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	<title>La Lune Mauve &#187; Expositions</title>
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	<description>Webzine culturel onirique, dédié à la culture pop et underground : chroniques d&#039;albums, chroniques de livres, chroniques de films, et communauté francophone passionnée.</description>
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		<title>Expo « L&#039;Œil Grand Ouvert » à la Galerie Akiza</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/expositions/exposition-loeil-grand-ouvert-a-la-galerie-akiza/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/expositions/exposition-loeil-grand-ouvert-a-la-galerie-akiza/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Dec 2012 10:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Akiza]]></category>
		<category><![CDATA[graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[infographie]]></category>
		<category><![CDATA[Le Cycklop]]></category>
		<category><![CDATA[Lost Fish]]></category>
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		<category><![CDATA[Shepard Fairey]]></category>
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		<category><![CDATA[street art]]></category>
		<category><![CDATA[Vav Jeniak]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/expo-akiza-flyer-206x443.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Flyer de la première expo Akiza" /></div><div>C'est niché au creux de Montmartre que l'on découvre l'endroit, rénové et lumineux. Face au mythique cinéma Studio 28, à deux pas de Bleu Noir Tattoo et de la Galerie W., <strong>la Galerie Akiza</strong>, qui a ouvert ses portes il y a quelques mois à peine, <strong>accueille sa première exposition, « L'Œil Grand Ouvert »</strong> (« L.O.G.O. » pour les intimes) <strong>jusqu'au <del>6</del> <ins>15</ins> janvier 2013</strong>. Il est donc plus que temps pour nous de vous inviter à y aller !

On connaît le travail fabuleux de Robinson Deschamps, créateur d'<a href="http://www.akiza.net/">Akiza</a> : <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-artbooks-musique/mute-le-premier-artbook-d-akiza/">nous vous en avions déjà parlé</a>. L'artiste et sa complice, YoSHii, se font commissaires d'exposition en réunissant dans les murs de leur jolie galerie les œuvres singulières de <strong>Lost Fish</strong>, <strong>Son Excellence Otto</strong>, <strong>Shepard Fairey</strong>, <strong>Metastazis</strong>, <strong>Vav Jeniak</strong>, <strong>Le Cyklop</strong>, <strong>Pretty Dolls Factory</strong>, <strong>Palancus</strong>, <strong>Folks Garnments</strong> et <strong>Block Rekordz</strong>, qui se répondent et se complètent, unies par les fils noirs et blancs d'Akiza.

Qu'il s'agisse de la grande fresque qui capte le regard dès qu'on pousse la porte de la galerie, des toiles accrochées jusque dans le petit boudoir au fond de la galerie, jusqu'aux t-shirts cultes frappés de la petite poupée graphique, la patte Akiza est bien là, à portée. <strong>L'identité forte de cette égérie numérique se décline à l'infini</strong>, et n'a pas pris une ride depuis sa création en 2003.

Comme toujours dans l'univers d'Akiza, <strong>on passe du coq à l'âne, de l'innocent à l'obscène,</strong> en croisant ici et là des allusions, des sous-entendus, voire des provocations fièrement exhibées par cette nouvelle galerie bien sous tous rapports, où pénètrent aussi bien curieux, touristes, artistes que jeunes cygnes habillés en noir.

Ici, il n'y a rien de l'ambiance parfois pesante et scrutatrice propre aux boutiques gothiques ; ici, l'accueil est direct et chaleureux, sans fard. <strong>On apprécie cette simplicité raffinée.</strong>

Sur les murs blancs et noirs, on se prend d'admiration pour les dessins de Vav Jeniak, maniant à la perfection un rose indécent, et l'on rêve devant les yeux sublimes dépeints par Lost Fish. À cette esthétique poudrée s'oppose les sérigraphies propagandesques de Shepard Fairey et Metastazis, le « El Primero » obscène de Son Excellence Otto, quelques poteaux frappés des yeux du Cyklop, mais aussi des sacs-téléphones et des peluches apparemment innocentes, doudous faussement gentils, qui rappellent à bien y réfléchir les combinaisons intégrales en latex des soirées S.M. On n'est plus à un paradoxe près.

En tout cas, il semble bien que <strong>low-brow, street art, graphisme, arts noirs et rétrofuturisme</strong> aient trouvé un toit dans la Galerie Akiza. C'est un melting pot de visions et de regards alternatifs, qui ne sont pas vraiment là pour choquer mais pour inviter les spectateurs à ouvrir l'œil, et le bon, sur le sens caché des choses. 

On suivra avec intérêt les prochaines expositions, déjà pleines de promesses : <strong>l'expo suivante s'intitulera « It's My Lucky Day »</strong>, et verra les œuvres goth'n'roll de la géniale <a href="http://www.mariemeier.fr/">Marie Meier</a> en bonne place. Vivement !

<strong>La Galerie Akiza est ouverte du mardi au dimanche, de 11h à 20h.</strong> Rendez-vous au 3, rue Tholozé, Paris 18, Métro Abbesses.

[gallery link="file" columns="1"]</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/12/expo-akiza-flyer-206x443.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Flyer de la première expo Akiza" /></div><div>C'est niché au creux de Montmartre que l'on découvre l'endroit, rénové et lumineux. Face au mythique cinéma Studio 28, à deux pas de Bleu Noir Tattoo et de la Galerie W., <strong>la Galerie Akiza</strong>, qui a ouvert ses portes il y a quelques mois à peine, <strong>accueille sa première exposition, « L'Œil Grand Ouvert »</strong> (« L.O.G.O. » pour les intimes) <strong>jusqu'au <del>6</del> <ins>15</ins> janvier 2013</strong>. Il est donc plus que temps pour nous de vous inviter à y aller !

On connaît le travail fabuleux de Robinson Deschamps, créateur d'<a href="http://www.akiza.net/">Akiza</a> : <a href="http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-artbooks-musique/mute-le-premier-artbook-d-akiza/">nous vous en avions déjà parlé</a>. L'artiste et sa complice, YoSHii, se font commissaires d'exposition en réunissant dans les murs de leur jolie galerie les œuvres singulières de <strong>Lost Fish</strong>, <strong>Son Excellence Otto</strong>, <strong>Shepard Fairey</strong>, <strong>Metastazis</strong>, <strong>Vav Jeniak</strong>, <strong>Le Cyklop</strong>, <strong>Pretty Dolls Factory</strong>, <strong>Palancus</strong>, <strong>Folks Garnments</strong> et <strong>Block Rekordz</strong>, qui se répondent et se complètent, unies par les fils noirs et blancs d'Akiza.

Qu'il s'agisse de la grande fresque qui capte le regard dès qu'on pousse la porte de la galerie, des toiles accrochées jusque dans le petit boudoir au fond de la galerie, jusqu'aux t-shirts cultes frappés de la petite poupée graphique, la patte Akiza est bien là, à portée. <strong>L'identité forte de cette égérie numérique se décline à l'infini</strong>, et n'a pas pris une ride depuis sa création en 2003.

Comme toujours dans l'univers d'Akiza, <strong>on passe du coq à l'âne, de l'innocent à l'obscène,</strong> en croisant ici et là des allusions, des sous-entendus, voire des provocations fièrement exhibées par cette nouvelle galerie bien sous tous rapports, où pénètrent aussi bien curieux, touristes, artistes que jeunes cygnes habillés en noir.

Ici, il n'y a rien de l'ambiance parfois pesante et scrutatrice propre aux boutiques gothiques ; ici, l'accueil est direct et chaleureux, sans fard. <strong>On apprécie cette simplicité raffinée.</strong>

Sur les murs blancs et noirs, on se prend d'admiration pour les dessins de Vav Jeniak, maniant à la perfection un rose indécent, et l'on rêve devant les yeux sublimes dépeints par Lost Fish. À cette esthétique poudrée s'oppose les sérigraphies propagandesques de Shepard Fairey et Metastazis, le « El Primero » obscène de Son Excellence Otto, quelques poteaux frappés des yeux du Cyklop, mais aussi des sacs-téléphones et des peluches apparemment innocentes, doudous faussement gentils, qui rappellent à bien y réfléchir les combinaisons intégrales en latex des soirées S.M. On n'est plus à un paradoxe près.

En tout cas, il semble bien que <strong>low-brow, street art, graphisme, arts noirs et rétrofuturisme</strong> aient trouvé un toit dans la Galerie Akiza. C'est un melting pot de visions et de regards alternatifs, qui ne sont pas vraiment là pour choquer mais pour inviter les spectateurs à ouvrir l'œil, et le bon, sur le sens caché des choses. 

On suivra avec intérêt les prochaines expositions, déjà pleines de promesses : <strong>l'expo suivante s'intitulera « It's My Lucky Day »</strong>, et verra les œuvres goth'n'roll de la géniale <a href="http://www.mariemeier.fr/">Marie Meier</a> en bonne place. Vivement !

<strong>La Galerie Akiza est ouverte du mardi au dimanche, de 11h à 20h.</strong> Rendez-vous au 3, rue Tholozé, Paris 18, Métro Abbesses.

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		<title>Jean-Sébastien Rossbach - Exposition « Mother » à la Galerie Daniel Maghen</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/expositions/jean-sebastien-rossbach-exposition-mother-a-la-galerie-daniel-maghen/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/expositions/jean-sebastien-rossbach-exposition-mother-a-la-galerie-daniel-maghen/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Nov 2012 10:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[aquarelle]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Sébastien Rossbach]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/js-rossbach-mother-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Carton d&#039;invitation de l&#039;expo de JS Rossbach" /></div><div>La grisaille et le froid n'auront pas eu raison de mon entêtement à vouloir aller admirer les œuvres de Jean-Sébastien Rossbach en ce vendredi matin pluvieux. Direction la Galerie Daniel Maghen, située sur le Quai des Grands Augustins à Paris (quartier Saint-Michel), <strong>où l'artiste français expose jusqu'au 10 novembre 2012</strong>.

Célèbre pour son travail mixed media mêlant peinture et infographie, J.-S. Rossbach expose ici des œuvres réalisées en un an et demi avec uniquement de l'aquarelle, de la gouache, de la mine de plomb ou encore de l'encre de Chine. 

Rien de numérique, donc, dans cette exposition, comme pour mieux renouer avec le thème principal, <strong><em lang="en">Mother</em>, qui a tout à voir avec Mère Nature, sa beauté, son mystère et ses dangers.</strong> Des blobs colorés sortent ici d'une gorge, là d'une guitare ; un pélican mazouté déverse le liquide noire sur la peau diaphane d'une naïade ; des corbeaux se coincent les ailes dans des fils barbelés. Contemplation douce-amère…

À travers les corps imberbes de personnages féminins graciles, sur lesquels il plaque symboles, mutations et lignes, Rossbach propose <strong>une approche mystique de la nature</strong>. Il pourrait ne s'agir que de fantasy ; mais chaque dessin, chaque peinture, s'enracine dans la modernité, à travers des formes géométriques colorées qui contrastent avec l'œuvre pastel, rappelant parfois le regretté Moebius. 

Le triangle inversé agit comme un signe de ralliement pour chacun de ses esprits féminins puissants, dont la peau ne fait qu'une avec l'écorce, la chevelure, les éléments. Rites de fertilité, passages et inspiration : chaque œuvre s'enchaîne comme les chapitres successifs d'une même histoire.

L'esthétique est feutrée. Mais ne vous y trompez pas : une tension certaine émane de chaque portrait. Par l'absence d'yeux, ou par la déformation d'une anatomie, la Grande Déesse dévoile non seulement sa nature ambivalente, mais également sa fragilité, sentiment renforcé par la nudité omniprésente de corps pâles et fins.

L'introduction du catalogue de l'expo se conclut sur cette citation de James Lovelock :

<blockquote>Car les métaphores sont plus que jamais nécessaires pour faire comprendre au plus grand nombre la véritable nature de la Terre et les périls mortels qui se profilent à l'horizon.</blockquote>

Une exposition comme une prise de conscience, d'autant plus percutante qu'elle s'ancre dans la poésie, et nous touche au plus profond.

[gallery link="file" columns="1"]

<div class="gallery">
<dl class="gallery-item">
<dt class="gallery-icon"><a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/20120320_js-rossbach-black-pilot.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/20120320_js-rossbach-black-pilot-420x593.jpg" alt="« Black Pilot » de Jean-Sébastien Rossbach" title="« Black Pilot » de Jean-Sébastien Rossbach" class="aligncenter size-large wp-image-3294" /></a></dt>
<dd class="gallery-caption">« Pilote noir » de J.-S. Rossbach</dd>
</dl></div>

<h2>En savoir plus sur Jean-Sébastien Rossbach</h2>
<ul>
	<li><a href="http://livingrope.free.fr/">Site officiel de j.-S. Rossbach</a></li>
	<li><a href="https://www.facebook.com/pages/JS-ROSSBACH-official/134469773298816?fref=ts">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.danielmaghen.com/">Site de la Galerie Daniel Maghen</a>, où des originaux sont en vente, et qui édite d'autres artistes de mon cœur</li>
	<li><a href="http://www.danielmaghen.com/fr/catalogue-d-exposition-mother_l35.htm">Le catalogue de l'exposition est en vente</a> au prix de 60 €, accompagné d'un <em>ex libris</em> inédit, tout deux signés et numérotés.</li>

</ul></div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/11/js-rossbach-mother-206x206.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Carton d&#039;invitation de l&#039;expo de JS Rossbach" /></div><div>La grisaille et le froid n'auront pas eu raison de mon entêtement à vouloir aller admirer les œuvres de Jean-Sébastien Rossbach en ce vendredi matin pluvieux. Direction la Galerie Daniel Maghen, située sur le Quai des Grands Augustins à Paris (quartier Saint-Michel), <strong>où l'artiste français expose jusqu'au 10 novembre 2012</strong>.

Célèbre pour son travail mixed media mêlant peinture et infographie, J.-S. Rossbach expose ici des œuvres réalisées en un an et demi avec uniquement de l'aquarelle, de la gouache, de la mine de plomb ou encore de l'encre de Chine. 

Rien de numérique, donc, dans cette exposition, comme pour mieux renouer avec le thème principal, <strong><em lang="en">Mother</em>, qui a tout à voir avec Mère Nature, sa beauté, son mystère et ses dangers.</strong> Des blobs colorés sortent ici d'une gorge, là d'une guitare ; un pélican mazouté déverse le liquide noire sur la peau diaphane d'une naïade ; des corbeaux se coincent les ailes dans des fils barbelés. Contemplation douce-amère…

À travers les corps imberbes de personnages féminins graciles, sur lesquels il plaque symboles, mutations et lignes, Rossbach propose <strong>une approche mystique de la nature</strong>. Il pourrait ne s'agir que de fantasy ; mais chaque dessin, chaque peinture, s'enracine dans la modernité, à travers des formes géométriques colorées qui contrastent avec l'œuvre pastel, rappelant parfois le regretté Moebius. 

Le triangle inversé agit comme un signe de ralliement pour chacun de ses esprits féminins puissants, dont la peau ne fait qu'une avec l'écorce, la chevelure, les éléments. Rites de fertilité, passages et inspiration : chaque œuvre s'enchaîne comme les chapitres successifs d'une même histoire.

L'esthétique est feutrée. Mais ne vous y trompez pas : une tension certaine émane de chaque portrait. Par l'absence d'yeux, ou par la déformation d'une anatomie, la Grande Déesse dévoile non seulement sa nature ambivalente, mais également sa fragilité, sentiment renforcé par la nudité omniprésente de corps pâles et fins.

L'introduction du catalogue de l'expo se conclut sur cette citation de James Lovelock :

<blockquote>Car les métaphores sont plus que jamais nécessaires pour faire comprendre au plus grand nombre la véritable nature de la Terre et les périls mortels qui se profilent à l'horizon.</blockquote>

Une exposition comme une prise de conscience, d'autant plus percutante qu'elle s'ancre dans la poésie, et nous touche au plus profond.

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<dt class="gallery-icon"><a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/20120320_js-rossbach-black-pilot.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/20120320_js-rossbach-black-pilot-420x593.jpg" alt="« Black Pilot » de Jean-Sébastien Rossbach" title="« Black Pilot » de Jean-Sébastien Rossbach" class="aligncenter size-large wp-image-3294" /></a></dt>
<dd class="gallery-caption">« Pilote noir » de J.-S. Rossbach</dd>
</dl></div>

<h2>En savoir plus sur Jean-Sébastien Rossbach</h2>
<ul>
	<li><a href="http://livingrope.free.fr/">Site officiel de j.-S. Rossbach</a></li>
	<li><a href="https://www.facebook.com/pages/JS-ROSSBACH-official/134469773298816?fref=ts">Sa page Facebook</a></li>
	<li><a href="http://www.danielmaghen.com/">Site de la Galerie Daniel Maghen</a>, où des originaux sont en vente, et qui édite d'autres artistes de mon cœur</li>
	<li><a href="http://www.danielmaghen.com/fr/catalogue-d-exposition-mother_l35.htm">Le catalogue de l'exposition est en vente</a> au prix de 60 €, accompagné d'un <em>ex libris</em> inédit, tout deux signés et numérotés.</li>

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		<title>Joel-Peter Witkin - Enfer ou Ciel</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/expositions/joel-peter-witkin-enfer-ou-ciel/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/expositions/joel-peter-witkin-enfer-ou-ciel/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Aug 2012 12:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[Freaks]]></category>
		<category><![CDATA[Joel-Peter Witkin]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/joel-peter-witkin-prudence-206x240.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« Prudence » (1996)" /></div><div>Excusez-moi. Je devais vous parler de cette exposition bien plus tôt, alors qu'elle était encore d'actualité, pour que vous puissiez vous y rendre.

Et puis, il y a eu une faille dans l'espace-temps, et j'ai loupé la deadline. Je suis désolée.

<em>Enfer ou Ciel</em>, c'était l'apothéose du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Stendhal">syndrôme de Stendhal</a>. Trop de magnificience, <strong>trop d'idées saugrenues et géniales</strong>, trop d'immensité pour ma petite caboche cabossée – TROP de TOUT dans les couloirs repeints en noir pour l'occasion de la <abbr title="Bibliothèque nationale de France">BnF</abbr>.

Joel-Peter Witkin fait depuis longtemps partie de mes idoles ; ses photos sont devenus presque comme des compagnons familiers, connus et admirés depuis si longtemps qu'on ne compte plus. C'est comme s'ils avaient toujours été là. Ce sont des valeurs sûres, et je me surprends malgré tout à continuer à être fascinée par tant de morbidité, par tant de génie.

Ici, les noirs sont profonds ; là, les chairs blafardes et desséchées. <strong>Les cadavres sont méticuleusement découpés</strong>, les freaks dévisagent le spectateur pendant qu'eux-mêmes sont dévisagés. Toujours en noir et blanc, les photographies de Witkin sont, en fait, le résultat d'un <em>mixed media</em> savamment orchestré : les arrières-plans sont peints par ses soins, la mise en scène est réglée au millimètre et à la seconde près, et, toujours insatisfait, l'artiste modifie encore chaque tirage à la main, en les griffant, les pliant, les éclaircissant par endroits, noircissant le noir, jamais assez noir.

Cette exposition n'était pas seulement l'occasion de dresser un panorama d'un demi-siècle de créations ; c'était aussi, pour Witkin, l'occasion de tisser les liens entre son œuvre et celles qui l'ont toujours inspiré : ses photos à lui étaient entourées de gravures originales, de livres et de citations, une scénographie singulière qui permettait alors de saisir les racines de son travail, et la recherche artistique de ce bosseur infatigable. 

<strong>Tels de savants collages, ses œuvres sont autant de triangles des Bermudes</strong> où se rencontrent, s'embrassent et se complètent influences revendiqués, estampe et photographie. Witkin, qui a plus d'un tour dans son sac, chamboule notre conception de la photographie, non seulement par les thèmes qu'il aborde crûment, sans fard ; mais également par la technique, qu'il a choisie multiple, que l'on peut théoriquement reproduire à l'infini, tout en décidant de faire de nombre de ses œuvre une pièce unique.

Witkin, ce « catholique postmoderne », est habité par la certitude de l'existence du divin, mais ancre chacune de ses œuvres dans les sensations et les émotions les plus humaines. <strong>L'esthétique est tourmentée, complexe, hyper symbolique.</strong> On tique sur un pénis de cheval immense, sur un crâne fendu en deux, sur des cadavres centenaires habillés en robes de satin blanc.

L'exposition fait la part belle à la gloire et à la misère de la chair, sorte de cabinet de réflexion, où la violence de l'empathie se projette de plein fouet sur l'esthétique léchée de ces corps étrangers.

Son talent est immense.

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[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xq13zf_exposition-joel-peter-witkin-enfer-ou-ciel_creation[/dailymotion]

<blockquote>Nous vivons à l'ère du relativisme. Cette théorie prétend qu'il n'existe pas de vérité absolue, car tout est relatif. Autrement dit, les gribouillis d'un singe vaudraient autant que les écrits de Shakespeare. Mais alors que deviennent le don de soi, l'accomplissement, bien plus, l'Amour, dans une telle philosophie ?

Je ne peux ni ne veux vivre dans un monde de chaos et de désespoir. Je vis pour la Vérité absolue. Mon Dieu est le Dieu de la Croix.</blockquote>

Ne manquez pas le catalogue de l'exposition  : Joel-Peter Witkin, <em>Enfer ou ciel</em>, Paris, Éditions de la Martinière, 2012 – 45 €</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/06/joel-peter-witkin-prudence-206x240.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="« Prudence » (1996)" /></div><div>Excusez-moi. Je devais vous parler de cette exposition bien plus tôt, alors qu'elle était encore d'actualité, pour que vous puissiez vous y rendre.

Et puis, il y a eu une faille dans l'espace-temps, et j'ai loupé la deadline. Je suis désolée.

<em>Enfer ou Ciel</em>, c'était l'apothéose du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Stendhal">syndrôme de Stendhal</a>. Trop de magnificience, <strong>trop d'idées saugrenues et géniales</strong>, trop d'immensité pour ma petite caboche cabossée – TROP de TOUT dans les couloirs repeints en noir pour l'occasion de la <abbr title="Bibliothèque nationale de France">BnF</abbr>.

Joel-Peter Witkin fait depuis longtemps partie de mes idoles ; ses photos sont devenus presque comme des compagnons familiers, connus et admirés depuis si longtemps qu'on ne compte plus. C'est comme s'ils avaient toujours été là. Ce sont des valeurs sûres, et je me surprends malgré tout à continuer à être fascinée par tant de morbidité, par tant de génie.

Ici, les noirs sont profonds ; là, les chairs blafardes et desséchées. <strong>Les cadavres sont méticuleusement découpés</strong>, les freaks dévisagent le spectateur pendant qu'eux-mêmes sont dévisagés. Toujours en noir et blanc, les photographies de Witkin sont, en fait, le résultat d'un <em>mixed media</em> savamment orchestré : les arrières-plans sont peints par ses soins, la mise en scène est réglée au millimètre et à la seconde près, et, toujours insatisfait, l'artiste modifie encore chaque tirage à la main, en les griffant, les pliant, les éclaircissant par endroits, noircissant le noir, jamais assez noir.

Cette exposition n'était pas seulement l'occasion de dresser un panorama d'un demi-siècle de créations ; c'était aussi, pour Witkin, l'occasion de tisser les liens entre son œuvre et celles qui l'ont toujours inspiré : ses photos à lui étaient entourées de gravures originales, de livres et de citations, une scénographie singulière qui permettait alors de saisir les racines de son travail, et la recherche artistique de ce bosseur infatigable. 

<strong>Tels de savants collages, ses œuvres sont autant de triangles des Bermudes</strong> où se rencontrent, s'embrassent et se complètent influences revendiqués, estampe et photographie. Witkin, qui a plus d'un tour dans son sac, chamboule notre conception de la photographie, non seulement par les thèmes qu'il aborde crûment, sans fard ; mais également par la technique, qu'il a choisie multiple, que l'on peut théoriquement reproduire à l'infini, tout en décidant de faire de nombre de ses œuvre une pièce unique.

Witkin, ce « catholique postmoderne », est habité par la certitude de l'existence du divin, mais ancre chacune de ses œuvres dans les sensations et les émotions les plus humaines. <strong>L'esthétique est tourmentée, complexe, hyper symbolique.</strong> On tique sur un pénis de cheval immense, sur un crâne fendu en deux, sur des cadavres centenaires habillés en robes de satin blanc.

L'exposition fait la part belle à la gloire et à la misère de la chair, sorte de cabinet de réflexion, où la violence de l'empathie se projette de plein fouet sur l'esthétique léchée de ces corps étrangers.

Son talent est immense.

[gallery exclude="4409"]

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<blockquote>Nous vivons à l'ère du relativisme. Cette théorie prétend qu'il n'existe pas de vérité absolue, car tout est relatif. Autrement dit, les gribouillis d'un singe vaudraient autant que les écrits de Shakespeare. Mais alors que deviennent le don de soi, l'accomplissement, bien plus, l'Amour, dans une telle philosophie ?

Je ne peux ni ne veux vivre dans un monde de chaos et de désespoir. Je vis pour la Vérité absolue. Mon Dieu est le Dieu de la Croix.</blockquote>

Ne manquez pas le catalogue de l'exposition  : Joel-Peter Witkin, <em>Enfer ou ciel</em>, Paris, Éditions de la Martinière, 2012 – 45 €</div>]]></content:encoded>
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		<title>Deyrolle - Temple de&#160;la taxidermie et de&#160;l&#039;entomologie</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Mar 2012 09:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[bizarre]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[taxidermie]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-2-206x136.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Taxidermie chez Deyrolle" /></div><div>Tout donne à croire qu'il s'agit d'un musée, et pourtant, c'est bien une boutique dans laquelle on peut aller et venir librement. Deyrolle, située au 46 de la rue du Bac à Paris, est un petit bijou aux murs céladon, un <strong>cabinet des curiosités</strong> qui recèle d'animaux empaillés et d'insectes naturalisés, des posters pédagogiques vintage, et autres coquillages et araignées.

Fondée en en 1831, <strong>Deyrolle est l'une des plus célèbres maisons d'entomologie et de taxidermie</strong> de Paris. Éclatés de homards, gorgones, paon blanc ou nautiles, mais aussi papillons mauves et nacrés, squelettes de chauve-souris et tête de gnou bleu, tels sont les trésors que vous découvrirez en montant à l'étage de la maison Deyrolle.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-1.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-1-420x280.jpg" alt="Les animaux naturalisés de chez Deyrolle" title="Les animaux naturalisés de chez Deyrolle" class="aligncenter size-large wp-image-3309" /></a>

Si vous ne pouvez pas faire l'acquisition d'un ours blanc naturalisé (qui coûte la bagatelle de 45 000 €), vous pourrez vous rabattre sur la librairie située au premier étage, consacrée à des livres de biologie et de curiosités naturelles, mais où vous pourrez également acheter les célèbres planches Deyrolle, qui couvrent les murs des écoles depuis près de deux siècles.

En février 2008, c'est le drame : un incendie détruit 100 % du cabinet d'entomologie et 80 % de curiosités. Spontanément, des artistes de tous horizons rachètent les restes d'animaux calcinés, photographient les lieux noircis, et surtout créent une association afin de collecter les dons qui permettront de reconstruire la boutique et de faire l'acquisition de nouveaux meubles et de nouvelles pièces.

Qu'on se rassure : <strong>les locaux ont été brillamment restaurés</strong>, les murs ont retrouvé leur céladon éclatant, mis en valeur par un parquet et des meubles en bois massif.

Il y règne un sentiment d'éternité étrange, de magie fossilisée.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-4.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-4-420x315.jpg" alt="Maison Deyrolle" title="Maison Deyrolle" class="aligncenter size-large wp-image-3312" /></a>

Deyrolle est un lieu qui a été très prisé par André Breton, Salvador Dali, Raymond Queneau ou encore Woody Allen, qui y a tourné une scène de <em>Minuit à Paris</em>.

En somme, un lieu atemporel et dépaysant, dont l'accès et gratuit, situé dans l'un des très jolis quartiers de Paris, à ne pas manquer !

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-3-perroquets.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-3-perroquets-420x521.jpg" alt="Planche pédagogique Deyrolle consacré aux perroquets" title="Planche pédagogique Deyrolle consacré aux perroquets" class="aligncenter size-large wp-image-3311" /></a>

<h2>Pour en savoir plus sur Deyrolle</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.deyrolle.fr/magazine/spip.php?article119">site officiel de Deyrolle</a>, avec pas mal de photos et surtout une boutique en ligne où on peut acheter livres, planches et œufs d'autruche ;</li>

	<li>De très belles <a href="http://franklyfrankiemorello.blogspot.fr/2010/05/deyrolle-one-of-strangest-shops-in.html">photos de Deyrolle</a>, dont celles qui illustrent cet article sont issues ;</li>

	<li>Les <a href="http://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g187147-d189242-Reviews-Deyrolle-Paris_Ile_de_France.html">avis dithyrambiques sur Deyrolle</a> laissés sur TripAdvisor ;</li>

	<li>Un article consacré au <a href="http://www.lefigaro.fr/culture/2008/02/04/03004-20080204ARTFIG00388-comment-sauver-la-maison-musee-deyrolle.php">sauvetage de la maison Deyrolle après l'incendie</a> de 2008.</li>
</ul>

</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-2-206x136.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Taxidermie chez Deyrolle" /></div><div>Tout donne à croire qu'il s'agit d'un musée, et pourtant, c'est bien une boutique dans laquelle on peut aller et venir librement. Deyrolle, située au 46 de la rue du Bac à Paris, est un petit bijou aux murs céladon, un <strong>cabinet des curiosités</strong> qui recèle d'animaux empaillés et d'insectes naturalisés, des posters pédagogiques vintage, et autres coquillages et araignées.

Fondée en en 1831, <strong>Deyrolle est l'une des plus célèbres maisons d'entomologie et de taxidermie</strong> de Paris. Éclatés de homards, gorgones, paon blanc ou nautiles, mais aussi papillons mauves et nacrés, squelettes de chauve-souris et tête de gnou bleu, tels sont les trésors que vous découvrirez en montant à l'étage de la maison Deyrolle.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-1.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-1-420x280.jpg" alt="Les animaux naturalisés de chez Deyrolle" title="Les animaux naturalisés de chez Deyrolle" class="aligncenter size-large wp-image-3309" /></a>

Si vous ne pouvez pas faire l'acquisition d'un ours blanc naturalisé (qui coûte la bagatelle de 45 000 €), vous pourrez vous rabattre sur la librairie située au premier étage, consacrée à des livres de biologie et de curiosités naturelles, mais où vous pourrez également acheter les célèbres planches Deyrolle, qui couvrent les murs des écoles depuis près de deux siècles.

En février 2008, c'est le drame : un incendie détruit 100 % du cabinet d'entomologie et 80 % de curiosités. Spontanément, des artistes de tous horizons rachètent les restes d'animaux calcinés, photographient les lieux noircis, et surtout créent une association afin de collecter les dons qui permettront de reconstruire la boutique et de faire l'acquisition de nouveaux meubles et de nouvelles pièces.

Qu'on se rassure : <strong>les locaux ont été brillamment restaurés</strong>, les murs ont retrouvé leur céladon éclatant, mis en valeur par un parquet et des meubles en bois massif.

Il y règne un sentiment d'éternité étrange, de magie fossilisée.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-4.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-4-420x315.jpg" alt="Maison Deyrolle" title="Maison Deyrolle" class="aligncenter size-large wp-image-3312" /></a>

Deyrolle est un lieu qui a été très prisé par André Breton, Salvador Dali, Raymond Queneau ou encore Woody Allen, qui y a tourné une scène de <em>Minuit à Paris</em>.

En somme, un lieu atemporel et dépaysant, dont l'accès et gratuit, situé dans l'un des très jolis quartiers de Paris, à ne pas manquer !

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-3-perroquets.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/deyrolle-3-perroquets-420x521.jpg" alt="Planche pédagogique Deyrolle consacré aux perroquets" title="Planche pédagogique Deyrolle consacré aux perroquets" class="aligncenter size-large wp-image-3311" /></a>

<h2>Pour en savoir plus sur Deyrolle</h2>

<ul>
	<li>Le <a href="http://www.deyrolle.fr/magazine/spip.php?article119">site officiel de Deyrolle</a>, avec pas mal de photos et surtout une boutique en ligne où on peut acheter livres, planches et œufs d'autruche ;</li>

	<li>De très belles <a href="http://franklyfrankiemorello.blogspot.fr/2010/05/deyrolle-one-of-strangest-shops-in.html">photos de Deyrolle</a>, dont celles qui illustrent cet article sont issues ;</li>

	<li>Les <a href="http://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g187147-d189242-Reviews-Deyrolle-Paris_Ile_de_France.html">avis dithyrambiques sur Deyrolle</a> laissés sur TripAdvisor ;</li>

	<li>Un article consacré au <a href="http://www.lefigaro.fr/culture/2008/02/04/03004-20080204ARTFIG00388-comment-sauver-la-maison-musee-deyrolle.php">sauvetage de la maison Deyrolle après l'incendie</a> de 2008.</li>
</ul>

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		<title>Exposition Tim Burton à La&#160;Cinémathèque française</title>
		<link>http://www.lalunemauve.fr/art/expositions/exposition-tim-burton-a-la-cinematheque-francaise/</link>
		<comments>http://www.lalunemauve.fr/art/expositions/exposition-tim-burton-a-la-cinematheque-francaise/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 10:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kReEsTaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[La Cinémathèque française]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>

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		<description><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-affiche-206x309.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="expo-tim-burton-affiche" /></div><div><strong>Ce n'est pas sans émotion que j'ai arpenté l'exposition consacrée à Tim Burton, à la Cinémathèque.</strong>

Tim Burton, dont les films ont rythmé, marqué mon adolescence autant que mon imaginaire, et dont je découvre les nouveaux méfaits à chaque fois avec un réel plaisir (bon, à part <em>Alice au pays des merveilles</em>, qui était une bien jolie bouse, mais j'aurai l'occasion d'y revenir un autre jour). <em>Edward aux mains d'argent</em>, <em>Sleepy Hollow</em>, <em>L'Étrange Noël</em>, les deux premiers <em>Batman</em>, et même <em>Big Fish</em> et <em>Beetlejuice</em>, autant de films qui font partie de mes sources d'inspiration éternelles, mais qui ont eu un vaste écho dans la culture populaire. 

À commencer par les produits dérivés Burton qui composent la panoplie de tout jeune gotheux qui se respecte…

<h2>Un peu d'histoire burtonienne</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/tim-burton-nicolas-guerin.png"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/tim-burton-nicolas-guerin-420x420.png" alt="Tim Burton photographié par Nicolas Guerin" title="Tim Burton photographié par Nicolas Guerin" class="aligncenter size-large wp-image-3264" /></a>

Rien de tout cela n'était gagné. Après tout, Burton était (est) un gars solitaire et introverti qui s'ennuyait ferme à Hollywood, à côté d'où il a grandi. Animateur et concepteur pendant cinq ans chez Disney, il se sent totalement marginal et ses idées sont souvent refusées, ne réussissant jamais à dessiner ce que le studio historique attend de lui.

En dépit de quoi, il continue à travailler sur ses projets personnels, en réalisant plusieurs courts métrages, dont le génial <em>Vincent</em> ainsi que <em>Frankenweenie</em> (dont nous découvrirons une nouvelle version en salle fin 2012), que Disney refuse de distribuer à cause de leur noirceur. Burton réussit quand même à les produire grâce à l'appui de collègues qui croient en son talent.

En 1985, tout change : Warner Bros lui confie le projet d'adaptation de <em>Batman</em>. Les ténèbres de Tim Burton entrent dans la lumière. La suite, on la connaît !

En près de 30 ans de carrière à Hollywood, <strong>Burton a démontré à travers ses films qu'il n'est pas seulement un grand cinéaste : c'est avant tout un <em>artiste</em></strong>. Très doué pour le dessin dès son plus jeune âge, il a étudié au California College of Arts, et n'a jamais cessé de créer. L'exposition que lui consacre aujourd'hui la Cinémathèque est la même expo qu'avait créée le MoMA de New York, en 2009. Cette exposition avait eu un succès retentissant, et avait ensuite voyagé à Melbourne, Toronto et Los Angeles. 

<h2>L'expo Tim Burton enfin à Paris</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-cinematheque2.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-cinematheque2-420x279.jpg" alt="Entrée de l&#039;expo Tim Burton à la Cinémathèque" title="Entrée de l&#039;expo Tim Burton à la Cinémathèque" class="aligncenter size-large wp-image-3275" /></a>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams5.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams5-420x329.jpg" alt="Un mur de l&#039;expo Tim Burton (photo : RoughDreams.fr)" title="Un mur de l&#039;expo Tim Burton (photo : RoughDreams.fr)" class="aligncenter size-large wp-image-3272" /></a>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams3.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams3-420x315.jpg" alt="Croquis, dessins et tableaux de Tim Burton (photo : RoughDreams.fr)" title="Croquis, dessins et tableaux de Tim Burton (photo : RoughDreams.fr)" class="aligncenter size-large wp-image-3270" /></a>

Paris accueille à son tour les créations de Tim Burton, dans <strong>une exposition moins cinématographique que purement graphique</strong>. Pas moins de 700 oeuvres sont exposées, parmi lesquelles des dessins, des sculptures (dont plusieurs créations inédites de Tim Burton pour l'exposition), des Polaroïds grand format réalisés par l’artiste, des accessoires, des maquettes, des costumes… On en a pour son argent.

Certes, le circuit de l'expo est rythmé par les films, tels des pierres blanches sur son chemin brumeux. Mais la plus grand salle de l'expo est dédiée aux créations « de jeunesse » de l'artiste, avec notamment de superbes croquis, pages de journal gribouillées, tableaux et autres sculptures. Tout est fou : des personnages surdimensionnés, d'autres aussi gros qu'une allumette, des créatures hypercéphales, des enfants aux yeux crevés, le tout agrémenté de couleurs vives et de pastel.



Les films ne sont pas tous abordés avec la même importance, sans que cela soit vraiment dommageable : ainsi, <em>La Planète des singes</em> se voit relégué dans un coin avec trois fois rien. A contrario, difficile de ne pas s'émouvoir des masques en latex du premier <em>Batman</em>, ou encore du costume et des mains-ciseaux portés par Johnny Depp lors du tournage d'<em>Edward aux mains d'argent</em>. Tous ces objects, et tous ces dessins, tapissés devant nous dans les locaux finalement assez intimistes de la Cinémathèque nous ramènent au plus près de Burton lui-même.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-cinematheque3.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-cinematheque3-420x279.jpg" alt="L&#039;exposition Tim Burton mêle plusieurs médias" title="L&#039;exposition Tim Burton mêle plusieurs médias" class="aligncenter size-large wp-image-3276" /></a>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams4.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams4-420x315.jpg" alt="Personnages de Tim Burton adaptés en statuettes (photo : RoughDreams.fr)" title="Personnages de Tim Burton adaptés en statuettes (photo : RoughDreams.fr)" class="aligncenter size-large wp-image-3271" /></a>

Cette expo renforce le sentiment que <strong>Tim Burton est — presque – une sorte d'oncle goth bienveillant</strong>, une muse bourreau de travail et à l'imagination sans limite. Dès qu'on pénètre dans l'exposition, les murs sont bardés de rayures blanches et noires, de monstres phosphorescents et autres mobiles bizarres… On se sentirait presque à la maison.

Tout le paradoxe tient dans le fait que <strong>son œuvre, pour bizarre et féérique qu'elle soit, touche le plus grand monde</strong>. Les files de spectateurs ne tarissent pas devant la Cinémathèque, les places pour la master class du cinéaste se sont vendue en moins de cinq minutes, tandis que sa séance de dédicace a provoqué, dit-on, cinq bons kilomètres de queue et son lot de bastons (sic).

Comme on peut s'y attendre, une boutique dédiée à l'univers de Tim Burton est un passage obligé, où tous les t-shirts, mugs et figurines sont quasiment en rupture de stock, à peine une semaine après le début de l'exposition.

Mais j'ai réussi à choper mon t-shirt Toxic Boy, na ! 



En résumé, l'exposition Tim Burton à la Cinémathèque est une jolie réussite, qui aurait sans doute mérité un lieu plus grand pour rendre toute la grandiloquence et la portée de l'œuvre de l'artiste. D'ailleurs, moi j'ai regretté <a href="http://www.freshnessmag.com/2009/11/19/moma-tim-burton-exhibition-press-preveiw-recap/">l'entrée démente de l'expo</a> qui était présente au MoMA. Néanmoins, c'est une expo à ne pas manquer, ne serait-ce que pour voir en vrai des œuvres vues si souvent à l'écran ou dans les livres, et pour avoir un regard critique et histoire sur son travail, d'une cohérence à couper le souffle.

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-photo.jpg" alt="Photo et direction artistique de Tim Burton" title="Photo et direction artistique de Tim Burton" class="aligncenter size-full wp-image-3274" />

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams-420x306.jpg" alt="Photo de l&#039;exposition Tim Burton à la Cinémathèque" title="Photo de l&#039;exposition Tim Burton à la Cinémathèque" class="aligncenter size-large wp-image-3268" /></a>

<div class="info-box">
<p><abbr title="Note de l'auteur">Ndla</abbr> : Les photos qui illustrent cet article ont été empruntées à <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/rencontres-conferences/ils-sont-venus1/vernissage-tim-burton.html">la Cinémathèque</a> d'une part, et à nos consœurs de <a href="http://roughdreams.fr/2012/03/tim-burton-lexposition/">Rough Dreams</a>, Fanny G. et Javel, d'autre part. Ces dernières nous ont très gentiment donné leur autorisation de les publier sur La Lune Mauve. Nous les remercions vivement !</p>
</div>

<h2>Bonus : le master class de Tim Burton à la Cinémathèque</h2>

Pour les fans hardcore (dont je fais partie), voici la vidéo du masterclass que Tim Burton a donné dans les locaux de la Cinémathèque française le 5 mars dernier.

<object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=10,0,0,0" id="playerArteLiveWeb-3297" width="640" height="362"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="best"><param name="movie" value="http://download.liveweb.arte.tv/o21/liveweb/flash/player.swf?appContext=liveweb&eventId=3297&mode=prod&priority=one&embed=true"><embed src="http://download.liveweb.arte.tv/o21/liveweb/flash/player.swf?appContext=liveweb&eventId=3297&mode=prod&priority=one&embed=true" width="420" height="238" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" name="playerArteLiveWeb" quality="best" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" allowScriptAccess="always"></embed></object>

Vous pouvez également le voir en <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/printemps-2012-tim-burto/masterclass-tim-burton-vo.html">version originale non doublée</a>.</div>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-affiche-206x309.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="expo-tim-burton-affiche" /></div><div><strong>Ce n'est pas sans émotion que j'ai arpenté l'exposition consacrée à Tim Burton, à la Cinémathèque.</strong>

Tim Burton, dont les films ont rythmé, marqué mon adolescence autant que mon imaginaire, et dont je découvre les nouveaux méfaits à chaque fois avec un réel plaisir (bon, à part <em>Alice au pays des merveilles</em>, qui était une bien jolie bouse, mais j'aurai l'occasion d'y revenir un autre jour). <em>Edward aux mains d'argent</em>, <em>Sleepy Hollow</em>, <em>L'Étrange Noël</em>, les deux premiers <em>Batman</em>, et même <em>Big Fish</em> et <em>Beetlejuice</em>, autant de films qui font partie de mes sources d'inspiration éternelles, mais qui ont eu un vaste écho dans la culture populaire. 

À commencer par les produits dérivés Burton qui composent la panoplie de tout jeune gotheux qui se respecte…

<h2>Un peu d'histoire burtonienne</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/tim-burton-nicolas-guerin.png"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/tim-burton-nicolas-guerin-420x420.png" alt="Tim Burton photographié par Nicolas Guerin" title="Tim Burton photographié par Nicolas Guerin" class="aligncenter size-large wp-image-3264" /></a>

Rien de tout cela n'était gagné. Après tout, Burton était (est) un gars solitaire et introverti qui s'ennuyait ferme à Hollywood, à côté d'où il a grandi. Animateur et concepteur pendant cinq ans chez Disney, il se sent totalement marginal et ses idées sont souvent refusées, ne réussissant jamais à dessiner ce que le studio historique attend de lui.

En dépit de quoi, il continue à travailler sur ses projets personnels, en réalisant plusieurs courts métrages, dont le génial <em>Vincent</em> ainsi que <em>Frankenweenie</em> (dont nous découvrirons une nouvelle version en salle fin 2012), que Disney refuse de distribuer à cause de leur noirceur. Burton réussit quand même à les produire grâce à l'appui de collègues qui croient en son talent.

En 1985, tout change : Warner Bros lui confie le projet d'adaptation de <em>Batman</em>. Les ténèbres de Tim Burton entrent dans la lumière. La suite, on la connaît !

En près de 30 ans de carrière à Hollywood, <strong>Burton a démontré à travers ses films qu'il n'est pas seulement un grand cinéaste : c'est avant tout un <em>artiste</em></strong>. Très doué pour le dessin dès son plus jeune âge, il a étudié au California College of Arts, et n'a jamais cessé de créer. L'exposition que lui consacre aujourd'hui la Cinémathèque est la même expo qu'avait créée le MoMA de New York, en 2009. Cette exposition avait eu un succès retentissant, et avait ensuite voyagé à Melbourne, Toronto et Los Angeles. 

<h2>L'expo Tim Burton enfin à Paris</h2>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-cinematheque2.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-cinematheque2-420x279.jpg" alt="Entrée de l&#039;expo Tim Burton à la Cinémathèque" title="Entrée de l&#039;expo Tim Burton à la Cinémathèque" class="aligncenter size-large wp-image-3275" /></a>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams5.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams5-420x329.jpg" alt="Un mur de l&#039;expo Tim Burton (photo : RoughDreams.fr)" title="Un mur de l&#039;expo Tim Burton (photo : RoughDreams.fr)" class="aligncenter size-large wp-image-3272" /></a>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams3.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams3-420x315.jpg" alt="Croquis, dessins et tableaux de Tim Burton (photo : RoughDreams.fr)" title="Croquis, dessins et tableaux de Tim Burton (photo : RoughDreams.fr)" class="aligncenter size-large wp-image-3270" /></a>

Paris accueille à son tour les créations de Tim Burton, dans <strong>une exposition moins cinématographique que purement graphique</strong>. Pas moins de 700 oeuvres sont exposées, parmi lesquelles des dessins, des sculptures (dont plusieurs créations inédites de Tim Burton pour l'exposition), des Polaroïds grand format réalisés par l’artiste, des accessoires, des maquettes, des costumes… On en a pour son argent.

Certes, le circuit de l'expo est rythmé par les films, tels des pierres blanches sur son chemin brumeux. Mais la plus grand salle de l'expo est dédiée aux créations « de jeunesse » de l'artiste, avec notamment de superbes croquis, pages de journal gribouillées, tableaux et autres sculptures. Tout est fou : des personnages surdimensionnés, d'autres aussi gros qu'une allumette, des créatures hypercéphales, des enfants aux yeux crevés, le tout agrémenté de couleurs vives et de pastel.



Les films ne sont pas tous abordés avec la même importance, sans que cela soit vraiment dommageable : ainsi, <em>La Planète des singes</em> se voit relégué dans un coin avec trois fois rien. A contrario, difficile de ne pas s'émouvoir des masques en latex du premier <em>Batman</em>, ou encore du costume et des mains-ciseaux portés par Johnny Depp lors du tournage d'<em>Edward aux mains d'argent</em>. Tous ces objects, et tous ces dessins, tapissés devant nous dans les locaux finalement assez intimistes de la Cinémathèque nous ramènent au plus près de Burton lui-même.

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-cinematheque3.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-cinematheque3-420x279.jpg" alt="L&#039;exposition Tim Burton mêle plusieurs médias" title="L&#039;exposition Tim Burton mêle plusieurs médias" class="aligncenter size-large wp-image-3276" /></a>

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams4.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams4-420x315.jpg" alt="Personnages de Tim Burton adaptés en statuettes (photo : RoughDreams.fr)" title="Personnages de Tim Burton adaptés en statuettes (photo : RoughDreams.fr)" class="aligncenter size-large wp-image-3271" /></a>

Cette expo renforce le sentiment que <strong>Tim Burton est — presque – une sorte d'oncle goth bienveillant</strong>, une muse bourreau de travail et à l'imagination sans limite. Dès qu'on pénètre dans l'exposition, les murs sont bardés de rayures blanches et noires, de monstres phosphorescents et autres mobiles bizarres… On se sentirait presque à la maison.

Tout le paradoxe tient dans le fait que <strong>son œuvre, pour bizarre et féérique qu'elle soit, touche le plus grand monde</strong>. Les files de spectateurs ne tarissent pas devant la Cinémathèque, les places pour la master class du cinéaste se sont vendue en moins de cinq minutes, tandis que sa séance de dédicace a provoqué, dit-on, cinq bons kilomètres de queue et son lot de bastons (sic).

Comme on peut s'y attendre, une boutique dédiée à l'univers de Tim Burton est un passage obligé, où tous les t-shirts, mugs et figurines sont quasiment en rupture de stock, à peine une semaine après le début de l'exposition.

Mais j'ai réussi à choper mon t-shirt Toxic Boy, na ! 



En résumé, l'exposition Tim Burton à la Cinémathèque est une jolie réussite, qui aurait sans doute mérité un lieu plus grand pour rendre toute la grandiloquence et la portée de l'œuvre de l'artiste. D'ailleurs, moi j'ai regretté <a href="http://www.freshnessmag.com/2009/11/19/moma-tim-burton-exhibition-press-preveiw-recap/">l'entrée démente de l'expo</a> qui était présente au MoMA. Néanmoins, c'est une expo à ne pas manquer, ne serait-ce que pour voir en vrai des œuvres vues si souvent à l'écran ou dans les livres, et pour avoir un regard critique et histoire sur son travail, d'une cohérence à couper le souffle.

<img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-photo.jpg" alt="Photo et direction artistique de Tim Burton" title="Photo et direction artistique de Tim Burton" class="aligncenter size-full wp-image-3274" />

<a class="colorbox" href="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams.jpg"><img src="http://www.lalunemauve.fr/wp-content/uploads/2012/03/expo-tim-burton-rough-dreams-420x306.jpg" alt="Photo de l&#039;exposition Tim Burton à la Cinémathèque" title="Photo de l&#039;exposition Tim Burton à la Cinémathèque" class="aligncenter size-large wp-image-3268" /></a>

<div class="info-box">
<p><abbr title="Note de l'auteur">Ndla</abbr> : Les photos qui illustrent cet article ont été empruntées à <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/rencontres-conferences/ils-sont-venus1/vernissage-tim-burton.html">la Cinémathèque</a> d'une part, et à nos consœurs de <a href="http://roughdreams.fr/2012/03/tim-burton-lexposition/">Rough Dreams</a>, Fanny G. et Javel, d'autre part. Ces dernières nous ont très gentiment donné leur autorisation de les publier sur La Lune Mauve. Nous les remercions vivement !</p>
</div>

<h2>Bonus : le master class de Tim Burton à la Cinémathèque</h2>

Pour les fans hardcore (dont je fais partie), voici la vidéo du masterclass que Tim Burton a donné dans les locaux de la Cinémathèque française le 5 mars dernier.

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Vous pouvez également le voir en <a href="http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/printemps-2012-tim-burto/masterclass-tim-burton-vo.html">version originale non doublée</a>.</div>]]></content:encoded>
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