique et délectable de Cioran.</strong> Il réunit une accumulation diverse et éclectique de pensées et de notes en tous genres, datant de 1957 à 1972, sous la forme de la simple phrase jusqu'au court paragraphe. Une traversée dans quinze ans d'une vie désabusée et vaine, pour notre plus grand plaisir.

<h3>Ça commence comme ça...</h3>

<blockquote><em>"Lu un livre sur la chute de Constantinople. Je suis tombé avec la ville.
Envie de pleurer au milieu des rues ! J'ai le démon des larmes.
Mon scepticisme est inséparable du vertige, je n 'ai jamais compris qu'on pût douter par méthode.
J'ai un pied dans le paradis; comme d'autres en ont un dans la tombe.
Aidez-moi, Seigneur, à épuiser l’exécration et la pitié de moi-même, et à n’en plus ressentir l’intarissable horreur!"</em></blockquote>

<h3>Avis personnel</h3>

Étant une grande fervente d’Emil Cioran depuis ma première lecture, je me réjouissais de lire ces cahiers et d’être ainsi invitée dans son esprit, dans son intimité la plus profonde. <strong>En effet, il ne faisait aucun doute que ces fragments allaient être d’une grande sincérité, quoi de plus normal pour un écrivain qui s’accuse copieusement de tous les maux et vices tout au long de ses écrits, qui n’a pas peur de montrer les abîmes de l’âme humaine et de sa propre âme en la triturant, la disséquant ?</strong>

Et ces <em>Cahiers </em>sont effectivement très sincères, sans fioritures : il s’agit d’une photographie du quotidien et des pensées les plus diverses et inopinées de l’écrivain. On y retrouve tous ses traits de pensée caractéristiques, notamment sa fascination pour le bouddhisme et l‘ascétisme. Ils nous révèlent ce à quoi on était en droit de s’attendre : <strong>un être profondément las, qui se réfugie dans de ferventes lectures et dans la musique qu’il aime plus que tout.</strong>

Ils permettent d’errer dans le quotidien presque extatique d’un homme amoureux de la solitude et des arts mais qui se saborde lui-même. Et c’est là que j’ai été déçue et je pense que les mordus de Cioran le seront aussi. <strong>Cette intimité presque violente met justement en lumière l’incohérence et le côté incompréhensible de Cioran.</strong> Ce misanthrope extrêmement sévère qui fait l‘apologie du suicide se révèle plutôt sociable et un peu lâche. Sans surprise, il porte un jugement sans appel sur ses semblables mais il les fréquente assez assidûment. De même, il formule des critiques très virulentes à l’encontre du milieu littéraire et même envers l’acte d’écrire qu’il juge absurde et compromettant, mais il écrit et se fait publier.

Cioran n’était-il plus ce jeune roumain suicidaire que sur le papier? C’est fort possible. Les <em>Cahiers </em>sont l’expression du « Mythe Cioran » dans toute sa splendeur.

<strong>En tous cas les amateurs seront ravis de s’offrir un voyage si profond et bigarré au côté d’un amoureux du néant irrémédiablement ironique et facétieux.</strong>

<h3>Le grain de sable</h3>

La commercialisation de la suite des <em>Cahiers</em>, à partir de 1972 donc, fait actuellement l’objet d’une procédure judiciaire. Peut-être aurons-nous bientôt le privilège de leur lecture?

<h3>Gramophone</h3>

De la musique classique, en particulier Bach que Cioran aimait beaucoup.

<h3>Sur le mur</h3>

Cette lecture évoque non pas une peinture en particulier, mais l’intérieur d’une vieille église de village roumaine aux peintures un peu décrépies, à l'image de celle de Sibiu :

<img class="aligncenter size-medium wp-image-1894" title="Eglise Sibiu" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Eglise-Sibiu-300x225.jpg" alt="Eglise Sibiu" width="300" height="225" />

<h3>Dans la même veine...</h3>

Je ne vois rien que je connaisse qui se rapproche ni du fond (écriture à ce point fragmentaire et diversifiée) ni de la forme (désillusion et expériences banales).

<h3>À propos d'Emil Cioran</h3>

Emil Cioran est un philosophe roumain du XXe siècle qui s’est souvent défendu de cette appellation. Ses écrits sont le reflet d’une vision du monde sombre, apocalyptique et désespérée. Il évoque souvent ses insomnies comme révélateur de la lucidité et de la pénétration de sa pensée. <strong>Anticlérical, lecteur de Nietzsche et fasciné par l’ascétisme et le suicide, il construit sa pensée et son existence autour de la lassitude de la vie et des hommes</strong>.

On parle cependant souvent du « mythe Cioran » en référence aux différences notoires entre les écrits de Cioran et sa manière de vivre, même si son existence parisienne sera lascive et errante, à son image. Son oeuvre assez abondante se compose principalement d’aphorismes. <em>Le Crépuscule des pensées</em>, <em>Syllogismes de l’amertume</em> et <em>De l’Inconvénient d’être né </em>sont des livres significatifs de la pensée de cet écrivain de talent qui à l‘image de Nietzsche affectionnait la belle écriture.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-1895" title="cioran_foley" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/cioran_foley-200x300.jpg" alt="cioran_foley" width="200" height="300" />

<h3>Références de l'ouvrage</h3>

Fragments assemblés par Simonde Boué. Gallimard, 1997, 1008 pages.

<h3>Liens et sources</h3>

Un <a href="http://www.cioran.com/">annuaire de sites consacrés à Emil Cioran</a>.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/08/cioran-cahiers.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cioran-cahiers" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Ce livre est une plongée au coeur de l'esprit si énigmatique et délectable de Cioran.</strong> Il réunit une accumulation diverse et éclectique de pensées et de notes en tous genres, datant de 1957 à 1972, sous la forme de la simple phrase jusqu'au court paragraphe. Une traversée dans quinze ans d'une vie désabusée et vaine, pour notre plus grand plaisir.

<h3>Ça commence comme ça...</h3>

<blockquote><em>"Lu un livre sur la chute de Constantinople. Je suis tombé avec la ville.
Envie de pleurer au milieu des rues ! J'ai le démon des larmes.
Mon scepticisme est inséparable du vertige, je n 'ai jamais compris qu'on pût douter par méthode.
J'ai un pied dans le paradis; comme d'autres en ont un dans la tombe.
Aidez-moi, Seigneur, à épuiser l’exécration et la pitié de moi-même, et à n’en plus ressentir l’intarissable horreur!"</em></blockquote>

<h3>Avis personnel</h3>

Étant une grande fervente d’Emil Cioran depuis ma première lecture, je me réjouissais de lire ces cahiers et d’être ainsi invitée dans son esprit, dans son intimité la plus profonde. <strong>En effet, il ne faisait aucun doute que ces fragments allaient être d’une grande sincérité, quoi de plus normal pour un écrivain qui s’accuse copieusement de tous les maux et vices tout au long de ses écrits, qui n’a pas peur de montrer les abîmes de l’âme humaine et de sa propre âme en la triturant, la disséquant ?</strong>

Et ces <em>Cahiers </em>sont effectivement très sincères, sans fioritures : il s’agit d’une photographie du quotidien et des pensées les plus diverses et inopinées de l’écrivain. On y retrouve tous ses traits de pensée caractéristiques, notamment sa fascination pour le bouddhisme et l‘ascétisme. Ils nous révèlent ce à quoi on était en droit de s’attendre : <strong>un être profondément las, qui se réfugie dans de ferventes lectures et dans la musique qu’il aime plus que tout.</strong>

Ils permettent d’errer dans le quotidien presque extatique d’un homme amoureux de la solitude et des arts mais qui se saborde lui-même. Et c’est là que j’ai été déçue et je pense que les mordus de Cioran le seront aussi. <strong>Cette intimité presque violente met justement en lumière l’incohérence et le côté incompréhensible de Cioran.</strong> Ce misanthrope extrêmement sévère qui fait l‘apologie du suicide se révèle plutôt sociable et un peu lâche. Sans surprise, il porte un jugement sans appel sur ses semblables mais il les fréquente assez assidûment. De même, il formule des critiques très virulentes à l’encontre du milieu littéraire et même envers l’acte d’écrire qu’il juge absurde et compromettant, mais il écrit et se fait publier.

Cioran n’était-il plus ce jeune roumain suicidaire que sur le papier? C’est fort possible. Les <em>Cahiers </em>sont l’expression du « Mythe Cioran » dans toute sa splendeur.

<strong>En tous cas les amateurs seront ravis de s’offrir un voyage si profond et bigarré au côté d’un amoureux du néant irrémédiablement ironique et facétieux.</strong>

<h3>Le grain de sable</h3>

La commercialisation de la suite des <em>Cahiers</em>, à partir de 1972 donc, fait actuellement l’objet d’une procédure judiciaire. Peut-être aurons-nous bientôt le privilège de leur lecture?

<h3>Gramophone</h3>

De la musique classique, en particulier Bach que Cioran aimait beaucoup.

<h3>Sur le mur</h3>

Cette lecture évoque non pas une peinture en particulier, mais l’intérieur d’une vieille église de village roumaine aux peintures un peu décrépies, à l'image de celle de Sibiu :

<img class="aligncenter size-medium wp-image-1894" title="Eglise Sibiu" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Eglise-Sibiu-300x225.jpg" alt="Eglise Sibiu" width="300" height="225" />

<h3>Dans la même veine...</h3>

Je ne vois rien que je connaisse qui se rapproche ni du fond (écriture à ce point fragmentaire et diversifiée) ni de la forme (désillusion et expériences banales).

<h3>À propos d'Emil Cioran</h3>

Emil Cioran est un philosophe roumain du XXe siècle qui s’est souvent défendu de cette appellation. Ses écrits sont le reflet d’une vision du monde sombre, apocalyptique et désespérée. Il évoque souvent ses insomnies comme révélateur de la lucidité et de la pénétration de sa pensée. <strong>Anticlérical, lecteur de Nietzsche et fasciné par l’ascétisme et le suicide, il construit sa pensée et son existence autour de la lassitude de la vie et des hommes</strong>.

On parle cependant souvent du « mythe Cioran » en référence aux différences notoires entre les écrits de Cioran et sa manière de vivre, même si son existence parisienne sera lascive et errante, à son image. Son oeuvre assez abondante se compose principalement d’aphorismes. <em>Le Crépuscule des pensées</em>, <em>Syllogismes de l’amertume</em> et <em>De l’Inconvénient d’être né </em>sont des livres significatifs de la pensée de cet écrivain de talent qui à l‘image de Nietzsche affectionnait la belle écriture.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-1895" title="cioran_foley" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/cioran_foley-200x300.jpg" alt="cioran_foley" width="200" height="300" />

<h3>Références de l'ouvrage</h3>

Fragments assemblés par Simonde Boué. Gallimard, 1997, 1008 pages.

<h3>Liens et sources</h3>

Un <a href="http://www.cioran.com/">annuaire de sites consacrés à Emil Cioran</a>.</div>]]></content:encoded>
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		<title>Alexandre et Sonia Poussin - Africa Trek</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jun 2008 13:48:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Poussin]]></category>
		<category><![CDATA[sonia poussin]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/06/couv_africa_trek1-206x343.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;Africa Trek&quot; tome 1 d&#039;Alexandre et Sonia Poussin" /></div><div><h3>L'argument</h3>
<strong>En 2001, Alexandre et Sonia Poussin entament une longue marche, du Sud au Nord de l’Afrique, retraçant ainsi le parcours des premiers Hommes.</strong> En chemin, ils rencontrent la véritable Afrique, avec ses problèmes mais aussi sa générosité et sa chaleur humaine, loin des clichés occidentaux.
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><em>1. Les manchots et le vin</em>

<em>Tout petits, tout blancs, tout en bas.</em>

<em>Le vent s’engouffre en hurlant dans notre bunker désaffecté au bout du bout du monde : le cap de Bonne-Espérance. Car il nous en faut ! Nous sommes au départ de notre projet démesuré : remonter l’Afrique intégralement à pied.</em>

<em>Et nous voilà, clandestins nocturnes, cachés au nez et à la barbe des </em>rangers<em> du Parc national du Cap, pelotonnés l’un contre l’autre, frigorifiés par un vent glacial venu tout droit de l’Antarctique, à attendre l’aube du 1<sup>er</sup> janvier 2001. Juste histoire d’entrer dans le III<sup>e</sup> millénaire en marchant. Une idée comme ça, pour fêter nos deux mille ans d’histoire.
Afin de réchauffer ce réveillon aux allures de veillée d’armes, nous n’avons pas oublié l’intendance : petite boîte de foie gras et champagne. Nous sommes seuls au monde avec pour témoin la Croix du Sud cloutant le velours de la nuit. </em></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
Je ne suis habituellement pas amatrice de récits de voyage, n’étant jamais certaine que l’auteur saura me faire voyager par sa plume. Après avoir entendu beaucoup de bien du documentaire <em>Africa Trek</em>, je me suis retrouvée avec le livre entre les mains. Et là : quel choc !

Le style d’Alexandre Poussin (qui tient en majorité le crayon) est à la fois cultivé et d’un ton familier, très accrocheur. Le récit retrace leur parcours du Cap à Israël tout en délivrant ici et là, au fil des rencontres et des péripéties, des réflexions sur l’Homme, son histoire, ses origines, son essence même. La lecture est aisée, les quelques mots dont j’ignorais la définition ne m’ont pas gênée. <strong>J’ai eu la sensation de m’être transformée en petit lutin et d’avoir voyagé avec les Poussin, perchée sur leur sac à dos, tant le récit sait se faire vivant.</strong> L’enthousiasme du jeune couple, son amour de l’autre est visible à chaque page et est communicatif. On partage leurs doutes, leurs réflexions, leurs difficultés, leurs peurs, leur joie, leur volonté, leur chaleur humaine...

<strong>On referme le livre avec une autre vision de l’Afrique</strong>, plus belle, pleine d’espoir et sans doute aussi plus vraie que celle que nous apporte le JT. Et l’on se surprend à avoir des fourmis dans les jambes et à avoir envie, nous aussi, de nous mettre en marche, pour aller à la rencontre de l’autre, de l’humanité.
<h3>Le grain de sable</h3>
Sonia Poussin a effectué les derniers 1800 kilomètres enceinte : une petite fille est née lorsque le couple est revenu en France.
<h3>Gramophone</h3>
Amadou Sanfo : <em>Habibou</em>
<h3>Sur le mur</h3>
Un objet : une paire de chaussures de marche.
<h3>Dans la même veine</h3>
Si vous avez aimé <em>Africa Trek</em>, vous aimerez <em>On a roulé sur la terre </em>(Robert Laffont, 1996) et <em>La marche dans le ciel</em> (Pocket, 2006) d’Alexandre Poussin et Sylvain Tesson, <em>Le Sel de la vie</em> de Maud Fontenoy (Arthaud, 2007) et <em>Et sur les rives de ma vie</em> de Jéromine Pasteur (J’ai Lu, 2007).
<h3>A propos d'Alexandre Poussin</h3>
Né en 1970, Alexandre Poussin obtient un D.E.A. de Sciences Politiques puis, en 1994, se lance dans un tour du monde à bicyclette avec Sylvain Tesson. Ce tour du monde dure un an au cours duquel les deux cyclistes parcourent 25 000 kilomètres et traversent 35 pays. En 1997, il tente une autre aventure, toujours avec Sylvain Tesson : la traversée de l’Himalaya, soit 5 000 kilomètres.

En 1999, Alexandre épouse Sonia. Ils partent ensemble en 2001 pour réaliser leur projet, <em>Africa Trek </em>: trois ans de marche à partir du Cap (Afrique du Sud) jusqu’au lac de Tibériade (Israël), dans les pas des premiers hommes. <strong>Alexandre est un écrivain-voyageur</strong>, mais aussi réalisateur (<em>Africa Trek</em> a été filmé par le couple et diffusé à la télévision) et journaliste-conférencier. Il a présenté le magazine <em>Montagne</em> sur France 3 et l’émission <em>L’ABCdaire du voyage</em> sur Voyage.
<h3>A propos de Sonia Poussin</h3>
Sonia Poussin suit des études d’Administration Economique et Sociale. Elle participe ensuite à diverses missions humanitaires, notamment un programme d’éducation en Ouzbékistan et au Tadjikistan sous l’égide de l’UNESCO, et elle a été responsable logistique, pédagogique et financière d’un orphelinat près de Katmandou. <strong>Elle participe au tour du monde à bicyclette d’Alexandre Poussin et de Sylvain Tesson</strong>, en traversant les Andes avec eux. En 1997, elle voyage en Inde et dans la péninsule indochinoise avant d’épouser, en 1999, Alexandre Poussin, avec qui elle réalise l’expédition <em>Africa Trek</em>.

Depuis leur retour en France, Alexandre et Sonia Poussin apportent une nouvelle approche de l’Afrique, notamment par le récit de leur voyage et par des conférences.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-791" title="Sonia et Alexandre Poussin" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/poussin_africa1-300x225.jpg" alt="Sonia et Alexandre Poussin" width="300" height="225" />
<h3>Références</h3>
Editions Pocket, 2004, 2 volumes (571 et 762 pages)
<h3>Liens et sources</h3>
Site officiel des deux auteurs : <a href="http://www.africatrek.com/weblog">Africatrek.com</a></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/06/couv_africa_trek1-206x343.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;Africa Trek&quot; tome 1 d&#039;Alexandre et Sonia Poussin" /></div><div><h3>L'argument</h3>
<strong>En 2001, Alexandre et Sonia Poussin entament une longue marche, du Sud au Nord de l’Afrique, retraçant ainsi le parcours des premiers Hommes.</strong> En chemin, ils rencontrent la véritable Afrique, avec ses problèmes mais aussi sa générosité et sa chaleur humaine, loin des clichés occidentaux.
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote><em>1. Les manchots et le vin</em>

<em>Tout petits, tout blancs, tout en bas.</em>

<em>Le vent s’engouffre en hurlant dans notre bunker désaffecté au bout du bout du monde : le cap de Bonne-Espérance. Car il nous en faut ! Nous sommes au départ de notre projet démesuré : remonter l’Afrique intégralement à pied.</em>

<em>Et nous voilà, clandestins nocturnes, cachés au nez et à la barbe des </em>rangers<em> du Parc national du Cap, pelotonnés l’un contre l’autre, frigorifiés par un vent glacial venu tout droit de l’Antarctique, à attendre l’aube du 1<sup>er</sup> janvier 2001. Juste histoire d’entrer dans le III<sup>e</sup> millénaire en marchant. Une idée comme ça, pour fêter nos deux mille ans d’histoire.
Afin de réchauffer ce réveillon aux allures de veillée d’armes, nous n’avons pas oublié l’intendance : petite boîte de foie gras et champagne. Nous sommes seuls au monde avec pour témoin la Croix du Sud cloutant le velours de la nuit. </em></blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
Je ne suis habituellement pas amatrice de récits de voyage, n’étant jamais certaine que l’auteur saura me faire voyager par sa plume. Après avoir entendu beaucoup de bien du documentaire <em>Africa Trek</em>, je me suis retrouvée avec le livre entre les mains. Et là : quel choc !

Le style d’Alexandre Poussin (qui tient en majorité le crayon) est à la fois cultivé et d’un ton familier, très accrocheur. Le récit retrace leur parcours du Cap à Israël tout en délivrant ici et là, au fil des rencontres et des péripéties, des réflexions sur l’Homme, son histoire, ses origines, son essence même. La lecture est aisée, les quelques mots dont j’ignorais la définition ne m’ont pas gênée. <strong>J’ai eu la sensation de m’être transformée en petit lutin et d’avoir voyagé avec les Poussin, perchée sur leur sac à dos, tant le récit sait se faire vivant.</strong> L’enthousiasme du jeune couple, son amour de l’autre est visible à chaque page et est communicatif. On partage leurs doutes, leurs réflexions, leurs difficultés, leurs peurs, leur joie, leur volonté, leur chaleur humaine...

<strong>On referme le livre avec une autre vision de l’Afrique</strong>, plus belle, pleine d’espoir et sans doute aussi plus vraie que celle que nous apporte le JT. Et l’on se surprend à avoir des fourmis dans les jambes et à avoir envie, nous aussi, de nous mettre en marche, pour aller à la rencontre de l’autre, de l’humanité.
<h3>Le grain de sable</h3>
Sonia Poussin a effectué les derniers 1800 kilomètres enceinte : une petite fille est née lorsque le couple est revenu en France.
<h3>Gramophone</h3>
Amadou Sanfo : <em>Habibou</em>
<h3>Sur le mur</h3>
Un objet : une paire de chaussures de marche.
<h3>Dans la même veine</h3>
Si vous avez aimé <em>Africa Trek</em>, vous aimerez <em>On a roulé sur la terre </em>(Robert Laffont, 1996) et <em>La marche dans le ciel</em> (Pocket, 2006) d’Alexandre Poussin et Sylvain Tesson, <em>Le Sel de la vie</em> de Maud Fontenoy (Arthaud, 2007) et <em>Et sur les rives de ma vie</em> de Jéromine Pasteur (J’ai Lu, 2007).
<h3>A propos d'Alexandre Poussin</h3>
Né en 1970, Alexandre Poussin obtient un D.E.A. de Sciences Politiques puis, en 1994, se lance dans un tour du monde à bicyclette avec Sylvain Tesson. Ce tour du monde dure un an au cours duquel les deux cyclistes parcourent 25 000 kilomètres et traversent 35 pays. En 1997, il tente une autre aventure, toujours avec Sylvain Tesson : la traversée de l’Himalaya, soit 5 000 kilomètres.

En 1999, Alexandre épouse Sonia. Ils partent ensemble en 2001 pour réaliser leur projet, <em>Africa Trek </em>: trois ans de marche à partir du Cap (Afrique du Sud) jusqu’au lac de Tibériade (Israël), dans les pas des premiers hommes. <strong>Alexandre est un écrivain-voyageur</strong>, mais aussi réalisateur (<em>Africa Trek</em> a été filmé par le couple et diffusé à la télévision) et journaliste-conférencier. Il a présenté le magazine <em>Montagne</em> sur France 3 et l’émission <em>L’ABCdaire du voyage</em> sur Voyage.
<h3>A propos de Sonia Poussin</h3>
Sonia Poussin suit des études d’Administration Economique et Sociale. Elle participe ensuite à diverses missions humanitaires, notamment un programme d’éducation en Ouzbékistan et au Tadjikistan sous l’égide de l’UNESCO, et elle a été responsable logistique, pédagogique et financière d’un orphelinat près de Katmandou. <strong>Elle participe au tour du monde à bicyclette d’Alexandre Poussin et de Sylvain Tesson</strong>, en traversant les Andes avec eux. En 1997, elle voyage en Inde et dans la péninsule indochinoise avant d’épouser, en 1999, Alexandre Poussin, avec qui elle réalise l’expédition <em>Africa Trek</em>.

Depuis leur retour en France, Alexandre et Sonia Poussin apportent une nouvelle approche de l’Afrique, notamment par le récit de leur voyage et par des conférences.

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<h3>Références</h3>
Editions Pocket, 2004, 2 volumes (571 et 762 pages)
<h3>Liens et sources</h3>
Site officiel des deux auteurs : <a href="http://www.africatrek.com/weblog">Africatrek.com</a></div>]]></content:encoded>
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