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	<title>La Lune Mauve &#187; Lullaby</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 09:00:05 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Peaches - I feel cream</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 12:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums décadents]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[electroclash]]></category>
		<category><![CDATA[hip hop]]></category>
		<category><![CDATA[peaches]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/peaches_ifeelcream-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de l&#039;album &quot;I feel cream&quot; de Peaches" /></div><div><strong>Merrill Beth Nisker</strong>, plus connue sous son nom de scène <strong>Peaches</strong>, nous revient avec un nouvel album qui pourrait laisser penser de prime abord que la Canadienne s'est assagie. C'est mal connaître Peaches...

Dans ses précédents opus, la chanteuse nous présentait de<strong> l'electroclash mâtiné de rock</strong> où les chansons évoquaient le sexe avec crudité, pour mieux brouiller les genres et prôner l'égalité homme/femme. <strong>Provocante</strong> tant dans sa musique que sur scène, Peaches fait aussi preuve de <strong>second degré</strong>. Avec <em>I feel cream</em>, surprise : l'electro est léchée, la voix de la Canadienne se fait harmonieuse sur certains titres alors qu'elle nous avait habitué à son timbre rocailleux, le sexe n'est plus le sujet principal des textes. Peaches, qui a désormais franchi la barre de la quarantaine, se serait-elle rangée ?

Eh non ! Elle s'est simplement entourée d'autres artistes, a fait évolué sa musique. Partie d'une batterie d'instruments limitée, Peaches offre cette fois une vaste gamme de rythmes et de sonorités. Quand aux sujets abordés, si la provocation se fait moindre, elle est toujours là et <strong>Peaches balaye de la main les éventuelles remarques acides sur son âge avec des titres comme <em>Show Stopper</em></strong>. Par ailleurs, le titre <em>I feel cream</em> qui a donné son nom à l'album est des plus explicites... Quant aux autres titres, il y a de quoi dire ! Musicalement et textuellement.

<em>Serpentine</em> nous présente une Peaches telle qu'on la connaît. Rythmique basique, voix basse et provocante. Avec <em>Talk to me</em>, qui prend des accents rock, la chanteuse se demande d'un ton rageur pourquoi on ne lui adresse pas la parole. <strong><em>Lose You </em>surprend</strong>. Peaches y supplie quelqu'un de ne pas partir, parce qu'elle ne veut pas le perdre. Sa voix prend des accents désespérés et l'auditeur est surpris d'entendre ainsi chanter la bête de scène si indépendante et provocante ! On retrouve d'ailleurs cet aspect du personnage avec <em>Billionaire</em> - qui pour le coup prend des teintes hip-hop assez marquées. Dans <em>Mud</em>, Peaches évoque ceux qui sont traînés dans la boue, salis par les rumeurs.

<em>I feel cream</em>, c'est<strong> une étape de plus dans l'évolution musicale de Peaches</strong>. Loin de se défaire de ses instruments des débuts, elle y ajoute d'autres sons pour former des harmonies. Loin aussi de quitter ses habitudes provocatrices et féministes, elle infuse de nouveaux sujets (l'âge, la perte, la réputation qui peut nuire, etc), révèle d'autres facettes du personnage. Oui, il y a de quoi être surpris. Mais être déçu ? Non. <strong>Peaches reste Peaches</strong>, peut-être plus nuancée, avec des sons plus léchés qu'à l'ordinaire, mais elle est - et sera toujours - cette Peaches des débuts, celle qui ose dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas. Avec second degré, toujours, et cette voix forte et provocante. En un mot : jouissif !
<h2>Regarder le clip de "Mud"</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=4ydMrFpNZVc[/youtube]
<blockquote>hand in the tub of opportunities
get caught your taught to run
stand in the thrill of all immunity
the fix its quick for some
slammed to grill of all the scrutiny
too late for fate it comes
brand to be feelin all the infamy
it be and quit its done</blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Fuck the pain away</em>, présent sur son premier album, a été utilisé par Sofia Coppola dans la bande son du film <em>Lost in Translation.</em>
<h2>En savoir plus sur Peaches</h2>
<ul>
	<li><a href="http://peachesrocks.com/">Le site de l'artiste</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/04/peaches_ifeelcream-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de l&#039;album &quot;I feel cream&quot; de Peaches" /></div><div><strong>Merrill Beth Nisker</strong>, plus connue sous son nom de scène <strong>Peaches</strong>, nous revient avec un nouvel album qui pourrait laisser penser de prime abord que la Canadienne s'est assagie. C'est mal connaître Peaches...

Dans ses précédents opus, la chanteuse nous présentait de<strong> l'electroclash mâtiné de rock</strong> où les chansons évoquaient le sexe avec crudité, pour mieux brouiller les genres et prôner l'égalité homme/femme. <strong>Provocante</strong> tant dans sa musique que sur scène, Peaches fait aussi preuve de <strong>second degré</strong>. Avec <em>I feel cream</em>, surprise : l'electro est léchée, la voix de la Canadienne se fait harmonieuse sur certains titres alors qu'elle nous avait habitué à son timbre rocailleux, le sexe n'est plus le sujet principal des textes. Peaches, qui a désormais franchi la barre de la quarantaine, se serait-elle rangée ?

Eh non ! Elle s'est simplement entourée d'autres artistes, a fait évolué sa musique. Partie d'une batterie d'instruments limitée, Peaches offre cette fois une vaste gamme de rythmes et de sonorités. Quand aux sujets abordés, si la provocation se fait moindre, elle est toujours là et <strong>Peaches balaye de la main les éventuelles remarques acides sur son âge avec des titres comme <em>Show Stopper</em></strong>. Par ailleurs, le titre <em>I feel cream</em> qui a donné son nom à l'album est des plus explicites... Quant aux autres titres, il y a de quoi dire ! Musicalement et textuellement.

<em>Serpentine</em> nous présente une Peaches telle qu'on la connaît. Rythmique basique, voix basse et provocante. Avec <em>Talk to me</em>, qui prend des accents rock, la chanteuse se demande d'un ton rageur pourquoi on ne lui adresse pas la parole. <strong><em>Lose You </em>surprend</strong>. Peaches y supplie quelqu'un de ne pas partir, parce qu'elle ne veut pas le perdre. Sa voix prend des accents désespérés et l'auditeur est surpris d'entendre ainsi chanter la bête de scène si indépendante et provocante ! On retrouve d'ailleurs cet aspect du personnage avec <em>Billionaire</em> - qui pour le coup prend des teintes hip-hop assez marquées. Dans <em>Mud</em>, Peaches évoque ceux qui sont traînés dans la boue, salis par les rumeurs.

<em>I feel cream</em>, c'est<strong> une étape de plus dans l'évolution musicale de Peaches</strong>. Loin de se défaire de ses instruments des débuts, elle y ajoute d'autres sons pour former des harmonies. Loin aussi de quitter ses habitudes provocatrices et féministes, elle infuse de nouveaux sujets (l'âge, la perte, la réputation qui peut nuire, etc), révèle d'autres facettes du personnage. Oui, il y a de quoi être surpris. Mais être déçu ? Non. <strong>Peaches reste Peaches</strong>, peut-être plus nuancée, avec des sons plus léchés qu'à l'ordinaire, mais elle est - et sera toujours - cette Peaches des débuts, celle qui ose dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas. Avec second degré, toujours, et cette voix forte et provocante. En un mot : jouissif !
<h2>Regarder le clip de "Mud"</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=4ydMrFpNZVc[/youtube]
<blockquote>hand in the tub of opportunities
get caught your taught to run
stand in the thrill of all immunity
the fix its quick for some
slammed to grill of all the scrutiny
too late for fate it comes
brand to be feelin all the infamy
it be and quit its done</blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Fuck the pain away</em>, présent sur son premier album, a été utilisé par Sofia Coppola dans la bande son du film <em>Lost in Translation.</em>
<h2>En savoir plus sur Peaches</h2>
<ul>
	<li><a href="http://peachesrocks.com/">Le site de l'artiste</a></li>
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		<title>Ladyhawke - Anxiety</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-bruts/ladyhawke-anxiety/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 09:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums bruts]]></category>
		<category><![CDATA[grunge]]></category>
		<category><![CDATA[indie]]></category>
		<category><![CDATA[Ladyhawke]]></category>
		<category><![CDATA[new wave]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/ladyhawke_anxiety-206x207.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette d&#039;Anxiety de Ladyhawke" /></div><div><strong>Ladyhawke</strong>, pour beaucoup, c'est <a href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/richard-donner-ladyhawke/" target="_blank">le titre d'un film</a>. Mais c'est aussi le pseudonyme (en hommage au dit-film) de Philippa Brown, une néo-zélandaise à la musique pleine d'énergie. Ladyhawke - la chanteuse, donc - a connu une enfance marquée par des problèmes médicaux et a été diagnostiquée récemment comme atteinte légèrement du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme). On peut comprendre, donc, le titre de l'album.

<em>Anxiety</em> est son second album, le premier ayant été assez bien accueilli - <a href="http://peachesrocks.com/" target="_blank">Peaches</a> a d'ailleurs remixé l'un des titres de ce premier opus. Dans <em>Anxiety</em>, on retrouve la patte pétillante de Philippa Brown, bourrée d'énergie, avec <strong>ce rock où se retrouvent les influences tant du grunge que du <em>new wave</em></strong>. Le titre de l'album fait référence à l'état d'angoisse dans lequel se trouvait la chanteuse pendant l'enregistrement, l'album ayant été écrit et produit alors qu'elle sortait très fatiguée des tournées réalisées à l'issue du premier album.

D'ailleurs, dans <em>Anxiety</em>, si les paroles témoignent d'angoisses, d'<strong>états d'âme mélancoliques</strong>, tristes ou coléreux, les mélodies, elles, sont emplies d'<strong>un punch incroyable</strong>. Ainsi de <em>Girl like Me</em>, où une femme surprend son petit ami en train de danser dans les bras d'une autre qui lui ressemble, le tout sur une rythmique qui donne furieusement envie de se déhancher. Il y a <em>Vaccine,</em> où elle tente de rejeter ses angoisses de la nuit en se plongeant dans ses rêves et en se confiant à son compagnon. Et que dire de <em>The Quick and the Dead</em>, qui évoque la folie d'une personne autant que l'arrivée d'un zombie avide de chair fraîche ? Et toujours, <strong>ces guitares pleines d'ardeur</strong>, ces percussions entraînantes, ces synthés qui aspirent et vous font vous lever de votre siège avant même que vous vous en rendiez compte.

Écouter <em>Anxiety</em> revient à<strong> teinter de couleurs flashy son spleen</strong>, à écarter ses idées noires par une infusion d'énergie - ou à danser avec, c'est selon. Écouter Ladyhawke, c'est se retrouver infusé d'une pêche d'enfer tout en retrouvant, dans ses chansons, les angoisses, les peurs et les rancoeurs qui nous hantent. En un mot, <em>Anxiety</em> est <strong>un album jubilatoire</strong>.
<h2>Regarder le clip de Blue Eyes</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=p1Pucpi8cvo[/youtube]
<blockquote><em>Leave behind all the mess that you’ve made
And never ever do it again
Balance out all the love that you saved
You will need it to the bitter end</em></blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
L'artwork est réalisé par<a href="http://sarahlarnach.blogspot.fr/" target="_blank"> Sarah Larnach</a>, une artiste néo-zélandaise avec laquelle Ladyhawke avait déjà travaillé pour son opus précédent ainsi que pour le clip du titre <a href="http://www.youtube.com/watch?v=X_bFO1SNRZg"><em>My delirium</em></a> (issu du premier album).
<h2>En savoir plus sur Ladyhawke</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ladyhawkemusic.com/" target="_blank">Son site</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/ladyhawke_anxiety-206x207.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette d&#039;Anxiety de Ladyhawke" /></div><div><strong>Ladyhawke</strong>, pour beaucoup, c'est <a href="http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/richard-donner-ladyhawke/" target="_blank">le titre d'un film</a>. Mais c'est aussi le pseudonyme (en hommage au dit-film) de Philippa Brown, une néo-zélandaise à la musique pleine d'énergie. Ladyhawke - la chanteuse, donc - a connu une enfance marquée par des problèmes médicaux et a été diagnostiquée récemment comme atteinte légèrement du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme). On peut comprendre, donc, le titre de l'album.

<em>Anxiety</em> est son second album, le premier ayant été assez bien accueilli - <a href="http://peachesrocks.com/" target="_blank">Peaches</a> a d'ailleurs remixé l'un des titres de ce premier opus. Dans <em>Anxiety</em>, on retrouve la patte pétillante de Philippa Brown, bourrée d'énergie, avec <strong>ce rock où se retrouvent les influences tant du grunge que du <em>new wave</em></strong>. Le titre de l'album fait référence à l'état d'angoisse dans lequel se trouvait la chanteuse pendant l'enregistrement, l'album ayant été écrit et produit alors qu'elle sortait très fatiguée des tournées réalisées à l'issue du premier album.

D'ailleurs, dans <em>Anxiety</em>, si les paroles témoignent d'angoisses, d'<strong>états d'âme mélancoliques</strong>, tristes ou coléreux, les mélodies, elles, sont emplies d'<strong>un punch incroyable</strong>. Ainsi de <em>Girl like Me</em>, où une femme surprend son petit ami en train de danser dans les bras d'une autre qui lui ressemble, le tout sur une rythmique qui donne furieusement envie de se déhancher. Il y a <em>Vaccine,</em> où elle tente de rejeter ses angoisses de la nuit en se plongeant dans ses rêves et en se confiant à son compagnon. Et que dire de <em>The Quick and the Dead</em>, qui évoque la folie d'une personne autant que l'arrivée d'un zombie avide de chair fraîche ? Et toujours, <strong>ces guitares pleines d'ardeur</strong>, ces percussions entraînantes, ces synthés qui aspirent et vous font vous lever de votre siège avant même que vous vous en rendiez compte.

Écouter <em>Anxiety</em> revient à<strong> teinter de couleurs flashy son spleen</strong>, à écarter ses idées noires par une infusion d'énergie - ou à danser avec, c'est selon. Écouter Ladyhawke, c'est se retrouver infusé d'une pêche d'enfer tout en retrouvant, dans ses chansons, les angoisses, les peurs et les rancoeurs qui nous hantent. En un mot, <em>Anxiety</em> est <strong>un album jubilatoire</strong>.
<h2>Regarder le clip de Blue Eyes</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=p1Pucpi8cvo[/youtube]
<blockquote><em>Leave behind all the mess that you’ve made
And never ever do it again
Balance out all the love that you saved
You will need it to the bitter end</em></blockquote>
<h2>Le grain de sable</h2>
L'artwork est réalisé par<a href="http://sarahlarnach.blogspot.fr/" target="_blank"> Sarah Larnach</a>, une artiste néo-zélandaise avec laquelle Ladyhawke avait déjà travaillé pour son opus précédent ainsi que pour le clip du titre <a href="http://www.youtube.com/watch?v=X_bFO1SNRZg"><em>My delirium</em></a> (issu du premier album).
<h2>En savoir plus sur Ladyhawke</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ladyhawkemusic.com/" target="_blank">Son site</a></li>
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		<title>Mélanie Fazi - Trois pépins du&#160;fruit des morts</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/melanie-fazi-trois-pepins-du-fruit-des-morts/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 12:30:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Romans]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[mélanie fazi]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
		<category><![CDATA[nestiveqnen]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/trois_pepins_du_fruit_des_morts_melanie_fazi-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de Trois pépins du fruit des morts de Mélanie Fazi" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Annabelle Stavrakis, douze ans, a disparu. Sa mère Maria angoisse à l'idée que le pire ait pu arriver à sa fille unique. Deux semaines plus tard, Annabelle réapparaît. Elle refuse de dire ce qu'il s'est passé. Pire, elle s'isole, ne prend plus ses repas dans la cuisine et semble s'éloigner de tous. Maria se demande ce qu'il est advenu de sa fille pour qu'elle lui devienne aussi étrangère. Mais pour Annabelle, tout a changé. Elle a suivi une femme en qui la fillette, passionnée de mythologie grecque, a reconnu Perséphone. Cette femme l'a emmenée dans un mystérieux jardin et lui a fait goûter trois pépins de grenade. Pour Annabelle, dont l'arrivée de l'adolescence est mal vécue, ce geste est un signe fort. Elle est persuadée que si elle s'affranchit de la nourriture comme du sommeil, elle aussi deviendra comme Perséphone : ni vivante, ni morte, mais immortelle et non soumise aux lois de la vieillesse et de la société. Entre réalité et imagination, la frontière est parfois bien ténue...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>I. Première neige
Il y avait ce gouffre, énorme, dans le quotidien de Maria : deux semaines de la vie d'Annabelle.
Allez comprendre pourquoi, parfois, le temps se dilate au-delà du supportable. Quand on attend chaque soir le retour de sa fille unique, disparue à la sortie du collège. Sans rien qui permette de croire à la fugue plutôt qu'à l'accident, ou pire encore. Quand chaque réveil dans une maison vide lâche tout le poids du monde sur vos épaules, au moment de se souvenir.
Au premier soir de la disparition, enfermée dans sa bulle d'angoisse, Maria avait regardé la neige recouvrir les champs depuis sa fenêtre.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
J'ai d'abord connu les écrits de Mélanie Fazi sous forme courte. Novelliste, et de talent, sa plume m'avait frappée par sa façon d'amener, à petites touches, l'air de rien,<strong> une vague d'émotions qui attendait la fin du récit pour vous frapper comme un raz-de-marée</strong>. Une façon d'écrire dans le genre fantastique qui mêle douceur et poing dans la face - douceur tout le long, et puis vlam ! Sans prévenir, lecteur KO - et ravi, d'être chamboulé ainsi, touché, ému. Avec <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, son premier roman, j'ai retrouvé avec bonheur cette patte.

Si vous n'aimez pas les rythmes lents, les intrigues qui prennent leur temps pour s'installer, inutile d'ouvrir les pages de cet ouvrage. Car dans <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, l'action se déroule à son rythme, lentement, en accord avec la danse mélancolique et ralentie des flocons. <strong>La saison froide étant un symbole clé dans l'histoire</strong>, ce rythme lent se prête parfaitement à plonger le lecteur dans l'ambiance. Pourquoi l'hiver ? C'est durant cette saison qu'Annabelle disparaît. Et, dans le mythe de l'enlèvement de Perséphone par Hadès, c'est son séjour sous terre qui provoque l'hiver, la mère de Perséphone étant désespérée par la disparition de sa fille, mère qui est déesse des moissons. Le rythme des saisons, avec la bascule entre hiver et printemps, est aussi un axe de lecture important, Annabelle entrant comme en germination durant les saisons chaudes, attendant l'hiver, à l'inverse des plantes chéries par sa mère.

On le voit,<strong> la mythologie tient une place importante dans le récit</strong> et pourtant elle n'apparaît pas au premier abord. Les premiers temps, nous sommes dans notre époque, nous suivons une petite fille de notre temps et notre pays. Nous nous inquiétons pour elle, nous paniquons encore plus lorsqu'elle se met à ne plus manger, ne plus dormir. Mais, par petites touches, voici que le mythe s'avance. Et, à un moment du récit, tout bascule.<strong> La frontière est mince entre notre monde et celui des dieux</strong>, plus encore quand une fillette entêtée ne désire que la franchir.

L'émotion est d'autant plus forte qu'à travers ce roman fantastique et mythologie, <strong>Mélanie Fazi évoque avec justesse et beaucoup de délicatesse</strong> ce que peuvent éprouver <strong>les jeunes adolescents qui vivent mal l'entrée dans cet âge difficile</strong>, aussi bien que les difficultés des parents (ici une mère célibataire) face au désarroi et aux changements qui interviennent chez leur enfant. Mélanie Fazi exploite également le mythe de Perséphone sous le même angle <strong>: on peut entendre la voix de la déesse</strong>, ce qu'elle a éprouvé à être enlevée, jeune fille, par Hadès, le dieu des Morts, et qu'il fit d'elle son épouse. Si les grandes lignes de l'histoire sont reprises dans tous les livres de mythologie grecque, bien peu (pour ne pas dire aucun) n'avait à ce point montré ce que pouvait bien ressentir l'héroïne du mythe face à ce qu'elle subissait.

Un roman lent et délicat, et pourtant qui laisse une impression forte, comme le manteau neigeux sur sa peau : léger, doux mais au froid mordant. Si Mélanie Fazi a du talent pour la nouvelle, avec ce premier roman elle prouve qu'elle maîtrise aussi bien la forme longue.
<h2>Le grain de sable</h2>
L'ouvrage a reçu le prix Merlin - prix des lecteurs - en 2002.
<h2>Gramophone</h2>
La chanson <em>Winter</em> de Persephone, dont l'intense mélancolie, le rythme lent et les paroles reflètent à merveille l'atmosphère du roman.
<h2>Sur le mur</h2>
Un flocon de neige et le fruit d'un  grenadier.
<h2>Dans la même veine</h2>
L'adolescence et le mythe s'entremêlent aussi dans la série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/sophie-dabat-chronique-de-changelins-evolution/" target="_blank"><em>Changelings </em>de Sophie Dabat</a> - renommé <em>Le Sang des chimères</em> (le tome sera réédité prochainement en 2013 aux Editions du Riez et suivi peu après du tome 2, inédit). Les affres de l'adolescence et le fantastique sont également présents chez Stephen King, avec <em>Carrie </em>(Le Livre de Poche, 2010)
<h2>À propos de Mélanie Fazi</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5636" alt="Mélanie Fazi © Emmanuel Grandvillain" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain-206x309.jpg" /></a>
Née en 1976 à Dunkerque où elle a vécu une vingtaine d'année, Mélanie Fazi est depuis son enfance une lectrice invétérée. Elle commence à rédiger ses propres textes à l'adolescence. Elle suit des études d'anglais et de traduction, études qui lui permettent d'affiner son style. Elle publie ses deux premières nouvelles la même année, en 2000, dans des anthologies chez Ténèbres. Il s'agit de <em>Ghost Town Blues</em> (réédité au sein du recueil <em>Serpentine</em>) et <em>Le noeud cajun</em> (réédité au sein du recueil <em>Notre Dame aux écailles</em>). En 2002, Mélanie Fazi est embauchée comme traductrice aux éditions Bragelonne. Son premier roman, <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, paraît l'année suivante, puis en 2004 son recueil de nouvelles <em>Serpentine </em>(éditions de L'Oxymore, réédité depuis chez Folio) et un autre roman, <em>Arlis des Forains</em> (Bragelonne). Elle continue de publier régulièrement des nouvelles en anthologies (<em>Miroir de porcelaine </em>dans <em>69</em> aux éditions ActuSf, <em>Le Jardin des silences </em>dans <em></em>la revue <em>Angle-Mort</em> en 2011, <em>Les soeurs de la Tarasque</em> <em></em>dans<em> Reines et Dragons</em> aux éditions Mnémos en 2012...). Mélanie Fazi a reçu plusieurs fois le prix Merlin et le prix Masterton, ainsi que le Grand Prix de l'imaginaire en 2005 pour son recueil <em>Serpentine.</em>
<h2>Références</h2>
<em>Trois pépin du fruit des morts</em>, éditions Nestiveqnen, 2003, 208 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://reves-de-cendre.over-blog.com/">Le blog de Mélanie Fazi
</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/trois_pepins_du_fruit_des_morts_melanie_fazi-206x320.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture de Trois pépins du fruit des morts de Mélanie Fazi" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Annabelle Stavrakis, douze ans, a disparu. Sa mère Maria angoisse à l'idée que le pire ait pu arriver à sa fille unique. Deux semaines plus tard, Annabelle réapparaît. Elle refuse de dire ce qu'il s'est passé. Pire, elle s'isole, ne prend plus ses repas dans la cuisine et semble s'éloigner de tous. Maria se demande ce qu'il est advenu de sa fille pour qu'elle lui devienne aussi étrangère. Mais pour Annabelle, tout a changé. Elle a suivi une femme en qui la fillette, passionnée de mythologie grecque, a reconnu Perséphone. Cette femme l'a emmenée dans un mystérieux jardin et lui a fait goûter trois pépins de grenade. Pour Annabelle, dont l'arrivée de l'adolescence est mal vécue, ce geste est un signe fort. Elle est persuadée que si elle s'affranchit de la nourriture comme du sommeil, elle aussi deviendra comme Perséphone : ni vivante, ni morte, mais immortelle et non soumise aux lois de la vieillesse et de la société. Entre réalité et imagination, la frontière est parfois bien ténue...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>I. Première neige
Il y avait ce gouffre, énorme, dans le quotidien de Maria : deux semaines de la vie d'Annabelle.
Allez comprendre pourquoi, parfois, le temps se dilate au-delà du supportable. Quand on attend chaque soir le retour de sa fille unique, disparue à la sortie du collège. Sans rien qui permette de croire à la fugue plutôt qu'à l'accident, ou pire encore. Quand chaque réveil dans une maison vide lâche tout le poids du monde sur vos épaules, au moment de se souvenir.
Au premier soir de la disparition, enfermée dans sa bulle d'angoisse, Maria avait regardé la neige recouvrir les champs depuis sa fenêtre.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
J'ai d'abord connu les écrits de Mélanie Fazi sous forme courte. Novelliste, et de talent, sa plume m'avait frappée par sa façon d'amener, à petites touches, l'air de rien,<strong> une vague d'émotions qui attendait la fin du récit pour vous frapper comme un raz-de-marée</strong>. Une façon d'écrire dans le genre fantastique qui mêle douceur et poing dans la face - douceur tout le long, et puis vlam ! Sans prévenir, lecteur KO - et ravi, d'être chamboulé ainsi, touché, ému. Avec <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, son premier roman, j'ai retrouvé avec bonheur cette patte.

Si vous n'aimez pas les rythmes lents, les intrigues qui prennent leur temps pour s'installer, inutile d'ouvrir les pages de cet ouvrage. Car dans <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, l'action se déroule à son rythme, lentement, en accord avec la danse mélancolique et ralentie des flocons. <strong>La saison froide étant un symbole clé dans l'histoire</strong>, ce rythme lent se prête parfaitement à plonger le lecteur dans l'ambiance. Pourquoi l'hiver ? C'est durant cette saison qu'Annabelle disparaît. Et, dans le mythe de l'enlèvement de Perséphone par Hadès, c'est son séjour sous terre qui provoque l'hiver, la mère de Perséphone étant désespérée par la disparition de sa fille, mère qui est déesse des moissons. Le rythme des saisons, avec la bascule entre hiver et printemps, est aussi un axe de lecture important, Annabelle entrant comme en germination durant les saisons chaudes, attendant l'hiver, à l'inverse des plantes chéries par sa mère.

On le voit,<strong> la mythologie tient une place importante dans le récit</strong> et pourtant elle n'apparaît pas au premier abord. Les premiers temps, nous sommes dans notre époque, nous suivons une petite fille de notre temps et notre pays. Nous nous inquiétons pour elle, nous paniquons encore plus lorsqu'elle se met à ne plus manger, ne plus dormir. Mais, par petites touches, voici que le mythe s'avance. Et, à un moment du récit, tout bascule.<strong> La frontière est mince entre notre monde et celui des dieux</strong>, plus encore quand une fillette entêtée ne désire que la franchir.

L'émotion est d'autant plus forte qu'à travers ce roman fantastique et mythologie, <strong>Mélanie Fazi évoque avec justesse et beaucoup de délicatesse</strong> ce que peuvent éprouver <strong>les jeunes adolescents qui vivent mal l'entrée dans cet âge difficile</strong>, aussi bien que les difficultés des parents (ici une mère célibataire) face au désarroi et aux changements qui interviennent chez leur enfant. Mélanie Fazi exploite également le mythe de Perséphone sous le même angle <strong>: on peut entendre la voix de la déesse</strong>, ce qu'elle a éprouvé à être enlevée, jeune fille, par Hadès, le dieu des Morts, et qu'il fit d'elle son épouse. Si les grandes lignes de l'histoire sont reprises dans tous les livres de mythologie grecque, bien peu (pour ne pas dire aucun) n'avait à ce point montré ce que pouvait bien ressentir l'héroïne du mythe face à ce qu'elle subissait.

Un roman lent et délicat, et pourtant qui laisse une impression forte, comme le manteau neigeux sur sa peau : léger, doux mais au froid mordant. Si Mélanie Fazi a du talent pour la nouvelle, avec ce premier roman elle prouve qu'elle maîtrise aussi bien la forme longue.
<h2>Le grain de sable</h2>
L'ouvrage a reçu le prix Merlin - prix des lecteurs - en 2002.
<h2>Gramophone</h2>
La chanson <em>Winter</em> de Persephone, dont l'intense mélancolie, le rythme lent et les paroles reflètent à merveille l'atmosphère du roman.
<h2>Sur le mur</h2>
Un flocon de neige et le fruit d'un  grenadier.
<h2>Dans la même veine</h2>
L'adolescence et le mythe s'entremêlent aussi dans la série <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-romans/sophie-dabat-chronique-de-changelins-evolution/" target="_blank"><em>Changelings </em>de Sophie Dabat</a> - renommé <em>Le Sang des chimères</em> (le tome sera réédité prochainement en 2013 aux Editions du Riez et suivi peu après du tome 2, inédit). Les affres de l'adolescence et le fantastique sont également présents chez Stephen King, avec <em>Carrie </em>(Le Livre de Poche, 2010)
<h2>À propos de Mélanie Fazi</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5636" alt="Mélanie Fazi © Emmanuel Grandvillain" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/melanie_fazi_copEmmanuelGrandvillain-206x309.jpg" /></a>
Née en 1976 à Dunkerque où elle a vécu une vingtaine d'année, Mélanie Fazi est depuis son enfance une lectrice invétérée. Elle commence à rédiger ses propres textes à l'adolescence. Elle suit des études d'anglais et de traduction, études qui lui permettent d'affiner son style. Elle publie ses deux premières nouvelles la même année, en 2000, dans des anthologies chez Ténèbres. Il s'agit de <em>Ghost Town Blues</em> (réédité au sein du recueil <em>Serpentine</em>) et <em>Le noeud cajun</em> (réédité au sein du recueil <em>Notre Dame aux écailles</em>). En 2002, Mélanie Fazi est embauchée comme traductrice aux éditions Bragelonne. Son premier roman, <em>Trois pépins du fruit des morts</em>, paraît l'année suivante, puis en 2004 son recueil de nouvelles <em>Serpentine </em>(éditions de L'Oxymore, réédité depuis chez Folio) et un autre roman, <em>Arlis des Forains</em> (Bragelonne). Elle continue de publier régulièrement des nouvelles en anthologies (<em>Miroir de porcelaine </em>dans <em>69</em> aux éditions ActuSf, <em>Le Jardin des silences </em>dans <em></em>la revue <em>Angle-Mort</em> en 2011, <em>Les soeurs de la Tarasque</em> <em></em>dans<em> Reines et Dragons</em> aux éditions Mnémos en 2012...). Mélanie Fazi a reçu plusieurs fois le prix Merlin et le prix Masterton, ainsi que le Grand Prix de l'imaginaire en 2005 pour son recueil <em>Serpentine.</em>
<h2>Références</h2>
<em>Trois pépin du fruit des morts</em>, éditions Nestiveqnen, 2003, 208 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://reves-de-cendre.over-blog.com/">Le blog de Mélanie Fazi
</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		<title>Richard Donner - Ladyhawke</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/richard-donner-ladyhawke/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/richard-donner-ladyhawke/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 13:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques films]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[métamorphose]]></category>
		<category><![CDATA[Michelle Pfeiffer]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Donner]]></category>
		<category><![CDATA[Rutger Hauer]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/ladyhawke_affiche-206x319.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche de Ladyhawke de Richard Donner" /></div><div><h2>Synopsis</h2>
Philippe Gaston, jeune garçon qui a été emprisonné pour vol, parvient à s'échapper des géôles du donjon d'Aquila. Durant sa fuite, il croise la route d'Étienne de Navarre et son faucon, qui semble lui aussi être recherché par la garde d'Aquila. Au fil des jours, Philippe découvre que le faucon, la nuit, devient une belle jeune femme tandis qu'Étienne se change en loup. Ces métamorphoses sont dues au cruel évêque d'Aquila, celui-là même qui désire aussi la mort de Philippe. Bien malgré lui, le garçon va donc se retrouver pris dans l'histoire tragique des deux amants maudits.
<h2>Bande-annonce</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=QEh0kwDqZZ0[/youtube]
<h2>Critique personnelle</h2>
<em>Ladyhawke </em>est sorti  la même année que <em>Les Goonies</em>, les deux films étant réalisés par Richard Donner et les deux étant devenus, depuis, <strong>des films cultes</strong>. Dans le cas de <em>Ladyhawke</em>, la présence d'acteurs, reconnus depuis, a également participé à cette empreinte dans le temps. On notera ainsi la présence de <strong>Rutger Hauer, qui incarnait un replicant dans </strong><em><strong>Blade Runner</strong> (</em>Ridley Scott, 1982) et qui joue Étienne de Navarre, rôle bien différent qui lui permet de montrer une autre facette de son jeu d'acteur.

À noter aussi la présence de <strong>Matthew Broderick</strong> (dans le rôle de Philippe Gaston) qui eut son premier grand rôle avec ce film. Enfin, on ne présente plus <strong>Michelle Pfeiffer</strong> (Isabeau d'Anjou), qui elle aussi, à l'époque de <em>Ladyhawke</em>, n'était pas encore la célèbre actrice que l'on connaît.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/ladyhawke_3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-5618" alt="Etienne de Navarre (Rutger Hauer) et Ladyhawke (Ladyhawke, de Richard Donner)" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/ladyhawke_3-420x276.jpg" /></a>

Pour ma part, j'avoue un certain penchant pour le thème des métamorphes. Aussi ne pouvais-je pas passer à côté de ce film qui présente <strong>un homme et une femme se changeant respectivement en loup et en faucon</strong>. Sauf que l'un se transforme la nuit, l'autre le jour. 

<strong>« Toujours ensemble, à jamais séparés »</strong>, telle est leur malédiction, à ces deux amants dont le seul crime est de s'aimer. La faute à l'évêque d'Aquila dont le calme apparent dissimule cruauté et envie, deux traits bien peu catholiques. C'est lui qui jeta le sort au couple, car il désirait lui aussi Isabeau.

Cette <strong>histoire d'amour contrariée</strong> apporte toute la dimension émotionnelle au film mais <em>Ladyhawke</em> est loin d'être un simple film romantique.Le personnage de Philippe Gaston, avec son humour et ses répliques à la fois sérieuses et drôles, propres à son jeune âge et son passif de garnement, amène un bel équilibre au film.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/ladyhawke_1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-5619" alt="Philippe Gaston (Matthew Broderick) dans Ladyhawke de Richerd Donner" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/ladyhawke_1-420x286.jpg" /></a>

Le public français sera par ailleurs ravi de constater que, ce qui est plutôt rare dans un film de <em>fantasy</em> produit par une équipe américaine, l'action est sise dans une région dont le nom ainsi que les patronymes des personnages ont <strong>des consonances françaises</strong>.

Les acteurs, en VO, s'appliquent d'ailleurs à les prononcer correctement. Et si les effets spéciaux se font discrets, les costumes un peu trop neufs pour paraître authentiques, les sublimes paysages traversés, très naturels, apportent une touche de merveilleux sans qu'ils aient été modifiés numériquement. <strong>Un régal pour les yeux !</strong>

<em>Ladyhawke</em> rassemble donc tous les ingrédients pour continuer à être vu et revu malgré son ancienneté : amour malheureux, humour, effets spéciaux peu présents donc qui ne risquent pas de paraître vieillis et surtout, surtout, cette sublime et poignante histoire de deux êtres qui s'aiment mais ne peuvent jamais vraiment être ensemble. <strong>Inoubliable.</strong>

<h2>Le grain de sable</h2>

La bande originale, très moderne malgré l'atmosphère médiévale du récit, a été composée par Andrew Powell qui fut membre du groupe de rock progressif <a href="http://www.the-alan-parsons-project.com/">The Alan Parsons Project</a>. Plusieurs des musiciens interprétant la dite bande originale sont aussi des anciens membres de ce groupe.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Acteurs : Rutger Hauer, Michelle Pfeiffer, Matthew Broderick</li>
	<li>Année : 1985</li>
	<li>Durée : 2h01</li>
	<li>Pays : Etats-Unis</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/01/ladyhawke_affiche-206x319.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche de Ladyhawke de Richard Donner" /></div><div><h2>Synopsis</h2>
Philippe Gaston, jeune garçon qui a été emprisonné pour vol, parvient à s'échapper des géôles du donjon d'Aquila. Durant sa fuite, il croise la route d'Étienne de Navarre et son faucon, qui semble lui aussi être recherché par la garde d'Aquila. Au fil des jours, Philippe découvre que le faucon, la nuit, devient une belle jeune femme tandis qu'Étienne se change en loup. Ces métamorphoses sont dues au cruel évêque d'Aquila, celui-là même qui désire aussi la mort de Philippe. Bien malgré lui, le garçon va donc se retrouver pris dans l'histoire tragique des deux amants maudits.
<h2>Bande-annonce</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=QEh0kwDqZZ0[/youtube]
<h2>Critique personnelle</h2>
<em>Ladyhawke </em>est sorti  la même année que <em>Les Goonies</em>, les deux films étant réalisés par Richard Donner et les deux étant devenus, depuis, <strong>des films cultes</strong>. Dans le cas de <em>Ladyhawke</em>, la présence d'acteurs, reconnus depuis, a également participé à cette empreinte dans le temps. On notera ainsi la présence de <strong>Rutger Hauer, qui incarnait un replicant dans </strong><em><strong>Blade Runner</strong> (</em>Ridley Scott, 1982) et qui joue Étienne de Navarre, rôle bien différent qui lui permet de montrer une autre facette de son jeu d'acteur.

À noter aussi la présence de <strong>Matthew Broderick</strong> (dans le rôle de Philippe Gaston) qui eut son premier grand rôle avec ce film. Enfin, on ne présente plus <strong>Michelle Pfeiffer</strong> (Isabeau d'Anjou), qui elle aussi, à l'époque de <em>Ladyhawke</em>, n'était pas encore la célèbre actrice que l'on connaît.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/ladyhawke_3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-5618" alt="Etienne de Navarre (Rutger Hauer) et Ladyhawke (Ladyhawke, de Richard Donner)" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/ladyhawke_3-420x276.jpg" /></a>

Pour ma part, j'avoue un certain penchant pour le thème des métamorphes. Aussi ne pouvais-je pas passer à côté de ce film qui présente <strong>un homme et une femme se changeant respectivement en loup et en faucon</strong>. Sauf que l'un se transforme la nuit, l'autre le jour. 

<strong>« Toujours ensemble, à jamais séparés »</strong>, telle est leur malédiction, à ces deux amants dont le seul crime est de s'aimer. La faute à l'évêque d'Aquila dont le calme apparent dissimule cruauté et envie, deux traits bien peu catholiques. C'est lui qui jeta le sort au couple, car il désirait lui aussi Isabeau.

Cette <strong>histoire d'amour contrariée</strong> apporte toute la dimension émotionnelle au film mais <em>Ladyhawke</em> est loin d'être un simple film romantique.Le personnage de Philippe Gaston, avec son humour et ses répliques à la fois sérieuses et drôles, propres à son jeune âge et son passif de garnement, amène un bel équilibre au film.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/ladyhawke_1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-5619" alt="Philippe Gaston (Matthew Broderick) dans Ladyhawke de Richerd Donner" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/03/ladyhawke_1-420x286.jpg" /></a>

Le public français sera par ailleurs ravi de constater que, ce qui est plutôt rare dans un film de <em>fantasy</em> produit par une équipe américaine, l'action est sise dans une région dont le nom ainsi que les patronymes des personnages ont <strong>des consonances françaises</strong>.

Les acteurs, en VO, s'appliquent d'ailleurs à les prononcer correctement. Et si les effets spéciaux se font discrets, les costumes un peu trop neufs pour paraître authentiques, les sublimes paysages traversés, très naturels, apportent une touche de merveilleux sans qu'ils aient été modifiés numériquement. <strong>Un régal pour les yeux !</strong>

<em>Ladyhawke</em> rassemble donc tous les ingrédients pour continuer à être vu et revu malgré son ancienneté : amour malheureux, humour, effets spéciaux peu présents donc qui ne risquent pas de paraître vieillis et surtout, surtout, cette sublime et poignante histoire de deux êtres qui s'aiment mais ne peuvent jamais vraiment être ensemble. <strong>Inoubliable.</strong>

<h2>Le grain de sable</h2>

La bande originale, très moderne malgré l'atmosphère médiévale du récit, a été composée par Andrew Powell qui fut membre du groupe de rock progressif <a href="http://www.the-alan-parsons-project.com/">The Alan Parsons Project</a>. Plusieurs des musiciens interprétant la dite bande originale sont aussi des anciens membres de ce groupe.

<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Acteurs : Rutger Hauer, Michelle Pfeiffer, Matthew Broderick</li>
	<li>Année : 1985</li>
	<li>Durée : 2h01</li>
	<li>Pays : Etats-Unis</li>
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		<item>
		<title>Fleet Foxes - Fleet Foxes</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-doux-amers/fleet-foxes-fleet-foxes/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-doux-amers/fleet-foxes-fleet-foxes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 13:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums doux-amers]]></category>
		<category><![CDATA[Fleet Foxes]]></category>
		<category><![CDATA[folk]]></category>
		<category><![CDATA[indie]]></category>
		<category><![CDATA[pop folk]]></category>
		<category><![CDATA[rock folk]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/fleet_foxes-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de Fleet Foxes de Fleet Foxes" /></div><div><strong><span lang="en">Fleet Foxes</span>, c'est un groupe de cinq gars</strong>, dont le chanteur est <span lang="en">Robin Pecknold</span>. Tous les cinq enregistrent un premier album éponyme chez un label indépendant, Sub Pop, qui leur vaut d'être propulsés sur la scène internationale. Un album chaleureusement accueilli par la critique et pour cause ! Le talent éclate dans ce premier opus où <strong>la pop rencontre la folk pour le meilleur</strong>.

Car malgré l'apparence simple des morceaux, on perçoit derrière <strong>le travail et le talent des cinq musiciens</strong>. Ainsi de <em lang="en">Sun it rises</em> qui ouvre l'album magnifiquement. La voix chaude et basse du chanteur, qui s'envole parfois dans des notes un peu plus aiguës, se pose d'abord sur une guitare seule, puis, petit à petit, à l'image du jour qui se lève et de la montée de l'astre du jour, <strong>plusieurs autres instruments se déploient et la chanson s'envole</strong>, s'épanouit comme une fleur au soleil.

De même pour <em lang="en">White Winter Hymnal</em> qui se présente comme un canon et dont <strong>le refrain, entêtant, vous poursuit tout l'hiver</strong>. Quant aux paroles de cette ritournelle, elles dépeignent des instantanés hivernaux plein de poésie et de mélancolie : les gens y portent des écharpes pour éviter de perdre leur tête et une tache de sang sur la neige est semblable à une fraise en été.

Il y a <em lang="en">Ragged Wood</em>, qui évoque une balade dans les bois au printemps et où le chanteur demande à sa bien-aimée de lui revenir, là, sous les frondaisons. Et que dire aussi du triste <em>He doesn't know why</em> où le chanteur reconnaît son impuissance à aider un homme revenu après une longue absence, où les chœurs chaleureux n'effacent pas la mélancolie ambiante.

Écouter <span lang="en">Fleet Foxes</span>, c'est <strong>comme se trouver au milieu des bois, en pleine nuit</strong>, et écouter des copains chanter et jouer de leur guitare, autour d'un feu de camp. Des copains dont la voix a un timbre chaud, prenant, et dont les guitares se mêlent à des mandolines et des claviers, tissant des morceaux qui nous bercent, nous emportent, nous emmènent là-bas, dans cette Amérique sauvage et naturelle, où l'homme se perd tant dans les bois que dans ses propres émotions.

Un coup de maître pour ce premier album qui <strong>donne toutes ses lettres de noblesse à la folk</strong> mâtinée de quelques accents rock.

<h2>Regarder le clip de « White Winter Hymnal »</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DrQRS40OKNE[/youtube]

<blockquote>I was following the pack
All swallowed in their coats
With scarves of red tied 'round their throats
To keep their little heads
From fallin' in the snow</blockquote>

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour leur second album, <span lang="en">Fleet Foxes</span> a de nouveau signé avec le même label, refusant les offres de plus grands labels, des majors, qu'ils considèrent comme « anti-musique ».

<h2>En savoir plus sur Fleet Foxes</h2>

<a href="http://www.subpop.com/artists/fleet_foxes">La page de présentation du groupe sur le site de leur label</a></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/fleet_foxes-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de Fleet Foxes de Fleet Foxes" /></div><div><strong><span lang="en">Fleet Foxes</span>, c'est un groupe de cinq gars</strong>, dont le chanteur est <span lang="en">Robin Pecknold</span>. Tous les cinq enregistrent un premier album éponyme chez un label indépendant, Sub Pop, qui leur vaut d'être propulsés sur la scène internationale. Un album chaleureusement accueilli par la critique et pour cause ! Le talent éclate dans ce premier opus où <strong>la pop rencontre la folk pour le meilleur</strong>.

Car malgré l'apparence simple des morceaux, on perçoit derrière <strong>le travail et le talent des cinq musiciens</strong>. Ainsi de <em lang="en">Sun it rises</em> qui ouvre l'album magnifiquement. La voix chaude et basse du chanteur, qui s'envole parfois dans des notes un peu plus aiguës, se pose d'abord sur une guitare seule, puis, petit à petit, à l'image du jour qui se lève et de la montée de l'astre du jour, <strong>plusieurs autres instruments se déploient et la chanson s'envole</strong>, s'épanouit comme une fleur au soleil.

De même pour <em lang="en">White Winter Hymnal</em> qui se présente comme un canon et dont <strong>le refrain, entêtant, vous poursuit tout l'hiver</strong>. Quant aux paroles de cette ritournelle, elles dépeignent des instantanés hivernaux plein de poésie et de mélancolie : les gens y portent des écharpes pour éviter de perdre leur tête et une tache de sang sur la neige est semblable à une fraise en été.

Il y a <em lang="en">Ragged Wood</em>, qui évoque une balade dans les bois au printemps et où le chanteur demande à sa bien-aimée de lui revenir, là, sous les frondaisons. Et que dire aussi du triste <em>He doesn't know why</em> où le chanteur reconnaît son impuissance à aider un homme revenu après une longue absence, où les chœurs chaleureux n'effacent pas la mélancolie ambiante.

Écouter <span lang="en">Fleet Foxes</span>, c'est <strong>comme se trouver au milieu des bois, en pleine nuit</strong>, et écouter des copains chanter et jouer de leur guitare, autour d'un feu de camp. Des copains dont la voix a un timbre chaud, prenant, et dont les guitares se mêlent à des mandolines et des claviers, tissant des morceaux qui nous bercent, nous emportent, nous emmènent là-bas, dans cette Amérique sauvage et naturelle, où l'homme se perd tant dans les bois que dans ses propres émotions.

Un coup de maître pour ce premier album qui <strong>donne toutes ses lettres de noblesse à la folk</strong> mâtinée de quelques accents rock.

<h2>Regarder le clip de « White Winter Hymnal »</h2>

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DrQRS40OKNE[/youtube]

<blockquote>I was following the pack
All swallowed in their coats
With scarves of red tied 'round their throats
To keep their little heads
From fallin' in the snow</blockquote>

<h2>Le grain de sable</h2>

Pour leur second album, <span lang="en">Fleet Foxes</span> a de nouveau signé avec le même label, refusant les offres de plus grands labels, des majors, qu'ils considèrent comme « anti-musique ».

<h2>En savoir plus sur Fleet Foxes</h2>

<a href="http://www.subpop.com/artists/fleet_foxes">La page de présentation du groupe sur le site de leur label</a></div>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Sophie Thouvenin - Poésie de&#160;l&#039;infiniment petit</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/sophie-thouvenin-poesie-de-linfiniment-petit/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 14:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[macro-photo]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Thouvenin]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/sophie_thouvenin-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Photographie de Sophie Thouvenin" /></div><div>C'est par hasard, au détour des pages d'un magazine, que je découvris le travail de Sophie Thouvenin. Je me souviens avoir été immédiatement conquise par <strong>les scènes minuscules saisies avec détail par son objectif</strong>.

Faune, flore, minéral apparaissent ainsi sous un jour nouveau, celui de l'infiniment petit. Avec délicatesse, la photographe nous emmène dans une autre dimension. Une dimension miniature, une dimension pleine de poésie et de rêve.

Un pétale devient chef d'œuvre, une feuille recouverte de rosée se fait libellule, les yeux d'un animal nous montrent tout un univers mystérieux. Contempler les macro-photographies de Sophie Thouvenin, c'est réaliser que dans le cœur d'une fleur ou dans des feuilles flottant au fil de l'eau, du vent, se cache tout un monde. Un monde de beauté, un monde onirique, un monde qui invite à l'évasion, à la contemplation, à l'inspiration. Au rêve.

À travers le prisme de l'objectif, tenu avec talent par la photographe, on redécouvre d'un œil neuf tout ce qui nous entoure et les délicates architectures de Mère Nature, celles qui se dérobent au regard si l'on ne se penche pas dessus, <strong>le souffle suspendu par tant de splendeurs</strong>.

[gallery column="1" ids="5436,5438,5437,5439,5441,5443,5442,5440"]



<h3>En savoir plus sur l'artiste</h3>
<ul>
	<li><a href="http://prismes.free.fr/" target="_blank">Le site de Sophie Thouvenin</a></li>
	<li><a href="http://www.prismes.net/" target="_blank">Son blog</a></li>
	<li><a href="https://www.facebook.com/sophiethouveninphoto" target="_blank">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.boncap.com/mag/interviews/pages/interview_photographe_sophie_thouvenin.htm">Une interview dans laquelle elle parle en détail de son travail</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2013/02/sophie_thouvenin-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Photographie de Sophie Thouvenin" /></div><div>C'est par hasard, au détour des pages d'un magazine, que je découvris le travail de Sophie Thouvenin. Je me souviens avoir été immédiatement conquise par <strong>les scènes minuscules saisies avec détail par son objectif</strong>.

Faune, flore, minéral apparaissent ainsi sous un jour nouveau, celui de l'infiniment petit. Avec délicatesse, la photographe nous emmène dans une autre dimension. Une dimension miniature, une dimension pleine de poésie et de rêve.

Un pétale devient chef d'œuvre, une feuille recouverte de rosée se fait libellule, les yeux d'un animal nous montrent tout un univers mystérieux. Contempler les macro-photographies de Sophie Thouvenin, c'est réaliser que dans le cœur d'une fleur ou dans des feuilles flottant au fil de l'eau, du vent, se cache tout un monde. Un monde de beauté, un monde onirique, un monde qui invite à l'évasion, à la contemplation, à l'inspiration. Au rêve.

À travers le prisme de l'objectif, tenu avec talent par la photographe, on redécouvre d'un œil neuf tout ce qui nous entoure et les délicates architectures de Mère Nature, celles qui se dérobent au regard si l'on ne se penche pas dessus, <strong>le souffle suspendu par tant de splendeurs</strong>.

[gallery column="1" ids="5436,5438,5437,5439,5441,5443,5442,5440"]



<h3>En savoir plus sur l'artiste</h3>
<ul>
	<li><a href="http://prismes.free.fr/" target="_blank">Le site de Sophie Thouvenin</a></li>
	<li><a href="http://www.prismes.net/" target="_blank">Son blog</a></li>
	<li><a href="https://www.facebook.com/sophiethouveninphoto" target="_blank">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.boncap.com/mag/interviews/pages/interview_photographe_sophie_thouvenin.htm">Une interview dans laquelle elle parle en détail de son travail</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Neil Jordan - La&#160;Compagnie des loups</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/neil-jordan-la-compagnie-des-loups/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/neil-jordan-la-compagnie-des-loups/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Jan 2013 10:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques films]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Neil Jordan]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lacompagniedesloups_affiche-206x279.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche de &quot;La Compagnie des loups&quot; de Neil Jordan" /></div><div><h2>Synopsis</h2>
Rosaleen est une jeune fille, pas encore femme, plus vraiment une enfant. Elle dort, du rouge à ses lèvres. Dans ses rêves, elle est la fille d'un couple de paysans, vivant dans un minuscule village au milieu des bois. Des bois que traversent des sentiers dont il ne faut surtout pas s'égarer, au risque de tomber sur les loups…

Loups contre lesquels la grand-mère de Rosaleen, qui vit à l'écart du village, ne cesse de mettre en garde. Car il y a toutes sortes de loups, et bien souvent ils cachent leur fourrure sous la peau d'un homme ou d'une femme, au prix d'un sort, d'un pacte avec le Diable, ou bien d'une simple nature sauvage innée. Mais Rosaleen, qui grandit et découvre les jeux des adultes, se demande s'il y a vraiment lieu de craindre les loups.
<h2>Bande-annonce</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=cALP7SVM7A0[/youtube]
<h2>Critique personnelle</h2>
En 1984 sort sur les écrans <em>La Compagnie des loups</em>, long-métrage d'un réalisateur irlandais encore inconnu du grand public. Mais <strong>cette adaptation d'une nouvelle d'Angela Carter</strong>, parue dans le recueil éponyme (pour l'édition française) lui vaut d'être remarqué. Plus tard, Neil Jordan réalisera brillamment une autre adaptation, celle du roman <em>Entretien avec un vampire</em> d'Anne Rice, mais pour le moment, penchons-nous plutôt sur <em>La Compagnie des loups</em> et le récit qui l'a inspiré.

Dans son recueil (<cite>The Bloody Chamber and Other Stories</cite> en VO, mais traduit <em>La Compagnie des loups</em> en français), Angela Carter réécrit plusieurs contes connus pour en révéler les symboles profonds, qui ont été édulcorés dans les versions enfantines publiées de nos jours.

<strong>Car les contes originels n'étaient pas innocents.</strong> Chargés de métaphores, ils évoquaient la quête de soi, <strong>le cheminement vers l'âge adulte</strong> (au travers notamment de la sexualité), la violence et la mort.

Dans l'histoire intitulée <em>La Compagnie des loups</em>, Angela Carter reprend le célèbre <em>Petit Chaperon rouge</em>, conte qui a connu de nombreuses versions. Si celle la plus connue est celle où, à la fin, le loup est tué et tout est bien qui finit bien, il existe plusieurs versions où la fillette finit au lit avec le loup, ou bien mange la viande qu'il lui propose sans savoir qu'il s'agit des restes de sa grand-mère, ou encore termine dans l'estomac du canidé. Autant de versions plus violentes que le conte originel, mais qui en ont conservé la métaphore : <strong>le parcours d'une fillette à la puberté</strong>, qui découvre la sexualité alors que ses règles arrivent.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company_of_wolves1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-5318" alt="Rosaleen (Sarah Patterson) dans La Compagnie des loups" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company_of_wolves1.png" /></a>

C'est cette symbolique-là qu'a repris l'auteur, mêlée à la thématique de la liberté, et Angela Carter étant scénariste sur le film, on retrouve cette métaphore tout au long du long-métrage. Couleur rouge du châle concocté par la grand-mère, du fard que Rosaleen appose sur ses lèvres (celle qui dort le chipe à sa soeur aînée, celle rêvée le trouve dans un nid), du sang sur la neige laissé par le chasseur… <strong>Le rouge, couleur du sang</strong> (menstruel ou de la virginité perdue), <strong>couleur du désir, couleur du sexe.</strong> Les symboles de cette sexualité qui s'éveille apparaissent aussi via les images, chrétiennes, de la pomme mordue (le fruit défendu) et du serpent qui apparaît, discret.

Mais Rosaleen, qui découvre les jeux de la séduction en jouant au chat et à la souris avec un jeune villageois, est aussi farcie d'histoires par sa grand-mère, qui ne cesse de la mettre en garde : ne jamais manger une pomme tombée à terre, ne jamais s'écarter du sentier lors de la traversée de la forêt, ne jamais faire confiance à un homme dont les sourcils se rejoignent.

La métaphore du chemin dont il ne faut pas s'écarter est assez évidente, d'autant plus que la jeune fille enfreint plus d'une fois cette consigne. Quant à la dernière recommandation, elle s'inscrit dans les nombreuses histoires de loups racontées par l'aïeule, qui cherche à inculquer en sa petite-fille la peur de cet animal… s'il s'agit bien de l'animal ! La peur du loup a une signification sous-jacente bien connue !

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company-of-wolves2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5320" alt="Homme et loup à la fois, dans La Compagnie des loups" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company-of-wolves2.jpg" /></a>

S'ajoutent à cela la mort de la sœur aînée, au tout début du rêve – <strong>la jalousie sororale</strong> est aussi esquissée, car la rivalité féminine est partie prenante aussi dans l'éveil sexuel de la cadette ; la présence d'araignées dont Rosaleen n'a nulle peur (parce qu'elle tisse sa propre toile ? Ignore qu'elle file dans un piège ? Est aussi prédatrice dans l'âme ?) ; la découverte d'un nid dissimulant miroir, rouge à lèvres et où, lorsqu'un oeuf éclot, en sort une figurine d'enfant qui pleure… Attributs de coquetterie féminine et figuration de la maturité sexuelle de Rosaleen (qui peut désormais avoir des enfants), <strong>encore des symboles !</strong>

Mais restons-en là pour le décorticage du film. <strong><em>La Compagnie des loups</em>, c'est avant tout un merveilleux et horrifique film</strong>. Un véritable conte, pétri d'onirisme et d'images symboliques. Une histoire prenante, <strong>ensorcelante</strong>, où l'on est enchanté par les décors, les trouvailles, horrifié par les transformations, sanglantes, d'hommes en loups, amusé par certaines scènes et saynètes (l'histoire de la sorcière, par exemple, qui recèle aussi un tout autre message que celui de la puberté).

L'éveil à la sexualité de Rosaleen y est fort bien représenté par des métaphores claires et <strong>une interprétation toute en fraîcheur et sincérité</strong> (l'actrice est une débutante qui a été sélectionnée suite à un casting dans des lycées anglais). La grand-mère est campée par une Angela Lansbury toute en amabilité et fermeté. Les effets spéciaux, qui sont un peu datés, n'en ont que plus de charmes. Les métamorphoses pourraient être kitsch si elles ne s'accompagnaient pas d'expressions de souffrance intense par le métamorphosé. Celle de la première saynète, notamment, rappelle que le film appartient au genre de la fantasy horrifique. Pour devenir loup, l'homme s'arrache littéralement de sa peau d'être humain… ce qui ne va pas sans douleur, on s'en doute bien.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company_of_wolves3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5319" alt="Rosaleen et le chasseur" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company_of_wolves3.jpg" /></a>

Enfin, n'oublions pas le chasseur ! Qui n'a rien à voir avec celui, sauveur et tueur de loup, de la version du conte bien connu. Comme je l'ai mentionné plus haut, <em>La Compagnie des loups</em> retire les lissages effectués sur le conte pour en révéler à nouveau le cœur de l'histoire. Sa signification première. Et vu le nombre d'histoires de loups évoquées, vu aussi la fascination qu'ils exercent sur Rosaleen, l'identité du chasseur n'a au final rien d'étonnant… et Rosaleen, d'ailleurs, se révélera plus attirée par lui que par le jeune et maladroit villageois !

<strong>La scène finale du rêve est une vraie merveille.</strong> Plus qu'une ode à la sexualité féminine libre et sauvage, c'est <strong>une ôde à la femme indépendante, libre de ses choix</strong> (notamment de partenaire), libre d'envoyer valser les conventions étriquées. Après tout, c'est en s'écartant du sentier que Rosaleen va de découverte merveilleuse en inquiétante (mais si séduisante !) rencontre.

Quant au final du film, il apparaîtra obscur à plus d'un. Moi la première. Mais n'oublions pas… <em>La Compagnie des loups</em>, plus qu'un conte revisité, <em>est</em> un conte. Et comme dans tout conte, l'on y avance dans « une forêt de symboles ». Et il y aurait encore beaucoup à dire, beaucoup de pistes à creuser dans ce film décidément très riche, aussi divertissant que plein d'enseignements. Comme les histoires d'autrefois.
<h2>Le grain de sable</h2>
La vision de la sexualité féminine associée au loup n'a pas été sans me rappeler l'ouvrage de Clarissa Pinkola-Estès, <em>Femmes qui courent avec les loups</em>, qui invite les lectrices à renouer avec leur essence profonde à travers le décryptage de plusieurs contes.
<h2>Références</h2>
Acteurs : Sarah Patterson, Angela Lansbury, Stephen Rea
Année : 1984
Durée : 1h31
Pays : Royaume-Uni</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lacompagniedesloups_affiche-206x279.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche de &quot;La Compagnie des loups&quot; de Neil Jordan" /></div><div><h2>Synopsis</h2>
Rosaleen est une jeune fille, pas encore femme, plus vraiment une enfant. Elle dort, du rouge à ses lèvres. Dans ses rêves, elle est la fille d'un couple de paysans, vivant dans un minuscule village au milieu des bois. Des bois que traversent des sentiers dont il ne faut surtout pas s'égarer, au risque de tomber sur les loups…

Loups contre lesquels la grand-mère de Rosaleen, qui vit à l'écart du village, ne cesse de mettre en garde. Car il y a toutes sortes de loups, et bien souvent ils cachent leur fourrure sous la peau d'un homme ou d'une femme, au prix d'un sort, d'un pacte avec le Diable, ou bien d'une simple nature sauvage innée. Mais Rosaleen, qui grandit et découvre les jeux des adultes, se demande s'il y a vraiment lieu de craindre les loups.
<h2>Bande-annonce</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=cALP7SVM7A0[/youtube]
<h2>Critique personnelle</h2>
En 1984 sort sur les écrans <em>La Compagnie des loups</em>, long-métrage d'un réalisateur irlandais encore inconnu du grand public. Mais <strong>cette adaptation d'une nouvelle d'Angela Carter</strong>, parue dans le recueil éponyme (pour l'édition française) lui vaut d'être remarqué. Plus tard, Neil Jordan réalisera brillamment une autre adaptation, celle du roman <em>Entretien avec un vampire</em> d'Anne Rice, mais pour le moment, penchons-nous plutôt sur <em>La Compagnie des loups</em> et le récit qui l'a inspiré.

Dans son recueil (<cite>The Bloody Chamber and Other Stories</cite> en VO, mais traduit <em>La Compagnie des loups</em> en français), Angela Carter réécrit plusieurs contes connus pour en révéler les symboles profonds, qui ont été édulcorés dans les versions enfantines publiées de nos jours.

<strong>Car les contes originels n'étaient pas innocents.</strong> Chargés de métaphores, ils évoquaient la quête de soi, <strong>le cheminement vers l'âge adulte</strong> (au travers notamment de la sexualité), la violence et la mort.

Dans l'histoire intitulée <em>La Compagnie des loups</em>, Angela Carter reprend le célèbre <em>Petit Chaperon rouge</em>, conte qui a connu de nombreuses versions. Si celle la plus connue est celle où, à la fin, le loup est tué et tout est bien qui finit bien, il existe plusieurs versions où la fillette finit au lit avec le loup, ou bien mange la viande qu'il lui propose sans savoir qu'il s'agit des restes de sa grand-mère, ou encore termine dans l'estomac du canidé. Autant de versions plus violentes que le conte originel, mais qui en ont conservé la métaphore : <strong>le parcours d'une fillette à la puberté</strong>, qui découvre la sexualité alors que ses règles arrivent.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company_of_wolves1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-5318" alt="Rosaleen (Sarah Patterson) dans La Compagnie des loups" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company_of_wolves1.png" /></a>

C'est cette symbolique-là qu'a repris l'auteur, mêlée à la thématique de la liberté, et Angela Carter étant scénariste sur le film, on retrouve cette métaphore tout au long du long-métrage. Couleur rouge du châle concocté par la grand-mère, du fard que Rosaleen appose sur ses lèvres (celle qui dort le chipe à sa soeur aînée, celle rêvée le trouve dans un nid), du sang sur la neige laissé par le chasseur… <strong>Le rouge, couleur du sang</strong> (menstruel ou de la virginité perdue), <strong>couleur du désir, couleur du sexe.</strong> Les symboles de cette sexualité qui s'éveille apparaissent aussi via les images, chrétiennes, de la pomme mordue (le fruit défendu) et du serpent qui apparaît, discret.

Mais Rosaleen, qui découvre les jeux de la séduction en jouant au chat et à la souris avec un jeune villageois, est aussi farcie d'histoires par sa grand-mère, qui ne cesse de la mettre en garde : ne jamais manger une pomme tombée à terre, ne jamais s'écarter du sentier lors de la traversée de la forêt, ne jamais faire confiance à un homme dont les sourcils se rejoignent.

La métaphore du chemin dont il ne faut pas s'écarter est assez évidente, d'autant plus que la jeune fille enfreint plus d'une fois cette consigne. Quant à la dernière recommandation, elle s'inscrit dans les nombreuses histoires de loups racontées par l'aïeule, qui cherche à inculquer en sa petite-fille la peur de cet animal… s'il s'agit bien de l'animal ! La peur du loup a une signification sous-jacente bien connue !

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company-of-wolves2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5320" alt="Homme et loup à la fois, dans La Compagnie des loups" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company-of-wolves2.jpg" /></a>

S'ajoutent à cela la mort de la sœur aînée, au tout début du rêve – <strong>la jalousie sororale</strong> est aussi esquissée, car la rivalité féminine est partie prenante aussi dans l'éveil sexuel de la cadette ; la présence d'araignées dont Rosaleen n'a nulle peur (parce qu'elle tisse sa propre toile ? Ignore qu'elle file dans un piège ? Est aussi prédatrice dans l'âme ?) ; la découverte d'un nid dissimulant miroir, rouge à lèvres et où, lorsqu'un oeuf éclot, en sort une figurine d'enfant qui pleure… Attributs de coquetterie féminine et figuration de la maturité sexuelle de Rosaleen (qui peut désormais avoir des enfants), <strong>encore des symboles !</strong>

Mais restons-en là pour le décorticage du film. <strong><em>La Compagnie des loups</em>, c'est avant tout un merveilleux et horrifique film</strong>. Un véritable conte, pétri d'onirisme et d'images symboliques. Une histoire prenante, <strong>ensorcelante</strong>, où l'on est enchanté par les décors, les trouvailles, horrifié par les transformations, sanglantes, d'hommes en loups, amusé par certaines scènes et saynètes (l'histoire de la sorcière, par exemple, qui recèle aussi un tout autre message que celui de la puberté).

L'éveil à la sexualité de Rosaleen y est fort bien représenté par des métaphores claires et <strong>une interprétation toute en fraîcheur et sincérité</strong> (l'actrice est une débutante qui a été sélectionnée suite à un casting dans des lycées anglais). La grand-mère est campée par une Angela Lansbury toute en amabilité et fermeté. Les effets spéciaux, qui sont un peu datés, n'en ont que plus de charmes. Les métamorphoses pourraient être kitsch si elles ne s'accompagnaient pas d'expressions de souffrance intense par le métamorphosé. Celle de la première saynète, notamment, rappelle que le film appartient au genre de la fantasy horrifique. Pour devenir loup, l'homme s'arrache littéralement de sa peau d'être humain… ce qui ne va pas sans douleur, on s'en doute bien.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company_of_wolves3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5319" alt="Rosaleen et le chasseur" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/company_of_wolves3.jpg" /></a>

Enfin, n'oublions pas le chasseur ! Qui n'a rien à voir avec celui, sauveur et tueur de loup, de la version du conte bien connu. Comme je l'ai mentionné plus haut, <em>La Compagnie des loups</em> retire les lissages effectués sur le conte pour en révéler à nouveau le cœur de l'histoire. Sa signification première. Et vu le nombre d'histoires de loups évoquées, vu aussi la fascination qu'ils exercent sur Rosaleen, l'identité du chasseur n'a au final rien d'étonnant… et Rosaleen, d'ailleurs, se révélera plus attirée par lui que par le jeune et maladroit villageois !

<strong>La scène finale du rêve est une vraie merveille.</strong> Plus qu'une ode à la sexualité féminine libre et sauvage, c'est <strong>une ôde à la femme indépendante, libre de ses choix</strong> (notamment de partenaire), libre d'envoyer valser les conventions étriquées. Après tout, c'est en s'écartant du sentier que Rosaleen va de découverte merveilleuse en inquiétante (mais si séduisante !) rencontre.

Quant au final du film, il apparaîtra obscur à plus d'un. Moi la première. Mais n'oublions pas… <em>La Compagnie des loups</em>, plus qu'un conte revisité, <em>est</em> un conte. Et comme dans tout conte, l'on y avance dans « une forêt de symboles ». Et il y aurait encore beaucoup à dire, beaucoup de pistes à creuser dans ce film décidément très riche, aussi divertissant que plein d'enseignements. Comme les histoires d'autrefois.
<h2>Le grain de sable</h2>
La vision de la sexualité féminine associée au loup n'a pas été sans me rappeler l'ouvrage de Clarissa Pinkola-Estès, <em>Femmes qui courent avec les loups</em>, qui invite les lectrices à renouer avec leur essence profonde à travers le décryptage de plusieurs contes.
<h2>Références</h2>
Acteurs : Sarah Patterson, Angela Lansbury, Stephen Rea
Année : 1984
Durée : 1h31
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		<item>
		<title>Kirsty Mitchell - Instantanés du&#160;Pays des Merveilles</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/kirsty-mitchell-instantanes-du-pays-des-merveilles/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/kirsty-mitchell-instantanes-du-pays-des-merveilles/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Jan 2013 13:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[féerie]]></category>
		<category><![CDATA[Kirsty Mitchell]]></category>
		<category><![CDATA[onirisme]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/wonderland_Gammelyn_s_Daughter_2011-206x165.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="&quot;Gammelyn&#039;s Daughter&quot;, Kirsty Mitchell, 2011 (série Wonderland)" /></div><div><strong>Kirsty Mitchell est une photographe anglaise</strong> née en 1976. Son enfance s'est déroulée bercée par les histoires lues par sa mère, professeur. Très tôt attirée par les arts, elle les étudie jusque l'âge de 25 ans, photographie comprise.

C'est après quelques années de travail en tant que designer que des soucis de santé font resurgir en elle sa passion pour les arts, et plus particulièrement la photographie. Kirsty Mitchell s'arme alors de son appareil photo, quitte son travail pour se plonger dans ce qu'elle ressent comme un véritable besoin. De besoin, <strong>la photo devient pour elle bouée de sauvetage à la mort de sa mère.</strong>

Cette passion viscérale, ces yeux grands ouverts sur le monde et l'âme de ses compatriotes se retrouvent à travers ses travaux. De 2009 jusqu'à aujourd'hui, Kirsty Mitchell se lance dans une série intitulée <em>Wonderland</em>. Inspirée des contes de son enfance, notamment <em>Alice au pays des Merveilles</em> de Lewis Carroll, cette série de photographie allie <strong>un onirisme ensorcelant à des émotions à fleur de peau</strong>.

Des personnages évoluent avec grâce, tantôt mélancoliques, tantôt inquiétants, et toujours, environnés d'une beauté éblouissante.

La photographe parvient à construire en images un univers très personnel, à couper le souffle. Et ses pairs ont reconnu ce superbe travail, puisqu'une partie des photographies de la série <em>Wonderland</em> est actuellement exposée à Londres jusqu'au 13 janvier.

[gallery link="file" columns="1" orderby="title"]

En savoir plus sur l'artiste

	<a href="http://www.kirstymitchellphotography.com/">Site web de Kirsty Mitchell</a>
	<a href="http://www.kirstymitchellphotography.com/gallery.php?album=5">Découvrir la série <em>Wonderland</em> avec la musique choisie par l'artiste</a>
	<a href="http://www.flickr.com/photos/kirsty841/">Galerie FlickR de Kirsty Mitchell</a>
	<a href="http://www.facebook.com/kirstymitchellphotography">Page Facebook de Kirsty Mitchell</a>
</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/wonderland_Gammelyn_s_Daughter_2011-206x165.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="&quot;Gammelyn&#039;s Daughter&quot;, Kirsty Mitchell, 2011 (série Wonderland)" /></div><div><strong>Kirsty Mitchell est une photographe anglaise</strong> née en 1976. Son enfance s'est déroulée bercée par les histoires lues par sa mère, professeur. Très tôt attirée par les arts, elle les étudie jusque l'âge de 25 ans, photographie comprise.

C'est après quelques années de travail en tant que designer que des soucis de santé font resurgir en elle sa passion pour les arts, et plus particulièrement la photographie. Kirsty Mitchell s'arme alors de son appareil photo, quitte son travail pour se plonger dans ce qu'elle ressent comme un véritable besoin. De besoin, <strong>la photo devient pour elle bouée de sauvetage à la mort de sa mère.</strong>

Cette passion viscérale, ces yeux grands ouverts sur le monde et l'âme de ses compatriotes se retrouvent à travers ses travaux. De 2009 jusqu'à aujourd'hui, Kirsty Mitchell se lance dans une série intitulée <em>Wonderland</em>. Inspirée des contes de son enfance, notamment <em>Alice au pays des Merveilles</em> de Lewis Carroll, cette série de photographie allie <strong>un onirisme ensorcelant à des émotions à fleur de peau</strong>.

Des personnages évoluent avec grâce, tantôt mélancoliques, tantôt inquiétants, et toujours, environnés d'une beauté éblouissante.

La photographe parvient à construire en images un univers très personnel, à couper le souffle. Et ses pairs ont reconnu ce superbe travail, puisqu'une partie des photographies de la série <em>Wonderland</em> est actuellement exposée à Londres jusqu'au 13 janvier.

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En savoir plus sur l'artiste

	<a href="http://www.kirstymitchellphotography.com/">Site web de Kirsty Mitchell</a>
	<a href="http://www.kirstymitchellphotography.com/gallery.php?album=5">Découvrir la série <em>Wonderland</em> avec la musique choisie par l'artiste</a>
	<a href="http://www.flickr.com/photos/kirsty841/">Galerie FlickR de Kirsty Mitchell</a>
	<a href="http://www.facebook.com/kirstymitchellphotography">Page Facebook de Kirsty Mitchell</a>
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		</item>
		<item>
		<title>Ez3kiel - The Naphtaline Orchestra</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/ez3kiel-the-naphtaline-orchestra/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/ez3kiel-the-naphtaline-orchestra/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 10:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[acoustique]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[Ez3kiel]]></category>
		<category><![CDATA[symphonie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/ez3kiel_naphtalineorchestra-206x187.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de The Napthaline Orchestra de Ez3kiel" /></div><div><strong>Ez3kiel</strong> est un groupe originaire de Tours qui se rit depuis toujours des étiquettes. Il a démarré avec un album orienté dub, puis a sévi avec de<strong> l'electro à tendance acoustique</strong>, ou pas, selon les opus. Avec <em>The Napthaline Orchestra</em>, Ez3kiel fait une de fois plus valser l'electro telle qu'on pourrait l'imaginer.

A Grenoble, les musiciens se lancent dans un projet fou : <strong>ré-orchestrer plusieurs de leurs morceaux</strong> (issus majoritairement de l'album <em>Naphtaline</em> mais aussi de <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/ez3kiel-battlefield/" target="_blank"><em lang="en">Battlefield</em></a> et <em>Barb4ry</em>) et les interpréter lors de concerts bien particuliers, puisqu'ils y seront accompagnés <strong>par un orchestre symphonique</strong> pour lequel ont justement été ré-orchestrés les titres. Et, devenu depuis longtemps groupe à succès, Ez3kiel n'a pas pour autant oublié ses racines.

C'est le concert qui eut lieu à Tours, joué avec l'orchestre symphonique de la ville, qui est immortalisé sur ce disque. Un concert mémorable, car le groupe a toujours eu l'habitude de mêler musique et images, Yann Nguema, son bassiste, créant les artworks mais aussi des animations imagées projetées sur écran lors des représentations. Les absents de la tournée de <em>The Napthaline Orchestra</em> pourront se consoler avec le DVD présent sur l'album.

<strong>L'artwork est une fois de plus très soigné.</strong> Les couleurs et les illustrations rappellent de loin celles de <em>Naphtaline</em>. Elles représentent des femmes, presque statues, où s'enroulent des serpents, où se dessinent des fissures. Des femmes mystérieuses autant qu'étranges qui invitent à écouter et à voir.

Quant au contenu de l'album… ah ! Si je n'y viens que maintenant, c'est que des frissons me parcourent encore la colonne vertébrale. Je n'ai pas eu loisir de découvrir ces ré-orchestrations en live, mais qu'elles sont magistrales rien qu'à l'écoute de la galette ! <strong>Les morceaux, même bien connus, gagnent de nouvelles dimensions</strong>.

Ils étaient déjà fort bien ciselés, mélancoliques ou explosifs selon les cas, mais là, avec toute la puissance et la qualité d'instruments classiques en plus, <strong>les émotions sont démultipliées</strong>. Les morceaux, re-découverts. Ré-inventés.

Il s'agit bel et bien d'une « ré-orchestration », non d'une simple adaptation. On aura beau reconnaître les mélodies bien connues du <em>Lac des signes</em> ou d'<em>Adamantium</em>, voilà que de nouveaux instruments font leur entrée et les modifient, changent la mélodie, la transforment tout en la respectant. Un véritable tour de force, une vague d'émotion musicale qui emporte tout sur son passage.

Il m'est difficile de détailler plus avant les nouveautés, de décrire avec précision quels instruments apparaissent, pour transformer tel titre. J'ai beau essayer, rien à faire : <strong>la musique m'emporte, balaie mes pensées, brouille mes idées et me percute en pleine poitrine</strong>.

Touchée à l'âme, me voilà partie en d'autres terres, portée par ces morceaux que je croyais connaître et qui me démontre que non.

C'est tellement fort que ce pourrait être la bande originale d'un film. À ceci près qu'il n'est nul besoin de film : la musique se suffit à elle-même. Elle transporte assez d'émotions pour vous faire vibrer. Profondément.
<h2>Découvrir un extrait de The Naphtaline Orchestra</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=AR2voYtGutA[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Ez3kiel</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ez3kiel.com/">Le site du groupe</a></li>
	<li><a href="http://www.facebook.com/ez3kiel.band">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.ez3kiel.com/web/naphtaline-orchestra/">La page consacrée à l'album sur le site d'Ez3kiel</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/ez3kiel_naphtalineorchestra-206x187.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de The Napthaline Orchestra de Ez3kiel" /></div><div><strong>Ez3kiel</strong> est un groupe originaire de Tours qui se rit depuis toujours des étiquettes. Il a démarré avec un album orienté dub, puis a sévi avec de<strong> l'electro à tendance acoustique</strong>, ou pas, selon les opus. Avec <em>The Napthaline Orchestra</em>, Ez3kiel fait une de fois plus valser l'electro telle qu'on pourrait l'imaginer.

A Grenoble, les musiciens se lancent dans un projet fou : <strong>ré-orchestrer plusieurs de leurs morceaux</strong> (issus majoritairement de l'album <em>Naphtaline</em> mais aussi de <a href="http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/ez3kiel-battlefield/" target="_blank"><em lang="en">Battlefield</em></a> et <em>Barb4ry</em>) et les interpréter lors de concerts bien particuliers, puisqu'ils y seront accompagnés <strong>par un orchestre symphonique</strong> pour lequel ont justement été ré-orchestrés les titres. Et, devenu depuis longtemps groupe à succès, Ez3kiel n'a pas pour autant oublié ses racines.

C'est le concert qui eut lieu à Tours, joué avec l'orchestre symphonique de la ville, qui est immortalisé sur ce disque. Un concert mémorable, car le groupe a toujours eu l'habitude de mêler musique et images, Yann Nguema, son bassiste, créant les artworks mais aussi des animations imagées projetées sur écran lors des représentations. Les absents de la tournée de <em>The Napthaline Orchestra</em> pourront se consoler avec le DVD présent sur l'album.

<strong>L'artwork est une fois de plus très soigné.</strong> Les couleurs et les illustrations rappellent de loin celles de <em>Naphtaline</em>. Elles représentent des femmes, presque statues, où s'enroulent des serpents, où se dessinent des fissures. Des femmes mystérieuses autant qu'étranges qui invitent à écouter et à voir.

Quant au contenu de l'album… ah ! Si je n'y viens que maintenant, c'est que des frissons me parcourent encore la colonne vertébrale. Je n'ai pas eu loisir de découvrir ces ré-orchestrations en live, mais qu'elles sont magistrales rien qu'à l'écoute de la galette ! <strong>Les morceaux, même bien connus, gagnent de nouvelles dimensions</strong>.

Ils étaient déjà fort bien ciselés, mélancoliques ou explosifs selon les cas, mais là, avec toute la puissance et la qualité d'instruments classiques en plus, <strong>les émotions sont démultipliées</strong>. Les morceaux, re-découverts. Ré-inventés.

Il s'agit bel et bien d'une « ré-orchestration », non d'une simple adaptation. On aura beau reconnaître les mélodies bien connues du <em>Lac des signes</em> ou d'<em>Adamantium</em>, voilà que de nouveaux instruments font leur entrée et les modifient, changent la mélodie, la transforment tout en la respectant. Un véritable tour de force, une vague d'émotion musicale qui emporte tout sur son passage.

Il m'est difficile de détailler plus avant les nouveautés, de décrire avec précision quels instruments apparaissent, pour transformer tel titre. J'ai beau essayer, rien à faire : <strong>la musique m'emporte, balaie mes pensées, brouille mes idées et me percute en pleine poitrine</strong>.

Touchée à l'âme, me voilà partie en d'autres terres, portée par ces morceaux que je croyais connaître et qui me démontre que non.

C'est tellement fort que ce pourrait être la bande originale d'un film. À ceci près qu'il n'est nul besoin de film : la musique se suffit à elle-même. Elle transporte assez d'émotions pour vous faire vibrer. Profondément.
<h2>Découvrir un extrait de The Naphtaline Orchestra</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=AR2voYtGutA[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Ez3kiel</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.ez3kiel.com/">Le site du groupe</a></li>
	<li><a href="http://www.facebook.com/ez3kiel.band">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.ez3kiel.com/web/naphtaline-orchestra/">La page consacrée à l'album sur le site d'Ez3kiel</a></li>
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		<item>
		<title>Trobar de&#160;Morte - The Silver Wheel</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/trobar-de-morte-the-silver-wheel/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-feeriques/trobar-de-morte-the-silver-wheel/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 09:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums féériques]]></category>
		<category><![CDATA[celtes]]></category>
		<category><![CDATA[féerie]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Âge]]></category>
		<category><![CDATA[Trobar de Morte]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/trobar_de_morte_thesilverwheel-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;The Silver Wheel&quot; de Trobar de Morte" /></div><div><strong>Trobar de Morte</strong> est un groupe espagnol de musique<strong> médiévale d'inspiration celtique</strong>. Celtique ? En Espagne ? Ne soyez pas étonnés : le peuple celte, grand voyageur, a porté ses pas jusqu'en ces terres, où quelques traces de leur passage subsistent. Que des musiciens, sensibles à cet héritage, s'en emparent n'a dont rien d'étonnant. Et qu'ils le fassent avec succès ne peut que nous ravir.

<em>The Silver Wheel</em> est le cinquième album de Trobar de Morte et, à l'instar des précédents qui suivaient une trame, il se déroule autour d'une thématique. Celle de <strong>la Lune</strong>, telle que vue par les Celtes, et des divinités et légendes qui lui sont attachées, de près ou de loin. <em>The Mist of Avalon</em> offre d'ailleurs une parfaite entrée en matière dans le monde celte magique : la <strong>voix délicate de Lady Morte</strong> se pose sur un air de flûte mêlée de violon dans une <strong>mélopée envoûtante et sereine</strong>. Les percussions s'y font discrètes. C'est que l'on pénètre dans les secrets de la nuit.

Trobar de Morte nous conte ensuite les visages de la Lune. Le titre éponyme, avec sa mélodie chantée répétitive et envoûtante, évoque à merveille le <strong>cycle lunaire</strong>, nuit après nuit. <em>Arianrhod</em> nous parle de la déesse celte du même nom, attachée à la Lune et dont le nom signifie... la Roue d'Argent. <em>Nimue</em> et <em>Morgana </em>évoquent deux autres figures phares des légendes celtes. Bien que non liées à l'astre de la nuit, leur présence sur l'album ne dépare pas, d'autant plus que la chanteuse comme les musiciens parviennent fort bien à rendre en musique les différentes personnalités de ces femmes, notamment dans <em>Morgana</em>, où la voix de Lady Morte prend des accents inquiétants.

En treize titres, instrumentaux comme chantés, Trobar de Morte rend <strong>hommage à la Lune et au monde celte</strong>. Musique enchanteresse, chants évocateurs, impossible pour l'auditeur de ne pas être transporté. Impossible de ne pas avoir envie d'aller se baigner dans les rayons de l'astre lunaire, tandis que résonnent les instruments des troubadours espagnols.
<h2>Découvrir The Silver Wheel</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=614kHD8eJ4s[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Trobar de Morte</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.trobardemorte.com/">Leur site Internet</a></li>
	<li><a href="http://fr-fr.facebook.com/TrobardeMorteband?rf=107595812603812&amp;filter=2">Leur page Facebook</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/trobar_de_morte_thesilverwheel-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;The Silver Wheel&quot; de Trobar de Morte" /></div><div><strong>Trobar de Morte</strong> est un groupe espagnol de musique<strong> médiévale d'inspiration celtique</strong>. Celtique ? En Espagne ? Ne soyez pas étonnés : le peuple celte, grand voyageur, a porté ses pas jusqu'en ces terres, où quelques traces de leur passage subsistent. Que des musiciens, sensibles à cet héritage, s'en emparent n'a dont rien d'étonnant. Et qu'ils le fassent avec succès ne peut que nous ravir.

<em>The Silver Wheel</em> est le cinquième album de Trobar de Morte et, à l'instar des précédents qui suivaient une trame, il se déroule autour d'une thématique. Celle de <strong>la Lune</strong>, telle que vue par les Celtes, et des divinités et légendes qui lui sont attachées, de près ou de loin. <em>The Mist of Avalon</em> offre d'ailleurs une parfaite entrée en matière dans le monde celte magique : la <strong>voix délicate de Lady Morte</strong> se pose sur un air de flûte mêlée de violon dans une <strong>mélopée envoûtante et sereine</strong>. Les percussions s'y font discrètes. C'est que l'on pénètre dans les secrets de la nuit.

Trobar de Morte nous conte ensuite les visages de la Lune. Le titre éponyme, avec sa mélodie chantée répétitive et envoûtante, évoque à merveille le <strong>cycle lunaire</strong>, nuit après nuit. <em>Arianrhod</em> nous parle de la déesse celte du même nom, attachée à la Lune et dont le nom signifie... la Roue d'Argent. <em>Nimue</em> et <em>Morgana </em>évoquent deux autres figures phares des légendes celtes. Bien que non liées à l'astre de la nuit, leur présence sur l'album ne dépare pas, d'autant plus que la chanteuse comme les musiciens parviennent fort bien à rendre en musique les différentes personnalités de ces femmes, notamment dans <em>Morgana</em>, où la voix de Lady Morte prend des accents inquiétants.

En treize titres, instrumentaux comme chantés, Trobar de Morte rend <strong>hommage à la Lune et au monde celte</strong>. Musique enchanteresse, chants évocateurs, impossible pour l'auditeur de ne pas être transporté. Impossible de ne pas avoir envie d'aller se baigner dans les rayons de l'astre lunaire, tandis que résonnent les instruments des troubadours espagnols.
<h2>Découvrir The Silver Wheel</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=614kHD8eJ4s[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Trobar de Morte</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.trobardemorte.com/">Leur site Internet</a></li>
	<li><a href="http://fr-fr.facebook.com/TrobardeMorteband?rf=107595812603812&amp;filter=2">Leur page Facebook</a></li>
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		<item>
		<title>Nicoletta Ceccoli - Illustrations doucement cruelles</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/nicoletta-ceccoli-illustrations-doucement-cruelles/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/nicoletta-ceccoli-illustrations-doucement-cruelles/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Sep 2012 09:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[Nicoletta Ceccoli]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/19-206x266.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Illustration de Nicoletta Ceccoli" /></div><div>Nous sommes nombreux à avoir déjà vu une illustration de Nicoletta Ceccoli. Parfois même sans le savoir. Et nombreux également à avoir été frappés par la singularité dégagée par ses peintures, ce mélange d'innocence et de danger qui fascine tout autant qu'il dérange.

Oui, vous avez déjà croisé ces fillettes au regard hanté, plein de malice. Sur les couvertures d'ouvrages policier de Camilla Läckberg, sur des carnets. Impossible d'oublier ces scènes, ce style si propre à cette artiste italienne.

Principalement illustratrice pour des éditeurs et pour des ouvrages pour enfants, Nicoletta Ceccoli a su créer un univers déstabilisant mais redoutablement séduisant. Dans ses peintures aux couleurs pastels, évoluent des fillettes au milieu d'insectes géants, de jouets vivants ou de monstres étranges. Mais le personnage fragile de l'image n'est pas forcément celui que l'on croit... En se penchant d'un peu plus près, ne voit-on pas dans le regard de la fillette le reflet du regard de la femme dangereuse et fatale qu'elle sera plus tard ? Et ces jupes soulevées pour ici, y laisser entrer un train, là, en faire sortir un dragon, sont diablement ambivalentes. Parfait écho de cet âge entre enfance et âge adulte où la sexualité s'éveille dans un mélange de désir et de peur.

On passerait des heures à contempler ces scènes d'apparence pourtant simples. Mais chez Nicoletta Ceccoli, il ne faut pas s'y fier, aux apparences. Le pastel n'est pas douceur, l'enfance n'est pas l'innocence, et les monstres pas toujours les plus menacés. Les peintures de l'italienne sont de véritables univers en soi, des symboles forts et cryptés de notre psyché.

Et un délice à contempler, à scruter. Pour tenter d'en saisir toutes les nuances de leur douce cruauté.

[gallery link="file" columns="1" exclude="4835"]

<h2>En savoir plus sur l'artiste</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.nicolettaceccoli.com/" target="_blank">Son site Internet</a></li>
	<li><a href="http://www.madmoizelle.com/nicoletta-ceccoli-16192" target="_blank">Une interview de Nicoletta Ceccoli sur le site Madmoizelle</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/19-206x266.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Illustration de Nicoletta Ceccoli" /></div><div>Nous sommes nombreux à avoir déjà vu une illustration de Nicoletta Ceccoli. Parfois même sans le savoir. Et nombreux également à avoir été frappés par la singularité dégagée par ses peintures, ce mélange d'innocence et de danger qui fascine tout autant qu'il dérange.

Oui, vous avez déjà croisé ces fillettes au regard hanté, plein de malice. Sur les couvertures d'ouvrages policier de Camilla Läckberg, sur des carnets. Impossible d'oublier ces scènes, ce style si propre à cette artiste italienne.

Principalement illustratrice pour des éditeurs et pour des ouvrages pour enfants, Nicoletta Ceccoli a su créer un univers déstabilisant mais redoutablement séduisant. Dans ses peintures aux couleurs pastels, évoluent des fillettes au milieu d'insectes géants, de jouets vivants ou de monstres étranges. Mais le personnage fragile de l'image n'est pas forcément celui que l'on croit... En se penchant d'un peu plus près, ne voit-on pas dans le regard de la fillette le reflet du regard de la femme dangereuse et fatale qu'elle sera plus tard ? Et ces jupes soulevées pour ici, y laisser entrer un train, là, en faire sortir un dragon, sont diablement ambivalentes. Parfait écho de cet âge entre enfance et âge adulte où la sexualité s'éveille dans un mélange de désir et de peur.

On passerait des heures à contempler ces scènes d'apparence pourtant simples. Mais chez Nicoletta Ceccoli, il ne faut pas s'y fier, aux apparences. Le pastel n'est pas douceur, l'enfance n'est pas l'innocence, et les monstres pas toujours les plus menacés. Les peintures de l'italienne sont de véritables univers en soi, des symboles forts et cryptés de notre psyché.

Et un délice à contempler, à scruter. Pour tenter d'en saisir toutes les nuances de leur douce cruauté.

[gallery link="file" columns="1" exclude="4835"]

<h2>En savoir plus sur l'artiste</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.nicolettaceccoli.com/" target="_blank">Son site Internet</a></li>
	<li><a href="http://www.madmoizelle.com/nicoletta-ceccoli-16192" target="_blank">Une interview de Nicoletta Ceccoli sur le site Madmoizelle</a></li>
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		</item>
		<item>
		<title>Charlotte Bousquet - Au Miroir des Sphinx</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/charlotte-bousquet-au-miroir-des-sphinx/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-contes-nouvelles/charlotte-bousquet-au-miroir-des-sphinx/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Aug 2012 09:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Contes et Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[argemmios]]></category>
		<category><![CDATA[charlotte bousquet]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[réécriture de mythes]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/couv_aumiroirdessphinx_bousquet-206x294.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture d&#039;&quot;Au miroir des sphinx&quot; de Charlotte Bousquet" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Une femme aux origines mystérieuses et une sphinge nouent une relation étrange et passionnée (<em>La Jeune Fille et la Sphinge</em>), une aspirante magicienne se damne malgré elle (<em>Vies volées</em>), trois soeurs aux qualités divines croisent le chemin de deux frères aux tempéraments aussi dissemblables que leurs aspects physiques et leur accordent l'hospitalité, scellant ainsi leur destin (<em>Trinité</em>), un homme envoûté par une femme-louve (Les <em>Confessions d'un Parjure</em>), un autre par une nymphe oubliée <em>(Le Dernier Ulysse)</em>... Autant de femmes victimes des passions qu'elles éprouvent ou qu'elles inspirent. Victimes ? Pas toujours. Parfois le châtiment qu'elles subissent les renforcent et les transforment en des êtres bien plus puissants...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le Dernier disciple
Il y a fort longtemps, dans la lointaine Egypte, vivait un philosophe nommé Arius. C'était un homme austère, à la pensée rigoureuse et ferme, qui avait acquis, à la fois par ses qualités morales et sa force spirituelle, une immense popularité à Alexandrie. Il s'était également attiré l'animosité d'un docte chrétien : Athanase - lequel, dans sa démence, allait jusqu'à faire de lui l'Antéchrist.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
<em>Au Miroir des Sphinx</em> porte bien son titre. Ce recueil rassemble des nouvelles disparates mais pourtant reliées par de nombreux fils, comme autant de<strong> fragments d'un miroir brisé</strong>. Il pousse à s'interroger, à méditer sur certains mystères, sur les ombres de notre psyché et sur celles du destin. Comme l'on regarderait un sphinx dans les yeux, pétrifiés par son regard millénaire. Le recueil est divisé en trois parties et les nouvelles suivent un ordre chronologique, la première s'inscrivant dans un très lointain passé et la dernière à notre époque moderne. Certaines se retrouvent en écho dans d'autres. En ce sens, les nouvelles forment vraiment un tout, et les quelques poèmes et textes introductifs apportent aussi leur pierre à l'édifice.

Mais de quoi parlent ces nouvelles, justement ? <strong>De soi, de l'Autre, des passions qui déchirent les êtres</strong>, des incompréhensions, des points de bascule, des refus de la volonté et des abandons. De l'amour, de la peur, de la haine, de l'hésitation. Il y a cet amour hors normes entre deux êtres tout aussi étranges (<em>La Jeune Fille et la Sphinge</em>), une histoire touchante et dont la chute glace d'effroi comme de chagrin, devant ces deux êtres malmenés par une divinité cruelle et joueuse. Il y a cette revisitation originale et poignante d'un mythe égyptien avec <em>Trinité</em>. Il y a cet homme incapable d'assumer son amour pour une femme à part (<em>Les Confessions d'un Parjure)</em>, cet autre incapable de se laisser aller aux marques d'affection d'une nymphe (<em>Le Dernier Ulysse</em>) ou encore cette acrobate qui oscille entre une vie terne et la tentation de la chute, de la délivrance, de l'envol (<em>Borderline</em>)... <strong>des êtres tourmentés</strong>, aimants ou aimés, déchirés par leurs émotions ou apaisés dans leur relation mais sur lesquels s'acharnent des être surnaturels peu conciliants.

<em>Au Miroir des Sphinx</em> invite à <strong>une promenade mouvementée dans les zones obscures du coeur</strong>. Il s'y mêle l'amour et la mort, le désir et la peur. Des sentiments bien humains, en somme. Et à l'énigme du sphinx s'ajoute celle des passions humaines. Un recueil qui ne laisse pas de marbre, qui offre de multiples niveaux de lecture et ne se laisse pas décrypter à la première lecture. Un recueil riche et émouvant.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>
</em>Les différentes parties d'<em>Au Miroir des Sphinx</em> sont introduites par de courts textes inspirés d'oeuvres picturales ou sculpturales que l'auteur a pris soin de décrire à la fin de l'ouvrage, permettant ainsi au lecteur curieux de filer sur d'autres pistes pour poursuivre son décryptage du livre.
<h2>Gramophone</h2>
Le titre <em>Seductive Flame</em> d'Arcana (issu de l'album <em>Le Serpent Rouge</em>). Ce morceau, entièrement instrumental et aux sonorités légèrement orientales, contient une fausse sérénité car les notes révèlent un profond et inquiétant mystère. Et il y plane comme une attente, comme si l'on était sur un point de bascule. Quoi de plus approprié pour ce recueil où plane la figure du Sphinx et où un simple geste ou parole scelle des destins ?
<h2>Sur le mur</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lenigme_gustavedore.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-4672" title="&quot;L'Enigme&quot; de Gustave Doré" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lenigme_gustavedore-420x277.jpg" /></a>

Le tableau<em> L'Enigme</em> (1870-1871) de Gustave Doré qui, selon les mots de Charlotte Bousquet à la fin de son recueil, lui a inspiré le titre de l'ouvrage et l'accompagne depuis de nombreuses années dans ses travaux. Et les sphinx comme les situations désespérées apparaissant très régulièrement au fil des nouvelles d'<em>Au Miroir des Sphinx</em>, ce tableau est véritablement un parfait compagnon illustratif pour la lecture de recueil.
<h2>Dans la même veine</h2>
Pour retrouver cet éclectisme de lieux et d'époques, lié par un même penchant vers l'imaginaire et les créatures divines, avec pour fil conducteur les passions humaines poussées à leur paroxysme, je vous recommande le recueil <em>Douze heures du crépuscule à l'aube</em> de Lélio (Ed. de L'Oxymore, 2005). Egalement, les deux recueils que forment les <em>Contes myalgiques</em> (Griffe d'Encre, 2007 et 2010) de Nathalie Dau, qui se tournent aussi vers le folklore mais n'en contiennent pas moins des émotions très fortes.
<h2>À propos de Charlotte Bousquet</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/photo_charlotte_bousquet.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5587" alt="Charlotte Bousquet" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/photo_charlotte_bousquet-206x309.jpg" /></a>Née en 1973, Charlotte Bousquet est une auteur prolifique particulièrement tournée vers les genres de l'imaginaire. Sa première publication, <em>Zaïna et le fils du vent</em>, date de 1999 (éditions Yomad) et a reçu le prix "Grand Atlas" des Lycéens en 2001. Depuis, Charlotte Bousquet a publié nouvelles et dossiers dans la revue <em>Faeries</em>, soutenu à l'université de la Sorbonne une thèse sur les mondes imaginaires, publié d'autres romans (le cycle de l'Archipel des Numinées chez Mnémos, formé par <em> Arachnae, Cytheriae et Matricia </em>(2009-2012)<em>; </em>le polar fantastique<em> Llorona on the rocks </em>aux éditions Argemmios (2010)), des recueils (<em>Au miroir des Sphinx ; Prysmes </em>(Le Calepin Jaune, 2008)), des nouvelles au sein d'anthologies, de revues et de fanzines et des ouvrages pour adolescents (<em>La Peau des rêves</em>, cycle en cours aux éditions Galapagos) et pour la jeunesse. Dernièrement, elle s'est essayée au polar historique chez Gulf stream avec notamment<em> Princesse des os </em>(2010).
<h2>Références</h2>
<em>Au Miroir des Sphinx</em>, éditions Argemmios, 2008, 219 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.charlottebousquet.com/">Le site de Charlotte Bousquet</a></li>
	<li><a href="http://charlottebousquet.blogspot.fr/">Son blog</a></li>
	<li><a href="http://boutique.argemmios.com/">Le site des éditions Argemmios</a></li>
	<li><a href="http://psycheinhell.wordpress.com/2008/10/26/au-miroir-des-sphinx/" target="_blank">Une très belle critique et analyse sur le blog de Psyché</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/couv_aumiroirdessphinx_bousquet-206x294.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Couverture d&#039;&quot;Au miroir des sphinx&quot; de Charlotte Bousquet" /></div><div><h2>L'argument</h2>
Une femme aux origines mystérieuses et une sphinge nouent une relation étrange et passionnée (<em>La Jeune Fille et la Sphinge</em>), une aspirante magicienne se damne malgré elle (<em>Vies volées</em>), trois soeurs aux qualités divines croisent le chemin de deux frères aux tempéraments aussi dissemblables que leurs aspects physiques et leur accordent l'hospitalité, scellant ainsi leur destin (<em>Trinité</em>), un homme envoûté par une femme-louve (Les <em>Confessions d'un Parjure</em>), un autre par une nymphe oubliée <em>(Le Dernier Ulysse)</em>... Autant de femmes victimes des passions qu'elles éprouvent ou qu'elles inspirent. Victimes ? Pas toujours. Parfois le châtiment qu'elles subissent les renforcent et les transforment en des êtres bien plus puissants...
<h2>Ça commence comme ça</h2>
<blockquote>Le Dernier disciple
Il y a fort longtemps, dans la lointaine Egypte, vivait un philosophe nommé Arius. C'était un homme austère, à la pensée rigoureuse et ferme, qui avait acquis, à la fois par ses qualités morales et sa force spirituelle, une immense popularité à Alexandrie. Il s'était également attiré l'animosité d'un docte chrétien : Athanase - lequel, dans sa démence, allait jusqu'à faire de lui l'Antéchrist.</blockquote>
<h2>Avis personnel</h2>
<em>Au Miroir des Sphinx</em> porte bien son titre. Ce recueil rassemble des nouvelles disparates mais pourtant reliées par de nombreux fils, comme autant de<strong> fragments d'un miroir brisé</strong>. Il pousse à s'interroger, à méditer sur certains mystères, sur les ombres de notre psyché et sur celles du destin. Comme l'on regarderait un sphinx dans les yeux, pétrifiés par son regard millénaire. Le recueil est divisé en trois parties et les nouvelles suivent un ordre chronologique, la première s'inscrivant dans un très lointain passé et la dernière à notre époque moderne. Certaines se retrouvent en écho dans d'autres. En ce sens, les nouvelles forment vraiment un tout, et les quelques poèmes et textes introductifs apportent aussi leur pierre à l'édifice.

Mais de quoi parlent ces nouvelles, justement ? <strong>De soi, de l'Autre, des passions qui déchirent les êtres</strong>, des incompréhensions, des points de bascule, des refus de la volonté et des abandons. De l'amour, de la peur, de la haine, de l'hésitation. Il y a cet amour hors normes entre deux êtres tout aussi étranges (<em>La Jeune Fille et la Sphinge</em>), une histoire touchante et dont la chute glace d'effroi comme de chagrin, devant ces deux êtres malmenés par une divinité cruelle et joueuse. Il y a cette revisitation originale et poignante d'un mythe égyptien avec <em>Trinité</em>. Il y a cet homme incapable d'assumer son amour pour une femme à part (<em>Les Confessions d'un Parjure)</em>, cet autre incapable de se laisser aller aux marques d'affection d'une nymphe (<em>Le Dernier Ulysse</em>) ou encore cette acrobate qui oscille entre une vie terne et la tentation de la chute, de la délivrance, de l'envol (<em>Borderline</em>)... <strong>des êtres tourmentés</strong>, aimants ou aimés, déchirés par leurs émotions ou apaisés dans leur relation mais sur lesquels s'acharnent des être surnaturels peu conciliants.

<em>Au Miroir des Sphinx</em> invite à <strong>une promenade mouvementée dans les zones obscures du coeur</strong>. Il s'y mêle l'amour et la mort, le désir et la peur. Des sentiments bien humains, en somme. Et à l'énigme du sphinx s'ajoute celle des passions humaines. Un recueil qui ne laisse pas de marbre, qui offre de multiples niveaux de lecture et ne se laisse pas décrypter à la première lecture. Un recueil riche et émouvant.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>
</em>Les différentes parties d'<em>Au Miroir des Sphinx</em> sont introduites par de courts textes inspirés d'oeuvres picturales ou sculpturales que l'auteur a pris soin de décrire à la fin de l'ouvrage, permettant ainsi au lecteur curieux de filer sur d'autres pistes pour poursuivre son décryptage du livre.
<h2>Gramophone</h2>
Le titre <em>Seductive Flame</em> d'Arcana (issu de l'album <em>Le Serpent Rouge</em>). Ce morceau, entièrement instrumental et aux sonorités légèrement orientales, contient une fausse sérénité car les notes révèlent un profond et inquiétant mystère. Et il y plane comme une attente, comme si l'on était sur un point de bascule. Quoi de plus approprié pour ce recueil où plane la figure du Sphinx et où un simple geste ou parole scelle des destins ?
<h2>Sur le mur</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lenigme_gustavedore.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-4672" title="&quot;L'Enigme&quot; de Gustave Doré" alt="" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/lenigme_gustavedore-420x277.jpg" /></a>

Le tableau<em> L'Enigme</em> (1870-1871) de Gustave Doré qui, selon les mots de Charlotte Bousquet à la fin de son recueil, lui a inspiré le titre de l'ouvrage et l'accompagne depuis de nombreuses années dans ses travaux. Et les sphinx comme les situations désespérées apparaissant très régulièrement au fil des nouvelles d'<em>Au Miroir des Sphinx</em>, ce tableau est véritablement un parfait compagnon illustratif pour la lecture de recueil.
<h2>Dans la même veine</h2>
Pour retrouver cet éclectisme de lieux et d'époques, lié par un même penchant vers l'imaginaire et les créatures divines, avec pour fil conducteur les passions humaines poussées à leur paroxysme, je vous recommande le recueil <em>Douze heures du crépuscule à l'aube</em> de Lélio (Ed. de L'Oxymore, 2005). Egalement, les deux recueils que forment les <em>Contes myalgiques</em> (Griffe d'Encre, 2007 et 2010) de Nathalie Dau, qui se tournent aussi vers le folklore mais n'en contiennent pas moins des émotions très fortes.
<h2>À propos de Charlotte Bousquet</h2>
<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/photo_charlotte_bousquet.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5587" alt="Charlotte Bousquet" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/08/photo_charlotte_bousquet-206x309.jpg" /></a>Née en 1973, Charlotte Bousquet est une auteur prolifique particulièrement tournée vers les genres de l'imaginaire. Sa première publication, <em>Zaïna et le fils du vent</em>, date de 1999 (éditions Yomad) et a reçu le prix "Grand Atlas" des Lycéens en 2001. Depuis, Charlotte Bousquet a publié nouvelles et dossiers dans la revue <em>Faeries</em>, soutenu à l'université de la Sorbonne une thèse sur les mondes imaginaires, publié d'autres romans (le cycle de l'Archipel des Numinées chez Mnémos, formé par <em> Arachnae, Cytheriae et Matricia </em>(2009-2012)<em>; </em>le polar fantastique<em> Llorona on the rocks </em>aux éditions Argemmios (2010)), des recueils (<em>Au miroir des Sphinx ; Prysmes </em>(Le Calepin Jaune, 2008)), des nouvelles au sein d'anthologies, de revues et de fanzines et des ouvrages pour adolescents (<em>La Peau des rêves</em>, cycle en cours aux éditions Galapagos) et pour la jeunesse. Dernièrement, elle s'est essayée au polar historique chez Gulf stream avec notamment<em> Princesse des os </em>(2010).
<h2>Références</h2>
<em>Au Miroir des Sphinx</em>, éditions Argemmios, 2008, 219 p.<em>
</em>
<h2>Liens</h2>
<ul>
	<li><a href="http://www.charlottebousquet.com/">Le site de Charlotte Bousquet</a></li>
	<li><a href="http://charlottebousquet.blogspot.fr/">Son blog</a></li>
	<li><a href="http://boutique.argemmios.com/">Le site des éditions Argemmios</a></li>
	<li><a href="http://psycheinhell.wordpress.com/2008/10/26/au-miroir-des-sphinx/" target="_blank">Une très belle critique et analyse sur le blog de Psyché</a></li>
</ul></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mike Cahill - Another Earth</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/mike-cahill-another-earth/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/mike-cahill-another-earth/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Aug 2012 09:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques films]]></category>
		<category><![CDATA[brit marling]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[mike cahill]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another_earth_affiche-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche d&#039;&quot;Another Earth&quot; de Mike Cahill" /></div><div><h2>Synopsis</h2>
Rhoda, 17 ans, fête son diplôme et son admission dans une prestigieuse université pour des études d'astrophysique. Sur la route du retour, la radio annonce <strong>l'apparition d'une planète semblable à la Terre.</strong> Rhoda cherche à l'apercevoir par la fenêtre de la voiture. Distraite par le ciel nocturne, elle ne voit pas son véhicule dévier de sa route.  Et elle percute avec violence une autre voiture arrêtée où devisait joyeusement une petite famille. Des trois occupants, seul s'en sortira le père, John Burroughs. Et<strong> Rhoda, anéantie par les deux vies qu'elle a fauchées,</strong> est emprisonnée pour 4 ans. Une fois libérée, elle doit vivre avec ce qu'elle a fait, tandis que la Terre 2 se révèle être un double de la Terre et qu'un concours est organisé pour remporter un billet vers cette planète-miroir. Rhoda, qui est rongée de culpabilité, part se recueillir sur les lieux du drame. Où elle croise l'unique survivant, toujours endeuillé. Germe alors en la jeune femme<strong> le besoin de faire ce qu'elle peut pour aider, dans la mesure du possible, cet homme à surmonter les pertes qu'elle a provoquées</strong>. Dans le même temps, elle tente sa chance au concours, se demandant si son double de Terre 2 a commis la même tragédie...
<h2>Bande-annonce</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=E92P4-8S8XE[/youtube]
<h2>Critique personnelle</h2>
Rares sont les films de science-fiction intimistes, dramatiques. En particulier les bons. Et c'est à cette catégorie qu'appartient <em>Another Earth</em>. Premier film réalisé par Mike Cahill, il a été <strong>doublement primé</strong> en 2011 au festival américain du cinéma indépendant, le Festival du film Sundance, par le prix Alfred P. Sloan (qui récompense les films traitant de sciences et de technologies) et le prix spécial du jury. Un doublé prestigieux et mérité, bien que sa diffusion dans les salles françaises fut assez confidentielle.

Et c'est bien dommage, car encore plus rares sont les films traitant <strong>du deuil, de la culpabilité et du pardon avec une telle force, une telle délicatesse</strong>, une telle véracité.  Des thèmes, tout comme le genre du film, qui ne sont pas sans rappeler le livre <em>Solaris </em>de Stanislas Lem, également adapté au cinéma. Mais la ressemblance s'arrête là. Car là où <em>Solaris</em> évoquait également le thème d'une intelligence étrangère, <em>Another Earth,</em> lui, explore la dualité. Le double. Cet Autre qui est moi.

Par ailleurs, l'aspect science-fictif reste léger, présent seulement par l'apparition de cette Terre jumelle. Ce qui renforce d'autant plus l'émotion du spectateur face à l'accident, à la vie cassée que tentent de mener les survivants, la victime comme la coupable. La scène de la collision reste gravée dans la rétine longtemps après qu'elle ait été montrée, comme elle hante Rhoda. Il faut souligner<strong> la superbe prestation de Brit Marling</strong>, qui campe avec tellement de sincérité ce personnage plié sous le poids de sa croix que l'on ne peut qu'être touché, bouleversé. C'est elle le personnage principal du film, et c'est sa<strong> quête de rédemption</strong> que l'on suit. Lorsqu'elle rencontre John Burroughs, qui lui aussi ne parvient pas à dépasser le drame, à surmonter l'immense perte qu'il a subit, elle souhaite lui demander pardon. Mais n'y arrive pas. Et, malgré tout, elle va tenter d'obtenir ce pardon en agissant autrement. En l'aidant, lui, à se refaire une vie plus belle.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another-earth-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4703" title="Rhoda (Brit Marling) et John (William Mapother) dans &quot;Another Earth&quot;" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another-earth-1.jpg" alt="" /></a>

Si la relation entre Rhoda et John constitue le seul gros bémol du film, par sa construction cousue de fil blanc, elle offre cependant à chacun des personnages l'étincelle nécessaire pour recommencer à aller de l'avant. Un parcours long, difficile, mais admirablement bien rendu par le réalisateur. L'aspect physique des personnages, leur façon de se vêtir, les expressions de leur visage, ce sont ces petits détails qui, tout au long du film, nous indiquerons ce qui se passent en eux. Car dans <em>Another Earth</em>, pas de crises de larmes hystériques, pas de démonstrations exagérées de chagrin. <strong>Tout se fait en retenue</strong>, mais cela ne fait que rendre la peine des personnages encore plus palpable. Même la tentative de suicide de Rhoda se fait dans le silence, dans la douceur. Et renforce le fait que, dévastée par sa responsabilité dans l'accident, elle s'est coupée des autres, coupée du monde. Coupée d'elle-même.

Et puis il y a <strong>cette planète-miroir</strong>. Cette Terre jumelle où, comme le découvre Rhoda plusieurs semaines après sa sortie de prison, vivent des doubles de ceux qui vivent sur la Terre première. Pour Rhoda, cela participe aussi à sa recherche de rédemption. Est-ce que son autre moi a commis la même erreur ? Si oui, comment s'en sort-elle ? Et si non, qu'est-elle devenue ? Et Rhoda voit cette rencontre avec son double comme l'étape finale de son questionnement, une étape qui lui offrira soit l'absolution, soit la chute définitive. Mais elle a peur aussi. <strong>Se retrouver face à soi, au sens propre</strong>, après avoir provoqué un tel drame, nécessite du courage. Beaucoup de courage. Mais aussi de se pardonner, soi.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another-earth-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4704" title="Rhoda (Brit Marling) face à Terre 2 (&quot;Another Earth&quot;)" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another-earth-2.jpg" alt="" /></a>

<em>Another Earth</em> est <strong>un film subtil qui traite de sujets particulièrement durs</strong>, d'une façon qui ne peut que toucher profondément le spectateur et l'amener à lui aussi s'interroger. Comment réagirait-il s'il perdait sa famille ? Comment réagirait-il s'il provoquait un tel accident ? Et surtout, saurait-il se confronter à lui-même ? A travers le difficile parcours de Rhoda, l'on ne peut s'empêcher de porter un peu de sa croix. L'on ne peut s'empêcher d'être gagné par l'infinie tristesse qui l'habite, si bien rendue par l'actrice qui l'incarne.

Enfin, <em>Another Earth </em>dispose d'un final qui, s'il en frustrera plus d'un au premier abord, est, à la réflexion, le final qu'il fallait. Des questions restent en suspens, mais comme tout au long du film, ce sont les petits détails qui donneront des indices quant aux réponses. Libre au spectateur d'extrapoler. Mais une fin plus démonstrative, plus claire, aurait nuit au film. Mike Cahill a voulu <strong>exprimer le douloureux chemin de deux êtres démolis</strong>, leur offrir le prisme de leur double tant pour leur quête qu'en tant que symbole psychologique. Il a voulu exprimer cela de la façon la plus vraie qui soit. Et, dans la vraie vie, on n'a pas non plus réponse à toutes ses questions.

Un film très fort émotionnellement, très vrai, très beau.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Another Earth</em> est le deuxième long-métrage sur lequel Mike Cahill et Brit Marling ont travaillé conjointement, au scénario comme à la réalisation, le premier étant un documentaire, <em>Boxers and Ballerinas</em>.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Acteurs : Brit Marling, William Mapother</li>
	<li>Année : 2011</li>
	<li>Durée : 1h32</li>
	<li>Pays : Etats-Unis</li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another_earth_affiche-206x274.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Affiche d&#039;&quot;Another Earth&quot; de Mike Cahill" /></div><div><h2>Synopsis</h2>
Rhoda, 17 ans, fête son diplôme et son admission dans une prestigieuse université pour des études d'astrophysique. Sur la route du retour, la radio annonce <strong>l'apparition d'une planète semblable à la Terre.</strong> Rhoda cherche à l'apercevoir par la fenêtre de la voiture. Distraite par le ciel nocturne, elle ne voit pas son véhicule dévier de sa route.  Et elle percute avec violence une autre voiture arrêtée où devisait joyeusement une petite famille. Des trois occupants, seul s'en sortira le père, John Burroughs. Et<strong> Rhoda, anéantie par les deux vies qu'elle a fauchées,</strong> est emprisonnée pour 4 ans. Une fois libérée, elle doit vivre avec ce qu'elle a fait, tandis que la Terre 2 se révèle être un double de la Terre et qu'un concours est organisé pour remporter un billet vers cette planète-miroir. Rhoda, qui est rongée de culpabilité, part se recueillir sur les lieux du drame. Où elle croise l'unique survivant, toujours endeuillé. Germe alors en la jeune femme<strong> le besoin de faire ce qu'elle peut pour aider, dans la mesure du possible, cet homme à surmonter les pertes qu'elle a provoquées</strong>. Dans le même temps, elle tente sa chance au concours, se demandant si son double de Terre 2 a commis la même tragédie...
<h2>Bande-annonce</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=E92P4-8S8XE[/youtube]
<h2>Critique personnelle</h2>
Rares sont les films de science-fiction intimistes, dramatiques. En particulier les bons. Et c'est à cette catégorie qu'appartient <em>Another Earth</em>. Premier film réalisé par Mike Cahill, il a été <strong>doublement primé</strong> en 2011 au festival américain du cinéma indépendant, le Festival du film Sundance, par le prix Alfred P. Sloan (qui récompense les films traitant de sciences et de technologies) et le prix spécial du jury. Un doublé prestigieux et mérité, bien que sa diffusion dans les salles françaises fut assez confidentielle.

Et c'est bien dommage, car encore plus rares sont les films traitant <strong>du deuil, de la culpabilité et du pardon avec une telle force, une telle délicatesse</strong>, une telle véracité.  Des thèmes, tout comme le genre du film, qui ne sont pas sans rappeler le livre <em>Solaris </em>de Stanislas Lem, également adapté au cinéma. Mais la ressemblance s'arrête là. Car là où <em>Solaris</em> évoquait également le thème d'une intelligence étrangère, <em>Another Earth,</em> lui, explore la dualité. Le double. Cet Autre qui est moi.

Par ailleurs, l'aspect science-fictif reste léger, présent seulement par l'apparition de cette Terre jumelle. Ce qui renforce d'autant plus l'émotion du spectateur face à l'accident, à la vie cassée que tentent de mener les survivants, la victime comme la coupable. La scène de la collision reste gravée dans la rétine longtemps après qu'elle ait été montrée, comme elle hante Rhoda. Il faut souligner<strong> la superbe prestation de Brit Marling</strong>, qui campe avec tellement de sincérité ce personnage plié sous le poids de sa croix que l'on ne peut qu'être touché, bouleversé. C'est elle le personnage principal du film, et c'est sa<strong> quête de rédemption</strong> que l'on suit. Lorsqu'elle rencontre John Burroughs, qui lui aussi ne parvient pas à dépasser le drame, à surmonter l'immense perte qu'il a subit, elle souhaite lui demander pardon. Mais n'y arrive pas. Et, malgré tout, elle va tenter d'obtenir ce pardon en agissant autrement. En l'aidant, lui, à se refaire une vie plus belle.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another-earth-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4703" title="Rhoda (Brit Marling) et John (William Mapother) dans &quot;Another Earth&quot;" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another-earth-1.jpg" alt="" /></a>

Si la relation entre Rhoda et John constitue le seul gros bémol du film, par sa construction cousue de fil blanc, elle offre cependant à chacun des personnages l'étincelle nécessaire pour recommencer à aller de l'avant. Un parcours long, difficile, mais admirablement bien rendu par le réalisateur. L'aspect physique des personnages, leur façon de se vêtir, les expressions de leur visage, ce sont ces petits détails qui, tout au long du film, nous indiquerons ce qui se passent en eux. Car dans <em>Another Earth</em>, pas de crises de larmes hystériques, pas de démonstrations exagérées de chagrin. <strong>Tout se fait en retenue</strong>, mais cela ne fait que rendre la peine des personnages encore plus palpable. Même la tentative de suicide de Rhoda se fait dans le silence, dans la douceur. Et renforce le fait que, dévastée par sa responsabilité dans l'accident, elle s'est coupée des autres, coupée du monde. Coupée d'elle-même.

Et puis il y a <strong>cette planète-miroir</strong>. Cette Terre jumelle où, comme le découvre Rhoda plusieurs semaines après sa sortie de prison, vivent des doubles de ceux qui vivent sur la Terre première. Pour Rhoda, cela participe aussi à sa recherche de rédemption. Est-ce que son autre moi a commis la même erreur ? Si oui, comment s'en sort-elle ? Et si non, qu'est-elle devenue ? Et Rhoda voit cette rencontre avec son double comme l'étape finale de son questionnement, une étape qui lui offrira soit l'absolution, soit la chute définitive. Mais elle a peur aussi. <strong>Se retrouver face à soi, au sens propre</strong>, après avoir provoqué un tel drame, nécessite du courage. Beaucoup de courage. Mais aussi de se pardonner, soi.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another-earth-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4704" title="Rhoda (Brit Marling) face à Terre 2 (&quot;Another Earth&quot;)" src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/another-earth-2.jpg" alt="" /></a>

<em>Another Earth</em> est <strong>un film subtil qui traite de sujets particulièrement durs</strong>, d'une façon qui ne peut que toucher profondément le spectateur et l'amener à lui aussi s'interroger. Comment réagirait-il s'il perdait sa famille ? Comment réagirait-il s'il provoquait un tel accident ? Et surtout, saurait-il se confronter à lui-même ? A travers le difficile parcours de Rhoda, l'on ne peut s'empêcher de porter un peu de sa croix. L'on ne peut s'empêcher d'être gagné par l'infinie tristesse qui l'habite, si bien rendue par l'actrice qui l'incarne.

Enfin, <em>Another Earth </em>dispose d'un final qui, s'il en frustrera plus d'un au premier abord, est, à la réflexion, le final qu'il fallait. Des questions restent en suspens, mais comme tout au long du film, ce sont les petits détails qui donneront des indices quant aux réponses. Libre au spectateur d'extrapoler. Mais une fin plus démonstrative, plus claire, aurait nuit au film. Mike Cahill a voulu <strong>exprimer le douloureux chemin de deux êtres démolis</strong>, leur offrir le prisme de leur double tant pour leur quête qu'en tant que symbole psychologique. Il a voulu exprimer cela de la façon la plus vraie qui soit. Et, dans la vraie vie, on n'a pas non plus réponse à toutes ses questions.

Un film très fort émotionnellement, très vrai, très beau.
<h2>Le grain de sable</h2>
<em>Another Earth</em> est le deuxième long-métrage sur lequel Mike Cahill et Brit Marling ont travaillé conjointement, au scénario comme à la réalisation, le premier étant un documentaire, <em>Boxers and Ballerinas</em>.
<h2>Références</h2>
<ul>
	<li>Acteurs : Brit Marling, William Mapother</li>
	<li>Année : 2011</li>
	<li>Durée : 1h32</li>
	<li>Pays : Etats-Unis</li>
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		<item>
		<title>Virginie Ropars - Poupées gothico-féeriques</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/virginie-ropars-poupees-gothico-feeriques/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/artistes/virginie-ropars-poupees-gothico-feeriques/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Jul 2012 09:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[coups de coeur]]></category>
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		<category><![CDATA[gothique]]></category>
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		<category><![CDATA[Virginie Ropars]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/scarletheart06-206x309.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="&quot;Scarlet Heart&quot;, Virginie Ropars" /></div><div>Se retrouver face aux sculptures de <strong>Virginie Ropars</strong>, ce doit être une expérience étrange, forte, bouleversante. Je n'ai pas encore eu l'occasion de les admirer de près, mais rien que les photographies de ces poupées d'artistes font naître un frisson le long de ma colonne vertébrale. Ne serait-ce que la dernière en date, <em>Black Widow... Spider</em>, conçue pour  Spectrum Art Live. Cette créature, mi-femme mi-araignée, représente pourtant une hybride tirée d'un animal répugnant. Mais, étrangement, le buste qu'en a fait Virginie Ropars est empreint d'une certaine beauté. Une beauté bizarre, une beauté à part, <strong>une beauté qui fascine autant qu'elle fait frissonner</strong>. Car, comme toutes les créatures féeriques qui naissent des doigts agiles de l'artiste, elle est aussi belle que dangereuse et donne une telle impression de réalité que l'on s'attend à la voir remuer.

C'est là tout le talent de Virginie Ropars. L'artiste française, originaire de Bretagne, a d'abord travaillé comme infographiste 2D et 3D avant de s'immerger dans sa passion pour le réel, le tactile, avec la réalisation de ces poupées. Des poupées qui n'ont rien à voir avec ce qu'évoque en premier lieu le terme. Ce sont là poupées d'artistes, mélange de sculpture, de mode, d'illustration. Ce sont là <strong>des créatures, souvent féminines, qui n'ont rien d'humain</strong>. Elles surgissent de contes, de mythes, de folklore. Elles sont à la fois sombres et lumineuses, entourées de magie, mais pourtant animées de sentiments violents, à l'image d'humains. Mais elles sont d'un autre monde, d'un monde où les codes moraux ne sont pas les nôtres. D'où ces frissons, en nous, face à pareil spectacle.

C'est que, réellement Virginie Ropars a des doigts de fée. Ces sculptures comportent <strong>un tel luxe de détails admirablement bien réalisés</strong> - peau écailleuse humide de <em>Wrecker</em>, visage si triste et désespéré de <em>Castle</em> - que ce soit au niveau des textures ou de la peinture, que l'on s'attend à tout moment à ce que ces oeuvres s'animent soudain, à ce que ces êtres se mettent à agir et parler. Pour le pire comme pour le meilleur.

Des oeuvres enchanteresses, que l'on peut contempler pendant des heures. Pris au piège de leur beauté d'un autre monde.

[gallery link="file" columns="1" orderby="post_date" exclude="4621"]
<h2>En savoir plus sur l'artiste</h2>
<ul>
	<li><a href="http://vropars.free.fr/" target="_blank">Son site Internet</a></li>
	<li><a href="http://www.facebook.com/pages/VIRGINIE-ROPARS-OFFICIAL/284873666086?ref=mf" target="_blank">Sa page Facebook</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/07/scarletheart06-206x309.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="&quot;Scarlet Heart&quot;, Virginie Ropars" /></div><div>Se retrouver face aux sculptures de <strong>Virginie Ropars</strong>, ce doit être une expérience étrange, forte, bouleversante. Je n'ai pas encore eu l'occasion de les admirer de près, mais rien que les photographies de ces poupées d'artistes font naître un frisson le long de ma colonne vertébrale. Ne serait-ce que la dernière en date, <em>Black Widow... Spider</em>, conçue pour  Spectrum Art Live. Cette créature, mi-femme mi-araignée, représente pourtant une hybride tirée d'un animal répugnant. Mais, étrangement, le buste qu'en a fait Virginie Ropars est empreint d'une certaine beauté. Une beauté bizarre, une beauté à part, <strong>une beauté qui fascine autant qu'elle fait frissonner</strong>. Car, comme toutes les créatures féeriques qui naissent des doigts agiles de l'artiste, elle est aussi belle que dangereuse et donne une telle impression de réalité que l'on s'attend à la voir remuer.

C'est là tout le talent de Virginie Ropars. L'artiste française, originaire de Bretagne, a d'abord travaillé comme infographiste 2D et 3D avant de s'immerger dans sa passion pour le réel, le tactile, avec la réalisation de ces poupées. Des poupées qui n'ont rien à voir avec ce qu'évoque en premier lieu le terme. Ce sont là poupées d'artistes, mélange de sculpture, de mode, d'illustration. Ce sont là <strong>des créatures, souvent féminines, qui n'ont rien d'humain</strong>. Elles surgissent de contes, de mythes, de folklore. Elles sont à la fois sombres et lumineuses, entourées de magie, mais pourtant animées de sentiments violents, à l'image d'humains. Mais elles sont d'un autre monde, d'un monde où les codes moraux ne sont pas les nôtres. D'où ces frissons, en nous, face à pareil spectacle.

C'est que, réellement Virginie Ropars a des doigts de fée. Ces sculptures comportent <strong>un tel luxe de détails admirablement bien réalisés</strong> - peau écailleuse humide de <em>Wrecker</em>, visage si triste et désespéré de <em>Castle</em> - que ce soit au niveau des textures ou de la peinture, que l'on s'attend à tout moment à ce que ces oeuvres s'animent soudain, à ce que ces êtres se mettent à agir et parler. Pour le pire comme pour le meilleur.

Des oeuvres enchanteresses, que l'on peut contempler pendant des heures. Pris au piège de leur beauté d'un autre monde.

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<h2>En savoir plus sur l'artiste</h2>
<ul>
	<li><a href="http://vropars.free.fr/" target="_blank">Son site Internet</a></li>
	<li><a href="http://www.facebook.com/pages/VIRGINIE-ROPARS-OFFICIAL/284873666086?ref=mf" target="_blank">Sa page Facebook</a></li>
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		<title>Mint Julep - Save Your Season</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/musique/chroniques-albums/albums-lancinants/mint-julep-save-your-season/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Jul 2012 09:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lullaby</dc:creator>
				<category><![CDATA[Albums lancinants]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[mint julep]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[shoegaze]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/mint_julep_save_your_season-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Save your Season&quot; de Mint Julep" /></div><div><strong>Mint Julep</strong>, c'est le nom d'un alcool à base de menthe, de sucre, de bourbon et d’eau. C'est aussi le nom du duo américain formé par <strong>Keith Kenniff</strong> et sa femme<strong> Hollie</strong>. Keith Kennif est d'ailleurs connu aussi sous d'autres pseudonymes, pour d'autres compositions musicales de son cru.

Mais c'est le premier album de Mint Julep, <em>Save Your Season</em>, qui nous intéresse. La pochette, déjà, attire par sa mélancolique poésie, avec cette femme flottant dans l'onde obscure et trouble. Et il est vrai qu'à l'écoute de l'album, on se sent vite submergé, enveloppé d'une vague triste et douillette. L'<strong>électro shoegaze</strong> de Mint Julep fait son effet, accentué par la voix douce et monocorde de Hollie. De refrains entêtants en nappes réverbérées de guitares, <strong>nous voilà bercés, embrumés</strong>.

Entre <em>Days Gone By</em> et sa triste sérénité pleine d'espoir, les rythmiques prenantes de <em>To The Sea </em>où Hollie nous convie avec ardeur pour un voyage ressourçant, ou les envolées pop de <em>Cherry Radio</em>, les titres se ressemblent pourtant dans la façon dont les instruments finissent par tisser un véritable cocon de notes. La voix de la chanteuse, qui a malheureusement tendance à garder le même ton, achève de nous emmener au bord des bras de Morphée.

Ce n'est pas un mal cependant, puisque<em> Save Your Season</em> est parfait pour regarder la pluie tomber d'un ciel plombé le long des vitres, quand l'humeur est au diapason, et qu'on a juste envie de rester blotti sous la couette,<strong> entre rêve et <em>spleen</em></strong>.

Au fond, Mint Julep porte bien son nom. A la fois pastel et désenchanté, magique et désabusé, comme une bande-son adolescente. Et, à l'instar du cocktail dont il porte le nom, à écouter avec modération, quand l'envie de se replonger dans ces années troubles nos prend.
<h2>Regarder le clip de Why don't we</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5LxckeXA5tY[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Mint Julep</h2>
<ul>
	<li><a href="http://mintjulep.squarespace.com/">Le site du groupe</a></li>
	<li><a href="http://twitter.com/#!/_mintjulep">Suivre leurs tweets</a></li>
</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/05/mint_julep_save_your_season-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Pochette de &quot;Save your Season&quot; de Mint Julep" /></div><div><strong>Mint Julep</strong>, c'est le nom d'un alcool à base de menthe, de sucre, de bourbon et d’eau. C'est aussi le nom du duo américain formé par <strong>Keith Kenniff</strong> et sa femme<strong> Hollie</strong>. Keith Kennif est d'ailleurs connu aussi sous d'autres pseudonymes, pour d'autres compositions musicales de son cru.

Mais c'est le premier album de Mint Julep, <em>Save Your Season</em>, qui nous intéresse. La pochette, déjà, attire par sa mélancolique poésie, avec cette femme flottant dans l'onde obscure et trouble. Et il est vrai qu'à l'écoute de l'album, on se sent vite submergé, enveloppé d'une vague triste et douillette. L'<strong>électro shoegaze</strong> de Mint Julep fait son effet, accentué par la voix douce et monocorde de Hollie. De refrains entêtants en nappes réverbérées de guitares, <strong>nous voilà bercés, embrumés</strong>.

Entre <em>Days Gone By</em> et sa triste sérénité pleine d'espoir, les rythmiques prenantes de <em>To The Sea </em>où Hollie nous convie avec ardeur pour un voyage ressourçant, ou les envolées pop de <em>Cherry Radio</em>, les titres se ressemblent pourtant dans la façon dont les instruments finissent par tisser un véritable cocon de notes. La voix de la chanteuse, qui a malheureusement tendance à garder le même ton, achève de nous emmener au bord des bras de Morphée.

Ce n'est pas un mal cependant, puisque<em> Save Your Season</em> est parfait pour regarder la pluie tomber d'un ciel plombé le long des vitres, quand l'humeur est au diapason, et qu'on a juste envie de rester blotti sous la couette,<strong> entre rêve et <em>spleen</em></strong>.

Au fond, Mint Julep porte bien son nom. A la fois pastel et désenchanté, magique et désabusé, comme une bande-son adolescente. Et, à l'instar du cocktail dont il porte le nom, à écouter avec modération, quand l'envie de se replonger dans ces années troubles nos prend.
<h2>Regarder le clip de Why don't we</h2>
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5LxckeXA5tY[/youtube]
<h2>En savoir plus sur Mint Julep</h2>
<ul>
	<li><a href="http://mintjulep.squarespace.com/">Le site du groupe</a></li>
	<li><a href="http://twitter.com/#!/_mintjulep">Suivre leurs tweets</a></li>
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