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	<title>La Lune Mauve &#187; Chroniques BD, Comics et Manga</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>Geoff Johns - Blackest Night</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 16:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Batman]]></category>
		<category><![CDATA[comics]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="geoff-johns-blackest-night" /></div><div><h2>L'argument</h2>

William est un petit garçon fasciné par la mort qui, en grandissant, devient La Main Noire, funeste super-criminel, suite à sa rencontre avec Atrocitus, un super-vilain, lors d'une ballade au cimetière.

Un beau jour, il rentre au funérarium familial et abat toute sa famille avant de se donner lui-même la mort. Se faisant, un anneau noir apparaît et le ramène à la vie. Dès lors, il n'a plus qu'une seule ambition : lever une armée de super-héros morts-vivants afin d'annihiler toute existence.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<img class="aligncenter size-large wp-image-5552" alt="Prmeière page de « Blackest Night »" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-scan-420x668.jpg" />

Si l'image n'est pas suffisamment lisible, un lien est disponible en bas de page.

<h2>Avis personnel</h2>

<strong><em>Blackest Night</em> est un superbe cross-over</strong> en deux parties (dans sa publication française en tout cas). Le scénariste n'hésite pas à tuer à qui mieux-mieux des super héros qui ont fait leurs preuves, ressuscitant au passage ceux qui avaient déjà passé l'arme à gauche dans leur propre « série » pour créer une armée maléfique absolument redoutable.

Avec le ténébreux Black Hand à la tête de l'armée des morts, il s'agit clairement d'<strong>un combat opposant les ténèbres, l'armée noire composée de morts-vivants, à la lumière, les différentes couleurs du spectre</strong>, et donc par extension, les corps des « Lanterns » dont les plus connus sont certainement les « Green Lantern ». 

Là, en tant que néophyte concernant l'histoire et les aventures de ces super-héros en particulier, j'ai eu un peu l'appréhension de ne rien comprendre à ce qui allait se dérouler sous mes yeux innocents de lectrice de Batman. Mais en réalité, aucune crainte à avoir, <strong>quelques astuces rendent la chose très claire, comme certaines pages en fin de chapitres présentant les différents corps de Lantern</strong>.

On y découvre à quelle émotion est lié chaque groupe, ainsi que sa planète, ses points forts et faibles, ses pouvoirs et ses principaux membres. Tous ne sont pas de francs représentants du bien mais s'allier semble la seule échappatoire, les « Black Lantern » semblant à eux-seuls (un peu plus nombreux à chaque mort tout de même) largement aussi puissants que tous les autres corps réunis.

<strong>Le corps des « violets » ne se fait pas appeler Purple Lantern mais Star Sapphire.</strong> Uniquement composé de femmes, ce groupe n'est pas sans rappeler les <em lang="en">magical girls</em> de notre enfance, vêtues de justaucorps sexy en diable, d'une couleur qui tire sur le rose et accessoirisées d'étoiles brillantes. Là, au moins, elles sont adultes, ce qui fait tout de suite moins pervers que de regarder s'agiter des pré-ados dont on voit tout le temps la culotte. (Même si certaines ont la peau bleue et pas de nez.)

À l'intérieur du bouquin, c'est une explosion de couleurs et de ténèbres, et <strong>on a un peu l'impression qu'une licorne vomit un arc-en-ciel face à l'Ankou déchaîné</strong>.

La multiplicité des personnages n'est même pas un frein à la bonne lisibilité des dialogues, puisque de petites choses comme la couleur des bulles, leur contour ou le logo du héros qui s'exprime assure une parfaite compréhension de l'histoire sans alourdir les images.

Du premier tome, il ne me reste qu'une seule question : <strong>que faisait un biscuit Oreo sur la planète Mars ?</strong>

<em>L'Armée des ténèbres</em>, le second tome, quant à lui, se lit très vite. Plus besoin de faire connaissance avec tous les personnages (pour les néophytes dans mon genre qui les découvraient dans <em>Debout les morts</em>), plus qu'à <strong>trouver la solution pour se débarrasser de Black Hand sur fond de questionnement sur la mort</strong>, les héros ressuscités ne réagissant pas tous de la même manière : ceux qui se posent des questions et d'autres beaucoup moins.

Au final, un peu déçue de n'y avoir pas croisé Batman autant que je l'aurais souhaité. Mais la raison à cela est expliquée justement au dénouement de l'histoire.

Véritablement axée sur les corps de Lantern, la couverture du premier m'avait fait miroiter plus de chauve-souris. Mais tout de même, ça se laisse bien lire. De plus, <strong>on termine comme on a commencé, par le journal de William, toujours aussi malsain et fascinant</strong>.

<h2>Le grain de sable</h2>

<em>Blackest Night</em> a été publié  alors que ce qui le précède, le retour de Hal Jordan, raconté dans les albums <em>Geoff Johns présente Green Lantern</em>, est toujours en cours de publication en France.

<h2>Sur le mur</h2>

Des anneaux de couleur, des anneaux noirs.

<h2>Gramophone</h2>

Chopin - <em>La Marche funèbre</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Le Magasin des suicides</em> de Jean Teulé</strong>. Ce n'est certes pas un comic book, et c'est très différent, mais on retrouve le thème central de la mort (de manière un peu trop gentillette, je vous l'accorde). Il se laisse lire.</li>

	<li><strong><em>Brightest Day</em>, du même Geoff Johns et Peter J. Tomasi</strong>, premier tome de ce qui se déroule après <em>Blackest Night</em> (sortie prévue en juin 2013).</li>

	<li><strong><em>Geoff Johns présente Green Lantern</em></strong>, toujours du même auteur, trois albums publiés à ce jour en France (d'autres à venir), qui se déroule donc avant <em>Blackest Night</em>.</li>

</ul>

<h2>A propos des auteurs</h2>

<strong>Geoff Johns est né en 1973, à Détroit.</strong> Il déménage à Los Angeles dans les années 90 et devient l'assistant de Richard Donner, un réalisateur et producteur de cinéma, avec qui il travaillera pendant quatre ans avant de se consacrer à l'écriture à plein temps.

Il débute chez Marvel avant de devenir un scénariste vedette de DC Comics. Il est l'auteur, entre autre, de <em>Stars and S.T.R.I.P.E.S.</em> et <em>Infinite Crisis</em>.

Il a également travaillé sur des histoire mettant en scène Hal Jordan (le plus célèbre <strong>Green Lantern</strong>), Superman et Flash pour les comics, <em>Smallville</em>, <em>Blade</em> et <em>La ligue des justiciers</em> pour la télévision, et DC Universe Online pour l'univers des jeux vidéos.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Urban Comics sous licence DC Comics, 2013 pour la version française</li>
	<li>Collection DC Classiques: Les grands récits et sagas DC de 1986 à 2011</li>
	<li>Deux tomes : <strong><em>Debout les morts</em></strong> (296 pages) &amp; <strong><em>L'armée des ténèbres</em></strong></li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.urban-comics.com/blackest-night-tome-1/">page de Blackest Night</a> sur le site Urban Comics, sur laquelle vous pouvez lire les premières planches du tome 1</li>
	<li>Le <a href="http://www.geoffjohns.com/">site de Geoff Johns</a>, le scénariste</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="geoff-johns-blackest-night" /></div><div><h2>L'argument</h2>

William est un petit garçon fasciné par la mort qui, en grandissant, devient La Main Noire, funeste super-criminel, suite à sa rencontre avec Atrocitus, un super-vilain, lors d'une ballade au cimetière.

Un beau jour, il rentre au funérarium familial et abat toute sa famille avant de se donner lui-même la mort. Se faisant, un anneau noir apparaît et le ramène à la vie. Dès lors, il n'a plus qu'une seule ambition : lever une armée de super-héros morts-vivants afin d'annihiler toute existence.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<img class="aligncenter size-large wp-image-5552" alt="Prmeière page de « Blackest Night »" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/geoff-johns-blackest-night-scan-420x668.jpg" />

Si l'image n'est pas suffisamment lisible, un lien est disponible en bas de page.

<h2>Avis personnel</h2>

<strong><em>Blackest Night</em> est un superbe cross-over</strong> en deux parties (dans sa publication française en tout cas). Le scénariste n'hésite pas à tuer à qui mieux-mieux des super héros qui ont fait leurs preuves, ressuscitant au passage ceux qui avaient déjà passé l'arme à gauche dans leur propre « série » pour créer une armée maléfique absolument redoutable.

Avec le ténébreux Black Hand à la tête de l'armée des morts, il s'agit clairement d'<strong>un combat opposant les ténèbres, l'armée noire composée de morts-vivants, à la lumière, les différentes couleurs du spectre</strong>, et donc par extension, les corps des « Lanterns » dont les plus connus sont certainement les « Green Lantern ». 

Là, en tant que néophyte concernant l'histoire et les aventures de ces super-héros en particulier, j'ai eu un peu l'appréhension de ne rien comprendre à ce qui allait se dérouler sous mes yeux innocents de lectrice de Batman. Mais en réalité, aucune crainte à avoir, <strong>quelques astuces rendent la chose très claire, comme certaines pages en fin de chapitres présentant les différents corps de Lantern</strong>.

On y découvre à quelle émotion est lié chaque groupe, ainsi que sa planète, ses points forts et faibles, ses pouvoirs et ses principaux membres. Tous ne sont pas de francs représentants du bien mais s'allier semble la seule échappatoire, les « Black Lantern » semblant à eux-seuls (un peu plus nombreux à chaque mort tout de même) largement aussi puissants que tous les autres corps réunis.

<strong>Le corps des « violets » ne se fait pas appeler Purple Lantern mais Star Sapphire.</strong> Uniquement composé de femmes, ce groupe n'est pas sans rappeler les <em lang="en">magical girls</em> de notre enfance, vêtues de justaucorps sexy en diable, d'une couleur qui tire sur le rose et accessoirisées d'étoiles brillantes. Là, au moins, elles sont adultes, ce qui fait tout de suite moins pervers que de regarder s'agiter des pré-ados dont on voit tout le temps la culotte. (Même si certaines ont la peau bleue et pas de nez.)

À l'intérieur du bouquin, c'est une explosion de couleurs et de ténèbres, et <strong>on a un peu l'impression qu'une licorne vomit un arc-en-ciel face à l'Ankou déchaîné</strong>.

La multiplicité des personnages n'est même pas un frein à la bonne lisibilité des dialogues, puisque de petites choses comme la couleur des bulles, leur contour ou le logo du héros qui s'exprime assure une parfaite compréhension de l'histoire sans alourdir les images.

Du premier tome, il ne me reste qu'une seule question : <strong>que faisait un biscuit Oreo sur la planète Mars ?</strong>

<em>L'Armée des ténèbres</em>, le second tome, quant à lui, se lit très vite. Plus besoin de faire connaissance avec tous les personnages (pour les néophytes dans mon genre qui les découvraient dans <em>Debout les morts</em>), plus qu'à <strong>trouver la solution pour se débarrasser de Black Hand sur fond de questionnement sur la mort</strong>, les héros ressuscités ne réagissant pas tous de la même manière : ceux qui se posent des questions et d'autres beaucoup moins.

Au final, un peu déçue de n'y avoir pas croisé Batman autant que je l'aurais souhaité. Mais la raison à cela est expliquée justement au dénouement de l'histoire.

Véritablement axée sur les corps de Lantern, la couverture du premier m'avait fait miroiter plus de chauve-souris. Mais tout de même, ça se laisse bien lire. De plus, <strong>on termine comme on a commencé, par le journal de William, toujours aussi malsain et fascinant</strong>.

<h2>Le grain de sable</h2>

<em>Blackest Night</em> a été publié  alors que ce qui le précède, le retour de Hal Jordan, raconté dans les albums <em>Geoff Johns présente Green Lantern</em>, est toujours en cours de publication en France.

<h2>Sur le mur</h2>

Des anneaux de couleur, des anneaux noirs.

<h2>Gramophone</h2>

Chopin - <em>La Marche funèbre</em>

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><strong><em>Le Magasin des suicides</em> de Jean Teulé</strong>. Ce n'est certes pas un comic book, et c'est très différent, mais on retrouve le thème central de la mort (de manière un peu trop gentillette, je vous l'accorde). Il se laisse lire.</li>

	<li><strong><em>Brightest Day</em>, du même Geoff Johns et Peter J. Tomasi</strong>, premier tome de ce qui se déroule après <em>Blackest Night</em> (sortie prévue en juin 2013).</li>

	<li><strong><em>Geoff Johns présente Green Lantern</em></strong>, toujours du même auteur, trois albums publiés à ce jour en France (d'autres à venir), qui se déroule donc avant <em>Blackest Night</em>.</li>

</ul>

<h2>A propos des auteurs</h2>

<strong>Geoff Johns est né en 1973, à Détroit.</strong> Il déménage à Los Angeles dans les années 90 et devient l'assistant de Richard Donner, un réalisateur et producteur de cinéma, avec qui il travaillera pendant quatre ans avant de se consacrer à l'écriture à plein temps.

Il débute chez Marvel avant de devenir un scénariste vedette de DC Comics. Il est l'auteur, entre autre, de <em>Stars and S.T.R.I.P.E.S.</em> et <em>Infinite Crisis</em>.

Il a également travaillé sur des histoire mettant en scène Hal Jordan (le plus célèbre <strong>Green Lantern</strong>), Superman et Flash pour les comics, <em>Smallville</em>, <em>Blade</em> et <em>La ligue des justiciers</em> pour la télévision, et DC Universe Online pour l'univers des jeux vidéos.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Urban Comics sous licence DC Comics, 2013 pour la version française</li>
	<li>Collection DC Classiques: Les grands récits et sagas DC de 1986 à 2011</li>
	<li>Deux tomes : <strong><em>Debout les morts</em></strong> (296 pages) &amp; <strong><em>L'armée des ténèbres</em></strong></li>
</ul>

<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>La <a href="http://www.urban-comics.com/blackest-night-tome-1/">page de Blackest Night</a> sur le site Urban Comics, sur laquelle vous pouvez lire les premières planches du tome 1</li>
	<li>Le <a href="http://www.geoffjohns.com/">site de Geoff Johns</a>, le scénariste</li>
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		</item>
		<item>
		<title>Bonin &amp; Seiter - Fog</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bonin-seiter-fog/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bonin-seiter-fog/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 09:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Cyril Bonin]]></category>
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		<category><![CDATA[Roger Seiter]]></category>
		<category><![CDATA[victorien]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-206x279.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="bonin-seiter-fog" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Des enquêtes dans le Londres victorien sont menées par l'inspecteur Andrew Molton du Yard, épaulé dans sa tâche par le journaliste Ruppert Graves et Mary Launceston, une archéologue. Mystères et machinations sont au rendez-vous, laissant planer le doute sur l'éventualité que des forces occultes soient en jeu.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5281#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5281" title="bonin-seiter-fog-scan" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-scan-420x623.jpg" /></a>
<h2>Avis personnel</h2>
Si j'ai lu ça et là sur le net que certains lecteurs avaient apprécié la première histoire (c'est-à-dire les deux premiers tomes, donc la moitié de la première intégrale) puis avaient vu l'oeuvre s'essouffler, reprochant aux auteurs d'avoir surfer sans grand enthousiasme sur la vague du succès, je dois bien admettre n'avoir pas eu ce problème. <strong>J'ai été prise dans l'intrigue du début à la fin. Je retrouve le talent de scénariste de Seiter</strong> que j'avais découvert dans <em>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</em>, <strong>ses intrigues ayant plusieurs points de départ et s'imbriquant les unes dans les autres.</strong>

Il est vrai que la première histoire, c'est-à-dire les deux premiers tomes, <em>Le Tumulus</em> et <em>Le Destin de Jane</em>, est <strong>particulièrement bien ficelée</strong>. Elle réussit à présenter les personnages tout en développant une <strong>trame pleine de surprises et de rebondissements</strong>. <strong>Les personnages sont charismatiques grâce à un dessin étonnant</strong>: les visages sont longs, les mâchoires carrées, les nez imposants. On est<strong> loin des physiques stéréotypés</strong>, visages gracieux, lèvres pleines, nez inexistants et yeux de biche. Un célèbre archéologue expose le trésor qu'il a ramené d'une expédition, des meurtres sont commis, les victimes ne semblent avoir aucun point commun, des vikings vengeurs revendiquent les crimes, et on croise même un certain... Lewis Carroll.

<em>Le mangeur d'âmes</em> et <em>Les sables du temps</em> composent la seconde histoire, dans laquelle Molton fait appel à Graves, qu'il connaît mieux désormais, afin d'enquêter officieusement dans un milieu où le Yard n'a pas sa place. <strong>Spiritisme et aliénation forment les débuts d'une affaire aux abords plus étrange</strong> que la première.

Nous sommes ensuite entraînés à travers l'Ecosse pour une <strong>énigme touchant à l'amnésie</strong>. Highlanders, dirigeables et disparitions sont mis à l'honneur dans <em>La mémoire volée</em> et <em>Remember</em>.

La deuxième intégrale se termine avec <strong>une enquête très prenante, dans laquelle tout le monde est mis à mal</strong>. Le yard fait face à la pègre qui assoit sa domination sur la ville de Londres. Des policiers sont piégés, des témoins menacés. De mystérieux marchands interfèrent dans l'exposition archéologique que met en place Mary alors qu'un éditeur américain propose à Ruppert d'acheter les droits de son premier roman pour les Etats-Unis. On en découvre un peu plus sur la famille de l'inspecteur, l'enfance du journaliste et Mary fait preuve d'une indépendance épatante pour une femme de son époque. <strong><em>Wintertime</em> et <em>Au nom du fils</em> clôturent donc en beauté ces deux tomes</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Le scénario de <em>Fog</em> se plaçait au départ dans le New York contemporain, Roger Seiter l'a adapté au Londres victorien pour Cyril Bonin, qui a de grandes affinités avec ce combo lieu/période.
<h2>Sur le mur</h2>
[caption id="attachment_5495" align="aligncenter" width="420"]<a href="http://jukov7.deviantart.com/art/London-68210512"><img class="size-large wp-image-5495" alt="London, photographie de jukov7 sur deviantart.com" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jukov7-London-420x264.jpg" width="420" height="264" /></a> London, photographie de jukov7 sur deviantart.com[/caption]
<h2>Gramophone</h2>
Le générique des <em>Experts</em>, version XIXè...
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em> <strong>Jack</strong></em><strong> <em>l’Éventreur</em></strong>, bande dessinée<em> </em>de Poupard et Debois, aux Editions Soleil.</li>
	<li>La série <em><strong>Holmes</strong></em>, bande dessinée de Cecil et Brunshwig, aux Editions Futuropolis.</li>
	<li><em><strong>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</strong></em>, bande dessinée de Thouard et Seiter, aux Editions Casterman.</li>
</ul>
<h2>A propos de Bonin &amp; Seiter</h2>
<strong>Cyril Bonin, le dessinateur</strong>, est un fabuleux Bourgogne de 1969 qui s'améliore avec le temps. Tout petiot, déjà ses bandes dessinées. Un peu plus grand, les Beaux-Arts de Mâcon, les Arts-Déco de Strasbourg et un DESS en image de synthèse. Depuis les premiers albums de <em>Fog</em>, il a illustré les séries <strong><em>Quintett</em></strong> (éditions Dupuis) et <em><strong>Quand souffle le vent</strong> </em>(éditions Dargaud), ainsi que l'adaptation de <strong><em>La belle image</em></strong>, roman fantastique de Marcel Aymé (éditions Futuropolis). Et puis tout seul de ses petits mains, il illustre et scénarise <strong><em>Chambre obscure</em></strong> (éditions Dargaud) et <strong><em>L'homme qui n'existait pas</em></strong> (éditions Futuropolis).

<strong>Roger Seiter, le scénariste</strong>, né en 1955 en Alsace, historien de formation, spécialisé dans l'Histoire ancienne et médiévale. En plus de Fog, il a travaillé sur les séries <strong><em>Venise</em><em> hantée</em></strong>  et <strong><em>Les fantômes du passé </em></strong>(éditions Emmanuel Proust), <em><strong>Special Branch</strong></em> (éditions Glénat), <strong><em>H.M.S.</em></strong>, <strong><em>Mysteries</em></strong>, <strong><em>Wild River</em></strong>,<em></em><strong><em> Dies Irae</em></strong> (toutes aux éditions Casterman) ainsi que sur des one shot tels que <em><strong>Le Policier qui rit</strong></em>, adaptation du polar suédois du même nom,  <strong><em>Après un si longue hiver</em></strong> (éditions Do Bentziger), <strong><em>Un été en enfer</em></strong> (éditions du Signe).
<h2>Références</h2>
Editions Casterman, Collection Haute densité, deux tomes de 256 et 224 pages, comprenant les titres:
<ul>
	<li><em>Le Tumulus</em></li>
	<li><em>Le destin de Jane</em></li>
	<li><em>Le mangeur d'Âme</em></li>
	<li><em>Les sables du temps</em></li>
	<li><em>La mémoire volée</em></li>
	<li><em>Remember</em></li>
	<li><em>Wintertime</em></li>
	<li><em>Au nom du fils</em></li>
</ul>
Chaque tome regroupe quatre titres.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://bd.casterman.com/" target="_blank">site des bandes dessinées</a> de Casterman</li>
	<li>Le <a href="http://www.gfweb.org/fog/" target="_blank">site officiel</a> de Cyril Bonin</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-206x279.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="bonin-seiter-fog" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Des enquêtes dans le Londres victorien sont menées par l'inspecteur Andrew Molton du Yard, épaulé dans sa tâche par le journaliste Ruppert Graves et Mary Launceston, une archéologue. Mystères et machinations sont au rendez-vous, laissant planer le doute sur l'éventualité que des forces occultes soient en jeu.
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5281#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5281" title="bonin-seiter-fog-scan" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/bonin-seiter-fog-scan-420x623.jpg" /></a>
<h2>Avis personnel</h2>
Si j'ai lu ça et là sur le net que certains lecteurs avaient apprécié la première histoire (c'est-à-dire les deux premiers tomes, donc la moitié de la première intégrale) puis avaient vu l'oeuvre s'essouffler, reprochant aux auteurs d'avoir surfer sans grand enthousiasme sur la vague du succès, je dois bien admettre n'avoir pas eu ce problème. <strong>J'ai été prise dans l'intrigue du début à la fin. Je retrouve le talent de scénariste de Seiter</strong> que j'avais découvert dans <em>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</em>, <strong>ses intrigues ayant plusieurs points de départ et s'imbriquant les unes dans les autres.</strong>

Il est vrai que la première histoire, c'est-à-dire les deux premiers tomes, <em>Le Tumulus</em> et <em>Le Destin de Jane</em>, est <strong>particulièrement bien ficelée</strong>. Elle réussit à présenter les personnages tout en développant une <strong>trame pleine de surprises et de rebondissements</strong>. <strong>Les personnages sont charismatiques grâce à un dessin étonnant</strong>: les visages sont longs, les mâchoires carrées, les nez imposants. On est<strong> loin des physiques stéréotypés</strong>, visages gracieux, lèvres pleines, nez inexistants et yeux de biche. Un célèbre archéologue expose le trésor qu'il a ramené d'une expédition, des meurtres sont commis, les victimes ne semblent avoir aucun point commun, des vikings vengeurs revendiquent les crimes, et on croise même un certain... Lewis Carroll.

<em>Le mangeur d'âmes</em> et <em>Les sables du temps</em> composent la seconde histoire, dans laquelle Molton fait appel à Graves, qu'il connaît mieux désormais, afin d'enquêter officieusement dans un milieu où le Yard n'a pas sa place. <strong>Spiritisme et aliénation forment les débuts d'une affaire aux abords plus étrange</strong> que la première.

Nous sommes ensuite entraînés à travers l'Ecosse pour une <strong>énigme touchant à l'amnésie</strong>. Highlanders, dirigeables et disparitions sont mis à l'honneur dans <em>La mémoire volée</em> et <em>Remember</em>.

La deuxième intégrale se termine avec <strong>une enquête très prenante, dans laquelle tout le monde est mis à mal</strong>. Le yard fait face à la pègre qui assoit sa domination sur la ville de Londres. Des policiers sont piégés, des témoins menacés. De mystérieux marchands interfèrent dans l'exposition archéologique que met en place Mary alors qu'un éditeur américain propose à Ruppert d'acheter les droits de son premier roman pour les Etats-Unis. On en découvre un peu plus sur la famille de l'inspecteur, l'enfance du journaliste et Mary fait preuve d'une indépendance épatante pour une femme de son époque. <strong><em>Wintertime</em> et <em>Au nom du fils</em> clôturent donc en beauté ces deux tomes</strong>.
<h2>Le grain de sable</h2>
Le scénario de <em>Fog</em> se plaçait au départ dans le New York contemporain, Roger Seiter l'a adapté au Londres victorien pour Cyril Bonin, qui a de grandes affinités avec ce combo lieu/période.
<h2>Sur le mur</h2>
[caption id="attachment_5495" align="aligncenter" width="420"]<a href="http://jukov7.deviantart.com/art/London-68210512"><img class="size-large wp-image-5495" alt="London, photographie de jukov7 sur deviantart.com" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/jukov7-London-420x264.jpg" width="420" height="264" /></a> London, photographie de jukov7 sur deviantart.com[/caption]
<h2>Gramophone</h2>
Le générique des <em>Experts</em>, version XIXè...
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em> <strong>Jack</strong></em><strong> <em>l’Éventreur</em></strong>, bande dessinée<em> </em>de Poupard et Debois, aux Editions Soleil.</li>
	<li>La série <em><strong>Holmes</strong></em>, bande dessinée de Cecil et Brunshwig, aux Editions Futuropolis.</li>
	<li><em><strong>Histoires extraordinaires d'Edgar Poe</strong></em>, bande dessinée de Thouard et Seiter, aux Editions Casterman.</li>
</ul>
<h2>A propos de Bonin &amp; Seiter</h2>
<strong>Cyril Bonin, le dessinateur</strong>, est un fabuleux Bourgogne de 1969 qui s'améliore avec le temps. Tout petiot, déjà ses bandes dessinées. Un peu plus grand, les Beaux-Arts de Mâcon, les Arts-Déco de Strasbourg et un DESS en image de synthèse. Depuis les premiers albums de <em>Fog</em>, il a illustré les séries <strong><em>Quintett</em></strong> (éditions Dupuis) et <em><strong>Quand souffle le vent</strong> </em>(éditions Dargaud), ainsi que l'adaptation de <strong><em>La belle image</em></strong>, roman fantastique de Marcel Aymé (éditions Futuropolis). Et puis tout seul de ses petits mains, il illustre et scénarise <strong><em>Chambre obscure</em></strong> (éditions Dargaud) et <strong><em>L'homme qui n'existait pas</em></strong> (éditions Futuropolis).

<strong>Roger Seiter, le scénariste</strong>, né en 1955 en Alsace, historien de formation, spécialisé dans l'Histoire ancienne et médiévale. En plus de Fog, il a travaillé sur les séries <strong><em>Venise</em><em> hantée</em></strong>  et <strong><em>Les fantômes du passé </em></strong>(éditions Emmanuel Proust), <em><strong>Special Branch</strong></em> (éditions Glénat), <strong><em>H.M.S.</em></strong>, <strong><em>Mysteries</em></strong>, <strong><em>Wild River</em></strong>,<em></em><strong><em> Dies Irae</em></strong> (toutes aux éditions Casterman) ainsi que sur des one shot tels que <em><strong>Le Policier qui rit</strong></em>, adaptation du polar suédois du même nom,  <strong><em>Après un si longue hiver</em></strong> (éditions Do Bentziger), <strong><em>Un été en enfer</em></strong> (éditions du Signe).
<h2>Références</h2>
Editions Casterman, Collection Haute densité, deux tomes de 256 et 224 pages, comprenant les titres:
<ul>
	<li><em>Le Tumulus</em></li>
	<li><em>Le destin de Jane</em></li>
	<li><em>Le mangeur d'Âme</em></li>
	<li><em>Les sables du temps</em></li>
	<li><em>La mémoire volée</em></li>
	<li><em>Remember</em></li>
	<li><em>Wintertime</em></li>
	<li><em>Au nom du fils</em></li>
</ul>
Chaque tome regroupe quatre titres.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le <a href="http://bd.casterman.com/" target="_blank">site des bandes dessinées</a> de Casterman</li>
	<li>Le <a href="http://www.gfweb.org/fog/" target="_blank">site officiel</a> de Cyril Bonin</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Lee Bermejo - Batman : Noël</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/lee-bermejo-batman-noel/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/lee-bermejo-batman-noel/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 Dec 2012 10:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Batman]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Dickens]]></category>
		<category><![CDATA[comics]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Bermejo]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-Bermejo-batman-noel-206x315.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Batman : Noël »" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Gotham City, Noël. Un père raconte à son fils l'histoire d'un homme aussi froid que l'hiver, un homme puissant et égoïste, qui ne voit plus que le mal, où qu'il regarde. Cet homme, qu'il nomme Scrooge, est en fait le Batman, que sa quête de justice à rendu très seul, et qui, malade et affaibli, va passer la nuit la plus étrange de sa vie.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-bermejo-batman-noel-scan.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-bermejo-batman-noel-scan-420x670.jpg" alt="lee-bermejo-batman-noel-scan" class="aligncenter size-large wp-image-5315" /></a>

<h2>Avis personnel</h2>

Dès les premières pages, Lee Bermejo nous happe dans son histoire. <strong>Sa mise en page est presque cinématographique</strong>, le décor ne s'arrête pas aux cadres des images, il est tout autour de nous.

<strong>On voit d'abord la neige</strong>, au-dessus de nous, comme lorsque l'on penche la tête en arrière pour découvrir les flocons surgir du néant blanc d'un ciel d'hiver. Mais avant d'avoir mal au cou de garder cette position, on rabaisse un peu la tête, découvrant les cheminées et les antennes, puis les toits, d'un quartier ancien. Les publicités géantes au-dessus des bâtiments, les guirlandes lumineuses, illuminent les immeubles de la ville sombre et sale, recouverte de neige. Quelques lumières brillent derrière les fenêtres, mais tout semble désert.

<strong>Bienvenue à Gotham City.</strong>

<strong>Bien plus qu'une bande dessinée, c'est un roman graphique</strong> que nous offre l'auteur pour Noël. Chaque image est sublime, chaque détail minutieusement réussi. De pleines pages de décors, <strong>ambiance fantasy urbaine</strong>, graphique, avec sa cité si noire, sa neige si blanche et les quelques lumières de Noël, colorées mais faibles, comme étouffées par la crasse et le désespoir de l'endroit. Si frêles, qu'elles rivalisent de gaieté avec les gyrophares de police arpentant la ville.

<strong>Le Batman, loin de l'archétype du héros</strong> (fort, courageux, juste et compatissant), ou de l'anti-héros d'ailleurs (faible et trouillard), est ici l'équivalent du Scrooge d'<em>Un conte de Noël</em> de Dickens, duquel il est adapté : certes non coupable d'avarice, mais devenu sinistre, misanthrope à force d'accomplir soir après soir la difficile mission qu'il s'est imposé. Riche mais seul, il ne différencie plus les gens biens poussés au crime par la misère et la peur, des gens mauvais. Il voit en chacun un coupable à mettre hors d'état de nuire. Il n'a plus goût à rien. Humain, malgré son statut de « super-héros », il tombe malade, tourmenté par la toux et la fièvre.

Comme dans le conte de Dickens, il reçoit le soir de Noël la visite inattendue de son ancien partenaire décédé : Robin. Moins causant que l'apparition de Marley dans l'histoire originelle, mais annonciateur tout de même de l'étrangeté de la nuit à venir. À l'instar de Scrooge, Batman va devoir composer avec <strong>des visions du passé, du présent et de l'avenir</strong>. Celles de Batman semblent plus réalistes tout de même. Scrooge était visité par les esprits des Noëls passés, présent, et futurs, et voyageait à travers le temps afin de revivre les chaleureuses fêtes de son enfance, découvrir le repas prévu par son neveu auquel il est convié et apercevoir le futur qui sera s'il ne change en rien.

<strong>Batman, lui, croise des personnages existants bel et bien dans son univers.</strong> Son amie et amante, Catwoman, pétillante et téméraire, lui rappelle l'insouciance de sa jeunesse. Superman, inhumain de bonté, et particulièrement à part dans cet univers qui n'est pas le sien, arborant des couleurs vives et une aura brillante de paix, l'emmène voir ce qu'est le présent, là où Batman ne regarde pas. Et le Joker, toujours aussi taré, lui montre un avenir de ténèbres en le traînant au cimetière pour l'y enterrer vivant.

<strong>C'est une adaptation intelligente, moderne, libre mais fidèle à son modèle, incroyablement respectueuse de l'œuvre de Dickens.</strong> On y sent le froid mordant d'une nuit d'hiver et de solitude, la chaleur humaine étouffée sous l'angoisse. On y sent le cuir des costumes, la buée que l'on souffle dans ses mains pour les réchauffer, la neige crissant sous les bottes, l'effervescence de la ville, l'agitation des rues, l'espoir d'un Noël.

<h2>Le grain de sable</h2>

Depuis sa parution en 1843, ce n'est pas la première fois que le célèbre conte de Dickens est adapté. En effet, il en existe différentes versions. Parmi celles-ci, nous pouvons citer :

<ul>
	<li><em>Le Noël de Mickey</em> (court-métrage des studios Disney, 1983)</li>
	<li><em>Fantômes en fête</em> (film américain de Richard Donner, 1988)</li>
	<li><em>La nuit des fantômes</em> (téléfilm anglo-américain de David Hugh Jones, 1999)</li>
	<li><em>Un chant de Noël</em> (film d'animation germano-britannique de Jimmy T. Murakami, 2001)</li>
	<li><em>Le drôle de Noël</em> de Scrooge (film d'animation américain de Robert Zemeckis, 2009)</li>
</ul>

<h2>Sur le mur</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/december-batman-by-duss005.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/december-batman-by-duss005-420x625.jpg" alt="December Batman, une oeuvre de Duss005, membre de Deviantart, batmanophile convaincu: http://duss005.deviantart.com/" class="aligncenter size-large wp-image-5316" /></a>

<h2>Gramophone</h2>

<a href="http://www.deezer.com/track/3689981"><em>Ô Holy Night</em> version boîte à musique</a>, pour le décalage.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Conte_de_No%C3%ABl"><strong><em>Un conte de Noël</em></strong>, de Charles Dickens</a>. Parfois appelé <em>Un chant de Noël</em>.</li>
	<li>La série des<em><strong> Batman</strong> </em>de Urban Comics, de différents scénaristes, pour retrouver le chevalier noir.</li>
</ul>

<h2>À propos de Lee Bermejo</h2>

Autodidacte, il commence sa carrière à 19 ans, au studio WildStorm Productions à San Diego (plus tard racheté par DC Comics), en tant que dessinateur stagiaire. On peut voir son travail sur les albums <strong><em>Joker</em></strong>, <strong><em>Luthor</em></strong>, <strong><em>Batman: Deathblow</em></strong>, <strong><em>Resident Evil</em></strong> (bande dessinée inspirée du jeu vidéo), et les couvertures de <strong><em>Filthy Rich</em></strong> et <strong><em>Dark Entries</em></strong>, ainsi que sur des séries, comme celle consacrée à Superman dans <strong><em>Wednesday Comics</em></strong>, <strong><em>Wildcats</em></strong>, <strong><em>Hellblazer</em></strong>.<em> Batman: Noël</em> est le premier projet qu'il écrit lui-même en plus de l'illustrer, bien que la colorisation revienne à Barbara Ciardo, italienne travaillant essentiellement sur des comics américains. Parmi ses futures publications, on attend <strong><em>Before Watchmen: Rorschach</em></strong> en 2013.

<h2>Références</h2>

Editions Urban Comics, sous licence DC Comics (version originale), collection DC Deluxe, 2012, 112 pages.

<h2>Liens</h2>

<ul>

<li>Le <a href="http://leebermejo.blogspot.fr/">blog</a> de Lee Bermejo (en anglais)</li>
<li>La page <a href="http://www.urban-comics.com/dossier/batman-noel-lesthetique-du-film-noir/">« dossier »</a> consacrée à <em>Batman : Noël</em> sur le site d'Urban Comics. Le texte qu'on y trouve est en fait la préface de la bande dessinée</li>
<li><a href="http://www.comicsblog.fr/9074-Comic_Con_France__Linterview_de_Lee_Bermejo">Interview de Lee Bermejo</a> au Comic Con France, sur Comicsblog</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-Bermejo-batman-noel-206x315.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Batman : Noël »" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Gotham City, Noël. Un père raconte à son fils l'histoire d'un homme aussi froid que l'hiver, un homme puissant et égoïste, qui ne voit plus que le mal, où qu'il regarde. Cet homme, qu'il nomme Scrooge, est en fait le Batman, que sa quête de justice à rendu très seul, et qui, malade et affaibli, va passer la nuit la plus étrange de sa vie.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-bermejo-batman-noel-scan.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/lee-bermejo-batman-noel-scan-420x670.jpg" alt="lee-bermejo-batman-noel-scan" class="aligncenter size-large wp-image-5315" /></a>

<h2>Avis personnel</h2>

Dès les premières pages, Lee Bermejo nous happe dans son histoire. <strong>Sa mise en page est presque cinématographique</strong>, le décor ne s'arrête pas aux cadres des images, il est tout autour de nous.

<strong>On voit d'abord la neige</strong>, au-dessus de nous, comme lorsque l'on penche la tête en arrière pour découvrir les flocons surgir du néant blanc d'un ciel d'hiver. Mais avant d'avoir mal au cou de garder cette position, on rabaisse un peu la tête, découvrant les cheminées et les antennes, puis les toits, d'un quartier ancien. Les publicités géantes au-dessus des bâtiments, les guirlandes lumineuses, illuminent les immeubles de la ville sombre et sale, recouverte de neige. Quelques lumières brillent derrière les fenêtres, mais tout semble désert.

<strong>Bienvenue à Gotham City.</strong>

<strong>Bien plus qu'une bande dessinée, c'est un roman graphique</strong> que nous offre l'auteur pour Noël. Chaque image est sublime, chaque détail minutieusement réussi. De pleines pages de décors, <strong>ambiance fantasy urbaine</strong>, graphique, avec sa cité si noire, sa neige si blanche et les quelques lumières de Noël, colorées mais faibles, comme étouffées par la crasse et le désespoir de l'endroit. Si frêles, qu'elles rivalisent de gaieté avec les gyrophares de police arpentant la ville.

<strong>Le Batman, loin de l'archétype du héros</strong> (fort, courageux, juste et compatissant), ou de l'anti-héros d'ailleurs (faible et trouillard), est ici l'équivalent du Scrooge d'<em>Un conte de Noël</em> de Dickens, duquel il est adapté : certes non coupable d'avarice, mais devenu sinistre, misanthrope à force d'accomplir soir après soir la difficile mission qu'il s'est imposé. Riche mais seul, il ne différencie plus les gens biens poussés au crime par la misère et la peur, des gens mauvais. Il voit en chacun un coupable à mettre hors d'état de nuire. Il n'a plus goût à rien. Humain, malgré son statut de « super-héros », il tombe malade, tourmenté par la toux et la fièvre.

Comme dans le conte de Dickens, il reçoit le soir de Noël la visite inattendue de son ancien partenaire décédé : Robin. Moins causant que l'apparition de Marley dans l'histoire originelle, mais annonciateur tout de même de l'étrangeté de la nuit à venir. À l'instar de Scrooge, Batman va devoir composer avec <strong>des visions du passé, du présent et de l'avenir</strong>. Celles de Batman semblent plus réalistes tout de même. Scrooge était visité par les esprits des Noëls passés, présent, et futurs, et voyageait à travers le temps afin de revivre les chaleureuses fêtes de son enfance, découvrir le repas prévu par son neveu auquel il est convié et apercevoir le futur qui sera s'il ne change en rien.

<strong>Batman, lui, croise des personnages existants bel et bien dans son univers.</strong> Son amie et amante, Catwoman, pétillante et téméraire, lui rappelle l'insouciance de sa jeunesse. Superman, inhumain de bonté, et particulièrement à part dans cet univers qui n'est pas le sien, arborant des couleurs vives et une aura brillante de paix, l'emmène voir ce qu'est le présent, là où Batman ne regarde pas. Et le Joker, toujours aussi taré, lui montre un avenir de ténèbres en le traînant au cimetière pour l'y enterrer vivant.

<strong>C'est une adaptation intelligente, moderne, libre mais fidèle à son modèle, incroyablement respectueuse de l'œuvre de Dickens.</strong> On y sent le froid mordant d'une nuit d'hiver et de solitude, la chaleur humaine étouffée sous l'angoisse. On y sent le cuir des costumes, la buée que l'on souffle dans ses mains pour les réchauffer, la neige crissant sous les bottes, l'effervescence de la ville, l'agitation des rues, l'espoir d'un Noël.

<h2>Le grain de sable</h2>

Depuis sa parution en 1843, ce n'est pas la première fois que le célèbre conte de Dickens est adapté. En effet, il en existe différentes versions. Parmi celles-ci, nous pouvons citer :

<ul>
	<li><em>Le Noël de Mickey</em> (court-métrage des studios Disney, 1983)</li>
	<li><em>Fantômes en fête</em> (film américain de Richard Donner, 1988)</li>
	<li><em>La nuit des fantômes</em> (téléfilm anglo-américain de David Hugh Jones, 1999)</li>
	<li><em>Un chant de Noël</em> (film d'animation germano-britannique de Jimmy T. Murakami, 2001)</li>
	<li><em>Le drôle de Noël</em> de Scrooge (film d'animation américain de Robert Zemeckis, 2009)</li>
</ul>

<h2>Sur le mur</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/december-batman-by-duss005.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/december-batman-by-duss005-420x625.jpg" alt="December Batman, une oeuvre de Duss005, membre de Deviantart, batmanophile convaincu: http://duss005.deviantart.com/" class="aligncenter size-large wp-image-5316" /></a>

<h2>Gramophone</h2>

<a href="http://www.deezer.com/track/3689981"><em>Ô Holy Night</em> version boîte à musique</a>, pour le décalage.

<h2>Dans la même veine</h2>

<ul>
	<li><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Conte_de_No%C3%ABl"><strong><em>Un conte de Noël</em></strong>, de Charles Dickens</a>. Parfois appelé <em>Un chant de Noël</em>.</li>
	<li>La série des<em><strong> Batman</strong> </em>de Urban Comics, de différents scénaristes, pour retrouver le chevalier noir.</li>
</ul>

<h2>À propos de Lee Bermejo</h2>

Autodidacte, il commence sa carrière à 19 ans, au studio WildStorm Productions à San Diego (plus tard racheté par DC Comics), en tant que dessinateur stagiaire. On peut voir son travail sur les albums <strong><em>Joker</em></strong>, <strong><em>Luthor</em></strong>, <strong><em>Batman: Deathblow</em></strong>, <strong><em>Resident Evil</em></strong> (bande dessinée inspirée du jeu vidéo), et les couvertures de <strong><em>Filthy Rich</em></strong> et <strong><em>Dark Entries</em></strong>, ainsi que sur des séries, comme celle consacrée à Superman dans <strong><em>Wednesday Comics</em></strong>, <strong><em>Wildcats</em></strong>, <strong><em>Hellblazer</em></strong>.<em> Batman: Noël</em> est le premier projet qu'il écrit lui-même en plus de l'illustrer, bien que la colorisation revienne à Barbara Ciardo, italienne travaillant essentiellement sur des comics américains. Parmi ses futures publications, on attend <strong><em>Before Watchmen: Rorschach</em></strong> en 2013.

<h2>Références</h2>

Editions Urban Comics, sous licence DC Comics (version originale), collection DC Deluxe, 2012, 112 pages.

<h2>Liens</h2>

<ul>

<li>Le <a href="http://leebermejo.blogspot.fr/">blog</a> de Lee Bermejo (en anglais)</li>
<li>La page <a href="http://www.urban-comics.com/dossier/batman-noel-lesthetique-du-film-noir/">« dossier »</a> consacrée à <em>Batman : Noël</em> sur le site d'Urban Comics. Le texte qu'on y trouve est en fait la préface de la bande dessinée</li>
<li><a href="http://www.comicsblog.fr/9074-Comic_Con_France__Linterview_de_Lee_Bermejo">Interview de Lee Bermejo</a> au Comic Con France, sur Comicsblog</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Thouard &amp; Seiter - Histoires extraordinaires d&#039;Edgar Poe</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/thouard-seiter-histoires-extraordinaires-dedgar-poe/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/thouard-seiter-histoires-extraordinaires-dedgar-poe/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Dec 2012 10:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[edgar poe]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/thouard-seiter-histoires-extraordinaires-edgar-poe-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="thouard-seiter-histoires-extraordinaires-edgar-poe" /></div><div><h2>L'argument</h2>
1845, à Charleston, Caroline du Sud. Alors que William Wilson gagne sa soirée au poker, son meilleur ami Edgar Legrand fait sur l'île qu'il habite une étrange découverte: un scarabée semblant entièrement fait d'or massif. Dès lors, il semble sombrer dans la folie. Son ami tente de l'aider en le suivant un temps dans sa quête.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5244#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5244" title="histoires-extraordinaires-edgar-poe-scan 001" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/histoires-extraordinaires-edgar-poe-scan-001-420x617.jpg" alt="" /></a>

<h2>Avis personnel</h2>

<strong>Toute l'intelligence de cette adaptation, c'est de garder la trame des énigmes chères à Edgar Poe et de les lier entre elles par un fil rouge</strong>: les aventures des personnages initialement présents dans Le Scarabée d'Or. En ajoutant quelques détails et anecdotes annexes à l'intrigue de cette nouvelle, l'auteur embarque Edgar Wilson et William Legrand dans quelque chose de plus imposant qu'une courte histoire de trésor et de pirates.

L'intégrale de cette bande dessinée regroupe donc trois histoires, qui sont en réalité l<strong>'adaptation de sept des nouvelles</strong> du célèbre Edgar Poe. <strong>Le mélange, loin de dénaturer l'oeuvre de Poe, propose aux lecteurs des histoires riches et complètes</strong> dans lesquelles on trouve plus d'action que dans les originaux, sans pour autant les priver de leur ambiance mystérieuse grâce à laquelle le lecteur est pris dans le malaise tissé chaque fois par Poe.

<strong><em>Le Scarabée d'Or</em> est l'exception qui confirme la règle, puisque c'est l'adaptation du seul <em>Scarabée d'Or</em></strong>, la nouvelle du même nom. Elle est donc particulièrement fidèle, même si quelques rajouts ont été disséminés afin d'offrir aux personnages principaux le moyen de revenir dans les aventures suivantes: une histoire annexe sans conséquence aucune sur l'énigme originelle contée par Poe.

<strong><em>Usher</em> regroupe <em>Le puits et le pendule</em>, <em>Petite discussion avec une momie</em> et <em>La Chute de la maison d'Usher</em>.</strong> Cette dernière est la "base" sur laquelle se construit cette adaptation. La momie y trouve une place importante, la "petite discussion" fait par contre l'objet d'une belle ellipse, même si on comprend qu'elle aura sans doute lieu par la suite. Et si l'on reconnaît bien les tortures du puits et du pendule, l'angoisse de cette nouvelle fait un peu défaut, la solitude du personnage de Poe, errant dans l'obscurité de sa cellule, jouant de beaucoup dans l'atmosphère sinistre de cette histoire.

<strong><em>La Mort rouge</em> reprend <em>Le chat noir</em>, <em>Le masque de la Mort rouge</em> et <em>Le Roi Peste</em>.</strong> Habilement entremêlées, ces trois nouvelles se fondent en une énigmatique et effrayante histoire. Le grotesque qui faisait le charme du <em>Roi Peste</em> n'est qu'esquissé, ainsi que la métaphore du <em>Masque de la Mort rouge</em>. <strong>Le félin, par contre, malgré quelques différences avec l'original, joue un rôle à la hauteur de ses débuts chez Poe.</strong> Le toubib est particulièrement flippant, très réussi, indépendamment de sa coupe de cheveux qui laisse suggérer qu'il a récemment mis les doigts dans la prise. L'idée de fusionner le docteur pas net du <em>Chat noir</em> avec le docteur Ponnonner de <em>Petite discussion avec une momie</em> est un coup de maître. Et faire de sa femme, peu décrite dans la nouvelle, la cousine de Kitty, permettant de lier efficacement les personnages à cette nouvelle intrigue, aussi.

<strong>Le coup de crayon de Thouard correspond incroyablement bien à l'univers de Poe.</strong> Les visages anguleux et émaciés contrastent avec les courbes généreuses de Miss Kitty, personnage féminin ajouté à l'histoire qui se fond admirablement dans le décor "poesque<em>"</em>. Les couleurs, les décors, les personnages,<strong> tout participe de l'ambiance gothique</strong> qui colle si bien à Edgar Poe.

Au final, des histoires très prenantes, à l'<strong>atmosphère délicieusement sombre</strong>, qui perdent en contemplation ce qu'elles gagnent en <strong>richesse de l'intrigue</strong>. D'avantage de personnages croisés, moins de terreur. Plus d'attachement pour les personnages que l'on suit de tome en tome, moins de sueurs froides. On ne peut reprocher à ces versions de n'être pas fidèles à leurs modèles, puisqu'elles s'annoncent toujours "librement adaptées". Il est donc évident que même si l'on ne retrouve pas entièrement le maître Poe, on découvre en revanche le talent de Thouard et Seiter.
<h2>Le grain de sable</h2>
Certains dessins originaux de la bande dessinée sont en vente sur le site de Jean-Louis Thouard, ainsi que des ex-libris, des illustrations originales, des planches de BD et une superbe peinture de William Wilson.
<h2>Gramophone</h2>
MC Lars - The Edgar Allan Poe EP (Promis, ça existe vraiment)
<h2>Sur le mur</h2>
Le portrait d'Edgar Poe. Hommage.

<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5221#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5221" title="edgar-poe-portrait" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/edgar-poe-portrait-420x520.jpg" alt="" /></a>
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li> Les <strong><em>Histoires extraordinaires</em></strong> et <strong><em>Nouvelles histoires extraordinaires</em></strong> d'Edgar Poe, pour commencer.</li>
	<li><strong><em>Fog</em></strong>, bande dessinée du même style, ensuite.</li>
</ul>
<h2>A propos de Thouard &amp; Seiter</h2>
<strong>Jean-Louis Thouard</strong>, l'illustrateur du tandem, est plus connu pour ses participations à des livres jeunesse tels que <strong><em>Les Mondes d'Ewilan</em></strong>, <strong><em>La Quête d'Ewilan</em></strong> et <em><strong>Le Pacte des Marchombres</strong></em>. Cette série de bandes dessinées adaptées des célèbres histoires d'Edgar Poe fait partie de ses oeuvres plus adultes, qu'il continuera avec l'adaptation du roman <strong><em>La Somnambule</em></strong> d'Helen McCoy fin 2012. Il a également participé à l'exposition <strong>Dijon vu par/Archipel 2.012</strong>, en collaboration avec le designer maquettiste Hervé Arnoul, à la demande de la ville de Dijon pour laquelle ils offraient une vision steampunk de la ville en question.

<strong>Roger Seiter</strong>, scénariste depuis environ vingt ans, historien de formation, spécialisé dans l'Histoire ancienne et médiévale (période qui sert de décor à ses premiers scénarios), né en 1955, officie chez Casterman depuis un certain temps.  On le retrouve dans les séries <strong><em>Fog</em></strong>, <strong><em>H.M.S.</em></strong>, <strong><em>Mysteries</em></strong>, <strong><em>Wild River</em></strong>,<em></em><strong><em> Dies Irae</em></strong> et dans <em><strong>Le Policier qui rit</strong></em>, adaptation du polar suédois du même nom. Auparavant, il a laissé sa signature ailleurs, notamment sur <strong><em>Après un si longue hiver</em></strong> (one shot), <strong><em>Un été en enfer</em></strong> (one shot), <strong><em>Venise hantée</em></strong> (série).
<h2>Références</h2>
Editions Casterman, Collection Haute Densité, 2012, 148 pages, comprenant les trois tomes parus:
<ul>
	<li><em>Le Scarabée d'or</em></li>
	<li><em>Usher</em></li>
	<li><em>La Mort rouge</em></li>
</ul>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le<a href="http://www.casterman.com/"> site des bandes dessinées des Editions Casterman</a></li>
	<li>Le<a href="http://www.lebaron-rouge.com/"> site de Jean-Louis Thouard</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/thouard-seiter-histoires-extraordinaires-edgar-poe-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="thouard-seiter-histoires-extraordinaires-edgar-poe" /></div><div><h2>L'argument</h2>
1845, à Charleston, Caroline du Sud. Alors que William Wilson gagne sa soirée au poker, son meilleur ami Edgar Legrand fait sur l'île qu'il habite une étrange découverte: un scarabée semblant entièrement fait d'or massif. Dès lors, il semble sombrer dans la folie. Son ami tente de l'aider en le suivant un temps dans sa quête.

<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5244#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5244" title="histoires-extraordinaires-edgar-poe-scan 001" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/histoires-extraordinaires-edgar-poe-scan-001-420x617.jpg" alt="" /></a>

<h2>Avis personnel</h2>

<strong>Toute l'intelligence de cette adaptation, c'est de garder la trame des énigmes chères à Edgar Poe et de les lier entre elles par un fil rouge</strong>: les aventures des personnages initialement présents dans Le Scarabée d'Or. En ajoutant quelques détails et anecdotes annexes à l'intrigue de cette nouvelle, l'auteur embarque Edgar Wilson et William Legrand dans quelque chose de plus imposant qu'une courte histoire de trésor et de pirates.

L'intégrale de cette bande dessinée regroupe donc trois histoires, qui sont en réalité l<strong>'adaptation de sept des nouvelles</strong> du célèbre Edgar Poe. <strong>Le mélange, loin de dénaturer l'oeuvre de Poe, propose aux lecteurs des histoires riches et complètes</strong> dans lesquelles on trouve plus d'action que dans les originaux, sans pour autant les priver de leur ambiance mystérieuse grâce à laquelle le lecteur est pris dans le malaise tissé chaque fois par Poe.

<strong><em>Le Scarabée d'Or</em> est l'exception qui confirme la règle, puisque c'est l'adaptation du seul <em>Scarabée d'Or</em></strong>, la nouvelle du même nom. Elle est donc particulièrement fidèle, même si quelques rajouts ont été disséminés afin d'offrir aux personnages principaux le moyen de revenir dans les aventures suivantes: une histoire annexe sans conséquence aucune sur l'énigme originelle contée par Poe.

<strong><em>Usher</em> regroupe <em>Le puits et le pendule</em>, <em>Petite discussion avec une momie</em> et <em>La Chute de la maison d'Usher</em>.</strong> Cette dernière est la "base" sur laquelle se construit cette adaptation. La momie y trouve une place importante, la "petite discussion" fait par contre l'objet d'une belle ellipse, même si on comprend qu'elle aura sans doute lieu par la suite. Et si l'on reconnaît bien les tortures du puits et du pendule, l'angoisse de cette nouvelle fait un peu défaut, la solitude du personnage de Poe, errant dans l'obscurité de sa cellule, jouant de beaucoup dans l'atmosphère sinistre de cette histoire.

<strong><em>La Mort rouge</em> reprend <em>Le chat noir</em>, <em>Le masque de la Mort rouge</em> et <em>Le Roi Peste</em>.</strong> Habilement entremêlées, ces trois nouvelles se fondent en une énigmatique et effrayante histoire. Le grotesque qui faisait le charme du <em>Roi Peste</em> n'est qu'esquissé, ainsi que la métaphore du <em>Masque de la Mort rouge</em>. <strong>Le félin, par contre, malgré quelques différences avec l'original, joue un rôle à la hauteur de ses débuts chez Poe.</strong> Le toubib est particulièrement flippant, très réussi, indépendamment de sa coupe de cheveux qui laisse suggérer qu'il a récemment mis les doigts dans la prise. L'idée de fusionner le docteur pas net du <em>Chat noir</em> avec le docteur Ponnonner de <em>Petite discussion avec une momie</em> est un coup de maître. Et faire de sa femme, peu décrite dans la nouvelle, la cousine de Kitty, permettant de lier efficacement les personnages à cette nouvelle intrigue, aussi.

<strong>Le coup de crayon de Thouard correspond incroyablement bien à l'univers de Poe.</strong> Les visages anguleux et émaciés contrastent avec les courbes généreuses de Miss Kitty, personnage féminin ajouté à l'histoire qui se fond admirablement dans le décor "poesque<em>"</em>. Les couleurs, les décors, les personnages,<strong> tout participe de l'ambiance gothique</strong> qui colle si bien à Edgar Poe.

Au final, des histoires très prenantes, à l'<strong>atmosphère délicieusement sombre</strong>, qui perdent en contemplation ce qu'elles gagnent en <strong>richesse de l'intrigue</strong>. D'avantage de personnages croisés, moins de terreur. Plus d'attachement pour les personnages que l'on suit de tome en tome, moins de sueurs froides. On ne peut reprocher à ces versions de n'être pas fidèles à leurs modèles, puisqu'elles s'annoncent toujours "librement adaptées". Il est donc évident que même si l'on ne retrouve pas entièrement le maître Poe, on découvre en revanche le talent de Thouard et Seiter.
<h2>Le grain de sable</h2>
Certains dessins originaux de la bande dessinée sont en vente sur le site de Jean-Louis Thouard, ainsi que des ex-libris, des illustrations originales, des planches de BD et une superbe peinture de William Wilson.
<h2>Gramophone</h2>
MC Lars - The Edgar Allan Poe EP (Promis, ça existe vraiment)
<h2>Sur le mur</h2>
Le portrait d'Edgar Poe. Hommage.

<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=5221#main"><img class="aligncenter size-large wp-image-5221" title="edgar-poe-portrait" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/edgar-poe-portrait-420x520.jpg" alt="" /></a>
<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li> Les <strong><em>Histoires extraordinaires</em></strong> et <strong><em>Nouvelles histoires extraordinaires</em></strong> d'Edgar Poe, pour commencer.</li>
	<li><strong><em>Fog</em></strong>, bande dessinée du même style, ensuite.</li>
</ul>
<h2>A propos de Thouard &amp; Seiter</h2>
<strong>Jean-Louis Thouard</strong>, l'illustrateur du tandem, est plus connu pour ses participations à des livres jeunesse tels que <strong><em>Les Mondes d'Ewilan</em></strong>, <strong><em>La Quête d'Ewilan</em></strong> et <em><strong>Le Pacte des Marchombres</strong></em>. Cette série de bandes dessinées adaptées des célèbres histoires d'Edgar Poe fait partie de ses oeuvres plus adultes, qu'il continuera avec l'adaptation du roman <strong><em>La Somnambule</em></strong> d'Helen McCoy fin 2012. Il a également participé à l'exposition <strong>Dijon vu par/Archipel 2.012</strong>, en collaboration avec le designer maquettiste Hervé Arnoul, à la demande de la ville de Dijon pour laquelle ils offraient une vision steampunk de la ville en question.

<strong>Roger Seiter</strong>, scénariste depuis environ vingt ans, historien de formation, spécialisé dans l'Histoire ancienne et médiévale (période qui sert de décor à ses premiers scénarios), né en 1955, officie chez Casterman depuis un certain temps.  On le retrouve dans les séries <strong><em>Fog</em></strong>, <strong><em>H.M.S.</em></strong>, <strong><em>Mysteries</em></strong>, <strong><em>Wild River</em></strong>,<em></em><strong><em> Dies Irae</em></strong> et dans <em><strong>Le Policier qui rit</strong></em>, adaptation du polar suédois du même nom. Auparavant, il a laissé sa signature ailleurs, notamment sur <strong><em>Après un si longue hiver</em></strong> (one shot), <strong><em>Un été en enfer</em></strong> (one shot), <strong><em>Venise hantée</em></strong> (série).
<h2>Références</h2>
Editions Casterman, Collection Haute Densité, 2012, 148 pages, comprenant les trois tomes parus:
<ul>
	<li><em>Le Scarabée d'or</em></li>
	<li><em>Usher</em></li>
	<li><em>La Mort rouge</em></li>
</ul>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le<a href="http://www.casterman.com/"> site des bandes dessinées des Editions Casterman</a></li>
	<li>Le<a href="http://www.lebaron-rouge.com/"> site de Jean-Louis Thouard</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/thouard-seiter-histoires-extraordinaires-dedgar-poe/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#039;Hermenier &amp; Looky - Blanche-Neige</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/lhermenier-looky-blanche-neige/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/lhermenier-looky-blanche-neige/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 10:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[Looky]]></category>
		<category><![CDATA[Maxe L'Hermenier]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/blanche-neige-206x288.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="blanche-neige" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Au Royaume des neiges, le roi expire son dernier souffle, empoisonné par sa nouvelle épouse. La Reine Sorcière, ainsi la nomme le peuple dont le quotidien devient alors peur et esclavagisme, règne quelques années avant de décider d'anéantir à son tour Blanche-Neige, l'héritière du Trône des neiges. Elle commande pour cela à son fidèle bras droit, le chasseur, de se débarrasser de sa belle-fille définitivement.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/lhermenier-looky-blanche-neige-scan.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/lhermenier-looky-blanche-neige-scan-420x627.jpg" alt="" title="lhermenier-looky-blanche-neige-scan" class="aligncenter size-large wp-image-5200" /></a>

<h2>Avis personnel</h2>

Sortie en parallèle du film <em>Blanche-Neige et le chasseur</em>, cette bande dessinée nous joue pourtant une partition toute différente. On garde<strong> les grandes lignes connues du conte</strong> : l'orpheline de mère à la peau blanche, aux lèvres pourpres et à la chevelure ébène, la sorcière usurpatrice de la place d'épouse, la mort du roi (Vive le Roi!), le miroir magique, le chasseur ratant son office, la fuite de Blanche-Neige recueillie par sept nains, une pomme empoisonnée et un bellâtre. Pardon, un prince.

Là-dessus, l'auteur nous tisse <strong>un scénario aux accents de fantasy</strong>, faisant la part belle à ce qui m'apparaît comme les meilleurs personnages de cette version : le chasseur et le miroir. Tous deux sont des entités à part entière, et non des accessoires dans le décor. Le premier, si sa présence semble anecdotique, fait quand même basculer l'histoire une ou deux fois, c'est un solitaire, dont on ne sait pas forcément que penser. Promis à la potence, il est gracié par la Reine Sorcière à condition d'entrer à son service. Si c'était déjà un hors-la-loi auparavant, il passe du côté obscur par loyauté. Est-il faible d'avoir choisi le Mal plutôt que la Mort ? Est-il fort de décider de se mettre tous à dos pour assumer le choix qu'il a fait ?

Le second n'est pas le simple miroir permettant de jauger la beauté de qui s'y mire, il devient ici <strong>le miroir de vérité</strong>. Qui s'y contemple entend uniquement la vérité à son sujet. Le reflet prend vie pour montrer ce qui est sous les apparences, mais pas à la Dorian Gray, plutôt en énonçant sans détour ce qu'il voit à travers la personne.

On trouve chez cette nouvelle Blanche-Neige <strong>un côté Mononoké</strong>, lorsque, devenue princesse sans royaume, elle habite la forêt et s'y fait des amis, non seulement les nains, mais également des animaux, dont les loups, rappelant d'autant plus la princesse de Miyazaki, et des créatures féeriques – arbres humanoïdes, à l'instar des Ents de Tolkien, ainsi que d'autres humanoïdes clairement proches de leur habitat, probablement des sortes de sylvains.

Blanche-Neige n'est pas uniquement le rôle-titre, joli centre du monde passif au possible attendant qu'on la sauve, et faisant, comme dans la version de Disney, le ménage pendant que les mâles vont à la mine, chantant gaiement comme elle aime ça, astiquer des bibelots. Cliché, vous avez dit cliché ? Pas passive non plus comme la première Blanche-Neige du nom, qui arrive à se faire berner trois fois de suite par sa persécutrice et passe le plus clair de son temps baladée dans son cercueil de verre. 

Non, cette héroïne-là en mérite le nom. Le temps passé dans la forêt lui laisse le temps d'évoluer d'enfant innocente à femme forte, afin de retourner affronter une autre figure féminine ambitieuse, dangereuse et prête à tout pour arriver à ses fins, la Reine Sorcière (qui porte donc, hasard ou coïncidence, la même appellation que ce personnage dans le nouvelle <em>Rouge comme le sang</em>, de Tanith Lee). <strong>Les femmes, dans cette histoire, ne sont pas les faire-valoir d'un prince rutilant fièrement juché sur son blanc destrier.</strong>

Le prince, puisqu'on en parle, impulsif mais courageux, pas totalement stupide – l'idée de fédérer les clans reste sienne tout de même – et pas du genre à se tourner les pouces non plus – il s'enchaîne tout le voyage pour rencontrer ce qu'il espère être ses futurs alliés – reste malgré tout un peu creux.

Les nains, particulièrement réussis à mon goût, sont de véritables guerriers, des cannibales même selon les dires. Cheveux à l'iroquois et tatouages runiques. Mais c'est bien dans leur demeure que l'auteur réussit le pari de se permettre une touche d'humour, laissant l'invitée autoproclamée des nains choisir son lit à la manière de boucle d'or.

<strong>J’ai adoré.</strong> On est effectivement bien loin de la version Disney (merci Seigneur). Blanche Neige n’est pas complètement niaise et n'a pas besoin de feindre de ne pas remarquer que sa coiffure est immonde (ainsi que sa robe), parce qu'elle a franchement du style la petite, le chasseur est perturbé, les nains ne sont pas joviaux et débiles et le bellâtre… ah s'il en fallait bien un qui soit fidèle à l’idée que l’on s’en fait.

Mais ceci dit, en faire une histoire plus fantasy c’est tout à fait ce qu’il me fallait pour me réconcilier avec cette Blanche Neige, dont le nom aurait du m’évoquer du bon (étant une grande fan de la reine des neiges et de tout ce qui à rapport avec l’hiver en général) mais qui, jusqu’ici, n’était que pomme empoisonnée, nez crochu et <em>hay ho hay ho on rentre du boulot</em>. Dans mon esprit, y a du mieux. <strong>On ne se rapproche pas pour autant de la version originelle du conte</strong>, écrite par les frères Grimm, dans laquelle la propre mère de Blanche-Neige veut sa mort, mais l'infanticide c'est encore un peu lourd à porter, la mère reste donc une innocente victime et la belle-mère une abomination. Entre autres différences.
<h2>Le grain de sable</h2>
La galerie d'illustrations à la fin de l'ouvrage est plutôt sympa, nous présentant diverses visions de l’œuvre « Blanche-Neige » selon les influences des artistes. Bonus, quelques récits, carrément bien écrits, de la première rencontre avec ce personnage, des illustrateurs officiant ici. Je dois avouer avoir adorer les dessins d'Alexis Sentenac, Régis Penet et Brice Cossu. Et pour finir, le petit cahier des recherches graphiques, pour les amateurs du genre, c'est plutôt bien pensé.

<h2>Sur le mur</h2>
Une boule à neige ou la poupée <em>Snow White</em> de Marina Bychkova.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/snow-white.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/snow-white.jpg" alt="Snow White de Marina Bychkova" title="Snow White de Marina Bychkova" class="aligncenter size-full wp-image-5218" /></a>

<h2>Gramophone</h2>
Silence - Flocon

<h2>À propos de L'Hermenier &amp; Looky</h2>

<ul>
	<li><strong>Maxe L'Hermenier</strong>, pur produit de 1985, se passionne très tôt pour l'écriture et le dessin. S'il se révèle doué pour raconter des histoires, il ne s'éloigne pas de sa passion et décide d'écrire des scénarios de bandes dessinées. Il est l'un des auteurs des <em><strong>Pirates des 1001 lunes</strong></em> aux Editions Soleil, qui transpose l'histoire de la fille de Barbe Noire dans un univers de science-fiction. Il a également participé à l'univers Wakfu, en signant <em><strong>Percimol</strong></em> chez Ankama.</li>
	<li>Né juste deux ans plus tard, en 1987, <strong>Looky</strong> expose ses premiers dessins avec le Collectif Café Salé. Il travaille ensuite sur les séries <em><strong>Nocturnes Rouges</strong></em>, <em><strong>La Geste des Chevaliers Dragons</strong></em> (toutes deux chez Soleil Editions). En 2008, il crée <strong>La Cour des Miracles</strong>, son propre studio de développement artistique.</li>
</ul>

<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em><strong>Mécomptes de fées</strong></em>, de Terry Pratchett : Les trois sorcières du disque-monde dans une aventure en forme de bric-à-brac de références de contes</li>
	<li>La série des <strong>Fables </strong>de Bill Willingham, pour tout ceux qui aiment les contes revisités et la bande dessinée</li>
	<li>La nouvelle <em><strong>Rouge comme le sang</strong></em>, de Tanith Lee (dans le recueil <em>Ecrit avec du sang</em>)</li>
	<li>Le <strong>numéro 3 de <em>Fées divers</em></strong> et son dossier consacré à Blanche-Neige</li>
</ul>
<h2>Références</h2>
Ankama Editions, 2012, environ 60 pages pour l'histoire de Blanche-Neige, suivies d'une galerie d'illustrations de divers artistes et d'un cahier graphique, soit une vingtaine de pages supplémentaires.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le site de <a href="http://soudjaprod.wix.com/la-cour-des-miracles">La Cour des Miracles</a></li>
	<li>La communauté <a href="http://www2.cfsl.net/fr/home">Café Salé</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.ankama-editions.com/fr">site des Editions Ankama</a></li>
</ul>
&nbsp;</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/blanche-neige-206x288.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="blanche-neige" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Au Royaume des neiges, le roi expire son dernier souffle, empoisonné par sa nouvelle épouse. La Reine Sorcière, ainsi la nomme le peuple dont le quotidien devient alors peur et esclavagisme, règne quelques années avant de décider d'anéantir à son tour Blanche-Neige, l'héritière du Trône des neiges. Elle commande pour cela à son fidèle bras droit, le chasseur, de se débarrasser de sa belle-fille définitivement.

<h2>Ça commence comme ça</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/lhermenier-looky-blanche-neige-scan.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/lhermenier-looky-blanche-neige-scan-420x627.jpg" alt="" title="lhermenier-looky-blanche-neige-scan" class="aligncenter size-large wp-image-5200" /></a>

<h2>Avis personnel</h2>

Sortie en parallèle du film <em>Blanche-Neige et le chasseur</em>, cette bande dessinée nous joue pourtant une partition toute différente. On garde<strong> les grandes lignes connues du conte</strong> : l'orpheline de mère à la peau blanche, aux lèvres pourpres et à la chevelure ébène, la sorcière usurpatrice de la place d'épouse, la mort du roi (Vive le Roi!), le miroir magique, le chasseur ratant son office, la fuite de Blanche-Neige recueillie par sept nains, une pomme empoisonnée et un bellâtre. Pardon, un prince.

Là-dessus, l'auteur nous tisse <strong>un scénario aux accents de fantasy</strong>, faisant la part belle à ce qui m'apparaît comme les meilleurs personnages de cette version : le chasseur et le miroir. Tous deux sont des entités à part entière, et non des accessoires dans le décor. Le premier, si sa présence semble anecdotique, fait quand même basculer l'histoire une ou deux fois, c'est un solitaire, dont on ne sait pas forcément que penser. Promis à la potence, il est gracié par la Reine Sorcière à condition d'entrer à son service. Si c'était déjà un hors-la-loi auparavant, il passe du côté obscur par loyauté. Est-il faible d'avoir choisi le Mal plutôt que la Mort ? Est-il fort de décider de se mettre tous à dos pour assumer le choix qu'il a fait ?

Le second n'est pas le simple miroir permettant de jauger la beauté de qui s'y mire, il devient ici <strong>le miroir de vérité</strong>. Qui s'y contemple entend uniquement la vérité à son sujet. Le reflet prend vie pour montrer ce qui est sous les apparences, mais pas à la Dorian Gray, plutôt en énonçant sans détour ce qu'il voit à travers la personne.

On trouve chez cette nouvelle Blanche-Neige <strong>un côté Mononoké</strong>, lorsque, devenue princesse sans royaume, elle habite la forêt et s'y fait des amis, non seulement les nains, mais également des animaux, dont les loups, rappelant d'autant plus la princesse de Miyazaki, et des créatures féeriques – arbres humanoïdes, à l'instar des Ents de Tolkien, ainsi que d'autres humanoïdes clairement proches de leur habitat, probablement des sortes de sylvains.

Blanche-Neige n'est pas uniquement le rôle-titre, joli centre du monde passif au possible attendant qu'on la sauve, et faisant, comme dans la version de Disney, le ménage pendant que les mâles vont à la mine, chantant gaiement comme elle aime ça, astiquer des bibelots. Cliché, vous avez dit cliché ? Pas passive non plus comme la première Blanche-Neige du nom, qui arrive à se faire berner trois fois de suite par sa persécutrice et passe le plus clair de son temps baladée dans son cercueil de verre. 

Non, cette héroïne-là en mérite le nom. Le temps passé dans la forêt lui laisse le temps d'évoluer d'enfant innocente à femme forte, afin de retourner affronter une autre figure féminine ambitieuse, dangereuse et prête à tout pour arriver à ses fins, la Reine Sorcière (qui porte donc, hasard ou coïncidence, la même appellation que ce personnage dans le nouvelle <em>Rouge comme le sang</em>, de Tanith Lee). <strong>Les femmes, dans cette histoire, ne sont pas les faire-valoir d'un prince rutilant fièrement juché sur son blanc destrier.</strong>

Le prince, puisqu'on en parle, impulsif mais courageux, pas totalement stupide – l'idée de fédérer les clans reste sienne tout de même – et pas du genre à se tourner les pouces non plus – il s'enchaîne tout le voyage pour rencontrer ce qu'il espère être ses futurs alliés – reste malgré tout un peu creux.

Les nains, particulièrement réussis à mon goût, sont de véritables guerriers, des cannibales même selon les dires. Cheveux à l'iroquois et tatouages runiques. Mais c'est bien dans leur demeure que l'auteur réussit le pari de se permettre une touche d'humour, laissant l'invitée autoproclamée des nains choisir son lit à la manière de boucle d'or.

<strong>J’ai adoré.</strong> On est effectivement bien loin de la version Disney (merci Seigneur). Blanche Neige n’est pas complètement niaise et n'a pas besoin de feindre de ne pas remarquer que sa coiffure est immonde (ainsi que sa robe), parce qu'elle a franchement du style la petite, le chasseur est perturbé, les nains ne sont pas joviaux et débiles et le bellâtre… ah s'il en fallait bien un qui soit fidèle à l’idée que l’on s’en fait.

Mais ceci dit, en faire une histoire plus fantasy c’est tout à fait ce qu’il me fallait pour me réconcilier avec cette Blanche Neige, dont le nom aurait du m’évoquer du bon (étant une grande fan de la reine des neiges et de tout ce qui à rapport avec l’hiver en général) mais qui, jusqu’ici, n’était que pomme empoisonnée, nez crochu et <em>hay ho hay ho on rentre du boulot</em>. Dans mon esprit, y a du mieux. <strong>On ne se rapproche pas pour autant de la version originelle du conte</strong>, écrite par les frères Grimm, dans laquelle la propre mère de Blanche-Neige veut sa mort, mais l'infanticide c'est encore un peu lourd à porter, la mère reste donc une innocente victime et la belle-mère une abomination. Entre autres différences.
<h2>Le grain de sable</h2>
La galerie d'illustrations à la fin de l'ouvrage est plutôt sympa, nous présentant diverses visions de l’œuvre « Blanche-Neige » selon les influences des artistes. Bonus, quelques récits, carrément bien écrits, de la première rencontre avec ce personnage, des illustrateurs officiant ici. Je dois avouer avoir adorer les dessins d'Alexis Sentenac, Régis Penet et Brice Cossu. Et pour finir, le petit cahier des recherches graphiques, pour les amateurs du genre, c'est plutôt bien pensé.

<h2>Sur le mur</h2>
Une boule à neige ou la poupée <em>Snow White</em> de Marina Bychkova.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/snow-white.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/snow-white.jpg" alt="Snow White de Marina Bychkova" title="Snow White de Marina Bychkova" class="aligncenter size-full wp-image-5218" /></a>

<h2>Gramophone</h2>
Silence - Flocon

<h2>À propos de L'Hermenier &amp; Looky</h2>

<ul>
	<li><strong>Maxe L'Hermenier</strong>, pur produit de 1985, se passionne très tôt pour l'écriture et le dessin. S'il se révèle doué pour raconter des histoires, il ne s'éloigne pas de sa passion et décide d'écrire des scénarios de bandes dessinées. Il est l'un des auteurs des <em><strong>Pirates des 1001 lunes</strong></em> aux Editions Soleil, qui transpose l'histoire de la fille de Barbe Noire dans un univers de science-fiction. Il a également participé à l'univers Wakfu, en signant <em><strong>Percimol</strong></em> chez Ankama.</li>
	<li>Né juste deux ans plus tard, en 1987, <strong>Looky</strong> expose ses premiers dessins avec le Collectif Café Salé. Il travaille ensuite sur les séries <em><strong>Nocturnes Rouges</strong></em>, <em><strong>La Geste des Chevaliers Dragons</strong></em> (toutes deux chez Soleil Editions). En 2008, il crée <strong>La Cour des Miracles</strong>, son propre studio de développement artistique.</li>
</ul>

<h2>Dans la même veine</h2>
<ul>
	<li><em><strong>Mécomptes de fées</strong></em>, de Terry Pratchett : Les trois sorcières du disque-monde dans une aventure en forme de bric-à-brac de références de contes</li>
	<li>La série des <strong>Fables </strong>de Bill Willingham, pour tout ceux qui aiment les contes revisités et la bande dessinée</li>
	<li>La nouvelle <em><strong>Rouge comme le sang</strong></em>, de Tanith Lee (dans le recueil <em>Ecrit avec du sang</em>)</li>
	<li>Le <strong>numéro 3 de <em>Fées divers</em></strong> et son dossier consacré à Blanche-Neige</li>
</ul>
<h2>Références</h2>
Ankama Editions, 2012, environ 60 pages pour l'histoire de Blanche-Neige, suivies d'une galerie d'illustrations de divers artistes et d'un cahier graphique, soit une vingtaine de pages supplémentaires.
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le site de <a href="http://soudjaprod.wix.com/la-cour-des-miracles">La Cour des Miracles</a></li>
	<li>La communauté <a href="http://www2.cfsl.net/fr/home">Café Salé</a></li>
	<li>Le <a href="http://www.ankama-editions.com/fr">site des Editions Ankama</a></li>
</ul>
&nbsp;</div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/lhermenier-looky-blanche-neige/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Benoît Peeters, François Schuiten - La&#160;Théorie du&#160;grain de&#160;sable</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/benoit-peeters-francois-schuiten-la-theorie-du-grain-de-sable/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/benoit-peeters-francois-schuiten-la-theorie-du-grain-de-sable/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 May 2012 09:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît Peeters]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[François Schuiten]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/theorie_grain_sable-206x301.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;La Théorie du grain de sable&quot; t. 1 de Peetes et Schuiten" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Brüsel. Un homme de haute taille et vêtu étrangement se rend chez une femme pour lui fournir des modèles de bijoux exotiques. Une autre femme découvre <strong>un peu de sable</strong> dans son appartement et s'arme d'un aspirateur, pestant après ses enfants qu'elle pense fautifs. Un restaurateur se pèse après son repas et constate, surpris, qu'il a perdu du poids malgré la richesse de son déjeuner. Un homme rentre chez lui et découvre une pierre sur son bureau. Puis l'homme étrange meurt dans un accident et les <strong>événements bizarres</strong> prennent de plus amples proportions. Mary Von Rathen, spécialiste en surnaturel, est appelée pour enquêter...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/theorie_grain_sable_extrait.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3537" title="Planche extraite du tome 1 de &quot;La théorie du grain de sable&quot;" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/theorie_grain_sable_extrait.jpg" alt="Planche extraite du tome 1 de &quot;La théorie du grain de sable&quot;" /></a>

Planche extraite du tome 1 de "La théorie du grain de sable"
<h2>Avis personnel</h2>
Le titre et le résumé de l'histoire étaient très accrocheurs.  C'est donc sans crainte que je me lance dans les 2 tomes de <em>La Théorie du grain de sable. </em>

Je découvre un univers étrangement semblable au nôtre, mais quelque peu différent. Futuriste ? Une recherche sur le Web m'apprendra qu'il s'agit en fait d'<strong>un univers parallèle</strong>. Mais qu'importe ! Sa ressemblance avec notre monde et ses différences force la curiosité du lecteur qui, se sentant en terrain familier mais percevant des anomalies, a bien envie de pousser plus loin son chemin au travers de ces pages en noir et blanc.

Le mystère induit par l'apparition de sable, de pierre et la disparition des kilos en trop du restaurateur est lui aussi un véritable piège pour le lecteur.  <strong>Les questions affluent</strong> : qui est cet homme étranger ? Quel est cet objet qu'il cède à contre-coeur à la bijoutière ? D'où sort ce sable ? Mais l'intrigue avance à son rythme, en douceur dans un premier temps avant de s'accélérer dans le second tome.

Les pièces du puzzle s'imbriquent alors et le sable, les pierres, la perte de poids prennent des proportions catastrophiques tandis que Mary mène l'enquête. La mention en note de bas de page que l'histoire personnelle de cette<strong> enquêtrice bien particulière</strong> est disponible dans un autre album montre alors l'appartenance de <em>La Théorie du grain de sable</em> à un ensemble plus vaste. Mais l'intrigue se dénouant à la fin du second tome, je ne me suis pas sentie obligée de lire les autres volumes de la série, ni frustrée de ne pas l'avoir fait.

Car les auteurs réussissent le tour de force de créer une histoire finie située dans un univers bien plus étendu. Au lecteur de choisir ensuite s'il reste sur ce diptyque ou s'il se lance plus avant dans ce monde parallèle.

Mais revenons à <em>La Théorie du grain de sable</em> : le premier tome excite la curiosité, intrigue et interpelle, le second dénoue le mystère et offre plus d'action, plus de rêve aussi.

Car cette histoire se déroule dans un univers certes parallèle, mais également <strong>onirique</strong> (en particulier la dernière partie du second tome). Le dessin en noir et blanc, aux traits purs et bien marqués, accentue<strong> cette impression qui mêle la familiarité et l'étrangeté</strong>. Une impression propre au rêve, une impression qui fait que je n'ai pas pu décrocher de cette bande dessinée, fascinée par cet univers.
<h2>Le grain de sable</h2>
La maison de la bijoutière est l'exacte réplique de la maison Autrique, bâtiment réel conçu par Victor Horta. La bâtisse est ouverte au public et des <a href="http://www.autrique.be/exposition">expositions</a> y sont régulièrement organisées, souvent autour d'artistes de l'étrange et du rêve.<em>
</em>
<h2>Gramophone</h2>
Les notes de piano du morceau <em>Fly</em> de Ludovico Einaudi accompagneront en douceur votre visite de Brüsel et ses mystères.
<h2>Sur le mur</h2>
Une poignée de grains de sable.
<h2>Dans la même veine</h2>
Si vous avez aimé ce diptyque, je vous recommande la lecture des différents albums de la série des <em>Cités Obscures</em> pour en explorer plus avant l'univers. Notamment <em>L'enfant penchée</em> (1996), qui n'est autre que Mary Von Rathen.
<h2>À propos de Benoît Peeters</h2>
Né en 1956, Benoît Peeters est considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs de l'oeuvre de Hergé. Il a également rédigé de nombreux essais sur la bande dessinée, réalisé des documentaires et il est le scénariste de plusieurs BDs et récits illustrés.
<h2>À propos de François Schuiten</h2>
Né en 1956 à Bruxelles, François Schuiten est le fils d'un architecte, ce qui n'est pas anodin étant donné que l'architecture est très présente dans le cycle des <em>Cités Obscures. </em>François Schuiten a vendu sa première histoire, à l'âge de 16 ans, au magazine belge <em>Pilote</em>. Après des études dans le milieu de la bande dessinée, il se lance avec quelques albums. Il ne s'est pas contenté d'approcher l'architecture uniquement dans ses dessins et il a participé à la décoration de deux stations de métro ainsi qu'à la conception deux pavillons pour deux expositions universelles (à Séville et à Hanovre, en 2000). En 2002, il a obtenu le Grand Prix de la Ville d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre.

C'est la collaboration de ces deux artistes pour le cycle des <em>Cités obscures</em> qui leur permettent de connaître la consécration. La série comporte à ce jour de 11 albums et 14 hors-séries.
<h2>Références</h2>
<em>La Théorie du grain de sable</em>, 2 vol. (2007-2008), éditions Casterman
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le<a href="http://www.urbicande.be/"> site officiel des Cités Obscures</a> : pour explorer la carte de ces villes, les cités elles-mêmes, les albums du cycle, les personnages, etc... mais gare à ne pas s'égarer dans les méandres des rubriques !</li>
	<li>Le <a href="http://www.autrique.be/intro.night.html">site de la maison Autrique</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/theorie_grain_sable-206x301.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;La Théorie du grain de sable&quot; t. 1 de Peetes et Schuiten" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Brüsel. Un homme de haute taille et vêtu étrangement se rend chez une femme pour lui fournir des modèles de bijoux exotiques. Une autre femme découvre <strong>un peu de sable</strong> dans son appartement et s'arme d'un aspirateur, pestant après ses enfants qu'elle pense fautifs. Un restaurateur se pèse après son repas et constate, surpris, qu'il a perdu du poids malgré la richesse de son déjeuner. Un homme rentre chez lui et découvre une pierre sur son bureau. Puis l'homme étrange meurt dans un accident et les <strong>événements bizarres</strong> prennent de plus amples proportions. Mary Von Rathen, spécialiste en surnaturel, est appelée pour enquêter...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/theorie_grain_sable_extrait.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3537" title="Planche extraite du tome 1 de &quot;La théorie du grain de sable&quot;" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/theorie_grain_sable_extrait.jpg" alt="Planche extraite du tome 1 de &quot;La théorie du grain de sable&quot;" /></a>

Planche extraite du tome 1 de "La théorie du grain de sable"
<h2>Avis personnel</h2>
Le titre et le résumé de l'histoire étaient très accrocheurs.  C'est donc sans crainte que je me lance dans les 2 tomes de <em>La Théorie du grain de sable. </em>

Je découvre un univers étrangement semblable au nôtre, mais quelque peu différent. Futuriste ? Une recherche sur le Web m'apprendra qu'il s'agit en fait d'<strong>un univers parallèle</strong>. Mais qu'importe ! Sa ressemblance avec notre monde et ses différences force la curiosité du lecteur qui, se sentant en terrain familier mais percevant des anomalies, a bien envie de pousser plus loin son chemin au travers de ces pages en noir et blanc.

Le mystère induit par l'apparition de sable, de pierre et la disparition des kilos en trop du restaurateur est lui aussi un véritable piège pour le lecteur.  <strong>Les questions affluent</strong> : qui est cet homme étranger ? Quel est cet objet qu'il cède à contre-coeur à la bijoutière ? D'où sort ce sable ? Mais l'intrigue avance à son rythme, en douceur dans un premier temps avant de s'accélérer dans le second tome.

Les pièces du puzzle s'imbriquent alors et le sable, les pierres, la perte de poids prennent des proportions catastrophiques tandis que Mary mène l'enquête. La mention en note de bas de page que l'histoire personnelle de cette<strong> enquêtrice bien particulière</strong> est disponible dans un autre album montre alors l'appartenance de <em>La Théorie du grain de sable</em> à un ensemble plus vaste. Mais l'intrigue se dénouant à la fin du second tome, je ne me suis pas sentie obligée de lire les autres volumes de la série, ni frustrée de ne pas l'avoir fait.

Car les auteurs réussissent le tour de force de créer une histoire finie située dans un univers bien plus étendu. Au lecteur de choisir ensuite s'il reste sur ce diptyque ou s'il se lance plus avant dans ce monde parallèle.

Mais revenons à <em>La Théorie du grain de sable</em> : le premier tome excite la curiosité, intrigue et interpelle, le second dénoue le mystère et offre plus d'action, plus de rêve aussi.

Car cette histoire se déroule dans un univers certes parallèle, mais également <strong>onirique</strong> (en particulier la dernière partie du second tome). Le dessin en noir et blanc, aux traits purs et bien marqués, accentue<strong> cette impression qui mêle la familiarité et l'étrangeté</strong>. Une impression propre au rêve, une impression qui fait que je n'ai pas pu décrocher de cette bande dessinée, fascinée par cet univers.
<h2>Le grain de sable</h2>
La maison de la bijoutière est l'exacte réplique de la maison Autrique, bâtiment réel conçu par Victor Horta. La bâtisse est ouverte au public et des <a href="http://www.autrique.be/exposition">expositions</a> y sont régulièrement organisées, souvent autour d'artistes de l'étrange et du rêve.<em>
</em>
<h2>Gramophone</h2>
Les notes de piano du morceau <em>Fly</em> de Ludovico Einaudi accompagneront en douceur votre visite de Brüsel et ses mystères.
<h2>Sur le mur</h2>
Une poignée de grains de sable.
<h2>Dans la même veine</h2>
Si vous avez aimé ce diptyque, je vous recommande la lecture des différents albums de la série des <em>Cités Obscures</em> pour en explorer plus avant l'univers. Notamment <em>L'enfant penchée</em> (1996), qui n'est autre que Mary Von Rathen.
<h2>À propos de Benoît Peeters</h2>
Né en 1956, Benoît Peeters est considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs de l'oeuvre de Hergé. Il a également rédigé de nombreux essais sur la bande dessinée, réalisé des documentaires et il est le scénariste de plusieurs BDs et récits illustrés.
<h2>À propos de François Schuiten</h2>
Né en 1956 à Bruxelles, François Schuiten est le fils d'un architecte, ce qui n'est pas anodin étant donné que l'architecture est très présente dans le cycle des <em>Cités Obscures. </em>François Schuiten a vendu sa première histoire, à l'âge de 16 ans, au magazine belge <em>Pilote</em>. Après des études dans le milieu de la bande dessinée, il se lance avec quelques albums. Il ne s'est pas contenté d'approcher l'architecture uniquement dans ses dessins et il a participé à la décoration de deux stations de métro ainsi qu'à la conception deux pavillons pour deux expositions universelles (à Séville et à Hanovre, en 2000). En 2002, il a obtenu le Grand Prix de la Ville d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre.

C'est la collaboration de ces deux artistes pour le cycle des <em>Cités obscures</em> qui leur permettent de connaître la consécration. La série comporte à ce jour de 11 albums et 14 hors-séries.
<h2>Références</h2>
<em>La Théorie du grain de sable</em>, 2 vol. (2007-2008), éditions Casterman
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li>Le<a href="http://www.urbicande.be/"> site officiel des Cités Obscures</a> : pour explorer la carte de ces villes, les cités elles-mêmes, les albums du cycle, les personnages, etc... mais gare à ne pas s'égarer dans les méandres des rubriques !</li>
	<li>Le <a href="http://www.autrique.be/intro.night.html">site de la maison Autrique</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Bertrand Hottin &amp; Tot - Pandala</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bertrand-hottin-tot-chronique-de-pandala/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bertrand-hottin-tot-chronique-de-pandala/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 May 2011 07:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[ankama]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[bertrand hottin]]></category>
		<category><![CDATA[tot]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=2809</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/tot-hottin-pandala-206x292.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Pandala »" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Un jour qu'il se promène sur l'île paisible de Pandala, le village d'un jeune pandawa -race de pandas anthropomorphes- est attaqué. Celui-ci, alors absent, sera le seul survivant de cet affrontement. Dans la main de son père, il trouve la moitié d'un médaillon de chef d'une autre tribu. Il part en quête de ceux qui sont devenus ses ennemis, déterminé à accomplir sa vengeance.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<a rel="attachment wp-att-2817" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bertrand-hottin-tot-chronique-de-pandala/attachment/pandala-debut/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2817" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/pandala-debut.jpg" alt="" width="350" height="239" /></a>

<h3>Avis personnel</h3>

Même lorsqu'on débarque totalement étranger à l'univers <em>Dofus</em>, qu'on n'a jamais joué en ligne, qu'on n'en connaît ni les règles ni l'existence, en clair, lorsqu'on est néophyte au plus bas de l'échelle, on n'a <strong>aucun mal à rentrer dans l'histoire de <em>Pandala</em></strong>.

Nul besoin des détails concernant l'intégralité du monde créé par Ankama: Amakna, pour comprendre qu'on a été transporté dans <strong>un monde imaginaire habité par des créatures anthropomorphes</strong> plus ou moins pacifistes, réunies en clans d'individus de même espèce: les pandas restent avec les pandas, les léopards avec les léopards, et les moutons seront bien gardés (si je puis dire).

Pour être franche, j'ai largement préféré le premier tome. Je lui ai trouvé une force palpable. Sans doute parce que l'histoire originelle a souvent plus de poids que les aventures qui la suivent. Et parce qu'<strong>une histoire de tristesse, de solitude et de vengeance, sans un seul mot, dégage une puissance peu commune</strong>.

Cependant, loin de moi l'idée de renier les deux tomes suivants. Parce qu'après la vengeance, que reste-t-il à Pandhravan, notre jeune pandawa? Lorsqu'on l'a observé tout au long de sa quête, on a envie de le suivre encore un peu plus loin, et d'en découvrir plus sur ses compagnons de voyage, dont Leopardo, qui, dans mon esprit malade, s'est appelé Leopardo DiCaprio trois tomes durant.

Ça ôte un peu de sérieux mais on s'habitue à ce nom. On apprend finalement que Leopardo a lui aussi sa part de lourds secrets, et <strong>la fin du troisième tome nous ramène à une histoire sombre</strong>.

L'histoire aborde le <strong>thème du racisme</strong>, sans toutefois tomber dans la caricature. Les clans entre eux se regardent avec méfiance, voire mépris. Et la fine équipe se retrouvant finalement sur le chemin de l'aventure est composée de races différentes, ce qui n'entache en rien leurs liens. Les personnages se trouvent<strong> réunis par un destin cruel qui a fait d'eux des êtres seuls et perdus</strong>. Leur amitié les regonfle bien sûr de courage pour affronter vents et marées.

C'est un véritable plaisir de "lire" une histoire toute en couleur, faite de superbes dessins, de gouaches magnifiques -l'océan, la nuée de corbeaux, les catacombes- où<strong> chaque décor est travaillé avec minutie</strong>, les détails, les lumières, le design des îles qui prennent la forme des peuples qu'elles abritent (têtes de félins, de renards, ...), les gros plans épatants de réalisme -les yeux de Leopardo- et les explications et flash-back tellement évidents même sans discours.

Les pages de bonus montre la réalisation de certains dessins, du crayonné à la couleur, en plus de proposer des dessins d'autres artistes esquissant leur vision de <em>Pandala</em>. Bref, on ne boude pas notre<strong> plaisir jusqu'à la toute dernière page</strong>!

<h3>Le grain de sable</h3>

<em>Pandala </em>appartient à l'univers de <em>Dofus</em>, un jeu de rôle  multijoueurs en ligne qui a eu un tel succès que de très nombreux produits dérivés ont vu le jour depuis sa création en 2004.

<h3>Gramophone</h3>

Heart of the dragon ~ <em>Little boat</em>

<h3>Sur le mur</h3>

<a rel="attachment wp-att-2818" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bertrand-hottin-tot-chronique-de-pandala/attachment/baie-dhalong-300x164/"><img class="alignleft size-full wp-image-2818" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/baie-dhalong-300x164.jpg" alt="" width="300" height="164" /></a>

La baie d'Halong, où l'on imagine tellement bien vivre les Pandawas.

<h3>Dans la même veine</h3>

Tout autre histoire dérivée de l'univers <em>Dofus</em>, mais aussi les artbooks du même monde, pour retrouver le plaisir du dessin de <em>Pandala</em>.

<h3>A propos de Tot et Bertrand Hottin</h3>
Bertrand Hottin, dessinateur du premier volet de Pandala, en est également devenu le scénariste sur les tomes 2 et 3. Il a travaillé en freelance avant de prendre sa place sur les univers Dofus et Wakfu, chez Ankama, dont Tot, also known as Anthony Roux, est l'un des trois créateurs. Ce dernier est très impliqué dans divers domaines d'Ankama, puisqu'il il est -entre autres- graphiste, designer, scénariste, ...

<h3>Références</h3>
Ankama Éditions, 3 tomes:
<ol>
	<li>Chapitres 1 à 7, 2007, 89 pages (96 en comptant les bonus)</li>
	<li>Chapitres 8 à 14, 2008, 87 pages (96 en comptant les bonus)</li>
	<li>Chapitres 15 à 21 (épilogue en prime), 2009, 89 pages (97 en comptant les bonus)</li>
</ol>
<h3>Liens</h3>
<ul>
	<li>Le site d'<a href="http://www.ankama-editions.com/fr">Ankama Éditions</a></li>
	<li>Les pages officielles des <a href="http://www.ankama-editions.com/fr/catalog/books/33-pandala-1.html">premier</a>, <a href="http://www.ankama-editions.com/fr/catalog/books/34-pandala-2.html">second </a>et <a href="http://www.ankama-editions.com/fr/catalog/books/65-pandala-3.html">dernier </a>tomes, sur lesquelles vous pourrez lire des extraits</li>
	<li>Retrouvez Bertrand Hottin sur<a href="http://bertrandhottin.blogspot.com/"> son blog</a> et <a href="http://bertrand-hottin.deviantart.com/">son deviantart</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/tot-hottin-pandala-206x292.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Pandala »" /></div><div><h2>L'argument</h2>

Un jour qu'il se promène sur l'île paisible de Pandala, le village d'un jeune pandawa -race de pandas anthropomorphes- est attaqué. Celui-ci, alors absent, sera le seul survivant de cet affrontement. Dans la main de son père, il trouve la moitié d'un médaillon de chef d'une autre tribu. Il part en quête de ceux qui sont devenus ses ennemis, déterminé à accomplir sa vengeance.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<a rel="attachment wp-att-2817" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bertrand-hottin-tot-chronique-de-pandala/attachment/pandala-debut/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2817" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/pandala-debut.jpg" alt="" width="350" height="239" /></a>

<h3>Avis personnel</h3>

Même lorsqu'on débarque totalement étranger à l'univers <em>Dofus</em>, qu'on n'a jamais joué en ligne, qu'on n'en connaît ni les règles ni l'existence, en clair, lorsqu'on est néophyte au plus bas de l'échelle, on n'a <strong>aucun mal à rentrer dans l'histoire de <em>Pandala</em></strong>.

Nul besoin des détails concernant l'intégralité du monde créé par Ankama: Amakna, pour comprendre qu'on a été transporté dans <strong>un monde imaginaire habité par des créatures anthropomorphes</strong> plus ou moins pacifistes, réunies en clans d'individus de même espèce: les pandas restent avec les pandas, les léopards avec les léopards, et les moutons seront bien gardés (si je puis dire).

Pour être franche, j'ai largement préféré le premier tome. Je lui ai trouvé une force palpable. Sans doute parce que l'histoire originelle a souvent plus de poids que les aventures qui la suivent. Et parce qu'<strong>une histoire de tristesse, de solitude et de vengeance, sans un seul mot, dégage une puissance peu commune</strong>.

Cependant, loin de moi l'idée de renier les deux tomes suivants. Parce qu'après la vengeance, que reste-t-il à Pandhravan, notre jeune pandawa? Lorsqu'on l'a observé tout au long de sa quête, on a envie de le suivre encore un peu plus loin, et d'en découvrir plus sur ses compagnons de voyage, dont Leopardo, qui, dans mon esprit malade, s'est appelé Leopardo DiCaprio trois tomes durant.

Ça ôte un peu de sérieux mais on s'habitue à ce nom. On apprend finalement que Leopardo a lui aussi sa part de lourds secrets, et <strong>la fin du troisième tome nous ramène à une histoire sombre</strong>.

L'histoire aborde le <strong>thème du racisme</strong>, sans toutefois tomber dans la caricature. Les clans entre eux se regardent avec méfiance, voire mépris. Et la fine équipe se retrouvant finalement sur le chemin de l'aventure est composée de races différentes, ce qui n'entache en rien leurs liens. Les personnages se trouvent<strong> réunis par un destin cruel qui a fait d'eux des êtres seuls et perdus</strong>. Leur amitié les regonfle bien sûr de courage pour affronter vents et marées.

C'est un véritable plaisir de "lire" une histoire toute en couleur, faite de superbes dessins, de gouaches magnifiques -l'océan, la nuée de corbeaux, les catacombes- où<strong> chaque décor est travaillé avec minutie</strong>, les détails, les lumières, le design des îles qui prennent la forme des peuples qu'elles abritent (têtes de félins, de renards, ...), les gros plans épatants de réalisme -les yeux de Leopardo- et les explications et flash-back tellement évidents même sans discours.

Les pages de bonus montre la réalisation de certains dessins, du crayonné à la couleur, en plus de proposer des dessins d'autres artistes esquissant leur vision de <em>Pandala</em>. Bref, on ne boude pas notre<strong> plaisir jusqu'à la toute dernière page</strong>!

<h3>Le grain de sable</h3>

<em>Pandala </em>appartient à l'univers de <em>Dofus</em>, un jeu de rôle  multijoueurs en ligne qui a eu un tel succès que de très nombreux produits dérivés ont vu le jour depuis sa création en 2004.

<h3>Gramophone</h3>

Heart of the dragon ~ <em>Little boat</em>

<h3>Sur le mur</h3>

<a rel="attachment wp-att-2818" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/bertrand-hottin-tot-chronique-de-pandala/attachment/baie-dhalong-300x164/"><img class="alignleft size-full wp-image-2818" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/05/baie-dhalong-300x164.jpg" alt="" width="300" height="164" /></a>

La baie d'Halong, où l'on imagine tellement bien vivre les Pandawas.

<h3>Dans la même veine</h3>

Tout autre histoire dérivée de l'univers <em>Dofus</em>, mais aussi les artbooks du même monde, pour retrouver le plaisir du dessin de <em>Pandala</em>.

<h3>A propos de Tot et Bertrand Hottin</h3>
Bertrand Hottin, dessinateur du premier volet de Pandala, en est également devenu le scénariste sur les tomes 2 et 3. Il a travaillé en freelance avant de prendre sa place sur les univers Dofus et Wakfu, chez Ankama, dont Tot, also known as Anthony Roux, est l'un des trois créateurs. Ce dernier est très impliqué dans divers domaines d'Ankama, puisqu'il il est -entre autres- graphiste, designer, scénariste, ...

<h3>Références</h3>
Ankama Éditions, 3 tomes:
<ol>
	<li>Chapitres 1 à 7, 2007, 89 pages (96 en comptant les bonus)</li>
	<li>Chapitres 8 à 14, 2008, 87 pages (96 en comptant les bonus)</li>
	<li>Chapitres 15 à 21 (épilogue en prime), 2009, 89 pages (97 en comptant les bonus)</li>
</ol>
<h3>Liens</h3>
<ul>
	<li>Le site d'<a href="http://www.ankama-editions.com/fr">Ankama Éditions</a></li>
	<li>Les pages officielles des <a href="http://www.ankama-editions.com/fr/catalog/books/33-pandala-1.html">premier</a>, <a href="http://www.ankama-editions.com/fr/catalog/books/34-pandala-2.html">second </a>et <a href="http://www.ankama-editions.com/fr/catalog/books/65-pandala-3.html">dernier </a>tomes, sur lesquelles vous pourrez lire des extraits</li>
	<li>Retrouvez Bertrand Hottin sur<a href="http://bertrandhottin.blogspot.com/"> son blog</a> et <a href="http://bertrand-hottin.deviantart.com/">son deviantart</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Juan Diaz Canales, Juanjo Guarnido - Blacksad</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2011 07:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Juan Diaz Canales]]></category>
		<category><![CDATA[Juanjo Guarnido]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/canales-guarnido-blacksad-206x283.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture du premier tome de « Blacksad »" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Dans le New-York des années 1950, John Blacksad, détective privé félin, tout en muscles et en poils, mène ses enquêtes d'une main de fer dans une patte de velours. Il est parfois aidé par un renard journaliste aussi jovial que le chat est sombre.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<a rel="attachment wp-att-2758" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/blacksad1-234x325/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2758" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/blacksad1-234x325.jpg" alt="" width="234" height="325" /></a><em>

"Voix off: Il y a des matins où l'on a du mal à digérer son petit déjeuner... </em>

<p style="text-align: center;"><em>Surtout si on se retrouve devant le cadavre d'un ancien amour...</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>...les dépouilles d'un beau rêve.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Commissaire Smirnov: La reconnaissez-vous?</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Blacksad: Oui. Avez-vous déjà des indices?</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Commissaire Smirnov: Absolument rien. Pas d'arme, pas de mobile, pas de suspect."
</em></p>

<h3>Avis personnel</h3>

<em>Blacksad </em>est une sorte de compromis entre les dessins animés qu'on regardait plus jeunes, ceux où les personnages étaient des <strong>animaux anthropomorphes</strong> (<em>Sherlock Holmes</em>, <em>Renard</em> chenapan, ...) et les<strong> films noirs</strong> qu'on a découvert bien des années plus tard.

Étonnamment, le mélange de corps animal et humain ne choque jamais. On s'attendrait à ce qu'une tête de chat sur un torse d'homme, ou une patte au bout d'un bras, soit visuellement dérangeant, pourtant le talent de Guarnido en fait quelque chose de tout à fait naturel. A tel point que si jusqu'ici mon idéal masculin était représenté par une publicité pour une marque de sport sur laquelle on voyait un homme à tête de puma, celui-ci a été détrôné par le charme et le sex-appeal (n'ayons pas peur des mots) de John Blacksad. <strong>Même les expressions  typiquement humaines des visages sont parfaitement adaptées aux museaux des différents personnages.</strong>

On retrouve les codes des films noirs tout au long des albums, non seulement grâce aux <strong>dessins sombres et sobres</strong>, mais aussi à l'aide d'un<strong> jeu de voix off</strong>, permettant "d'entendre" les pensées de notre enquêteur. Des moments de silence, des images de héros marchant sous la pluie nocturne dans une ruelle désaffectée, combats de boxe, passages en prisons, souvenirs pesants,  drogue, racisme et bagarres de rues, renforcent un peu plus la conviction que l'on est tombé <strong>en plein polar</strong>.

John Blacksad a un petit quelque chose d'un James Bond, non pas dans sa manière de résoudre les enquêtes ou à cause de répliques stéréotypées, mais parce que certains personnages féminins assez sensuels pour émoustiller les hormones du héros ressemblent bien à des James Bond girls. Mais bien heureusement, le côté "drague" ou<strong> les histoires de cœur de Blacksad n'écrasent jamais l'intrigue</strong> principale.

De plus, des éléments du passé de John Blacksad sont disséminés au fil des enquêtes, qui ne sont donc pas que des histoires que l'on suit puis qu'on oublie... Au contraire, elles sont<strong> autant d'occasions de mieux cerner notre héros</strong>, d'apprendre à le connaître. Blacksad n'est pas un super héros, il donne des coups mais en reçoit aussi, mais dire que ce n'est qu'un être humain serait peut être légèrement à côté de la plaque...

<h3>Le grain de sable</h3>

Il existe plusieurs hors-série de <em>Blacksad</em>, dont plusieurs tomes de<em> L'histoire des aquarelles</em>, <em>Les dessous de l'enquête</em>, <em>L'atelier de Juanjo Guarnido</em> et <em>Blacksad: Si c'était un film</em>.
<h3>Gramophone</h3>

Quoi de meilleur pour accompagner John Blacksad que la musique qu'il doit lui-même entendre au cours de ses enquêtes: de <strong>la musique américaine des années 1950</strong>, autrement dit un bon vieux rythm and blues, que tu ne confondras pas, bien sûr, cher lecteur, avec l'abominable "rnb" des temps modernes...

Non, tu ne feras pas ça, car tu as des oreilles sensibles qui s'accommoderont bien mieux d'un Huey "Piano" Smith (album <em>Young blood</em> par exemple) ou d'un Ike Turner (<em>The Resurrection - Live at Montreux Jazz festival</em>). Et si en prime tu les écoutes sur un vieux tourne-disque, alors tu es déjà en immersion dans l'univers de <em>Blacksad</em>.

<h3>Sur le mur</h3>

<a rel="attachment wp-att-2755" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/sueursfroides/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2755" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/sueursfroides.jpg" alt="" width="184" height="274" /></a>

Une affiche de film des années 1950: <em>Sueurs froides</em>, d'Alfred Hitchcock

...ou une aquarelle de Blacksad par Guarnido, évidemment.

<h3>Dans la même veine</h3>

Si vous avez aimé l'ambiance sombre de <em>Blacksad</em>, vous apprécierez sans doute certaines bandes dessinées de la collection Rivages/Casterman/Noirs des éditions Casterman, qui adaptent en format bd des classiques de la littérature policière. Leur version de <em>Shutter Island</em> (roman de Dennis Lehane) est particulièrement réussie.

<h3>A propos de Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido</h3>

Juanjo Guarnido et Juan Diaz Canales sont tous deux nés en Espagne, le premier à Grenade en 1967 et le second à Madrid en 1972. Ils se passionnent chacun de leur côté pour le dessin et Guarnido obtient son diplôme des Beaux-Arts de Grenade alors que Canales entre dans une école d'animation. C'est en 1990, aux studios d'animation <em>Lapiz Azul</em> de Madrid qu'ils font connaissance et que naît le duo qui donnera vie à John Blacksad, Canales en tant que scénariste, Guarnido au dessin.

Ils travaillent sur ce projet sur leur temps libre et il faudra de longues années pour que sorte le premier tome des aventures de l'enquêteur qui retombe toujours sur ses pattes.

<a rel="attachment wp-att-2756" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/canalesguarnido/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2756" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/canalesguarnido.jpg" alt="" width="320" height="199" /></a>

<h3>Références de l'ouvrage</h3>

Éditions Dargaud, série en cours, 4 tomes parus (Quelque part entre les ombres/Arctic-nation/Âme rouge/L'Enfer, le silence)

<h3>Sources</h3>

Deux sites en français: <a href="http://www.blacksad.com/">blacksad.com</a> et <a href="http://www.blacksadmania.com/">blacksadmania.com</a></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/04/canales-guarnido-blacksad-206x283.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture du premier tome de « Blacksad »" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Dans le New-York des années 1950, John Blacksad, détective privé félin, tout en muscles et en poils, mène ses enquêtes d'une main de fer dans une patte de velours. Il est parfois aidé par un renard journaliste aussi jovial que le chat est sombre.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<a rel="attachment wp-att-2758" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/blacksad1-234x325/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2758" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/blacksad1-234x325.jpg" alt="" width="234" height="325" /></a><em>

"Voix off: Il y a des matins où l'on a du mal à digérer son petit déjeuner... </em>

<p style="text-align: center;"><em>Surtout si on se retrouve devant le cadavre d'un ancien amour...</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>...les dépouilles d'un beau rêve.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Commissaire Smirnov: La reconnaissez-vous?</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Blacksad: Oui. Avez-vous déjà des indices?</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Commissaire Smirnov: Absolument rien. Pas d'arme, pas de mobile, pas de suspect."
</em></p>

<h3>Avis personnel</h3>

<em>Blacksad </em>est une sorte de compromis entre les dessins animés qu'on regardait plus jeunes, ceux où les personnages étaient des <strong>animaux anthropomorphes</strong> (<em>Sherlock Holmes</em>, <em>Renard</em> chenapan, ...) et les<strong> films noirs</strong> qu'on a découvert bien des années plus tard.

Étonnamment, le mélange de corps animal et humain ne choque jamais. On s'attendrait à ce qu'une tête de chat sur un torse d'homme, ou une patte au bout d'un bras, soit visuellement dérangeant, pourtant le talent de Guarnido en fait quelque chose de tout à fait naturel. A tel point que si jusqu'ici mon idéal masculin était représenté par une publicité pour une marque de sport sur laquelle on voyait un homme à tête de puma, celui-ci a été détrôné par le charme et le sex-appeal (n'ayons pas peur des mots) de John Blacksad. <strong>Même les expressions  typiquement humaines des visages sont parfaitement adaptées aux museaux des différents personnages.</strong>

On retrouve les codes des films noirs tout au long des albums, non seulement grâce aux <strong>dessins sombres et sobres</strong>, mais aussi à l'aide d'un<strong> jeu de voix off</strong>, permettant "d'entendre" les pensées de notre enquêteur. Des moments de silence, des images de héros marchant sous la pluie nocturne dans une ruelle désaffectée, combats de boxe, passages en prisons, souvenirs pesants,  drogue, racisme et bagarres de rues, renforcent un peu plus la conviction que l'on est tombé <strong>en plein polar</strong>.

John Blacksad a un petit quelque chose d'un James Bond, non pas dans sa manière de résoudre les enquêtes ou à cause de répliques stéréotypées, mais parce que certains personnages féminins assez sensuels pour émoustiller les hormones du héros ressemblent bien à des James Bond girls. Mais bien heureusement, le côté "drague" ou<strong> les histoires de cœur de Blacksad n'écrasent jamais l'intrigue</strong> principale.

De plus, des éléments du passé de John Blacksad sont disséminés au fil des enquêtes, qui ne sont donc pas que des histoires que l'on suit puis qu'on oublie... Au contraire, elles sont<strong> autant d'occasions de mieux cerner notre héros</strong>, d'apprendre à le connaître. Blacksad n'est pas un super héros, il donne des coups mais en reçoit aussi, mais dire que ce n'est qu'un être humain serait peut être légèrement à côté de la plaque...

<h3>Le grain de sable</h3>

Il existe plusieurs hors-série de <em>Blacksad</em>, dont plusieurs tomes de<em> L'histoire des aquarelles</em>, <em>Les dessous de l'enquête</em>, <em>L'atelier de Juanjo Guarnido</em> et <em>Blacksad: Si c'était un film</em>.
<h3>Gramophone</h3>

Quoi de meilleur pour accompagner John Blacksad que la musique qu'il doit lui-même entendre au cours de ses enquêtes: de <strong>la musique américaine des années 1950</strong>, autrement dit un bon vieux rythm and blues, que tu ne confondras pas, bien sûr, cher lecteur, avec l'abominable "rnb" des temps modernes...

Non, tu ne feras pas ça, car tu as des oreilles sensibles qui s'accommoderont bien mieux d'un Huey "Piano" Smith (album <em>Young blood</em> par exemple) ou d'un Ike Turner (<em>The Resurrection - Live at Montreux Jazz festival</em>). Et si en prime tu les écoutes sur un vieux tourne-disque, alors tu es déjà en immersion dans l'univers de <em>Blacksad</em>.

<h3>Sur le mur</h3>

<a rel="attachment wp-att-2755" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/sueursfroides/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2755" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/sueursfroides.jpg" alt="" width="184" height="274" /></a>

Une affiche de film des années 1950: <em>Sueurs froides</em>, d'Alfred Hitchcock

...ou une aquarelle de Blacksad par Guarnido, évidemment.

<h3>Dans la même veine</h3>

Si vous avez aimé l'ambiance sombre de <em>Blacksad</em>, vous apprécierez sans doute certaines bandes dessinées de la collection Rivages/Casterman/Noirs des éditions Casterman, qui adaptent en format bd des classiques de la littérature policière. Leur version de <em>Shutter Island</em> (roman de Dennis Lehane) est particulièrement réussie.

<h3>A propos de Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido</h3>

Juanjo Guarnido et Juan Diaz Canales sont tous deux nés en Espagne, le premier à Grenade en 1967 et le second à Madrid en 1972. Ils se passionnent chacun de leur côté pour le dessin et Guarnido obtient son diplôme des Beaux-Arts de Grenade alors que Canales entre dans une école d'animation. C'est en 1990, aux studios d'animation <em>Lapiz Azul</em> de Madrid qu'ils font connaissance et que naît le duo qui donnera vie à John Blacksad, Canales en tant que scénariste, Guarnido au dessin.

Ils travaillent sur ce projet sur leur temps libre et il faudra de longues années pour que sorte le premier tome des aventures de l'enquêteur qui retombe toujours sur ses pattes.

<a rel="attachment wp-att-2756" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/juan-diaz-canales-juanjo-guarnido-chronique-de-blacksad/attachment/canalesguarnido/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2756" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/canalesguarnido.jpg" alt="" width="320" height="199" /></a>

<h3>Références de l'ouvrage</h3>

Éditions Dargaud, série en cours, 4 tomes parus (Quelque part entre les ombres/Arctic-nation/Âme rouge/L'Enfer, le silence)

<h3>Sources</h3>

Deux sites en français: <a href="http://www.blacksad.com/">blacksad.com</a> et <a href="http://www.blacksadmania.com/">blacksadmania.com</a></div>]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Hiroyuki Asada - Letter Bee</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/hiroyuki-asada-chronique-de-letter-bee/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/hiroyuki-asada-chronique-de-letter-bee/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 07:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>noranout</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Hiroyuki Asada]]></category>
		<category><![CDATA[manga]]></category>
		<category><![CDATA[steampunk]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letter-bee-206x323.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Letter Bee »" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Dans l'Amberground, un monde où seuls les privilégiés profitent de la lumière d'<strong>un soleil artificiel</strong>, Lag Seeing, jeune orphelin de sept ans, attend abandonné au milieu de nulle part, dans l'obscurité, attaché à un piquet. Gauche Suede, un letter bee, autrement dit <strong>un employé des services postaux,</strong> vient alors le chercher pour le livrer, comme n'importe quel colis. Mais le périple ne sera pas de tout repos, les alentours regorgent d<strong>'insectarmures</strong>, monstres démesurés attirés par le cœur des gens contenu dans les lettres comme des prédateurs par le sang.

Cinq ans plus tard, Lag, pour qui Gauche, bien qu'il ne l'ait jamais revu, est resté un modèle, est déterminé à devenir<strong> letter bee</strong> lui aussi, à retrouver Gauche et peut-être aussi sa mère.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letterbeepage1.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letterbeepage1-202x300.jpg" alt="Page 1 de « Letter Bee »" title="Page 1 de « Letter Bee »" class="aligncenter size-medium wp-image-2749" /></a> <a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letterbeepage2.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letterbeepage2-300x235.jpg" alt="Page 2 de « Letter Bee »" title="Page 2 de « Letter Bee »" class="aligncenter size-medium wp-image-2750" /></a>


<h3>Avis personnel</h3>
<em>Letter bee</em> m'a de prime abord attirée par son illustration de couverture, toute de mauve vêtue, bien qu'avec les mangas on sache pertinemment qu'il ne faut pas trop s'en tenir aux couleurs puisque l'intérieur se joue en noir et blanc. Ensuite, c'est son histoire, originale, dans laquelle on peut<strong> livrer des gens ou des lettres contenant des souvenirs, des fragments de cœur</strong>, qui m'a interpelée... En effet, à l'ère de la technologie, que je ne renie pas non plus, je suis toujours plus touchée par une lettre manuscrite que par un e-mail ou un texto... Peut-être parce qu'on peut tenir entre ses mains une feuille de papier en sachant que l'expéditeur l'a touchée lui aussi, que son écriture est un petit morceau de ce qu'il est, alors qu'un texte sur un écran semble toujours plus froid, plus austère, et que l'envoi immédiat, s'il est très pratique pour certaines choses, nous prive de <strong>ce sentiment spécial que nous procure l'attente, l'espoir, d'un courrier glissé</strong> <strong>dans la boîte aux lettres</strong> et l'ouverture fébrile d'une enveloppe...

Et si les quelques mois séparant les sorties entre deux tomes me fait généralement fuir en oubliant à leur triste sort une pléiades de personnages, ceux de cette histoire arrivent à me tenir en haleine au fil des mois... Sans doute parce qu'ils sont <strong>particulièrement attachants</strong>, et que les protagonistes qui semblent les plus sérieux se révèlent finalement être des surprises particulièrement comiques du scénario. L'histoire est racontée de telle sorte qu'on cherche à apprendre non seulement le devenir de tout ces êtres, mais également leur passé, souvent flou et taché de zones d'ombre. Nombre d'éléments nouveaux apparaissent au fil de l'œuvre, la complexifiant doucement et lui donnant tout son intérêt.

Parmi tous ces personnages, on trouve bien entendu Lag, qui, au tout début, est un <strong>anti-héros accompli</strong>: sensible, hyper émotif, voire carrément pleurnichard. Mais il est surtout sincère, généreux,déterminé, et son parcours, sorte de <strong>quête initiatique</strong> semée d'embûches, bien évidemment, nous révèle, en même temps qu'à lui, une force de caractère peu commune. Il n'est d'ailleurs pas sans rappeler <em>Kiki la petite sorcière</em> d'Hayao Miyazaki, puisque tout deux s'émancipent très jeunes et partent travailler dans une ville nouvelle, faisant malgré les tracas du quotidien, <strong>contre mauvaise fortune bon cœur.</strong>

Chaque letter bee étant protégé par son dingo, souvent un animal, Lag est également accompagné du sien, une petite fille très étrange refusant de porter des culottes (une perversion toute nippone à n'en pas douter) et trimballant avec elle une créature indescriptible qu'elle est bien décidée à déguster et tente de faire cuire régulièrement. Niche, la fillette déculottée, et Steak, l'animal persécuté, forme un <strong>duo comique et rafraîchissant au sein d'aventures plus sombres</strong>.

Les dessins très précis font la part belle aux détails et servent à la perfection un monde au <strong>design victorien et poétique, inspiré du steampunk</strong> sans l'être tout à fait puisqu'on y trouve pas véritablement d'engins à vapeur, bien que d'autres codes de ce genre, tels que le style du XIXè siècle, les machineries et un petit quelque chose de magique et d'indéfinissable, soient bien présents.
<h3>Le grain de sable</h3>
Le succès de<em> Letter Bee</em> au Japon a entraîné la réalisation d'une version animée qui n'est pas (ou pas encore) parvenue jusque chez nous.
<h3>Gramophone</h3>
La bande originale d'<strong><em>Edward aux mains d'argent</em></strong>, composée par le formidable Danny Elfman, légère et poétique, ou l'album <strong><em>Mechanical animals</em></strong> de Marilyn Manson, blanc et électrique, accompagnent particulièrement bien la lecture.

Il existe une bande originale, petite sœur de la série animée adaptée de<em> Letter Bee</em>, qui doit valoir son pesant de clefs de sol, mais qui n'a, à l'instar de son aînée, pas encore voyagé jusque dans nos contrées.

<h3>Sur le mur</h3>
Sur le mur... ou au plafond, une lampe étoile qu'une bougie éclaire de l'intérieur, sur fond d'obscurité, mimera parfaitement le ciel que voient les personnages du manga.

<h3>Dans la même veine</h3>
J'ai longtemps cherché une oeuvre semblable à conseiller, et je dois admettre n'avoir rien trouvé de vraiment proche. Cependant, <em>Le Château ambulant</em>, film d'animation d'Hayao Miyazaki, présente un même mélange steampunk/fantasy/poésie sans jamais respecter tous les codes d'un genre, mais en choisissant des éléments pour créer un monde à part.

<h3>A propos de Hiroyuki Asada</h3>
<a rel="attachment wp-att-2748" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/hiroyuki-asada-chronique-de-letter-bee/attachment/hiroyuki_asada/"><img class="alignleft size-full wp-image-2748" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/hiroyuki_asada.jpg" alt="" width="146" height="220" /></a>L'auteur de <em>Letter bee</em> doit son prénom à un événement lié à sa date de naissance. En effet, le 15 février 1968, la neige s'abat bien plus que d'ordinaire sur le Kanto, région voisine du Chubu, d'où est originaire notre homme, et Hiroyuki, contraction de Shiroi Yuki, signifie donc "neige". Il publie sa première histoire courte, <em>Hades</em>, à l'âge de dix-huit ans, mais ne rencontre un franc succès qu'une bonne décennie plus tard, grâce à son shônen manga<em> I'll</em>, histoire d'adolescents sur fond de basket-ball en quatorze tomes. Cette œuvre traversera les frontières et contribuera à le faire connaître bien au-delà du Japon. Il publie également des histoires plus courtes dans des recueils mangas, notamment dans <em>Robot </em>et <em>Edge II: Les samouraïs du futur</em>.

Avec Takeshi Obata (<em>Death Note</em>) et Shô-u Tajima (<em>Madara</em>), il forme le  groupe Mizugame3, "mizugame", signifiant "verseau", signe astrologique commun à ces trois mangakas.

Le fameux mangaka avoue son adoration pour la gente féline, ce qui me le rend immédiatement sympathique, et déclare s'inspirer des chats pour dessiner les personnages de ses histoires, et plus particulièrement... leurs yeux.

<h3>Références de l'ouvrage</h3>
Éditions Kana, en cours de parution, 9 tomes parus en France, environ 180 pages par tome.

<h3>Sources</h3>
Le <a href="http://www.tegamibachi.com/">site officiel</a> mais en japonais, pour les puristes

La <a href="http://www.mangakana.com/s643/Letter-Bee.html">page de Letter Bee</a> sur le site des Éditions Kana

Un site de fan en français mais en construction (qu'il nous faudra donc surveiller de près): <a href="http://laruchepostale.free.fr/">la ruche postale</a></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letter-bee-206x323.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Letter Bee »" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Dans l'Amberground, un monde où seuls les privilégiés profitent de la lumière d'<strong>un soleil artificiel</strong>, Lag Seeing, jeune orphelin de sept ans, attend abandonné au milieu de nulle part, dans l'obscurité, attaché à un piquet. Gauche Suede, un letter bee, autrement dit <strong>un employé des services postaux,</strong> vient alors le chercher pour le livrer, comme n'importe quel colis. Mais le périple ne sera pas de tout repos, les alentours regorgent d<strong>'insectarmures</strong>, monstres démesurés attirés par le cœur des gens contenu dans les lettres comme des prédateurs par le sang.

Cinq ans plus tard, Lag, pour qui Gauche, bien qu'il ne l'ait jamais revu, est resté un modèle, est déterminé à devenir<strong> letter bee</strong> lui aussi, à retrouver Gauche et peut-être aussi sa mère.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letterbeepage1.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letterbeepage1-202x300.jpg" alt="Page 1 de « Letter Bee »" title="Page 1 de « Letter Bee »" class="aligncenter size-medium wp-image-2749" /></a> <a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letterbeepage2.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/letterbeepage2-300x235.jpg" alt="Page 2 de « Letter Bee »" title="Page 2 de « Letter Bee »" class="aligncenter size-medium wp-image-2750" /></a>


<h3>Avis personnel</h3>
<em>Letter bee</em> m'a de prime abord attirée par son illustration de couverture, toute de mauve vêtue, bien qu'avec les mangas on sache pertinemment qu'il ne faut pas trop s'en tenir aux couleurs puisque l'intérieur se joue en noir et blanc. Ensuite, c'est son histoire, originale, dans laquelle on peut<strong> livrer des gens ou des lettres contenant des souvenirs, des fragments de cœur</strong>, qui m'a interpelée... En effet, à l'ère de la technologie, que je ne renie pas non plus, je suis toujours plus touchée par une lettre manuscrite que par un e-mail ou un texto... Peut-être parce qu'on peut tenir entre ses mains une feuille de papier en sachant que l'expéditeur l'a touchée lui aussi, que son écriture est un petit morceau de ce qu'il est, alors qu'un texte sur un écran semble toujours plus froid, plus austère, et que l'envoi immédiat, s'il est très pratique pour certaines choses, nous prive de <strong>ce sentiment spécial que nous procure l'attente, l'espoir, d'un courrier glissé</strong> <strong>dans la boîte aux lettres</strong> et l'ouverture fébrile d'une enveloppe...

Et si les quelques mois séparant les sorties entre deux tomes me fait généralement fuir en oubliant à leur triste sort une pléiades de personnages, ceux de cette histoire arrivent à me tenir en haleine au fil des mois... Sans doute parce qu'ils sont <strong>particulièrement attachants</strong>, et que les protagonistes qui semblent les plus sérieux se révèlent finalement être des surprises particulièrement comiques du scénario. L'histoire est racontée de telle sorte qu'on cherche à apprendre non seulement le devenir de tout ces êtres, mais également leur passé, souvent flou et taché de zones d'ombre. Nombre d'éléments nouveaux apparaissent au fil de l'œuvre, la complexifiant doucement et lui donnant tout son intérêt.

Parmi tous ces personnages, on trouve bien entendu Lag, qui, au tout début, est un <strong>anti-héros accompli</strong>: sensible, hyper émotif, voire carrément pleurnichard. Mais il est surtout sincère, généreux,déterminé, et son parcours, sorte de <strong>quête initiatique</strong> semée d'embûches, bien évidemment, nous révèle, en même temps qu'à lui, une force de caractère peu commune. Il n'est d'ailleurs pas sans rappeler <em>Kiki la petite sorcière</em> d'Hayao Miyazaki, puisque tout deux s'émancipent très jeunes et partent travailler dans une ville nouvelle, faisant malgré les tracas du quotidien, <strong>contre mauvaise fortune bon cœur.</strong>

Chaque letter bee étant protégé par son dingo, souvent un animal, Lag est également accompagné du sien, une petite fille très étrange refusant de porter des culottes (une perversion toute nippone à n'en pas douter) et trimballant avec elle une créature indescriptible qu'elle est bien décidée à déguster et tente de faire cuire régulièrement. Niche, la fillette déculottée, et Steak, l'animal persécuté, forme un <strong>duo comique et rafraîchissant au sein d'aventures plus sombres</strong>.

Les dessins très précis font la part belle aux détails et servent à la perfection un monde au <strong>design victorien et poétique, inspiré du steampunk</strong> sans l'être tout à fait puisqu'on y trouve pas véritablement d'engins à vapeur, bien que d'autres codes de ce genre, tels que le style du XIXè siècle, les machineries et un petit quelque chose de magique et d'indéfinissable, soient bien présents.
<h3>Le grain de sable</h3>
Le succès de<em> Letter Bee</em> au Japon a entraîné la réalisation d'une version animée qui n'est pas (ou pas encore) parvenue jusque chez nous.
<h3>Gramophone</h3>
La bande originale d'<strong><em>Edward aux mains d'argent</em></strong>, composée par le formidable Danny Elfman, légère et poétique, ou l'album <strong><em>Mechanical animals</em></strong> de Marilyn Manson, blanc et électrique, accompagnent particulièrement bien la lecture.

Il existe une bande originale, petite sœur de la série animée adaptée de<em> Letter Bee</em>, qui doit valoir son pesant de clefs de sol, mais qui n'a, à l'instar de son aînée, pas encore voyagé jusque dans nos contrées.

<h3>Sur le mur</h3>
Sur le mur... ou au plafond, une lampe étoile qu'une bougie éclaire de l'intérieur, sur fond d'obscurité, mimera parfaitement le ciel que voient les personnages du manga.

<h3>Dans la même veine</h3>
J'ai longtemps cherché une oeuvre semblable à conseiller, et je dois admettre n'avoir rien trouvé de vraiment proche. Cependant, <em>Le Château ambulant</em>, film d'animation d'Hayao Miyazaki, présente un même mélange steampunk/fantasy/poésie sans jamais respecter tous les codes d'un genre, mais en choisissant des éléments pour créer un monde à part.

<h3>A propos de Hiroyuki Asada</h3>
<a rel="attachment wp-att-2748" href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/hiroyuki-asada-chronique-de-letter-bee/attachment/hiroyuki_asada/"><img class="alignleft size-full wp-image-2748" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2011/03/hiroyuki_asada.jpg" alt="" width="146" height="220" /></a>L'auteur de <em>Letter bee</em> doit son prénom à un événement lié à sa date de naissance. En effet, le 15 février 1968, la neige s'abat bien plus que d'ordinaire sur le Kanto, région voisine du Chubu, d'où est originaire notre homme, et Hiroyuki, contraction de Shiroi Yuki, signifie donc "neige". Il publie sa première histoire courte, <em>Hades</em>, à l'âge de dix-huit ans, mais ne rencontre un franc succès qu'une bonne décennie plus tard, grâce à son shônen manga<em> I'll</em>, histoire d'adolescents sur fond de basket-ball en quatorze tomes. Cette œuvre traversera les frontières et contribuera à le faire connaître bien au-delà du Japon. Il publie également des histoires plus courtes dans des recueils mangas, notamment dans <em>Robot </em>et <em>Edge II: Les samouraïs du futur</em>.

Avec Takeshi Obata (<em>Death Note</em>) et Shô-u Tajima (<em>Madara</em>), il forme le  groupe Mizugame3, "mizugame", signifiant "verseau", signe astrologique commun à ces trois mangakas.

Le fameux mangaka avoue son adoration pour la gente féline, ce qui me le rend immédiatement sympathique, et déclare s'inspirer des chats pour dessiner les personnages de ses histoires, et plus particulièrement... leurs yeux.

<h3>Références de l'ouvrage</h3>
Éditions Kana, en cours de parution, 9 tomes parus en France, environ 180 pages par tome.

<h3>Sources</h3>
Le <a href="http://www.tegamibachi.com/">site officiel</a> mais en japonais, pour les puristes

La <a href="http://www.mangakana.com/s643/Letter-Bee.html">page de Letter Bee</a> sur le site des Éditions Kana

Un site de fan en français mais en construction (qu'il nous faudra donc surveiller de près): <a href="http://laruchepostale.free.fr/">la ruche postale</a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Vincent - Albatros</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Oct 2010 07:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deedlot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[glénat]]></category>
		<category><![CDATA[steampunk]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/vincent-albatros-206x286.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture d&#039;« Albatros » de Vincent" /></div><div><h3>L'argument</h3>
1890. Dans une ville côtière, <strong>un cimetière marin sert de refuge aux mouettes, goélands, albatros et autres volatiles, appelés âmes par les habitants.</strong> Mais, les animaux marins sont habités par une folie meurtrière et s'en prennent aux hommes. La ville est dirigé par un gouverneur tyrannique, qui ne supporte pas toute l'agitation causée par les oiseaux à la veille des élections.

<strong>Ombeline est une petite danseuse de cabaret</strong> de 14 ans, qui s'enfuit après avoir refusé d'honorer de ses charmes un vieil homme important, haut fonctionnaire d'Etat.

Elle fuit dans le cimetière marin, recherchée par son oncle, gouverneur de la ville.

Là-bas, <strong>elle découvrira un dirigeable accosté</strong>, et montera clandestinement à bord <strong>pour se détacher de son destin tout tracé de danseuse-prostituée</strong>, et se retrouvera au milieu de pirates de l'air.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<img class="aligncenter size-medium wp-image-2548" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/Albatros-planche-4-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" />

Albatros, tome 1, planche 4, éditions Glénat.

<h3>Avis personnel</h3>
L'histoire démarre sur Ombeline, personnage principal, une petite danseuse de cabaret au caractère bien trempé, peu décidée à se laisser dicter son destin par des fonctionnaires pervers, et des maquerelles vénales.
Les personnages ressemblent par certains aspects à ceux de <strong>Loisel</strong>, ils sont sales, mais attachants, <strong>pleinement humains dans leurs défauts et leurs vices.</strong>
Graphiquement parlant, on est assez proche d'un certain <em>Peter Pan</em> (de Loisel), l'esthétique n'est pas embellie au détriment de la réalité.
Il ne faut donc pas s'attendre à trouver des personnages jolis ou agréables, mais authentiques. Et ces derniers peuvent être beaux, dans leurs choix, leurs attitudes, ou au contraire, d'avantage enlaidis.

Le scénario est bien mené, bien ficelé, avec un côté steampunk saisissant (le dirigeable est une petite merveille graphique de technologie)
<strong>L'histoire </strong>se développe sur trois tomes et est <strong>principalement axée sur Ombeline et ses choix </strong>; sa fuite dans le premier tome, son intégration au sein des pirates de l'air dans le second, et son apprentissage de la lutte pour la vie dans le dernier volume.

L'auteur a décidé de parler du <strong>choix difficile de la destinée</strong>, et en fait son thème principal autour de l'expérience d'Ombeline, qui quitte un endroit connu pour se retrouver face à l'inconnu et ses incertitudes.
Les diverses aventures qui arrivent à la petite danseuse sont autant de rebondissements dans le scénario qui évite les temps morts.
<h3>Le grain de sable</h3>
Enfant, Vincent voulait faire de l'aviation son métier, mais une visite chez l'ophtalmologue a détruit ses rêves. C'est suite à cette première carrière brisée qu'il se tourne vers le dessin.
<h3>Le gramophone</h3>
<em>We are all made of stars</em> de Moby
<h3>Sur le mur</h3>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-2549" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/Albatros_ombeline-sur-le-mur--300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" />
Crayonné d'Ombelline, copyright Vincent.
<h3>Dans la même veine</h3>
<em>La ligue des gentlemen extraordinaires</em> de O'neil et Moore ; bande dessinée steampunk qui raconte la collaboration entre tous les héros de la littérature fantastique et policière afin de sauver le monde.
<h3>A propos de Vincent</h3>
Vincent nait en 1974 dans le Cantal. Suite à un rêve brisé dans l'aviation, il découvre Franquin dans <em>Spirou</em>, et un autre rêve naît, celui de dessinateur.
Plus tard, il prend conscience qu'il peut mettre ses premiers rêves d'aviateur en dessin, et effectue des études de dessin académique avant de découvrir la 3D.
Il travaille ensuite comme infographiste pour un concepteur de jeux vidéos, dessinateur pour fanzine et revues d'aviation ou comme modeleur/animateur 3D chez un autre concepteur de jeux vidéos.
En 2004, il commence à préparer sa future série : <em>Albatros</em>. La série est signée chez Glénat en 2005, et le premier tome sort en janvier 2006, le second en janvier 2007, et le troisième et dernier tome de la série en avril 2008.
Vincent, en collaboration avec Jean-Blaise Dijan a également réalisé récemment <em>L'école Capucine </em>en 2 volumes chez Vents d'Ouest, une histoire qui prend place en Bretagne dans les années 1850, et qui dépend les remords et la vengeance des veilles peur.
<h3>Références</h3>
Editions Glénat, 3 volumes 2006-2008
<ul>
	<li>Tome 1,<em> Shangaïé</em>, janvier 2006</li>
	<li>Tome 2, <em>Mauvais oeil</em>, janvier 2007</li>
	<li>Tome 3, <em>Le murmure des âmes</em>, avril 2008.</li>
</ul>
<h3>Liens et sources</h3>
Le site de l'auteur : <a href="http://www.vincent-bd.com/spip/spip.php">http://www.vincent-bd.com/spip/spip.php</a>
[rating:4]</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/10/vincent-albatros-206x286.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture d&#039;« Albatros » de Vincent" /></div><div><h3>L'argument</h3>
1890. Dans une ville côtière, <strong>un cimetière marin sert de refuge aux mouettes, goélands, albatros et autres volatiles, appelés âmes par les habitants.</strong> Mais, les animaux marins sont habités par une folie meurtrière et s'en prennent aux hommes. La ville est dirigé par un gouverneur tyrannique, qui ne supporte pas toute l'agitation causée par les oiseaux à la veille des élections.

<strong>Ombeline est une petite danseuse de cabaret</strong> de 14 ans, qui s'enfuit après avoir refusé d'honorer de ses charmes un vieil homme important, haut fonctionnaire d'Etat.

Elle fuit dans le cimetière marin, recherchée par son oncle, gouverneur de la ville.

Là-bas, <strong>elle découvrira un dirigeable accosté</strong>, et montera clandestinement à bord <strong>pour se détacher de son destin tout tracé de danseuse-prostituée</strong>, et se retrouvera au milieu de pirates de l'air.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<img class="aligncenter size-medium wp-image-2548" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/Albatros-planche-4-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" />

Albatros, tome 1, planche 4, éditions Glénat.

<h3>Avis personnel</h3>
L'histoire démarre sur Ombeline, personnage principal, une petite danseuse de cabaret au caractère bien trempé, peu décidée à se laisser dicter son destin par des fonctionnaires pervers, et des maquerelles vénales.
Les personnages ressemblent par certains aspects à ceux de <strong>Loisel</strong>, ils sont sales, mais attachants, <strong>pleinement humains dans leurs défauts et leurs vices.</strong>
Graphiquement parlant, on est assez proche d'un certain <em>Peter Pan</em> (de Loisel), l'esthétique n'est pas embellie au détriment de la réalité.
Il ne faut donc pas s'attendre à trouver des personnages jolis ou agréables, mais authentiques. Et ces derniers peuvent être beaux, dans leurs choix, leurs attitudes, ou au contraire, d'avantage enlaidis.

Le scénario est bien mené, bien ficelé, avec un côté steampunk saisissant (le dirigeable est une petite merveille graphique de technologie)
<strong>L'histoire </strong>se développe sur trois tomes et est <strong>principalement axée sur Ombeline et ses choix </strong>; sa fuite dans le premier tome, son intégration au sein des pirates de l'air dans le second, et son apprentissage de la lutte pour la vie dans le dernier volume.

L'auteur a décidé de parler du <strong>choix difficile de la destinée</strong>, et en fait son thème principal autour de l'expérience d'Ombeline, qui quitte un endroit connu pour se retrouver face à l'inconnu et ses incertitudes.
Les diverses aventures qui arrivent à la petite danseuse sont autant de rebondissements dans le scénario qui évite les temps morts.
<h3>Le grain de sable</h3>
Enfant, Vincent voulait faire de l'aviation son métier, mais une visite chez l'ophtalmologue a détruit ses rêves. C'est suite à cette première carrière brisée qu'il se tourne vers le dessin.
<h3>Le gramophone</h3>
<em>We are all made of stars</em> de Moby
<h3>Sur le mur</h3>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-2549" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/09/Albatros_ombeline-sur-le-mur--300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" />
Crayonné d'Ombelline, copyright Vincent.
<h3>Dans la même veine</h3>
<em>La ligue des gentlemen extraordinaires</em> de O'neil et Moore ; bande dessinée steampunk qui raconte la collaboration entre tous les héros de la littérature fantastique et policière afin de sauver le monde.
<h3>A propos de Vincent</h3>
Vincent nait en 1974 dans le Cantal. Suite à un rêve brisé dans l'aviation, il découvre Franquin dans <em>Spirou</em>, et un autre rêve naît, celui de dessinateur.
Plus tard, il prend conscience qu'il peut mettre ses premiers rêves d'aviateur en dessin, et effectue des études de dessin académique avant de découvrir la 3D.
Il travaille ensuite comme infographiste pour un concepteur de jeux vidéos, dessinateur pour fanzine et revues d'aviation ou comme modeleur/animateur 3D chez un autre concepteur de jeux vidéos.
En 2004, il commence à préparer sa future série : <em>Albatros</em>. La série est signée chez Glénat en 2005, et le premier tome sort en janvier 2006, le second en janvier 2007, et le troisième et dernier tome de la série en avril 2008.
Vincent, en collaboration avec Jean-Blaise Dijan a également réalisé récemment <em>L'école Capucine </em>en 2 volumes chez Vents d'Ouest, une histoire qui prend place en Bretagne dans les années 1850, et qui dépend les remords et la vengeance des veilles peur.
<h3>Références</h3>
Editions Glénat, 3 volumes 2006-2008
<ul>
	<li>Tome 1,<em> Shangaïé</em>, janvier 2006</li>
	<li>Tome 2, <em>Mauvais oeil</em>, janvier 2007</li>
	<li>Tome 3, <em>Le murmure des âmes</em>, avril 2008.</li>
</ul>
<h3>Liens et sources</h3>
Le site de l'auteur : <a href="http://www.vincent-bd.com/spip/spip.php">http://www.vincent-bd.com/spip/spip.php</a>
[rating:4]</div>]]></content:encoded>
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		<title>Makoto Yukimura - Planètes</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 09:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>
		<category><![CDATA[makoto yukimura]]></category>
		<category><![CDATA[manga]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/03/planetes_1-206x282.gif" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;Planetes&quot; tome 1 de Makoto Yukimura" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Hashimaki, Yuri et Fee sont <strong>des "nettoyeurs" de l'espace :</strong> leur travail consiste à récupérer les débris flottants qui sont un grave danger pour les stations en orbite et les navettes spatiales. <strong>Chacun d'entre eux poursuit un but, un rêve bien différent</strong> : Yuri, hanté par la mort accidentelle de sa femme, cherche dans ces débris un objet lui ayant appartenu. Fee pense à son fils resté sur Terre. Et Hashimaki désire plus que tout posséder sa propre navette...
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-1841" title="planetes_extrait" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/06/planetes_extrait-300x221.jpg" alt="planetes_extrait" width="300" height="221" />

Planche extraite du vol. 1
<h3>Avis personnel</h3>
<em>Planetes</em> est un manga court : quatre volumes seulement là où certaines séries se prolongent des tomes durant. Mais ce sont <strong>quatre volumes denses, emplis d'une histoire forte</strong> qui laisse des traces dans l'esprit du lecteur bien après en avoir refermé les pages.

Les trois personnages principaux de la série sont des êtres humains avec leur caractère propre, leurs failles et leurs rêves. Ils sont introduits de telle manière qu'<strong>on s'y attache et qu'on suit leur évolution avec intérêt et émotion</strong>. On comprend leurs réactions, on ne reste pas indifférent lorsque le malheur les accable ou lorsqu'ils se battent pour réaliser leur plus grand rêve.

Et il y a l'espace... c'est avant tout cet élément qui m'a fait lire <em>Planetes</em>. L'espace, la couverture du premier volume où l'on voit Hachimaki flotter seul, la Terre en arrière-plan. L'espace qui m'a toujours attirée et fascinée. Alors cette<strong> série se déroulant dans un futur proche et réaliste</strong> m'a immédiatement conquise! Elle m'a davantage séduite au fur et à mesure de ma lecture. <strong>Car ce n'est pas qu'une aventure spatiale, c'est véritablement une aventure humaine</strong> qui se déroule là, sous nos yeux. L'aventure d'hommes et de femmes qui doivent concilier rêves d'espace et vie personnelle, qui doivent composer avec cet environnement hostile qui les entoure.

La série avance de <strong>nombreuses réflexions autour de la conquête spatiale</strong>, de ce qui peut pousser l'Homme à regarder les étoiles en désirant si fort aller là-haut. Il y a aussi des interrogations sur <strong>les sacrifices et la volonté que demande la réalisation de certains rêves</strong>, des questionnements sur <strong>les relations humaines</strong>, sur des choses aussi simples et essentielles que notre<strong> rapport à la Nature </strong>ou encore notre place dans l'Univers.

<em>Planetes</em>, c'est un<strong> grand manga plein de sensibilité et de réalisme</strong>, qui livre un regard lucide sur l'espace et sur l'humanité. Mais un regard qui, malgré toutes les épreuves, garde le même <strong>émerveillement</strong> que celui de l'enfant contemplant le ciel étoilé et déclarant : "Plus tard, je serai astronaute!"
<h3>Le grain de sable</h3>
Une série d'animation en 26 épisodes a été tirée du manga en 2003 et 2004.
<h3>Gramophone</h3>
Le morceau <em>Grasp the earth </em>de <a href="http://www.jackorjive.com/">Jack or Jive</a> s'accorde à merveille à l'esprit de ce manga et aux vastes étendues spatiales.
<h3>Sur le mur</h3>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-1864" title="orbit_gary_tonge" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/orbitbig2-300x213.jpg" alt="orbit_gary_tonge" width="300" height="213" />

<em>Orbit </em>de <a href="http://visionafar.spaceart.org/">Gary Tonge</a>
<h3>Dans la même veine</h3>
Pour poursuivre l'odyssée spatiale mêlée à l'aventure humaine, je vous suggère les bandes dessinées<em><strong> Le complexe du chimpanzé</strong> </em>de Richard Marazano et Jean-Michel Ponzio (Dargaud, 2007-2008, 3 vol.) et <em><strong>Les mondes d'Aldébaran</strong> </em>de Leo (3 cycles parus depuis 1994 : <em>Aldébaran</em> (5 vol.)<em>, Bételgeuse</em> (5 vol.) et<em> Antarès </em>(3 vol. parus, cycle en cours), Dargaud).

Côté roman, je vous recommande la lecture de <em><strong>2001 odyssée de l'espace</strong> </em>d'Arthur C. Clarke (J'ai Lu, 2001).
<h3>A propos de Makoto Yukimura</h3>
<img class="alignleft size-full wp-image-2308" title="MakotoYukimura" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/MakotoYukimura.jpg" alt="" width="276" height="245" />Makoto Yukimura est né en 1976 au Japon. Il a fait ses études à l'université d'art Tama. C'est suite à la lecture du manga <em>Ken le survivant</em> (de Tetsuo Hara et Buronson, J'ai Lu, 1999-2001, 27 vol.) qu'il décide de devenir lui aussi auteur de mangas. Il débute par la série <em>Planètes</em> et travaille actuellement sur une autre série, <em>Vinland Saga</em> (Kurokawa, 5 vol. parus depuis 2009, série en cours). <em>Vinland Saga</em> prend place au XIe siècle et conte l'invasion de l'Angleterre par les danois.
<h3>Références</h3>
Editions Panini Manga, 2005, 4 vol.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2010/03/planetes_1-206x282.gif" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;Planetes&quot; tome 1 de Makoto Yukimura" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Hashimaki, Yuri et Fee sont <strong>des "nettoyeurs" de l'espace :</strong> leur travail consiste à récupérer les débris flottants qui sont un grave danger pour les stations en orbite et les navettes spatiales. <strong>Chacun d'entre eux poursuit un but, un rêve bien différent</strong> : Yuri, hanté par la mort accidentelle de sa femme, cherche dans ces débris un objet lui ayant appartenu. Fee pense à son fils resté sur Terre. Et Hashimaki désire plus que tout posséder sa propre navette...
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-1841" title="planetes_extrait" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/06/planetes_extrait-300x221.jpg" alt="planetes_extrait" width="300" height="221" />

Planche extraite du vol. 1
<h3>Avis personnel</h3>
<em>Planetes</em> est un manga court : quatre volumes seulement là où certaines séries se prolongent des tomes durant. Mais ce sont <strong>quatre volumes denses, emplis d'une histoire forte</strong> qui laisse des traces dans l'esprit du lecteur bien après en avoir refermé les pages.

Les trois personnages principaux de la série sont des êtres humains avec leur caractère propre, leurs failles et leurs rêves. Ils sont introduits de telle manière qu'<strong>on s'y attache et qu'on suit leur évolution avec intérêt et émotion</strong>. On comprend leurs réactions, on ne reste pas indifférent lorsque le malheur les accable ou lorsqu'ils se battent pour réaliser leur plus grand rêve.

Et il y a l'espace... c'est avant tout cet élément qui m'a fait lire <em>Planetes</em>. L'espace, la couverture du premier volume où l'on voit Hachimaki flotter seul, la Terre en arrière-plan. L'espace qui m'a toujours attirée et fascinée. Alors cette<strong> série se déroulant dans un futur proche et réaliste</strong> m'a immédiatement conquise! Elle m'a davantage séduite au fur et à mesure de ma lecture. <strong>Car ce n'est pas qu'une aventure spatiale, c'est véritablement une aventure humaine</strong> qui se déroule là, sous nos yeux. L'aventure d'hommes et de femmes qui doivent concilier rêves d'espace et vie personnelle, qui doivent composer avec cet environnement hostile qui les entoure.

La série avance de <strong>nombreuses réflexions autour de la conquête spatiale</strong>, de ce qui peut pousser l'Homme à regarder les étoiles en désirant si fort aller là-haut. Il y a aussi des interrogations sur <strong>les sacrifices et la volonté que demande la réalisation de certains rêves</strong>, des questionnements sur <strong>les relations humaines</strong>, sur des choses aussi simples et essentielles que notre<strong> rapport à la Nature </strong>ou encore notre place dans l'Univers.

<em>Planetes</em>, c'est un<strong> grand manga plein de sensibilité et de réalisme</strong>, qui livre un regard lucide sur l'espace et sur l'humanité. Mais un regard qui, malgré toutes les épreuves, garde le même <strong>émerveillement</strong> que celui de l'enfant contemplant le ciel étoilé et déclarant : "Plus tard, je serai astronaute!"
<h3>Le grain de sable</h3>
Une série d'animation en 26 épisodes a été tirée du manga en 2003 et 2004.
<h3>Gramophone</h3>
Le morceau <em>Grasp the earth </em>de <a href="http://www.jackorjive.com/">Jack or Jive</a> s'accorde à merveille à l'esprit de ce manga et aux vastes étendues spatiales.
<h3>Sur le mur</h3>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-1864" title="orbit_gary_tonge" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/orbitbig2-300x213.jpg" alt="orbit_gary_tonge" width="300" height="213" />

<em>Orbit </em>de <a href="http://visionafar.spaceart.org/">Gary Tonge</a>
<h3>Dans la même veine</h3>
Pour poursuivre l'odyssée spatiale mêlée à l'aventure humaine, je vous suggère les bandes dessinées<em><strong> Le complexe du chimpanzé</strong> </em>de Richard Marazano et Jean-Michel Ponzio (Dargaud, 2007-2008, 3 vol.) et <em><strong>Les mondes d'Aldébaran</strong> </em>de Leo (3 cycles parus depuis 1994 : <em>Aldébaran</em> (5 vol.)<em>, Bételgeuse</em> (5 vol.) et<em> Antarès </em>(3 vol. parus, cycle en cours), Dargaud).

Côté roman, je vous recommande la lecture de <em><strong>2001 odyssée de l'espace</strong> </em>d'Arthur C. Clarke (J'ai Lu, 2001).
<h3>A propos de Makoto Yukimura</h3>
<img class="alignleft size-full wp-image-2308" title="MakotoYukimura" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/MakotoYukimura.jpg" alt="" width="276" height="245" />Makoto Yukimura est né en 1976 au Japon. Il a fait ses études à l'université d'art Tama. C'est suite à la lecture du manga <em>Ken le survivant</em> (de Tetsuo Hara et Buronson, J'ai Lu, 1999-2001, 27 vol.) qu'il décide de devenir lui aussi auteur de mangas. Il débute par la série <em>Planètes</em> et travaille actuellement sur une autre série, <em>Vinland Saga</em> (Kurokawa, 5 vol. parus depuis 2009, série en cours). <em>Vinland Saga</em> prend place au XIe siècle et conte l'invasion de l'Angleterre par les danois.
<h3>Références</h3>
Editions Panini Manga, 2005, 4 vol.</div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Barbucci et Canepa - Sky-Doll</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/alessandro-barbucci-barbara-canepa-chronique-de-sky-doll/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 06:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deedlot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Alessandro Barbucci]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Barbara Canepa]]></category>
		<category><![CDATA[éditions soleil]]></category>
		<category><![CDATA[érotisme]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[robots]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/08/barbucci-canepa-sky-doll-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture du tome 1 de « Sky Doll » de Barbucci et Canepa" /></div><div><h3>L'argument</h3>
<strong>Planète Papathéa, Joanna la ville jaune, époque inconnue. Noa est une synthopoupée, une sky-doll, destinée à satisfaire les fantasmes masculins.</strong> Elle travaille dans un astrolavage, l'"Heaven Spaceship Wash", sous les ordres de Dieu, un patron tyrannique qui détient la clé qui rythme sa vie en des cycles de trente-trois heures.

<strong>Les sky-dolls sont des machines dotées d'un limitateur de mémoire, et sont incapables de rêver, voire même de penser.</strong> Mais Noa rêve, et elle s'en souvient. Elle est également la seule à se poser des questions sur sa condition et à tout faire pour améliorer son quotidien.

Alors que sur Papathéa, <strong>la Papesse Ludovique assied son autorité à grand coup de matraquage marketing, de miracles bidons, ou de rituels religieux pas très catholiques</strong> (la luxure est clairement prônée), Noa elle, se pose de plus en plus de questions sur son identité.

Et c'est par un malheureux hasard qu'elle se retrouvera embarquée sur le vaisseau de Jahu et Roy, deux émissaires papaux en mission ultra-importante. Elle verra là l'occasion de partir à la recherche d'elle-même, et de trouver les réponses à ses nombreuses questions.

Mais bien sûr, rien ne se passera comme prévu !

<h3>Ca commence comme ça</h3>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Copie-de-Sky-Doll-ça-commence-comme-ça.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Copie-de-Sky-Doll-ça-commence-comme-ça-218x300.jpg" alt="Sky-Doll - planche 1" title="Sky-Doll - planche 1" width="218" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1915" /></a>
<div class="aligncenter"><em>Sky-Doll</em>, tome 1, planche 1, éditions Soleil.
<em>"Heu... Bonjour Dieu ! Tu as un moment ?"</em></div>

<h3>Avis personnel</h3>
<strong><em>Sky-Doll</em> est une saga humoristique et dramatique, qui mêle habilement science fiction, érotisme, religion et design des années 60.</strong> Il y a un jeu important entre technologies ultra moderne et ancienne. Ainsi Noa est une poupée de dernière génération, mais se remonte avec une clé, comme les vieilles voitures, ou les jouets d'autrefois. De même, les habitants de Papathéa conduisent des voitures volantes dernier cri, mais les télévisions sont encore en noir et blanc ! Papathéa est donc une planète moderne et kitsch à la fois.

<strong>Le gros point fort de <em>Sky-Doll</em>, c'est son dessin et sa coloration audacieuse, mais parfaitement réussie.</strong> Le dessin fait légèrement penser au style manga avec un soupçon de cyber-design, une touche d'érotisme et de religion savamment entremêlées, et des détails très sixties, le tout étant très coloré. Le résultat donne <strong>des personnages sexy et variés, dans des décors futuristes imaginatifs</strong>.

Le scénario, s'il peut paraître léger au début, est au final intelligent et très agréable. Il se développe au fil de l'histoire pour prendre une densité importante, et devenir très intéressant.

<strong>Les personnages sont amusants et attachants, avec des caractères, personnalités et psychologie propres et crédibles.</strong>

Enfin, la qualité au fil des tomes ne s'altère pas, au contraire, on sent une évolution constante très appréciable, rendant l'ensemble encore meilleur.

<h3>Le grain de sable</h3>
Afin de mieux comprendre l'organisation et le développement des sectes, Barbucci et Canepa n'ont pas hésité à s'inscrire à la Scientologie pour en observer le fonctionnement de l'intérieur...

<h3>Le gramophone</h3>
<em>Coin Operated Boy</em> de The Dresden Dolls, pour le côté coloré, et parce que finalement, Noa est elle aussi une "coin operated girl"!

<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Sky-Doll-sur-le-mur.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Sky-Doll-sur-le-mur-259x300.jpg" alt="Chii, l&#039;héroïne de Chobits, un manga de Clamp" title="Chii, l&#039;héroïne de Chobits, un manga de Clamp" width="259" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1916" /></a>

Noa rappelle par beaucoup d'aspects <strong>Chii, l'héroïne de Chobits, un manga réalisé par les Clamp</strong>.

<h3>Dans la même veine</h3>
A tous les amoureux de <em>Sky-Doll</em>, il faudra prendre votre mal en patience car le quatrième et dernier tome n'est pas encore à l'ordre du jour ! Mais Barbucci et Canepa nous ont promis une nouvelle saga <em>Sky-Doll</em>, en trois tomes lorsque celle-ci sera finie, même si ce n'est pas pour tout de suite.

Toutefois, <strong>deux volumes hors-série sur l'univers de <em>Sky-Doll</em></strong>, hommage à Noa et à ses auteurs sont sortis, toujours aux éditions Soleil. Il s'agit du <strong><em>Spaceship Collection</em></strong> et du <strong><em>Lacrima christi collection</em></strong>.

Et pourquoi ne pas se plonger également dans <strong><em>Fée et tendres automates</em></strong> de Tillier (puis Leclercq) et Tehy aux éditions Vents d'Ouest ?

<h3>A propos d'Alessandro et Barbara</h3>
<strong>Alessandro Barbucci</strong> est né en Italie (Gênes) en 1973. Il fait ses débuts dans le milieu artistique à la Walt Disney Compagny Italia.

<strong>Barbara Canepa</strong> est également née à Gênes en 1969. C'est avec une formation en architecture qu'elle intégrera elle aussi la Walt Disney Compagny Italia pensant réaliser des illustrations et du dessin. C'est d'ailleurs ce qu'elle fera au début, mais se découvrant un don pour la colorisation, ses employeurs la spécialiseront dans ce domaine.

C'est grâce à <em>Witch</em>, une série créée pour le magazine du même nom, que s'effectuera leur première collaboration.

<strong>Cette BD connaîtra un réel succès, à tel point qu'une adaptation télévisée verra le jour.</strong> Mais Disney ayant décidé de toucher un public plus jeune avec cette adaptation, l'idée originale de Barbucci et Canepa sera totalement modifiée, au point que les deux auteurs déclarent eux-même ne pas reconnaître leur série dans cette adaptation télévisée. Malheureusement, <em>Witch</em> est l'entière propriété de Disney, Barbucci et Canepa n'en étant 'que' les créateurs, ils n'auront pas leur mot à dire.

Suite à des cadences de production très [trop?] élevées, et à la négation de leur droits (cf l'incident avec<em> Witch</em>) Barbucci et Canepa quitteront l'empire Disney.

Mais l'aventure ne s'arrêtera pas là pour eux deux, puisque <strong>peu de temps après naît <em>Sky-Doll</em>, spécialement destinée au marché français</strong>, qu'ils déclarent comme "incredibile" (incroyable), beaucoup plus riche que son homologue italien.

Il faudra alors se heurter aux refus des éditeurs, peu enclin à leur laisser une chance (<strong>ainsi les éditions Delcourt ont refusé à deux reprises leur projet</strong>). Finalement, le directeur des éditions Soleil s'enthousiasmera face à <em>Sky-Doll</em> et c'est ainsi que l'aventure commencera réellement et que le succès arrivera.

Et le vent propage la rumeur qu'outre <em>Monster Allergy</em> (éditions Soleil), l'autre BD de Barbucci et Canepa et destinée à un public plus jeune, nos deux amis auraient encore plusieurs surprises cachées au fond de leurs tiroirs, toujours réalisées en duo... A suivre donc !

<h3>Références</h3>
<ul>
	<li><em>La ville Jaune</em>, tome 1 de <em>Sky-Doll</em>, Editions Soleil, 2000</li>

	<li><em>Aqua</em>, tome 2 de <em>Sky-Doll</em>, Editions Soleil, 2002</li>

	<li><em>La ville Blanche</em>, tome 3 de <em>Sky-Dol</em>l, Editions Soleil, 2006</li>
</ul>

<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
	<li><a href="http://canepabarbara.blogspot.com/">Le blog de Barbara Canepa</a></li>

 	<li><a href="http://alessandrobarbucci.blogspot.com/">Le blog d'Alessandro Barbucci</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/08/barbucci-canepa-sky-doll-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture du tome 1 de « Sky Doll » de Barbucci et Canepa" /></div><div><h3>L'argument</h3>
<strong>Planète Papathéa, Joanna la ville jaune, époque inconnue. Noa est une synthopoupée, une sky-doll, destinée à satisfaire les fantasmes masculins.</strong> Elle travaille dans un astrolavage, l'"Heaven Spaceship Wash", sous les ordres de Dieu, un patron tyrannique qui détient la clé qui rythme sa vie en des cycles de trente-trois heures.

<strong>Les sky-dolls sont des machines dotées d'un limitateur de mémoire, et sont incapables de rêver, voire même de penser.</strong> Mais Noa rêve, et elle s'en souvient. Elle est également la seule à se poser des questions sur sa condition et à tout faire pour améliorer son quotidien.

Alors que sur Papathéa, <strong>la Papesse Ludovique assied son autorité à grand coup de matraquage marketing, de miracles bidons, ou de rituels religieux pas très catholiques</strong> (la luxure est clairement prônée), Noa elle, se pose de plus en plus de questions sur son identité.

Et c'est par un malheureux hasard qu'elle se retrouvera embarquée sur le vaisseau de Jahu et Roy, deux émissaires papaux en mission ultra-importante. Elle verra là l'occasion de partir à la recherche d'elle-même, et de trouver les réponses à ses nombreuses questions.

Mais bien sûr, rien ne se passera comme prévu !

<h3>Ca commence comme ça</h3>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Copie-de-Sky-Doll-ça-commence-comme-ça.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Copie-de-Sky-Doll-ça-commence-comme-ça-218x300.jpg" alt="Sky-Doll - planche 1" title="Sky-Doll - planche 1" width="218" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1915" /></a>
<div class="aligncenter"><em>Sky-Doll</em>, tome 1, planche 1, éditions Soleil.
<em>"Heu... Bonjour Dieu ! Tu as un moment ?"</em></div>

<h3>Avis personnel</h3>
<strong><em>Sky-Doll</em> est une saga humoristique et dramatique, qui mêle habilement science fiction, érotisme, religion et design des années 60.</strong> Il y a un jeu important entre technologies ultra moderne et ancienne. Ainsi Noa est une poupée de dernière génération, mais se remonte avec une clé, comme les vieilles voitures, ou les jouets d'autrefois. De même, les habitants de Papathéa conduisent des voitures volantes dernier cri, mais les télévisions sont encore en noir et blanc ! Papathéa est donc une planète moderne et kitsch à la fois.

<strong>Le gros point fort de <em>Sky-Doll</em>, c'est son dessin et sa coloration audacieuse, mais parfaitement réussie.</strong> Le dessin fait légèrement penser au style manga avec un soupçon de cyber-design, une touche d'érotisme et de religion savamment entremêlées, et des détails très sixties, le tout étant très coloré. Le résultat donne <strong>des personnages sexy et variés, dans des décors futuristes imaginatifs</strong>.

Le scénario, s'il peut paraître léger au début, est au final intelligent et très agréable. Il se développe au fil de l'histoire pour prendre une densité importante, et devenir très intéressant.

<strong>Les personnages sont amusants et attachants, avec des caractères, personnalités et psychologie propres et crédibles.</strong>

Enfin, la qualité au fil des tomes ne s'altère pas, au contraire, on sent une évolution constante très appréciable, rendant l'ensemble encore meilleur.

<h3>Le grain de sable</h3>
Afin de mieux comprendre l'organisation et le développement des sectes, Barbucci et Canepa n'ont pas hésité à s'inscrire à la Scientologie pour en observer le fonctionnement de l'intérieur...

<h3>Le gramophone</h3>
<em>Coin Operated Boy</em> de The Dresden Dolls, pour le côté coloré, et parce que finalement, Noa est elle aussi une "coin operated girl"!

<h3>Sur le mur</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Sky-Doll-sur-le-mur.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/Sky-Doll-sur-le-mur-259x300.jpg" alt="Chii, l&#039;héroïne de Chobits, un manga de Clamp" title="Chii, l&#039;héroïne de Chobits, un manga de Clamp" width="259" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1916" /></a>

Noa rappelle par beaucoup d'aspects <strong>Chii, l'héroïne de Chobits, un manga réalisé par les Clamp</strong>.

<h3>Dans la même veine</h3>
A tous les amoureux de <em>Sky-Doll</em>, il faudra prendre votre mal en patience car le quatrième et dernier tome n'est pas encore à l'ordre du jour ! Mais Barbucci et Canepa nous ont promis une nouvelle saga <em>Sky-Doll</em>, en trois tomes lorsque celle-ci sera finie, même si ce n'est pas pour tout de suite.

Toutefois, <strong>deux volumes hors-série sur l'univers de <em>Sky-Doll</em></strong>, hommage à Noa et à ses auteurs sont sortis, toujours aux éditions Soleil. Il s'agit du <strong><em>Spaceship Collection</em></strong> et du <strong><em>Lacrima christi collection</em></strong>.

Et pourquoi ne pas se plonger également dans <strong><em>Fée et tendres automates</em></strong> de Tillier (puis Leclercq) et Tehy aux éditions Vents d'Ouest ?

<h3>A propos d'Alessandro et Barbara</h3>
<strong>Alessandro Barbucci</strong> est né en Italie (Gênes) en 1973. Il fait ses débuts dans le milieu artistique à la Walt Disney Compagny Italia.

<strong>Barbara Canepa</strong> est également née à Gênes en 1969. C'est avec une formation en architecture qu'elle intégrera elle aussi la Walt Disney Compagny Italia pensant réaliser des illustrations et du dessin. C'est d'ailleurs ce qu'elle fera au début, mais se découvrant un don pour la colorisation, ses employeurs la spécialiseront dans ce domaine.

C'est grâce à <em>Witch</em>, une série créée pour le magazine du même nom, que s'effectuera leur première collaboration.

<strong>Cette BD connaîtra un réel succès, à tel point qu'une adaptation télévisée verra le jour.</strong> Mais Disney ayant décidé de toucher un public plus jeune avec cette adaptation, l'idée originale de Barbucci et Canepa sera totalement modifiée, au point que les deux auteurs déclarent eux-même ne pas reconnaître leur série dans cette adaptation télévisée. Malheureusement, <em>Witch</em> est l'entière propriété de Disney, Barbucci et Canepa n'en étant 'que' les créateurs, ils n'auront pas leur mot à dire.

Suite à des cadences de production très [trop?] élevées, et à la négation de leur droits (cf l'incident avec<em> Witch</em>) Barbucci et Canepa quitteront l'empire Disney.

Mais l'aventure ne s'arrêtera pas là pour eux deux, puisque <strong>peu de temps après naît <em>Sky-Doll</em>, spécialement destinée au marché français</strong>, qu'ils déclarent comme "incredibile" (incroyable), beaucoup plus riche que son homologue italien.

Il faudra alors se heurter aux refus des éditeurs, peu enclin à leur laisser une chance (<strong>ainsi les éditions Delcourt ont refusé à deux reprises leur projet</strong>). Finalement, le directeur des éditions Soleil s'enthousiasmera face à <em>Sky-Doll</em> et c'est ainsi que l'aventure commencera réellement et que le succès arrivera.

Et le vent propage la rumeur qu'outre <em>Monster Allergy</em> (éditions Soleil), l'autre BD de Barbucci et Canepa et destinée à un public plus jeune, nos deux amis auraient encore plusieurs surprises cachées au fond de leurs tiroirs, toujours réalisées en duo... A suivre donc !

<h3>Références</h3>
<ul>
	<li><em>La ville Jaune</em>, tome 1 de <em>Sky-Doll</em>, Editions Soleil, 2000</li>

	<li><em>Aqua</em>, tome 2 de <em>Sky-Doll</em>, Editions Soleil, 2002</li>

	<li><em>La ville Blanche</em>, tome 3 de <em>Sky-Dol</em>l, Editions Soleil, 2006</li>
</ul>

<h3>Liens et sources</h3>
<ul>
	<li><a href="http://canepabarbara.blogspot.com/">Le blog de Barbara Canepa</a></li>

 	<li><a href="http://alessandrobarbucci.blogspot.com/">Le blog d'Alessandro Barbucci</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Régis Loisel - Peter Pan</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/regis-loisel-chronique-de-peter-pan/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Jan 2009 22:51:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deedlot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[destin]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[indispensables]]></category>
		<category><![CDATA[regis loisel]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/01/loisel-peter-pan-206x277.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Peter Pan » de Loisel" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Hiver 1887, zoom sur les bas quartiers d'une Londres froide et miséreuse où un jeune garçon s'amuse à raconter des histoires, de belles histoires avec "des mots qui font chaud" aux orphelins avant qu'un homme arrive et ne les chasse à coups de pied. Une fois chez lui, c'est sa mère alcoolique qui le remet dans la rue pour qu'il lui trouve une bouteille d'alcool. Tel est le quotidien de Peter.
Quelques pages plus loin on assiste au viol du jeune Peter, ainsi qu'à son expulsion définitive dans la rue par sa mère hystérique et ivre qui le jette dehors dans le froid.

<strong>Décidément, Peter déteste les adultes et ne veut jamais en devenir un. Et le ton est donné, amer et cruel.</strong>

Et c'est seul dehors en pleine nuit que Peter va faire connaissance avec ce qu'il prendra au début pour une étoile filante. Il n'en est rien, ce petit rayon de lumière n'est autre qu'une minuscule fée qui l'invite à le suivre. Peter prendra son envol, et c'est au dessus des toits de Londres qu'il baptisera sa fée Clochette.
Il finira sa course au pays imaginaire où il y vivra beaucoup de choses.
Au fil des tomes on découvrira entre autre comment Peter est devenu Peter Pan, que Clochette n'est pas toujours une gentille petite fée, qui est vraiment le capitaine Crochet, et tant d'autres choses.
Lui qui ne voulait jamais grandir deviendra Peter Pan, l'enfant éternel.

<h3>Ça commence comme ça</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/peterpan_t1.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/peterpan_t1-213x300.jpg" alt="Peter Pan, tome 1 planche 3 (page 9)" title="Peter Pan, tome 1 planche 3 (page 9)" width="213" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1105" /></a>
Peter Pan, tome 1, page 9 (planche 3)

<h3>Critique personnelle</h3>
On est ici bien loin de la version féérique du Dessin Animé de Walt Disney, et on pourrait qualifier cette adaptation du livre de James Mathew Barrie de beaucoup plus sombre, plus froide. Loisel ne fait pas dans la dentelle!! Cependant il réussit à ne pas nous décevoir et à nous imposer sa vision bien personnelle avec succès.
Que ce soit au niveau de l'histoire, du scénario, où de ses dessins, il n'y a aucune fausse note.
L'intrigue est bien menée, jusqu'au bout Loisel maintient le suspens, et même si l'histoire change radicalement par rapport au Peter Pan que nous connaissons, celle ci ne semble pas improbable.
Les dessins servent à la perfection le récit. Ils rendent les personnages aussi miséreux, pauvres et dérangés que le fait l'histoire, sans les dépourvoir d'un certain charme. <strong>C'est un monde à part dans lequel les adultes sont pour la plupart des monstres et les enfants de simples victimes.</strong>
Le personnage de Peter Pan est réellement intéressant, il semble si peu maître de son destin.
<strong>Loisel nous peint le tableau d'une Londres déshumanisée, enlaidie par le vice où seul l'argent, le sexe et l'alcool semble avoir de l'importance.</strong>

Et au milieu de ce sombre tableau on retrouve Peter qui s'envole pour un ailleurs qu'il pensait meilleur mais qui n'est pas aussi idyllique que ce qu'on pourrait croire.

<strong>La plupart des personnages ne semblent pas avoir conscience de la dualité morale bien/mal.</strong> Ils sont totalement dépourvus de manichéisme, étant parfois blancs, parfois noirs sans jamais vraiment y prêter attention. Cela donne des personnages "décalés" mais auxquels on ne peut que s'attacher.

Loisel signe une magnifique BD avec "Peter Pan" qui nous entraînera loin, au côté de nombreux personnages qu'il faudra pourtant quitter avec regret. Une jolie histoire entre Loisel, Peter Pan et les lecteurs qui aura duré 14 ans, et qui ne semble pas prête de s'éteindre.

<h3>Le grain de sable</h3>
Merci à Donald Duck, car selon Loisel lui-même, sa vocation de dessinateur serait née en tombant en admiration devant un dessin du célèbre canard disneyien !

<h3>Le gramophone</h3>
Portishead, "Mysterons" ou "Roads" ; ou toute autre musique sombre et mélancolique ; voir même le bruissement des pages...

<h3>Sur le mur</h3>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-1103" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/peter-pan-sur-le-mur-200x300.jpg" alt="peter-pan-sur-le-mur" width="200" height="300" />
La fée Clochette par Loisel

<h3>Dans la même veine</h3>
Je ne peux que vous conseiller <em>"La quête de l'oiseau du temps"</em>, l'autre succès de Loisel, certes différent, mais tout aussi captivant que <em>"Peter Pan"</em>.
De même <em>"Magasin général"</em>, la nouvelle BD de Loisel réalisée à 4 mains avec Tripp, et dont le premier tome est paru en mars 2006 est un nouveau chef d'oeuvre à découvrir. Pour les impatients, le second tome est prévu pour fin 2006 (aux éditions Casterman).
<h3>A propos de Régis Loisel</h3>
Régis Loisel est né le 4 decembre 1951.
Peter Pan n'est pas sa première parution, loin de là. Sa carrière commence en 1972, lors de sa première parution dans <em>Les Pieds Nickelés magazine</em>. S'en suit alors diverses parutions dans différents magazines, en autre dans <em>Fluide Glacial</em> et <em>Métal Hurlant</em>.
De sa rencontre avec Serge Le Tendre naîtra <em>"La quête de l'oiseau du temps"</em> qui paraîtra en 1975 dans <em>Imagine</em>.
Durant les années 70, on peut également apercevoir des illustrations de Loisel dans la presse (notament dans <em>Télérama</em>) et dans la publicité.
Dans les années 1980, se produira le premier succès considérable de Loisel avec la réédition de <em>"La quête de l'oiseau du temps</em>" aux éditions Dargaud.
Loisel continue d'expérimenter d'autres domaines durant la décennie 1980, puisqu'il sortira un portofolio, continuera ses apparitions dans la presse et s'occupera même d'affiches de théatre.
Enfin, en 1990, Loisel nous fait découvrir <em>"Peter Pan"</em> (chez Vents d'Ouest) qui ne s'achèvera que 14 ans plus tard.
<strong>C'est dans les années 2000 que Loisel réalise un rêve d'enfant puisqu'il va participer à la réalisation de deux Dessins Animés</strong> <em>Mulan</em> et <em>Atlantide, l'empire perdu</em>, tous deux sortis des studios Walt Disney. Le premier étant réalisé par  Barry Cook et Tony Bandcroft et le second a été réalisé par Kirk Wise et Gary Trousdale. Les deux ont été produits par Walt Disney Pictures. Il travaillera également sur l'écriture du story board du film <em>"Le Petit Poucet"</em> et sur la conception du jeux vidéo Gift.
<strong>Bref, Loisel ne se consacre pas uniquement à la BD, ses champs d'actions sont très variés.</strong>

Ses deux plus grands succès sont <em>"La quête de l'oiseau du temps"</em> et <em>"Peter Pan" </em>qui lui rapporteront d'ailleurs de nombreux prix, comme l'Alph art du public du festival d'Angoulême en 1991 et en 1995 ou le Prix grand du public du festival de Charleroi en 1994). Mais ce ne sont pas les seuls puisqu'il a également gagné le Grand prix du festival d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre en 2002, et qu'il a reçu le prix d'Officier de l'ordre des Arts et des Lettres en 1999, et tant d'autres...
La réputation et le talent de Loisel ne sont plus à prouver et il y a déjà longtemps qu'il a conquis le public, et il continue sans cesse de nous émerveiller.

Loisel compose un univers définitivement imaginaire et fantastique, avec pour thèmes de prédilection l'enfance et le destin.
<h3>Références</h3>
Editions Vent d'Ouest, 1990, 6 volumes
<h3>Liens et source</h3>
<a href="http://www.regisloisel.com/">Le site officiel de Loisel</a>, véritable mine d'information sur notre dessinateur préféré.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/01/loisel-peter-pan-206x277.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Peter Pan » de Loisel" /></div><div><h3>L'argument</h3>
Hiver 1887, zoom sur les bas quartiers d'une Londres froide et miséreuse où un jeune garçon s'amuse à raconter des histoires, de belles histoires avec "des mots qui font chaud" aux orphelins avant qu'un homme arrive et ne les chasse à coups de pied. Une fois chez lui, c'est sa mère alcoolique qui le remet dans la rue pour qu'il lui trouve une bouteille d'alcool. Tel est le quotidien de Peter.
Quelques pages plus loin on assiste au viol du jeune Peter, ainsi qu'à son expulsion définitive dans la rue par sa mère hystérique et ivre qui le jette dehors dans le froid.

<strong>Décidément, Peter déteste les adultes et ne veut jamais en devenir un. Et le ton est donné, amer et cruel.</strong>

Et c'est seul dehors en pleine nuit que Peter va faire connaissance avec ce qu'il prendra au début pour une étoile filante. Il n'en est rien, ce petit rayon de lumière n'est autre qu'une minuscule fée qui l'invite à le suivre. Peter prendra son envol, et c'est au dessus des toits de Londres qu'il baptisera sa fée Clochette.
Il finira sa course au pays imaginaire où il y vivra beaucoup de choses.
Au fil des tomes on découvrira entre autre comment Peter est devenu Peter Pan, que Clochette n'est pas toujours une gentille petite fée, qui est vraiment le capitaine Crochet, et tant d'autres choses.
Lui qui ne voulait jamais grandir deviendra Peter Pan, l'enfant éternel.

<h3>Ça commence comme ça</h3>
<a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/peterpan_t1.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/peterpan_t1-213x300.jpg" alt="Peter Pan, tome 1 planche 3 (page 9)" title="Peter Pan, tome 1 planche 3 (page 9)" width="213" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1105" /></a>
Peter Pan, tome 1, page 9 (planche 3)

<h3>Critique personnelle</h3>
On est ici bien loin de la version féérique du Dessin Animé de Walt Disney, et on pourrait qualifier cette adaptation du livre de James Mathew Barrie de beaucoup plus sombre, plus froide. Loisel ne fait pas dans la dentelle!! Cependant il réussit à ne pas nous décevoir et à nous imposer sa vision bien personnelle avec succès.
Que ce soit au niveau de l'histoire, du scénario, où de ses dessins, il n'y a aucune fausse note.
L'intrigue est bien menée, jusqu'au bout Loisel maintient le suspens, et même si l'histoire change radicalement par rapport au Peter Pan que nous connaissons, celle ci ne semble pas improbable.
Les dessins servent à la perfection le récit. Ils rendent les personnages aussi miséreux, pauvres et dérangés que le fait l'histoire, sans les dépourvoir d'un certain charme. <strong>C'est un monde à part dans lequel les adultes sont pour la plupart des monstres et les enfants de simples victimes.</strong>
Le personnage de Peter Pan est réellement intéressant, il semble si peu maître de son destin.
<strong>Loisel nous peint le tableau d'une Londres déshumanisée, enlaidie par le vice où seul l'argent, le sexe et l'alcool semble avoir de l'importance.</strong>

Et au milieu de ce sombre tableau on retrouve Peter qui s'envole pour un ailleurs qu'il pensait meilleur mais qui n'est pas aussi idyllique que ce qu'on pourrait croire.

<strong>La plupart des personnages ne semblent pas avoir conscience de la dualité morale bien/mal.</strong> Ils sont totalement dépourvus de manichéisme, étant parfois blancs, parfois noirs sans jamais vraiment y prêter attention. Cela donne des personnages "décalés" mais auxquels on ne peut que s'attacher.

Loisel signe une magnifique BD avec "Peter Pan" qui nous entraînera loin, au côté de nombreux personnages qu'il faudra pourtant quitter avec regret. Une jolie histoire entre Loisel, Peter Pan et les lecteurs qui aura duré 14 ans, et qui ne semble pas prête de s'éteindre.

<h3>Le grain de sable</h3>
Merci à Donald Duck, car selon Loisel lui-même, sa vocation de dessinateur serait née en tombant en admiration devant un dessin du célèbre canard disneyien !

<h3>Le gramophone</h3>
Portishead, "Mysterons" ou "Roads" ; ou toute autre musique sombre et mélancolique ; voir même le bruissement des pages...

<h3>Sur le mur</h3>
<img class="aligncenter size-medium wp-image-1103" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/peter-pan-sur-le-mur-200x300.jpg" alt="peter-pan-sur-le-mur" width="200" height="300" />
La fée Clochette par Loisel

<h3>Dans la même veine</h3>
Je ne peux que vous conseiller <em>"La quête de l'oiseau du temps"</em>, l'autre succès de Loisel, certes différent, mais tout aussi captivant que <em>"Peter Pan"</em>.
De même <em>"Magasin général"</em>, la nouvelle BD de Loisel réalisée à 4 mains avec Tripp, et dont le premier tome est paru en mars 2006 est un nouveau chef d'oeuvre à découvrir. Pour les impatients, le second tome est prévu pour fin 2006 (aux éditions Casterman).
<h3>A propos de Régis Loisel</h3>
Régis Loisel est né le 4 decembre 1951.
Peter Pan n'est pas sa première parution, loin de là. Sa carrière commence en 1972, lors de sa première parution dans <em>Les Pieds Nickelés magazine</em>. S'en suit alors diverses parutions dans différents magazines, en autre dans <em>Fluide Glacial</em> et <em>Métal Hurlant</em>.
De sa rencontre avec Serge Le Tendre naîtra <em>"La quête de l'oiseau du temps"</em> qui paraîtra en 1975 dans <em>Imagine</em>.
Durant les années 70, on peut également apercevoir des illustrations de Loisel dans la presse (notament dans <em>Télérama</em>) et dans la publicité.
Dans les années 1980, se produira le premier succès considérable de Loisel avec la réédition de <em>"La quête de l'oiseau du temps</em>" aux éditions Dargaud.
Loisel continue d'expérimenter d'autres domaines durant la décennie 1980, puisqu'il sortira un portofolio, continuera ses apparitions dans la presse et s'occupera même d'affiches de théatre.
Enfin, en 1990, Loisel nous fait découvrir <em>"Peter Pan"</em> (chez Vents d'Ouest) qui ne s'achèvera que 14 ans plus tard.
<strong>C'est dans les années 2000 que Loisel réalise un rêve d'enfant puisqu'il va participer à la réalisation de deux Dessins Animés</strong> <em>Mulan</em> et <em>Atlantide, l'empire perdu</em>, tous deux sortis des studios Walt Disney. Le premier étant réalisé par  Barry Cook et Tony Bandcroft et le second a été réalisé par Kirk Wise et Gary Trousdale. Les deux ont été produits par Walt Disney Pictures. Il travaillera également sur l'écriture du story board du film <em>"Le Petit Poucet"</em> et sur la conception du jeux vidéo Gift.
<strong>Bref, Loisel ne se consacre pas uniquement à la BD, ses champs d'actions sont très variés.</strong>

Ses deux plus grands succès sont <em>"La quête de l'oiseau du temps"</em> et <em>"Peter Pan" </em>qui lui rapporteront d'ailleurs de nombreux prix, comme l'Alph art du public du festival d'Angoulême en 1991 et en 1995 ou le Prix grand du public du festival de Charleroi en 1994). Mais ce ne sont pas les seuls puisqu'il a également gagné le Grand prix du festival d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre en 2002, et qu'il a reçu le prix d'Officier de l'ordre des Arts et des Lettres en 1999, et tant d'autres...
La réputation et le talent de Loisel ne sont plus à prouver et il y a déjà longtemps qu'il a conquis le public, et il continue sans cesse de nous émerveiller.

Loisel compose un univers définitivement imaginaire et fantastique, avec pour thèmes de prédilection l'enfance et le destin.
<h3>Références</h3>
Editions Vent d'Ouest, 1990, 6 volumes
<h3>Liens et source</h3>
<a href="http://www.regisloisel.com/">Le site officiel de Loisel</a>, véritable mine d'information sur notre dessinateur préféré.</div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Posy Simmonds - Tamara Drewe</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/posy-simmonds-chronique-de-tamara-drewe/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 2009 20:51:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[graphic novel]]></category>
		<category><![CDATA[posy simmonds]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/01/posysimmonds-tamaradrewe-206x236.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Tamara Drewe de Posy Simmonds" /></div><div><h2>L'argument</h2>
<strong>Tamara Drewe est belle (elle a le nez refait), jeune (elle virevolte d'aventure en aventure) et cool (elle travaille pour un magazine people).</strong> Lorsqu'elle débarque dans la campagne anglaise, décidant de s'installer dans un cottage hérité de sa mère après s'être lassée de Londres, Tamara débarque surtout dans la vie d'un petit groupe de bourgeois bohèmes anglais réunis au sein d'une retraite pour écrivains, <em>loin de la foule déchaînée</em>. En apparence paisible, ce hâvre de paix cache pourtant la frustration d'un universitaire, les adultères d'un auteur à succès, les remises en question d'une femme au foyer, la petite délinquance et l'addiction à la drogue des ados du coin ou encore une rock star de seconde zone, le tout dans une charmante odeur de bouc.

Bref, ils sont tous et toutes autant attirés qu'agacés par Tamara, petit grain de sable dans une mécanique humaine pas si bien rôdée. Son magnétisme, sa candeur ainsi que ses liaisons dangereuses éveilleront les passions, aboutissant à une tragédie dans le plus pur style Simmonds: "<em>à la fois poignante et absurde</em>", pour reprendre les mots de l'éditeur.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/posysimmonds-tamaradrewe2.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/posysimmonds-tamaradrewe2-410x500.jpg" alt="Première planche de Tamara Drewe" title="Première planche de Tamara Drewe" width="410" height="500" class="aligncenter size-large wp-image-1020" /></a>

<h3>Avis personnel</h3>
Après <strong>Gemma Bovery</strong> - son précédent <em>graphic novel</em> librement inspiré de l'Emma Bovary de Flaubert -, Posy Simmonds croque à pleines dents les frustrations égotiques, les mésaventures sentimentales et l'ennui tenaillant plusieurs générations d'Anglais. On assiste à un va-et-vient incessant entre tradition et modernité, où l'(anti-)héroïne se fait ange et démon, et où la nature, omniprésente, assiste comme nous à des bluettes souvent amusantes, toujours déchirantes. L'auteure prend un malin plaisir à lâcher sa Tamara - bombe intello-chic - dans un repère pour petits bourgeois, bouleversant leurs vies et, par extension, celui de tout un village.

Ce livre est passionnant de bout en bout, notamment grâce à sa mise en page originale qui alterne dessin et texte pur (où Tamara Drewe s'inscrit dans la plus pure tradition du graphic novel, cousin romanesque de la bande-dessinée), mais aussi grâce à la narration chorale du récit (les personnages principaux se font tour à tour narrateurs). On ne peut s'empêcher de s'identifier qui à Beth - quinquagénaire replette dévouée mais bafouée -, qui à Glen Larson - universitaire dont les aspirations livresques se heurtent aux sarcasmes d'un auteur à succès -, qui à Andy Cobb - le <em>gentleman farmer</em> amoureux transi... et éconduit.

La patte de Simmonds s'est encore acidifiée depuis Gemma Bovery. Pourtant, <strong>on pourra regretter que l'auteure ne prenne pas plus de risques au niveau du scénario</strong>: déjà, l'action de <strong>Gemma Bovery</strong> se passait à la campagne (française, certes), et déjà, son héroïne était une beauté pyromane adultérine. Ajouté à cela un dessin parfois très (trop?) rétro qui ralentit un peu la fougue inhérente au pitch.

Cependant, l'irrésistible humour anglais font de <strong>Tamara Drewe</strong> un livre acidulé et délicieusement cruel qui se savoure, ne serait-ce parce qu'il tourne en ridicule des intouchables (les gens de lettres), et qu'il offre un éclairage particulier sur des stéréotypes féminins finalement pas si caricaturaux...

<h3>Le grain de sable</h3>
Tamara Drewe est une adaptation libre du roman <em>Loin de la foule déchaînée</em> de Thomas Hardy - ce qui a valu à le patronyme d'Hardiman à deux des personnages du livre.

<h3>Gramophone</h3>
<em>Parasol</em> de Tori Amos

<h3>Sur le mur</h3>
<em>Femme assise avec parasol</em> de Georges Seurat: où la musique est née de l'image... Image elle-même liée à notre lecture!

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/georgesseurat-parasol-201x300.jpg" alt="Georges Seurat - Femme assise avec parasol" title="Georges Seurat - Femme assise avec parasol" width="201" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1024" />

<h3>Dans la même veine</h3>
<strong>Gemma Bovery</strong>, bien sûr! A notre avis, un poil supérieur à <strong>Tamara Drewe</strong>, d'ailleurs.

<h3>A propos de Posy Simmonds</h3>
<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/posysimmonds-portrait.jpg" alt="Posy Simmonds" title="Posy Simmonds" width="157" height="200" class="alignright size-full wp-image-1026" />
Illustratrice de longue date pour le célèbre journal anglais The Guardian, Posy Simmonds a publié de nombreux livres pour enfants tout en créant les séries <strong>Gemma Bovery</strong> et <strong>Tamara Drewe</strong>, initialement publiées dans le quotidien.

Le style Simmonds se caractérise par une ironie farouche à travers laquelle l'auteure fait la satire de la classe moyenne anglaise, tout en mettant en lumière des héroïnes empreintes d'une mélancolie très 19e siècle, transposée de nos jours.

<h3>Liens et sources</h3>
<strong>Tamara Drewe</strong> a été publié pour la première fois dans The Guardian, à raison d'une planche par jour. Vous pouvez donc <a href="http://www.guardian.co.uk/books/cartoon/2005/sep/17/tamara-drewe-1">lire le livre sur le site du quotidien</a>: notez cependant que c'est en anglais, et que les planches sont un peu différentes de celles contenues dans le livre.

<h3>Références</h3>

<em>Tamara Drewe</em>, de Posy Simmonds - Editions Denoël, Collection Denoël Graphic, octobre 2008 (133 pages)</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/01/posysimmonds-tamaradrewe-206x236.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Tamara Drewe de Posy Simmonds" /></div><div><h2>L'argument</h2>
<strong>Tamara Drewe est belle (elle a le nez refait), jeune (elle virevolte d'aventure en aventure) et cool (elle travaille pour un magazine people).</strong> Lorsqu'elle débarque dans la campagne anglaise, décidant de s'installer dans un cottage hérité de sa mère après s'être lassée de Londres, Tamara débarque surtout dans la vie d'un petit groupe de bourgeois bohèmes anglais réunis au sein d'une retraite pour écrivains, <em>loin de la foule déchaînée</em>. En apparence paisible, ce hâvre de paix cache pourtant la frustration d'un universitaire, les adultères d'un auteur à succès, les remises en question d'une femme au foyer, la petite délinquance et l'addiction à la drogue des ados du coin ou encore une rock star de seconde zone, le tout dans une charmante odeur de bouc.

Bref, ils sont tous et toutes autant attirés qu'agacés par Tamara, petit grain de sable dans une mécanique humaine pas si bien rôdée. Son magnétisme, sa candeur ainsi que ses liaisons dangereuses éveilleront les passions, aboutissant à une tragédie dans le plus pur style Simmonds: "<em>à la fois poignante et absurde</em>", pour reprendre les mots de l'éditeur.

<h3>Ça commence comme ça</h3>

<a href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/posysimmonds-tamaradrewe2.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/posysimmonds-tamaradrewe2-410x500.jpg" alt="Première planche de Tamara Drewe" title="Première planche de Tamara Drewe" width="410" height="500" class="aligncenter size-large wp-image-1020" /></a>

<h3>Avis personnel</h3>
Après <strong>Gemma Bovery</strong> - son précédent <em>graphic novel</em> librement inspiré de l'Emma Bovary de Flaubert -, Posy Simmonds croque à pleines dents les frustrations égotiques, les mésaventures sentimentales et l'ennui tenaillant plusieurs générations d'Anglais. On assiste à un va-et-vient incessant entre tradition et modernité, où l'(anti-)héroïne se fait ange et démon, et où la nature, omniprésente, assiste comme nous à des bluettes souvent amusantes, toujours déchirantes. L'auteure prend un malin plaisir à lâcher sa Tamara - bombe intello-chic - dans un repère pour petits bourgeois, bouleversant leurs vies et, par extension, celui de tout un village.

Ce livre est passionnant de bout en bout, notamment grâce à sa mise en page originale qui alterne dessin et texte pur (où Tamara Drewe s'inscrit dans la plus pure tradition du graphic novel, cousin romanesque de la bande-dessinée), mais aussi grâce à la narration chorale du récit (les personnages principaux se font tour à tour narrateurs). On ne peut s'empêcher de s'identifier qui à Beth - quinquagénaire replette dévouée mais bafouée -, qui à Glen Larson - universitaire dont les aspirations livresques se heurtent aux sarcasmes d'un auteur à succès -, qui à Andy Cobb - le <em>gentleman farmer</em> amoureux transi... et éconduit.

La patte de Simmonds s'est encore acidifiée depuis Gemma Bovery. Pourtant, <strong>on pourra regretter que l'auteure ne prenne pas plus de risques au niveau du scénario</strong>: déjà, l'action de <strong>Gemma Bovery</strong> se passait à la campagne (française, certes), et déjà, son héroïne était une beauté pyromane adultérine. Ajouté à cela un dessin parfois très (trop?) rétro qui ralentit un peu la fougue inhérente au pitch.

Cependant, l'irrésistible humour anglais font de <strong>Tamara Drewe</strong> un livre acidulé et délicieusement cruel qui se savoure, ne serait-ce parce qu'il tourne en ridicule des intouchables (les gens de lettres), et qu'il offre un éclairage particulier sur des stéréotypes féminins finalement pas si caricaturaux...

<h3>Le grain de sable</h3>
Tamara Drewe est une adaptation libre du roman <em>Loin de la foule déchaînée</em> de Thomas Hardy - ce qui a valu à le patronyme d'Hardiman à deux des personnages du livre.

<h3>Gramophone</h3>
<em>Parasol</em> de Tori Amos

<h3>Sur le mur</h3>
<em>Femme assise avec parasol</em> de Georges Seurat: où la musique est née de l'image... Image elle-même liée à notre lecture!

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/georgesseurat-parasol-201x300.jpg" alt="Georges Seurat - Femme assise avec parasol" title="Georges Seurat - Femme assise avec parasol" width="201" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1024" />

<h3>Dans la même veine</h3>
<strong>Gemma Bovery</strong>, bien sûr! A notre avis, un poil supérieur à <strong>Tamara Drewe</strong>, d'ailleurs.

<h3>A propos de Posy Simmonds</h3>
<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/posysimmonds-portrait.jpg" alt="Posy Simmonds" title="Posy Simmonds" width="157" height="200" class="alignright size-full wp-image-1026" />
Illustratrice de longue date pour le célèbre journal anglais The Guardian, Posy Simmonds a publié de nombreux livres pour enfants tout en créant les séries <strong>Gemma Bovery</strong> et <strong>Tamara Drewe</strong>, initialement publiées dans le quotidien.

Le style Simmonds se caractérise par une ironie farouche à travers laquelle l'auteure fait la satire de la classe moyenne anglaise, tout en mettant en lumière des héroïnes empreintes d'une mélancolie très 19e siècle, transposée de nos jours.

<h3>Liens et sources</h3>
<strong>Tamara Drewe</strong> a été publié pour la première fois dans The Guardian, à raison d'une planche par jour. Vous pouvez donc <a href="http://www.guardian.co.uk/books/cartoon/2005/sep/17/tamara-drewe-1">lire le livre sur le site du quotidien</a>: notez cependant que c'est en anglais, et que les planches sont un peu différentes de celles contenues dans le livre.

<h3>Références</h3>

<em>Tamara Drewe</em>, de Posy Simmonds - Editions Denoël, Collection Denoël Graphic, octobre 2008 (133 pages)</div>]]></content:encoded>
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		<title>Isabelle Dethan - Mémoire de&#160;sable</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-bd-comics-manga/dethan-isabelle-memoire-de-sable-chronique/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jun 2008 14:42:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques BD, Comics et Manga]]></category>
		<category><![CDATA[isabelle dethan]]></category>
		<category><![CDATA[magie]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
		<category><![CDATA[orient]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/06/MEMO_LATOUR_DU_SAVOIRv-206x288.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;Mémoire de sable&quot; tome 1 d&#039;Isabelle Dethan" /></div><div><h3>L'argument</h3>
<strong>Dans des contrées désertiques, le redoutable empereur Shemenit VII commande des fouilles dans la Nécropole des Rois Divins afin d’y exhumer la preuve de ses ascendances royales et ainsi faire taire toute rébellion.</strong> Mais Naomi et le Conteur connaissent une légende : celle de la Tour du Savoir, détentrice de la preuve que Shemenit a usurpé le pouvoir. Le couple part à la recherche de cette Tour, poursuivis par les sbires de l’empereur, et leur quête les conduira sur les pas d’une légendaire déesse...
<h3>ça commence comme ça</h3>
Voir le scan de la première page.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-764" title="Mémoire de sable - extrait" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/memsable-213x300.jpg" alt="Mémoire de sable - extrait" width="213" height="300" />
<h3>Avis personnel</h3>
<em>Mémoire de sable </em>est une BD dans la lignée des contes des Mille et une Nuits. Dès la première page, on est captivé par la voix du Conteur lorsqu’il mentionne la Tour du Savoir. On s’attache aux pas de ce personnage flegmatique et de sa compagne au caractère bien trempé, on frémit avec eux lorsque les gardes de Shemenit les poursuivent.

Mais la légende de la Tour du Savoir, les aventures de Naomi et du Conteur ne sont que le début de l’enchantement : au fil des pages, d’autres mythes, d’autres légendes se profilent, parfois seulement entraperçues et parfois, comme celle de la déesse Morgane, elles prennent vie. <strong>On est émerveillé, on se perd dans ce désert mythique pétri de magie, on savoure chaque mot et chaque image tout en tremblant lorsque les événements prennent mauvaise tournure.</strong> On referme le dernier tome avec la sensation étrange d’être resté longtemps au soleil et d’avoir découvert des légendes millénaires que Shéhérazade a omis de nous raconter.
<h3>Le grain de sable</h3>
Isabelle Dethan a été invitée à un salon d’égyptologie après avoir fait paraître les premiers tomes de la série <em>Sur les terres d’Horus</em>.
<h3>Gramophone</h3>
Zmiya - Album <em>Solmamdenlo</em>
<h3>Sur le mur</h3>
Stephanie Pui-Mun Law - <em>Eridani Knight</em>

<img class="aligncenter size-medium wp-image-765" title="Stephanie Pui-Mun Law - Eridani Knight" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/eridaniknight-210x300.jpg" alt="Stephanie Pui-Mun Law - Eridani Knight" width="210" height="300" />
<h3>Dans la même veine</h3>
Si vous avez aimé <em>Mémoire de sable</em>, vous aimerez <em>Le Dit de la terre plate</em> de Tanith Lee (Pocket, 1988-1989) et <em>Les Mille une nuits</em> (Gallimard, 2004).
<h3>A propos d'Isabelle Dethan</h3>
Née en 1967, Isabelle Dethan a un peu de sang allemand dans les veines, d’où son aisance dans cette langue. Son premier récit paraît d’ailleurs dans une revue allemande. Titulaire d’une maîtrise de lettres et d’un CAPES de documentation, <strong>elle se passionne pour l’imaginaire et pour l’Histoire</strong>. C’est donc tout naturellement que son premier album, <em>La Tour du savoir</em> (1992), mêle légende et Histoire. Ce premier tome de la série <em>Mémoire de sable</em> lui vaut les Grelots d’Or 1993 du meilleur premier album.

La série se termine en 1995 et Isabelle Dethan entame aussitôt une autre série en trois tomes, <em>Le Roi cyclope</em> (1997-1999). Elle collabore également avec des scénaristes pour deux récits parus dans la revue <em>Je Bouquine</em>. En 2000 paraît <em>Tante Henriette ou l’Eloge de l’avarice</em>, album en noir et blanc dans lequel elle fait preuve d’humour. Puis elle s’attaque au difficile sujet de l’Allemagne des années 40 en décrivant le quotidien d’une famille allemande dans la série <em>Ingrid</em> (2001).

Elle a également réalisé une série en plusieurs tomes,<em> Sur les terres d’Horus</em> (2001-2007), où elle renoue avec l’Histoire orientale. Le premier tome lui a permis d’obtenir le prix Jeunesse France Télévision. Elle poursuit avec <em>Kheti</em> (2006) son travail sur l’Egypte ancienne et légendaire, tout en s’essayant à la description de l’adolescence avec <em>Eva aux mains bleues</em> (2004) et au fantastique avec<em> La Maison aux 100 portes</em>, dont le premier tome est paru en 2006. Tous ses albums sont édités par Delcourt.

<img class="aligncenter size-full wp-image-763" title="Isabelle Dethan" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/dethan.jpg" alt="Isabelle Dethan" width="150" height="197" />
<h3>Références</h3>
Editions Delcourt, 1993-1994, 3 volumes
<h3>Liens et sources</h3>
<a href="http://www.editions-delcourt.fr">Site des éditions Delcourt</a>, qui contient une biographie détaillée de l’auteur ainsi que sa bibliographie.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/06/MEMO_LATOUR_DU_SAVOIRv-206x288.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de &quot;Mémoire de sable&quot; tome 1 d&#039;Isabelle Dethan" /></div><div><h3>L'argument</h3>
<strong>Dans des contrées désertiques, le redoutable empereur Shemenit VII commande des fouilles dans la Nécropole des Rois Divins afin d’y exhumer la preuve de ses ascendances royales et ainsi faire taire toute rébellion.</strong> Mais Naomi et le Conteur connaissent une légende : celle de la Tour du Savoir, détentrice de la preuve que Shemenit a usurpé le pouvoir. Le couple part à la recherche de cette Tour, poursuivis par les sbires de l’empereur, et leur quête les conduira sur les pas d’une légendaire déesse...
<h3>ça commence comme ça</h3>
Voir le scan de la première page.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-764" title="Mémoire de sable - extrait" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/memsable-213x300.jpg" alt="Mémoire de sable - extrait" width="213" height="300" />
<h3>Avis personnel</h3>
<em>Mémoire de sable </em>est une BD dans la lignée des contes des Mille et une Nuits. Dès la première page, on est captivé par la voix du Conteur lorsqu’il mentionne la Tour du Savoir. On s’attache aux pas de ce personnage flegmatique et de sa compagne au caractère bien trempé, on frémit avec eux lorsque les gardes de Shemenit les poursuivent.

Mais la légende de la Tour du Savoir, les aventures de Naomi et du Conteur ne sont que le début de l’enchantement : au fil des pages, d’autres mythes, d’autres légendes se profilent, parfois seulement entraperçues et parfois, comme celle de la déesse Morgane, elles prennent vie. <strong>On est émerveillé, on se perd dans ce désert mythique pétri de magie, on savoure chaque mot et chaque image tout en tremblant lorsque les événements prennent mauvaise tournure.</strong> On referme le dernier tome avec la sensation étrange d’être resté longtemps au soleil et d’avoir découvert des légendes millénaires que Shéhérazade a omis de nous raconter.
<h3>Le grain de sable</h3>
Isabelle Dethan a été invitée à un salon d’égyptologie après avoir fait paraître les premiers tomes de la série <em>Sur les terres d’Horus</em>.
<h3>Gramophone</h3>
Zmiya - Album <em>Solmamdenlo</em>
<h3>Sur le mur</h3>
Stephanie Pui-Mun Law - <em>Eridani Knight</em>

<img class="aligncenter size-medium wp-image-765" title="Stephanie Pui-Mun Law - Eridani Knight" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/eridaniknight-210x300.jpg" alt="Stephanie Pui-Mun Law - Eridani Knight" width="210" height="300" />
<h3>Dans la même veine</h3>
Si vous avez aimé <em>Mémoire de sable</em>, vous aimerez <em>Le Dit de la terre plate</em> de Tanith Lee (Pocket, 1988-1989) et <em>Les Mille une nuits</em> (Gallimard, 2004).
<h3>A propos d'Isabelle Dethan</h3>
Née en 1967, Isabelle Dethan a un peu de sang allemand dans les veines, d’où son aisance dans cette langue. Son premier récit paraît d’ailleurs dans une revue allemande. Titulaire d’une maîtrise de lettres et d’un CAPES de documentation, <strong>elle se passionne pour l’imaginaire et pour l’Histoire</strong>. C’est donc tout naturellement que son premier album, <em>La Tour du savoir</em> (1992), mêle légende et Histoire. Ce premier tome de la série <em>Mémoire de sable</em> lui vaut les Grelots d’Or 1993 du meilleur premier album.

La série se termine en 1995 et Isabelle Dethan entame aussitôt une autre série en trois tomes, <em>Le Roi cyclope</em> (1997-1999). Elle collabore également avec des scénaristes pour deux récits parus dans la revue <em>Je Bouquine</em>. En 2000 paraît <em>Tante Henriette ou l’Eloge de l’avarice</em>, album en noir et blanc dans lequel elle fait preuve d’humour. Puis elle s’attaque au difficile sujet de l’Allemagne des années 40 en décrivant le quotidien d’une famille allemande dans la série <em>Ingrid</em> (2001).

Elle a également réalisé une série en plusieurs tomes,<em> Sur les terres d’Horus</em> (2001-2007), où elle renoue avec l’Histoire orientale. Le premier tome lui a permis d’obtenir le prix Jeunesse France Télévision. Elle poursuit avec <em>Kheti</em> (2006) son travail sur l’Egypte ancienne et légendaire, tout en s’essayant à la description de l’adolescence avec <em>Eva aux mains bleues</em> (2004) et au fantastique avec<em> La Maison aux 100 portes</em>, dont le premier tome est paru en 2006. Tous ses albums sont édités par Delcourt.

<img class="aligncenter size-full wp-image-763" title="Isabelle Dethan" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/dethan.jpg" alt="Isabelle Dethan" width="150" height="197" />
<h3>Références</h3>
Editions Delcourt, 1993-1994, 3 volumes
<h3>Liens et sources</h3>
<a href="http://www.editions-delcourt.fr">Site des éditions Delcourt</a>, qui contient une biographie détaillée de l’auteur ainsi que sa bibliographie.</div>]]></content:encoded>
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