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	<title>La Lune Mauve &#187; kReEsTaL</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>Amour de&#160;l&#039;Entre-Deux</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 09:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dark inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[cristaux]]></category>
		<category><![CDATA[gravure]]></category>
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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/20130509_love-sacred-heart-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ex-voto" /></div><div>Parfois le rythme ralentit : que ça soit à bon ou à mauvais escient, on y trouve toujours le matériau originel qui permet de rebondir et de rester inspiré. Trouver une idée, puis la voir se métamorphoser et se décupler au fur et à mesure que passent les heures, c'est un sentiment extraordinaire. 

La Lune Mauve est mon laboratoire, mon grand alambic fou, il s'y consume constamment des idées et des émotions ; toutefois, comme toute recette, cette formule magique dépend de l'air du temps, des aléas de l'esprit et du cœur. Rien n'est, et ne sera jamais, automatique. Chaque labeur exige du temps pour qu'on soit en mesure de partager un site de qualité.

Parfois le rythme ralentit : par ici, c'est toujours un signe avant-coureur que quelque chose se prépare.

Dans l'Entre-Deux, je partage de <a href="https://www.facebook.com/lalunemauve">belles images chamarrées</a> sur notre page Facebook, des <a href="http://tumblr.lalunemauve.fr/">visions très lunemauviennes</a> sur notre Tumblr, et des <a href="https://twitter.com/LaLuneMauve">citations intrigantes</a> sur notre compte Twitter. Rejoignez-nous ! ♥

<blockquote>Clos ton œil physique afin de voir d'abord avec ton œil de l'esprit. Ensuite fais monter au jour ce que tu as vu dans ta nuit.
<footer>Caspar-David Friedrich</footer></blockquote>

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				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/05/20130509_love-sacred-heart-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ex-voto" /></div><div>Parfois le rythme ralentit : que ça soit à bon ou à mauvais escient, on y trouve toujours le matériau originel qui permet de rebondir et de rester inspiré. Trouver une idée, puis la voir se métamorphoser et se décupler au fur et à mesure que passent les heures, c'est un sentiment extraordinaire. 

La Lune Mauve est mon laboratoire, mon grand alambic fou, il s'y consume constamment des idées et des émotions ; toutefois, comme toute recette, cette formule magique dépend de l'air du temps, des aléas de l'esprit et du cœur. Rien n'est, et ne sera jamais, automatique. Chaque labeur exige du temps pour qu'on soit en mesure de partager un site de qualité.

Parfois le rythme ralentit : par ici, c'est toujours un signe avant-coureur que quelque chose se prépare.

Dans l'Entre-Deux, je partage de <a href="https://www.facebook.com/lalunemauve">belles images chamarrées</a> sur notre page Facebook, des <a href="http://tumblr.lalunemauve.fr/">visions très lunemauviennes</a> sur notre Tumblr, et des <a href="https://twitter.com/LaLuneMauve">citations intrigantes</a> sur notre compte Twitter. Rejoignez-nous ! ♥

<blockquote>Clos ton œil physique afin de voir d'abord avec ton œil de l'esprit. Ensuite fais monter au jour ce que tu as vu dans ta nuit.
<footer>Caspar-David Friedrich</footer></blockquote>

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		<title>Vie artificielle</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 12:14:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dark inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[bougies]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[inspiration]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/20130410_exlibris-206x286.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ex-libris" /></div><div>Dans mon monde, dans ma bulle, sur mon île, au loin, quelque part, sur une autre planète, en moi-même, en dedans, rien qu'à moi, tout pour moi, je conserve et j'avance.

J'ai choisi, c'est mon choix et je ne regrette pas. Je ne me retourne pas, ne regrette pas (ou presque), j'essaie d'aller au-delà en jetant des petits cailloux qui ricochent le long de ma route.

Dans ma vie artificielle, tout est roulé en boule, consommé si envie, rejeté si besoin. Pas besoin de me justifier d'avoir quitté cet univers survolté, déchiré, qui annihile le peu de confiance que j'accordais à l'humain.

Oui, non, peut-être, je ne sais pas, j'ai pas envie, on verra plus tard, là j'ai rendez-vous avec moi-même dans mon paradis. Mon chez moi, mon cocon, mon lit, mon repère, mon mystère, un après-midi loin de l'enfer.

Moi et moi loin de l'amertume, juste bien, voilà. Histoire d'une lune blanche qui rencontre sa lune noire.

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J'ai choisi, c'est mon choix et je ne regrette pas. Je ne me retourne pas, ne regrette pas (ou presque), j'essaie d'aller au-delà en jetant des petits cailloux qui ricochent le long de ma route.

Dans ma vie artificielle, tout est roulé en boule, consommé si envie, rejeté si besoin. Pas besoin de me justifier d'avoir quitté cet univers survolté, déchiré, qui annihile le peu de confiance que j'accordais à l'humain.

Oui, non, peut-être, je ne sais pas, j'ai pas envie, on verra plus tard, là j'ai rendez-vous avec moi-même dans mon paradis. Mon chez moi, mon cocon, mon lit, mon repère, mon mystère, un après-midi loin de l'enfer.

Moi et moi loin de l'amertume, juste bien, voilà. Histoire d'une lune blanche qui rencontre sa lune noire.

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		<title>Comme une fleur au&#160;centre de&#160;la Terre</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 13:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/04/20130303_muse-206x307.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Muse" /></div><div>[gallery columns="1" ids="5608,5604,5601,5603,5605,5612,5600,5606,5602,5609,5616,5607,5617,5615,5610,5611,5614"]</div>]]></description>
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		<title>Koen Hauser - Skin deep</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 13:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/koen-hauser-anatomie-3-206x257.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« Modische Atlas der Anatomie » de Koen Hauser" /></div><div>La série <em lang="de">Modische Atlas der Anatomie</em> (2000) de l'artiste hollandais <a href="www.koenhauser.com">Koen Hauser</a> découlent de sa fascination pour la photographie de mode et pour l'anatomie.

Cette <strong>dissection élégante du corps féminin</strong> est le résultat de photomanipulation numérique : Hauser photographie une modèle dans des pauses très figées, photos qu'il retouche ensuite afin d'y greffer des organes et des os en plastique.

Le résultat est saisissant, dérangeant et non dénué de malice.

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Cette <strong>dissection élégante du corps féminin</strong> est le résultat de photomanipulation numérique : Hauser photographie une modèle dans des pauses très figées, photos qu'il retouche ensuite afin d'y greffer des organes et des os en plastique.

Le résultat est saisissant, dérangeant et non dénué de malice.

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		<item>
		<title>Aokigahara - La&#160;forêt du&#160;suicide</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/planete/alchimie/aokigahara-la-foret-du-suicide/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 13:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alchimie]]></category>
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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-206x145.png" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Aokigahara" /></div><div><strong>Avertissement : cet article contient des informations, des photographies et des liens qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes et des personnes sensibles. Si vous êtes de nature sensible, nous vous déconseillons la lecture de cet article.</strong>

Aux pieds du Mont Fuji, au Japon, existe une étrange forêt : <strong>Aokigahara (<span lang="ja">青木ヶ原</span>)</strong>, qu'on appelle également la « Mer d'Arbres » (<span lang="en">The Sea of Trees</span>, <span lang="ja">樹海</span>, <span lang="ja">Jukai</span>), à cause de l'incroyable densité des arbres qui la peuplent.

En 864, le Mont Fuji entra en éruption, et la lave ainsi accumulée constitua le berceau fertile de la future forêt.

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-grotte.jpg" alt="Le sol d&#039;Aokigahara est traître…" class="aligncenter size-full wp-image-5582" />

Mais ce n'est pas le silence pesant qui y règne, ni le fait que le soleil n'y perce jamais à cause de la densité et de la hauteur des arbres qui rendent cette forêt célèbre. <strong>Si Aokigahara est célèbre, c'est parce que de nombreux Japonais viennent s'y donner la mort</strong> : on y dénombre une centaine de suicides par an. Ce qui explique l'origine du deuxième surnom de Aokigahara, qu'on appelle aussi « <strong>la Forêt du Suicide</strong> ».

<h2>Le deuxième lieu le plus suicidaire du monde</h2>

Aokigahara est le lieu où les gens se suicident le plus au Japon, et occupe la seconde place sur le podium des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_suicide_sites">« lieux à suicides » les plus populaires du monde</a>, juste derrière le <span lang="en">Golden Gate Bridge</span> de San Francisco.

Historiquement, au Japon, le suicide était surtout le fait des samouraïs (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Seppuku">seppuku</a> / harakiri), tandis que les familles pauvres venaient parfois abandonner leurs aînés dans les montagnes, ne pouvant plus subvenir à leurs besoins. Mais les suicides dans les forêts est un phénomène relativement récent au Japon.

Aokigahara contient de nombreux panneaux installés par les services publics, exhortant les personnes suicidaires qui pénètrent dans la forêt à reconsidérer leur acte (<q>Votre vie est un cadeau précieux de vos parents. S'il vous plaît, pensez à vos parents, à vos proches et à vos enfants. Ne restez pas seul avec vos problèmes, parlez-en.</q>).

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-panneau.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-panneau.jpg" alt="Panneau de prévention du suicide" class="aligncenter size-full wp-image-5580" /></a>

Lorsqu'on se promène dans cette forêt, il n'est pas rare de tomber nez à nez avec des tentes ou d'autres objets abandonnés, des boîtes de somnifères vides, des cordes pendant aux arbres, des ossements, voire, dans certains cas, des cadavres…

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-squelette.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-squelette-420x315.jpg" alt="Ossements retrouvés à Aokigahara" class="aligncenter size-large wp-image-5578" /></a>

À cause de son taux d'humidité élevé et de sa faune, Aokigahara est un lieu où les cadavres se décomposent très rapidement. De nombreux randonneurs ont eu la désagréable surprise d'être témoins d'effroyables scènes morbides, et en ont partagé les photos sur Internet afin d'informer la population de la réalité des faits, et de dissuader, peut-être, les candidats au suicide qui verraient dans cette mort végétale quelque chose de digne.

Ainsi, si on ne prend pas garde, une simple recherche Google Images nous mène sans qu'on l'ait demandé à observer le cadavre d'un pendu, dont la main est dévorée par les insectes…

<h2>Une origine littéraire ?</h2>

<strong>Le culte morbide que suscite Aokigahara semble puiser ses racines dans la littérature.</strong>

Ainsi, en 1960, l'écrivain japonais Seichō Matsumoto a écrit une nouvelle intitulée <em lang="ja">波の塔</em>, <em lang="ja">Nami no Tou</em> (littéralement « pagode de vagues »), dans lequel il évoque cette « <q>magnifique forêt abandonnée et sauvage</q> », en affirmant qu'elle est l'endroit idéal pour mourir en secret, sans que l'on puisse retrouver votre corps. La nouvelle s'achève avec le suicide de deux amants dans la forêt. La publication de cette histoire aurait vu le nombre de suicidés augmenter à Aokigahara. 

En 1993, un autre écrivain japonais du nom de Wataru Tsutsumi aurait publié un livre intitulé <em>Le guide complet du suicide</em>. Ce livre décrirait les différentes façons de se suicider en précisant les risques que chaque méthode comporte. Dans cet ouvrage, l'auteur recommanderait la pendaison, et indiquerait les endroits d'Aokigahara qu'il faudrait, selon lui, privilégier pour éviter que le corps soit retrouvé et que la police conclue à une disparition et non à un suicide.

Il paraît que de nombreux suicidés auraient été retrouvés précisément aux endroits « recommandés » par Tsutsumi, avec à leurs pieds, le fameux guide. Je n'ai pour ma part trouvé aucune référence à ce mystérieux livre, ce qui explique pourquoi j'emploie le subjonctif !

Il est aussi intéressant de noter qu'en 2004, le réalisateur Tomoyuki Takimoto réalisa le film <em lang="ja">Ki no umi</em> (<span lang="ja">樹の海</span>) dans la Forêt du suicide. Il raconta aux journalistes que durant les repérages pour le film, il trouva un portefeuille contenant 370 000 yens (environ 2 300 euros) laissant ainsi supposer qu'Aokigahara est un terrain propice pour la chasse aux trésors. Ce qui ne fut pas pour calmer les ardeurs du <strong>tourisme morbide</strong>.

<h2>Nature et légendes</h2>

<strong>Aokigahara est ainsi le théâtre de nombreuses morts mystérieuses</strong>, qu'il s'agisse de suicides, de disparitions ou d'accidents : en effet, la topologie de la forêt se caractérise par de nombreuses grottes et souterrains, dans lesquels on peut tomber par inadvertance en empruntant les chemins non balisés de la forêt.

La « Mer d'arbres » étant très dense, il est très facile de s'y perdre, d'autant plus que les locaux affirment qu'elle est hantée par les <em lang="ja">yurei</em>, les âmes damnées des défunts morts violemment, hantant la forêt pour égarer les vivants. Il paraît aussi que les boussoles n'y fonctionnent pas à cause du magnétisme de la roche volcanique, et que les instruments numériques tels que GPS et téléphones portables ne captent pas.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-panneau2.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-panneau2-420x279.jpg" alt="Photo de Cécile Lavrut" class="aligncenter size-large wp-image-5581" /></a>

Cela a donné naissance à <strong>la légende selon laquelle quiconque entre dans Aokigahara n'en ressort jamais</strong>, et que des promeneurs ayant perdu leur chemin, prisonniers de cet « enfer vert », y ont erré pendant des jours avant de mourir de faim puis d'être dévorés par la faune locale.

Cela explique aussi pourquoi les désespérés qui s'enfoncent dans la forêt mais qui hésitent encore à en finir marquent leur chemin avec de l'adhésif, qu'ils font courir d'arbre en arbre, un peu comme les petits cailloux de Hansel et Gretel, afin de pouvoir retrouver leur chemin et de ressortir de la forêt, si besoin.

Cela abîme évidemment l'écosystème d'Aokigahara, qui se retrouve ainsi polluée par des quantités considérables de plastique, que viennent nettoyer des groupes de personnes lors d'<strong>une « chasse au cadavre » annuelle</strong>, sorte de randonnée macabre à la poursuite des traces laissées par les récents suicidés.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-danger.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-danger-420x279.jpg" alt="Alerte face au danger à Aokigahara" class="aligncenter size-large wp-image-5583" /></a>

Le shintoïsme et le bouddhisme, les deux religions majoritaires au Japon, accordent toutes deux une place particulière à la nature dans leur système de croyances. Ainsi, le shintoïsme, plus proche de l'animisme que d'une véritable doctrine religieuse, considère que la montagne et <strong>la forêt abritent des divinités, ainsi que les âmes des morts</strong> (voir à ce sujet le PDF <a href="http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/5122/563_572.pdf?sequence=1"><em>Forêt et religion au Japon : d’une vision singulière de l’arbre à une gestion particulière de la forêt</em></a>, de Nicolas Alban et Caroline Berwick).

Les Japonais habitant en périphérie du Mont Fuji ne pénètrent que très rarement dans Aokigahara, en partie à cause de ces croyances, et de toutes les légendes qui se sont formées au sujet de cette étrange forêt au fil des années.

D'aucuns voient dans la crise économique l'explication de l'augmentation du nombre de suicides à Aokigahara depuis le début des années 2000.

<h2>Reportage vidéo sur Aokigahara</h2>

<strong>Attention : ce documentaire contient des images susceptibles de choquer les âmes sensibles.</strong>

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=4FDSdg09df8[/youtube]

<h2>En savoir plus sur Aokigahara</h2>

<ul>
	<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Aokigahara">Aokigahara sur Wikipedia</a> (en anglais)</li>
	<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aokigahara">Aokigahara sur Wikipédia</a> (en français, mais moins complet)</li>
	<li><strong>Attention : âmes sensibles s'abstenir !</strong> <a href="http://www.toutetrien.com/files/aokigahara.php" title="Un article passionnant sur Aokigahara">Un article passionnant (et des photos glauques)</a> à lire sur Tout et &amp; Rien.</li>
	<li><strong>Attention : âmes sensibles s'abstenir !</strong> <a href="http://www.horror-scaryweb.com/mythes-l%C3%A9gendes-urbaines-histoires-incroyables/la-for%C3%AAt-maudite-du-mont-fuji/">La forêt maudite du Mont Fuji</a>, à lire chez Horror Scary Web</li>

</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-206x145.png" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Aokigahara" /></div><div><strong>Avertissement : cet article contient des informations, des photographies et des liens qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes et des personnes sensibles. Si vous êtes de nature sensible, nous vous déconseillons la lecture de cet article.</strong>

Aux pieds du Mont Fuji, au Japon, existe une étrange forêt : <strong>Aokigahara (<span lang="ja">青木ヶ原</span>)</strong>, qu'on appelle également la « Mer d'Arbres » (<span lang="en">The Sea of Trees</span>, <span lang="ja">樹海</span>, <span lang="ja">Jukai</span>), à cause de l'incroyable densité des arbres qui la peuplent.

En 864, le Mont Fuji entra en éruption, et la lave ainsi accumulée constitua le berceau fertile de la future forêt.

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-grotte.jpg" alt="Le sol d&#039;Aokigahara est traître…" class="aligncenter size-full wp-image-5582" />

Mais ce n'est pas le silence pesant qui y règne, ni le fait que le soleil n'y perce jamais à cause de la densité et de la hauteur des arbres qui rendent cette forêt célèbre. <strong>Si Aokigahara est célèbre, c'est parce que de nombreux Japonais viennent s'y donner la mort</strong> : on y dénombre une centaine de suicides par an. Ce qui explique l'origine du deuxième surnom de Aokigahara, qu'on appelle aussi « <strong>la Forêt du Suicide</strong> ».

<h2>Le deuxième lieu le plus suicidaire du monde</h2>

Aokigahara est le lieu où les gens se suicident le plus au Japon, et occupe la seconde place sur le podium des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_suicide_sites">« lieux à suicides » les plus populaires du monde</a>, juste derrière le <span lang="en">Golden Gate Bridge</span> de San Francisco.

Historiquement, au Japon, le suicide était surtout le fait des samouraïs (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Seppuku">seppuku</a> / harakiri), tandis que les familles pauvres venaient parfois abandonner leurs aînés dans les montagnes, ne pouvant plus subvenir à leurs besoins. Mais les suicides dans les forêts est un phénomène relativement récent au Japon.

Aokigahara contient de nombreux panneaux installés par les services publics, exhortant les personnes suicidaires qui pénètrent dans la forêt à reconsidérer leur acte (<q>Votre vie est un cadeau précieux de vos parents. S'il vous plaît, pensez à vos parents, à vos proches et à vos enfants. Ne restez pas seul avec vos problèmes, parlez-en.</q>).

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-panneau.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-panneau.jpg" alt="Panneau de prévention du suicide" class="aligncenter size-full wp-image-5580" /></a>

Lorsqu'on se promène dans cette forêt, il n'est pas rare de tomber nez à nez avec des tentes ou d'autres objets abandonnés, des boîtes de somnifères vides, des cordes pendant aux arbres, des ossements, voire, dans certains cas, des cadavres…

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-squelette.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-squelette-420x315.jpg" alt="Ossements retrouvés à Aokigahara" class="aligncenter size-large wp-image-5578" /></a>

À cause de son taux d'humidité élevé et de sa faune, Aokigahara est un lieu où les cadavres se décomposent très rapidement. De nombreux randonneurs ont eu la désagréable surprise d'être témoins d'effroyables scènes morbides, et en ont partagé les photos sur Internet afin d'informer la population de la réalité des faits, et de dissuader, peut-être, les candidats au suicide qui verraient dans cette mort végétale quelque chose de digne.

Ainsi, si on ne prend pas garde, une simple recherche Google Images nous mène sans qu'on l'ait demandé à observer le cadavre d'un pendu, dont la main est dévorée par les insectes…

<h2>Une origine littéraire ?</h2>

<strong>Le culte morbide que suscite Aokigahara semble puiser ses racines dans la littérature.</strong>

Ainsi, en 1960, l'écrivain japonais Seichō Matsumoto a écrit une nouvelle intitulée <em lang="ja">波の塔</em>, <em lang="ja">Nami no Tou</em> (littéralement « pagode de vagues »), dans lequel il évoque cette « <q>magnifique forêt abandonnée et sauvage</q> », en affirmant qu'elle est l'endroit idéal pour mourir en secret, sans que l'on puisse retrouver votre corps. La nouvelle s'achève avec le suicide de deux amants dans la forêt. La publication de cette histoire aurait vu le nombre de suicidés augmenter à Aokigahara. 

En 1993, un autre écrivain japonais du nom de Wataru Tsutsumi aurait publié un livre intitulé <em>Le guide complet du suicide</em>. Ce livre décrirait les différentes façons de se suicider en précisant les risques que chaque méthode comporte. Dans cet ouvrage, l'auteur recommanderait la pendaison, et indiquerait les endroits d'Aokigahara qu'il faudrait, selon lui, privilégier pour éviter que le corps soit retrouvé et que la police conclue à une disparition et non à un suicide.

Il paraît que de nombreux suicidés auraient été retrouvés précisément aux endroits « recommandés » par Tsutsumi, avec à leurs pieds, le fameux guide. Je n'ai pour ma part trouvé aucune référence à ce mystérieux livre, ce qui explique pourquoi j'emploie le subjonctif !

Il est aussi intéressant de noter qu'en 2004, le réalisateur Tomoyuki Takimoto réalisa le film <em lang="ja">Ki no umi</em> (<span lang="ja">樹の海</span>) dans la Forêt du suicide. Il raconta aux journalistes que durant les repérages pour le film, il trouva un portefeuille contenant 370 000 yens (environ 2 300 euros) laissant ainsi supposer qu'Aokigahara est un terrain propice pour la chasse aux trésors. Ce qui ne fut pas pour calmer les ardeurs du <strong>tourisme morbide</strong>.

<h2>Nature et légendes</h2>

<strong>Aokigahara est ainsi le théâtre de nombreuses morts mystérieuses</strong>, qu'il s'agisse de suicides, de disparitions ou d'accidents : en effet, la topologie de la forêt se caractérise par de nombreuses grottes et souterrains, dans lesquels on peut tomber par inadvertance en empruntant les chemins non balisés de la forêt.

La « Mer d'arbres » étant très dense, il est très facile de s'y perdre, d'autant plus que les locaux affirment qu'elle est hantée par les <em lang="ja">yurei</em>, les âmes damnées des défunts morts violemment, hantant la forêt pour égarer les vivants. Il paraît aussi que les boussoles n'y fonctionnent pas à cause du magnétisme de la roche volcanique, et que les instruments numériques tels que GPS et téléphones portables ne captent pas.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-panneau2.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-panneau2-420x279.jpg" alt="Photo de Cécile Lavrut" class="aligncenter size-large wp-image-5581" /></a>

Cela a donné naissance à <strong>la légende selon laquelle quiconque entre dans Aokigahara n'en ressort jamais</strong>, et que des promeneurs ayant perdu leur chemin, prisonniers de cet « enfer vert », y ont erré pendant des jours avant de mourir de faim puis d'être dévorés par la faune locale.

Cela explique aussi pourquoi les désespérés qui s'enfoncent dans la forêt mais qui hésitent encore à en finir marquent leur chemin avec de l'adhésif, qu'ils font courir d'arbre en arbre, un peu comme les petits cailloux de Hansel et Gretel, afin de pouvoir retrouver leur chemin et de ressortir de la forêt, si besoin.

Cela abîme évidemment l'écosystème d'Aokigahara, qui se retrouve ainsi polluée par des quantités considérables de plastique, que viennent nettoyer des groupes de personnes lors d'<strong>une « chasse au cadavre » annuelle</strong>, sorte de randonnée macabre à la poursuite des traces laissées par les récents suicidés.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-danger.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_aokigahara-danger-420x279.jpg" alt="Alerte face au danger à Aokigahara" class="aligncenter size-large wp-image-5583" /></a>

Le shintoïsme et le bouddhisme, les deux religions majoritaires au Japon, accordent toutes deux une place particulière à la nature dans leur système de croyances. Ainsi, le shintoïsme, plus proche de l'animisme que d'une véritable doctrine religieuse, considère que la montagne et <strong>la forêt abritent des divinités, ainsi que les âmes des morts</strong> (voir à ce sujet le PDF <a href="http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/5122/563_572.pdf?sequence=1"><em>Forêt et religion au Japon : d’une vision singulière de l’arbre à une gestion particulière de la forêt</em></a>, de Nicolas Alban et Caroline Berwick).

Les Japonais habitant en périphérie du Mont Fuji ne pénètrent que très rarement dans Aokigahara, en partie à cause de ces croyances, et de toutes les légendes qui se sont formées au sujet de cette étrange forêt au fil des années.

D'aucuns voient dans la crise économique l'explication de l'augmentation du nombre de suicides à Aokigahara depuis le début des années 2000.

<h2>Reportage vidéo sur Aokigahara</h2>

<strong>Attention : ce documentaire contient des images susceptibles de choquer les âmes sensibles.</strong>

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=4FDSdg09df8[/youtube]

<h2>En savoir plus sur Aokigahara</h2>

<ul>
	<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Aokigahara">Aokigahara sur Wikipedia</a> (en anglais)</li>
	<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aokigahara">Aokigahara sur Wikipédia</a> (en français, mais moins complet)</li>
	<li><strong>Attention : âmes sensibles s'abstenir !</strong> <a href="http://www.toutetrien.com/files/aokigahara.php" title="Un article passionnant sur Aokigahara">Un article passionnant (et des photos glauques)</a> à lire sur Tout et &amp; Rien.</li>
	<li><strong>Attention : âmes sensibles s'abstenir !</strong> <a href="http://www.horror-scaryweb.com/mythes-l%C3%A9gendes-urbaines-histoires-incroyables/la-for%C3%AAt-maudite-du-mont-fuji/">La forêt maudite du Mont Fuji</a>, à lire chez Horror Scary Web</li>

</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Géode</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/dark-inspiration/geode/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/dark-inspiration/geode/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Mar 2013 10:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dark inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[mauve]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/20130226_koenhauser-206x309.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Koen Hauser" /></div><div><strong>Cacher mes larmes dans la pluie</strong>, parade toute trouvée, divine équation pour laisser le vent flouter mes arrière-pensées et accueillir les gouttes comme de micro-fouets cinglant sur mon échine. Le cou protégé par un rayon de pierres purpurines, à travers lesquelles perce par magie l'éclat d'une peau encore juvénile, j'arrache de son visage son sourire satisfait, grotesque et niais, et l'enroule dans la brume, et le lance au loin, à jamais brisé.

Je me laisse aspirer par les tonnes de pages que je trimballe jour après jour dans ma besace, l'esprit mal placé et le regard en biais, suspectant l'heure de tourner plus vite qu'à l'accoutumée tandis que je suis les aventures de l'apprenti sorcier.

J'apprends et j'enserre, plonge et malaxe, relève et passe mon chemin, car, c'est vrai, qui trop embrasse mal étreint le mâle trop éteint qui embarrasse.

[gallery columns="1" ids="5567,5565,5566,5573,5564,5563,5561,5562,5574,5560,5559,5555,5554,5557,5556,5575"]</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/20130226_koenhauser-206x309.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Koen Hauser" /></div><div><strong>Cacher mes larmes dans la pluie</strong>, parade toute trouvée, divine équation pour laisser le vent flouter mes arrière-pensées et accueillir les gouttes comme de micro-fouets cinglant sur mon échine. Le cou protégé par un rayon de pierres purpurines, à travers lesquelles perce par magie l'éclat d'une peau encore juvénile, j'arrache de son visage son sourire satisfait, grotesque et niais, et l'enroule dans la brume, et le lance au loin, à jamais brisé.

Je me laisse aspirer par les tonnes de pages que je trimballe jour après jour dans ma besace, l'esprit mal placé et le regard en biais, suspectant l'heure de tourner plus vite qu'à l'accoutumée tandis que je suis les aventures de l'apprenti sorcier.

J'apprends et j'enserre, plonge et malaxe, relève et passe mon chemin, car, c'est vrai, qui trop embrasse mal étreint le mâle trop éteint qui embarrasse.

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		</item>
		<item>
		<title>Draconian - Where Lovers Mourn</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-glaces/draconian-where-lovers-mourn/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-glaces/draconian-where-lovers-mourn/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 10:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums glacés]]></category>
		<category><![CDATA[doom]]></category>
		<category><![CDATA[Draconian]]></category>
		<category><![CDATA[gothic metal]]></category>
		<category><![CDATA[Napalm Records]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=5571</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/draconian-where-lovers-mourn-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Draconian – Where Lovers Mourn" /></div><div>Ce disque me fut offert, jadis, par une amie fée. Rien de très étrange que, sur l'Astre pourpre, une fée fasse don à une elfe d'une histoire d'amants en deuil. De là a débuté une grande histoire passionnelle entre ce disque et moi, sorte de madeleine de Proust des années plongées dans le metal doom à voix féminine, nourriture spirituelle des années de <strong>mélancolie maladive et assumée</strong>.

Certes, <em lang="en">Where Lovers Mourn</em> de Draconian ne réinvente pas la roue : on retrouve dans cet album tous les ingrédients qui ont fait les belles heures de <strong>cette typologie de metal, que d'aucuns qualifient de « gothique »</strong>,  dont les représentants les plus célèbres se nomment <span lang="en">After Forever</span>, <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-glaces/the-sins-of-thy-beloved-lake-of-sorrow/"><span lang="en">The Sins of Thy Beloved</span></a>, <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/my-dying-bride-the-barghest-o-whitby/"><span lang="en">My Dying Bride</span></a> ou encore <span lang="en">Theatre of Tragedy</span>.

<strong>Un metal lent et douloureux</strong>, aux guitares mélodiques et à la batterie lourde, portées par une basse spectrale et par des voix féminine et masculine aussi différentes que complémentaires, et sublimées par un violon désespéré. Les claviers brumeux ajoutent beaucoup à l'histoire lugubre qui nous est contée-là. Cette recette de doom lyrique fut ô combien utilisée, réutilisée, vidée de sa substance avec quelques ratés considérables, mais il s'agit d'une bonne vieille recette néanmoins, que survole Draconian.

Alors que la fin des années 90 a vu des chanteuses telles que Tarja Turunen ou Floor Jansen donner le la d'une scène metal magnifiée par cette percée féminine dans ses rangs d'ordinaire blindés de testostérone, Lisa Johansson, seule femme du line-up de Draconian, apporte ici une fraîcheur et un timbre que je ne connais à aucune autre chanteuse de cette scène, à la fois lyrique, aérienne et belle comme les premiers flocons de neige de l'année. <strong>Son phrasé distinct et digne surplombe des compositions brumeuses, tel le soleil pâle nappant cette pochette morbide d'une lueur aveuglante.</strong>

<em lang="en">In solitude, forever…</em> La thématique de l'album est naturellement mélancolique à souhait, et <strong>l'album se fait l'apologie de la solitude la plus totale</strong>, et d'une certaine complaisance à son égard (<q lang="en">I am truly left alone, but somehow... just somehow it feels like my loneliness is a victory (…) Living in the shadows… so proud of being the one, but desperate</q>).

Larmes de glace et jardins aux couleurs nocturnes complètent <strong>un panorama musical lugubre à souhait</strong>, dans lequel il fait bon se perdre, en bon petit goth habitué à arpenter les ruines et les allées désertes des cimetières.

La production de <em lang="en">Where Lovers Mourn</em> est très réussie pour un premier album. Les compositions, homogènes, voient s'alterner <span lang="en">grunts</span>, soupirs et envolées lyriques, dans le plus pur style dit « de la Belle et la Bête ». Le rythme est globalement lent avec quelques accélérations épiques. Enfin, on apprécie les nappes de piano qui concluent le sublime premier morceau de l'album, <em lang="en">The Cry of Silence</em> – un chef d'œuvre du genre.

<strong>Voilà donc un excellent album de <span lang="en">gothic/doom metal</span></strong>, que vous pouvez écouter les yeux fermés, et dont émane misanthropie et désespoir, certes sans originalité, mais avec honnêteté et talent. Du doom certes, mais du doom de qualité !

<h2>Écoutez « <span lang="en">The Cry of Silence</span> »</h2>

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=uF4k11lSaVk[/youtube]

<h2>En savoir plus sur Draconian</h2>

<ul>
	<li><a href="http://www.draconian.se/">Site officiel de Draconian</a></li>
	<li><a href="http://metal.nightfall.fr/index_2397_draconian-where-lovers.html">Chronique de <em lang="en">Where Lovers Mourn</em> sur <span lang="en">Nightfall in Middle Earth</span></a></li>
	<li><a href="http://www.metal-archives.com/reviews/Draconian/Where_Lovers_Mourn/29869/">Plusieurs chroniques de Where Lovers Mourn sur Encyclopaedia Metallum</a></li>
</ul>

</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/draconian-where-lovers-mourn-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Draconian – Where Lovers Mourn" /></div><div>Ce disque me fut offert, jadis, par une amie fée. Rien de très étrange que, sur l'Astre pourpre, une fée fasse don à une elfe d'une histoire d'amants en deuil. De là a débuté une grande histoire passionnelle entre ce disque et moi, sorte de madeleine de Proust des années plongées dans le metal doom à voix féminine, nourriture spirituelle des années de <strong>mélancolie maladive et assumée</strong>.

Certes, <em lang="en">Where Lovers Mourn</em> de Draconian ne réinvente pas la roue : on retrouve dans cet album tous les ingrédients qui ont fait les belles heures de <strong>cette typologie de metal, que d'aucuns qualifient de « gothique »</strong>,  dont les représentants les plus célèbres se nomment <span lang="en">After Forever</span>, <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-glaces/the-sins-of-thy-beloved-lake-of-sorrow/"><span lang="en">The Sins of Thy Beloved</span></a>, <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/my-dying-bride-the-barghest-o-whitby/"><span lang="en">My Dying Bride</span></a> ou encore <span lang="en">Theatre of Tragedy</span>.

<strong>Un metal lent et douloureux</strong>, aux guitares mélodiques et à la batterie lourde, portées par une basse spectrale et par des voix féminine et masculine aussi différentes que complémentaires, et sublimées par un violon désespéré. Les claviers brumeux ajoutent beaucoup à l'histoire lugubre qui nous est contée-là. Cette recette de doom lyrique fut ô combien utilisée, réutilisée, vidée de sa substance avec quelques ratés considérables, mais il s'agit d'une bonne vieille recette néanmoins, que survole Draconian.

Alors que la fin des années 90 a vu des chanteuses telles que Tarja Turunen ou Floor Jansen donner le la d'une scène metal magnifiée par cette percée féminine dans ses rangs d'ordinaire blindés de testostérone, Lisa Johansson, seule femme du line-up de Draconian, apporte ici une fraîcheur et un timbre que je ne connais à aucune autre chanteuse de cette scène, à la fois lyrique, aérienne et belle comme les premiers flocons de neige de l'année. <strong>Son phrasé distinct et digne surplombe des compositions brumeuses, tel le soleil pâle nappant cette pochette morbide d'une lueur aveuglante.</strong>

<em lang="en">In solitude, forever…</em> La thématique de l'album est naturellement mélancolique à souhait, et <strong>l'album se fait l'apologie de la solitude la plus totale</strong>, et d'une certaine complaisance à son égard (<q lang="en">I am truly left alone, but somehow... just somehow it feels like my loneliness is a victory (…) Living in the shadows… so proud of being the one, but desperate</q>).

Larmes de glace et jardins aux couleurs nocturnes complètent <strong>un panorama musical lugubre à souhait</strong>, dans lequel il fait bon se perdre, en bon petit goth habitué à arpenter les ruines et les allées désertes des cimetières.

La production de <em lang="en">Where Lovers Mourn</em> est très réussie pour un premier album. Les compositions, homogènes, voient s'alterner <span lang="en">grunts</span>, soupirs et envolées lyriques, dans le plus pur style dit « de la Belle et la Bête ». Le rythme est globalement lent avec quelques accélérations épiques. Enfin, on apprécie les nappes de piano qui concluent le sublime premier morceau de l'album, <em lang="en">The Cry of Silence</em> – un chef d'œuvre du genre.

<strong>Voilà donc un excellent album de <span lang="en">gothic/doom metal</span></strong>, que vous pouvez écouter les yeux fermés, et dont émane misanthropie et désespoir, certes sans originalité, mais avec honnêteté et talent. Du doom certes, mais du doom de qualité !

<h2>Écoutez « <span lang="en">The Cry of Silence</span> »</h2>

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=uF4k11lSaVk[/youtube]

<h2>En savoir plus sur Draconian</h2>

<ul>
	<li><a href="http://www.draconian.se/">Site officiel de Draconian</a></li>
	<li><a href="http://metal.nightfall.fr/index_2397_draconian-where-lovers.html">Chronique de <em lang="en">Where Lovers Mourn</em> sur <span lang="en">Nightfall in Middle Earth</span></a></li>
	<li><a href="http://www.metal-archives.com/reviews/Draconian/Where_Lovers_Mourn/29869/">Plusieurs chroniques de Where Lovers Mourn sur Encyclopaedia Metallum</a></li>
</ul>

</div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Oniriques - Festival des littératures de&#160;l&#039;imaginaire, du 8 au 10 mars 2013 à Meyzieux (69)</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/news-litteraires/festival-les-oniriques-imaginaire-2013-meyzieux/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/news-litteraires/festival-les-oniriques-imaginaire-2013-meyzieux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 13:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[News littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Les Oniriques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lalunemauve.fr/?p=5584</guid>
		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_oniriques-206x252.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche signée Vincent Joubert" /></div><div>Il est plus que temps de vous parler des <strong>Oniriques, un festival axé sur les littératures de l’Imaginaire</strong>, qui se tient du 8 au 10 mars prochain à la Médiathèque de Meyzieu (69).

Cette première édition s’articule autour d’un fil-rouge au thème évocateur : Quêtes & Dragons. 

[vimeo]http://vimeo.com/60450309[/vimeo]

Ce festival réunit sous une même (belle !) bannière de nombreuses associations locales, qui se sont associées afin d'ouvrir une porte sur leurs passions respectives, avec chacune leurs univers et spécificités.

Vous aurez l'occasion de rencontrer moult auteurs et illustrateurs, notamment :

<ul>
	<li><strong>Ayerdhal</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Vincent Joubert</strong>, illustrateur</li>
	<li><strong>Gilles Francescano</strong>, illustrateur</li>
	<li><strong>Jean-Philippe Jaworski</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Marika Gallman</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Nathalie Le Gendre</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Philippe-Henri Turin</strong>, illustrateur</li>
	<li><strong>Danielle Martinigol</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Nadia Coste</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Anne Fakhouri</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Ange</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Jean-Luc Bizien</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Pierre Pevel</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Marie-Hélène Delval</strong>, auteur et traductrice</li>
	<li><strong>Sara Doke</strong>, auteur et traductrice</li>
</ul>

Vendredi 8 mars, au hasard de la programmation, vous aurez l'occasion de <strong>boire un thé rouge avec des vampires</strong>, de réfléchir à la littérature médiévale, de faire dédicacer vos livres Mnémos et Moutons, de voir de près de tendres dragons ou encore de revoir <a href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/dark-crystal-de-jim-henson-et-frank-oz/"><em lang="en">Dark Crystal</em></a>.

Samedi 9 mars, vous croiserez un arbre qui marche, une fée et son panier, vous perdrez dans le Labyrinthe des Créateurs majolans, <strong>écouterez de la harpe avant de cogiter sur les dragons</strong>, serez fascinés par les chasseurs de <span lang="en">drakes</span>, et assisterez encore à des combats d'escrime médiévale.

Enfin, le dimanche 10 mars, vous finirez Les Oniriques en beauté en allant faire vos emplettes au <strong>marché artisanal et féerique</strong> qui se tiendra aux abords du festival, admirer Jude Law dans le New York des années 30, assister à la démonstration d'un livre augmenté et partir à la trace de Smaug le dragon.

Retrouvez <a href="http://www.lesoniriques.fr/">le programme complet du festival</a> sur leur site web, et n'oubliez pas de <a href="https://www.facebook.com/LesOniriques?fref=ts">les suivre sur Facebook</a> !</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/20130302_oniriques-206x252.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche signée Vincent Joubert" /></div><div>Il est plus que temps de vous parler des <strong>Oniriques, un festival axé sur les littératures de l’Imaginaire</strong>, qui se tient du 8 au 10 mars prochain à la Médiathèque de Meyzieu (69).

Cette première édition s’articule autour d’un fil-rouge au thème évocateur : Quêtes & Dragons. 

[vimeo]http://vimeo.com/60450309[/vimeo]

Ce festival réunit sous une même (belle !) bannière de nombreuses associations locales, qui se sont associées afin d'ouvrir une porte sur leurs passions respectives, avec chacune leurs univers et spécificités.

Vous aurez l'occasion de rencontrer moult auteurs et illustrateurs, notamment :

<ul>
	<li><strong>Ayerdhal</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Vincent Joubert</strong>, illustrateur</li>
	<li><strong>Gilles Francescano</strong>, illustrateur</li>
	<li><strong>Jean-Philippe Jaworski</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Marika Gallman</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Nathalie Le Gendre</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Philippe-Henri Turin</strong>, illustrateur</li>
	<li><strong>Danielle Martinigol</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Nadia Coste</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Anne Fakhouri</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Ange</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Jean-Luc Bizien</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Pierre Pevel</strong>, auteur</li>
	<li><strong>Marie-Hélène Delval</strong>, auteur et traductrice</li>
	<li><strong>Sara Doke</strong>, auteur et traductrice</li>
</ul>

Vendredi 8 mars, au hasard de la programmation, vous aurez l'occasion de <strong>boire un thé rouge avec des vampires</strong>, de réfléchir à la littérature médiévale, de faire dédicacer vos livres Mnémos et Moutons, de voir de près de tendres dragons ou encore de revoir <a href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/dark-crystal-de-jim-henson-et-frank-oz/"><em lang="en">Dark Crystal</em></a>.

Samedi 9 mars, vous croiserez un arbre qui marche, une fée et son panier, vous perdrez dans le Labyrinthe des Créateurs majolans, <strong>écouterez de la harpe avant de cogiter sur les dragons</strong>, serez fascinés par les chasseurs de <span lang="en">drakes</span>, et assisterez encore à des combats d'escrime médiévale.

Enfin, le dimanche 10 mars, vous finirez Les Oniriques en beauté en allant faire vos emplettes au <strong>marché artisanal et féerique</strong> qui se tiendra aux abords du festival, admirer Jude Law dans le New York des années 30, assister à la démonstration d'un livre augmenté et partir à la trace de Smaug le dragon.

Retrouvez <a href="http://www.lesoniriques.fr/">le programme complet du festival</a> sur leur site web, et n'oubliez pas de <a href="https://www.facebook.com/LesOniriques?fref=ts">les suivre sur Facebook</a> !</div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le rêve d&#039;une autre nuit</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/planete/pensees/le-reve-dune-autre-nuit/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/planete/pensees/le-reve-dune-autre-nuit/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 Mar 2013 19:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[rêves]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/opulent-death-206x248.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« Opulent death » de Nita Collins" /></div><div>Le rêve d'une autre nuit s'est déroulé cette nuit, mettant en scène plusieurs personnages chers à mon cœur, ou disons plutôt importants à mes yeux.

Tout semblait si limpide, et en même temps aussi étouffant que les piscines visqueuses dans lesquelles je décidai de me baigner. Seules des poules (dont une morte) n'avaient rien à faire dans le décor de vacances, où ce qui jadis était une ferme rénovée devenait soudain une villa monstrueuse à cinq piscines. <em lang="en">Everybody was there…</em>

Soudain, je me retrouvai à Venise, où tout un chacun portait des masques en papier mâché grossier, genre art naïf. Pourquoi fut-elle, <em>elle</em> en particulier, recouverte d'un masque de cochon ? La simple question me plonge dans un trouble immense.

Reste qu'au beau milieu de la foule bigarrée, ma Muse malade fit son apparition, majestueuse, comme souvent, et étonnamment dénuée de perfidie. Ce fut juste la joie de se retrouver, le tourbillon d'un instant déjà achevé, et le même amour – simplement dépassionné. Un sentiment intense et ancien, quelque chose qui a toujours été là, s'est affadi avec le temps mais n'a jamais réellement disparu.

De là se sont enchaînés un tas d'évènements méchants, des bruits de couloir, des photos compromettantes qui n'avaient en fait jamais existé. Je courus, courus, dans les couloirs interminables de ma pensée.

Le visage de ma Muse émaciée, bien que doux et rassurant, fut en lui seul le signe qu'il fallait que je m'extirpe de là. Je m'arrachai donc au sommeil, les yeux boursoufflés et la bouche sèche, et ne retrouvai, sur mon oreiller, que mon propre masque en papier mâché.

Ôde aux deux Muses du neuf inversé…</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/opulent-death-206x248.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« Opulent death » de Nita Collins" /></div><div>Le rêve d'une autre nuit s'est déroulé cette nuit, mettant en scène plusieurs personnages chers à mon cœur, ou disons plutôt importants à mes yeux.

Tout semblait si limpide, et en même temps aussi étouffant que les piscines visqueuses dans lesquelles je décidai de me baigner. Seules des poules (dont une morte) n'avaient rien à faire dans le décor de vacances, où ce qui jadis était une ferme rénovée devenait soudain une villa monstrueuse à cinq piscines. <em lang="en">Everybody was there…</em>

Soudain, je me retrouvai à Venise, où tout un chacun portait des masques en papier mâché grossier, genre art naïf. Pourquoi fut-elle, <em>elle</em> en particulier, recouverte d'un masque de cochon ? La simple question me plonge dans un trouble immense.

Reste qu'au beau milieu de la foule bigarrée, ma Muse malade fit son apparition, majestueuse, comme souvent, et étonnamment dénuée de perfidie. Ce fut juste la joie de se retrouver, le tourbillon d'un instant déjà achevé, et le même amour – simplement dépassionné. Un sentiment intense et ancien, quelque chose qui a toujours été là, s'est affadi avec le temps mais n'a jamais réellement disparu.

De là se sont enchaînés un tas d'évènements méchants, des bruits de couloir, des photos compromettantes qui n'avaient en fait jamais existé. Je courus, courus, dans les couloirs interminables de ma pensée.

Le visage de ma Muse émaciée, bien que doux et rassurant, fut en lui seul le signe qu'il fallait que je m'extirpe de là. Je m'arrachai donc au sommeil, les yeux boursoufflés et la bouche sèche, et ne retrouvai, sur mon oreiller, que mon propre masque en papier mâché.

Ôde aux deux Muses du neuf inversé…</div>]]></content:encoded>
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		<title>Arrogance</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/planete/pensees/arrogance/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/planete/pensees/arrogance/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Feb 2013 19:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/natures-bondage-206x136.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« natures bondage » de Lisa Sweet" /></div><div>Par moment, mon esprit s'évade par l'écran lustré qui trône devant moi, je me recroqueville et je laisse mon cœur suivre le fil de mes pensées. Alors il intervient, comme un chat qui n'est jamais très loin, et me rappelle au présent.

Toujours à la recherche de mon oxygène si particulier, je laisse les jours s'écouler presque insensiblement. Même si mon cœur explose chaque soir, au sein de notre palais, et qu'autour de nous résonne Dredg, ou encore Tehni, parfois, encore, je me recroqueville, telle une petite araignée.

Les écrits les plus forts sont peut-être ceux que l'on publie – après il faut juste oser. Vaut-il mieux se taire ou prendre le risque d'être <a href="http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2010/05/arrogant.html">arrogant</a> ? Certains le sont précisément quand ils se taisent, c'est un comble…

Nos émois sont faits de ça, tu sais. <em lang="en">Red roses for the Devil's whore</em>, des souvenirs poussiéreux non dénués d'éclat, que je convoque parfois.

<blockquote>Tout ce qui était n'est plus ; tout ce qui sera n'est pas encore.

<sub>Alfred de Musset</sub></blockquote>

</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/natures-bondage-206x136.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« natures bondage » de Lisa Sweet" /></div><div>Par moment, mon esprit s'évade par l'écran lustré qui trône devant moi, je me recroqueville et je laisse mon cœur suivre le fil de mes pensées. Alors il intervient, comme un chat qui n'est jamais très loin, et me rappelle au présent.

Toujours à la recherche de mon oxygène si particulier, je laisse les jours s'écouler presque insensiblement. Même si mon cœur explose chaque soir, au sein de notre palais, et qu'autour de nous résonne Dredg, ou encore Tehni, parfois, encore, je me recroqueville, telle une petite araignée.

Les écrits les plus forts sont peut-être ceux que l'on publie – après il faut juste oser. Vaut-il mieux se taire ou prendre le risque d'être <a href="http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2010/05/arrogant.html">arrogant</a> ? Certains le sont précisément quand ils se taisent, c'est un comble…

Nos émois sont faits de ça, tu sais. <em lang="en">Red roses for the Devil's whore</em>, des souvenirs poussiéreux non dénués d'éclat, que je convoque parfois.

<blockquote>Tout ce qui était n'est plus ; tout ce qui sera n'est pas encore.

<sub>Alfred de Musset</sub></blockquote>

</div>]]></content:encoded>
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		<title>Eaux pâles</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/dark-inspiration/eaux-pales/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/dark-inspiration/eaux-pales/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 Feb 2013 10:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dark inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[romantisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/pre-raphaelite-01-206x278.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« The Pre-Raphaelite 01 » de Flanna Sidheag" /></div><div>Eaux pâles, eaux pâles, eaux pâles, opale… Petit mantra silencieux que je répète sans tourner sur moi-même devant mon miroir, mais espérant quand même croiser le regard de la Vierge sanglante au détour d'un reflet. 

Eaux claires, eaux claires, eaux claires, éclair… et venin, une simple poussée des mains, tout au fond dans ma salle de bain. La dentelle s'évanouit dans le clapotis des vagues, là où la porcelaine laisse la place au sable blanc.

Aux océans et aux lacs, aux petits gués et aux rivières, à l'eau, à la pluie et aux larmes – et toujours, aux Pâles et aux Clairs vêtus d'ébène.

[gallery ids="5536,5540,5528,5527,5526,5534,5529,5541,5533,5535,5532,5530,5525,5538,5531,5539,5537"]</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/pre-raphaelite-01-206x278.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« The Pre-Raphaelite 01 » de Flanna Sidheag" /></div><div>Eaux pâles, eaux pâles, eaux pâles, opale… Petit mantra silencieux que je répète sans tourner sur moi-même devant mon miroir, mais espérant quand même croiser le regard de la Vierge sanglante au détour d'un reflet. 

Eaux claires, eaux claires, eaux claires, éclair… et venin, une simple poussée des mains, tout au fond dans ma salle de bain. La dentelle s'évanouit dans le clapotis des vagues, là où la porcelaine laisse la place au sable blanc.

Aux océans et aux lacs, aux petits gués et aux rivières, à l'eau, à la pluie et aux larmes – et toujours, aux Pâles et aux Clairs vêtus d'ébène.

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		</item>
		<item>
		<title>La&#160;fin d&#039;une époque</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/planete/pensees/la-fin-dune-epoque/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/planete/pensees/la-fin-dune-epoque/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 Feb 2013 19:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[nostalgie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/Edge_of_the_World_by_TeaPartyGirl-206x99.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« Edge of the World » de Sarah Joncas" /></div><div>La fin d'une époque. C'est comme ça que cette soirée a résonné en moi. J'avais beau boire, manger, rire jusqu'à l'ivresse, cela ne changeait en rien la façon dont finiraient les choses.

La fin d'une époque. Il faut du temps pour réapprendre un autre langage. Pour calquer ses émotions, ses vibrations, sur un autre Autre. Il faut du temps.

En faisant l'inventaire, ce soir, de mes amours anciennes, des épreuves passées, des luttes encore actuelles, je réalise qu'une part de ça, de ce présent, n'en finira jamais. Cela sera différent, oui – mais la racine vivra encore longtemps dans un présent sans cesse réactualisé.

La Jolie dit : <em>ce qui me nourrit me détruit</em>. L'inverse se vérifie aussi : quand je compte le nombre de choses qui m'ont détruite tout en nourrissant, qui mes phobies, qui mes lubies, je préfère autant arrêter de compter. C'est la tension permanente entre ce qu'il me faut, et ce que je fuis. Le surmoi en berne, à l'assaut de je ne sais quelle connerie. Mais bon, on passe tous par là… non ?

Et puis parlé-je réellement de moi ? Rien n'est moins sûr. Nous déambulons, côte à côte, côtes à côtes, les coudes serrés et les pupilles embuées, sœurs ou frères de substitution, la famille qu'on aurait voulu choisir – <em>par moment</em>. Avant de se rendre compte que tout ce qu'on a n'est pas si mal – que c'est même super bien, au fond. Rien n'est exclusif, tout est complémentaire. Ce qui me nourrit ne me détruit pas forcément.

La fin d'une époque oui, car une de mes amies s'en va rejoindre la ville de tous les tourments symboliques. La ville où des fleurs sont mortes de soif. La ville où même Echo rendit l'âme, poignardée par un cœur de glace.

Reste à savoir laquelle des Maries restera à quai, laquelle poursuivra la route, laquelle lancera les dés.

Un soir, la Lune a chargé une étoile de te murmurer tous les non-dits, tous les tabous, tous les héros masqués. On a marché sur cette Lune qui n'était pas vraiment la nôtre – on n'a fait que l'emprunter, le temps d'un délire à deux. Abscons, intrus, obstrué : les mots sont pléthore pour décrire ce qui aurait dû ne jamais avoir lieu. Mais ça a eu lieu. Aussi vite que cela a fini.

La fin d'une époque, entre nous soit dit.

<blockquote lang="en">Wishful thinking I might be yours
Drifting on every step
I'm always drawn to the dark horse
Sweet sweet nothing's said

And every dream is just a dream after all
And everything stands so still when you dance
Everything spins so fast
And the night's in a paper cup
When you want it to last

Wishful thinking you might be mine
Every shiver sends
One breath under the bridge of sighs
Bending where the river bends

And every dream is just a dream, after all

And everything stands so still when you dance
Everything spins so fast
And the night's in a paper cup
When you want it to last</blockquote>

Heather Nova - <em lang="en">Paper Cup</em>

<em><sub>(Loghorrée automatique à minuit passé… Je rejoins Paris endormie dans les bras de Morphée.)</sub></em></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/Edge_of_the_World_by_TeaPartyGirl-206x99.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« Edge of the World » de Sarah Joncas" /></div><div>La fin d'une époque. C'est comme ça que cette soirée a résonné en moi. J'avais beau boire, manger, rire jusqu'à l'ivresse, cela ne changeait en rien la façon dont finiraient les choses.

La fin d'une époque. Il faut du temps pour réapprendre un autre langage. Pour calquer ses émotions, ses vibrations, sur un autre Autre. Il faut du temps.

En faisant l'inventaire, ce soir, de mes amours anciennes, des épreuves passées, des luttes encore actuelles, je réalise qu'une part de ça, de ce présent, n'en finira jamais. Cela sera différent, oui – mais la racine vivra encore longtemps dans un présent sans cesse réactualisé.

La Jolie dit : <em>ce qui me nourrit me détruit</em>. L'inverse se vérifie aussi : quand je compte le nombre de choses qui m'ont détruite tout en nourrissant, qui mes phobies, qui mes lubies, je préfère autant arrêter de compter. C'est la tension permanente entre ce qu'il me faut, et ce que je fuis. Le surmoi en berne, à l'assaut de je ne sais quelle connerie. Mais bon, on passe tous par là… non ?

Et puis parlé-je réellement de moi ? Rien n'est moins sûr. Nous déambulons, côte à côte, côtes à côtes, les coudes serrés et les pupilles embuées, sœurs ou frères de substitution, la famille qu'on aurait voulu choisir – <em>par moment</em>. Avant de se rendre compte que tout ce qu'on a n'est pas si mal – que c'est même super bien, au fond. Rien n'est exclusif, tout est complémentaire. Ce qui me nourrit ne me détruit pas forcément.

La fin d'une époque oui, car une de mes amies s'en va rejoindre la ville de tous les tourments symboliques. La ville où des fleurs sont mortes de soif. La ville où même Echo rendit l'âme, poignardée par un cœur de glace.

Reste à savoir laquelle des Maries restera à quai, laquelle poursuivra la route, laquelle lancera les dés.

Un soir, la Lune a chargé une étoile de te murmurer tous les non-dits, tous les tabous, tous les héros masqués. On a marché sur cette Lune qui n'était pas vraiment la nôtre – on n'a fait que l'emprunter, le temps d'un délire à deux. Abscons, intrus, obstrué : les mots sont pléthore pour décrire ce qui aurait dû ne jamais avoir lieu. Mais ça a eu lieu. Aussi vite que cela a fini.

La fin d'une époque, entre nous soit dit.

<blockquote lang="en">Wishful thinking I might be yours
Drifting on every step
I'm always drawn to the dark horse
Sweet sweet nothing's said

And every dream is just a dream after all
And everything stands so still when you dance
Everything spins so fast
And the night's in a paper cup
When you want it to last

Wishful thinking you might be mine
Every shiver sends
One breath under the bridge of sighs
Bending where the river bends

And every dream is just a dream, after all

And everything stands so still when you dance
Everything spins so fast
And the night's in a paper cup
When you want it to last</blockquote>

Heather Nova - <em lang="en">Paper Cup</em>

<em><sub>(Loghorrée automatique à minuit passé… Je rejoins Paris endormie dans les bras de Morphée.)</sub></em></div>]]></content:encoded>
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		<title>Lumière pâle</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 14:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dark inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[cimetières]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>
		<category><![CDATA[inspiration]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/20130207_flowers-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Fleurs" /></div><div><blockquote>La seule vie qui soit passionnante est la vie imaginaire.</blockquote>
<sub>– Virginia Woolf</sub>

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<sub>– Virginia Woolf</sub>

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		<item>
		<title>L&#039;ange de&#160;pierre</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/planete/pensees/lange-de-pierre/</link>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 19:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[narcissisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/Skin_Deep_by_arcipello-206x237.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« Skin Deep » de Daniel Conway" /></div><div><a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/20100322_picktwo.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/20100322_picktwo.jpg" alt="Pick Two" class="aligncenter size-full wp-image-5390" /></a>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/20100322_narcisse.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/20100322_narcisse.jpg" alt="Narcisse" class="aligncenter size-full wp-image-5387" /></a>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/20100403_sand.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/20100403_sand.jpg" alt="Désert émotionnel" class="aligncenter size-full wp-image-5386" /></a>

Mon premier est aussi le plus vaniteux ; ainsi, je mets sa perversion à l'honneur. Submergé par la pulsion de mort, il surveille. Encore maintenant. Coucou, l'ange de pierre ! De deux maux choisissons le moindre - laissons-le tomber en morceaux.

Castré vraisemblablement, ce séraphin tout puissant libère sans doute quelques endorphines, mêlées à un parfum masculin et à l'huile de térébenthine. "<em>Le rêve va-t-il laisser transparaître le blanc de l'absence ?</em>"

L'ange se joue de son image… en apparence. Et moi, je fus tour à tour :

<blockquote>un <em>proto-objet</em> ; soit un objet morcelé, punctiforme ; (...) soit carrément un objet inanimé, détritus, pierre terrestre ou pierre sélénite, météorite menaçant, étoile lointaine et clignotante à l'adresse du schizophrène</blockquote>

Ou peut-être un robot interplanétaire, ou une rosacée. Ce n'est pas vers les astres que notre personnage devait regarder, mais bien dans son sombre reflet.

S&nbsp;A&nbsp;T&nbsp;U&nbsp;R&nbsp;N&nbsp;I&nbsp;N&nbsp;E
[un disque qui a beaucoup tourné]

Mes rêves alors étaient comme des lucioles éteintes, des feux de cheminée condamnés à s'éteindre en silence, au cœur de la nuit. Sur le grand échiquier glacé, ma self-estime fut d'un mot d'un seul poignardée ; affaiblie par la passion que je portais à mon objet, je ne pus me résoudre à brûler l'idole. Je fus, semble-t-il, trop touchée par la douleur qu'il me transférait, incapable de la ressentir lui-même. Vides, ses sombres prunelles échouaient à m'apporter la vérité. Et plus je tentais de m'approcher de cet idéal, plus je m'éloignais des rivages irréguliers de la vie.

Dans mon malheur, l'ange de l'air m'apporta un peu de lumière – mais c'est là un conte qui sera raconté ailleurs.

Malgré mes efforts, l'ange de pierre dans toute son implacable beauté, restera une sempiternelle rengaine, une sempiternelle déception. Malgré moi, je reste, et pour toujours, Echo et l'ombre de tes pas.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/dali-metamorphosis_of_narcissus.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/dali-metamorphosis_of_narcissus-420x279.jpg" alt="« La Métamorphose de Narcisse » de Salvador Dali" class="aligncenter size-large wp-image-5384" /></a>

(Les citations incluses dans ce texte sont tirées du génial livre d'Alberto Eigueur, <em>Le pervers narcissique et son complice</em>, Dunod, Paris, 3e édition, 2003)</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/Skin_Deep_by_arcipello-206x237.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« Skin Deep » de Daniel Conway" /></div><div><a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/20100322_picktwo.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/20100322_picktwo.jpg" alt="Pick Two" class="aligncenter size-full wp-image-5390" /></a>

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Mon premier est aussi le plus vaniteux ; ainsi, je mets sa perversion à l'honneur. Submergé par la pulsion de mort, il surveille. Encore maintenant. Coucou, l'ange de pierre ! De deux maux choisissons le moindre - laissons-le tomber en morceaux.

Castré vraisemblablement, ce séraphin tout puissant libère sans doute quelques endorphines, mêlées à un parfum masculin et à l'huile de térébenthine. "<em>Le rêve va-t-il laisser transparaître le blanc de l'absence ?</em>"

L'ange se joue de son image… en apparence. Et moi, je fus tour à tour :

<blockquote>un <em>proto-objet</em> ; soit un objet morcelé, punctiforme ; (...) soit carrément un objet inanimé, détritus, pierre terrestre ou pierre sélénite, météorite menaçant, étoile lointaine et clignotante à l'adresse du schizophrène</blockquote>

Ou peut-être un robot interplanétaire, ou une rosacée. Ce n'est pas vers les astres que notre personnage devait regarder, mais bien dans son sombre reflet.

S&nbsp;A&nbsp;T&nbsp;U&nbsp;R&nbsp;N&nbsp;I&nbsp;N&nbsp;E
[un disque qui a beaucoup tourné]

Mes rêves alors étaient comme des lucioles éteintes, des feux de cheminée condamnés à s'éteindre en silence, au cœur de la nuit. Sur le grand échiquier glacé, ma self-estime fut d'un mot d'un seul poignardée ; affaiblie par la passion que je portais à mon objet, je ne pus me résoudre à brûler l'idole. Je fus, semble-t-il, trop touchée par la douleur qu'il me transférait, incapable de la ressentir lui-même. Vides, ses sombres prunelles échouaient à m'apporter la vérité. Et plus je tentais de m'approcher de cet idéal, plus je m'éloignais des rivages irréguliers de la vie.

Dans mon malheur, l'ange de l'air m'apporta un peu de lumière – mais c'est là un conte qui sera raconté ailleurs.

Malgré mes efforts, l'ange de pierre dans toute son implacable beauté, restera une sempiternelle rengaine, une sempiternelle déception. Malgré moi, je reste, et pour toujours, Echo et l'ombre de tes pas.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/dali-metamorphosis_of_narcissus.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/dali-metamorphosis_of_narcissus-420x279.jpg" alt="« La Métamorphose de Narcisse » de Salvador Dali" class="aligncenter size-large wp-image-5384" /></a>

(Les citations incluses dans ce texte sont tirées du génial livre d'Alberto Eigueur, <em>Le pervers narcissique et son complice</em>, Dunod, Paris, 3e édition, 2003)</div>]]></content:encoded>
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		<title>Pétales</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2013 19:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/petales-206x138.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Photographie de michelle k.a." /></div><div>Ce matin-là, tu glissais le long de ma peau comme un drap. Chacune de tes syllabes rythmaient la fin de mes rêves, telles la chanson régulière de la mer, elle-même condensée de tes vers, de mes cheveux en bataille et de ton bas-ventre frémissant. Nos doigts s'enlaçaient dans la lumière dorée de ces songes qui n'en finissent pas ; nos cœurs enrubannés palpitaient dans un sac que nous avions volontairement abandonné.

Nos pétales, à demi arrachés, tout comme nos cœurs ? Peut-être, peut-être ailleurs.

Plus récemment, je me suis sentie toute petite, essayant de démêler les comportements qui ne changeront jamais de ceux qui me permettraient de m'élever. <em>Ce n'est pas grave</em>, disent-elles, <em>chaque déception est un petit bleu amené à s'évanouir tranquillement</em>. Du bleu au vert, du vert au jaune, du jaune au noir, mes yeux dans tes yeux et mes mains sans espoir.

Une mèche de cheveux, rebelle, se glisse entre mes prunelles grises, et bien que je rechigne à l'admettre, mille questions te volent la vedette. <em>Patience et longueur de temps</em>, disent-ils – mais ta sève combinée à ma sève tend à paralyser toute raison !

Verseaux, presque jumeaux, nos ombres hautes se reflétaient dans le monde virtuel, et nos émotions grondaient comme de petits tremblements de terre : avons-nous jamais abandonné la partie ? Sommes-nous encore écorchés, nul ne sait…

Voilà qu'un flux très bien identifié réchauffe mes veines. La tête posée contre une montagne en papier, j'observe tranquillement les dernières minutes de ma vingt-sixième année ; elles volettent autour de ma tête comme des éphémères autour des lampadaires, silencieuses et graciles, avant de toucher terre.

J'ai collecté, je l'avoue, quelques mots et quelques images que je te destinais pour, un soir qui sait, simplement te les envoyer. Nos têtes à l'envers pourraient enfin se révéler les secrets de cette journée-là, où je fus longtemps ballottée et méprisée, de façon presque sincère. Ces quelques gouttes de toi scintillaient par millier - au fond de moi, je garderai toujours la trace de ce toi imaginaire.

Oui, je sais, -
Je ne suis pas ce type de créature
Simplement la seule qui puisse réanimer ce royaume trop longtemps endormi

J'ai rêvé de lits dans lesquels le mauve tremblait encore, insoumis
Parle-moi des choses à côté desquelles tu es passé, des maux que j'ai loupés
Laisse-moi éclairer ta vision du monde et te montrer mes cieux déformés

Je me suis lassée des songes en plastique qu'on inhalait par bouffées
Et si comètes et feux follets me passent encore au travers de la tête,
Désormais, je me fie seulement à sa peau constellée</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/petales-206x138.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Photographie de michelle k.a." /></div><div>Ce matin-là, tu glissais le long de ma peau comme un drap. Chacune de tes syllabes rythmaient la fin de mes rêves, telles la chanson régulière de la mer, elle-même condensée de tes vers, de mes cheveux en bataille et de ton bas-ventre frémissant. Nos doigts s'enlaçaient dans la lumière dorée de ces songes qui n'en finissent pas ; nos cœurs enrubannés palpitaient dans un sac que nous avions volontairement abandonné.

Nos pétales, à demi arrachés, tout comme nos cœurs ? Peut-être, peut-être ailleurs.

Plus récemment, je me suis sentie toute petite, essayant de démêler les comportements qui ne changeront jamais de ceux qui me permettraient de m'élever. <em>Ce n'est pas grave</em>, disent-elles, <em>chaque déception est un petit bleu amené à s'évanouir tranquillement</em>. Du bleu au vert, du vert au jaune, du jaune au noir, mes yeux dans tes yeux et mes mains sans espoir.

Une mèche de cheveux, rebelle, se glisse entre mes prunelles grises, et bien que je rechigne à l'admettre, mille questions te volent la vedette. <em>Patience et longueur de temps</em>, disent-ils – mais ta sève combinée à ma sève tend à paralyser toute raison !

Verseaux, presque jumeaux, nos ombres hautes se reflétaient dans le monde virtuel, et nos émotions grondaient comme de petits tremblements de terre : avons-nous jamais abandonné la partie ? Sommes-nous encore écorchés, nul ne sait…

Voilà qu'un flux très bien identifié réchauffe mes veines. La tête posée contre une montagne en papier, j'observe tranquillement les dernières minutes de ma vingt-sixième année ; elles volettent autour de ma tête comme des éphémères autour des lampadaires, silencieuses et graciles, avant de toucher terre.

J'ai collecté, je l'avoue, quelques mots et quelques images que je te destinais pour, un soir qui sait, simplement te les envoyer. Nos têtes à l'envers pourraient enfin se révéler les secrets de cette journée-là, où je fus longtemps ballottée et méprisée, de façon presque sincère. Ces quelques gouttes de toi scintillaient par millier - au fond de moi, je garderai toujours la trace de ce toi imaginaire.

Oui, je sais, -
Je ne suis pas ce type de créature
Simplement la seule qui puisse réanimer ce royaume trop longtemps endormi

J'ai rêvé de lits dans lesquels le mauve tremblait encore, insoumis
Parle-moi des choses à côté desquelles tu es passé, des maux que j'ai loupés
Laisse-moi éclairer ta vision du monde et te montrer mes cieux déformés

Je me suis lassée des songes en plastique qu'on inhalait par bouffées
Et si comètes et feux follets me passent encore au travers de la tête,
Désormais, je me fie seulement à sa peau constellée</div>]]></content:encoded>
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