Paru aux éditions Edifree en mars 2009, Beau temps pour un poison est un recueil de soixante-six courtes (très courtes) nouvelles signées Arnaud Luphenz.
Soixante-six nouvelles. Soixante-six poisons, égrenés au fil des pages. Poisons de l’âme humaine, de sa folie et de ses multiples teintes de ténèbres. L’auteur nous prend par la main et nous emmène nous perdre dans les méandres tortueux des cerveaux fous. Son style, fait de phrases courtes comme autant de pics acérés, composées de mots surréalistes, donne à l’ensemble une étrange poésie noire.
Ce langage métaphorique, où la sonorité des mots séduit de façon étrange malgré la noirceur du propos, rend quelquefois l’histoire absconse. Je suis restée perplexe, parfois, me heurtant à ces mots comme contre un mur.
La violence contenue dans certains textes, physique comme psychologique, bien que de temps en temps mise à distance par ces phrases tournées de façon si spéciale (ou peut-être à cause de cela), a heurté ma sensibilité. J’ai du abandonner ma lecture, nauséeuse. Déroutée. Dégoûtée. Sans doute faut-il avoir le coeur mieux accroché que le mien pour parfaitement goûter à ces histoires perfides qui exsudent leur poison tout au long du recueil.
A ne pas recommander aux âmes sensibles, donc, mais si vous vous sentez le courage d’arpenter les sentiers poisseux et viciés des pans les plus noirs de l’humanité, alors cet ouvrage est fait pour vous.
Editions Edifree, 314 pages, mars 2009.




bonjour Lullaby
on dirait que tu as manqué l’humour hara kiri, voire fluide glacial d’Arnaud de l’écrivain; et surtout nulle trace dans ton commentaire de poésie, car de poésie il y en a bel(lle) et bien dans ces nouvelles, qui en annoncent d’autres d’ailleurs
j’ai lu les textes poétiques de l’auteur sur son blog « livejournal » et je ne m’attendais pas du tout à ces écrits totalement inédits. contrairement à toi donc, je me suis marré tout du long. l’auteur semble avoir inventé le concept du sadique hédoniste et un autre concept tout aussi scabreux [ mais assumé; les nouvelles sont d'une rigueur d'écriture quasi scientifique : essaye de ramasser une vraie histoire, qui se tienne, en quatre pages; moi, je ne pourrais :) ] ou du masochiste qui s’autorise son vice.
il est vrai, je réitère, si on ne lit pas cela avec distance, autrement dit, pour se bidonner, le tout manque de sel.
nous sommes loin de la cruauté sans artifices d’American Psycho quand même. et puis, il s’agit de nouvelles. autre cible, autre cadre, autres techniques
merci de l’avoir critiqué,
bien à toi,
alain
Merci Spock27 pour cette critique, qui permet de donner un autre point de vue! :)
Il est vrai (comme tu le soulignes) que je n’ai pas abordé l’ouvrage sous l’angle de l’humour. A vrai dire je n’avais pas envisagé qu’on puisse le lire de cette façon! ^^’
En revanche, j’avais tout de même parlé de poésie! Je m’auto-cite : « Son style, fait de phrases courtes comme autant de pics acérés, composées de mots surréalistes, donne à l’ensemble une étrange poésie noire. »
Merci encore pour ton commentaire, fort utile! :)
ah d’accord
autant pour moi
d’ailleurs certaines nouvelles ne sont que poésie
mais j’avoue que j’ai d’abord lu les textes poétiques d’Arnaud puis son bouquin donc…
je vais essayer de lire tes autres review
déjà le layout donne envie; c’est rare :)
bien à toi,
alain°
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