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	<title>La Lune Mauve &#187; Nienna</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>René Louis - Tristan et Iseult, la saga norroise</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 08:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Âge]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
		<category><![CDATA[rené louis]]></category>
		<category><![CDATA[saga]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/12/rene-louis-tristan-iseult-206x341.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Tristan et Iseult »" /></div><div>D’après les textes des XIIe et XIIIe siècles relatifs à la légende la plus emblématique du Moyen-Âge occidental.

Un récit fondateur, des amours contrariées de Tristan et d’Iseut la Blonde (promise au roi Marc, oncle de Tristan) à la seconde Iseut aux Blanches Mains. <strong>Une ballade dominée par le destin, les philtres magiques et les forêts ensorcelantes</strong>, mais aussi une analyse pointue de quelques thèmes (la jalousie des amants, les racines galloises…).

<em>Editions Le Livre de Poche, 1972, 304 pages.</em></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/12/rene-louis-tristan-iseult-206x341.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Tristan et Iseult »" /></div><div>D’après les textes des XIIe et XIIIe siècles relatifs à la légende la plus emblématique du Moyen-Âge occidental.

Un récit fondateur, des amours contrariées de Tristan et d’Iseut la Blonde (promise au roi Marc, oncle de Tristan) à la seconde Iseut aux Blanches Mains. <strong>Une ballade dominée par le destin, les philtres magiques et les forêts ensorcelantes</strong>, mais aussi une analyse pointue de quelques thèmes (la jalousie des amants, les racines galloises…).

<em>Editions Le Livre de Poche, 1972, 304 pages.</em></div>]]></content:encoded>
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		<title>Martin Winckler - La&#160;Maladie de&#160;Sachs</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 11:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Winckler]]></category>
		<category><![CDATA[médecine]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/martin-winckler-maladie-sachs-206x338.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="WINCKLER Martin - La maladie de Sachs" /></div><div>Les affres et les souffrances reçues dans le cabinet d’un généraliste rural, Bruno Sachs, au travers des récits fictifs de ses patients, de ses collègues… Ou comment (ne pas) résister au surmenage empathique. Un très chouette roman, instructif, déprimé mais pas déprimant.

<em>J'ai Lu, 1998, 632 pages</em></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/martin-winckler-maladie-sachs-206x338.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="WINCKLER Martin - La maladie de Sachs" /></div><div>Les affres et les souffrances reçues dans le cabinet d’un généraliste rural, Bruno Sachs, au travers des récits fictifs de ses patients, de ses collègues… Ou comment (ne pas) résister au surmenage empathique. Un très chouette roman, instructif, déprimé mais pas déprimant.

<em>J'ai Lu, 1998, 632 pages</em></div>]]></content:encoded>
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		<title>Alessandro Jodorowsky - La&#160;Voie du&#160;Tarot</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 11:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[Alessandro Jodorowsky]]></category>
		<category><![CDATA[spiritualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/alexandro-jodorowsky-la-voie-du-tarot-206x303.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « La Voie du Tarot »" /></div><div>À la fois biographique, pédagogique et initiatique, un livre-seuil fourni et passionné de l’artiste multitalents, qui nous offre généreusement les codes et les symboles de ce <em>Livre Muet</em> qu’est le Tarot.

Un ouvrage pour se former à la lecture des cartes, une base pour méditer les signes foisonnants de l’inconscient collectif, un travail cohérent pour tenter de retrouver l’iconographie originelle…</p>

<em>Editions Albin Michel, 2004, 578 pages</em></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/11/alexandro-jodorowsky-la-voie-du-tarot-206x303.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « La Voie du Tarot »" /></div><div>À la fois biographique, pédagogique et initiatique, un livre-seuil fourni et passionné de l’artiste multitalents, qui nous offre généreusement les codes et les symboles de ce <em>Livre Muet</em> qu’est le Tarot.

Un ouvrage pour se former à la lecture des cartes, une base pour méditer les signes foisonnants de l’inconscient collectif, un travail cohérent pour tenter de retrouver l’iconographie originelle…</p>

<em>Editions Albin Michel, 2004, 578 pages</em></div>]]></content:encoded>
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		<title>Ludovic Roubaudi - Les Baltringues</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 07:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[cirque]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[ludovic roubaudi]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/ludovic-roubaudi-baltringues-206x342.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="ROUBAUDI Ludovic - Les baltringues" /></div><div>Une petite troupe miséreuse et éthylique de « baltringues », ces hommes de main du cirque exclus et invisibles, rêve d'un meilleur avenir le jour où elle croise un véritable chien de cirque. Peut-on passer du mauvais vin au succès ?

Un récit très drôle et poignant, dans un style gouailleur, et des personnages hauts en couleur et en humanité. Et clou du spectacle, l'indescriptible numéro du chien mou ! <em>Les Baltringues</em> a obtenu le Prix Carrefour Savoirs du Premier Roman.

<em>Editions Folio, 2004, 304 pages</em></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/ludovic-roubaudi-baltringues-206x342.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="ROUBAUDI Ludovic - Les baltringues" /></div><div>Une petite troupe miséreuse et éthylique de « baltringues », ces hommes de main du cirque exclus et invisibles, rêve d'un meilleur avenir le jour où elle croise un véritable chien de cirque. Peut-on passer du mauvais vin au succès ?

Un récit très drôle et poignant, dans un style gouailleur, et des personnages hauts en couleur et en humanité. Et clou du spectacle, l'indescriptible numéro du chien mou ! <em>Les Baltringues</em> a obtenu le Prix Carrefour Savoirs du Premier Roman.

<em>Editions Folio, 2004, 304 pages</em></div>]]></content:encoded>
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		<title>Stephen King - Simetierre</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 06:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[stephen king]]></category>
		<category><![CDATA[zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/stephen-king-simetierre-206x338.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Simetierre »" /></div><div>Un jeune couple, leurs deux enfants et un chat s'installent dans une bourgade tranquille du Middle West. Tout commence comme une idylle, ne serait-ce la proximité de ce curieux cimetière pour animaux... <strong>L'horreur va s'infiltrer, lente et sournoise, jusqu'au paroxysme, n'épargnant personne.</strong> Les schèmes classiques des morts-vivants sont magistralement interprétés dans ce roman d'une noirceur à réveiller les morts.

Editions J'ai Lu, 2000, 570 pages</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/10/stephen-king-simetierre-206x338.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Simetierre »" /></div><div>Un jeune couple, leurs deux enfants et un chat s'installent dans une bourgade tranquille du Middle West. Tout commence comme une idylle, ne serait-ce la proximité de ce curieux cimetière pour animaux... <strong>L'horreur va s'infiltrer, lente et sournoise, jusqu'au paroxysme, n'épargnant personne.</strong> Les schèmes classiques des morts-vivants sont magistralement interprétés dans ce roman d'une noirceur à réveiller les morts.

Editions J'ai Lu, 2000, 570 pages</div>]]></content:encoded>
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		<title>Vincent Ferré - Tolkien, sur les rivages de&#160;la Terre du&#160;Milieu</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 12:43:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Essais et Documents]]></category>
		<category><![CDATA[J.R.R. Tolkien]]></category>
		<category><![CDATA[vincent ferré]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/08/vincent-ferre-tolkien-rivages-terre-milieu-206x326.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Tolkien, sur les rivages de la Terre du Milieu »" /></div><div>À travers une exploration poussée et documentée, entre les lignes du <em>Seigneur des Anneaux</em>, l’auteur nous présente d’abord les personnages, les peuples et les enjeux de la trilogie désormais légendaire, puis nous dévoile les arcanes du thème ambigu de la mortalité dans le monde de Tolkien.

<em>Editions Christian Bourgois, 2001, 353 pages</em></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/08/vincent-ferre-tolkien-rivages-terre-milieu-206x326.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Tolkien, sur les rivages de la Terre du Milieu »" /></div><div>À travers une exploration poussée et documentée, entre les lignes du <em>Seigneur des Anneaux</em>, l’auteur nous présente d’abord les personnages, les peuples et les enjeux de la trilogie désormais légendaire, puis nous dévoile les arcanes du thème ambigu de la mortalité dans le monde de Tolkien.

<em>Editions Christian Bourgois, 2001, 353 pages</em></div>]]></content:encoded>
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		<title>Umberto Eco - Le Nom de&#160;la rose</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jul 2009 11:30:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Âge]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[umberto eco]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/umberto-eco-nom-rose-206x335.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture du « Nom de la Rose »" /></div><div>En plein XIVe siècle, le franciscain Guillaume de Baskerville et son disciple Adso mènent une enquête bibliophile et sanglante dans une abbaye bénédictine qui détient farouchement le savoir, et le partage peu.

Moines dépravés et Inquisition, abus de pouvoir et amour du savoir, la Bible et Aristote, bibliothèque impossible et latinismes à foison, tous les ingrédients sont réunis pour passer le point de jonction entre foi et science dans ce polar médiéval théologique fascinant.

<em>Editions Grasset, 1990, 548 pages</em></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/07/umberto-eco-nom-rose-206x335.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture du « Nom de la Rose »" /></div><div>En plein XIVe siècle, le franciscain Guillaume de Baskerville et son disciple Adso mènent une enquête bibliophile et sanglante dans une abbaye bénédictine qui détient farouchement le savoir, et le partage peu.

Moines dépravés et Inquisition, abus de pouvoir et amour du savoir, la Bible et Aristote, bibliothèque impossible et latinismes à foison, tous les ingrédients sont réunis pour passer le point de jonction entre foi et science dans ce polar médiéval théologique fascinant.

<em>Editions Grasset, 1990, 548 pages</em></div>]]></content:encoded>
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		<title>Marie Desplechin - Sans moi</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Jun 2009 11:29:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Desplechin]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/06/marie-desplechin-sans-moi-206x357.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Sans moi »" /></div><div>Une fille sortie tout droit de la rue et des embrouilles, propulsée baby-sitter chez la narratrice, célibataire ou presque, deux enfants, et des certitudes prêtes à voler en éclats.

Comment résister à cette tornade de vie, excessive, résiliente, complexe ? Et de cette nouvelle vie bricolée, qui fait le plus de compromis, qui s'en sort le mieux, comment distinguer l'empathie de l'intéressement ?

Quelques réponses dans un quotidien détaillé au scalpel, une analyse fine et impitoyable des comportements et des secrets qui couvent.

<em>Editions L'Olivier/Seuil, 1998, 251 pages</em></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/06/marie-desplechin-sans-moi-206x357.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Sans moi »" /></div><div>Une fille sortie tout droit de la rue et des embrouilles, propulsée baby-sitter chez la narratrice, célibataire ou presque, deux enfants, et des certitudes prêtes à voler en éclats.

Comment résister à cette tornade de vie, excessive, résiliente, complexe ? Et de cette nouvelle vie bricolée, qui fait le plus de compromis, qui s'en sort le mieux, comment distinguer l'empathie de l'intéressement ?

Quelques réponses dans un quotidien détaillé au scalpel, une analyse fine et impitoyable des comportements et des secrets qui couvent.

<em>Editions L'Olivier/Seuil, 1998, 251 pages</em></div>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Miquel de&#160;Cervantes - L&#039;Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de&#160;la Manche</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/romans/miquel-de-cervantes-lingenieux-hidalgo-don-quichotte-de-la-manche/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 May 2009 16:03:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[cervantes]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/05/cervantes-175x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cervantes" /></div><div><img class="size-medium wp-image-1727 alignleft" title="cervantes" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/05/cervantes-175x300.jpg" alt="cervantes" width="175" height="300" />Les aventures absurdes et magnifiques de Don Quichotte, le dernier des chevaliers, idéaliste, rebelle, et bien sûr fou à lier, et de son écuyer Sancho Pança. Une nouvelle traduction pour cet œuvre unique, magistrale, aussi drôle que tragique, qui constitue un des plus beaux ponts littéraires entre la geste médiévale et le roman moderne. De la féodalité aux prémisses des Lumières, dans un grand vent d’ironie et de folie. Des moulins ? A l’attaque !

Editions Seuil, 1987, 2 vol.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/05/cervantes-175x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cervantes" /></div><div><img class="size-medium wp-image-1727 alignleft" title="cervantes" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/05/cervantes-175x300.jpg" alt="cervantes" width="175" height="300" />Les aventures absurdes et magnifiques de Don Quichotte, le dernier des chevaliers, idéaliste, rebelle, et bien sûr fou à lier, et de son écuyer Sancho Pança. Une nouvelle traduction pour cet œuvre unique, magistrale, aussi drôle que tragique, qui constitue un des plus beaux ponts littéraires entre la geste médiévale et le roman moderne. De la féodalité aux prémisses des Lumières, dans un grand vent d’ironie et de folie. Des moulins ? A l’attaque !

Editions Seuil, 1987, 2 vol.</div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mario Glenadel, Laurent Sautet (dir.) - Carnets Noirs</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/artbooks-musique/mario-glenadel-et-laurent-sautet-dir-carnets-noirs/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 22:36:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artbooks et Musique]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[gothique]]></category>
		<category><![CDATA[laurent sautet]]></category>
		<category><![CDATA[mario glenadel]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/04/carnets-noirs-206x291.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Carnets Noirs" /></div><div>S'il était une encyclopédie des cultures gothiques et électroniques, développant les racines et les évolutions de genres musicaux allant de la new wave à l'EBM, en passant par l'heavenly, le batcave et bien d'autres... ce serait celle-là. 

À travers un nombre impressionnant de groupes underground ou ultra-célèbres, le tout servi avec des photos léchées et une présentation stylée, pour ce tour d'horizon fouillé, exhaustif, salvateur. Le troisième tome, consacré aux mouvements culturels gothiques, est en gestation.

E-dite, 2006,  2 vol.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/04/carnets-noirs-206x291.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Carnets Noirs" /></div><div>S'il était une encyclopédie des cultures gothiques et électroniques, développant les racines et les évolutions de genres musicaux allant de la new wave à l'EBM, en passant par l'heavenly, le batcave et bien d'autres... ce serait celle-là. 

À travers un nombre impressionnant de groupes underground ou ultra-célèbres, le tout servi avec des photos léchées et une présentation stylée, pour ce tour d'horizon fouillé, exhaustif, salvateur. Le troisième tome, consacré aux mouvements culturels gothiques, est en gestation.

E-dite, 2006,  2 vol.</div>]]></content:encoded>
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		<title>Marie Darrieussecq - Truismes</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 23:28:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[marie darrieussecq]]></category>
		<category><![CDATA[métamorphose]]></category>
		<category><![CDATA[surréalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/darrieussecq-marie-truismes-180x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="darrieussecq-marie-truismes" /></div><div><img class="size-medium wp-image-1652 alignleft" title="darrieussecq-marie-truismes" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/darrieussecq-marie-truismes-180x300.jpg" alt="darrieussecq-marie-truismes" width="180" height="300" />Le récit tragique et loufoque d'une jeune femme fort naïve qui, pour son plus grand bonheur, se transforme peu à peu en truie, dans une société qui tombe en morceaux (de premier choix). Sous des dehors carrément comiques, la critique est violente, le pessimisme est bien dosé, l’incompréhension règne et l’animalité n’est jamais à exclure dans nos comportements. Court, vivant, charnel et charnu, un délice de cynisme et de chair rose.

Folio, 1996, 148 pages</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/darrieussecq-marie-truismes-180x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="darrieussecq-marie-truismes" /></div><div><img class="size-medium wp-image-1652 alignleft" title="darrieussecq-marie-truismes" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/darrieussecq-marie-truismes-180x300.jpg" alt="darrieussecq-marie-truismes" width="180" height="300" />Le récit tragique et loufoque d'une jeune femme fort naïve qui, pour son plus grand bonheur, se transforme peu à peu en truie, dans une société qui tombe en morceaux (de premier choix). Sous des dehors carrément comiques, la critique est violente, le pessimisme est bien dosé, l’incompréhension règne et l’animalité n’est jamais à exclure dans nos comportements. Court, vivant, charnel et charnu, un délice de cynisme et de chair rose.

Folio, 1996, 148 pages</div>]]></content:encoded>
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		<title>Jean Giraudoux - Ondine</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 16:12:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[jean giraudoux]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/giraudoux-jean-ondine-183x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="giraudoux-jean-ondine" /></div><div><img class="size-medium wp-image-1571 alignleft" title="giraudoux-jean-ondine" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/giraudoux-jean-ondine-183x300.jpg" alt="giraudoux-jean-ondine" width="183" height="300" />Ondine, la belle fille de l'eau, signe un pacte cruel pour l'amour d'un chevalier humain, trop humain… Au fil d'un dialogue riche et limpide comme un ruisseau, une définitive histoire d'amour et d'amertume.

Le Livre de Poche, 1975, 155 pages</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/giraudoux-jean-ondine-183x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="giraudoux-jean-ondine" /></div><div><img class="size-medium wp-image-1571 alignleft" title="giraudoux-jean-ondine" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/giraudoux-jean-ondine-183x300.jpg" alt="giraudoux-jean-ondine" width="183" height="300" />Ondine, la belle fille de l'eau, signe un pacte cruel pour l'amour d'un chevalier humain, trop humain… Au fil d'un dialogue riche et limpide comme un ruisseau, une définitive histoire d'amour et d'amertume.

Le Livre de Poche, 1975, 155 pages</div>]]></content:encoded>
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		<title>Christian Bobin - Le Très-bas</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 14:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[biographie]]></category>
		<category><![CDATA[christian bobin]]></category>
		<category><![CDATA[françois d'assise]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/bobin-christian-le-tres-bas-173x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="bobin-christian-le-tres-bas" /></div><div><img class="aligncenter size-medium wp-image-1569" title="bobin-christian-le-tres-bas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/bobin-christian-le-tres-bas-173x300.jpg" alt="bobin-christian-le-tres-bas" width="173" height="300" />
Ce petit livre très poétique romance la vie de Saint-François d'Assise, fondateur de l'ordre des Franciscains, prêchant la pauvreté et parlant aux animaux, amoureux du monde… Loin de la Légende Dorée et du dogme ecclésiastique, mais affleurant la vérité d’un homme assoiffé de pureté, d’un humaniste avant l’heure… Une écriture fine et ciselée comme une rosace.

Gallimard, 1992, 131 pages</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/bobin-christian-le-tres-bas-173x300.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="bobin-christian-le-tres-bas" /></div><div><img class="aligncenter size-medium wp-image-1569" title="bobin-christian-le-tres-bas" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2009/03/bobin-christian-le-tres-bas-173x300.jpg" alt="bobin-christian-le-tres-bas" width="173" height="300" />
Ce petit livre très poétique romance la vie de Saint-François d'Assise, fondateur de l'ordre des Franciscains, prêchant la pauvreté et parlant aux animaux, amoureux du monde… Loin de la Légende Dorée et du dogme ecclésiastique, mais affleurant la vérité d’un homme assoiffé de pureté, d’un humaniste avant l’heure… Une écriture fine et ciselée comme une rosace.

Gallimard, 1992, 131 pages</div>]]></content:encoded>
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		<title>Jean-Pierre Jeunet</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/cinema/biographies-filmographies-realisateurs/jean-pierre-jeunet/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 09:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographies et filmographies de réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[jean-pierre jeunet]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/09/" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Jeunet - Delicatessen" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/jeunet-201x300.jpg" alt="Jean-Pierre Jeunet et Audrey Tautou" title="Jean-Pierre Jeunet et Audrey Tautou" width="201" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-955" />

<h3>Biographie</h3>

Jean-Pierre Jeunet est né en 1953 à Roanne (France). Enfant, il bidouille décors et costumes pour mettre en scène ses marionnettes, coupe et remonte à son idée les films de Disney. Adolescent, il réalise des courts-métrages avec une caméra Super-8 et étudie l’animation avec les studios Cinémaction. 
On ne peut pas parler de Jeunet sans évoquer son double et ami, Marc Caro, qu’il rencontre en 1974 au Festival d’Animation d’Annecy. Les sombres BD de Caro paraissent alors dans Metal Hurlant ou Fluide Glacial. Leur collaboration se poursuivra depuis le premier court, L’Evasion, jusqu’à La Cité… Caro « designera » pour Alien Resurrection ; il continuera sa route créative à travers des clips (Indochine), des génériques télévisés, des longs (Vidocq, Blueberry) et des musiques électroniques (album First Flight avec DJ Sonic, 2000). 
Jeunet réalise également des publicités et des clips (entre autres : Zoolook de Jean-Michel Jarre). On pourra en voir l’influence sur ses montages hachés et ses gimmicks qui font mouche. Les années 80, c’est aussi la rencontre avec Dominique Pinon, impressionnant acteur qu’on retrouvera dans presque tous ses films.


<h3>Filmographie sélective</h3>

Delicatessen est une fable cruelle et drôle sur les moyens plus ou moins louables de pallier à la pénurie de viande. Petits et grands tracas humains, boucherie fantasmagorique, résistants végétariens et autres personnages loufoques, sous (déjà) un pinceau mêlant mélo et grotesque.

Romantique et freak, techno et rétro, ridicule et tragique, c’est bien de ces mélanges que naît l’esthétique très particulière de Jeunet. Des ambiances et des parcours anti-hollywoodiens et pourtant très fleur bleue, ici sauvagerie et délicatesse fleurissent de concert. Voir l’amour de Sydney et de la « Bête »  (Alien Resurrection), les princes charmants à genoux dans le métro (Amélie…) ou la vision d’une fiancée boiteuse (Un long dimanche…).  

La Cité des enfants perdus explore le monde de l’enfance et de sa magie perdue. Le vieux Krank, privé de rêve, fait capturer des enfants pour voler les leurs. Splendide symphonie visuelle et onirique au fil des pérégrinations de One et de Miette, monstres et merveilles perdus entre foires et prisons. Mieux qu’un conte moderne, La Cité… est un conte intemporel, qui, s’il n’a pas eu un succès flagrant à sa sortie, est depuis devenu culte.

Jeunet aime les trognes (notamment le sublime et inquiétant Daniel Emilfork dans La Cité… ) qui donnent toute leur force dans ses atmosphères pétries d’étrangeté. Il est fidèle à plusieurs comédiens à la beauté décalée (dont Dominique Pinon, Audrey Tautou). 
Décalage encore et toujours, dans le choix des teintes, glauques, usées, patinées (là où la modernité demande du clinquant), dans la temporalité (son Paris de 1997 semble issu d’un poème à la Prévert) ou la technique narrative : tout à la fois conte, reportage, poème, feuilleton, sombre comic… La narration est kaléidoscopique mais cohérente, à l’image d’un cahier de photomatons égarés. Perfectionniste de l’image et de sa rythmique, Jeunet travaille ses plans comme un compositeur.

Puis il reprend le flambeau visqueux d’Alien en réalisant le quatrième épisode, Alien Resurrection. Si l’on reconnaît les mécaniques de la série (SF terrifiante, misanthropie crasse et effets spéciaux bien huilés), on découvre ici une fascination pour la créature qui n’a jamais été poussée si loin. D’ailleurs, la nouvelle Ripley est enrichie d’un côté sauvage, animal, connectée à la Bête d’une manière instinctive et charnelle. Dans cet univers suffocant à la coloration organique, jaunâtre, poisseuse, Jeunet réussit le pari improbable de parler d’amour et d’humanité…

De retour de son escapade américaine, Jeunet réalise son œuvre emblématique. Avec Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, c’est le succès explosif. Amélie est une jeune femme solitaire qui comble le vide en s’amusant de petits riens, en jouant à améliorer le destin de son entourage (ou à nouer ses lacets). Petite fille dans un corps de femme, ses difficultés relationnelles, en particulier sentimentales, et ses rencontres atypiques l’amèneront à s’ouvrir enfin à l’Autre, à trouver un autre rêveur. Soit un  thème universel, dans un Montmartre désuet de carte postale. Il a été reproché à Amélie… sa prétendue naïveté, son manichéisme, son esthétisme trop visible. Critiques relativisées par le « phénomène Amélie » international.

Avec Un long dimanche de fiançailles, Jeunet réalise une œuvre luxueuse et discutée, trop mélodramatique pour certains, trop esthétisante pour d’autres. Un long dimanche… récoltera 12 nominations et 5 Césars en 2005, ainsi que 2 nominations aux Oscars. Plus adultes, plus graves, les thèmes abordés gardent cependant cette part d’onirisme qui a fait sa signature.

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/09/jeunet-delicatessendetail-size.jpg" alt="Jeunet - Delicatessen" title="Jeunet - Delicatessen" width="286" height="160" class="aligncenter size-full wp-image-1391" />

<h3>Avis personnel</h3>

Comme peu de cinéastes ont su le faire, Jeunet a su imposer un univers visuel très marqué, jusqu’à la caricature parfois, mais toujours avec cette maîtrise technique et narrative indiscutable. Fascinés ou écœurés, on reste rarement de marbre devant ses films qui titillent en permanence l’archaïque tapi au fond de nous. On se carapace dans le coton (comme le vieux peintre aux os de verre) ou bien on se liquéfie sur le carrelage, mais on réagit. Il suffit, pour illustrer le décalage et la distance prise avec toute image d’Epinal de l’enfance, d’évoquer le début de La Cité… où un petit garçon rencontre, émerveillé, le Père Noël tandis que derrière lui apparaît une foule de Pères Noël… malaise immédiat, perturbation des codes, la scène féérique se transforme vite en terreur primale. 

Cet appel à l’instinct est d’ailleurs un des moteurs du dénouement ; c’est instinctivement qu’on est transcendé par la peur mais aussi par l’amour. Les films de Jeunet parlent directement à notre part émotionnelle, reptilienne (serions-nous un peu Ripley ?) ; la porte vers l’onirisme est verte, ouverte. Pas d’intellectualisme mais du ressenti, pas de philosophie mais de la poésie, une poésie de cauchemar. 

Rester romantique dans un monde machinique, souligner les noirceurs de l’âme et ses illuminations, Jeunet ne démontre pas, il montre, en images et en récits, il monte, il « monstre ». De nombreuses contradictions sont ainsi résumées dans l’archétype du monstre amoureux. 

Les vrais monstres ne sont donc pas ceux que l’on catalogue au premier abord mais les ténèbres psychiques devinées en arrière-plan, frustration, désespoir, jalousie, lassitude, intolérance et enfin vide. Cette illusion se retrouve dans le « piège visuel » : derrière de jolis décors patinés et une ironie ciselée, se terrent de sombres histoires (la mort de la mère d’Amélie, la méchanceté raciste de l’épicier, le commerce de chair de Delicatessen, la boucherie humaine de la Première Guerre Mondiale, le vol d’enfants de La Cité… ). 

Le thème de l’enfance, enfin, infuse toute son oeuvre. Enfance à rêver, à regretter ou à venger, période des jeux innocents et des questions définitives, nœud gordien où se joue le destin, où la magie est la plus pure et l’exploitation la plus haïssable. Le cinéaste lui-même pourrait apparaître comme un grand enfant qui joue encore avec ses marionnettes, et remonte les mythes primaires de l’enfance à sa sauce verte. Il s’agirait moins de quitter l’enfance que de s’en réconcilier…

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/09/jeunet-amelie-framboises-300x200.jpg" alt="Jeunet-amelie-framboises" title="Jeunet-amelie-framboises" width="300" height="200" class="aligncenter size-medium wp-image-1389" />

Pour plonger dans le monde vert-de-gris de Jeunet, outre l’inévitable Amélie, on peut commencer par  Delicatessen, qui contient déjà les ingrédients essentiels : décalage, folie douce et narration mosaïque…


<h3>Filmographie :</h3>

<ul>
	<li>1978 – L’Evasion (court-métrage)</li>
Les errances d’un détenu dans les sous-sols de la prison de la Santé.

	<li>1979 – Le manège (court-métrage)</li>
Animation en pâte à modeler. Un manège où personne ne s’amuse et où le caissier exploite les enfants… (prémisse de La Cité…).

	<li>1981 - Le Bunker de la dernière rafale (court-métrage)</li>
Premier court avec comédiens, glauque, expressionniste et punk.

	<li>1984 - Pas de repos pour Billi Brakko (court-métrage)</li>
D’après une BD de Caro, Le linceul de la dernière rafale.

	<li>1990 – Foutaises  (court-métrage)</li>
Basé sur le principe de J’aime/J’aime pas du futur Fabuleux Destin…

	<li>1990 - Delicatessen (avec Caro) </li>

	<li>1995 -- La Cité des enfants perdus (avec Caro)</li>

	<li>1997 -- Alien Resurrection  </li>

	<li>2001 - Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain</li>

	<li>2004 - Un long dimanche de Fiançailles  </li>

</ul>


Liens :
- Site officiel de Jean-Pierre Jeunet : http://jpjeunetlesite.online.fr/
- Site du webzine Ecran Noir : http://www.ecrannoir.fr/
(avec des dossiers sur Alien Resurrection et Amélie Poulain)
- Un site personnel sur Amélie Poulain : http://ameliepoulain.ifrance.com/
</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/09/" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Jeunet - Delicatessen" /></div><div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/jeunet-201x300.jpg" alt="Jean-Pierre Jeunet et Audrey Tautou" title="Jean-Pierre Jeunet et Audrey Tautou" width="201" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-955" />

<h3>Biographie</h3>

Jean-Pierre Jeunet est né en 1953 à Roanne (France). Enfant, il bidouille décors et costumes pour mettre en scène ses marionnettes, coupe et remonte à son idée les films de Disney. Adolescent, il réalise des courts-métrages avec une caméra Super-8 et étudie l’animation avec les studios Cinémaction. 
On ne peut pas parler de Jeunet sans évoquer son double et ami, Marc Caro, qu’il rencontre en 1974 au Festival d’Animation d’Annecy. Les sombres BD de Caro paraissent alors dans Metal Hurlant ou Fluide Glacial. Leur collaboration se poursuivra depuis le premier court, L’Evasion, jusqu’à La Cité… Caro « designera » pour Alien Resurrection ; il continuera sa route créative à travers des clips (Indochine), des génériques télévisés, des longs (Vidocq, Blueberry) et des musiques électroniques (album First Flight avec DJ Sonic, 2000). 
Jeunet réalise également des publicités et des clips (entre autres : Zoolook de Jean-Michel Jarre). On pourra en voir l’influence sur ses montages hachés et ses gimmicks qui font mouche. Les années 80, c’est aussi la rencontre avec Dominique Pinon, impressionnant acteur qu’on retrouvera dans presque tous ses films.


<h3>Filmographie sélective</h3>

Delicatessen est une fable cruelle et drôle sur les moyens plus ou moins louables de pallier à la pénurie de viande. Petits et grands tracas humains, boucherie fantasmagorique, résistants végétariens et autres personnages loufoques, sous (déjà) un pinceau mêlant mélo et grotesque.

Romantique et freak, techno et rétro, ridicule et tragique, c’est bien de ces mélanges que naît l’esthétique très particulière de Jeunet. Des ambiances et des parcours anti-hollywoodiens et pourtant très fleur bleue, ici sauvagerie et délicatesse fleurissent de concert. Voir l’amour de Sydney et de la « Bête »  (Alien Resurrection), les princes charmants à genoux dans le métro (Amélie…) ou la vision d’une fiancée boiteuse (Un long dimanche…).  

La Cité des enfants perdus explore le monde de l’enfance et de sa magie perdue. Le vieux Krank, privé de rêve, fait capturer des enfants pour voler les leurs. Splendide symphonie visuelle et onirique au fil des pérégrinations de One et de Miette, monstres et merveilles perdus entre foires et prisons. Mieux qu’un conte moderne, La Cité… est un conte intemporel, qui, s’il n’a pas eu un succès flagrant à sa sortie, est depuis devenu culte.

Jeunet aime les trognes (notamment le sublime et inquiétant Daniel Emilfork dans La Cité… ) qui donnent toute leur force dans ses atmosphères pétries d’étrangeté. Il est fidèle à plusieurs comédiens à la beauté décalée (dont Dominique Pinon, Audrey Tautou). 
Décalage encore et toujours, dans le choix des teintes, glauques, usées, patinées (là où la modernité demande du clinquant), dans la temporalité (son Paris de 1997 semble issu d’un poème à la Prévert) ou la technique narrative : tout à la fois conte, reportage, poème, feuilleton, sombre comic… La narration est kaléidoscopique mais cohérente, à l’image d’un cahier de photomatons égarés. Perfectionniste de l’image et de sa rythmique, Jeunet travaille ses plans comme un compositeur.

Puis il reprend le flambeau visqueux d’Alien en réalisant le quatrième épisode, Alien Resurrection. Si l’on reconnaît les mécaniques de la série (SF terrifiante, misanthropie crasse et effets spéciaux bien huilés), on découvre ici une fascination pour la créature qui n’a jamais été poussée si loin. D’ailleurs, la nouvelle Ripley est enrichie d’un côté sauvage, animal, connectée à la Bête d’une manière instinctive et charnelle. Dans cet univers suffocant à la coloration organique, jaunâtre, poisseuse, Jeunet réussit le pari improbable de parler d’amour et d’humanité…

De retour de son escapade américaine, Jeunet réalise son œuvre emblématique. Avec Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, c’est le succès explosif. Amélie est une jeune femme solitaire qui comble le vide en s’amusant de petits riens, en jouant à améliorer le destin de son entourage (ou à nouer ses lacets). Petite fille dans un corps de femme, ses difficultés relationnelles, en particulier sentimentales, et ses rencontres atypiques l’amèneront à s’ouvrir enfin à l’Autre, à trouver un autre rêveur. Soit un  thème universel, dans un Montmartre désuet de carte postale. Il a été reproché à Amélie… sa prétendue naïveté, son manichéisme, son esthétisme trop visible. Critiques relativisées par le « phénomène Amélie » international.

Avec Un long dimanche de fiançailles, Jeunet réalise une œuvre luxueuse et discutée, trop mélodramatique pour certains, trop esthétisante pour d’autres. Un long dimanche… récoltera 12 nominations et 5 Césars en 2005, ainsi que 2 nominations aux Oscars. Plus adultes, plus graves, les thèmes abordés gardent cependant cette part d’onirisme qui a fait sa signature.

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/09/jeunet-delicatessendetail-size.jpg" alt="Jeunet - Delicatessen" title="Jeunet - Delicatessen" width="286" height="160" class="aligncenter size-full wp-image-1391" />

<h3>Avis personnel</h3>

Comme peu de cinéastes ont su le faire, Jeunet a su imposer un univers visuel très marqué, jusqu’à la caricature parfois, mais toujours avec cette maîtrise technique et narrative indiscutable. Fascinés ou écœurés, on reste rarement de marbre devant ses films qui titillent en permanence l’archaïque tapi au fond de nous. On se carapace dans le coton (comme le vieux peintre aux os de verre) ou bien on se liquéfie sur le carrelage, mais on réagit. Il suffit, pour illustrer le décalage et la distance prise avec toute image d’Epinal de l’enfance, d’évoquer le début de La Cité… où un petit garçon rencontre, émerveillé, le Père Noël tandis que derrière lui apparaît une foule de Pères Noël… malaise immédiat, perturbation des codes, la scène féérique se transforme vite en terreur primale. 

Cet appel à l’instinct est d’ailleurs un des moteurs du dénouement ; c’est instinctivement qu’on est transcendé par la peur mais aussi par l’amour. Les films de Jeunet parlent directement à notre part émotionnelle, reptilienne (serions-nous un peu Ripley ?) ; la porte vers l’onirisme est verte, ouverte. Pas d’intellectualisme mais du ressenti, pas de philosophie mais de la poésie, une poésie de cauchemar. 

Rester romantique dans un monde machinique, souligner les noirceurs de l’âme et ses illuminations, Jeunet ne démontre pas, il montre, en images et en récits, il monte, il « monstre ». De nombreuses contradictions sont ainsi résumées dans l’archétype du monstre amoureux. 

Les vrais monstres ne sont donc pas ceux que l’on catalogue au premier abord mais les ténèbres psychiques devinées en arrière-plan, frustration, désespoir, jalousie, lassitude, intolérance et enfin vide. Cette illusion se retrouve dans le « piège visuel » : derrière de jolis décors patinés et une ironie ciselée, se terrent de sombres histoires (la mort de la mère d’Amélie, la méchanceté raciste de l’épicier, le commerce de chair de Delicatessen, la boucherie humaine de la Première Guerre Mondiale, le vol d’enfants de La Cité… ). 

Le thème de l’enfance, enfin, infuse toute son oeuvre. Enfance à rêver, à regretter ou à venger, période des jeux innocents et des questions définitives, nœud gordien où se joue le destin, où la magie est la plus pure et l’exploitation la plus haïssable. Le cinéaste lui-même pourrait apparaître comme un grand enfant qui joue encore avec ses marionnettes, et remonte les mythes primaires de l’enfance à sa sauce verte. Il s’agirait moins de quitter l’enfance que de s’en réconcilier…

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/09/jeunet-amelie-framboises-300x200.jpg" alt="Jeunet-amelie-framboises" title="Jeunet-amelie-framboises" width="300" height="200" class="aligncenter size-medium wp-image-1389" />

Pour plonger dans le monde vert-de-gris de Jeunet, outre l’inévitable Amélie, on peut commencer par  Delicatessen, qui contient déjà les ingrédients essentiels : décalage, folie douce et narration mosaïque…


<h3>Filmographie :</h3>

<ul>
	<li>1978 – L’Evasion (court-métrage)</li>
Les errances d’un détenu dans les sous-sols de la prison de la Santé.

	<li>1979 – Le manège (court-métrage)</li>
Animation en pâte à modeler. Un manège où personne ne s’amuse et où le caissier exploite les enfants… (prémisse de La Cité…).

	<li>1981 - Le Bunker de la dernière rafale (court-métrage)</li>
Premier court avec comédiens, glauque, expressionniste et punk.

	<li>1984 - Pas de repos pour Billi Brakko (court-métrage)</li>
D’après une BD de Caro, Le linceul de la dernière rafale.

	<li>1990 – Foutaises  (court-métrage)</li>
Basé sur le principe de J’aime/J’aime pas du futur Fabuleux Destin…

	<li>1990 - Delicatessen (avec Caro) </li>

	<li>1995 -- La Cité des enfants perdus (avec Caro)</li>

	<li>1997 -- Alien Resurrection  </li>

	<li>2001 - Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain</li>

	<li>2004 - Un long dimanche de Fiançailles  </li>

</ul>


Liens :
- Site officiel de Jean-Pierre Jeunet : http://jpjeunetlesite.online.fr/
- Site du webzine Ecran Noir : http://www.ecrannoir.fr/
(avec des dossiers sur Alien Resurrection et Amélie Poulain)
- Un site personnel sur Amélie Poulain : http://ameliepoulain.ifrance.com/
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		</item>
		<item>
		<title>Lélio - Douze heures du&#160;crépuscule à l&#039;aube</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/lelio-douze-heures-du-crepuscule-a-laube-chronique/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/lelio-douze-heures-du-crepuscule-a-laube-chronique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 11:27:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nienna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[oxymore]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[romantisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/04/lelio-douze-heures-crepuscule-aube-206x265.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Douze Heures du Crépuscule à l&#039;Aube » de Lélio" /></div><div><h3>L'argument</h3>
<strong>Un petit garçon à l’esprit emmuré. Un attentat comme un festin de douleur. Un clown mélancolique égrenant sa valse lente.</strong> La délicatesse d’une pièce de Chopin, et d’un morceau d’autre chose. Une prison-dédale où la solitude a un prix. Une ville rêvée (ou est-ce le reste ?) et un marchand d’Enfance. Un rituel monacal faussement absurde, réglé comme une horloge funèbre. Un Evangile (très) apocryphe…

<strong>Douze heures dans les creux nocturnes, douze variations éclatantes et crues autour de la souffrance, du rêve, de l’humanité des monstres, de la foi et du doute, et des murs de silence.</strong> Douze récits violents et racés, foisonnant de symboles et de noms perdus, de chandeliers à sept branches et de larmes d’opale. Et, fil d’encre traversant tous les personnages, lettre brûlante transformant toutes les interprétations, plus loin que les Ecritures, la transsubstantiation de l’Ecriture.
<h3>Le genre</h3>
Recueil fervent et crépusculaire.
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<em>« Pourquoi n’ai-je pas éteint ?
-- appuyé sur le bouton –
…stoppé ces chansons imbéciles ?</em>

<em>Je me le demande encore. Je me le demanderai toujours, peut-être. Comme on se demande tant d’autres choses. (Tant de questions inutiles.)
Pourquoi ?</em>

<em>*</em>

<em>C’était un jour comme un autre – de grisaille, de nuages et de bruine. Il ne faisait ni chaud ni vraiment froid. La voiture était garée sur le parking, entre deux arbres, lorsque la cassette, chtong, se retourna. (Elle se retournait toujours ainsi, avec cette espèce de bruit sec : chtong.)
L’enfant qui était seul dans la voiture, sur le siège arrière, ne réagit pas. Doigt deux pied un tête quatre œil trois doigt quatre, pensait-il. Tête deux œil un doigt quatre doigt trois pied quatre…
…doigt… »</em>
<h3>Avis personnel</h3>
Méfiez-vous de la nuit noire des âmes de ce recueil, ne vous laissez pas tromper par l’apparent chaos qui se dégage de ces textes. Lélio sait très bien où elle nous emmène, funambule au pas sûr, touchant au plus près la vérité du sujet. <strong>Ses nouvelles sont, sous un masque de rage et de désarroi, réglées comme une horloge. </strong>Sur des thèmes risqués, présentés de façon duelle, à l’intérieur du récit ou entre plusieurs textes, elle dissèque (au moyen de démonstrations imparables, quelquefois extrêmes) le traumatisme et la résilience, la douleur et la pulsion, la solitude et le lien à l’Autre, le fardeau et la résistance, l’enfance et la Mort. Rien que ça.
<em>Locked </em>qui ouvre le recueil, ouvre également la porte à la folie, et dans un style coupant et liquide, nous plonge directement dans un effondrement mental suffocant de justesse. De même, dans <em>Tisha Beav</em>, est-on ébranlé par la quête mortifère de la Souffrance, arcane monstrueux prélevant sa dîme dans un Jérusalem en lambeaux. Et encore faudrait-il parler de l’intensité, de la densité qui se dégage de ces histoires (où délicatesse et cruauté sont poussées à la limite dans <em>Nocturne</em>), de la beauté des Paons d’Or (<em>Di Goldene Pave</em>), des couturiers prêts à tout pour en découdre avec leur passé (dans le sublime <em>Rhapsodie</em>). Et il est impossible de ne pas rendre hommage à la perfection de la nouvelle <em>De la noirceur de l’encre</em>, impitoyable et belle à pleurer, où le destin des hommes est lui-même remis en cause.

Sans prendre aucun gant, et sans permettre la moindre négligence dans sa prose acide et détourée, <strong>Lélio nous livre en même temps le trauma (la sidération, la nuit psychique) et les clefs pour en sortir (la promesse d’une aube)</strong>. Les mots-clefs, justement, puisque, dans ce recueil où l’on cherche son Nom, les mots sont les clefs. La solution ne réside plus dans les visages sectaires de l’autorité, mais dans le cœur du sujet, dans sa nature pulsionnelle. Lélio se définit comme animale, animiste, et ses écrits sont très proches de l’anima. Il ne s’agit pas ici d’un livre-monde, mais du monde remis en question dans un livre. D’une humanité détruite par le silence, le traumatisme, l’oubli, et –parfois- réhabilitée par le Verbe, la Lettre, le Nom.
Dans la longue préface de Léa Silhol, on lit ceci, concernant les <strong>spécificités des missions d’un nouvelliste</strong> : « <em>En quelques pages un univers doit être posé, une ambiance invoquée, une intrigue dénouée, un axiome humain démontré. Exercice difficile, et sans garde-fou. Dans une nouvelle toutes les lignes, tous les mots, comptent</em> ». Ici, la mission est plus qu’accomplie. Une lecture perturbatrice et cathartique, dont on ne ressort pas inchangé.
<h3>Le grain de sable</h3>
En grande conversation avec ses rats, Lélio milite activement contre la torture envers les animaux.
<h3>Gramophone</h3>
Ensemble Accentus, <em>Sephardic Romances</em>.
<h3>Sur le mur</h3>
Salvador Dali, <em>Invisible Sleeping Woman, Horse</em>,<em> Lion</em> , 1930.
Pour les corps découpés et les rêves cousus.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-811" title="Salvador Dali - Invisible sleeping woman, horse, lion" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/dali-invisible-sleeping-woman-horse-lion-1930-300x255.jpg" alt="Salvador Dali - Invisible sleeping woman, horse, lion" width="300" height="255" />
<h3>Dans la même veine…</h3>
Pour la cohérence du fond et de la forme, et l’importance de la lettre, voir le très beau et classique roman SF sur la mémoire, <em>Des fleurs pour Algernon</em> de Daniel Keyes (J’ai Lu). Pour les amateurs de fantastique sombre et mélancolique, un récit de Lovecraft oppressant et ineffable, <em>La quête onirique de Kadath l’inconnue</em> (Librio).
<h3>A propos de Lélio</h3>
Lélio, au nom de plume évoquant les amoureux de la Commedia dell’Arte, est née en 1973 en Vendée. D’une enfance chargée en déménagements et en intérêts artistiques (un roman écrit dès le lycée), et pourtant creusée de solitude, on retient un amour précoce et jamais démenti depuis lors pour les animaux, la littérature, le théâtre.
Etudiante en cinéma en région parisienne, comédienne, metteuse en scène, assistante de tournage… elle lâche tout pour suivre une voie personnelle, de la recherche spirituelle à l’engagement dans l’armée de Tsahal, à Tel-Aviv. S’ensuivent des années de galère, de petits boulots (de serveuse à opératrice téléphonique, en passant par l’usine) et de cours d’écriture et de théâtre à Paris. Sa première publication en 2001, <em>Baptismo te</em> dans l’anthologie <em>Lilith &amp; ses Sœurs, 17 reflets de la femme obscure</em>, est le début d’une fertile histoire avec la maison d’édition de l’Oxymore.
Un temps à Montpellier, elle vit aujourd’hui en Vendôme et se consacre principalement à l’écriture.

On peut croiser ses nouvelles dans plusieurs revues (<em>Elegy</em>, <em>Horrifique</em>, <em>Marmite &amp; Micro-onde</em>) dont certaines sont reprises dans le présent recueil, ainsi que dans plusieurs parutions de l’Oxymore : <em>Emblèmes 11 Doubles &amp; Miroirs</em> (<em>Là-bas</em> en 2004), <em>Emblèmes Hors-Série 1 La Mort, ses Vies</em> (<em>De la noirceur de l’encre</em> en 2002), les anthologies <em>Lilith &amp; ses Sœurs</em> donc, ainsi que <em>Mythophages</em> (<em>Dans la nuit de Skagerrak</em> en 2004) et <em>Traverses </em>(<em>De la vie, de la mort, de la guerre</em>…, avec Julien Rousselot, 2002).
Enfin, des nouvelles inédites dans les fanzines <em>Nouvelles Plumes</em> n°16 (<em>Cinq ans</em>, 2002), <em>Hauteurs </em>n°14 (<em>Comment l’humanité naquit d’un presque cadavre qui dansa</em>, 2004) et <em>Le Siècle pleure au-dessus de la crypte</em> n°0 (<em>L’interdite</em>, 2005). Ses dernières publications comprennent une nouvelle sur le thème de la naissance, <em>All the accidents</em>, parue en 2005 dans l'anthologie <em>(Pro)Créations</em> dirigée par Lucie Chenu.
<h3>Références</h3>
Editions de L'Oxymore, 2005, 283 pages
<h3>Liens et Sources</h3>
Les informations de cette chronique sont issues des sites suivants :

<a href="http://www.e-monsite.com/lelio/">Site officiel de Lélio</a>
<a href=" http://www.myspace.com/oxymoriens">MySpace des éditions de l'Oxymore</a>
<a href="http://www.bdfi.net/auteurs/l/lelio.htm">Une bibliographie</a> sur le site bdfi.net
<a href="http://climaginaire.joueb.com/news/2484.shtml">Une interview</a> sur le site Chroniques de l’Imaginaire.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2008/04/lelio-douze-heures-crepuscule-aube-206x265.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de « Douze Heures du Crépuscule à l&#039;Aube » de Lélio" /></div><div><h3>L'argument</h3>
<strong>Un petit garçon à l’esprit emmuré. Un attentat comme un festin de douleur. Un clown mélancolique égrenant sa valse lente.</strong> La délicatesse d’une pièce de Chopin, et d’un morceau d’autre chose. Une prison-dédale où la solitude a un prix. Une ville rêvée (ou est-ce le reste ?) et un marchand d’Enfance. Un rituel monacal faussement absurde, réglé comme une horloge funèbre. Un Evangile (très) apocryphe…

<strong>Douze heures dans les creux nocturnes, douze variations éclatantes et crues autour de la souffrance, du rêve, de l’humanité des monstres, de la foi et du doute, et des murs de silence.</strong> Douze récits violents et racés, foisonnant de symboles et de noms perdus, de chandeliers à sept branches et de larmes d’opale. Et, fil d’encre traversant tous les personnages, lettre brûlante transformant toutes les interprétations, plus loin que les Ecritures, la transsubstantiation de l’Ecriture.
<h3>Le genre</h3>
Recueil fervent et crépusculaire.
<h3>Ça commence comme ça</h3>
<em>« Pourquoi n’ai-je pas éteint ?
-- appuyé sur le bouton –
…stoppé ces chansons imbéciles ?</em>

<em>Je me le demande encore. Je me le demanderai toujours, peut-être. Comme on se demande tant d’autres choses. (Tant de questions inutiles.)
Pourquoi ?</em>

<em>*</em>

<em>C’était un jour comme un autre – de grisaille, de nuages et de bruine. Il ne faisait ni chaud ni vraiment froid. La voiture était garée sur le parking, entre deux arbres, lorsque la cassette, chtong, se retourna. (Elle se retournait toujours ainsi, avec cette espèce de bruit sec : chtong.)
L’enfant qui était seul dans la voiture, sur le siège arrière, ne réagit pas. Doigt deux pied un tête quatre œil trois doigt quatre, pensait-il. Tête deux œil un doigt quatre doigt trois pied quatre…
…doigt… »</em>
<h3>Avis personnel</h3>
Méfiez-vous de la nuit noire des âmes de ce recueil, ne vous laissez pas tromper par l’apparent chaos qui se dégage de ces textes. Lélio sait très bien où elle nous emmène, funambule au pas sûr, touchant au plus près la vérité du sujet. <strong>Ses nouvelles sont, sous un masque de rage et de désarroi, réglées comme une horloge. </strong>Sur des thèmes risqués, présentés de façon duelle, à l’intérieur du récit ou entre plusieurs textes, elle dissèque (au moyen de démonstrations imparables, quelquefois extrêmes) le traumatisme et la résilience, la douleur et la pulsion, la solitude et le lien à l’Autre, le fardeau et la résistance, l’enfance et la Mort. Rien que ça.
<em>Locked </em>qui ouvre le recueil, ouvre également la porte à la folie, et dans un style coupant et liquide, nous plonge directement dans un effondrement mental suffocant de justesse. De même, dans <em>Tisha Beav</em>, est-on ébranlé par la quête mortifère de la Souffrance, arcane monstrueux prélevant sa dîme dans un Jérusalem en lambeaux. Et encore faudrait-il parler de l’intensité, de la densité qui se dégage de ces histoires (où délicatesse et cruauté sont poussées à la limite dans <em>Nocturne</em>), de la beauté des Paons d’Or (<em>Di Goldene Pave</em>), des couturiers prêts à tout pour en découdre avec leur passé (dans le sublime <em>Rhapsodie</em>). Et il est impossible de ne pas rendre hommage à la perfection de la nouvelle <em>De la noirceur de l’encre</em>, impitoyable et belle à pleurer, où le destin des hommes est lui-même remis en cause.

Sans prendre aucun gant, et sans permettre la moindre négligence dans sa prose acide et détourée, <strong>Lélio nous livre en même temps le trauma (la sidération, la nuit psychique) et les clefs pour en sortir (la promesse d’une aube)</strong>. Les mots-clefs, justement, puisque, dans ce recueil où l’on cherche son Nom, les mots sont les clefs. La solution ne réside plus dans les visages sectaires de l’autorité, mais dans le cœur du sujet, dans sa nature pulsionnelle. Lélio se définit comme animale, animiste, et ses écrits sont très proches de l’anima. Il ne s’agit pas ici d’un livre-monde, mais du monde remis en question dans un livre. D’une humanité détruite par le silence, le traumatisme, l’oubli, et –parfois- réhabilitée par le Verbe, la Lettre, le Nom.
Dans la longue préface de Léa Silhol, on lit ceci, concernant les <strong>spécificités des missions d’un nouvelliste</strong> : « <em>En quelques pages un univers doit être posé, une ambiance invoquée, une intrigue dénouée, un axiome humain démontré. Exercice difficile, et sans garde-fou. Dans une nouvelle toutes les lignes, tous les mots, comptent</em> ». Ici, la mission est plus qu’accomplie. Une lecture perturbatrice et cathartique, dont on ne ressort pas inchangé.
<h3>Le grain de sable</h3>
En grande conversation avec ses rats, Lélio milite activement contre la torture envers les animaux.
<h3>Gramophone</h3>
Ensemble Accentus, <em>Sephardic Romances</em>.
<h3>Sur le mur</h3>
Salvador Dali, <em>Invisible Sleeping Woman, Horse</em>,<em> Lion</em> , 1930.
Pour les corps découpés et les rêves cousus.

<img class="aligncenter size-medium wp-image-811" title="Salvador Dali - Invisible sleeping woman, horse, lion" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/dali-invisible-sleeping-woman-horse-lion-1930-300x255.jpg" alt="Salvador Dali - Invisible sleeping woman, horse, lion" width="300" height="255" />
<h3>Dans la même veine…</h3>
Pour la cohérence du fond et de la forme, et l’importance de la lettre, voir le très beau et classique roman SF sur la mémoire, <em>Des fleurs pour Algernon</em> de Daniel Keyes (J’ai Lu). Pour les amateurs de fantastique sombre et mélancolique, un récit de Lovecraft oppressant et ineffable, <em>La quête onirique de Kadath l’inconnue</em> (Librio).
<h3>A propos de Lélio</h3>
Lélio, au nom de plume évoquant les amoureux de la Commedia dell’Arte, est née en 1973 en Vendée. D’une enfance chargée en déménagements et en intérêts artistiques (un roman écrit dès le lycée), et pourtant creusée de solitude, on retient un amour précoce et jamais démenti depuis lors pour les animaux, la littérature, le théâtre.
Etudiante en cinéma en région parisienne, comédienne, metteuse en scène, assistante de tournage… elle lâche tout pour suivre une voie personnelle, de la recherche spirituelle à l’engagement dans l’armée de Tsahal, à Tel-Aviv. S’ensuivent des années de galère, de petits boulots (de serveuse à opératrice téléphonique, en passant par l’usine) et de cours d’écriture et de théâtre à Paris. Sa première publication en 2001, <em>Baptismo te</em> dans l’anthologie <em>Lilith &amp; ses Sœurs, 17 reflets de la femme obscure</em>, est le début d’une fertile histoire avec la maison d’édition de l’Oxymore.
Un temps à Montpellier, elle vit aujourd’hui en Vendôme et se consacre principalement à l’écriture.

On peut croiser ses nouvelles dans plusieurs revues (<em>Elegy</em>, <em>Horrifique</em>, <em>Marmite &amp; Micro-onde</em>) dont certaines sont reprises dans le présent recueil, ainsi que dans plusieurs parutions de l’Oxymore : <em>Emblèmes 11 Doubles &amp; Miroirs</em> (<em>Là-bas</em> en 2004), <em>Emblèmes Hors-Série 1 La Mort, ses Vies</em> (<em>De la noirceur de l’encre</em> en 2002), les anthologies <em>Lilith &amp; ses Sœurs</em> donc, ainsi que <em>Mythophages</em> (<em>Dans la nuit de Skagerrak</em> en 2004) et <em>Traverses </em>(<em>De la vie, de la mort, de la guerre</em>…, avec Julien Rousselot, 2002).
Enfin, des nouvelles inédites dans les fanzines <em>Nouvelles Plumes</em> n°16 (<em>Cinq ans</em>, 2002), <em>Hauteurs </em>n°14 (<em>Comment l’humanité naquit d’un presque cadavre qui dansa</em>, 2004) et <em>Le Siècle pleure au-dessus de la crypte</em> n°0 (<em>L’interdite</em>, 2005). Ses dernières publications comprennent une nouvelle sur le thème de la naissance, <em>All the accidents</em>, parue en 2005 dans l'anthologie <em>(Pro)Créations</em> dirigée par Lucie Chenu.
<h3>Références</h3>
Editions de L'Oxymore, 2005, 283 pages
<h3>Liens et Sources</h3>
Les informations de cette chronique sont issues des sites suivants :

<a href="http://www.e-monsite.com/lelio/">Site officiel de Lélio</a>
<a href=" http://www.myspace.com/oxymoriens">MySpace des éditions de l'Oxymore</a>
<a href="http://www.bdfi.net/auteurs/l/lelio.htm">Une bibliographie</a> sur le site bdfi.net
<a href="http://climaginaire.joueb.com/news/2484.shtml">Une interview</a> sur le site Chroniques de l’Imaginaire.</div>]]></content:encoded>
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