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	<title>La Lune Mauve &#187; Lux</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>Robin Hardy - The Wicker Man</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/robin-hardy-the-wicker-man/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/robin-hardy-the-wicker-man/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Oct 2012 09:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques films]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Lee]]></category>
		<category><![CDATA[paganisme]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/the-wicker-man-affiche-206x290.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="the-wicker-man-affiche" /></div><div><h2>Synopsis</h2>

Le très catholique sergent Howie reçoit un jour une lettre anonyme, l'informant de la disparition d'une fillette sur l'île de Summerisle. Il part enquêter et découvre un peuple <strong>entièrement dévoué au paganisme</strong>. Choqué dans sa foi, il se heurte ensuite aux habitants qui disent ne pas connaître la disparue. Il est pourtant bien décidé à percer ce mystère, et ce quoi qu'il en coûte...

<h2>Bande-annonce</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5FdV-O8o7ok[/youtube]

<h2>Critique personnelle</h2>

Il y a parfois des mots dont le sens se dilue, à force d'être utilisés à tort et à travers. Parmi eux, l'adjectif "culte" est sans doute celui qui a le plus perdu de son âme. De nos jours, certains films tout juste sortis sont déjà qualifiés de cultes par quelques fanboys et fangirls un peu excessifs.

Il n'est cependant jamais trop tard pour redonner leur véritable sens aux mots. Par exemple, en parlant d'un vrai film culte, dont on parle encore aujourd'hui, qui influence les artistes de la scène dark (voir <em>Le grain de sable</em>), et qui fût le sujet de livres et documentaires. Et en expliquant pourquoi il mérite vraiment cet adjectif.

<strong>Il est mystérieux</strong>. <em lang="en">The Wicker Man</em> naît d'une idée simple : <strong>quelque part en Europe, une communauté vénère encore les dieux anciens</strong>, qui furent chassés par les monothéismes. D'emblée, cette idée appelle de nombreux fantasmes chez le spectateur. Comment vivent ces gens ? Que croient-ils vraiment ? Vivent-ils en reclus, coupés de la modernité ? Et surtout : ont-ils des coutumes bizarres ?

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/christopher-lee-the-wicker-man.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/christopher-lee-the-wicker-man.jpg" alt="Christopher Lee est Lord Summerisle dans The Wicker Man" title="Christopher Lee est Lord Summerisle dans The Wicker Man" class="alignnone size-full wp-image-5068" /></a>

Toutes les micro-sociétés vivant en marge du monde suscitent <strong>une grande curiosité, mêlée de méfiance et d'appréhension</strong>. Les Amish, l'Opus Dei, les Mormons dans certains aspects, et tant d'autres groupes comme les franc-maçons. Ici, les derniers païens de l'ère moderne vivent sur une île, ce qui accroît le mystère, et comble du bizarre, une fille que personne ne semble connaître y aurait disparu. De plus, rien ne semble pouvoir se faire sans l'aval d'un maître omnipotent, au mépris des pouvoirs de la police.

<strong>Il est religieux</strong>. Les scènes mystérieuses qui se succèdent à l'arrivée du sergent Howie ne font pas qu'intriguer le spectateur : elles troublent aussi la foi rigide du bon chrétien. Lorsque Lord Summerisle et le sergent se rencontrent, on assiste à <strong>un véritable affrontement théologique</strong>. Et l'arrogance d'Howie provoque bien vite, chez le spectateur, un attachement pour les habitants de l'île bons vivants et sans tabous.

Cependant, méfiez-vous. Sur cette île où rien n'est comme ailleurs, <strong>les apparences sont trompeuses</strong>. Tout le monde se fait balader, le spectateur en premier. Témoin du choc des croyances, il sortira de là perdu et bousculé. Sans révéler le fin mot de l'histoire, disons que ce film qui nous caresse d'abord avec douceur prend brutalement à rebrousse-poil. Et qu'on finit tout ébouriffé, ne sachant plus quoi penser...

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/britt-ekland-the-wicker-man.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/britt-ekland-the-wicker-man.jpg" alt="La charmante Willow représente la tentation pour le très pieux Howie" title="La charmante Willow représente la tentation pour le très pieux Howie" class="alignnone size-full wp-image-5072" /></a>

<strong>Il est sexuel</strong>. Difficile pour un croyant très rigide comme le sergent Howie d'accepter <strong>l'obscénité des habitant(e)s de Summerisle</strong>. Dès son premier jour sur l'île, il n'y voit que chansons cochonnes et indécence en public. Le sexe et la nudité sont très présents, et l'on apprend même aux enfants la danse de la fertilité. Tout en dansant en rond autour d'un piquet de bois droit comme un I, allégorie du sexe masculin, ils chantent ces paroles :

<em>And on that bed there was a girl
(Sur ce lit, il y avait une fille)
And on that girl there was a man
(Sur cette fille, un homme)
And from that man there was a seed
(De cet homme, une graine)
And from that seed there was a boy
(De cette graine, un garçon)
And from that boy there was a man
(De ce garçon, un homme)
And for that man there was a grave
(De cet homme, une tombe)
From that grave there grew a tree
(Et sur cette tombe poussait un arbre)</em>

Cette chanson apprend aux enfants l'éternel renouvellement de la vie, le cycle de la vie et de la mort : un arbre pousse, sur lequel se pose un oiseau, dont les plumes feront le lit où s'allongera le couple amoureux. Une fois mort et enterré, l'homme verra pousser sur sa tombe un nouvel arbre sur lequel se posera un nouvel oiseau... C'en est déjà trop pour Howie, mais le pauvre n'est pas au bout de ses surprises.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/rite-fertilite-the-wicker-man.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/rite-fertilite-the-wicker-man.jpg" alt="Des jeunes femmes nues pratiquent un rite de fertilité" title="Des jeunes femmes nues pratiquent un rite de fertilité" class="alignnone size-full wp-image-5069" /></a>

A la taverne de Summerisle, les habitants entonnent une chanson à la gloire de la charmante fille du maître de l'île, Willow.

<em>And, when her name is mentioned
(Et quand son nom est cité)
The parts of every gentleman
(Les membres de tout homme qui se respecte)
Do stand up at attention
(Se lèvent pour prêter attention)</em>

Et quand un jeune homme est emmené auprès de Willow pour qu'elle s'occupe de son éveil sexuel, on entend chanter ceci :

<em>I put my hand all on her breast 
(Je pose ma main sur son sein)
She says do you want to be kissed ?
(Elle me demande si je veux un baiser)
I put my hand all on her thigh
(Je mets ma main sur sa cuisse)
She says do you want to try ?
(Elle me dit, veux-tu essayer ?)
I put my hand all on her belly
(Je mets ma main sur son ventre)
She says do you want to fill 'ee ?
(Elle me dit, veux-tu m'emplir ?)</em>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/sergent-howie-the-wicker-man.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/sergent-howie-the-wicker-man.jpg" alt="Le sergent Howie veut re-christianiser Summerisle" title="Le sergent Howie veut re-christianiser Summerisle" class="alignnone size-full wp-image-5071" /></a>

<strong>Sa bande-son est magique</strong>. Paul Giovanni n'avait jamais composé de bande originale de film avant de travailler sur <em lang="en">The Wicker Man</em>. C'est peu de dire que pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître. <strong>Les chansons sont le coeur du film</strong>, le symbole de la joie de vivre des habitants de Summerisle, et l'occasion de mettre en scène leur esprit potache et leurs coutumes.

Les instrumentaux sont tout aussi réussis, et confèrent au film cette ambiance passéiste et champêtre, à mi-chemin entre une communauté hippie et un ordre religieux ancien. Malgré tout, c'est la modernité qui vous permet aujourd'hui d'écouter cette musique délicieuse sur Spotify, en suivant <a href="http://open.spotify.com/album/3yKmHYasebtBNBkVG5kNtt">ce lien</a>.

<strong>Il s'est fait difficilement</strong>. Après deux mois d'un tournage difficile dans le froid de l'automne, la nouvelle tombe : les distributeurs veulent amputer le film de plusieurs passages. Le staff est déçu, mais le film sort quand même en version courte, longue de 88 minutes. Satisfait malgré tout, Christopher Lee demande quand même aux distributeurs ce qu'il est advenu des bobines coupées. Et la, stupeur : <strong>les négatifs ont disparu</strong>, emportés par un camion de déménagement !

La sortie du film fut également très particulière. <strong>Pas de publicité, pas de presse</strong> : il a fallu tout faire soi-même. Christopher Lee, encore lui, poussa les journalistes à aller le voir, proposant même de payer leur place. Et petit à petit, ce film que toute l'équipe pensait maudit s'est fait un nom et a été acclamé par la critique.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/the-wicker-man-christopher-lee-danse.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/the-wicker-man-christopher-lee-danse.jpg" alt="Les habitants de Summerisle pratiquent une danse étrange" title="Les habitants de Summerisle pratiquent une danse étrange" class="alignnone size-full wp-image-5070" /></a>

Actuellement, un DVD Canal + présente une version très proche de la version longue (96 minutes pour 99 minutes). Les scènes coupées ont été extraites d'une copie en mauvais état, et jurent donc dans le montage final. Cependant, ce côté film maudit, sauvé des coups de ciseaux par des copies providentielles, et porté tout entier à sa sortie par ses acteurs (dont certains n'étaient pas payés), confère à <em lang="en">The Wicker Man</em> <strong>l'aura qui entoure les oeuvres cultes</strong>.

<h2>Le grain de sable</h2>

La chanson de Willow a été reprise par le groupe de dark folk Nature & Organisation, créé par Michael Cashmore, sur l'album <em>Beauty reaps the blood of solitude</em> (1994). Le chant est assuré par Rose McDowall, ancienne membre de Strawberry Switchblade et collaboratrice régulière des groupes de dark folk les plus fameux, de Death in June à Current 93. Le groupe Faith & the Muse a également repris le morceau.

<h2>Références</h2>

<ul>
<li><em lang="en">The Wicker Man</em>, 1973</li>
<li>Réalisateur : Robin Hardy</li>
<li>Scénario : Anthony Shaffer</li>
<li>Distribution : Christopher Lee (Lord Summerisle), Edward Woodward (Sergent Howie), Britt Ekland (Willow)</li>
<li>Musique : Paul Giovanni</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/the-wicker-man-affiche-206x290.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="the-wicker-man-affiche" /></div><div><h2>Synopsis</h2>

Le très catholique sergent Howie reçoit un jour une lettre anonyme, l'informant de la disparition d'une fillette sur l'île de Summerisle. Il part enquêter et découvre un peuple <strong>entièrement dévoué au paganisme</strong>. Choqué dans sa foi, il se heurte ensuite aux habitants qui disent ne pas connaître la disparue. Il est pourtant bien décidé à percer ce mystère, et ce quoi qu'il en coûte...

<h2>Bande-annonce</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5FdV-O8o7ok[/youtube]

<h2>Critique personnelle</h2>

Il y a parfois des mots dont le sens se dilue, à force d'être utilisés à tort et à travers. Parmi eux, l'adjectif "culte" est sans doute celui qui a le plus perdu de son âme. De nos jours, certains films tout juste sortis sont déjà qualifiés de cultes par quelques fanboys et fangirls un peu excessifs.

Il n'est cependant jamais trop tard pour redonner leur véritable sens aux mots. Par exemple, en parlant d'un vrai film culte, dont on parle encore aujourd'hui, qui influence les artistes de la scène dark (voir <em>Le grain de sable</em>), et qui fût le sujet de livres et documentaires. Et en expliquant pourquoi il mérite vraiment cet adjectif.

<strong>Il est mystérieux</strong>. <em lang="en">The Wicker Man</em> naît d'une idée simple : <strong>quelque part en Europe, une communauté vénère encore les dieux anciens</strong>, qui furent chassés par les monothéismes. D'emblée, cette idée appelle de nombreux fantasmes chez le spectateur. Comment vivent ces gens ? Que croient-ils vraiment ? Vivent-ils en reclus, coupés de la modernité ? Et surtout : ont-ils des coutumes bizarres ?

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/christopher-lee-the-wicker-man.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/christopher-lee-the-wicker-man.jpg" alt="Christopher Lee est Lord Summerisle dans The Wicker Man" title="Christopher Lee est Lord Summerisle dans The Wicker Man" class="alignnone size-full wp-image-5068" /></a>

Toutes les micro-sociétés vivant en marge du monde suscitent <strong>une grande curiosité, mêlée de méfiance et d'appréhension</strong>. Les Amish, l'Opus Dei, les Mormons dans certains aspects, et tant d'autres groupes comme les franc-maçons. Ici, les derniers païens de l'ère moderne vivent sur une île, ce qui accroît le mystère, et comble du bizarre, une fille que personne ne semble connaître y aurait disparu. De plus, rien ne semble pouvoir se faire sans l'aval d'un maître omnipotent, au mépris des pouvoirs de la police.

<strong>Il est religieux</strong>. Les scènes mystérieuses qui se succèdent à l'arrivée du sergent Howie ne font pas qu'intriguer le spectateur : elles troublent aussi la foi rigide du bon chrétien. Lorsque Lord Summerisle et le sergent se rencontrent, on assiste à <strong>un véritable affrontement théologique</strong>. Et l'arrogance d'Howie provoque bien vite, chez le spectateur, un attachement pour les habitants de l'île bons vivants et sans tabous.

Cependant, méfiez-vous. Sur cette île où rien n'est comme ailleurs, <strong>les apparences sont trompeuses</strong>. Tout le monde se fait balader, le spectateur en premier. Témoin du choc des croyances, il sortira de là perdu et bousculé. Sans révéler le fin mot de l'histoire, disons que ce film qui nous caresse d'abord avec douceur prend brutalement à rebrousse-poil. Et qu'on finit tout ébouriffé, ne sachant plus quoi penser...

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/britt-ekland-the-wicker-man.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/britt-ekland-the-wicker-man.jpg" alt="La charmante Willow représente la tentation pour le très pieux Howie" title="La charmante Willow représente la tentation pour le très pieux Howie" class="alignnone size-full wp-image-5072" /></a>

<strong>Il est sexuel</strong>. Difficile pour un croyant très rigide comme le sergent Howie d'accepter <strong>l'obscénité des habitant(e)s de Summerisle</strong>. Dès son premier jour sur l'île, il n'y voit que chansons cochonnes et indécence en public. Le sexe et la nudité sont très présents, et l'on apprend même aux enfants la danse de la fertilité. Tout en dansant en rond autour d'un piquet de bois droit comme un I, allégorie du sexe masculin, ils chantent ces paroles :

<em>And on that bed there was a girl
(Sur ce lit, il y avait une fille)
And on that girl there was a man
(Sur cette fille, un homme)
And from that man there was a seed
(De cet homme, une graine)
And from that seed there was a boy
(De cette graine, un garçon)
And from that boy there was a man
(De ce garçon, un homme)
And for that man there was a grave
(De cet homme, une tombe)
From that grave there grew a tree
(Et sur cette tombe poussait un arbre)</em>

Cette chanson apprend aux enfants l'éternel renouvellement de la vie, le cycle de la vie et de la mort : un arbre pousse, sur lequel se pose un oiseau, dont les plumes feront le lit où s'allongera le couple amoureux. Une fois mort et enterré, l'homme verra pousser sur sa tombe un nouvel arbre sur lequel se posera un nouvel oiseau... C'en est déjà trop pour Howie, mais le pauvre n'est pas au bout de ses surprises.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/rite-fertilite-the-wicker-man.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/rite-fertilite-the-wicker-man.jpg" alt="Des jeunes femmes nues pratiquent un rite de fertilité" title="Des jeunes femmes nues pratiquent un rite de fertilité" class="alignnone size-full wp-image-5069" /></a>

A la taverne de Summerisle, les habitants entonnent une chanson à la gloire de la charmante fille du maître de l'île, Willow.

<em>And, when her name is mentioned
(Et quand son nom est cité)
The parts of every gentleman
(Les membres de tout homme qui se respecte)
Do stand up at attention
(Se lèvent pour prêter attention)</em>

Et quand un jeune homme est emmené auprès de Willow pour qu'elle s'occupe de son éveil sexuel, on entend chanter ceci :

<em>I put my hand all on her breast 
(Je pose ma main sur son sein)
She says do you want to be kissed ?
(Elle me demande si je veux un baiser)
I put my hand all on her thigh
(Je mets ma main sur sa cuisse)
She says do you want to try ?
(Elle me dit, veux-tu essayer ?)
I put my hand all on her belly
(Je mets ma main sur son ventre)
She says do you want to fill 'ee ?
(Elle me dit, veux-tu m'emplir ?)</em>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/sergent-howie-the-wicker-man.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/sergent-howie-the-wicker-man.jpg" alt="Le sergent Howie veut re-christianiser Summerisle" title="Le sergent Howie veut re-christianiser Summerisle" class="alignnone size-full wp-image-5071" /></a>

<strong>Sa bande-son est magique</strong>. Paul Giovanni n'avait jamais composé de bande originale de film avant de travailler sur <em lang="en">The Wicker Man</em>. C'est peu de dire que pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître. <strong>Les chansons sont le coeur du film</strong>, le symbole de la joie de vivre des habitants de Summerisle, et l'occasion de mettre en scène leur esprit potache et leurs coutumes.

Les instrumentaux sont tout aussi réussis, et confèrent au film cette ambiance passéiste et champêtre, à mi-chemin entre une communauté hippie et un ordre religieux ancien. Malgré tout, c'est la modernité qui vous permet aujourd'hui d'écouter cette musique délicieuse sur Spotify, en suivant <a href="http://open.spotify.com/album/3yKmHYasebtBNBkVG5kNtt">ce lien</a>.

<strong>Il s'est fait difficilement</strong>. Après deux mois d'un tournage difficile dans le froid de l'automne, la nouvelle tombe : les distributeurs veulent amputer le film de plusieurs passages. Le staff est déçu, mais le film sort quand même en version courte, longue de 88 minutes. Satisfait malgré tout, Christopher Lee demande quand même aux distributeurs ce qu'il est advenu des bobines coupées. Et la, stupeur : <strong>les négatifs ont disparu</strong>, emportés par un camion de déménagement !

La sortie du film fut également très particulière. <strong>Pas de publicité, pas de presse</strong> : il a fallu tout faire soi-même. Christopher Lee, encore lui, poussa les journalistes à aller le voir, proposant même de payer leur place. Et petit à petit, ce film que toute l'équipe pensait maudit s'est fait un nom et a été acclamé par la critique.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/the-wicker-man-christopher-lee-danse.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/10/the-wicker-man-christopher-lee-danse.jpg" alt="Les habitants de Summerisle pratiquent une danse étrange" title="Les habitants de Summerisle pratiquent une danse étrange" class="alignnone size-full wp-image-5070" /></a>

Actuellement, un DVD Canal + présente une version très proche de la version longue (96 minutes pour 99 minutes). Les scènes coupées ont été extraites d'une copie en mauvais état, et jurent donc dans le montage final. Cependant, ce côté film maudit, sauvé des coups de ciseaux par des copies providentielles, et porté tout entier à sa sortie par ses acteurs (dont certains n'étaient pas payés), confère à <em lang="en">The Wicker Man</em> <strong>l'aura qui entoure les oeuvres cultes</strong>.

<h2>Le grain de sable</h2>

La chanson de Willow a été reprise par le groupe de dark folk Nature & Organisation, créé par Michael Cashmore, sur l'album <em>Beauty reaps the blood of solitude</em> (1994). Le chant est assuré par Rose McDowall, ancienne membre de Strawberry Switchblade et collaboratrice régulière des groupes de dark folk les plus fameux, de Death in June à Current 93. Le groupe Faith & the Muse a également repris le morceau.

<h2>Références</h2>

<ul>
<li><em lang="en">The Wicker Man</em>, 1973</li>
<li>Réalisateur : Robin Hardy</li>
<li>Scénario : Anthony Shaffer</li>
<li>Distribution : Christopher Lee (Lord Summerisle), Edward Woodward (Sergent Howie), Britt Ekland (Willow)</li>
<li>Musique : Paul Giovanni</li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Terry Zwigoff - Ghost World</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/terry-zwigoff-ghost-world/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/terry-zwigoff-ghost-world/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Jun 2012 09:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques films]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[daniel clowes]]></category>
		<category><![CDATA[Scarlett Johansson]]></category>
		<category><![CDATA[Terry Zwigoff]]></category>
		<category><![CDATA[Thora Birch]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/ghost-world-206x303.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche alternative de « Ghost World »" /></div><div><h2>Synopsis</h2>

Enid et Rebecca détestent à peu près tout : leurs camarades, leurs familles, leur ville, la télé… Ces deux <strong>adolescentes cyniques</strong> et inséparables viennent juste de terminer le lycée, et s'apprêtent à passer leurs vacances ensemble à critiquer tout ce qui bouge. Jusqu'à ce qu'un jour, Enid rencontre Seymour, un quarantenaire célibataire collectionneur de vinyles de jazz.

Attirée par cette personnalité décalée, Enid délaisse peu à peu Rebecca, qui s'éreinte à chercher la colocation dont elles ont toujours rêvé. Les deux filles ne soupçonnent pas que cet été insouciant va être <strong>le premier grand tournant de leur vie</strong>…

<h2>Bande-annonce</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=rq6AOc0ATnU[/youtube]

<h2>Critique personnelle</h2>

Star de la <strong>BD underground américaine</strong>, Daniel Clowes a longtemps refusé les propositions pour adapter son oeuvre la plus célèbre, <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/bd-comics-manga/daniel-clowes-ghostworld/"><em lang="en">Ghost World</em></a>. Il faut dire qu'il y aurait beaucoup à perdre en laissant les droits à n'importe qui. En effet, qui pourrait rendre à l'écran cet ennui teinté de mélancolie qui habite les deux héroïnes ?

C'est en rencontrant le réalisateur Terry Zwigoff que Clowes a enfin accepté qu'on donne un corps à son monde de fantômes. Car si Zwigoff n'avait alors jamais réalisé de fictions, il était l'auteur d'un documentaire sur un autre auteur célèbre de bédé underground : Robert Crumb.

La confiance de Daniel Clowes acquise, Terry Zwigoff se lance donc en 2001 dans la mise en image de cette histoire née huit ans plus tôt, en 1993, dans les pages du comic <em>Eightball</em>. Après avoir pensé à Christina Ricci, c'est finalement Thora Birch, la troublante Jane d'<em>American Beauty</em>, qui interprète Enid. Scarlett Johansson est Rebecca, et Steve Buscemi (<em>Reservoir Dogs</em>), Seymour. Quant à Daniel Clowes, en plus de participer au scénario et au storyboard, il est présent sur le plateau pour donner son avis. Finalement, <strong>le film est un mélange d'adaptation et de nouveauté</strong>. Et c'est surtout une réussite.

<em lang="en">Ghost World</em>, c'est donc l'été de deux copines, unies par la détestation de tout ce qui les entoure. En fait, <strong>Jane et Daria, en chair et en os</strong>. En temps normal, elles passent leurs journées à traquer les freaks de leur ville, et à embêter leur pauvre ami Josh, qu'Enid aime secrètement. Elles se plaisent à toujours traîner dans les mêmes boutiques qu'elles prétendent détester, juste pour le plaisir d'en dire du mal. Cette carapace de cynisme leur permet de survivre dans cette bourgade ennuyeuse… jusqu'à ce qu'elle commence à se fissurer, <strong>et leur amitié avec</strong>.

<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=4447" rel="attachment wp-att-4447"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/thora-birch-steve-buscemi-ghost-world.jpg" alt="Enid (Thora Birch) rend visite à Seymour (Steve Buscemi)" class="alignnone size-full wp-image-4447" /></a>

En effet, Rebecca comprend vite qu'<strong>Enid ne veut pas entendre parler du monde adulte</strong>. Elle refuse de se plier aux conventions sociales, ce qui donne lieu aux scènes les plus drôles du film, où Enid tente lamentablement de vendre des boissons et des popcorns tout en se moquant ouvertement de ses clients. 

La tête partagée entre les annonces de logement et son travail de caissière, Rebecca est agacée par le manque de sérieux de son amie, qui la délaisse pour traîner avec Seymour, le collectionneur. Recroquevillée sous sa carapace, Enid <strong>refuse d'affronter le futur</strong> et fuit ses nouvelles responsabilités.

En vérité, <strong>Enid manque surtout terriblement d'affection</strong>. Ce n'est pas un père transparent ni une belle-mère qu'elle déteste qui vont lui en donner. Ni Rebecca, trop cynique. Ni Josh, trop compliqué. Il se trouve que Seymour aussi cherche de l'affection. Malgré leur différence d'âge, ces deux âmes en peine vont se comprendre sur une chose : la haine de l'humanité.

<q>Je ne peux pas m'identifier à 99% des gens</q>, dit Seymour. En se rencontrant, l'ado perdue et le vieux garçon posent une question fondamentale : <strong>quelle place dans ce monde pour ceux qui ne suivent pas la norme ?</strong> Pour ces gens trop sensibles, trop timides, dont les rêves se heurtent quotidiennement à la médiocrité et au conformisme de leurs semblables ?

<strong>Petit à petit, la mélancolie affleure au milieu de la comédie adolescente blasée.</strong> Certains font le deuil de leur enfance, d'autres le bilan de leur vie. Et <em>Ghost World</em> laisse un goût étrange, celui de l'incertitude. Qui sommes-nous vraiment ? Qu'allons-nous faire de nos vies ? A quelles compromissions sommes-nous prêts pour avoir notre place ? Toutes ces questions et ces tourments sont très bien rendus par le jeu de Thora Birch et Steve Buscemi. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard s'ils ont reçu des prix pour meilleure actrice et meilleur second rôle.

<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=4448#main"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/ghost-world-epicerie.jpg" alt="" class="alignnone size-full wp-image-4448" /></a>

<strong>Le film, lui, se suit avec plaisir et sans le moindre ennui</strong>, même s'il relate des choses communes plutôt que de grands évènements spectaculaires. Les notes de piano du thème principal donnent un côté irréel à la ville, comme si les personnages n'en faisaient pas vraiment partie, comme s'ils y flottaient. Comme des fantômes dans un Monde de Fantômes. Et à propos de musique, les chansons préférées d'Enid sont présentes dans le film, comme l'adorable <em>A ribbon and a smile</em>.

Souci du détail, bon jeu des acteurs, humour, style, émotion : c'est bien comme ça que l'on fait un très bon premier film. Et surtout un film dont le souvenir ne manquera pas de nous hanter !…

<h2>Le grain de sable</h2>

Terry Zwigoff et Daniel Clowes se sont retrouvés en 2006 avec l'adaptation d'une autre oeuvre du dessinateur, <em>Art School Confidential</em>. Le film est une satire du monde de l'art vu par Clowes suite à ses quatre années passées en école d'art.

<h2>Références</h2>

<ul>
<li><em>Ghost World</em>, 2001</li>
<li>Réalisateur : Terry Zwigoff</li>
<li>Scénario : Terry Zwigoff, Daniel Clowes</li>
<li>Oeuvre d'origine : Ghost World, Daniel Clowes, édité en France chez Vertige Graphic</li>
<li>Distribution : Thora Birch (Enid), Scarlett Johansson (Rebecca), Steve Buscemi (Seymour)</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/ghost-world-206x303.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche alternative de « Ghost World »" /></div><div><h2>Synopsis</h2>

Enid et Rebecca détestent à peu près tout : leurs camarades, leurs familles, leur ville, la télé… Ces deux <strong>adolescentes cyniques</strong> et inséparables viennent juste de terminer le lycée, et s'apprêtent à passer leurs vacances ensemble à critiquer tout ce qui bouge. Jusqu'à ce qu'un jour, Enid rencontre Seymour, un quarantenaire célibataire collectionneur de vinyles de jazz.

Attirée par cette personnalité décalée, Enid délaisse peu à peu Rebecca, qui s'éreinte à chercher la colocation dont elles ont toujours rêvé. Les deux filles ne soupçonnent pas que cet été insouciant va être <strong>le premier grand tournant de leur vie</strong>…

<h2>Bande-annonce</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=rq6AOc0ATnU[/youtube]

<h2>Critique personnelle</h2>

Star de la <strong>BD underground américaine</strong>, Daniel Clowes a longtemps refusé les propositions pour adapter son oeuvre la plus célèbre, <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/bd-comics-manga/daniel-clowes-ghostworld/"><em lang="en">Ghost World</em></a>. Il faut dire qu'il y aurait beaucoup à perdre en laissant les droits à n'importe qui. En effet, qui pourrait rendre à l'écran cet ennui teinté de mélancolie qui habite les deux héroïnes ?

C'est en rencontrant le réalisateur Terry Zwigoff que Clowes a enfin accepté qu'on donne un corps à son monde de fantômes. Car si Zwigoff n'avait alors jamais réalisé de fictions, il était l'auteur d'un documentaire sur un autre auteur célèbre de bédé underground : Robert Crumb.

La confiance de Daniel Clowes acquise, Terry Zwigoff se lance donc en 2001 dans la mise en image de cette histoire née huit ans plus tôt, en 1993, dans les pages du comic <em>Eightball</em>. Après avoir pensé à Christina Ricci, c'est finalement Thora Birch, la troublante Jane d'<em>American Beauty</em>, qui interprète Enid. Scarlett Johansson est Rebecca, et Steve Buscemi (<em>Reservoir Dogs</em>), Seymour. Quant à Daniel Clowes, en plus de participer au scénario et au storyboard, il est présent sur le plateau pour donner son avis. Finalement, <strong>le film est un mélange d'adaptation et de nouveauté</strong>. Et c'est surtout une réussite.

<em lang="en">Ghost World</em>, c'est donc l'été de deux copines, unies par la détestation de tout ce qui les entoure. En fait, <strong>Jane et Daria, en chair et en os</strong>. En temps normal, elles passent leurs journées à traquer les freaks de leur ville, et à embêter leur pauvre ami Josh, qu'Enid aime secrètement. Elles se plaisent à toujours traîner dans les mêmes boutiques qu'elles prétendent détester, juste pour le plaisir d'en dire du mal. Cette carapace de cynisme leur permet de survivre dans cette bourgade ennuyeuse… jusqu'à ce qu'elle commence à se fissurer, <strong>et leur amitié avec</strong>.

<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=4447" rel="attachment wp-att-4447"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/thora-birch-steve-buscemi-ghost-world.jpg" alt="Enid (Thora Birch) rend visite à Seymour (Steve Buscemi)" class="alignnone size-full wp-image-4447" /></a>

En effet, Rebecca comprend vite qu'<strong>Enid ne veut pas entendre parler du monde adulte</strong>. Elle refuse de se plier aux conventions sociales, ce qui donne lieu aux scènes les plus drôles du film, où Enid tente lamentablement de vendre des boissons et des popcorns tout en se moquant ouvertement de ses clients. 

La tête partagée entre les annonces de logement et son travail de caissière, Rebecca est agacée par le manque de sérieux de son amie, qui la délaisse pour traîner avec Seymour, le collectionneur. Recroquevillée sous sa carapace, Enid <strong>refuse d'affronter le futur</strong> et fuit ses nouvelles responsabilités.

En vérité, <strong>Enid manque surtout terriblement d'affection</strong>. Ce n'est pas un père transparent ni une belle-mère qu'elle déteste qui vont lui en donner. Ni Rebecca, trop cynique. Ni Josh, trop compliqué. Il se trouve que Seymour aussi cherche de l'affection. Malgré leur différence d'âge, ces deux âmes en peine vont se comprendre sur une chose : la haine de l'humanité.

<q>Je ne peux pas m'identifier à 99% des gens</q>, dit Seymour. En se rencontrant, l'ado perdue et le vieux garçon posent une question fondamentale : <strong>quelle place dans ce monde pour ceux qui ne suivent pas la norme ?</strong> Pour ces gens trop sensibles, trop timides, dont les rêves se heurtent quotidiennement à la médiocrité et au conformisme de leurs semblables ?

<strong>Petit à petit, la mélancolie affleure au milieu de la comédie adolescente blasée.</strong> Certains font le deuil de leur enfance, d'autres le bilan de leur vie. Et <em>Ghost World</em> laisse un goût étrange, celui de l'incertitude. Qui sommes-nous vraiment ? Qu'allons-nous faire de nos vies ? A quelles compromissions sommes-nous prêts pour avoir notre place ? Toutes ces questions et ces tourments sont très bien rendus par le jeu de Thora Birch et Steve Buscemi. Ce n'est d'ailleurs pas par hasard s'ils ont reçu des prix pour meilleure actrice et meilleur second rôle.

<a href="http://www.lalunemauve.fr/?attachment_id=4448#main"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/ghost-world-epicerie.jpg" alt="" class="alignnone size-full wp-image-4448" /></a>

<strong>Le film, lui, se suit avec plaisir et sans le moindre ennui</strong>, même s'il relate des choses communes plutôt que de grands évènements spectaculaires. Les notes de piano du thème principal donnent un côté irréel à la ville, comme si les personnages n'en faisaient pas vraiment partie, comme s'ils y flottaient. Comme des fantômes dans un Monde de Fantômes. Et à propos de musique, les chansons préférées d'Enid sont présentes dans le film, comme l'adorable <em>A ribbon and a smile</em>.

Souci du détail, bon jeu des acteurs, humour, style, émotion : c'est bien comme ça que l'on fait un très bon premier film. Et surtout un film dont le souvenir ne manquera pas de nous hanter !…

<h2>Le grain de sable</h2>

Terry Zwigoff et Daniel Clowes se sont retrouvés en 2006 avec l'adaptation d'une autre oeuvre du dessinateur, <em>Art School Confidential</em>. Le film est une satire du monde de l'art vu par Clowes suite à ses quatre années passées en école d'art.

<h2>Références</h2>

<ul>
<li><em>Ghost World</em>, 2001</li>
<li>Réalisateur : Terry Zwigoff</li>
<li>Scénario : Terry Zwigoff, Daniel Clowes</li>
<li>Oeuvre d'origine : Ghost World, Daniel Clowes, édité en France chez Vertige Graphic</li>
<li>Distribution : Thora Birch (Enid), Scarlett Johansson (Rebecca), Steve Buscemi (Seymour)</li>
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