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	<title>La Lune Mauve &#187; Chroniques Contes et Nouvelles</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>George R. R. Martin - Dragon de&#160;glace</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Mar 2013 13:30:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[George R. R. Martin]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/george-martin-dragon-de-glace-206x298.png" class="attachment-medium wp-post-image" alt="george-martin-dragon-de-glace" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Quatre nouvelles de fantasy, dans des univers différents.</strong> Une enfant de l'hiver proche d'un dragon de glace, une sorcière part chasser le  loup-garou, une femme est harcelée par un étrange voisin et un écrivain qui a toujours fait passer son travail avant sa famille reçoit la visite de ses enfants de papier.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>De toutes les saisons, Adara préférait l'hiver car, lorsque le froid envahissait le monde, le dragon de glace surgissait.

Elle ne savait jamais si c'était le froid qui amenait le dragon de glace ou le dragon de glace qui amenait le froid. C'était une des questions parmi tant d'autres qui troublaient son frère Geoff, lequel, de deux ans son aîné, était d'une curiosité insatiable, mais Adara, pour sa part, ne s'intéressait guère à ce genre de problème. Du moment que le froid, la neige et le dragon de glace venaient tous en temps voulu, elle était ravie.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Quatre nouvelles, deux mondes, quatre ambiances.

Les deux premières semblent assez typiques de la <strong>fantasy "pure et dure"</strong>, avec son lot de dragons et de magie apparente, le tout dans un univers moyenâgeux, capes, épées, sorcières.

<em>Dragon de glace</em> donne son nom et son illustration à ce recueil. Cette nouvelle ouvre le bal, ce n'est pas forcément la place la plus facile et je dois admettre avoir un peu "pris peur" à sa lecture. Pour m'être attaquer au <em>Trône de fer</em>, je connaissais l'écriture de George R. R. Martin, et – quoi qu'en disent certains commentateurs un peu partout sur le net – j'en avais apprécié la traduction. Je m'attendais donc à trouver le même style ici.

En fait, j'ignorais si c'était le fait d'un traducteur différent ou seulement parce que l'auteur a adapté sa façon d'écrire à l'âge de son héroïne, une fillette, la plus jeune de sa famille, mais on se retrouve face à une écriture qui semble « enfantine ».

<strong>Il ne faut donc pas s'attendre à l'écriture complexe de l'œuvre majeure de l'auteur</strong>, mais bien à des récits différents dans le fond comme dans la forme. Ceci dit, cette impression passe assez vite, et ne se retrouve pas dans les nouvelles suivantes, c'est donc pour nous montrer le monde au travers des yeux d'une gosse que le ton est volontairement « facile ».

<em>Dans les contrées perdues</em> raconte comment une sorcière, pour honorer la commande d'une riche cliente désirant se transformer à volonté en louve, part <strong>chasser le loup-garou dans des plaines désertiques</strong> et désolées, accompagnée d'un chasseur. Jusqu'ici, rien que de très classique me direz-vous, mais on est prévenu dès le début: la sorcière peut exaucer toutes vos demandes, mais il est préférable de ne rien demander.

Les deux dernières se déroulent dans un contexte contemporain et relèvent de la <strong>fantasy urbaine</strong>. J'y ai donc découvert un George R. R. Martin – que jusque-là je ne connaissais qu'à travers <em>Le Trône de fer</em> – aussi doué à ce jeu qu'à celui de l'heroïc fantasy.

<strong><em>L'Homme en forme de poire</em>, malgré un titre qui prête à sourire, nous plonge très vite dans l'enfer du harcèlement.</strong> Nouvellement installée dans l'immeuble, Jessie se sent terriblement oppressée par cet homme qui habite en-dessous, que tout le voisinage perçoit comme le voisin marginal et inoffensif. Cette nouvelle m'a rappelé celles d'<strong>Armand Cabasson</strong>, dans lesquelles on se demandait tout du long : « Jusqu'à quel point c'est dans sa tête, et jusqu'à quel point c'est réel ? » où l'on considérerait que sur un segment, une extrémité serait le totalement réel, l'autre l'imagination complète, et que ce qui arrive aux personnages se trouverait à un point encore indéterminé sur cette ligne. Je ne suis pas sûre d'être claire… mais on fera avec, je ne sais comment l'expliquer autrement.

<em>Portrait de famille</em> raconte comment les personnages « mis au monde » par un écrivain prennent vie par le biais de tableaux. Plus j'avançais dans l'histoire, plus le protagoniste me paraissait antipathique alors que ses créations avaient quelque chose d'attirant, de presque bienveillant. Là, j'ai eu une pensée pour tous ces auteurs qui ont « enfanté » des tueurs en série et j'ai prié pour leur salut.

Le concept des tableaux et de la réalité entremêlés m'a ramené quelques dix ans arrière quand je découvrais <em>Rose Madder</em> de Stephen King dans lequel une femme glissait d'un monde à l'autre grâce à une peinture. <strong>La fantasy comme lien solide entre l'art et la vie, entre réel et imaginaire.</strong>

<strong>Un recueil qui se lit très vite</strong>, on ne s'y ennuie pas, et pire, on en redemande !

<h2>Le grain de sable</h2>

Les trois premières nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées dans les n°4 d'<em>Asphodale</em> (avec un dossier consacré à l'auteur de <em>Dans les contrées perdues</em>), 28 et 33 de la revue <em>Bifrost</em>, mais aucune n'est tiré du n°67, le <a href="http://www.belial.fr/revue/bifrost-67">spécial George R. R. Martin</a>. La dernière est inédite.

<h2>Sur le mur</h2>

La couverture de <em>Bifrost</em> n°28, pour une autre vision du dragon de glace.

<img class="aligncenter size-full wp-image-5624" alt="bifrost-dragon-de-glace" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/bifrost-dragon-de-glace.jpg" />

<h2>Gramophone</h2>

<em> Siouxsie - Mantaray</em> (album)

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li>Si vous avez aimé <em>Dragon de glace</em>: <em><strong>Le Trône de fer</strong></em> de George R. R. Martin. (Oui, je sais, je fais preuve d'une originalité et d'une prise de risque à l'épreuve des balles en vous proposant cet ouvrage méconnu.)</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>Dans les contrées perdues</em>: l'<em><strong>Emblèmes n°2 - Sortilèges</strong></em> des Editions Oxymore</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>L'Homme en forme de poire</em>: <strong><em>Loin à l'intérieur</em></strong> et <strong><em>Le Poisson bleu nuit</em></strong> d'Armand Cabasson</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>Portrait de famille</em>: <strong><em>Rose Madder</em></strong> de Stephen King</li>
</ul>

<h2>À propos de George R. R. Martin</h2>

George Ronald Reuel… Ah non, j'ai confondu ! George Raymond Richard Martin donc, a vu le jour dans le New Jersey en 1948. Grâce à série <strong><em>Le Trône de fer</em></strong>, on ne le présente plus. Celle-ci lui a fait connaître un franc succès, d'autant plus qu'elle a été adaptée pour la télévision. Avant cela, il aimait lire des comics, et a gagné un prix pour récompenser une de ses <em>fanfictions</em>.

Il devient journaliste mais  se découvre une vocation d'écrivain. Il a remporté de nombreuses récompenses pour ses différents romans et nouvelles, tels que les prix Hugo, Locus, Nebula et World Fantasy (<em><strong>Chanson pour Lya</strong></em>, <em><strong>Les Rois des sables</strong></em>,<em> <strong>Skyn Trade</strong></em>,<em> <strong>Le Volcryn</strong></em>).

Il travaille également comme scénariste pour la télévision (<strong><em>La cinquième dimension</em></strong>,<strong> <em>La Belle et la bête</em></strong>) avant de devenir éditeur en publiant la série <em><strong>Wild Cards</strong></em> qui réunit des recueils de nouvelles et des romans de science-fiction.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;">Editions actusf, Collection Perles d'Epice, 2012, 191 pages</span></li>
	<li>Illustration de couverture d'Andy Brase</li>
</ul>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://georgerrmartin.com/">site de George R. R. Martin</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.editions-actusf.fr/">site des Editions actusf</a></li>
	<li>Le <a href="http://andybrase.deviantart.com/">DeviantART</a> et le <a href="http://andybrase.blogspot.fr/">blog</a> d'Andy Brase</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/george-martin-dragon-de-glace-206x298.png" class="attachment-medium wp-post-image" alt="george-martin-dragon-de-glace" /></div><div><h2>L'argument</h2>

<strong>Quatre nouvelles de fantasy, dans des univers différents.</strong> Une enfant de l'hiver proche d'un dragon de glace, une sorcière part chasser le  loup-garou, une femme est harcelée par un étrange voisin et un écrivain qui a toujours fait passer son travail avant sa famille reçoit la visite de ses enfants de papier.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>De toutes les saisons, Adara préférait l'hiver car, lorsque le froid envahissait le monde, le dragon de glace surgissait.

Elle ne savait jamais si c'était le froid qui amenait le dragon de glace ou le dragon de glace qui amenait le froid. C'était une des questions parmi tant d'autres qui troublaient son frère Geoff, lequel, de deux ans son aîné, était d'une curiosité insatiable, mais Adara, pour sa part, ne s'intéressait guère à ce genre de problème. Du moment que le froid, la neige et le dragon de glace venaient tous en temps voulu, elle était ravie.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Quatre nouvelles, deux mondes, quatre ambiances.

Les deux premières semblent assez typiques de la <strong>fantasy "pure et dure"</strong>, avec son lot de dragons et de magie apparente, le tout dans un univers moyenâgeux, capes, épées, sorcières.

<em>Dragon de glace</em> donne son nom et son illustration à ce recueil. Cette nouvelle ouvre le bal, ce n'est pas forcément la place la plus facile et je dois admettre avoir un peu "pris peur" à sa lecture. Pour m'être attaquer au <em>Trône de fer</em>, je connaissais l'écriture de George R. R. Martin, et – quoi qu'en disent certains commentateurs un peu partout sur le net – j'en avais apprécié la traduction. Je m'attendais donc à trouver le même style ici.

En fait, j'ignorais si c'était le fait d'un traducteur différent ou seulement parce que l'auteur a adapté sa façon d'écrire à l'âge de son héroïne, une fillette, la plus jeune de sa famille, mais on se retrouve face à une écriture qui semble « enfantine ».

<strong>Il ne faut donc pas s'attendre à l'écriture complexe de l'œuvre majeure de l'auteur</strong>, mais bien à des récits différents dans le fond comme dans la forme. Ceci dit, cette impression passe assez vite, et ne se retrouve pas dans les nouvelles suivantes, c'est donc pour nous montrer le monde au travers des yeux d'une gosse que le ton est volontairement « facile ».

<em>Dans les contrées perdues</em> raconte comment une sorcière, pour honorer la commande d'une riche cliente désirant se transformer à volonté en louve, part <strong>chasser le loup-garou dans des plaines désertiques</strong> et désolées, accompagnée d'un chasseur. Jusqu'ici, rien que de très classique me direz-vous, mais on est prévenu dès le début: la sorcière peut exaucer toutes vos demandes, mais il est préférable de ne rien demander.

Les deux dernières se déroulent dans un contexte contemporain et relèvent de la <strong>fantasy urbaine</strong>. J'y ai donc découvert un George R. R. Martin – que jusque-là je ne connaissais qu'à travers <em>Le Trône de fer</em> – aussi doué à ce jeu qu'à celui de l'heroïc fantasy.

<strong><em>L'Homme en forme de poire</em>, malgré un titre qui prête à sourire, nous plonge très vite dans l'enfer du harcèlement.</strong> Nouvellement installée dans l'immeuble, Jessie se sent terriblement oppressée par cet homme qui habite en-dessous, que tout le voisinage perçoit comme le voisin marginal et inoffensif. Cette nouvelle m'a rappelé celles d'<strong>Armand Cabasson</strong>, dans lesquelles on se demandait tout du long : « Jusqu'à quel point c'est dans sa tête, et jusqu'à quel point c'est réel ? » où l'on considérerait que sur un segment, une extrémité serait le totalement réel, l'autre l'imagination complète, et que ce qui arrive aux personnages se trouverait à un point encore indéterminé sur cette ligne. Je ne suis pas sûre d'être claire… mais on fera avec, je ne sais comment l'expliquer autrement.

<em>Portrait de famille</em> raconte comment les personnages « mis au monde » par un écrivain prennent vie par le biais de tableaux. Plus j'avançais dans l'histoire, plus le protagoniste me paraissait antipathique alors que ses créations avaient quelque chose d'attirant, de presque bienveillant. Là, j'ai eu une pensée pour tous ces auteurs qui ont « enfanté » des tueurs en série et j'ai prié pour leur salut.

Le concept des tableaux et de la réalité entremêlés m'a ramené quelques dix ans arrière quand je découvrais <em>Rose Madder</em> de Stephen King dans lequel une femme glissait d'un monde à l'autre grâce à une peinture. <strong>La fantasy comme lien solide entre l'art et la vie, entre réel et imaginaire.</strong>

<strong>Un recueil qui se lit très vite</strong>, on ne s'y ennuie pas, et pire, on en redemande !

<h2>Le grain de sable</h2>

Les trois premières nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées dans les n°4 d'<em>Asphodale</em> (avec un dossier consacré à l'auteur de <em>Dans les contrées perdues</em>), 28 et 33 de la revue <em>Bifrost</em>, mais aucune n'est tiré du n°67, le <a href="http://www.belial.fr/revue/bifrost-67">spécial George R. R. Martin</a>. La dernière est inédite.

<h2>Sur le mur</h2>

La couverture de <em>Bifrost</em> n°28, pour une autre vision du dragon de glace.

<img class="aligncenter size-full wp-image-5624" alt="bifrost-dragon-de-glace" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/bifrost-dragon-de-glace.jpg" />

<h2>Gramophone</h2>

<em> Siouxsie - Mantaray</em> (album)

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li>Si vous avez aimé <em>Dragon de glace</em>: <em><strong>Le Trône de fer</strong></em> de George R. R. Martin. (Oui, je sais, je fais preuve d'une originalité et d'une prise de risque à l'épreuve des balles en vous proposant cet ouvrage méconnu.)</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>Dans les contrées perdues</em>: l'<em><strong>Emblèmes n°2 - Sortilèges</strong></em> des Editions Oxymore</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>L'Homme en forme de poire</em>: <strong><em>Loin à l'intérieur</em></strong> et <strong><em>Le Poisson bleu nuit</em></strong> d'Armand Cabasson</li>
	<li>Si vous avez aimé <em>Portrait de famille</em>: <strong><em>Rose Madder</em></strong> de Stephen King</li>
</ul>

<h2>À propos de George R. R. Martin</h2>

George Ronald Reuel… Ah non, j'ai confondu ! George Raymond Richard Martin donc, a vu le jour dans le New Jersey en 1948. Grâce à série <strong><em>Le Trône de fer</em></strong>, on ne le présente plus. Celle-ci lui a fait connaître un franc succès, d'autant plus qu'elle a été adaptée pour la télévision. Avant cela, il aimait lire des comics, et a gagné un prix pour récompenser une de ses <em>fanfictions</em>.

Il devient journaliste mais  se découvre une vocation d'écrivain. Il a remporté de nombreuses récompenses pour ses différents romans et nouvelles, tels que les prix Hugo, Locus, Nebula et World Fantasy (<em><strong>Chanson pour Lya</strong></em>, <em><strong>Les Rois des sables</strong></em>,<em> <strong>Skyn Trade</strong></em>,<em> <strong>Le Volcryn</strong></em>).

Il travaille également comme scénariste pour la télévision (<strong><em>La cinquième dimension</em></strong>,<strong> <em>La Belle et la bête</em></strong>) avant de devenir éditeur en publiant la série <em><strong>Wild Cards</strong></em> qui réunit des recueils de nouvelles et des romans de science-fiction.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li><span style="line-height: 13px;">Editions actusf, Collection Perles d'Epice, 2012, 191 pages</span></li>
	<li>Illustration de couverture d'Andy Brase</li>
</ul>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://georgerrmartin.com/">site de George R. R. Martin</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.editions-actusf.fr/">site des Editions actusf</a></li>
	<li>Le <a href="http://andybrase.deviantart.com/">DeviantART</a> et le <a href="http://andybrase.blogspot.fr/">blog</a> d'Andy Brase</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ellen Datlow &amp; Terri Windling - Blanche Neige, rouge sang</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/ellen-datlow-terri-windling-blanche-neige-rouge-sang/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 13:30:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[contes]]></category>
		<category><![CDATA[Ellen Daltow]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Terri Windling]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/ellen-daltow-terry-windling-blanche-neige-rouge-sang-206x311.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="ellen-daltow-terry-windling-blanche-neige-rouge-sang" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Dix-sept contes de fées revisités par autant d'auteurs anglo-saxons, parfois transposés dans le monde moderne, certains teintés d'érotisme ou d'angoisse.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le mari de Cristena la délaissa après seulement un mois de mariage, pour un voyage d'affaire dans un pays lointain. Lorsqu'elle l'avait épousé, elle savait déjà que ce serait ainsi, qu'elle serait fréquemment seule. Son rôle serait de vivre dans leur belle demeure au-dessus du lac, comme le centre bleuté d'un mécanisme bien huilé. La maison se nettoyait et se parfumait d'elle-même, elle préparait les repas selon ses ordres, à partir des provisions livrées deux fois par semaine, elle lavait le linge et entretenait même le grand jardin, taillant les arbres, retournant la terre et repiquant, offrant des bouquets d'iris et de roses bleu pâle qui s'accordaient avec le bleu éclatant des vêtements de Cristena.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

<em>Blanche-Neige, rouge sang</em> : une bonne idée dès lors qu'on apprécie les contes et leurs versions revisitées, malheureusement, j'ai trouvé les nouvelles assez inégales entre elles.

<strong>J'ai adoré certaines histoires, telles que</strong> <em><strong>Le Prince Grenouille</strong></em> de Gahan Wilson et <em><strong>Comme les voix d'une chorale d'ange</strong></em> de Leonard Rysdyk. Dans la première, Grenouille parle à son médecin de ce rêve récurrent dans lequel il est fils de roi, transformé en batracien amoureux d'une belle jeune femme. Délicieusement second degré jusque dans sa chute. La seconde est basée sur un conte dont le titre n'est pas dévoilé, puisque c'est tout l'intérêt de la chose: deviner où l'histoire nous conduit.

<strong><em>Miettes et cailloux</em></strong>, de Lisa Goldstein, est une <strong>version moderne, particulièrement sombre et réaliste d'<em>Hansel et Gretel</em></strong>. Ce serait ôté le "plaisir" des éventuels futurs lecteurs d'en dévoiler trop sur son intrigue, mais elle parle de deux soeurs qui se rappellent que leur mère, alors qu'elles étaient enfants, leur racontait beaucoup d'histoire. Beaucoup, mais pas Hansel et Gretel. Parce que cette histoire-là, elle l'a vécu et ne la raconte pas, jusqu'à ce moment où elle tombe gravement malade et où elle sait qu'il ne lui reste sans doute plus guère de temps pour dévoiler enfin la vérité à ses filles.

<em><strong>Perce-Neige</strong></em> de Tanith Lee, s'il ne m'a pas franchement emballé, peut se targuer d'un final excellent. <em><strong>Le Pont du Troll</strong></em>, de Neil Gaiman, se lit avec beaucoup de plaisir et d'envie. Et <em><strong>Les Enfants substituées</strong></em> de Mélanie Tem sont un régal, sorte de thriller de fantasy vraiment captivant. Esther M. Friesner quant à elle, nous offre un chat botté talentueux et martyrisé dans <strong><em>Chaton</em></strong>.

<strong>Les deux versions du Petit Chaperon rouge</strong>, <em>Carmina</em> de Wendy Wheeler et <em>Je t'égarerai dans les bois</em> de Kathe Koja, <strong>sont franchement lourdes</strong>. D'ailleurs, elles ne sont pas les seules.

Là, en l'occurrence, <strong>le manque d'originalité crève les yeux parce qu'elles sont placées l'une à la suite de l'autre</strong>. On a donc systématiquement un loup tout ce qu'il y a de plus humain, clairement obsédé sexuel à tendance pédophile (ils ont des vues très claires sur le petit chaperon rouge). En introduction, on nous fait remarquer que pour ces deux auteures, l'appétit sexuel est une constante chez le personnage du loup. Oui, en effet, on voit ça. Mais enfin, ça touche quand même beaucoup l'être humain comme appétit, pas besoin de se planquer derrière un personnage semi-animal pour ça. Les auteures auraient-elles grandies dans un couvent cerné par les bois ? Heureusement, <strong>l'une des deux nouvelles a tout de même droit à un final sympathique</strong>, l'autre, pas du tout. 

Dans le même registre, on a un ogre qui a sept petites dont on comprend bien qu'il dispose à sa guise, entre autres choses glauques qui se trament dans <em><strong>Petit Poucet</strong></em> de Steve Rasnic Tem. Honnêtement, étant donné certaines idées pires qu'étranges que ce type développe dans ce conte, je n'aimerais autant pas le croiser dans une ruelle sombre, il pourrait m'arriver des bricoles (et je n'ai pas tellement envie qu'on m'arrache la peau du visage pour que le chien la porte comme un masque) (je précise que je n'invente rien, tout est dans l'histoire).

J'aimerais savoir si les auteurs ont vécu une enfance traumatisante pour nous pondre ce genre d'histoires incestueuses bien immondes ?

<strong>J'ai été abominablement déçue par <em>La Reine des Neiges</em> de Patricia McKillip</strong>. J'en attendais peut-être beaucoup, étant donné que j'adore le conte originel, mais j'ai vraiment peiné à lire cette nouvelle. En prime, l'avoir attendue tout au long du bouquin, puisqu'elle est en toute fin d'ouvrage, pour une telle déception, j'étais contrite à cette lecture.

Gerda devient une nunuche finie, transparente, insipide, ne vivant que pour aimer Kay, un snobinard lançant des œillades de midinettes aux femmes plus sophistiquées que la sienne. D'entrée de jeu, je leur voulais du mal. Arrive la Reine des Neiges, chiante, qui jette son dévolu sur Kay. On se demande bien pourquoi si ce n'est pour coller un tant soit peu à l'histoire d'Andersen. On croise un seul personnage un peu sympa, il s'agit de la fille des brigands qui devient pour l'occasion une voleuse des rues particulièrement motivée par son travail. Seulement vingt-huit pages… mais longues, longues ! J'ai rarement peiné de la sorte. Et puis soyons honnêtes, l'auteur a oublié le meilleur personnage: le renne.

Au final, <strong>un résultat en demi-teinte</strong> en ce qui me concerne, <strong>du très bon</strong>, avec de bonnes idées, qui ne sombre pas systématiquement dans le gore pour prouver qu'on en a plus dans le pantalon, <strong>et du très glauque</strong>, avec tellement d'incestes et de coucheries que je me suis crue dans les bas-fonds de la littérature. (Je n'ai jamais fini <em>Les cent-vingt journées de Sodome</em>, ce n'est pas pour lui chercher des petits frères dans toutes mes lectures.)

Et puis, bon, d'accord, on ne juge pas un livre à sa couverture, c'est vrai, mais là, j'aurais du me méfier : je ne suis pas fan de cette illustration, ni du dessin, ni des couleurs, qui ne m'inspirent grand chose. Et j'aime bien, refermer un livre, et soupirer de contentement parce qu'en plus, je le trouve envoûtant à regarder. Bon, là, vu mon opinion mitigée sur ce que j'ai lu, je n'en ferai pas une affaire d'état.

<h2>Le grain de sable</h2>

Farfouillant sur le web, je suis tombée nez à pixels avec une autre chronique de ce recueil. Je l'ai trouvé particulièrement bien écrite, très drôle, et si son auteur n'a visiblement pas été enchanté par les mêmes nouvelles que moi, on est au moins d'accord sur une chose : <strong>l'illustration de couverture, pourquoi ?</strong>

Plutôt que de lui voler sa superbe intro de chronique (j'y ai songé un moment), je rends à Cid Vicious ce qu'il a écrit et vous pouvez le lire <a href="http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=-320680">ici</a>.

<h2>Sur le mur</h2>

Vous avez peut-être déjà vu ces versions sombres des princesses Disney qui circulaient sur la toile il y a quelques temps. En voici deux qui apparaissent dans ce recueil : Blanche-Neige et Rapunzel. Pour voir les autres <em lang="en">twisted princesses</em> de Jeffrey Thomas, rendez vous sur <a href="http://jeftoon01.deviantart.com/gallery/11344500" target="_blank">la galerie consacrée</a>.

<img class="aligncenter size-large wp-image-5570" alt="Snow White, de Jeffrey Thomas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/jeftoon01-Twisted-Princess-Snow-White-420x543.jpg" />

<img class="aligncenter size-large wp-image-5569" alt="Rapunzel, de Jeffrey Thomas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/jeftoon01-twisted-princess-rapunzel-420x543.jpg" />

<h2>Gramophone</h2>

Marilyn Manson - <em>I don't like the drugs (but the drugs like me)</em>

…parce que visiblement il y a des auteurs qui en prennent pas mal.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><em>Mythophages</em>, Editions Oxymore, pour des mythes revisités</li>

	<li><a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/contes-nouvelles/louis-batissier-le-nouveau-cabinet-des-fees/"><em>Le nouveau cabinet des fées</em></a>, Moutons électriques éditeur</li>

	<li>La série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/edouard-brasey-dir-chronique-de-sortileges-et-enchantements/"><em>Le Cabinet des fées</em></a>, Editions du chêne</li>
</ul>

<h2>A propos des anthologistes</h2>

<strong>Ellen Datlow</strong>, née en 1949, est éditrice. Elle a été rédacteur en chef d'<em>Omni</em>, magazine de science et science-fiction, et a publié les dix anthologies qui lui sont associées. Son travail est largement reconnu par ses pairs et elle collectionne les récompenses: Prix <em>Hugo </em>et <em>Locus </em>du meilleur éditeur, prix <em>Bram Stocker</em>, prix <em>World fantasy</em>, prix <em>International horror guild </em>et <em>Shirley Jackson </em>de la meilleure anthologie, etc.

<strong>Terri Windling</strong> est né en 1958 aux Etats-Unis. Enfant, son livre favori était <em>The golden book of fairytales</em>, et il inspira beaucoup son avenir. Aujourd'hui, elle est éditrice, anthologiste, écrivain, peintre, ... et se passionne toujours pour le merveilleux, travaillant avec Brian et Wendy Froud, Neil Gaiman ou encore Charles De Lint. Elle est l'auteur de <strong><em>L’Épouse de bois</em></strong> (Moutons électriques éditeurs). On partout son prénom écrit avec un -i à la fin, j'ignore si le -y de la couverture de cet ouvrage est une simple coquille (d'autant plus qu'à l'intérieur, on garde bien le -i).

Toutes deux collaborent depuis des années, elles co-éditent notamment les séries <em lang="en">Year's best fantasy and horror</em> et <em lang="en">Best horror of the year</em>. En 2013, elles publient l'anthologie <em lang="en">Queen Victoria's Book of spells</em>.

<h2>Références</h2>

<ul>
	<li>Editions Fleuve noir, Collection « Rendez-vous ailleurs », 370 pages, 2002.</li>
	<li>Couverture: Peinture de W. Siudmak</li>
</ul>

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.terriwindling.com/">site de Terry Windling</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.datlow.com/">site d'Ellen Daltow</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/page_accueil_site_editions_fleuve_noir&amp;1.html">site de Fleuve Noir</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/ellen-daltow-terry-windling-blanche-neige-rouge-sang-206x311.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="ellen-daltow-terry-windling-blanche-neige-rouge-sang" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Dix-sept contes de fées revisités par autant d'auteurs anglo-saxons, parfois transposés dans le monde moderne, certains teintés d'érotisme ou d'angoisse.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le mari de Cristena la délaissa après seulement un mois de mariage, pour un voyage d'affaire dans un pays lointain. Lorsqu'elle l'avait épousé, elle savait déjà que ce serait ainsi, qu'elle serait fréquemment seule. Son rôle serait de vivre dans leur belle demeure au-dessus du lac, comme le centre bleuté d'un mécanisme bien huilé. La maison se nettoyait et se parfumait d'elle-même, elle préparait les repas selon ses ordres, à partir des provisions livrées deux fois par semaine, elle lavait le linge et entretenait même le grand jardin, taillant les arbres, retournant la terre et repiquant, offrant des bouquets d'iris et de roses bleu pâle qui s'accordaient avec le bleu éclatant des vêtements de Cristena.</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

<em>Blanche-Neige, rouge sang</em> : une bonne idée dès lors qu'on apprécie les contes et leurs versions revisitées, malheureusement, j'ai trouvé les nouvelles assez inégales entre elles.

<strong>J'ai adoré certaines histoires, telles que</strong> <em><strong>Le Prince Grenouille</strong></em> de Gahan Wilson et <em><strong>Comme les voix d'une chorale d'ange</strong></em> de Leonard Rysdyk. Dans la première, Grenouille parle à son médecin de ce rêve récurrent dans lequel il est fils de roi, transformé en batracien amoureux d'une belle jeune femme. Délicieusement second degré jusque dans sa chute. La seconde est basée sur un conte dont le titre n'est pas dévoilé, puisque c'est tout l'intérêt de la chose: deviner où l'histoire nous conduit.

<strong><em>Miettes et cailloux</em></strong>, de Lisa Goldstein, est une <strong>version moderne, particulièrement sombre et réaliste d'<em>Hansel et Gretel</em></strong>. Ce serait ôté le "plaisir" des éventuels futurs lecteurs d'en dévoiler trop sur son intrigue, mais elle parle de deux soeurs qui se rappellent que leur mère, alors qu'elles étaient enfants, leur racontait beaucoup d'histoire. Beaucoup, mais pas Hansel et Gretel. Parce que cette histoire-là, elle l'a vécu et ne la raconte pas, jusqu'à ce moment où elle tombe gravement malade et où elle sait qu'il ne lui reste sans doute plus guère de temps pour dévoiler enfin la vérité à ses filles.

<em><strong>Perce-Neige</strong></em> de Tanith Lee, s'il ne m'a pas franchement emballé, peut se targuer d'un final excellent. <em><strong>Le Pont du Troll</strong></em>, de Neil Gaiman, se lit avec beaucoup de plaisir et d'envie. Et <em><strong>Les Enfants substituées</strong></em> de Mélanie Tem sont un régal, sorte de thriller de fantasy vraiment captivant. Esther M. Friesner quant à elle, nous offre un chat botté talentueux et martyrisé dans <strong><em>Chaton</em></strong>.

<strong>Les deux versions du Petit Chaperon rouge</strong>, <em>Carmina</em> de Wendy Wheeler et <em>Je t'égarerai dans les bois</em> de Kathe Koja, <strong>sont franchement lourdes</strong>. D'ailleurs, elles ne sont pas les seules.

Là, en l'occurrence, <strong>le manque d'originalité crève les yeux parce qu'elles sont placées l'une à la suite de l'autre</strong>. On a donc systématiquement un loup tout ce qu'il y a de plus humain, clairement obsédé sexuel à tendance pédophile (ils ont des vues très claires sur le petit chaperon rouge). En introduction, on nous fait remarquer que pour ces deux auteures, l'appétit sexuel est une constante chez le personnage du loup. Oui, en effet, on voit ça. Mais enfin, ça touche quand même beaucoup l'être humain comme appétit, pas besoin de se planquer derrière un personnage semi-animal pour ça. Les auteures auraient-elles grandies dans un couvent cerné par les bois ? Heureusement, <strong>l'une des deux nouvelles a tout de même droit à un final sympathique</strong>, l'autre, pas du tout. 

Dans le même registre, on a un ogre qui a sept petites dont on comprend bien qu'il dispose à sa guise, entre autres choses glauques qui se trament dans <em><strong>Petit Poucet</strong></em> de Steve Rasnic Tem. Honnêtement, étant donné certaines idées pires qu'étranges que ce type développe dans ce conte, je n'aimerais autant pas le croiser dans une ruelle sombre, il pourrait m'arriver des bricoles (et je n'ai pas tellement envie qu'on m'arrache la peau du visage pour que le chien la porte comme un masque) (je précise que je n'invente rien, tout est dans l'histoire).

J'aimerais savoir si les auteurs ont vécu une enfance traumatisante pour nous pondre ce genre d'histoires incestueuses bien immondes ?

<strong>J'ai été abominablement déçue par <em>La Reine des Neiges</em> de Patricia McKillip</strong>. J'en attendais peut-être beaucoup, étant donné que j'adore le conte originel, mais j'ai vraiment peiné à lire cette nouvelle. En prime, l'avoir attendue tout au long du bouquin, puisqu'elle est en toute fin d'ouvrage, pour une telle déception, j'étais contrite à cette lecture.

Gerda devient une nunuche finie, transparente, insipide, ne vivant que pour aimer Kay, un snobinard lançant des œillades de midinettes aux femmes plus sophistiquées que la sienne. D'entrée de jeu, je leur voulais du mal. Arrive la Reine des Neiges, chiante, qui jette son dévolu sur Kay. On se demande bien pourquoi si ce n'est pour coller un tant soit peu à l'histoire d'Andersen. On croise un seul personnage un peu sympa, il s'agit de la fille des brigands qui devient pour l'occasion une voleuse des rues particulièrement motivée par son travail. Seulement vingt-huit pages… mais longues, longues ! J'ai rarement peiné de la sorte. Et puis soyons honnêtes, l'auteur a oublié le meilleur personnage: le renne.

Au final, <strong>un résultat en demi-teinte</strong> en ce qui me concerne, <strong>du très bon</strong>, avec de bonnes idées, qui ne sombre pas systématiquement dans le gore pour prouver qu'on en a plus dans le pantalon, <strong>et du très glauque</strong>, avec tellement d'incestes et de coucheries que je me suis crue dans les bas-fonds de la littérature. (Je n'ai jamais fini <em>Les cent-vingt journées de Sodome</em>, ce n'est pas pour lui chercher des petits frères dans toutes mes lectures.)

Et puis, bon, d'accord, on ne juge pas un livre à sa couverture, c'est vrai, mais là, j'aurais du me méfier : je ne suis pas fan de cette illustration, ni du dessin, ni des couleurs, qui ne m'inspirent grand chose. Et j'aime bien, refermer un livre, et soupirer de contentement parce qu'en plus, je le trouve envoûtant à regarder. Bon, là, vu mon opinion mitigée sur ce que j'ai lu, je n'en ferai pas une affaire d'état.

<h2>Le grain de sable</h2>

Farfouillant sur le web, je suis tombée nez à pixels avec une autre chronique de ce recueil. Je l'ai trouvé particulièrement bien écrite, très drôle, et si son auteur n'a visiblement pas été enchanté par les mêmes nouvelles que moi, on est au moins d'accord sur une chose : <strong>l'illustration de couverture, pourquoi ?</strong>

Plutôt que de lui voler sa superbe intro de chronique (j'y ai songé un moment), je rends à Cid Vicious ce qu'il a écrit et vous pouvez le lire <a href="http://www.noosfere.com/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=-320680">ici</a>.

<h2>Sur le mur</h2>

Vous avez peut-être déjà vu ces versions sombres des princesses Disney qui circulaient sur la toile il y a quelques temps. En voici deux qui apparaissent dans ce recueil : Blanche-Neige et Rapunzel. Pour voir les autres <em lang="en">twisted princesses</em> de Jeffrey Thomas, rendez vous sur <a href="http://jeftoon01.deviantart.com/gallery/11344500" target="_blank">la galerie consacrée</a>.

<img class="aligncenter size-large wp-image-5570" alt="Snow White, de Jeffrey Thomas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/jeftoon01-Twisted-Princess-Snow-White-420x543.jpg" />

<img class="aligncenter size-large wp-image-5569" alt="Rapunzel, de Jeffrey Thomas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/jeftoon01-twisted-princess-rapunzel-420x543.jpg" />

<h2>Gramophone</h2>

Marilyn Manson - <em>I don't like the drugs (but the drugs like me)</em>

…parce que visiblement il y a des auteurs qui en prennent pas mal.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><em>Mythophages</em>, Editions Oxymore, pour des mythes revisités</li>

	<li><a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/contes-nouvelles/louis-batissier-le-nouveau-cabinet-des-fees/"><em>Le nouveau cabinet des fées</em></a>, Moutons électriques éditeur</li>

	<li>La série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/edouard-brasey-dir-chronique-de-sortileges-et-enchantements/"><em>Le Cabinet des fées</em></a>, Editions du chêne</li>
</ul>

<h2>A propos des anthologistes</h2>

<strong>Ellen Datlow</strong>, née en 1949, est éditrice. Elle a été rédacteur en chef d'<em>Omni</em>, magazine de science et science-fiction, et a publié les dix anthologies qui lui sont associées. Son travail est largement reconnu par ses pairs et elle collectionne les récompenses: Prix <em>Hugo </em>et <em>Locus </em>du meilleur éditeur, prix <em>Bram Stocker</em>, prix <em>World fantasy</em>, prix <em>International horror guild </em>et <em>Shirley Jackson </em>de la meilleure anthologie, etc.

<strong>Terri Windling</strong> est né en 1958 aux Etats-Unis. Enfant, son livre favori était <em>The golden book of fairytales</em>, et il inspira beaucoup son avenir. Aujourd'hui, elle est éditrice, anthologiste, écrivain, peintre, ... et se passionne toujours pour le merveilleux, travaillant avec Brian et Wendy Froud, Neil Gaiman ou encore Charles De Lint. Elle est l'auteur de <strong><em>L’Épouse de bois</em></strong> (Moutons électriques éditeurs). On partout son prénom écrit avec un -i à la fin, j'ignore si le -y de la couverture de cet ouvrage est une simple coquille (d'autant plus qu'à l'intérieur, on garde bien le -i).

Toutes deux collaborent depuis des années, elles co-éditent notamment les séries <em lang="en">Year's best fantasy and horror</em> et <em lang="en">Best horror of the year</em>. En 2013, elles publient l'anthologie <em lang="en">Queen Victoria's Book of spells</em>.

<h2>Références</h2>

<ul>
	<li>Editions Fleuve noir, Collection « Rendez-vous ailleurs », 370 pages, 2002.</li>
	<li>Couverture: Peinture de W. Siudmak</li>
</ul>

<h2>Liens</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.terriwindling.com/">site de Terry Windling</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.datlow.com/">site d'Ellen Daltow</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/page_accueil_site_editions_fleuve_noir&amp;1.html">site de Fleuve Noir</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Richard Marsh - Curios</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/richard-marsh-curios/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/richard-marsh-curios/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Jan 2013 13:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Marsh]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=5433</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/curios-206x324.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="curios" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Huit nouvelles mettent en scène Messieurs Tress et Pugh, <strong>deux gentlemen collectionneurs de curiosités</strong>. Une pipe étrange, un phonographe hanté, un cabinet précieux, une icône qui cache un secret, un casse-tête mystérieux, une main coupée, un œuf de grand pingouin, une bague maléfique ; tels sont les objets qui composent les cabinets de curiosités des deux compères dont les querelles ne lassent pas nous amuser.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>
<p style="text-align: left;">Randolph Crescent, N. W.
Mon cher Pugh,
J’espère que vous apprécierez la pipe ci-jointe. Elle constitue un curieux exemple de certaine tradition indienne de la sculpture, ainsi qu’un cadeau de la part de
Votre dévoué,
Joseph Tress</p>
C’était très généreux de la part de Tress — vraiment très généreux ! D’autant plus qu’il n’était pas dans ses habitudes d’offrir des présents à quiconque, ainsi que je le savais bien. Et, à vrai dire, lorsque je vis de quelle sorte de pipe il s’agissait, j’en fus stupéfait. Elle reposait dans un coffret en bois de santal, lui-même décoré de remarquables gravures.

"La pipe"</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
C’est en 1898 que parait le recueil <em>Curios</em>. Certaines de ses nouvelles sont parues plus tôt dans des revues. On y retrouve les collectionneurs Mr Tress et Mr Pugh qui, tour à tour, relatent une aventure liée à <strong>un objet digne d’un cabinet de curiosité</strong>. On retrouve tout à fait l’ambiance fin de siècle britannique !

<strong>Mystère, fantastique et humour</strong> sont les ingrédients clés de ces nouvelles. Mystère, avec les nouvelles<em> La pipe</em>, <em>L’icône</em>, <em>Le casse-tête</em>,<em> L’œuf de grand pingouin</em> et <em>La bague</em>. Un mystère qui flirte parfois avec le policier, comme dans <em>Le cabinet</em> où un humour subtil vient donner toute sa dimension à la nouvelle. Le mystère côtoie aussi le fantastique comme dans <em>Le phonographe</em>. Ici, Pugh croit que le phonographe qu’il vient d’acquérir est hanté par une femme assassinée…

Mais<strong> l’humour est la touche qui vient sublimer ces récits victoriens</strong>. La relation entre Pugh et Tress est comme une sorte de duel. Vainqueur sera celui qui aura la plus belle pièce, la plus belle collection. Et pour gagner, tous les coups sont permis ! Mais tout en finesse ; ce sont des gentlemen…

Une fois la lecture terminée, on aurait souhaité que quelques autres curiosités continuent de mettre en scène nos deux compères ! <strong>Deux bonus</strong> apportent un plus à ce recueil : une biographie de l’auteur et un article (<em>Les Fileurs d’Histoires</em>) paru en 1900 dans <em>The Academy</em> et qui s’amuse à rabaisser la littérature populaire et notamment Richard Marsh.
<h2>Gramophone</h2>
L’album <em>A Blessed Unrest</em> de A Parlour Trick. Une <strong>musique de chambre, hantée</strong>, avec des passages dark ambient. L’album est <a href="http://theparlourtrick.bandcamp.com/album/a-blessed-unrest" target="_blank">en écoute sur Bandcamp</a>.
<h2>À propos de Richard Marsh</h2>
Richard Bernard Heldmann est né à Londres en 1857. Il se consacre assez tôt à l’écriture puis choisit le pseudonyme Richard Marsh. Ses récits occupent les pages de célèbres magazines comme <em>The Strand</em> et <em>The Idler</em>. Cet auteur prolifique (il publia 80 livres sur 20 ans de carrière) devient renommé dans le domaine du thriller victorien. Son œuvre la plus connue est <em>Le Scarabée</em> (<em>The Beetle</em>), paru la même année que le <em>Dracula</em> de Bram Stocker, en 1897.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>E-baskerville, ebook, traduit par Jean-Daniel Brèque, 2012 (disponible sur le site des Moutons Électriques)</li>
	<li>Existe aussi en version papier chez Rivière blanche, 264 pages, 2011</li>
	<li>Titre original : <em>Curios, Some Strange Adventures of Two Bachelor</em></li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://blog.moutons-electriques.fr/tag/e-baskerville/" target="_blank">Petit topos sur Les éditions « e-Baskerville »</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/curios-206x324.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="curios" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Huit nouvelles mettent en scène Messieurs Tress et Pugh, <strong>deux gentlemen collectionneurs de curiosités</strong>. Une pipe étrange, un phonographe hanté, un cabinet précieux, une icône qui cache un secret, un casse-tête mystérieux, une main coupée, un œuf de grand pingouin, une bague maléfique ; tels sont les objets qui composent les cabinets de curiosités des deux compères dont les querelles ne lassent pas nous amuser.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>
<p style="text-align: left;">Randolph Crescent, N. W.
Mon cher Pugh,
J’espère que vous apprécierez la pipe ci-jointe. Elle constitue un curieux exemple de certaine tradition indienne de la sculpture, ainsi qu’un cadeau de la part de
Votre dévoué,
Joseph Tress</p>
C’était très généreux de la part de Tress — vraiment très généreux ! D’autant plus qu’il n’était pas dans ses habitudes d’offrir des présents à quiconque, ainsi que je le savais bien. Et, à vrai dire, lorsque je vis de quelle sorte de pipe il s’agissait, j’en fus stupéfait. Elle reposait dans un coffret en bois de santal, lui-même décoré de remarquables gravures.

"La pipe"</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
C’est en 1898 que parait le recueil <em>Curios</em>. Certaines de ses nouvelles sont parues plus tôt dans des revues. On y retrouve les collectionneurs Mr Tress et Mr Pugh qui, tour à tour, relatent une aventure liée à <strong>un objet digne d’un cabinet de curiosité</strong>. On retrouve tout à fait l’ambiance fin de siècle britannique !

<strong>Mystère, fantastique et humour</strong> sont les ingrédients clés de ces nouvelles. Mystère, avec les nouvelles<em> La pipe</em>, <em>L’icône</em>, <em>Le casse-tête</em>,<em> L’œuf de grand pingouin</em> et <em>La bague</em>. Un mystère qui flirte parfois avec le policier, comme dans <em>Le cabinet</em> où un humour subtil vient donner toute sa dimension à la nouvelle. Le mystère côtoie aussi le fantastique comme dans <em>Le phonographe</em>. Ici, Pugh croit que le phonographe qu’il vient d’acquérir est hanté par une femme assassinée…

Mais<strong> l’humour est la touche qui vient sublimer ces récits victoriens</strong>. La relation entre Pugh et Tress est comme une sorte de duel. Vainqueur sera celui qui aura la plus belle pièce, la plus belle collection. Et pour gagner, tous les coups sont permis ! Mais tout en finesse ; ce sont des gentlemen…

Une fois la lecture terminée, on aurait souhaité que quelques autres curiosités continuent de mettre en scène nos deux compères ! <strong>Deux bonus</strong> apportent un plus à ce recueil : une biographie de l’auteur et un article (<em>Les Fileurs d’Histoires</em>) paru en 1900 dans <em>The Academy</em> et qui s’amuse à rabaisser la littérature populaire et notamment Richard Marsh.
<h2>Gramophone</h2>
L’album <em>A Blessed Unrest</em> de A Parlour Trick. Une <strong>musique de chambre, hantée</strong>, avec des passages dark ambient. L’album est <a href="http://theparlourtrick.bandcamp.com/album/a-blessed-unrest" target="_blank">en écoute sur Bandcamp</a>.
<h2>À propos de Richard Marsh</h2>
Richard Bernard Heldmann est né à Londres en 1857. Il se consacre assez tôt à l’écriture puis choisit le pseudonyme Richard Marsh. Ses récits occupent les pages de célèbres magazines comme <em>The Strand</em> et <em>The Idler</em>. Cet auteur prolifique (il publia 80 livres sur 20 ans de carrière) devient renommé dans le domaine du thriller victorien. Son œuvre la plus connue est <em>Le Scarabée</em> (<em>The Beetle</em>), paru la même année que le <em>Dracula</em> de Bram Stocker, en 1897.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>E-baskerville, ebook, traduit par Jean-Daniel Brèque, 2012 (disponible sur le site des Moutons Électriques)</li>
	<li>Existe aussi en version papier chez Rivière blanche, 264 pages, 2011</li>
	<li>Titre original : <em>Curios, Some Strange Adventures of Two Bachelor</em></li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://blog.moutons-electriques.fr/tag/e-baskerville/" target="_blank">Petit topos sur Les éditions « e-Baskerville »</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Collectif - L&#039;Ombre tapie dans le coin et autres histoires de&#160;fantômes</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/collectif-lombre-tapie-dans-le-coin-et-autres-histoires-de-fantomes/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/collectif-lombre-tapie-dans-le-coin-et-autres-histoires-de-fantomes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2012 10:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Qimen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[fantômes]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Finné]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/Finne_anth_Ombre-tapie-dans-un-coin-206x333.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de l&#039;Ombre tapie dans un coin" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Avez-vous déjà ressenti ces déjà-vus glaçants, ces pressentiments inquiets ou ces visions cauchemardesques qui vous font douter de votre état d’éveil ou de votre santé mentale ? <strong>Les fantômes des onze nouvelles de cette anthologie d’auteures victoriennes susciteront en vous tour à tour le doute, l’incrédulité, l’angoisse et l’effroi.</strong>

Qu’ils soient apparents ou cachés, devinés ou avérés, la lecture de leurs histoires laissera en vous une empreinte certaine, qui vous mènera à interroger du regard les ombres tapies dans les coins de votre maison et celles qui ondulent dans le coin de votre œil, lorsqu’elles pensent que vous ne les regardez plus…
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Rien de plus facile pour moi que de vous raconter une histoire de fantômes : j’en entends depuis mon enfance. On m’a appris à croire en eux. Je ne parle pas des récits de bonnes femmes qui évoquent des spectres en suaires, des crânes ricanants ou d’effroyables gobelins. Je parle des authentiques apparitions, après leur mort, de personnes bien connues en ce monde et revêtues des vêtements qu’elles portaient lorsqu’elles évoluaient parmi nous.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Je suis tombée sur cette anthologie un peu par hasard, et le quatrième de couverture, bien qu'intéressant, m’avait laissée sceptique : superstitieuse et nyctophobe, les histoires de fantômes ne sont pas ma tasse de thé. Mais par désespoir littéraire, je m’y suis mise. Quelle bonne surprise ce fut !

Il faut dire que Jacques Finné, traducteur et responsable de cette anthologie, n’en est pas à son premier coup : en 2000, il avait déjà fait paraître une anthologie similaire, intitulée <em>Les fantômes des Victoriennes</em>, chez le même éditeur.

Il récidive, rassemblant onze nouvelles de dix auteures, écrites à cheval sur la fin du règne de Victoria et celui d’Édouard VII, en plein déclin de la culture victorienne et de ses carcans. Car s'il existe un point commun à presque toutes ces auteures, c’est <strong>leur refus des conventions sociales et littéraires</strong>.

Inspirées des <em lang="en">New Women</em>, voire carrément du féminisme, ces auteures ont participé au renouveau de la littérature britannique et même américaine, aux côtés d'Henry James, Charles Dickens, Joseph Sheridan Le Fanu ou encore Oscar Wilde. Aujourd’hui peu connue, voire oubliée, leur production souvent prolifique et leur rôle dans le développement des magazines littéraires modernes n’ont pourtant rien à envier à leurs collègues masculins, passés, eux, à la postérité.

Si leurs histoires de fantômes respectent certains poncifs, tels la brume, le mauvais temps, des paysages et des demeures lugubres, <strong>elles recèlent surtout nombre de nouveautés pour les <em lang="en">ghost stories</em> de l'époque</strong>, marquées par l'influence littéraire de Henry James – et, bien que Jacques Finné n'y fasse guère allusion, par l'influence de William James sur l'engouement pour la psychologie.

<strong>La forme de ces histoires peut ainsi être inhabituelle</strong> : <em>La Vérité, toute la vérité, rien que la vérité</em> de Rhoda Broughton (1873) est un récit épistolaire, où le fantôme, non content d’être aussi discret et invisible qu’une pièce secrète, se révèle de manière indirecte, par fragments, lettre après lettre – originalité qu’on ne retrouvera qu’en 1897 avec la publication de… <em>Dracula</em>.

D’autres récits privilégient aussi <strong>un accès particulier au surnaturel</strong>, un medium spécifique qui est souvent le regard d’un être apparemment innocent : un enfant (<em>La Villa Lucienne</em> d'Ella D’Arcy, 1896), un chien (<em>Une promesse est une promesse</em> de Mary Cholmondeley, 1890), ou encore un point de vue précis, tel qu’un emplacement sur une route déserte (<em>La voiture pourpre</em> d'Edith Nesbit, 1910).

Dans cette dernière nouvelle, le fantôme n’est d'ailleurs pas une personne, mais, chose plus rare dans la littérature fantastique victorienne, un objet, une machine moderne. Enfin, si certains fantômes apparaissent pour eux-mêmes, délivrant un ultime message (<em>Ce qui se passa à la gare de Grover</em> de Willa Cather, 1900), ressassant les jours heureux et leur fin tragique (<em>Le portrait disparu</em> de Mrs. Alfred Baldwin, 1895), ou protégeant un endroit qui leur fut cher (<em>Terrain à vendre</em> de Mary Eleanor Wilkins-Freeman, 1903), <strong>d'autres sont de pures rémanences, sédiments venimeux et indélébiles</strong>, comme celui de l'histoire qui donne son titre à l'anthologie, <em>L'Ombre tapie dans le coin</em> de Mary Elizabeth Braddon (1879), où une jeune fille se trouve acculée par le destin funeste du précédent occupant de sa chambre.

<strong>Toutes ces histoires de fantômes se distinguent par la finesse de leur écriture</strong> : l'attention aux détails dans la description des paysages et du décor, des toilettes et des mœurs ; la place accordée à la psychologie des personnages, leurs émotions et leurs motivations ; la dimension ouverte des récits, c’est-à-dire la non résolution de toutes les facettes de l’histoire, qui leur permet de hanter, à leur tour, celles et ceux qui les lisent.

Laissez donc le frisson de peur et de plaisir s’insinuer en vous, ces œuvres des dernières Victoriennes ne vous décevront pas !
<h2>Le grain de sable</h2>
Les récits ont paru entre 1867 et 1910.
<h2>Gramophone</h2>
<ul>
	<li>Franz Schubert, <em lang="de">Der Erlkönig</em>, Op. 1 - D. 328, 1821 (interprété par Fiescher-Diskau).</li>
	<li>Hector Berlioz, <em>Les Nuits d'été</em>, Op. 7, 1841 (interprétées par Régine Crespin).</li>
</ul>
<h2>Sur le mur</h2>
L'ombre mouvante et hypnotisante d'un photophore.
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li>Jacques Finné, (éd.), <em>Les fantômes des Victoriennes</em>, éd. José Corti, 2000</li>
	<li>Jean-Pierre Krémer, (éd.), <em>Les fantômes des Victoriens</em>, éd. José Corti, 2000</li>
	<li>La maison d'édition spécialisée <span lang="en">Ash Tree Press</span>.</li>
</ul>
<h2>À propos des Victoriennes</h2>
Jacques Finné nous fait l’immense plaisir de consacrer plusieurs pages de bio-bibliographie à chaque auteure (dont une est malheureusement anonyme), ainsi que d’une courte postface qui plante littéralement le décor de cette seconde anthologie.

<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5127#main"><img class="alignnone wp-image-5127" title="victoriennes_ghost-stories" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/victoriennes_ghost-stories.png" alt="Portraits des auteures victoriennes de L'Ombre tapie dans un coin" width="344" height="409" /></a>
<h2>Références</h2>
Éditions José Corti, collection Domaine Romantique, 2011, 294 p.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.jose-corti.fr/titresromantiques/">Les éditions José Corti et leur collection Domaine Romantique</a></li>
	<li><a href="http://www.ash-tree.bc.ca/">Les éditions Ash Tree Press</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/Finne_anth_Ombre-tapie-dans-un-coin-206x333.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de l&#039;Ombre tapie dans un coin" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Avez-vous déjà ressenti ces déjà-vus glaçants, ces pressentiments inquiets ou ces visions cauchemardesques qui vous font douter de votre état d’éveil ou de votre santé mentale ? <strong>Les fantômes des onze nouvelles de cette anthologie d’auteures victoriennes susciteront en vous tour à tour le doute, l’incrédulité, l’angoisse et l’effroi.</strong>

Qu’ils soient apparents ou cachés, devinés ou avérés, la lecture de leurs histoires laissera en vous une empreinte certaine, qui vous mènera à interroger du regard les ombres tapies dans les coins de votre maison et celles qui ondulent dans le coin de votre œil, lorsqu’elles pensent que vous ne les regardez plus…
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Rien de plus facile pour moi que de vous raconter une histoire de fantômes : j’en entends depuis mon enfance. On m’a appris à croire en eux. Je ne parle pas des récits de bonnes femmes qui évoquent des spectres en suaires, des crânes ricanants ou d’effroyables gobelins. Je parle des authentiques apparitions, après leur mort, de personnes bien connues en ce monde et revêtues des vêtements qu’elles portaient lorsqu’elles évoluaient parmi nous.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Je suis tombée sur cette anthologie un peu par hasard, et le quatrième de couverture, bien qu'intéressant, m’avait laissée sceptique : superstitieuse et nyctophobe, les histoires de fantômes ne sont pas ma tasse de thé. Mais par désespoir littéraire, je m’y suis mise. Quelle bonne surprise ce fut !

Il faut dire que Jacques Finné, traducteur et responsable de cette anthologie, n’en est pas à son premier coup : en 2000, il avait déjà fait paraître une anthologie similaire, intitulée <em>Les fantômes des Victoriennes</em>, chez le même éditeur.

Il récidive, rassemblant onze nouvelles de dix auteures, écrites à cheval sur la fin du règne de Victoria et celui d’Édouard VII, en plein déclin de la culture victorienne et de ses carcans. Car s'il existe un point commun à presque toutes ces auteures, c’est <strong>leur refus des conventions sociales et littéraires</strong>.

Inspirées des <em lang="en">New Women</em>, voire carrément du féminisme, ces auteures ont participé au renouveau de la littérature britannique et même américaine, aux côtés d'Henry James, Charles Dickens, Joseph Sheridan Le Fanu ou encore Oscar Wilde. Aujourd’hui peu connue, voire oubliée, leur production souvent prolifique et leur rôle dans le développement des magazines littéraires modernes n’ont pourtant rien à envier à leurs collègues masculins, passés, eux, à la postérité.

Si leurs histoires de fantômes respectent certains poncifs, tels la brume, le mauvais temps, des paysages et des demeures lugubres, <strong>elles recèlent surtout nombre de nouveautés pour les <em lang="en">ghost stories</em> de l'époque</strong>, marquées par l'influence littéraire de Henry James – et, bien que Jacques Finné n'y fasse guère allusion, par l'influence de William James sur l'engouement pour la psychologie.

<strong>La forme de ces histoires peut ainsi être inhabituelle</strong> : <em>La Vérité, toute la vérité, rien que la vérité</em> de Rhoda Broughton (1873) est un récit épistolaire, où le fantôme, non content d’être aussi discret et invisible qu’une pièce secrète, se révèle de manière indirecte, par fragments, lettre après lettre – originalité qu’on ne retrouvera qu’en 1897 avec la publication de… <em>Dracula</em>.

D’autres récits privilégient aussi <strong>un accès particulier au surnaturel</strong>, un medium spécifique qui est souvent le regard d’un être apparemment innocent : un enfant (<em>La Villa Lucienne</em> d'Ella D’Arcy, 1896), un chien (<em>Une promesse est une promesse</em> de Mary Cholmondeley, 1890), ou encore un point de vue précis, tel qu’un emplacement sur une route déserte (<em>La voiture pourpre</em> d'Edith Nesbit, 1910).

Dans cette dernière nouvelle, le fantôme n’est d'ailleurs pas une personne, mais, chose plus rare dans la littérature fantastique victorienne, un objet, une machine moderne. Enfin, si certains fantômes apparaissent pour eux-mêmes, délivrant un ultime message (<em>Ce qui se passa à la gare de Grover</em> de Willa Cather, 1900), ressassant les jours heureux et leur fin tragique (<em>Le portrait disparu</em> de Mrs. Alfred Baldwin, 1895), ou protégeant un endroit qui leur fut cher (<em>Terrain à vendre</em> de Mary Eleanor Wilkins-Freeman, 1903), <strong>d'autres sont de pures rémanences, sédiments venimeux et indélébiles</strong>, comme celui de l'histoire qui donne son titre à l'anthologie, <em>L'Ombre tapie dans le coin</em> de Mary Elizabeth Braddon (1879), où une jeune fille se trouve acculée par le destin funeste du précédent occupant de sa chambre.

<strong>Toutes ces histoires de fantômes se distinguent par la finesse de leur écriture</strong> : l'attention aux détails dans la description des paysages et du décor, des toilettes et des mœurs ; la place accordée à la psychologie des personnages, leurs émotions et leurs motivations ; la dimension ouverte des récits, c’est-à-dire la non résolution de toutes les facettes de l’histoire, qui leur permet de hanter, à leur tour, celles et ceux qui les lisent.

Laissez donc le frisson de peur et de plaisir s’insinuer en vous, ces œuvres des dernières Victoriennes ne vous décevront pas !
<h2>Le grain de sable</h2>
Les récits ont paru entre 1867 et 1910.
<h2>Gramophone</h2>
<ul>
	<li>Franz Schubert, <em lang="de">Der Erlkönig</em>, Op. 1 - D. 328, 1821 (interprété par Fiescher-Diskau).</li>
	<li>Hector Berlioz, <em>Les Nuits d'été</em>, Op. 7, 1841 (interprétées par Régine Crespin).</li>
</ul>
<h2>Sur le mur</h2>
L'ombre mouvante et hypnotisante d'un photophore.
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li>Jacques Finné, (éd.), <em>Les fantômes des Victoriennes</em>, éd. José Corti, 2000</li>
	<li>Jean-Pierre Krémer, (éd.), <em>Les fantômes des Victoriens</em>, éd. José Corti, 2000</li>
	<li>La maison d'édition spécialisée <span lang="en">Ash Tree Press</span>.</li>
</ul>
<h2>À propos des Victoriennes</h2>
Jacques Finné nous fait l’immense plaisir de consacrer plusieurs pages de bio-bibliographie à chaque auteure (dont une est malheureusement anonyme), ainsi que d’une courte postface qui plante littéralement le décor de cette seconde anthologie.

<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5127#main"><img class="alignnone wp-image-5127" title="victoriennes_ghost-stories" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/victoriennes_ghost-stories.png" alt="Portraits des auteures victoriennes de L'Ombre tapie dans un coin" width="344" height="409" /></a>
<h2>Références</h2>
Éditions José Corti, collection Domaine Romantique, 2011, 294 p.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.jose-corti.fr/titresromantiques/">Les éditions José Corti et leur collection Domaine Romantique</a></li>
	<li><a href="http://www.ash-tree.bc.ca/">Les éditions Ash Tree Press</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Jean Richepin - Le Coin des fous&#160;: histoires horribles</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/jean-richepin-le-coin-des-fous-histoires-horribles/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/jean-richepin-le-coin-des-fous-histoires-horribles/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Sep 2012 09:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[jean richepin]]></category>
		<category><![CDATA[tragédie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/le-coin-des-fous-206x316.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="le-coin-des-fous" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Les Éditions du Chat Rouge rééditent <em>Le Coin des fous</em>, recueil de nouvelles de Jean Richepin paru initialement en 1921. Au menu, la folie à travers 23 histoires courtes où le fantastique côtoie la tragédie ; le tout non sans humour…
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le première fois que les deux jeunes gens avaient assisté à cette étrange scène, ils n’y avaient rien soupçonné d’étrange, et c’est à peine seulement s’ils y avaient pris garde.
« Lilith »</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
<strong>Ces 23 nouvelles très courtes se lisent avec délice</strong> : elles contiennent un savant mélange de fantastique, de tragédie et une pincée d'humour. Si ces histoires se veulent horribles, elles le sont d’autant plus par la chute qui « enfonce le clou » à chaque fois. Jean Richepin n’y va pas de main morte.

Un perroquet qui détient un secret incroyable ; un coffre rouge qui renferme un trésor ; un peintre qui est ferait tout pour réaliser un chef-d’œuvre ; un horloger prêt à tout pour réparer une antique horloge... <strong>Autant de cas tragiques racontés avec une chute étonnante</strong>, et cela en très peu de pages.

Ce recueil s’intitule <em>Le Coin des fous</em> à juste titre. Personnages loufoques, intrigues improbables (tout comme la destinée de certains personnages). En quelques pages, l’auteur sait tout faire chuter sans que l’on s’y attende. <strong>Une touche grotesque fait que l’on passe du tragique au comique</strong> ; un humour noir absolument génial.

Gérald Duchemin nous gâte à nouveau d’<strong>une préface non seulement très intéressante, mais aussi vraiment bien écrite</strong>. Lui non plus n’y va pas de main morte… Son talent d’écrivain enrichi cette édition dont le contenant est aussi beau que les autres parutions du Chat Rouge. Merci donc à cet éditeur de nous faire (re)découvrir Jean Richepin à travers ces histoires horriblement délicieuses !
<h2>Le grain de sable</h2>
Ces histoires sont initialement parues entre 1892 et 1900 dans les journaux.
<h2>Gramophone</h2>
Le dément <em>The Corpse of Rebirth</em> de A Forest of Stars.
<h2>Sur le mur</h2>
Un miroir ancien qui renverrait un étrange regard. En effet, comme le souligne Gérald Duchemin dans sa préface, le regard tient une certaine place dans le recueil : plusieurs nouvelles lui sont consacrées.
<h2>À propos de Jean Richepin</h2>
<img class="alignleft size-medium wp-image-4838" title="jean_richepin" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/09/jean_richepin-206x315.jpg" alt="jean_richepin" />Né en Algérie en 1849, Jean Richepin est poète, romancier et auteur dramatique. S’il est assez peu connu aujourd’hui, il marqua son temps avec sa <em>Chanson des gueux</em> (son premier recueil de poèmes paru en 1876) qui lui valut un mois de prison pour « outrage aux bonnes mœurs et à la morale publique ». Il poursuit sa carrière d’écrivain et publie de nombreux recueils de poésies, des romans et des contes et nouvelles. Au fil des années Jean Richepin « s’adoucit » ; en 1908, il est élu à l’Académie Française. Il meurt à Paris en 1926.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Le Chat Rouge, 2011, collection Pourpre et Or, 196 pages.</li>
	<li>Préface <em>Des Gueux aux Félés</em> de Gérald Duchemin.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.jeanrichepin.free.fr " target="_blank">Site dédié à Jean Richepin</a></li>
	<li><a href="http://www.lechatrouge.net/ouvragesChatRougeCOINDESFOUS.htm" target="_blank">Fiche du livre sur le site des Éditions du Chat Rouge</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/le-coin-des-fous-206x316.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="le-coin-des-fous" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Les Éditions du Chat Rouge rééditent <em>Le Coin des fous</em>, recueil de nouvelles de Jean Richepin paru initialement en 1921. Au menu, la folie à travers 23 histoires courtes où le fantastique côtoie la tragédie ; le tout non sans humour…
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le première fois que les deux jeunes gens avaient assisté à cette étrange scène, ils n’y avaient rien soupçonné d’étrange, et c’est à peine seulement s’ils y avaient pris garde.
« Lilith »</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
<strong>Ces 23 nouvelles très courtes se lisent avec délice</strong> : elles contiennent un savant mélange de fantastique, de tragédie et une pincée d'humour. Si ces histoires se veulent horribles, elles le sont d’autant plus par la chute qui « enfonce le clou » à chaque fois. Jean Richepin n’y va pas de main morte.

Un perroquet qui détient un secret incroyable ; un coffre rouge qui renferme un trésor ; un peintre qui est ferait tout pour réaliser un chef-d’œuvre ; un horloger prêt à tout pour réparer une antique horloge... <strong>Autant de cas tragiques racontés avec une chute étonnante</strong>, et cela en très peu de pages.

Ce recueil s’intitule <em>Le Coin des fous</em> à juste titre. Personnages loufoques, intrigues improbables (tout comme la destinée de certains personnages). En quelques pages, l’auteur sait tout faire chuter sans que l’on s’y attende. <strong>Une touche grotesque fait que l’on passe du tragique au comique</strong> ; un humour noir absolument génial.

Gérald Duchemin nous gâte à nouveau d’<strong>une préface non seulement très intéressante, mais aussi vraiment bien écrite</strong>. Lui non plus n’y va pas de main morte… Son talent d’écrivain enrichi cette édition dont le contenant est aussi beau que les autres parutions du Chat Rouge. Merci donc à cet éditeur de nous faire (re)découvrir Jean Richepin à travers ces histoires horriblement délicieuses !
<h2>Le grain de sable</h2>
Ces histoires sont initialement parues entre 1892 et 1900 dans les journaux.
<h2>Gramophone</h2>
Le dément <em>The Corpse of Rebirth</em> de A Forest of Stars.
<h2>Sur le mur</h2>
Un miroir ancien qui renverrait un étrange regard. En effet, comme le souligne Gérald Duchemin dans sa préface, le regard tient une certaine place dans le recueil : plusieurs nouvelles lui sont consacrées.
<h2>À propos de Jean Richepin</h2>
<img class="alignleft size-medium wp-image-4838" title="jean_richepin" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/09/jean_richepin-206x315.jpg" alt="jean_richepin" />Né en Algérie en 1849, Jean Richepin est poète, romancier et auteur dramatique. S’il est assez peu connu aujourd’hui, il marqua son temps avec sa <em>Chanson des gueux</em> (son premier recueil de poèmes paru en 1876) qui lui valut un mois de prison pour « outrage aux bonnes mœurs et à la morale publique ». Il poursuit sa carrière d’écrivain et publie de nombreux recueils de poésies, des romans et des contes et nouvelles. Au fil des années Jean Richepin « s’adoucit » ; en 1908, il est élu à l’Académie Française. Il meurt à Paris en 1926.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Le Chat Rouge, 2011, collection Pourpre et Or, 196 pages.</li>
	<li>Préface <em>Des Gueux aux Félés</em> de Gérald Duchemin.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.jeanrichepin.free.fr " target="_blank">Site dédié à Jean Richepin</a></li>
	<li><a href="http://www.lechatrouge.net/ouvragesChatRougeCOINDESFOUS.htm" target="_blank">Fiche du livre sur le site des Éditions du Chat Rouge</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Charlotte Bousquet - Au Miroir des Sphinx</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/charlotte-bousquet-au-miroir-des-sphinx/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Aug 2012 09:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[argemmios]]></category>
		<category><![CDATA[charlotte bousquet]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[réécriture de mythes]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/couv_aumiroirdessphinx_bousquet-206x294.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture d&#039;&quot;Au miroir des sphinx&quot; de Charlotte Bousquet" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Une femme aux origines mystérieuses et une sphinge nouent une relation étrange et passionnée (<em>La Jeune Fille et la Sphinge</em>), une aspirante magicienne se damne malgré elle (<em>Vies volées</em>), trois soeurs aux qualités divines croisent le chemin de deux frères aux tempéraments aussi dissemblables que leurs aspects physiques et leur accordent l'hospitalité, scellant ainsi leur destin (<em>Trinité</em>), un homme envoûté par une femme-louve (Les <em>Confessions d'un Parjure</em>), un autre par une nymphe oubliée <em>(Le Dernier Ulysse)</em>... Autant de femmes victimes des passions qu'elles éprouvent ou qu'elles inspirent. Victimes ? Pas toujours. Parfois le châtiment qu'elles subissent les renforcent et les transforment en des êtres bien plus puissants...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le Dernier disciple
Il y a fort longtemps, dans la lointaine Egypte, vivait un philosophe nommé Arius. C'était un homme austère, à la pensée rigoureuse et ferme, qui avait acquis, à la fois par ses qualités morales et sa force spirituelle, une immense popularité à Alexandrie. Il s'était également attiré l'animosité d'un docte chrétien : Athanase - lequel, dans sa démence, allait jusqu'à faire de lui l'Antéchrist.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
<em>Au Miroir des Sphinx</em> porte bien son titre. Ce recueil rassemble des nouvelles disparates mais pourtant reliées par de nombreux fils, comme autant de<strong> fragments d'un miroir brisé</strong>. Il pousse à s'interroger, à méditer sur certains mystères, sur les ombres de notre psyché et sur celles du destin. Comme l'on regarderait un sphinx dans les yeux, pétrifiés par son regard millénaire. Le recueil est divisé en trois parties et les nouvelles suivent un ordre chronologique, la première s'inscrivant dans un très lointain passé et la dernière à notre époque moderne. Certaines se retrouvent en écho dans d'autres. En ce sens, les nouvelles forment vraiment un tout, et les quelques poèmes et textes introductifs apportent aussi leur pierre à l'édifice.

Mais de quoi parlent ces nouvelles, justement ? <strong>De soi, de l'Autre, des passions qui déchirent les êtres</strong>, des incompréhensions, des points de bascule, des refus de la volonté et des abandons. De l'amour, de la peur, de la haine, de l'hésitation. Il y a cet amour hors normes entre deux êtres tout aussi étranges (<em>La Jeune Fille et la Sphinge</em>), une histoire touchante et dont la chute glace d'effroi comme de chagrin, devant ces deux êtres malmenés par une divinité cruelle et joueuse. Il y a cette revisitation originale et poignante d'un mythe égyptien avec <em>Trinité</em>. Il y a cet homme incapable d'assumer son amour pour une femme à part (<em>Les Confessions d'un Parjure)</em>, cet autre incapable de se laisser aller aux marques d'affection d'une nymphe (<em>Le Dernier Ulysse</em>) ou encore cette acrobate qui oscille entre une vie terne et la tentation de la chute, de la délivrance, de l'envol (<em>Borderline</em>)... <strong>des êtres tourmentés</strong>, aimants ou aimés, déchirés par leurs émotions ou apaisés dans leur relation mais sur lesquels s'acharnent des être surnaturels peu conciliants.

<em>Au Miroir des Sphinx</em> invite à <strong>une promenade mouvementée dans les zones obscures du coeur</strong>. Il s'y mêle l'amour et la mort, le désir et la peur. Des sentiments bien humains, en somme. Et à l'énigme du sphinx s'ajoute celle des passions humaines. Un recueil qui ne laisse pas de marbre, qui offre de multiples niveaux de lecture et ne se laisse pas décrypter à la première lecture. Un recueil riche et émouvant.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>
</em>Les différentes parties d'<em>Au Miroir des Sphinx</em> sont introduites par de courts textes inspirés d'oeuvres picturales ou sculpturales que l'auteur a pris soin de décrire à la fin de l'ouvrage, permettant ainsi au lecteur curieux de filer sur d'autres pistes pour poursuivre son décryptage du livre.
<h2>Gramophone</h2>
Le titre <em>Seductive Flame</em> d'Arcana (issu de l'album <em>Le Serpent Rouge</em>). Ce morceau, entièrement instrumental et aux sonorités légèrement orientales, contient une fausse sérénité car les notes révèlent un profond et inquiétant mystère. Et il y plane comme une attente, comme si l'on était sur un point de bascule. Quoi de plus approprié pour ce recueil où plane la figure du Sphinx et où un simple geste ou parole scelle des destins ?
<h2>Sur le mur</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lenigme_gustavedore.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-4672" title="&quot;L'Enigme&quot; de Gustave Doré" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lenigme_gustavedore-420x277.jpg" /></a>

Le tableau<em> L'Enigme</em> (1870-1871) de Gustave Doré qui, selon les mots de Charlotte Bousquet à la fin de son recueil, lui a inspiré le titre de l'ouvrage et l'accompagne depuis de nombreuses années dans ses travaux. Et les sphinx comme les situations désespérées apparaissant très régulièrement au fil des nouvelles d'<em>Au Miroir des Sphinx</em>, ce tableau est véritablement un parfait compagnon illustratif pour la lecture de recueil.
<h2>Dans la même veine</h2>
Pour retrouver cet éclectisme de lieux et d'époques, lié par un même penchant vers l'imaginaire et les créatures divines, avec pour fil conducteur les passions humaines poussées à leur paroxysme, je vous recommande le recueil <em>Douze heures du crépuscule à l'aube</em> de Lélio (Ed. de L'Oxymore, 2005). Egalement, les deux recueils que forment les <em>Contes myalgiques</em> (Griffe d'Encre, 2007 et 2010) de Nathalie Dau, qui se tournent aussi vers le folklore mais n'en contiennent pas moins des émotions très fortes.
<h2>À propos de Charlotte Bousquet</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/photo_charlotte_bousquet.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5587" alt="Charlotte Bousquet" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/photo_charlotte_bousquet-206x309.jpg" /></a>Née en 1973, Charlotte Bousquet est une auteur prolifique particulièrement tournée vers les genres de l'imaginaire. Sa première publication, <em>Zaïna et le fils du vent</em>, date de 1999 (éditions Yomad) et a reçu le prix "Grand Atlas" des Lycéens en 2001. Depuis, Charlotte Bousquet a publié nouvelles et dossiers dans la revue <em>Faeries</em>, soutenu à l'université de la Sorbonne une thèse sur les mondes imaginaires, publié d'autres romans (le cycle de l'Archipel des Numinées chez Mnémos, formé par <em> Arachnae, Cytheriae et Matricia </em>(2009-2012)<em>; </em>le polar fantastique<em> Llorona on the rocks </em>aux éditions Argemmios (2010)), des recueils (<em>Au miroir des Sphinx ; Prysmes </em>(Le Calepin Jaune, 2008)), des nouvelles au sein d'anthologies, de revues et de fanzines et des ouvrages pour adolescents (<em>La Peau des rêves</em>, cycle en cours aux éditions Galapagos) et pour la jeunesse. Dernièrement, elle s'est essayée au polar historique chez Gulf stream avec notamment<em> Princesse des os </em>(2010).
<h2>Références</h2>
<em>Au Miroir des Sphinx</em>, éditions Argemmios, 2008, 219 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.charlottebousquet.com/">Le site de Charlotte Bousquet</a></li>
	<li><a href="http://charlottebousquet.blogspot.fr/">Son blog</a></li>
	<li><a href="http://boutique.argemmios.com/">Le site des éditions Argemmios</a></li>
	<li><a href="http://psycheinhell.wordpress.com/2008/10/26/au-miroir-des-sphinx/" target="_blank">Une très belle critique et analyse sur le blog de Psyché</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/couv_aumiroirdessphinx_bousquet-206x294.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture d&#039;&quot;Au miroir des sphinx&quot; de Charlotte Bousquet" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Une femme aux origines mystérieuses et une sphinge nouent une relation étrange et passionnée (<em>La Jeune Fille et la Sphinge</em>), une aspirante magicienne se damne malgré elle (<em>Vies volées</em>), trois soeurs aux qualités divines croisent le chemin de deux frères aux tempéraments aussi dissemblables que leurs aspects physiques et leur accordent l'hospitalité, scellant ainsi leur destin (<em>Trinité</em>), un homme envoûté par une femme-louve (Les <em>Confessions d'un Parjure</em>), un autre par une nymphe oubliée <em>(Le Dernier Ulysse)</em>... Autant de femmes victimes des passions qu'elles éprouvent ou qu'elles inspirent. Victimes ? Pas toujours. Parfois le châtiment qu'elles subissent les renforcent et les transforment en des êtres bien plus puissants...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le Dernier disciple
Il y a fort longtemps, dans la lointaine Egypte, vivait un philosophe nommé Arius. C'était un homme austère, à la pensée rigoureuse et ferme, qui avait acquis, à la fois par ses qualités morales et sa force spirituelle, une immense popularité à Alexandrie. Il s'était également attiré l'animosité d'un docte chrétien : Athanase - lequel, dans sa démence, allait jusqu'à faire de lui l'Antéchrist.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
<em>Au Miroir des Sphinx</em> porte bien son titre. Ce recueil rassemble des nouvelles disparates mais pourtant reliées par de nombreux fils, comme autant de<strong> fragments d'un miroir brisé</strong>. Il pousse à s'interroger, à méditer sur certains mystères, sur les ombres de notre psyché et sur celles du destin. Comme l'on regarderait un sphinx dans les yeux, pétrifiés par son regard millénaire. Le recueil est divisé en trois parties et les nouvelles suivent un ordre chronologique, la première s'inscrivant dans un très lointain passé et la dernière à notre époque moderne. Certaines se retrouvent en écho dans d'autres. En ce sens, les nouvelles forment vraiment un tout, et les quelques poèmes et textes introductifs apportent aussi leur pierre à l'édifice.

Mais de quoi parlent ces nouvelles, justement ? <strong>De soi, de l'Autre, des passions qui déchirent les êtres</strong>, des incompréhensions, des points de bascule, des refus de la volonté et des abandons. De l'amour, de la peur, de la haine, de l'hésitation. Il y a cet amour hors normes entre deux êtres tout aussi étranges (<em>La Jeune Fille et la Sphinge</em>), une histoire touchante et dont la chute glace d'effroi comme de chagrin, devant ces deux êtres malmenés par une divinité cruelle et joueuse. Il y a cette revisitation originale et poignante d'un mythe égyptien avec <em>Trinité</em>. Il y a cet homme incapable d'assumer son amour pour une femme à part (<em>Les Confessions d'un Parjure)</em>, cet autre incapable de se laisser aller aux marques d'affection d'une nymphe (<em>Le Dernier Ulysse</em>) ou encore cette acrobate qui oscille entre une vie terne et la tentation de la chute, de la délivrance, de l'envol (<em>Borderline</em>)... <strong>des êtres tourmentés</strong>, aimants ou aimés, déchirés par leurs émotions ou apaisés dans leur relation mais sur lesquels s'acharnent des être surnaturels peu conciliants.

<em>Au Miroir des Sphinx</em> invite à <strong>une promenade mouvementée dans les zones obscures du coeur</strong>. Il s'y mêle l'amour et la mort, le désir et la peur. Des sentiments bien humains, en somme. Et à l'énigme du sphinx s'ajoute celle des passions humaines. Un recueil qui ne laisse pas de marbre, qui offre de multiples niveaux de lecture et ne se laisse pas décrypter à la première lecture. Un recueil riche et émouvant.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>
</em>Les différentes parties d'<em>Au Miroir des Sphinx</em> sont introduites par de courts textes inspirés d'oeuvres picturales ou sculpturales que l'auteur a pris soin de décrire à la fin de l'ouvrage, permettant ainsi au lecteur curieux de filer sur d'autres pistes pour poursuivre son décryptage du livre.
<h2>Gramophone</h2>
Le titre <em>Seductive Flame</em> d'Arcana (issu de l'album <em>Le Serpent Rouge</em>). Ce morceau, entièrement instrumental et aux sonorités légèrement orientales, contient une fausse sérénité car les notes révèlent un profond et inquiétant mystère. Et il y plane comme une attente, comme si l'on était sur un point de bascule. Quoi de plus approprié pour ce recueil où plane la figure du Sphinx et où un simple geste ou parole scelle des destins ?
<h2>Sur le mur</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lenigme_gustavedore.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-4672" title="&quot;L'Enigme&quot; de Gustave Doré" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lenigme_gustavedore-420x277.jpg" /></a>

Le tableau<em> L'Enigme</em> (1870-1871) de Gustave Doré qui, selon les mots de Charlotte Bousquet à la fin de son recueil, lui a inspiré le titre de l'ouvrage et l'accompagne depuis de nombreuses années dans ses travaux. Et les sphinx comme les situations désespérées apparaissant très régulièrement au fil des nouvelles d'<em>Au Miroir des Sphinx</em>, ce tableau est véritablement un parfait compagnon illustratif pour la lecture de recueil.
<h2>Dans la même veine</h2>
Pour retrouver cet éclectisme de lieux et d'époques, lié par un même penchant vers l'imaginaire et les créatures divines, avec pour fil conducteur les passions humaines poussées à leur paroxysme, je vous recommande le recueil <em>Douze heures du crépuscule à l'aube</em> de Lélio (Ed. de L'Oxymore, 2005). Egalement, les deux recueils que forment les <em>Contes myalgiques</em> (Griffe d'Encre, 2007 et 2010) de Nathalie Dau, qui se tournent aussi vers le folklore mais n'en contiennent pas moins des émotions très fortes.
<h2>À propos de Charlotte Bousquet</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/photo_charlotte_bousquet.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5587" alt="Charlotte Bousquet" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/photo_charlotte_bousquet-206x309.jpg" /></a>Née en 1973, Charlotte Bousquet est une auteur prolifique particulièrement tournée vers les genres de l'imaginaire. Sa première publication, <em>Zaïna et le fils du vent</em>, date de 1999 (éditions Yomad) et a reçu le prix "Grand Atlas" des Lycéens en 2001. Depuis, Charlotte Bousquet a publié nouvelles et dossiers dans la revue <em>Faeries</em>, soutenu à l'université de la Sorbonne une thèse sur les mondes imaginaires, publié d'autres romans (le cycle de l'Archipel des Numinées chez Mnémos, formé par <em> Arachnae, Cytheriae et Matricia </em>(2009-2012)<em>; </em>le polar fantastique<em> Llorona on the rocks </em>aux éditions Argemmios (2010)), des recueils (<em>Au miroir des Sphinx ; Prysmes </em>(Le Calepin Jaune, 2008)), des nouvelles au sein d'anthologies, de revues et de fanzines et des ouvrages pour adolescents (<em>La Peau des rêves</em>, cycle en cours aux éditions Galapagos) et pour la jeunesse. Dernièrement, elle s'est essayée au polar historique chez Gulf stream avec notamment<em> Princesse des os </em>(2010).
<h2>Références</h2>
<em>Au Miroir des Sphinx</em>, éditions Argemmios, 2008, 219 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.charlottebousquet.com/">Le site de Charlotte Bousquet</a></li>
	<li><a href="http://charlottebousquet.blogspot.fr/">Son blog</a></li>
	<li><a href="http://boutique.argemmios.com/">Le site des éditions Argemmios</a></li>
	<li><a href="http://psycheinhell.wordpress.com/2008/10/26/au-miroir-des-sphinx/" target="_blank">Une très belle critique et analyse sur le blog de Psyché</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Arthur Machen - Chroniques du&#160;Petit Peuple</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/arthur-machen-chroniques-du-petit-peuple/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/arthur-machen-chroniques-du-petit-peuple/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 09:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[arthur machen]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[magie]]></category>
		<category><![CDATA[paganisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020594-206x359.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Arthur Machen - Chroniques du Petit Peuple" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Ce recueil contient huit nouvelles traitant du petit peuple d'Arthur Machen, à savoir un peuple très ancien ayant survécu au monde moderne et dont les rites et pouvoirs s’avèrent terrifiants.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Je vois que vous êtes résolument rationaliste, dit la dame. Ne vous ai-je pas dit tout à l'heure que j'avais connu des expériences encore plus terribles ? Il fut un temps où j'étais sceptique, moi aussi, mais, après ce dont j'ai été témoin, je ne puis plus prendre l'attitude du doute.
"Histoire du cachet noir"</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

<strong>Le Petit Peuple de Machen serait un peuple aborigène pré-historique</strong> de petite taille vivant dans les collines et qui aurait survécu au fil du temps. Il aurait conservé des rites très anciens dont l'horreur alarme Vaughan et Dyson dans <em>La pyramide de feu</em>. L'auteur nous suggère que le folklore féerique s'est développé autour de ce peuple. Mais les fées sont bien loin dans ces nouvelles...

<strong>Ces histoires dépeignent un fantastique où l'horreur est suggérée, laissant libre court à l'imagination du lecteur</strong>. Et lorsqu'elle est un instant révélée, l'écart avec la réalité est tel que la terreur en est augmentée.

Un des éléments importants du fantastique de Machen est le décor :<strong> les paysages de la compagne galloise</strong> qui ont tant inspiré le jeune Machen, telle une terre enchantée. Un aspect mystérieux enveloppe ces terres où les collines se mêlent aux forêts et aux arbres, créant une "atmosphère silencieuse et hantée" (<em>La pyramide de feu</em>). Mais l'horreur peut aussi sortir des bois et se rendre jusqu'en ville, comme dans <em>La main rouge</em>. Ici des indices mèneront Dyson à d'affreuses conclusions.

<strong>Paganisme, sorcellerie et magie noire</strong> se mêlent pour tisser une toile de mystère où se trouve au centre ce peuple primitif. Dans la nouvelle très étrange <em>Le peuple blanc</em>, une nounou initie une jeune fille à la magie noire, tout comme dans <em>Substitution</em> où le mythe du changelin est utilisé. Dans les deux cas,il s'agit d'une nounou, sorte de sorcière qui fait lien entre notre monde et celui du Petit Peuple.

Voici donc un recueil parmi les plus étranges que j'ai lu. <strong>On comprend l'engouement de Lovecraft pour cet auteur</strong> qui a su insuffler un fantastique des plus mystérieux et singulier.
<h2>Le grain de sable</h2>
Arthur Machen a beaucoup influencé<strong> Lovecraft</strong>. Ceci se ressent énormément dans ce recueil, notamment avec l'idée d'un peuple ancien aux rites horribles. Il en est de même pour l'idée de régression souvent évoquée dans Lovecraft et que l'on retrouve à travers le Petit Peuple de Machen.
<h2>Gramophone</h2>
L'EP mystérieux<em> The Barghest O' Whitby</em> de My Dying Bride.
<h2>Dans la même veine</h2>
<em>Le Mythe de Cthulhu</em> de Lovecraft.
<h2>À propos d'Arthur Machen</h2>
<img class="alignleft size-medium wp-image-3333" title="Arthur Machen" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/Arthur-Machen1-206x304.jpg" alt="Arthur Machen" />Arthur Llewelyn Jones-Machen est né en 1863 au Pays de Galles. La campagne hantée du Gwent (Monmouthshire) donna goût au jeune Machen pour le fantastique et l'étrange. Après des études et un emploi dans diverses maisons d'éditions, il se consacre à l'écriture mais ne rencontre qu'une brève renommée. Après la mort de sa femme, il cherche une consolation dans l'occulte et rejoint<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_herm%C3%A9tique_de_l%27Aube_dor%C3%A9e" target="_blank"><strong> l'Ordre de la Golden Dawn</strong></a>. Il se remarie et vit dans une grande pauvreté ; il meurt en 1947. Parmi ses textes, on note <em>Le Grand dieu Pan</em>, <em>Les Trois imposteurs</em> et <em>La Collines des rêves</em>.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Préface de Roger Dobson ; postface de Michel Meurger.</li>
	<li>Terre de brume, collection Terres fantastiques, 2002, 199 pages.</li>
	<li>Nouvelles parues initialement entre 1895 et 1936.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li>Préface <em>de ce livre Arthur Machen et le royaume de l'Invisible</em> de Roger Dobson.</li>
	<li>Postface <em> de ce livre Arthur Machen et la race sorcière</em> de Michel Meurger.</li>
	<li>Article <em>Arthur Machen</em> de Roger Dobson paru dans le Visage Vert n°3 p. 45-53.</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020594-206x359.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Arthur Machen - Chroniques du Petit Peuple" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Ce recueil contient huit nouvelles traitant du petit peuple d'Arthur Machen, à savoir un peuple très ancien ayant survécu au monde moderne et dont les rites et pouvoirs s’avèrent terrifiants.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<blockquote>Je vois que vous êtes résolument rationaliste, dit la dame. Ne vous ai-je pas dit tout à l'heure que j'avais connu des expériences encore plus terribles ? Il fut un temps où j'étais sceptique, moi aussi, mais, après ce dont j'ai été témoin, je ne puis plus prendre l'attitude du doute.
"Histoire du cachet noir"</blockquote>

<h2>Avis personnel</h2>

<strong>Le Petit Peuple de Machen serait un peuple aborigène pré-historique</strong> de petite taille vivant dans les collines et qui aurait survécu au fil du temps. Il aurait conservé des rites très anciens dont l'horreur alarme Vaughan et Dyson dans <em>La pyramide de feu</em>. L'auteur nous suggère que le folklore féerique s'est développé autour de ce peuple. Mais les fées sont bien loin dans ces nouvelles...

<strong>Ces histoires dépeignent un fantastique où l'horreur est suggérée, laissant libre court à l'imagination du lecteur</strong>. Et lorsqu'elle est un instant révélée, l'écart avec la réalité est tel que la terreur en est augmentée.

Un des éléments importants du fantastique de Machen est le décor :<strong> les paysages de la compagne galloise</strong> qui ont tant inspiré le jeune Machen, telle une terre enchantée. Un aspect mystérieux enveloppe ces terres où les collines se mêlent aux forêts et aux arbres, créant une "atmosphère silencieuse et hantée" (<em>La pyramide de feu</em>). Mais l'horreur peut aussi sortir des bois et se rendre jusqu'en ville, comme dans <em>La main rouge</em>. Ici des indices mèneront Dyson à d'affreuses conclusions.

<strong>Paganisme, sorcellerie et magie noire</strong> se mêlent pour tisser une toile de mystère où se trouve au centre ce peuple primitif. Dans la nouvelle très étrange <em>Le peuple blanc</em>, une nounou initie une jeune fille à la magie noire, tout comme dans <em>Substitution</em> où le mythe du changelin est utilisé. Dans les deux cas,il s'agit d'une nounou, sorte de sorcière qui fait lien entre notre monde et celui du Petit Peuple.

Voici donc un recueil parmi les plus étranges que j'ai lu. <strong>On comprend l'engouement de Lovecraft pour cet auteur</strong> qui a su insuffler un fantastique des plus mystérieux et singulier.
<h2>Le grain de sable</h2>
Arthur Machen a beaucoup influencé<strong> Lovecraft</strong>. Ceci se ressent énormément dans ce recueil, notamment avec l'idée d'un peuple ancien aux rites horribles. Il en est de même pour l'idée de régression souvent évoquée dans Lovecraft et que l'on retrouve à travers le Petit Peuple de Machen.
<h2>Gramophone</h2>
L'EP mystérieux<em> The Barghest O' Whitby</em> de My Dying Bride.
<h2>Dans la même veine</h2>
<em>Le Mythe de Cthulhu</em> de Lovecraft.
<h2>À propos d'Arthur Machen</h2>
<img class="alignleft size-medium wp-image-3333" title="Arthur Machen" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/Arthur-Machen1-206x304.jpg" alt="Arthur Machen" />Arthur Llewelyn Jones-Machen est né en 1863 au Pays de Galles. La campagne hantée du Gwent (Monmouthshire) donna goût au jeune Machen pour le fantastique et l'étrange. Après des études et un emploi dans diverses maisons d'éditions, il se consacre à l'écriture mais ne rencontre qu'une brève renommée. Après la mort de sa femme, il cherche une consolation dans l'occulte et rejoint<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_herm%C3%A9tique_de_l%27Aube_dor%C3%A9e" target="_blank"><strong> l'Ordre de la Golden Dawn</strong></a>. Il se remarie et vit dans une grande pauvreté ; il meurt en 1947. Parmi ses textes, on note <em>Le Grand dieu Pan</em>, <em>Les Trois imposteurs</em> et <em>La Collines des rêves</em>.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Préface de Roger Dobson ; postface de Michel Meurger.</li>
	<li>Terre de brume, collection Terres fantastiques, 2002, 199 pages.</li>
	<li>Nouvelles parues initialement entre 1895 et 1936.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li>Préface <em>de ce livre Arthur Machen et le royaume de l'Invisible</em> de Roger Dobson.</li>
	<li>Postface <em> de ce livre Arthur Machen et la race sorcière</em> de Michel Meurger.</li>
	<li>Article <em>Arthur Machen</em> de Roger Dobson paru dans le Visage Vert n°3 p. 45-53.</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>François Ducos (dir.) - Le Manoir hanté de&#160;Crec’h ar Vran et autres histoires fantastiques</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/francois-ducos-dir-chronique-du-manoir-hante-de-crech-ar-vran-et-autres-histoires-fantastiques/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 08:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[françois ducos]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/01/francois-ducos-manoir-hante-crechar-206x349.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Le manoir hanté de Crec’h ar Vran" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Cette anthologie, qui regroupe neuf textes français et britanniques, a comme thème<strong> les détectives des Ténèbres</strong>. <em>Le manoir hanté de Crec’h ar Vran</em> est un premier volume mettant en scène les premiers de ces détectives, dans une période de 1831 à 1910. On y trouve des textes de Samuel Warren, Sheridan Le Fanu, L.T. Meade &amp; Clifford Halifax, Jean Joseph-Renaud, Antoine Wylm, Norbert Sevestre et Jean Bouvier.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Peu de sujets dans la littérature médicale ont occasionné autant de spéculations contradictoires que celui de la folie, que ce soit pour en chercher les causes ou en déterminer le traitement. L’expérience est le seul guide à prendre dans nos recherches ; elle seule peut nous faire saisir les principes généraux qui doivent régler la pathologie et la thérapeutique dans une étude aussi difficile.
Samuel Warren, « Un spectre envahissant »</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
La préface de François Ducos nous apprend beaucoup de choses : tout d’abord, <strong>les premiers détectives de l’occulte étaient médecins</strong>. Hommes de sciences, ils tentent d’expliquer le surnaturel par la logique et la médecine (qui parfois se mêle à l’ésotérisme : on pense notamment à Gérard Encausse, dit Papus, médecin et occultiste fin 19ème, début 20ème).

Chaque nouvelle (excepté <em>Fatima</em>) met donc en scène un médecin ou scientifique qui se trouve confronté à un fait surnaturel. Leur raisonnement scientifique rattache le lecteur à la réalité. C’est un raisonnement posé, une enquête réfléchie et étudiée. L’origine du surnaturel peut être alors la folie (<em>Un spectre envahissant</em>), un rêve (<em>La fenêtre au premier étage</em>), ou bien un problème physiologique. Ainsi, les apparitions dont est victime le révérend Jennings sont notamment dues à une forte consommation de thé vert (<em>Le thé vert</em> de Sheridan Le Fanu) ! Mais parfois, <strong>le médecin se révèle enquêteur</strong> et découvre une imposture, comme c’est le cas dans <em>L’Œil dans les ténèbres</em> et <em>Le fantôme boiteux</em>, avec sa course effrénée à la poursuite d'un revenant dans les rues de Montmartre.

Le surnaturel peut aussi être considéré comme inclus dans notre réalité. Il devient alors comme un principe scientifique. Ceci est très vrai dans la longue nouvelle éponyme au recueil où <strong>les spectres et autres phénomènes du genre sont d’emblée considérés comme « normaux »</strong>. Sâr Dubnotal (qui illustre la couverture, et inspiré, semble-t-il de <a title="Joséphin Péladan sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9phin_P%C3%A9ladan" target="_blank">Sâr Peladan</a>), sorte de super héros scientifique, invincible et sans peur, élucide une affaire de revenant en Bretagne. Tout y est exagéré mais bien ficelé. Sâr Dubnotal a d'ailleurs fait l'objet de 20 épisodes sous forme de fascicules (voir plus bas, rubrique <em>Sur le mur</em>).

<strong>Le médecin peut aussi être victime du surnaturel</strong>. C’est le cas dans <em>La vampire</em> de Jean Bouvier où un médecin de campagne est la proie d'une stryge. L'ambiance y est vraiment lugubre et prenante, mais un côté grotesque envahi la nouvelle lors du rituel du Grand Pierre avec tous les clichés possible du vieux sorcier de campagne.

J’ai beaucoup apprécié ce recueil qui propose un bel aperçu d’un thème intéressant avec des textes trop peu connus. La préface est riche en informations et sait nous mettre dans le contexte ; les notes bio-bibliographiques sont précises et donnent envie d’acquérir de précieuses éditions et revues épuisées d'où sont issus les textes de ce recueil ! Enfin, <strong>les nombreuses photographies et cartes postales de personnages et de lieux de l’époque accentuent l’ambiance mystérieuse du recueil</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Sheridan Le Fanu se serait largement inspiré du <em>Chien spectral</em> de Samuel Warren pour écrire <em>Le thé vert</em>, chacune des deux nouvelles mettant en scène des victimes d'hallucinations spectrales d‘animaux. C’est pour cela que les deux nouvelles se suivent dans le recueil.
<h2>Gramophone</h2>
Un album de The Vision Bleak, groupe de métal inspiré par le 19ème siècle mystérieux.
<h2>Sur le mur</h2>
<p style="text-align: left;"><img class="size-medium wp-image-2946 alignleft" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/01/Sar-Dubnotal-13-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" /></p>
<p style="text-align: left;">Fascicule n°13 de <em>Sâr Dubnotal</em>, série parue en 1909-1910 en France (éditions Eichler). C'est la couverture du n°1 qui illustre l'anthologie <em>Le manoir hanté de Crec’h ar Vran et autres histoires fantastiques</em>. À lire sur Sâr Dubnotal, l'article de François Ducos dans <a href="http://levisagevert.com/Revues/visagevert/visagevert/vv15.html" rel="self"><em>Le Visage Vert</em> n°15</a>, 2008, p. 83-90.</p>
<img class="size-medium wp-image-2947 alignleft" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/01/La-vie-mysterieuse-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" />

<em>La vie mystérieuse</em>, revue spirite qui édita la nouvelle <em>La vampire</em> en 1910.
br&gt;br&gt;
<h2>Dans la même veine</h2>
Les deux anthologies suivantes sur le même thème : <em>Les Proies de la Vampir</em>e (2009) et <em>Le Fantôme de Wild Harbor</em> (2011), toutes deux parues chez Terre de brume.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Anthologie proposée par François Ducos.</li>
	<li>Préface de François Ducos.</li>
	<li>Terre de brume, collection Terres fantastiques, 2008, 329 pages.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.terredebrume.com/Litterature-policiere/vmchk/Terres-fantastiques/ISBN-2-84362-386-8-Le-Manoir-hante-de-Crec-h-ar-Vran.html" target="_blank">Page du livre sur le site de l'éditeur</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/01/francois-ducos-manoir-hante-crechar-206x349.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Le manoir hanté de Crec’h ar Vran" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Cette anthologie, qui regroupe neuf textes français et britanniques, a comme thème<strong> les détectives des Ténèbres</strong>. <em>Le manoir hanté de Crec’h ar Vran</em> est un premier volume mettant en scène les premiers de ces détectives, dans une période de 1831 à 1910. On y trouve des textes de Samuel Warren, Sheridan Le Fanu, L.T. Meade &amp; Clifford Halifax, Jean Joseph-Renaud, Antoine Wylm, Norbert Sevestre et Jean Bouvier.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Peu de sujets dans la littérature médicale ont occasionné autant de spéculations contradictoires que celui de la folie, que ce soit pour en chercher les causes ou en déterminer le traitement. L’expérience est le seul guide à prendre dans nos recherches ; elle seule peut nous faire saisir les principes généraux qui doivent régler la pathologie et la thérapeutique dans une étude aussi difficile.
Samuel Warren, « Un spectre envahissant »</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
La préface de François Ducos nous apprend beaucoup de choses : tout d’abord, <strong>les premiers détectives de l’occulte étaient médecins</strong>. Hommes de sciences, ils tentent d’expliquer le surnaturel par la logique et la médecine (qui parfois se mêle à l’ésotérisme : on pense notamment à Gérard Encausse, dit Papus, médecin et occultiste fin 19ème, début 20ème).

Chaque nouvelle (excepté <em>Fatima</em>) met donc en scène un médecin ou scientifique qui se trouve confronté à un fait surnaturel. Leur raisonnement scientifique rattache le lecteur à la réalité. C’est un raisonnement posé, une enquête réfléchie et étudiée. L’origine du surnaturel peut être alors la folie (<em>Un spectre envahissant</em>), un rêve (<em>La fenêtre au premier étage</em>), ou bien un problème physiologique. Ainsi, les apparitions dont est victime le révérend Jennings sont notamment dues à une forte consommation de thé vert (<em>Le thé vert</em> de Sheridan Le Fanu) ! Mais parfois, <strong>le médecin se révèle enquêteur</strong> et découvre une imposture, comme c’est le cas dans <em>L’Œil dans les ténèbres</em> et <em>Le fantôme boiteux</em>, avec sa course effrénée à la poursuite d'un revenant dans les rues de Montmartre.

Le surnaturel peut aussi être considéré comme inclus dans notre réalité. Il devient alors comme un principe scientifique. Ceci est très vrai dans la longue nouvelle éponyme au recueil où <strong>les spectres et autres phénomènes du genre sont d’emblée considérés comme « normaux »</strong>. Sâr Dubnotal (qui illustre la couverture, et inspiré, semble-t-il de <a title="Joséphin Péladan sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9phin_P%C3%A9ladan" target="_blank">Sâr Peladan</a>), sorte de super héros scientifique, invincible et sans peur, élucide une affaire de revenant en Bretagne. Tout y est exagéré mais bien ficelé. Sâr Dubnotal a d'ailleurs fait l'objet de 20 épisodes sous forme de fascicules (voir plus bas, rubrique <em>Sur le mur</em>).

<strong>Le médecin peut aussi être victime du surnaturel</strong>. C’est le cas dans <em>La vampire</em> de Jean Bouvier où un médecin de campagne est la proie d'une stryge. L'ambiance y est vraiment lugubre et prenante, mais un côté grotesque envahi la nouvelle lors du rituel du Grand Pierre avec tous les clichés possible du vieux sorcier de campagne.

J’ai beaucoup apprécié ce recueil qui propose un bel aperçu d’un thème intéressant avec des textes trop peu connus. La préface est riche en informations et sait nous mettre dans le contexte ; les notes bio-bibliographiques sont précises et donnent envie d’acquérir de précieuses éditions et revues épuisées d'où sont issus les textes de ce recueil ! Enfin, <strong>les nombreuses photographies et cartes postales de personnages et de lieux de l’époque accentuent l’ambiance mystérieuse du recueil</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Sheridan Le Fanu se serait largement inspiré du <em>Chien spectral</em> de Samuel Warren pour écrire <em>Le thé vert</em>, chacune des deux nouvelles mettant en scène des victimes d'hallucinations spectrales d‘animaux. C’est pour cela que les deux nouvelles se suivent dans le recueil.
<h2>Gramophone</h2>
Un album de The Vision Bleak, groupe de métal inspiré par le 19ème siècle mystérieux.
<h2>Sur le mur</h2>
<p style="text-align: left;"><img class="size-medium wp-image-2946 alignleft" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/01/Sar-Dubnotal-13-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" /></p>
<p style="text-align: left;">Fascicule n°13 de <em>Sâr Dubnotal</em>, série parue en 1909-1910 en France (éditions Eichler). C'est la couverture du n°1 qui illustre l'anthologie <em>Le manoir hanté de Crec’h ar Vran et autres histoires fantastiques</em>. À lire sur Sâr Dubnotal, l'article de François Ducos dans <a href="http://levisagevert.com/Revues/visagevert/visagevert/vv15.html" rel="self"><em>Le Visage Vert</em> n°15</a>, 2008, p. 83-90.</p>
<img class="size-medium wp-image-2947 alignleft" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/01/La-vie-mysterieuse-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" />

<em>La vie mystérieuse</em>, revue spirite qui édita la nouvelle <em>La vampire</em> en 1910.
br&gt;br&gt;
<h2>Dans la même veine</h2>
Les deux anthologies suivantes sur le même thème : <em>Les Proies de la Vampir</em>e (2009) et <em>Le Fantôme de Wild Harbor</em> (2011), toutes deux parues chez Terre de brume.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Anthologie proposée par François Ducos.</li>
	<li>Préface de François Ducos.</li>
	<li>Terre de brume, collection Terres fantastiques, 2008, 329 pages.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.terredebrume.com/Litterature-policiere/vmchk/Terres-fantastiques/ISBN-2-84362-386-8-Le-Manoir-hante-de-Crec-h-ar-Vran.html" target="_blank">Page du livre sur le site de l'éditeur</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Collectif - Contes méphitiques</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/collectif-chronique-de-contes-mephitiques/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/collectif-chronique-de-contes-mephitiques/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 08:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2689</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/09/contes-mephitiques-206x336.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture des « Contes méphitiques »" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Onze nouvelles fantastiques du 19ème et début du 20ème siècles d’auteurs britanniques composent ce recueil à la couverture intrigante. On y retrouve Sheridan Le Fanu, Lord Dunsany, James Hogg, Robert Louis Stevenson, mais aussi Charlotte Riddell, Rhoda Broughton et William Henry Hudson.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le rêve est un phénomènes des plus obscurs sur lequel un grand nombre d’absurdités ont été écrites. C’est une chose étrange. Pour ma part, je ne le comprends pas et n’ai aucun désir de le comprendre. Je doute fermement qu’aucun philosophe ayant jamais pris la plume sache sur la question un iota de plus que moi, quelles que soient la complexité et les subtilités des théories qu’il avance.
« L’expédition de Georges Dobson en Enfer » - James Hogg</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Méphitique signifie « qui dégage une ambiance détestable ». Et c’est un titre justement choisi car ce livre réunit <strong>des textes aux thèmes particulièrement noirs : l’enfer, le diable, la sorcellerie, les revenants…</strong> Des thèmes en vogue à cette époque. On peut ajouter à cela un imaginaire influencé par les folklores d‘Écosse et d‘Irlande dont sont originaires la plupart des auteurs du recueil.

Parmi les textes les plus prenants, on trouve<em> L’expédition de Georges Dobson en Enfer</em> (James Hogg), <em>Le rêve de l’ivrogne</em> (Sheridan Le Fanu) et <em>Sandy le rétameur</em> (Charlotte Riddell). Ici, les protagonistes se retrouvent par hasard en enfer, peuvent en partir mais doivent y retourner. <strong>Une ambiance étrange et vraiment inquiétante enveloppe ces récits </strong>où le rêve, la religion et la superstition créent le fantastique.

Les textes de Lord Dunsany, dont certains sont issus du fabuleux <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/lord-dunsany-chronique-de-contes-dun-reveur/"><em>Contes d’un rêveur</em></a>, clôturent le recueil à merveille. Toutes fois, je n’attribuerais pas l’adjectif méphitique pour <em>Au Crépuscule</em> et<em> Au flux et reflux des marées</em> :<strong> l’ambiance y est sombre, certes, mais la mélancolie dégagée leur donne une beauté qui est loin d’être maléfique</strong>, à l’inverse de <em>Pauvre vieux Bill</em> et de son ambiance ensorcelée.

Il faut aussi noter <em>La tordue</em> de l’auteur de <em>L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde</em>, Robert Louis Stevenson. Elle a été écrite dans un dialecte écossais et la traduction est restée fidèle à l’utilisation du dialecte. Il en ressort une lecture périlleuse. Cependant, l’utilisation du dialecte crée une distance, un dépaysement, qui amplifient le fantastique du texte. Janet est davantage effrayante avec cette narration d’ailleurs.

<em>Contes méphitiques</em> est donc <strong>une anthologie intéressante pour ses auteurs et son ambiance sombre teintée de campagne écossaise et irlandaise</strong>. On regrettera seulement l’absence d’informations sur les textes comme leur date de parution et leur origine (font-ils partis de recueils en particulier ?). On ne sait pas non plus qui est l’auteur des introductions, dommage.
<h2>Gramophone</h2>
<em>Faith Devides Us - Death Unites Us</em> de Paradise Lost.

<h2>Sur le mur</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/09/Arnold-Bocklin-Vision-at-Sea.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2903" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/09/Arnold-Bocklin-Vision-at-Sea.jpg" alt="" width="540" height="86" /></a> <a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/09/Arnold-Bocklin-Vision-at-Sea.jpg" target="_blank"><em>Vision at Sea</em></a> d’Arnold Böcklin

<h2>Dans la même veine</h2>
L’anthologie <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/collectif-chronique-du-revenant-et-autres-contes-de-terreur-du-blackwood-magazine/"><em>Le revenant et autres contes de terreur du Blackwood Magazine</em></a>, parue chez José Corti en 1999.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Traduction de l’anglais par Patrick Remaux</li>
	<li>J’ai lu, 2011 (éditions Anabet, 2008), 285 pages.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li>Gaid Girard, <em>À propos du « Rêve » de Le Fanu</em>, Le visage vert n°2, 1997, p.82-85.</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/09/contes-mephitiques-206x336.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture des « Contes méphitiques »" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Onze nouvelles fantastiques du 19ème et début du 20ème siècles d’auteurs britanniques composent ce recueil à la couverture intrigante. On y retrouve Sheridan Le Fanu, Lord Dunsany, James Hogg, Robert Louis Stevenson, mais aussi Charlotte Riddell, Rhoda Broughton et William Henry Hudson.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le rêve est un phénomènes des plus obscurs sur lequel un grand nombre d’absurdités ont été écrites. C’est une chose étrange. Pour ma part, je ne le comprends pas et n’ai aucun désir de le comprendre. Je doute fermement qu’aucun philosophe ayant jamais pris la plume sache sur la question un iota de plus que moi, quelles que soient la complexité et les subtilités des théories qu’il avance.
« L’expédition de Georges Dobson en Enfer » - James Hogg</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
Méphitique signifie « qui dégage une ambiance détestable ». Et c’est un titre justement choisi car ce livre réunit <strong>des textes aux thèmes particulièrement noirs : l’enfer, le diable, la sorcellerie, les revenants…</strong> Des thèmes en vogue à cette époque. On peut ajouter à cela un imaginaire influencé par les folklores d‘Écosse et d‘Irlande dont sont originaires la plupart des auteurs du recueil.

Parmi les textes les plus prenants, on trouve<em> L’expédition de Georges Dobson en Enfer</em> (James Hogg), <em>Le rêve de l’ivrogne</em> (Sheridan Le Fanu) et <em>Sandy le rétameur</em> (Charlotte Riddell). Ici, les protagonistes se retrouvent par hasard en enfer, peuvent en partir mais doivent y retourner. <strong>Une ambiance étrange et vraiment inquiétante enveloppe ces récits </strong>où le rêve, la religion et la superstition créent le fantastique.

Les textes de Lord Dunsany, dont certains sont issus du fabuleux <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/lord-dunsany-chronique-de-contes-dun-reveur/"><em>Contes d’un rêveur</em></a>, clôturent le recueil à merveille. Toutes fois, je n’attribuerais pas l’adjectif méphitique pour <em>Au Crépuscule</em> et<em> Au flux et reflux des marées</em> :<strong> l’ambiance y est sombre, certes, mais la mélancolie dégagée leur donne une beauté qui est loin d’être maléfique</strong>, à l’inverse de <em>Pauvre vieux Bill</em> et de son ambiance ensorcelée.

Il faut aussi noter <em>La tordue</em> de l’auteur de <em>L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde</em>, Robert Louis Stevenson. Elle a été écrite dans un dialecte écossais et la traduction est restée fidèle à l’utilisation du dialecte. Il en ressort une lecture périlleuse. Cependant, l’utilisation du dialecte crée une distance, un dépaysement, qui amplifient le fantastique du texte. Janet est davantage effrayante avec cette narration d’ailleurs.

<em>Contes méphitiques</em> est donc <strong>une anthologie intéressante pour ses auteurs et son ambiance sombre teintée de campagne écossaise et irlandaise</strong>. On regrettera seulement l’absence d’informations sur les textes comme leur date de parution et leur origine (font-ils partis de recueils en particulier ?). On ne sait pas non plus qui est l’auteur des introductions, dommage.
<h2>Gramophone</h2>
<em>Faith Devides Us - Death Unites Us</em> de Paradise Lost.

<h2>Sur le mur</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/09/Arnold-Bocklin-Vision-at-Sea.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2903" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/09/Arnold-Bocklin-Vision-at-Sea.jpg" alt="" width="540" height="86" /></a> <a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/09/Arnold-Bocklin-Vision-at-Sea.jpg" target="_blank"><em>Vision at Sea</em></a> d’Arnold Böcklin

<h2>Dans la même veine</h2>
L’anthologie <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/collectif-chronique-du-revenant-et-autres-contes-de-terreur-du-blackwood-magazine/"><em>Le revenant et autres contes de terreur du Blackwood Magazine</em></a>, parue chez José Corti en 1999.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Traduction de l’anglais par Patrick Remaux</li>
	<li>J’ai lu, 2011 (éditions Anabet, 2008), 285 pages.</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li>Gaid Girard, <em>À propos du « Rêve » de Le Fanu</em>, Le visage vert n°2, 1997, p.82-85.</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lydie Blaizot – Autour de&#160;Londres</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/lydie-blaizot-chronique-dautour-de-londres/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/lydie-blaizot-chronique-dautour-de-londres/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 07:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[lydie blaizot]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/07/blaizot_autour_de_londres_couv-206x297.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;Autour de Londres&quot; de Lydie Blaizot" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Deux vampires aux caractères bien différents se voient contraints de faire équipe pour en former un nouveau-né (<em>Les trois mousquetaires</em>), un vampire au grand coeur décide d'aider une mère veuve menacée par un usurier (<em>Piccolo</em>), un autre rêve de changer l'organisation vampirique londonienne malgré sa stupidité flagrante (<em>Le boulet</em>), une jeune femme récemment devenue vampire cherche un moyen de se nourrir sans tuer (<em>Fatum</em>)... huit nouvelles vampiriques se déroulant dans un même univers, celui de l'Angleterre des XVIIIe et XIXe siècles.
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote>La terreur des Hautes Terres

Village de Wythed, Derbshire, 245 kilomètres au Nord-Ouest de Londre, mardi 14 avril 1795.

L'hiver avait décidé de jouer les prolongations. L'atmosphère, déjà froide et sèche, était agrémentée d'un vent glacial venu de l'Est qui donnait envie d'aller se pelotonner devant un bon feu. Même le soleil, éclatant sur fond de ciel bleu, ne parvenait pas à réchauffer l'air ambiant et peinait à sublimer la glace formée durant la nuit. Pourtant, Robert Newburn ne semblait pas dérangé outre mesure par cette météo peu clémente. Le jeune homme, en pantalon et chemise de lin, marchait pieds nus sur le sentier qui menait au village.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
La plume à la fois humoristique et sérieuse de Lydie Blaizot m'avait enchantée dans son roman <em>La Maison de Londres</em>. Et non seulement on retrouve <strong>ce style incisif, très maîtrisé et avec une pointe d'ironie</strong> dans ce recueil de nouvelles, mais on rencontre également de nouveau les personnages principaux du roman.

Que les lecteurs n'ayant pas eu l'occasion de lire <em>La Maison de Londres</em> se rassurent : <em>Autour de Londres</em>, s'il se déroule dans le même univers et met parfois en action des personnages déjà rencontrés, <strong>situe son action avant celle du roman</strong>. Les connaisseurs de cet univers seront donc ravis de connaître l'origine de leur trio de vampires préféré et les nouveaux venus ne seront pas mis de côté, de ce fait.

Huit nouvelles donc. Huit textes qui forment <strong>un véritable régal</strong>. De par la plume de l'auteur, déjà, comme je l'ai mentionné au début de cet avis. Et de par le fond également. On suit avec grande attention, rire, crainte parfois, les aventures des vampires londoniens. <strong>Le décor est campé avec grande précision</strong>. Les vampires maladroits mais si sûrs de leurs actions abondent, provoquant le rire, d'autres, liés aux êtres humains, sont attachants. Ainsi, le personnage principal du <em>Clown</em>, appartenant au monde du cirque, va aider la police locale dans une enquête grâce à ses capacités spéciales pour que sa troupe ne soit pas, une fois de plus, première accusée dans l'affaire. <em>Fatum</em> et sa vampire incapable de se nourrir <strong>fait sourire tout en suscitant la compassion</strong>. Pas facile de se résoudre à se nourrir de sang humain...

De l'humour donc, oui, mais Lydie Blaizot n'oublie  pas de jouer aussi sur d'autres fibres émotionnelles et c'est ce qui fait de ce recueil <strong>une réussite aussi bonne que le roman précédent</strong>. Un auteur à suivre !
<h3>Le grain de sable</h3>
Les illustrations de l'ouvrage sont signées de l'auteur et sont des portraits des personnages croisés au gré des nouvelles.
<h3>Gramophone</h3>
De la musique classique enlevée, telle la <em>Danse macabre </em>de Saint Saëns ou encore le <em>Rigoletto </em>de Verdi, pour accompagner les aventures de nos vampires.
<h3>Sur le mur</h3>
Une carte détaillée de Londres.
<h3>Dans la même veine</h3>
Outre <em>La Maison de Londres</em> du même auteur (Le Petit Caveau, 2010), je vous recommande la lecture des nouvelles <em>La Petite fille qui mordait ses poupées </em>de Gudule et <em>Espèce en voie de disparition </em>de Niel Straum, toutes situées dans l'anthologie <em>La solitude du vampire</em> dirigée par Barbara Sadoul (Librio, 2003). Egalement, la lecture de <em>Du sang!</em> de Fredric Brown, texte aussi court que délectable contenu dans l'anthologie <em>La Dimension fantastique 3</em> (dirigée par Barbara Sadoul, Librio, 2006).
<h3>A propos de Lydie Blaizot</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/lydie-blaizot-chronique-de-la-maison-de-londres/attachment/lydie_blaizot/" rel="attachment wp-att-2432"><img class="alignleft size-full wp-image-2432" title="lydie_blaizot" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/05/lydie_blaizot.jpg" alt="" width="153" height="191" /></a>Née en 1973, Lydie Blaizot s’est très tôt intéressée aux genres de l’Imaginaire. Après avoir caressé le rêve de devenir professeur d’histoire médiévale, elle est actuellement conseillère municipale et en recherche d’emploi. Elle a pris la plume sous l’impulsion de son mari. Son écriture porte l’influence de ses auteurs favoris, Pratchett et Blaylock. Après la parution d'un premier roman aux éditions du Petit Caveau en 2010, <em>La Maison de Londres</em>, elle a publié un autre roman, <em>Le Facteur 119</em> (Voy'[el], 2011)<em> </em>mêlant science-fiction et policier.
<h3>Références</h3>
Editions Le Petit Caveau, 196 pages, 2011.
<h3>Liens</h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.lydie-blaizot.fr/">Le site de Lydie Blaizot</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/07/blaizot_autour_de_londres_couv-206x297.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;Autour de Londres&quot; de Lydie Blaizot" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Deux vampires aux caractères bien différents se voient contraints de faire équipe pour en former un nouveau-né (<em>Les trois mousquetaires</em>), un vampire au grand coeur décide d'aider une mère veuve menacée par un usurier (<em>Piccolo</em>), un autre rêve de changer l'organisation vampirique londonienne malgré sa stupidité flagrante (<em>Le boulet</em>), une jeune femme récemment devenue vampire cherche un moyen de se nourrir sans tuer (<em>Fatum</em>)... huit nouvelles vampiriques se déroulant dans un même univers, celui de l'Angleterre des XVIIIe et XIXe siècles.
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote>La terreur des Hautes Terres

Village de Wythed, Derbshire, 245 kilomètres au Nord-Ouest de Londre, mardi 14 avril 1795.

L'hiver avait décidé de jouer les prolongations. L'atmosphère, déjà froide et sèche, était agrémentée d'un vent glacial venu de l'Est qui donnait envie d'aller se pelotonner devant un bon feu. Même le soleil, éclatant sur fond de ciel bleu, ne parvenait pas à réchauffer l'air ambiant et peinait à sublimer la glace formée durant la nuit. Pourtant, Robert Newburn ne semblait pas dérangé outre mesure par cette météo peu clémente. Le jeune homme, en pantalon et chemise de lin, marchait pieds nus sur le sentier qui menait au village.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
La plume à la fois humoristique et sérieuse de Lydie Blaizot m'avait enchantée dans son roman <em>La Maison de Londres</em>. Et non seulement on retrouve <strong>ce style incisif, très maîtrisé et avec une pointe d'ironie</strong> dans ce recueil de nouvelles, mais on rencontre également de nouveau les personnages principaux du roman.

Que les lecteurs n'ayant pas eu l'occasion de lire <em>La Maison de Londres</em> se rassurent : <em>Autour de Londres</em>, s'il se déroule dans le même univers et met parfois en action des personnages déjà rencontrés, <strong>situe son action avant celle du roman</strong>. Les connaisseurs de cet univers seront donc ravis de connaître l'origine de leur trio de vampires préféré et les nouveaux venus ne seront pas mis de côté, de ce fait.

Huit nouvelles donc. Huit textes qui forment <strong>un véritable régal</strong>. De par la plume de l'auteur, déjà, comme je l'ai mentionné au début de cet avis. Et de par le fond également. On suit avec grande attention, rire, crainte parfois, les aventures des vampires londoniens. <strong>Le décor est campé avec grande précision</strong>. Les vampires maladroits mais si sûrs de leurs actions abondent, provoquant le rire, d'autres, liés aux êtres humains, sont attachants. Ainsi, le personnage principal du <em>Clown</em>, appartenant au monde du cirque, va aider la police locale dans une enquête grâce à ses capacités spéciales pour que sa troupe ne soit pas, une fois de plus, première accusée dans l'affaire. <em>Fatum</em> et sa vampire incapable de se nourrir <strong>fait sourire tout en suscitant la compassion</strong>. Pas facile de se résoudre à se nourrir de sang humain...

De l'humour donc, oui, mais Lydie Blaizot n'oublie  pas de jouer aussi sur d'autres fibres émotionnelles et c'est ce qui fait de ce recueil <strong>une réussite aussi bonne que le roman précédent</strong>. Un auteur à suivre !
<h3>Le grain de sable</h3>
Les illustrations de l'ouvrage sont signées de l'auteur et sont des portraits des personnages croisés au gré des nouvelles.
<h3>Gramophone</h3>
De la musique classique enlevée, telle la <em>Danse macabre </em>de Saint Saëns ou encore le <em>Rigoletto </em>de Verdi, pour accompagner les aventures de nos vampires.
<h3>Sur le mur</h3>
Une carte détaillée de Londres.
<h3>Dans la même veine</h3>
Outre <em>La Maison de Londres</em> du même auteur (Le Petit Caveau, 2010), je vous recommande la lecture des nouvelles <em>La Petite fille qui mordait ses poupées </em>de Gudule et <em>Espèce en voie de disparition </em>de Niel Straum, toutes situées dans l'anthologie <em>La solitude du vampire</em> dirigée par Barbara Sadoul (Librio, 2003). Egalement, la lecture de <em>Du sang!</em> de Fredric Brown, texte aussi court que délectable contenu dans l'anthologie <em>La Dimension fantastique 3</em> (dirigée par Barbara Sadoul, Librio, 2006).
<h3>A propos de Lydie Blaizot</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/lydie-blaizot-chronique-de-la-maison-de-londres/attachment/lydie_blaizot/" rel="attachment wp-att-2432"><img class="alignleft size-full wp-image-2432" title="lydie_blaizot" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/05/lydie_blaizot.jpg" alt="" width="153" height="191" /></a>Née en 1973, Lydie Blaizot s’est très tôt intéressée aux genres de l’Imaginaire. Après avoir caressé le rêve de devenir professeur d’histoire médiévale, elle est actuellement conseillère municipale et en recherche d’emploi. Elle a pris la plume sous l’impulsion de son mari. Son écriture porte l’influence de ses auteurs favoris, Pratchett et Blaylock. Après la parution d'un premier roman aux éditions du Petit Caveau en 2010, <em>La Maison de Londres</em>, elle a publié un autre roman, <em>Le Facteur 119</em> (Voy'[el], 2011)<em> </em>mêlant science-fiction et policier.
<h3>Références</h3>
Editions Le Petit Caveau, 196 pages, 2011.
<h3>Liens</h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.lydie-blaizot.fr/">Le site de Lydie Blaizot</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Stéphane Soutoul – Chimères d’albâtre</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/stephane-soutoul-chronique-de-chimeres-dalbatre/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/stephane-soutoul-chronique-de-chimeres-dalbatre/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 07:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[stéphane soutoul]]></category>
		<category><![CDATA[vampires]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/06/soutoul_chimeres_albatre_couv-206x293.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Chimères d&#039;albâtre » de Stéphane Soutoul" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Un adolescent féru de vampirisme, une bande de vacanciers en goguette qui profanent une tombe, une femme battue sauvée par un mystérieux protecteur, un vampire qui tente d'approcher de nouvelles victimes via les nouvelles technologies, une autre vampire qui rêve de revoir le soleil... quatorze nouvelles, quatorze portraits de vampire à la sanguine.
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote>Dans les bras de la mort

France, juin 1944.

Une forêt somnolait dans la tiédeur nocturne, quelque part nichée au coeur de la région Languedocienne. La nature était calme, paisible, avec pour seule mélodie le bruissement des branches d'arbres taquinées par la brise du soir. Rien ne paraissait capable de troubler la sérénité des lieux, pas même la faune discrète se faufilant parmi les hautes herbes. Tout à coup, un concert d'aboiements rompit la fragile quiétude du havre pourtant à l'écart de toute agitation humaine.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
J'avais été charmée par <em>Le Mal en la demeure</em> de Stéphane Soutoul. Je pensais donc retrouver la même ambiance dans <em>Chimères d'albâtre</em>, recueil de quatorze textes centrés autour de la figure vampirique.  Malheureusement, je fut déçue sur ce point. Le style gothico-romantique (au sens du genre littéraire du XIXe pour ce dernier) de la novella a disparu au profit <strong>d'un style plus direct, plus simple</strong>, mais parfois maladroit.

Concernant les textes, je les ai trouvé inégaux. Je me suis régalée avec <em>Slasher in the night</em>, <strong>parodie réjouissante</strong> des films d'horreur de série B (voire Z), j'ai souri face aux déboires de ce vampire dépassé par les progrès de la civilisation et qui espère trouver de quoi se sustenter via les sites de rencontres (<em>Vampire cherche victime désespérément</em>). <strong>La mélancolie est fort présente aussi</strong>, témoignant soit de la solitude ou des contraintes inhérentes à la condition de vampire, comme avec cette prêtresse du soleil japonais qui aspire à contempler de nouveau l'astre tant révéré (<em>Un amour interdit</em>), soit de ces humains qui s'attachent à ces tristes figures de la nuit (<em>Seconde chance, Lettre d'aveux</em>). Je suis en revanche restée insensible à <em>Motif de sang</em>, qui ressemble plus à un bout de texte resté non développé, ou encore à <em>La proie et le chasseur</em>, trop prévisible.

Mais il faut reconnaître que c'est<strong> tout un panel</strong> qui nous est présenté là, si bien que la répétition de la figure vampirique ne semble pas lourde.  Et si la plume de l'auteur est parfois encore empreinte de maladresses, <strong>les émotions qu'il transmet</strong> via la plupart de ses textes sont elles bien visibles. On passe du rire aux larmes, du frisson à la mélancolie. Dommage que l'ensemble soit truffé de coquilles...

A recommander particulièrement <strong>aux amateurs de vampires</strong>, qui trouveront là quatorze nouvelles variées centrées autour de leur créature préférée.
<h3>Le grain de sable</h3>
Les éditions Cauchemars ont récemment fermé leurs portes.
<h3>Gramophone</h3>
Le gémissement du vent, la nuit, et le battement des volets sur le mur. Mêlé d'un cri d'outre-tombe à glacer le sang.
<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/stephane-soutoul-chronique-de-chimeres-dalbatre/attachment/cecileguillot/" rel="attachment wp-att-2865"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2865" title="cecileguillot" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/06/cecileguillot-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>

Cette illustration de <a href="http://azyliseyes.free.fr/">Cécile Guillot</a>, qui rappelle plusieurs personnages solitaires du recueil.
<h3>Dans la même veine</h3>
Si ce recueil vous a plu, vous apprécierez également <em>Les Anges de l'ombre </em>de Malaïka Macumi (Le Petit Caveau, 2011), <em>La solitude du vampire</em> et <em>Les cent ans de Dracula </em>(dirigés par Barbara Sadoul, Librio, 2003), ainsi que <em>Vampires </em>(dirigé par Estelle Valls de Gomis, Glyphe, 2008).
<h3>A propos de Stéphane Soutoul</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/stephane-soutoul-chronique-du-mal-en-la-demeure/attachment/stephane_soutoul/" rel="attachment wp-att-2514"><img class="alignleft size-full wp-image-2514" title="stephane_soutoul" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/08/stephane_soutoul.jpg" alt="" width="134" height="155" /></a>Stéphane Soutoul est né en 1977 et s’est très tôt passionné pour ce qui relevait de l’imaginaire, en particulier pour la figure du vampire. Il a fini par prendre la plume pour produire ses propres récits. On a pu le lire dans les anthologies <em>Or et sang</em> (Le Petit Caveau, 2009), <em>Sorcières et sortilèges </em>(Les Enfants de Walpurgis, 2010) et dans le webzine <em>Le Royaume des fées.</em> Un premier roman,<em> Le Mal en la demeure,</em> est paru aux éditions du Petit caveau en 2010.
<h3>Références</h3>
Editions Cauchemars, 2011, 311 pages.
<h3>Liens</h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.stephanesoutoul.com/topic/index.html">Le site de Stéphane Soutoul</a></li>
	<li><a href="http://stephanesoutoul.blogspot.com/">Le blog de Stéphane Soutoul</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/06/soutoul_chimeres_albatre_couv-206x293.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Chimères d&#039;albâtre » de Stéphane Soutoul" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Un adolescent féru de vampirisme, une bande de vacanciers en goguette qui profanent une tombe, une femme battue sauvée par un mystérieux protecteur, un vampire qui tente d'approcher de nouvelles victimes via les nouvelles technologies, une autre vampire qui rêve de revoir le soleil... quatorze nouvelles, quatorze portraits de vampire à la sanguine.
<h3>ça commence comme ça</h3>
<blockquote>Dans les bras de la mort

France, juin 1944.

Une forêt somnolait dans la tiédeur nocturne, quelque part nichée au coeur de la région Languedocienne. La nature était calme, paisible, avec pour seule mélodie le bruissement des branches d'arbres taquinées par la brise du soir. Rien ne paraissait capable de troubler la sérénité des lieux, pas même la faune discrète se faufilant parmi les hautes herbes. Tout à coup, un concert d'aboiements rompit la fragile quiétude du havre pourtant à l'écart de toute agitation humaine.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
J'avais été charmée par <em>Le Mal en la demeure</em> de Stéphane Soutoul. Je pensais donc retrouver la même ambiance dans <em>Chimères d'albâtre</em>, recueil de quatorze textes centrés autour de la figure vampirique.  Malheureusement, je fut déçue sur ce point. Le style gothico-romantique (au sens du genre littéraire du XIXe pour ce dernier) de la novella a disparu au profit <strong>d'un style plus direct, plus simple</strong>, mais parfois maladroit.

Concernant les textes, je les ai trouvé inégaux. Je me suis régalée avec <em>Slasher in the night</em>, <strong>parodie réjouissante</strong> des films d'horreur de série B (voire Z), j'ai souri face aux déboires de ce vampire dépassé par les progrès de la civilisation et qui espère trouver de quoi se sustenter via les sites de rencontres (<em>Vampire cherche victime désespérément</em>). <strong>La mélancolie est fort présente aussi</strong>, témoignant soit de la solitude ou des contraintes inhérentes à la condition de vampire, comme avec cette prêtresse du soleil japonais qui aspire à contempler de nouveau l'astre tant révéré (<em>Un amour interdit</em>), soit de ces humains qui s'attachent à ces tristes figures de la nuit (<em>Seconde chance, Lettre d'aveux</em>). Je suis en revanche restée insensible à <em>Motif de sang</em>, qui ressemble plus à un bout de texte resté non développé, ou encore à <em>La proie et le chasseur</em>, trop prévisible.

Mais il faut reconnaître que c'est<strong> tout un panel</strong> qui nous est présenté là, si bien que la répétition de la figure vampirique ne semble pas lourde.  Et si la plume de l'auteur est parfois encore empreinte de maladresses, <strong>les émotions qu'il transmet</strong> via la plupart de ses textes sont elles bien visibles. On passe du rire aux larmes, du frisson à la mélancolie. Dommage que l'ensemble soit truffé de coquilles...

A recommander particulièrement <strong>aux amateurs de vampires</strong>, qui trouveront là quatorze nouvelles variées centrées autour de leur créature préférée.
<h3>Le grain de sable</h3>
Les éditions Cauchemars ont récemment fermé leurs portes.
<h3>Gramophone</h3>
Le gémissement du vent, la nuit, et le battement des volets sur le mur. Mêlé d'un cri d'outre-tombe à glacer le sang.
<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/stephane-soutoul-chronique-de-chimeres-dalbatre/attachment/cecileguillot/" rel="attachment wp-att-2865"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2865" title="cecileguillot" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/06/cecileguillot-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>

Cette illustration de <a href="http://azyliseyes.free.fr/">Cécile Guillot</a>, qui rappelle plusieurs personnages solitaires du recueil.
<h3>Dans la même veine</h3>
Si ce recueil vous a plu, vous apprécierez également <em>Les Anges de l'ombre </em>de Malaïka Macumi (Le Petit Caveau, 2011), <em>La solitude du vampire</em> et <em>Les cent ans de Dracula </em>(dirigés par Barbara Sadoul, Librio, 2003), ainsi que <em>Vampires </em>(dirigé par Estelle Valls de Gomis, Glyphe, 2008).
<h3>A propos de Stéphane Soutoul</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/stephane-soutoul-chronique-du-mal-en-la-demeure/attachment/stephane_soutoul/" rel="attachment wp-att-2514"><img class="alignleft size-full wp-image-2514" title="stephane_soutoul" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/08/stephane_soutoul.jpg" alt="" width="134" height="155" /></a>Stéphane Soutoul est né en 1977 et s’est très tôt passionné pour ce qui relevait de l’imaginaire, en particulier pour la figure du vampire. Il a fini par prendre la plume pour produire ses propres récits. On a pu le lire dans les anthologies <em>Or et sang</em> (Le Petit Caveau, 2009), <em>Sorcières et sortilèges </em>(Les Enfants de Walpurgis, 2010) et dans le webzine <em>Le Royaume des fées.</em> Un premier roman,<em> Le Mal en la demeure,</em> est paru aux éditions du Petit caveau en 2010.
<h3>Références</h3>
Editions Cauchemars, 2011, 311 pages.
<h3>Liens</h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.stephanesoutoul.com/topic/index.html">Le site de Stéphane Soutoul</a></li>
	<li><a href="http://stephanesoutoul.blogspot.com/">Le blog de Stéphane Soutoul</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Estelle Valls de&#160;Gomis (dir.) - Les Dames baroques</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/estelle-valls-de-gomis-dir-chronique-des-dames-baroques/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/estelle-valls-de-gomis-dir-chronique-des-dames-baroques/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 08:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[estelle valls de gomis]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/Les-dames-baroques-208x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Les dames baroques" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Cette anthologie de vingt nouvelles met en lumière la femme et ses aspects envoûtants, mystérieux et amoureux. Si la majorité des auteurs sont contemporains, l’anthologie se conclut avec cinq textes des 17ème et 19ème siècles.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>C’est un corps étendu, c’est une mort enfin venue. Elle est si pâle, absente, déjà loin. Sa peau a l’éclat nacré de la perle, ses yeux entrouverts sont des émeraudes, sa poitrine est de grenat et son front est nimbé de la lumière bleutée du saphir unique. Elle est emprisonnée à jamais, elle est devenue un joyau dans un diamant de glace. Il l’a voulue, l’a obtenue un bref instant et l’a offerte à l’éternel.
"Précieuse Icône" (Carole Grangier)</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
La pochette ainsi que la quatrième de couverture et la préface définissent une idée du contenu. Mais en réalité,<strong> l’anthologie est très variée et aborde, selon moi, les femmes de façon plus générale qu'elle n'y entend</strong>. Bien sûr, il y a des thèmes récurrents, comme l’amour, la vengeance et les bijoux, mais hélas, ils sont souvent abordés de façon prévisible. Je pense notamment au thème des bijoux ensorcelés, trop souvent rencontré et sans grande originalité.

Mais<strong> l’anthologie contient néanmoins quelques petites perles</strong> où l’imagination des auteurs est allée jusqu’au bout et offrent des textes vraiment originaux. Parmi elles, je citerais <em>Le jour de la belladone</em> de <strong>Justine Niogret</strong>. Gothique au possible, il met en scène une fillette, icône fêtée lors d’une cérémonie faite de rites cruels. L’auteure est vraiment allée au bout de la noirceur engendrée, jusqu’à la fin. Je citerais aussi <em>La princesse aux lys rouges</em> de <strong>Jean Lorrain</strong>. Pleine d’étrangeté, cette nouvelle à l’accent romantique, illustre une princesse un peu sorcière aux rites nocturnes emprunts de poésie.

Les dames baroques est donc une anthologie très variée où il n’y a pas que des femmes baroques, mais des femmes tout court.<strong> Des textes de qualité très inégale, ce qui nous permet toutes fois de trouver des perles d’imagination</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Estelle Valls de Gomis et l’éditeur ont hésité entre deux couvertures. <a href="http://dextelle.blogspot.com/2010/10/dames-baroques-la-couverture-ou-la.html" target="_blank">On peut les voir sur le blog d’Estelle Valls de Gomis</a>.
<h2>Gramophone</h2>
Un disque de Dargaard ou de The Birthday Massacre.
<h2>Sur le mur</h2>
Une bague ancienne
<h2>Dans la même veine</h2>
Puisque les bijoux sont bien présents, je dirais le n°15 d’Emblèmes des éditions de l’Oxymore intitulé <em>Trésors</em>, aussi dirigé par Estelle Valls de Gomis.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Dirigé par Estelle Valls de Gomis</li>
	<li>Préface de Charlotte Bousquet</li>
	<li>Éditions du Riez, collection Brumes Étranges, 2010, 302 pages.</li>
	<li>Couverture de Natalia Pierandrei</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://dextelle.blogspot.com/" target="_blank">Blog d'Estelle Valls de Gomis</a></li>
	<li><a href="http://www.editionsduriez.fr/57.html" target="_blank">Page du livre sur le site de l'éditeur</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/Les-dames-baroques-208x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Les dames baroques" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Cette anthologie de vingt nouvelles met en lumière la femme et ses aspects envoûtants, mystérieux et amoureux. Si la majorité des auteurs sont contemporains, l’anthologie se conclut avec cinq textes des 17ème et 19ème siècles.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>C’est un corps étendu, c’est une mort enfin venue. Elle est si pâle, absente, déjà loin. Sa peau a l’éclat nacré de la perle, ses yeux entrouverts sont des émeraudes, sa poitrine est de grenat et son front est nimbé de la lumière bleutée du saphir unique. Elle est emprisonnée à jamais, elle est devenue un joyau dans un diamant de glace. Il l’a voulue, l’a obtenue un bref instant et l’a offerte à l’éternel.
"Précieuse Icône" (Carole Grangier)</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
La pochette ainsi que la quatrième de couverture et la préface définissent une idée du contenu. Mais en réalité,<strong> l’anthologie est très variée et aborde, selon moi, les femmes de façon plus générale qu'elle n'y entend</strong>. Bien sûr, il y a des thèmes récurrents, comme l’amour, la vengeance et les bijoux, mais hélas, ils sont souvent abordés de façon prévisible. Je pense notamment au thème des bijoux ensorcelés, trop souvent rencontré et sans grande originalité.

Mais<strong> l’anthologie contient néanmoins quelques petites perles</strong> où l’imagination des auteurs est allée jusqu’au bout et offrent des textes vraiment originaux. Parmi elles, je citerais <em>Le jour de la belladone</em> de <strong>Justine Niogret</strong>. Gothique au possible, il met en scène une fillette, icône fêtée lors d’une cérémonie faite de rites cruels. L’auteure est vraiment allée au bout de la noirceur engendrée, jusqu’à la fin. Je citerais aussi <em>La princesse aux lys rouges</em> de <strong>Jean Lorrain</strong>. Pleine d’étrangeté, cette nouvelle à l’accent romantique, illustre une princesse un peu sorcière aux rites nocturnes emprunts de poésie.

Les dames baroques est donc une anthologie très variée où il n’y a pas que des femmes baroques, mais des femmes tout court.<strong> Des textes de qualité très inégale, ce qui nous permet toutes fois de trouver des perles d’imagination</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Estelle Valls de Gomis et l’éditeur ont hésité entre deux couvertures. <a href="http://dextelle.blogspot.com/2010/10/dames-baroques-la-couverture-ou-la.html" target="_blank">On peut les voir sur le blog d’Estelle Valls de Gomis</a>.
<h2>Gramophone</h2>
Un disque de Dargaard ou de The Birthday Massacre.
<h2>Sur le mur</h2>
Une bague ancienne
<h2>Dans la même veine</h2>
Puisque les bijoux sont bien présents, je dirais le n°15 d’Emblèmes des éditions de l’Oxymore intitulé <em>Trésors</em>, aussi dirigé par Estelle Valls de Gomis.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Dirigé par Estelle Valls de Gomis</li>
	<li>Préface de Charlotte Bousquet</li>
	<li>Éditions du Riez, collection Brumes Étranges, 2010, 302 pages.</li>
	<li>Couverture de Natalia Pierandrei</li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://dextelle.blogspot.com/" target="_blank">Blog d'Estelle Valls de Gomis</a></li>
	<li><a href="http://www.editionsduriez.fr/57.html" target="_blank">Page du livre sur le site de l'éditeur</a></li>
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		</item>
		<item>
		<title>Magali Duez (dir.) - Ouvre-toi</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/magali-duez-dir-chronique-douvre-toi/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 07:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[anthologie]]></category>
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		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[magali duez]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/06/magali-duez-ouvre-toi-206x318.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Ouvre-toi » dirigé par Magali Duez" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Le thème de l'ouverture sous la plume de seize écrivains. Ouverture à quoi? A qui? Comment? Chacun a sa vision des choses et nous la fait partager dans une histoire oscillant entre mondes réel et imaginaires, entre passé et futur. Les passages s'ouvrent chacun leur tour sur un univers différent.

<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote>"Ouvre-toi, gentil livre...", riait l'enfant.

La nuit était tombée. La veilleuse bleue allait prendre ses fonctions. Désormais, il lui incomberait de relayer le jour pour qu'Hugo distingue ses bras, pour qu'il retrouve facilement son doudou, si d'aventure la nuit les séparait.

Le garçonnet rebondissait plusieurs fois sur le matelas - "Ça suffit, Hugo, disait maman, tu sais bien que c'est mauvais pour les ressorts". Enfin, le petit corps blanc et ferme se glissait sous la couette.

Et chaque soir, maman s'asseyait sur le bord de son lit.

"Ouvre-toi, gentil livre...", répétait l'enfant.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
Seize nouvelles signifient forcément que l'on aura nos préférées.

J'ai ainsi littéralement adoré rire grâce à l'<strong>humour divin de Don Lorenjy dans <em>Suzanne on line</em></strong>, traverser encore et encore le <strong>miroir troublant des <em>Miroitements</em></strong>, bien accrochée au bras de Mickaël Fontayne, <strong>faire partie des quarante voleurs de <em>Jassîm ibn Menollah, victime des statistiques</em></strong> et entasser des trésors fraîchement volés dans la grotte récalcitrante de Timothée Rey, <strong>découvrir qui est <em>L'Autre</em></strong> de Livia Galeazzi et <strong>sauter dans le vide avec Anthelme Hauchecorne</strong> puisque ça participe d'une <em>Logique d'ensemble</em>.

Par contre j'ai eu <strong>beaucoup plus de mal à rentrer dans certaines autres</strong>, comme <em>Les larmes rouges</em> de Saholy Gonga, sans doute parce que j'ai bien du mal à m'identifier, ou à me sentir concernée par les malheurs d'une parisienne fêtarde cocaïnée jusqu'à l'os; <em>Tsuyan</em> de Nicolas Cluzeau, qui est parti un peu trop loin dans la taïga pour que j'arrive à le suivre le temps d'une nouvelle; ou bien encore <em>Cinq fois</em> de Fred Le Berre, dont je serais bien incapable de dire un mot tellement je suis passée à côté de l'histoire. Il faudra que je retente une lecture, un jour prochain.

<strong>D'autres m'ont plu autant que laissée perplexe</strong>. Une en particulier: <em>L'Apocalypse selon Huxley</em> de Jérôme Noirez. Une nouvelle agréable à lire, une histoire étrange qui se laisse suivre, une écriture fluide, mais c'est plus fort que moi, dès qu'une bande de jeunes se drogue, part en trip et couche avec tout ce qui bouge (bon j'exagère sur la partie sexuelle, ça n'est pas exactement ce qui se passe dans cette nouvelle, mais ça y ressemble), ça me rappelle sournoisement <em>Sur la route</em> de Jack Kerouac, que j'ai détesté de tout mon petit cœur de pierre, et je suis prise d'une envie soudaine de faire sauter des cervelles. Mais je pense qu'il s'agit là d'un problème interne à moi-même et que l'auteur n'est en rien responsable de ce débordement de violence. Ne lui en tenons donc pas rigueur et passons.

Toutes les nouvelles commencent par "Ouvre-toi", et il est intéressant de se rendre compte comment d'un auteur à l'autre, <strong>à partir des deux mêmes mots, les histoires peuvent partir dans toutes sortes de directions</strong>. Je regrette un peu que beaucoup d'entre elles commencent par "Sésame, ouvre-toi" quand ça n'est pas particulièrement nécessaire. Parfaitement intégrée dans certaines de ces histoires, cette expression très connue devient en quelque sorte "lassante" lorsqu'elle est utilisée à tout va et sans qu'il y en ait véritablement besoin. Celles qui n'utilisent qu'un simple "ouvre-toi" pour débuter s'en sorte aussi bien que les autres.

Cependant dans l'ensemble, pas assez de points négatifs pour se priver d'une <strong>lecture aussi riche et variée, mêlant les genres</strong> (science-fiction, fantasy, spirituel, ...) et les qualités d'auteurs qu'il nous faudra suivre au gré de recueils et d'anthologies afin de retrouver le <strong>plaisir de les suivre dans des aventures loufoques ou poétiques</strong>. De plus, l'ordre des nouvelles me semble particulièrement bien choisi, le cheminement de l'enfant découvrant les livres jusqu'à nos descendants fuyant le monde est d'une justesse épatante.
<h3>Le grain de sable</h3>
<em>Ouvre-toi</em> est la première anthologie, mais également le premier livre des éditions Griffe d'encre. Un thème parfait pour mettre un pied dans l'imaginaire.
<h3>Sur le mur</h3>
A l'instar de la couverture de cette anthologie, une chrysalide illustre parfaitement le thème de ces histoires.
<h3>Gramophone</h3>
Devendra Banhart ~ <em>I feel just like a child</em>, parce que s'ouvrir, c'est un peu être comme un enfant qui découvre tout pour la première fois.
<h3>A propos de Magali Duez</h3>
Magali Duez a mené sa barque dans divers domaines, mais toujours avec un livre sous le bras. Après avoir créé ou participé à des forums de lecteurs passionnés, comme<em> Le Coin des lecteurs</em> et <em>Parchemins et traverses</em>, elle a fini par accoster dans l'édition, en plus d'être elle-même auteure de nouvelles. Espérons qu'elle reste à présent sur cette voie.
<h3>Dans la même veine</h3>
Si vous avez aimé cette anthologie, vous aimerez certainement aussi l'anthologie <em>Emblèmes n°14</em> sur <em>Les Portes </em>(éditions de L'Oxymore, 2005).

Si vous avez plus particulièrement aimé la nouvelle d'Anthelme Hauchecorne, vous devriez essayer le roman <em>On est toujours trop bon avec les femmes</em> de Raymond Queneau (Folio). L'humour tranquille de la nouvelle m'a rappelé le style de cette histoire délirante et superbement écrite.
<h3>Références</h3>
<ul>
	<li>Éditions Griffe d'encre, 2007, 267 pages</li>
	<li>Illustration de couverture: Maeva Pierre</li>
</ul>
<h3>Liens</h3>
La <a href="http://www.griffedencre.fr/catalog/product_info.php?cPath=3&amp;products_id=71&amp;osCsid=0f25ddb3158c1dab68daf8c5aae8f82d">revue de presse d'<em>Ouvre-toi</em></a>, sur le site de Griffe d'encre</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/06/magali-duez-ouvre-toi-206x318.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Ouvre-toi » dirigé par Magali Duez" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Le thème de l'ouverture sous la plume de seize écrivains. Ouverture à quoi? A qui? Comment? Chacun a sa vision des choses et nous la fait partager dans une histoire oscillant entre mondes réel et imaginaires, entre passé et futur. Les passages s'ouvrent chacun leur tour sur un univers différent.

<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote>"Ouvre-toi, gentil livre...", riait l'enfant.

La nuit était tombée. La veilleuse bleue allait prendre ses fonctions. Désormais, il lui incomberait de relayer le jour pour qu'Hugo distingue ses bras, pour qu'il retrouve facilement son doudou, si d'aventure la nuit les séparait.

Le garçonnet rebondissait plusieurs fois sur le matelas - "Ça suffit, Hugo, disait maman, tu sais bien que c'est mauvais pour les ressorts". Enfin, le petit corps blanc et ferme se glissait sous la couette.

Et chaque soir, maman s'asseyait sur le bord de son lit.

"Ouvre-toi, gentil livre...", répétait l'enfant.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
Seize nouvelles signifient forcément que l'on aura nos préférées.

J'ai ainsi littéralement adoré rire grâce à l'<strong>humour divin de Don Lorenjy dans <em>Suzanne on line</em></strong>, traverser encore et encore le <strong>miroir troublant des <em>Miroitements</em></strong>, bien accrochée au bras de Mickaël Fontayne, <strong>faire partie des quarante voleurs de <em>Jassîm ibn Menollah, victime des statistiques</em></strong> et entasser des trésors fraîchement volés dans la grotte récalcitrante de Timothée Rey, <strong>découvrir qui est <em>L'Autre</em></strong> de Livia Galeazzi et <strong>sauter dans le vide avec Anthelme Hauchecorne</strong> puisque ça participe d'une <em>Logique d'ensemble</em>.

Par contre j'ai eu <strong>beaucoup plus de mal à rentrer dans certaines autres</strong>, comme <em>Les larmes rouges</em> de Saholy Gonga, sans doute parce que j'ai bien du mal à m'identifier, ou à me sentir concernée par les malheurs d'une parisienne fêtarde cocaïnée jusqu'à l'os; <em>Tsuyan</em> de Nicolas Cluzeau, qui est parti un peu trop loin dans la taïga pour que j'arrive à le suivre le temps d'une nouvelle; ou bien encore <em>Cinq fois</em> de Fred Le Berre, dont je serais bien incapable de dire un mot tellement je suis passée à côté de l'histoire. Il faudra que je retente une lecture, un jour prochain.

<strong>D'autres m'ont plu autant que laissée perplexe</strong>. Une en particulier: <em>L'Apocalypse selon Huxley</em> de Jérôme Noirez. Une nouvelle agréable à lire, une histoire étrange qui se laisse suivre, une écriture fluide, mais c'est plus fort que moi, dès qu'une bande de jeunes se drogue, part en trip et couche avec tout ce qui bouge (bon j'exagère sur la partie sexuelle, ça n'est pas exactement ce qui se passe dans cette nouvelle, mais ça y ressemble), ça me rappelle sournoisement <em>Sur la route</em> de Jack Kerouac, que j'ai détesté de tout mon petit cœur de pierre, et je suis prise d'une envie soudaine de faire sauter des cervelles. Mais je pense qu'il s'agit là d'un problème interne à moi-même et que l'auteur n'est en rien responsable de ce débordement de violence. Ne lui en tenons donc pas rigueur et passons.

Toutes les nouvelles commencent par "Ouvre-toi", et il est intéressant de se rendre compte comment d'un auteur à l'autre, <strong>à partir des deux mêmes mots, les histoires peuvent partir dans toutes sortes de directions</strong>. Je regrette un peu que beaucoup d'entre elles commencent par "Sésame, ouvre-toi" quand ça n'est pas particulièrement nécessaire. Parfaitement intégrée dans certaines de ces histoires, cette expression très connue devient en quelque sorte "lassante" lorsqu'elle est utilisée à tout va et sans qu'il y en ait véritablement besoin. Celles qui n'utilisent qu'un simple "ouvre-toi" pour débuter s'en sorte aussi bien que les autres.

Cependant dans l'ensemble, pas assez de points négatifs pour se priver d'une <strong>lecture aussi riche et variée, mêlant les genres</strong> (science-fiction, fantasy, spirituel, ...) et les qualités d'auteurs qu'il nous faudra suivre au gré de recueils et d'anthologies afin de retrouver le <strong>plaisir de les suivre dans des aventures loufoques ou poétiques</strong>. De plus, l'ordre des nouvelles me semble particulièrement bien choisi, le cheminement de l'enfant découvrant les livres jusqu'à nos descendants fuyant le monde est d'une justesse épatante.
<h3>Le grain de sable</h3>
<em>Ouvre-toi</em> est la première anthologie, mais également le premier livre des éditions Griffe d'encre. Un thème parfait pour mettre un pied dans l'imaginaire.
<h3>Sur le mur</h3>
A l'instar de la couverture de cette anthologie, une chrysalide illustre parfaitement le thème de ces histoires.
<h3>Gramophone</h3>
Devendra Banhart ~ <em>I feel just like a child</em>, parce que s'ouvrir, c'est un peu être comme un enfant qui découvre tout pour la première fois.
<h3>A propos de Magali Duez</h3>
Magali Duez a mené sa barque dans divers domaines, mais toujours avec un livre sous le bras. Après avoir créé ou participé à des forums de lecteurs passionnés, comme<em> Le Coin des lecteurs</em> et <em>Parchemins et traverses</em>, elle a fini par accoster dans l'édition, en plus d'être elle-même auteure de nouvelles. Espérons qu'elle reste à présent sur cette voie.
<h3>Dans la même veine</h3>
Si vous avez aimé cette anthologie, vous aimerez certainement aussi l'anthologie <em>Emblèmes n°14</em> sur <em>Les Portes </em>(éditions de L'Oxymore, 2005).

Si vous avez plus particulièrement aimé la nouvelle d'Anthelme Hauchecorne, vous devriez essayer le roman <em>On est toujours trop bon avec les femmes</em> de Raymond Queneau (Folio). L'humour tranquille de la nouvelle m'a rappelé le style de cette histoire délirante et superbement écrite.
<h3>Références</h3>
<ul>
	<li>Éditions Griffe d'encre, 2007, 267 pages</li>
	<li>Illustration de couverture: Maeva Pierre</li>
</ul>
<h3>Liens</h3>
La <a href="http://www.griffedencre.fr/catalog/product_info.php?cPath=3&amp;products_id=71&amp;osCsid=0f25ddb3158c1dab68daf8c5aae8f82d">revue de presse d'<em>Ouvre-toi</em></a>, sur le site de Griffe d'encre</div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Franck Ferric - Marches nocturnes</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 08:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[anticipation]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Franck Ferric]]></category>
		<category><![CDATA[terreur]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/franck-ferric_marches-nocturnes-206x319.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="franck-ferric_marches-nocturnes" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Alternant fantastique, fantasy, anticipation voire terreur, ces 17 textes nous plongent dans des univers sombres, où la féerie perce parfois les ténèbres, mais pas toujours… Ce recueil est une réédition de celui paru aux Éditions Nuit d’Avril en 2007, et a, pour l’occasion, été enrichi de 4 nouvelles.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Vous êtes planté devant votre écran de télé, tentant de chasser de votre tête la migraine qui, ce soir, a décidé d’y faire jouer sa fanfare de tambours. Comme à l’accoutumée, votre journée a été interminable, laborieuse, occupée à élimer vos yeux sur des dossiers toujours importants, toujours urgents, toujours plus nombreux. Vous en avez même rapporté chez vous, rempli d’une bonne volonté d’en faire plus : pour sûr, le patron vous en sera reconnaissant. S’investir dans la Société, surtout de manière aussi volontaire et manifeste, c’est bien vu.
« Trêve »</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
J’ai beaucoup aimé la lecture de ce recueil. D’abord, grâce à <strong>la diversité des genres et des thèmes qui apporte un renouveau à chaque nouvelle entamée</strong>. On passe de la féerie urbaine (<em>Fée d’hiver</em>,<em> La dernière rame</em>) à l’anticipation (<em>La part des cendres</em>, <em>No man‘s land</em>), ou de la terreur (<em>Mortes maisons</em>) au fantastique (<em>Nain rouge</em>, <em>La synarchie des rouquins</em>). Mais malgré la diversité qui englobe le recueil, on trouve quelques thèmes récurrents : les roux, les prostituées, l’homosexualité, la guerre et les marginaux.

Si j’ai aimé l’ensemble du recueil,<strong> certaines nouvelles dépassent toutefois de beaucoup les autres, en intensité des émotions et en originalité</strong>. Parmi elles, <em>Fée d’hiver</em>, qui voit un sans-abri sauver des fées destinées à être utilisées pour fabriquer des cartes musicales. Cette nouvelle m’a enchanté ; Franck Ferric a su apporter une magie dans un monde décadent ou tout est à priori sans espoir.

Dans un autre registre, <em>Mortes maisons</em> m’a épaté : deux compères se retrouvent sous un caveau dans un cimetière et découvrent une ville morte où l’horreur les rattrapera. Ici, <strong>l’horreur est vraiment au rendez-vous ; elle est d’autant plus prenante que l’on ne s’y attendait pas au début de la nouvelle</strong>. Je citerai également <em>No man’s land</em>, une nouvelle futuriste dans un monde apocalyptique, monde que l’on retrouve dans le roman de l’auteur,<em> La loi du désert</em> (Éditions du Riez, 2009). L’ambiance créée est vraiment prenante, tout comme le personnage central dont le parcours risque d’être terrible.

Enfin, la nouvelle m’ayant le plus touchée est <em>Wild Jim</em>. Toujours dans un monde apocalyptique, Jim va faire la rencontre d’un vieil homme qui n’a pas oublié la féerie, qui est la vraie richesse. <strong>La capacité de l’auteur à faire naître la féerie dans un monde noir au possible est en soit magique</strong>. À l’inverse, la nouvelle <em>Nightfall </em>m’a déçue, mais c’est la seule. J’avoue ne pas avoir saisi où voulait en venir l’auteur.

<em>Marches nocturnes</em> est donc<strong> un recueil qui offre une lecture variée et qui contient quelques petites perles</strong>, au milieu d’autres nouvelles plus ordinaires mais non moins prenantes. À noter également, la pochette réalisée par Bastien Lecouffe-Deharme (auteur du roman graphique <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-artbooks-musique/bastien-lecouffe-deharme-chronique-de-memories-of-retrocity-le-journal-de-william-drum/"><em>Memories of Retrocity</em></a> chez les Éditions du Riez) qui intrigue de façon pertinente et invite à lecture.
<h2>Le grain de sable</h2>
Plusieurs de ces nouvelles sont déjà parues dans des revues ou anthologies, dont <em>Cités perdues</em> et <em>Les fées</em> des Éditions de l’Oxymore.
<h3>Gramophone</h3>
<em>Viva Emptiness</em> de <strong>Katatonia</strong>.
<h2>Sur le mur</h2>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-2789" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/Tarot-Lame-15-166x300.jpg" alt="" width="166" height="300" />La 15ème lame du Tarot : le Diable, en référence à la nouvelle <em>Nain rouge</em>.
<h2>Dans la même veine</h2>
Les anthologies <em>Traverses </em>(Éditions de l’Oxymore) ou <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/collectif-fees-dans-la-ville/" target="_self"><em>Fées dans la ville</em></a> (ActuSF Les trois souhaits).
<h2>À propos de Franck Ferric</h2>
<img class="size-full wp-image-2790 alignleft" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/Franck-Ferric.png" alt="" width="150" height="184" />Né en 1979, Franck Ferric a écrit de nombreuses nouvelles parues dans diverses revues et anthologies. Il a aussi publié son roman, <em>La loi du désert</em>, aux Éditions du Riez en 2009. Il est aussi chroniqueur sur le site <a href="http://oscurantis.pagesperso-orange.fr/" target="_blank">Oscurantis</a>, qui recèle quelques découvertes littéraires hors normes.

<em>Photo : <a href="http://www.diffusion.lokomodo.fr" target="_blank">http://www.diffusion.lokomodo.fr</a></em>
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Lokomodo, 2011, 293 pages.</li>
	<li>Réédition augmentée de <em>Marches nocturnes</em>, Éditions Nuit d’Avril, 2007.</li>
	<li>Couverture de <a href="http://tyrellcorporate.blogspot.com/" target="_blank">Bastien Lecouffe-Deharme</a></li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.blackflag.fr" target="_blank">Site officiel de Franck Ferric</a></li>
	<li><a href="http://www.fantastinet.com/interview-franck-ferric/" target="_blank">Interview de Franck Ferric sur Fantastinet</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/franck-ferric_marches-nocturnes-206x319.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="franck-ferric_marches-nocturnes" /></div><div><h2>L’argument</h2>
Alternant fantastique, fantasy, anticipation voire terreur, ces 17 textes nous plongent dans des univers sombres, où la féerie perce parfois les ténèbres, mais pas toujours… Ce recueil est une réédition de celui paru aux Éditions Nuit d’Avril en 2007, et a, pour l’occasion, été enrichi de 4 nouvelles.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Vous êtes planté devant votre écran de télé, tentant de chasser de votre tête la migraine qui, ce soir, a décidé d’y faire jouer sa fanfare de tambours. Comme à l’accoutumée, votre journée a été interminable, laborieuse, occupée à élimer vos yeux sur des dossiers toujours importants, toujours urgents, toujours plus nombreux. Vous en avez même rapporté chez vous, rempli d’une bonne volonté d’en faire plus : pour sûr, le patron vous en sera reconnaissant. S’investir dans la Société, surtout de manière aussi volontaire et manifeste, c’est bien vu.
« Trêve »</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
J’ai beaucoup aimé la lecture de ce recueil. D’abord, grâce à <strong>la diversité des genres et des thèmes qui apporte un renouveau à chaque nouvelle entamée</strong>. On passe de la féerie urbaine (<em>Fée d’hiver</em>,<em> La dernière rame</em>) à l’anticipation (<em>La part des cendres</em>, <em>No man‘s land</em>), ou de la terreur (<em>Mortes maisons</em>) au fantastique (<em>Nain rouge</em>, <em>La synarchie des rouquins</em>). Mais malgré la diversité qui englobe le recueil, on trouve quelques thèmes récurrents : les roux, les prostituées, l’homosexualité, la guerre et les marginaux.

Si j’ai aimé l’ensemble du recueil,<strong> certaines nouvelles dépassent toutefois de beaucoup les autres, en intensité des émotions et en originalité</strong>. Parmi elles, <em>Fée d’hiver</em>, qui voit un sans-abri sauver des fées destinées à être utilisées pour fabriquer des cartes musicales. Cette nouvelle m’a enchanté ; Franck Ferric a su apporter une magie dans un monde décadent ou tout est à priori sans espoir.

Dans un autre registre, <em>Mortes maisons</em> m’a épaté : deux compères se retrouvent sous un caveau dans un cimetière et découvrent une ville morte où l’horreur les rattrapera. Ici, <strong>l’horreur est vraiment au rendez-vous ; elle est d’autant plus prenante que l’on ne s’y attendait pas au début de la nouvelle</strong>. Je citerai également <em>No man’s land</em>, une nouvelle futuriste dans un monde apocalyptique, monde que l’on retrouve dans le roman de l’auteur,<em> La loi du désert</em> (Éditions du Riez, 2009). L’ambiance créée est vraiment prenante, tout comme le personnage central dont le parcours risque d’être terrible.

Enfin, la nouvelle m’ayant le plus touchée est <em>Wild Jim</em>. Toujours dans un monde apocalyptique, Jim va faire la rencontre d’un vieil homme qui n’a pas oublié la féerie, qui est la vraie richesse. <strong>La capacité de l’auteur à faire naître la féerie dans un monde noir au possible est en soit magique</strong>. À l’inverse, la nouvelle <em>Nightfall </em>m’a déçue, mais c’est la seule. J’avoue ne pas avoir saisi où voulait en venir l’auteur.

<em>Marches nocturnes</em> est donc<strong> un recueil qui offre une lecture variée et qui contient quelques petites perles</strong>, au milieu d’autres nouvelles plus ordinaires mais non moins prenantes. À noter également, la pochette réalisée par Bastien Lecouffe-Deharme (auteur du roman graphique <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-artbooks-musique/bastien-lecouffe-deharme-chronique-de-memories-of-retrocity-le-journal-de-william-drum/"><em>Memories of Retrocity</em></a> chez les Éditions du Riez) qui intrigue de façon pertinente et invite à lecture.
<h2>Le grain de sable</h2>
Plusieurs de ces nouvelles sont déjà parues dans des revues ou anthologies, dont <em>Cités perdues</em> et <em>Les fées</em> des Éditions de l’Oxymore.
<h3>Gramophone</h3>
<em>Viva Emptiness</em> de <strong>Katatonia</strong>.
<h2>Sur le mur</h2>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-2789" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/Tarot-Lame-15-166x300.jpg" alt="" width="166" height="300" />La 15ème lame du Tarot : le Diable, en référence à la nouvelle <em>Nain rouge</em>.
<h2>Dans la même veine</h2>
Les anthologies <em>Traverses </em>(Éditions de l’Oxymore) ou <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/collectif-fees-dans-la-ville/" target="_self"><em>Fées dans la ville</em></a> (ActuSF Les trois souhaits).
<h2>À propos de Franck Ferric</h2>
<img class="size-full wp-image-2790 alignleft" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/Franck-Ferric.png" alt="" width="150" height="184" />Né en 1979, Franck Ferric a écrit de nombreuses nouvelles parues dans diverses revues et anthologies. Il a aussi publié son roman, <em>La loi du désert</em>, aux Éditions du Riez en 2009. Il est aussi chroniqueur sur le site <a href="http://oscurantis.pagesperso-orange.fr/" target="_blank">Oscurantis</a>, qui recèle quelques découvertes littéraires hors normes.

<em>Photo : <a href="http://www.diffusion.lokomodo.fr" target="_blank">http://www.diffusion.lokomodo.fr</a></em>
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Éditions Lokomodo, 2011, 293 pages.</li>
	<li>Réédition augmentée de <em>Marches nocturnes</em>, Éditions Nuit d’Avril, 2007.</li>
	<li>Couverture de <a href="http://tyrellcorporate.blogspot.com/" target="_blank">Bastien Lecouffe-Deharme</a></li>
</ul>
<h2>Liens et sources</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.blackflag.fr" target="_blank">Site officiel de Franck Ferric</a></li>
	<li><a href="http://www.fantastinet.com/interview-franck-ferric/" target="_blank">Interview de Franck Ferric sur Fantastinet</a></li>
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		<item>
		<title>H. P. Lovecraft - Les Contrées du&#160;rêve</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/h-p-lovecraft-chronique-des-contrees-du-reve/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 08:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[dark fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[howard phillips lovecraft]]></category>
		<category><![CDATA[onirisme]]></category>
		<category><![CDATA[terreur]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/02/lovecraft_contrees_du_reve_couv-206x313.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture des « Contrées du rêve » de H. P. Lovecraft" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Une ville où il est interdit de tuer les chats (<em>Les Chats d'Ulthar</em>), un arpenteur des Contrées du Rêve qui recherche Kadath l'Inconnue pour y implorer les dieux de lui permettre de revoir une cité resplendissante dont il a rêvé (<em>La Quête onirique de Kadath l'Inconnue</em>), un prêtre désireux de contempler des dieux dans leur danse en dépit de tous les avertissements (<em>Les Autres dieux</em>), l'éclat mauvais et inquiétant de l'étoile polaire qui poursuit un homme jusque dans ses rêves (<em>Polaris</em>), les dangereuses explorations oniriques de deux hommes (<em>Hypnos</em>)... Quatorze nouvelles qui se déroulent dans les Contrées du Rêve.
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote>La quête d'Iranon

Un jeune homme arriva à Teloth, la cité de granit. Son front était ceint d'une couronne de feuilles de vigne, ses cheveux blonds étaient luisants de myrrhe et sa tunique pourpre avait été déchirée par les bruyères du Sidrak, la montagne qui se dresse par-delà l'antique pont de pierre. Les hommes de Teloth ont la peau aussi sombre que l'humeur sévère, et vivent dans des maisons carrées. Méfiants, ils demandèrent à l'étranger d'où il venait, quels étaient son nom et sa fortune.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
De Lovecraft, je ne connaissais que ses récits fantastiques et horrifiques ancrés dans la réalité. Avec <em>Les Contrées du rêve</em>, je découvre un nouveau pan de son oeuvre : les Contrées du rêve, univers auquel sont liés les textes de ce recueil.

Lovecraft décrit <strong>un monde tangible accessible aux rêveurs</strong> mais cet espace onirique peut aussi interférer avec le monde dit réel. C'est avec bonheur que j'ai plongé dans ces Contrées, parcouru ses routes, ses paysages étranges et démesurés, apprit à craindre ses dieux, qu'ils soient les Grands Anciens ou les Autres Dieux, rencontré des goules et des chats... C'est tout un <strong>univers cohérent</strong> qui nous est présenté là. Mais la patte Lovecraft reste présente : <strong>les frissons ne sont jamais loin</strong>. Des terribles dieux aux peuplades difformes et aux moeurs épouvantables, des goules aux lieux obscurs hantés par d'effroyables créatures, il y a de quoi frissonner.  Et l'auteur, en suggérant plus qu'en décrivant, accentue ses effets.

Véritables<strong> petites pépites de dark fantasy</strong>, tous ces textes sont autant de facettes des Contrées du rêve, permettant au lecteur de découvrir par petites touches ces vastes contrées. La pièce maîtresse du recueil est <em>La Quête onirique de Kadath l'inconnue</em>, presque un court roman tant la nouvelle est longue. On suit les nombreuses pérégrinations de Randolph Carter, maître rêveur, à la poursuite de Kadath. <em>Les Chats d'Ulthar</em> est une ode au mystère dégagé par les félins, <em>La malédiction qui s'abattit sur Sarnath</em> rappelle les récits fantastiques de Lovecraft mais ici dans un genre fantasy... certains textes trouvent un écho dans d'autres, des lieux ou personnages évoqués revenant ici et là, le même univers les liant tous.

Au final, ce recueil s'avère être un <strong>incontournable</strong>. Il rejoint les oeuvres plus orientées fantastiques de Lovecraft par ses effets horrifiques mais s'ancre plutôt dans la dark fantasy, démontrant une autre partie du talent narratif du maître de l'épouvante. <strong>Véritables délices</strong>, ces textes vous entraîneront plus loin que vous ne le pensez et si, d'aventures, vos rêves prenaient une tournure des plus étranges, c'est peut-être que vous arpentez les Contrées du rêve, à la suite des maîtres rêveurs...
<h3>Le grain de sable</h3>
On notera la présence d'un personnage rappelant l'auteur, par son nom et sa description, dans <em>A travers les portes de la clé d'argent.</em> Clin d'oeil de Lovecraft ou signe que les Contrées du rêve qu'il a imaginées ne sont peut-être pas si imaginaires ?
<h3>Gramophone</h3>
Le titre<em> Anywhere out of the world </em>de Dead Can Dance.
<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/h-p-lovecraft-chronique-des-contrees-du-reve/attachment/aurelienpolice_autrerive/" rel="attachment wp-att-2697"><img class="aligncenter size-full wp-image-2697" title="aurelienpolice_autrerive" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/02/aurelienpolice_autrerive.jpg" alt="" width="300" height="271" /></a>

<em>L'Autre rive </em>par <a href="http://phrenologik.free.fr/">Aurélien Police</a>
<h3>Dans la même veine</h3>
Si vous avez aimé cet ouvrage, vous apprécierez certainement les autres oeuvres de Lovecraft, disponibles dans leur intégralité en trois volumes aux éditions Robert Laffont (réédités en 2010). Egalement, la trilogie <em>La Terre des rêves</em> de Brian Lumley (Pocket, 1996-1998), dont l'intrigue se situe aussi dans les Contrées du Rêve.
<h3>A propos de H. P. Lovecraft</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/h-p-lovecraft-chronique-de-la-couleur-tombee-du-ciel/attachment/lovecraft-2/" rel="attachment wp-att-2080"><img class="alignleft size-medium wp-image-2080" title="lovecraft" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/lovecraft-235x300.jpg" alt="" width="235" height="300" /></a>Né à Providence (Etats-Unis) en 1890, Howard Phillips Lovecraft commence à rédiger des textes dès l’âge de six ans.  En 1924, il épouse Sonia Haft Greene. Le jeune couple part à New York mais Lovecraft retourne seul à Providence en 1926.  Il divorce quelques années plus tard. Atteint de troubles psychologiques, il écrit sans relâche et publie quelques textes, notamment dans le magazine <em>pulp Weird Tales,</em> mais il ne parvient pas à vivre de sa plume en raison de son écriture particulière et de son incapacité à entretenir des relations humaines normales. Il décède en 1937 d’un cancer de l’intestin, à Providence . Il est aujourd’hui considéré comme le précurseur de la littérature matérialiste d’épouvante  et le fondateur du mythe de Cthulhu. On peut lire ses écrits chez Folio SF : <em>Par-delà le mur du sommeil </em>(2002), <em>La couleur tombée du ciel</em> (2000), <em>Dans l’abîme du temps</em> (2000), <em>Je suis d’ailleurs</em> (2001). L’intégralité de ses oeuvres est disponible en 3 volumes dans la collection Bouquins de Robert Laffont (1991-1992).
<h3>Références</h3>
Editions Mnémos, 2010,  296 pages.
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.hplovecraft.com/">Site consacré à H.P. Lovecraft</a>, en anglais</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/02/lovecraft_contrees_du_reve_couv-206x313.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture des « Contrées du rêve » de H. P. Lovecraft" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Une ville où il est interdit de tuer les chats (<em>Les Chats d'Ulthar</em>), un arpenteur des Contrées du Rêve qui recherche Kadath l'Inconnue pour y implorer les dieux de lui permettre de revoir une cité resplendissante dont il a rêvé (<em>La Quête onirique de Kadath l'Inconnue</em>), un prêtre désireux de contempler des dieux dans leur danse en dépit de tous les avertissements (<em>Les Autres dieux</em>), l'éclat mauvais et inquiétant de l'étoile polaire qui poursuit un homme jusque dans ses rêves (<em>Polaris</em>), les dangereuses explorations oniriques de deux hommes (<em>Hypnos</em>)... Quatorze nouvelles qui se déroulent dans les Contrées du Rêve.
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<blockquote>La quête d'Iranon

Un jeune homme arriva à Teloth, la cité de granit. Son front était ceint d'une couronne de feuilles de vigne, ses cheveux blonds étaient luisants de myrrhe et sa tunique pourpre avait été déchirée par les bruyères du Sidrak, la montagne qui se dresse par-delà l'antique pont de pierre. Les hommes de Teloth ont la peau aussi sombre que l'humeur sévère, et vivent dans des maisons carrées. Méfiants, ils demandèrent à l'étranger d'où il venait, quels étaient son nom et sa fortune.</blockquote>
<h3>Avis personnel</h3>
De Lovecraft, je ne connaissais que ses récits fantastiques et horrifiques ancrés dans la réalité. Avec <em>Les Contrées du rêve</em>, je découvre un nouveau pan de son oeuvre : les Contrées du rêve, univers auquel sont liés les textes de ce recueil.

Lovecraft décrit <strong>un monde tangible accessible aux rêveurs</strong> mais cet espace onirique peut aussi interférer avec le monde dit réel. C'est avec bonheur que j'ai plongé dans ces Contrées, parcouru ses routes, ses paysages étranges et démesurés, apprit à craindre ses dieux, qu'ils soient les Grands Anciens ou les Autres Dieux, rencontré des goules et des chats... C'est tout un <strong>univers cohérent</strong> qui nous est présenté là. Mais la patte Lovecraft reste présente : <strong>les frissons ne sont jamais loin</strong>. Des terribles dieux aux peuplades difformes et aux moeurs épouvantables, des goules aux lieux obscurs hantés par d'effroyables créatures, il y a de quoi frissonner.  Et l'auteur, en suggérant plus qu'en décrivant, accentue ses effets.

Véritables<strong> petites pépites de dark fantasy</strong>, tous ces textes sont autant de facettes des Contrées du rêve, permettant au lecteur de découvrir par petites touches ces vastes contrées. La pièce maîtresse du recueil est <em>La Quête onirique de Kadath l'inconnue</em>, presque un court roman tant la nouvelle est longue. On suit les nombreuses pérégrinations de Randolph Carter, maître rêveur, à la poursuite de Kadath. <em>Les Chats d'Ulthar</em> est une ode au mystère dégagé par les félins, <em>La malédiction qui s'abattit sur Sarnath</em> rappelle les récits fantastiques de Lovecraft mais ici dans un genre fantasy... certains textes trouvent un écho dans d'autres, des lieux ou personnages évoqués revenant ici et là, le même univers les liant tous.

Au final, ce recueil s'avère être un <strong>incontournable</strong>. Il rejoint les oeuvres plus orientées fantastiques de Lovecraft par ses effets horrifiques mais s'ancre plutôt dans la dark fantasy, démontrant une autre partie du talent narratif du maître de l'épouvante. <strong>Véritables délices</strong>, ces textes vous entraîneront plus loin que vous ne le pensez et si, d'aventures, vos rêves prenaient une tournure des plus étranges, c'est peut-être que vous arpentez les Contrées du rêve, à la suite des maîtres rêveurs...
<h3>Le grain de sable</h3>
On notera la présence d'un personnage rappelant l'auteur, par son nom et sa description, dans <em>A travers les portes de la clé d'argent.</em> Clin d'oeil de Lovecraft ou signe que les Contrées du rêve qu'il a imaginées ne sont peut-être pas si imaginaires ?
<h3>Gramophone</h3>
Le titre<em> Anywhere out of the world </em>de Dead Can Dance.
<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/h-p-lovecraft-chronique-des-contrees-du-reve/attachment/aurelienpolice_autrerive/" rel="attachment wp-att-2697"><img class="aligncenter size-full wp-image-2697" title="aurelienpolice_autrerive" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/02/aurelienpolice_autrerive.jpg" alt="" width="300" height="271" /></a>

<em>L'Autre rive </em>par <a href="http://phrenologik.free.fr/">Aurélien Police</a>
<h3>Dans la même veine</h3>
Si vous avez aimé cet ouvrage, vous apprécierez certainement les autres oeuvres de Lovecraft, disponibles dans leur intégralité en trois volumes aux éditions Robert Laffont (réédités en 2010). Egalement, la trilogie <em>La Terre des rêves</em> de Brian Lumley (Pocket, 1996-1998), dont l'intrigue se situe aussi dans les Contrées du Rêve.
<h3>A propos de H. P. Lovecraft</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/h-p-lovecraft-chronique-de-la-couleur-tombee-du-ciel/attachment/lovecraft-2/" rel="attachment wp-att-2080"><img class="alignleft size-medium wp-image-2080" title="lovecraft" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/lovecraft-235x300.jpg" alt="" width="235" height="300" /></a>Né à Providence (Etats-Unis) en 1890, Howard Phillips Lovecraft commence à rédiger des textes dès l’âge de six ans.  En 1924, il épouse Sonia Haft Greene. Le jeune couple part à New York mais Lovecraft retourne seul à Providence en 1926.  Il divorce quelques années plus tard. Atteint de troubles psychologiques, il écrit sans relâche et publie quelques textes, notamment dans le magazine <em>pulp Weird Tales,</em> mais il ne parvient pas à vivre de sa plume en raison de son écriture particulière et de son incapacité à entretenir des relations humaines normales. Il décède en 1937 d’un cancer de l’intestin, à Providence . Il est aujourd’hui considéré comme le précurseur de la littérature matérialiste d’épouvante  et le fondateur du mythe de Cthulhu. On peut lire ses écrits chez Folio SF : <em>Par-delà le mur du sommeil </em>(2002), <em>La couleur tombée du ciel</em> (2000), <em>Dans l’abîme du temps</em> (2000), <em>Je suis d’ailleurs</em> (2001). L’intégralité de ses oeuvres est disponible en 3 volumes dans la collection Bouquins de Robert Laffont (1991-1992).
<h3>Références</h3>
Editions Mnémos, 2010,  296 pages.
<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
	<li><a href="http://www.hplovecraft.com/">Site consacré à H.P. Lovecraft</a>, en anglais</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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